C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Confession • Ft. Njal [Flash-back]

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PRÉFET SERPENTARD
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MessageSujet: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Dim 30 Juil - 21:30

C'est un rituel. Tout les jours, après le repas, je profite de l'absence de Carrow qui passe une bonne partie de sa soirée dans la salle commune pour aller prendre ma douche. En première année, je me suis trop fait avoir par ses mauvais coup pour faire autrement. Je me méfie maintenant. En règle générale, à cette heure-ci, soit je suis seul, soit Njal ou Finn sont dans le dortoir. Ils ne sont pas du genre à me faire les mêmes coups que l'autre brute. D'autant plus que nous nous sommes toujours bien entendus.
Aujourd'hui, j'ai joué mon tout premier match de quidditch de toute ma vie. Je n'avais jamais joué à ça auparavant, ayant une préférence légère pour le stichstock. Bien que Serpentard n'ai pas gagné, j'estime avoir fait un bon jeu. Je n'ai laissé passé aucun souafle. J'avais la pression mais au final je suis assez fier de moi. J'espère que mon père le sera aussi, même si je ne joue pas pour Gryffondor.
L'eau ruisselant sur mon corps est bien chaude, ça fait du bien après une journée fatigante. Cependant, je finis par sortir de la douche et entreprend de me sécher avant d'enfiler mon pyjama. Je le cherche du regard. Eh merde ! Je les ai oublié dans le dortoir.  Njal y est. J'enroule ma serviette blanche autour de ma taille et sort de la salle de bain. « Tu m'excuseras, j'ai oublié mon pyjama. » dis-je en traversant le dortoir pour prendre le short et le T-shirt qui composeront mon pyjama pour cette nuit et je refais le chemin en marche arrière. Non, je ne suis pas du genre extrêmement pudique.
Je m'habille vite fait, mets ma serviette à sécher et sort de la salle de bain. Directement, je viens m'affaler dans mon lit. Ça fait du bien d'être propre. J'adresse un regard à mon camarade de dortoir. Normalement c'est à lui d'aller prendre sa douche mais il ne bouge pas. On profite tout les deux de l'absence de Carrow. Personne n'aime cette brute dans ce dortoir. « Tu ne vas pas prendre ta douche ? » demandé-je.
J'apprécie beaucoup Njal. Il n'est pas comme la plupart des Serpentards. Finn non plus, par ailleurs. J'ai de la chance de partager un dortoir avec ces deux garçons (qui en plus, on ne va pas se mentir sont loin d'être vilain). Au moins en première année quand je n'étais pas avec Saul le soir, j'avais quelqu'un à qui parler. Avant, la majorité de mes amis n'étaient pas à Serpentard. Souvent à Serdaigle ou Gryffondor. Et encore, aujourd'hui, la plupart de mes amis verts actuels, je ne sais pas si je pouvais les considérer comme des amis. Je n'ai encore jamais eu de problèmes qui ne soient pas bénins avec mes deux camarades de dortoir, contrairement aux autres -A qui la faute ?- et j'aimerais que cela dure.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Lun 31 Juil - 0:22

Confessions


Tout était calme ce soir. Après le diner, les couloirs s’étaient vidés, la salle d’étude de même. Les élèves étaient rentrés dans leur salle commune. Même ton dortoir était plongé dans le plus parfait des silences. Carrow n’était pas encore rentré, Forks était quelque part dans le château tu ne savais pas trop où et tu t’en fichais royalement. Alex quant à lui était parti à la douche. Tu étais seul, donc. Tout était calme. Mais dans ta tête, c’était la tempête.

Cet après-midi s’était déroulé un match de Quidditch de Serpentard et même si ta maison n’avait pas gagné, ce n’était pas ça qui t’occupait l’esprit. Ce n’était pas non plus les cours car en ce milieu de week-end, tu avais déjà fini la plupart des devoirs que tu devais rendre la semaine prochaine. Non, c’était quelque chose de tout autre. Ou plutôt quelqu’un. Quelqu’un que tu connaissais depuis ta toute première année ici, à Poudlard. Quelqu’un avec qui tu t’entendais parfaitement, pas comme avec cet abruti de Carrow. Et cet après-midi, durant ce match, il s’était révélé à toi. Comme si tu l’avais rencontré pour la première fois aujourd’hui.
Ça t’avait fait un choc que de le voir sur son balai durant le match, arrêtant tel un apollon ou plutôt tel un baldr chaque tir cadré. Un choc oui, c’était le mot. Mais dans le bon sens. Dans le meilleur des sens. Tu t’étais surpris en plein milieu du match à le fixer, à apprécier tous ses gestes, ses courbes, ses expressions passant de la concentration extrême à la joie de voir une remonté de votre équipe. Tu avais l’habitude de le regarder, fixement ou non, mais ce n’était réellement que cet après-midi que tu t’en étais rendu compte. Que tu avais pris conscience de toutes ces fois où tu l’avais dévoré du regard.
Tu l’aimais ?
C’était bien ça la grande question. Avachi sur ton lit, tes yeux parcourraient les pages d’un livre sans pour autant que tu en imprimes le moindre mot dans ta mémoire. Tu ne cessais de penser à lui. Lui qui était si proche, à quelques mètres. Lui qui te perturbait tant. Car tu étais bien incapable de mettre un mot sur ce que tu ressentais vis-à-vis de lui.

La porte du dortoir s’ouvrit et comme à ton habitude, tu n’y prêtas pas vraiment attention. Jusqu’à ce que sa voix retentisse : « Tu m'excuseras, j'ai oublié mon pyjama. » Tu levas les yeux de ton livre, oublias un instant tes pensées torturées. Alex était là, les cheveux encore humides de la douche qu’il venait de prendre, une serviette autour de la taille. Alex était là. Tu ne répondis rien, trop obnubilé par cette apparition soudaine qui déjà se retournait pour regagner la salle de bain. Il te tourna le dos sans rien remarquer, ni de ton expression ni de la façon dont tes yeux passaient sur son corps, de ses abdominaux légèrement dessinés aux courbes de son dos. Mais déjà la porte se fermait, te laissant pantois, une nouvelle fois en proie aux preuves évidentes.

Tu restas figé quelques instants, réfléchissant plus que jamais à ce qui venait de se passer mais comme la porte du dortoir se rouvrait déjà, tu replongeas bien rapidement dans ta lecture, espérant qu’Alex ne remarque pas les regards que tu lui avais jetés et lui jetais encore.
Il s’installa sur son lit (ou plutôt s’y jeta) et finit par te regarder. Tu ne levas le nez que lorsqu’il te demanda « Tu ne vas pas prendre ta douche ? » Tu le regardas avec effarement. Oui, d’habitude, lorsqu’il en finissait avec sa douche, tu prenais la salle de bain pour toi, profitant encore du fait que Carrow ne soit pas rentré. Mais là … Tu étais perdu dans tes pensées et ta douche n’avait plus grande importance. Même maintenant qu’il te le rappelait.
Tu restas muet quelques instants. Ton cerveau fonctionnait à trois cent à l’heure. Tu avais totalement oublié quoi faire. Normalement, tu te serais levé pour prendre sa suite, sans dire un mot. Sauf qu’en ce moment, tu ne pensais qu’à une chose : à lui, à sa serviette nouée autour de ses hanches. A son match, à ses arrêts fabuleux. Vous étiez seuls. Tous les deux. Pour une bonne heure au moins. Si ce n’était plus. Carrow n’était jamais trop pressé de retrouver ces charmants camarades de dortoirs et quand Forks avait décidé de partir, vous ne le revoyez jamais très tôt.

« Non, pas pour le moment. Plus tard peut-être, lui répondis-tu enfin. Tu fermas ton livre dans un bruit sourd et le posa négligemment sur ta table de chevet. Alors que tu étais avachi sur ton lit, tu te redressas, croisant les jambes pour te mettre en tailleur. Tu t’étais tourné vers son lit et le regardais intensément. C’est dommage que Serpentard ait perdu aujourd’hui … Mais tu t’es bien débrouillé. Sans toi, on aurait perdu encore plus rapidement. C’était vraiment cool. » Étrangement, tu étais d’humeur bavarde ce soir. Ce n’était pas tous les jours alors autant en profiter car rare étaient les fois où tu ouvrais de toi-même une conversation. Mais après tout, Alex n’était pas n’importe quel élève de cette école austère et froide.

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Dernière édition par Njal H. Lænsen le Mer 2 Aoû - 10:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Lun 31 Juil - 10:27

Njal me regarde avec un drôle d'air sans me répondre. Il est étrange, là. Normalement, j'imagine qu'il serait déjà à poil dans la salle de bain à faire courir l'eau de la douche. Il finit enfin par me dire qu'il le fera "peut-être" plus tard. Je suis un peu déçu. J'aurais voulu le voir en pyjama un peu avant que Carrow revienne. -On se demande pourquoi.- En vrai ce gars me rend trop mal quand je le vois torse nu, bien que ça soit plaisant à regarder. Je ne peux m'empêcher de nous comparer. Je me demande s'il existe des potions de renforcement. « Si tu dois prendre ta douche en présence de Carrow, c'est ton problème. » dis-je avec un petit sourire en sachant pertinemment que c'est plus à moi que la brute cherche des noises. Si on me donnait une mornille à chaque fois qu'il me fait chier des scroutts à pétard, je serais riche à l'heure actuelle.
Il ferme son livre et le laisse de côté. Il se redresse et s'assoit en tailleurs. Il me regarde encore avec un drôle d'air différent du premier. Je le regarde aussi dans les yeux, les sourcils légèrement froncés. Il a de beaux yeux, plus que les miens. Il a quelque chose à me dire. Je le vois venir gros comme Poudlard. « Quoi ? » demandé-je en un souffle sec.
Il est sérieux ? Il se met à me parler du quidditch. Je défronce les sourcils. C'est tout ce qu'il a à me dire ? Ça m'étonne mais je ne vais pas cracher sur un compliment. J'esquisse un petit sourire. « Bah.. merci. Je dois avouer que j'avais très peur de me prendre un cognard. Mais je m'en suis plutôt bien sorti pour un premier match, même si Serpentard a perdu. Au moins j'en suis pas ressorti traumatisé. » Je fais un peu d'humour vers la fin. C'était vraiment une crainte mais maintenant que c'est passé, j'en rigole. « Tu sais, avec ta carrure, tu pourrais être batteur. » fais-je remarquer. Il pourrait aisément prendre la place de Powell. Mais je ne pense pas qu'il apprécie très franchement le quidditch. Et ce ne serait pas une excuse. Moi non plus je n'aime pas ça. Il faut bien ce qu'il faut pour attirer les beaux yeux de Lindsay Talbott. -Bel effort qui n'a servi à rien.- J'ai essayé de lui parler après le match. C'est limite si je ne me suis pas pris un vent magistral. -Comme tout les jours j'ai envie de dire.- J'aimerais bien un jour avoir une vraie conversation avec elle, la voir me sourire. Si seulement je pouvais communiquer avec elle avec la même aisance que j'avais avec Saul ou que j'ai avec Njal. Même si ce dernier n'est pas forcément très bavard. Ce n'est pas vraiment un problème, je le fais parler.


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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Lun 31 Juil - 17:04

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« Si tu dois prendre ta douche en présence de Carrow, c'est ton problème. » répliqua aussitôt Alex avec un drôle de sourire. Tu ne répondis rien, haussant simplement les épaules. Comme ton camarade de dortoir, tu préférais prendre ta douche quand Carrow n’était pas là mais tu craignais moins que lui ses "blagues", ses remarques et ses insinuations. Plus que toi, Alex était la victime de Carrow, son défouloir. Tu n’avais pas le droit aux coups salaces d’Amycus, heureusement. Que tu prennes ta douche maintenant ou après n’avait pas grande importance. Attendre que l’autre rentre pour prendre ta douche te permettrait même de ne pas le supporter pendant quelques minutes. C’était déjà ça de gagné.

Préférant donc une conversation avec Alex plutôt qu’une bonne douche chaude, tu t’étais redressé et avais oublié ton livre pendant quelques temps. La réaction de ton ami se fit bientôt sentir car ton comportement n’était pas habituel. Tu n’étais pas le genre de garçon à parler de toi-même. Ouvrir des conversations ? Non, définitivement, ça ne te ressemblait pas. « Quoi ? » beugla Alexandre en remarquant que tu avais quelque chose à lui dire. Ça te fit sourire. C’était bien la première fois que ça te faisait plaisir de prendre l’initiative de la parole et encore plus de lire l’expression consternée d’Alex sur son visage.
Tu lui parlas donc du match, de sa performance. Observateur, tu avais remarqué qu’il était tendu avant le match et tu le comprenais parfaitement. C’était sa première fois et en tant que gardien, il n’avait pas le droit à l’erreur. Il te paraissait donc important de souligner à quel point il avait bien joué. Mais bien sûr, ton point de vue n’était certainement pas le plus objectif …

« Bah.. merci. Je dois avouer que j'avais très peur de me prendre un cognard. Mais je m'en suis plutôt bien sorti pour un premier match, même si Serpentard a perdu. Au moins j'en suis pas ressorti traumatisé. » Chose rare, tu souris une seconde fois en quelques minutes. Il n’était pas traumatisé par cette expérience ? Ça voulait donc dire qu’il allait remonter sur un balai pour un prochain match ? Cette idée te plaisait bien. Beaucoup même. « Au moins, un cognard ne t’aura pas mis au tapis. C’est l’essentiel. » Le Quidditch était un sport brutal et il fallait avoir un certain cran pour affronter les jets des batteurs que, d’ailleurs, tu trouvais encore plus brutaux que leur sport. Pour toi, c’était de l’antijeu. Mais puisque c’était dans les règles … Que pouvais-tu dire ?
« Tu sais, avec ta carrure, tu pourrais être batteur. » Tu pouffas de rire en entendant ça. Alexandre était tout à fait sérieux mais toi, pas une fois, tu n’y aurais pensé. Il te fallut plusieurs secondes pour retrouver un semblant de sérieux et lui répondre. « Herregud nei ! t’exclamas-tu dans ta langue natale, oubliant qu’Alex ne te comprenait pas. Tu repris alors en anglais. Très peu pour moi. J’ai peut-être la carrure mais pas l’envie. Il faut s’appeler Carrow ou Powell pour aimer faire mal aux autres … Faire mal aux gens physiquement n’était pas dans ta nature. Tu leur faisais souvent mal moralement mais tu t’en rendais rarement compte. Et puis voler c’est pas mon truc. Je préfère bien plus l’eau. Nager, c’est beaucoup moins brutal que le Quidditch et tout aussi physique. » Oui, tu ne jurais que par la natation. Pour toi, il n’y avait pas de meilleur sport.

Alex avait déjà souvent pu te voir quitter le dortoir et prendre la direction du Lac Noir, une serviette et des lunettes de piscine à la main pour aller y faire quelques mouvements de crawl. Mais toi, tu l’avais rarement vu faire du sport. Tu savais que sa malle renfermait une paire de patin à glace mais tu ne l’avais jamais vu les enfiler. « Tu fais toujours du patinage ? lâchas-tu de but en blanc. Tu savais qu’il en avait fait avant Poudlard mais tu aimerais bien le voir glisser sur la glace comme tu glissais avec aisance dans l’eau. T’en as fait longtemps ? »

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Lun 31 Juil - 17:59

Jouer au quidditch pour Njal lui semble impensable si j'en juge par son rire. Il rit rarement mais son rire est contagieux. J'ai l'impression d'avoir dit quelque chose d'absurde. Il lui faut quelques secondes pour se calmer. Il lâche une exclamation que je ne sais comprendre en norvégien. J'aime bien cette langue. J'aime bien son acccent. Heureusement pour ma compréhension, Njal reprend en anglais. C'est sûr que Carrow et Powell sont très certainement de meilleurs batteurs que mon ami. « Pas faux. » dis-je avec un sourire. Ah oui c'est vrai qu'il fait de la natation. Ses muscles ne sont pas apparus par la consommation d'une éventuelle potion de force. Il paraîtrait que la natation serait le sport le plus complet. « Dommage, j'aurais bien voulu te voir porter une tenue de quidditch ! » dis-je sur le ton de la plaisanterie. Mais j'aime d'avantage le voir en maillot de bain. Je ne pense pas me tromper en disant que de nombreux gars ont au début été perturbé par le pantalon de l'uniforme de quidditch. Enfin si j'étais eux, je l'aurais été. Mais cela n'a pas été mon cas. L'habitude, que voulez-vous ? « J'aurais presque tendance à dire que la natation, c'est plus physique. Parce que l'eau oppose une résistance à nos membres contrairement à l'air. Après peut-être que je me trompe. » J'ai souvent vu Njal partir au Lac Noir en embarquant ses affaires pour aller nager. L'eau doit être affreusement froide !
« Tu fais toujours du patinage ? » me demande-t-il brusquement. Tiens ? Il se souvient de ce que je lui ais dit ? J'esquisse un sourire. J'aimerais bien pouvoir participer à des compétitions de patinage artistique mais je ne peux pas. Je ne suis plus en club. Je passe ma main dans mes cheveux. « Oui, encore et toujours. Mais le problème, c'est que je ne peux pas pratiquer régulièrement. Je ne peux le faire qu'en vacance, hormis celles d'été, en allant à la patinoire ou quand le Lac Noir est gelé l'hiver. C'est l'inconvénient des sports d'hiver. Ce n'est pas comme la natation, tu t'en doutes. » expliqué-je. J'aimerais bien passer professionnel mais Poudlard m'en empêche. Je commence à me faire à l'idée que je vais devoir trouver un autre projet de carrière et dire bye bye à mon rêve de gosse. Njal me demande si j'ai fait longtemps du patinage artistique. Il n'a pas idée. « J'ai été en club de mes 6 ans à mes 11 ans. Mais je patine depuis plus longtemps que ça. Le manoir familial à Blankensee est situé près d'un lac qui gèle des fois l'hiver. Ou sinon j'allais à la patinoire avec mes parents ou mon parrain. » Je lui adresse de nouveau un sourire. Je le trouve particulière souriant, bavard et curieux aujourd'hui. Ça fait plaisir à voir. « Tu as l'air de bonne humeur. » lui fais-je remarqué. Je me rends compte que mes mains sont entrain de jouer avec le livre de Njal. Depuis combien de temps je l'ai dans les mains ? Je fronce les sourcils, dans le doute.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Lun 31 Juil - 23:43

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Tu fis les yeux ronds lorsqu’Alex t’avoua qu’il aimerait bien te voir en tenue de Quidditch. C’était une plaisanterie, ça crevait les yeux mais ça te fit tout drôle. Aussi bien parce que tu t’imaginas dans cet accoutrement ridicule que parce que tu revis les images d’Alex dans le même costume et qu’il te parût soudainement moins absurde. Et surtout … tu prenais ça très au sérieux. Était-ce, plus qu’une plaisanterie, un aveu ? Tu aurais aimé le croire. Mais rien n’était moins sûr.
Une petite boule se forma au creux de ton ventre tandis que ton cerveau fonctionnait à mille à l’heure. Tu ne savais plus quoi penser, tu ne savais même pas pourquoi tu te sentais aussi étrange d’un coup ni même pourquoi tu avais l’estomac noué. La blague d’Alexandre t’avait fait un drôle d’effet, c’était certain. Mais tu craignais que ton camarade de dortoir ne s’aperçoive de ton effet anormal. Heureusement, il enchaina dans la foulée sur la natation, un sujet sur lequel était bien plus à l’aise et ça se vit tout de suite. Bien que la boule dans ton ventre n’eut pas disparu, tu te repris. En partie.

Tu hochas la tête à sa remarque pertinente. Oui, évoluer dans l’eau était autrement plus physique que fendre l’air sur un balai. « Tu as totalement raison, lui confias-tu en essayant d’adopter une attitude détachée. Et c’est un sport complet. On travaille tout en même temps. Pas comme le Quidditch où il n’y a guère que le haut du corps et les adducteurs qui se renforcent. » Tu en connaissais un rayon pour ton sport et n’étais pas peu fier de la pratiquer. Il fallait bien avouer que tu étais un brin narcissique et voir que les entrainements réguliers sculptaient lentement ton corps était vraiment satisfaisant.

Néanmoins, jugeant que tu occupais le centre de l’attention avec ce sujet, tu décidas de recentrer les choses sur ton camarade de chambrée. Pour toi qui étais relativement égoïste, c’était une première. Tu cherchais à en savoir plus que Alexandre plutôt que d’attirer son attention sur toi ? Manœuvre fine et pourtant inhabituelle. Avec Fabian, tu n’avais pas agi ainsi. Tu avais essayé de te faire remarquer mais le résultat avait été désastreux. Alors autant changer d’angle d’attaque … Et puis, tu voulais être sûr de toi d’abord. Vraiment sûr. Quoique les signes ne trompaient pas vraiment.
« Oui, encore et toujours. Mais le problème, c'est que je ne peux pas pratiquer régulièrement. » commença à t’expliquer ton ami. Tu le comprenais parfaitement et hochas la tête d’approbation. Avec l’école et le manque d’infrastructure, ce n’était pas facile. Tu avais de la chance toi d’avoir le Lac Noir juste à côté. Et heureusement que tu étais habitué aux climats nordiques pour ne pas mourir de froid en rentrant dans l’eau glacée du loch.
« C’est drôle. Quand je peux pas utiliser le Lac Noir, c’est parce qu’il est gelé et tu peux alors faire du patin. » Drôle de coïncidence, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce que tu faisais des moments où l’eau était bien trop glaciale pour que tu puisses nager mais qu’elle n’était pas encore gelée ? Ton raisonnement ne tenait pas, Njal. Mais ça t’était égal. De toute façon, tu ne réfléchissais plus tout à fait correctement depuis les dernières minutes.

Alex continue de t’expliquer sa passion pour le patinage. Car oui, on ne pouvait pas appeler ça autrement. S’il en faisait depuis son plus jeune âge et qu’il avait même était en club, c’est que ce sport lui tenait à cœur. Vraiment à cœur. Comme la natation faisait partie intégrante de ta vie, un élément sans lequel tu ne te sentais pas totalement toi. « Tu dois être vraiment bon, observas-tu en haussant les sourcils d’admiration avant d’avouer en essayant vainement de ne pas rougir : J’aimerai bien te voir patiner. Cet hiver, quand le lac aura gelé, tu me montreras ? » Tu espérais vraiment qu’Alex accepte. Ça te ferait extrêmement plaisir. Mais cet aveu te mit dans tous tes états. Tu priais pour qu’Alex ne se soit pas rendu compte de ton changement léger de teint ni le ton que tu avais mis -bien malgré toi- dans ta voix. Ce n’était pas vraiment un genre de choses qu’on disait à ses amis, encore moins de cette manière.

« Tu as l'air de bonne humeur, fit remarquer Alex. » A nouveau, tu le regardas avec de grands yeux. Oui, tu étais de bonne humeur. C’était grâce à lui, tu le savais. Mais la tournure de sa phrase te perturbait. Est-ce que cela voulait dire que tu n’étais que rarement de bonne humeur ? Et puis, sa présence aussi te perturbait. Beaucoup même. Tout comme votre conversation. Et son sourire.
Tu fus pris d’un léger rire hystérique, un rire jaune. C’était bien trop bizarre. « Oui, je suis de bonne humeur. Et alors ? » Ta réaction typique de défense : tu te montrais brusque quand les choses échappaient à ton contrôle.

Perturbé, voulant à tout prix cacher ton malaise, tu attrapas la bouteille d’eau qui trônait sur ta table de chevet sans même remarquer que ton livre avait disparu de son emplacement, juste à côté. Tu dévissas rapidement le bouchon et portas le goulot à tes lèvres. Tu n’avais jamais été très doué pour boire autrement que dans un verre et au vu de ton état actuel et de ton empressement, ça ne loupa pas. Dès la première gorgée, tu manquas de t’étouffer. Toussant comme si tu allais rendre l’âme, tu renversas aussi la moitié du contenant sur ta chemise. Tu fis de grands signes à Alex pour lui signaler que tout allait bien et reposas la bouteille sur ta table de chevet, toussant de plus belle. Tu te levas pour essayer de mieux faire passer cette fausse route tout en jurant « Dritt ! » avant de repartir dans une nouvelle quinte de toux.
Il te fallut une bonne minute pour te calmer et accorder un peu d’attention à ta chemise. Elle était trempée. Ton pantalon était heureusement moins touché aussi n’enlevas-tu que ton haut. Passablement énervé et la gorge meurtrie par cette fourbe attaque aqueuse, tu déboutonnas rapidement ta chemise et la jetas à côté de ta malle. Les quintes de toux dont tu avais été pris t’avaient donné horriblement chaud aussi restas-tu torse nu. Tu étais énervé, ce qui te fit oublier pour un temps le fait que tu n’étais pas seul. En soit, ce n’était pas un problème. Tu étais habitué à être en maillot de bain, tu n’avais pas à rougir de ton corps. Mais ce n’était pas n’importe qui qui te côtoyait en ce moment. Mais bon, à cet instant, tu étais trop en colère contre toi-même de t’être montré aussi ridicule et pathétique devant Alex que tu n’y pris pas garde.

Tu retournas sur ton lit en cherchant à t’expliquer vis-à-vis d’Alexandre. « T’inquiète pas, ça m’arrive souvent. Je dois pas être très doué … » Ce ne fut qu’alors que tu te rendis compte que ton camarade tenait entre ses mains ton livre. Tu le regardas d’un air surpris, n’ayant aucune idée de quand il aurait pu le prendre. Certainement lorsque tu étais en train de t’étouffer, pour chasser le malaise, te dis-tu. « Et Dukkehjem. Une Maison de Poupée. De Henrik Ibsen, commenças-tu à expliquer en pensant que cela pouvait l’intéresser. C’est une pièce de théâtre. Mes parents sont allés la voir à Londres l’année dernière. J’aurai bien aimé venir mais j’étais ici à Poudlard. Du coup, je la lis maintenant. Elle a bientôt cent ans et pourtant c’est toujours d’actualité. Un peu gêné, tu te grattas l’arrière du crâne avant de continuer. Je peux te la prêter si tu veux. T’as de la chance, c’est l’édition anglaise. Ça parle d’une femme qui prend conscience de sa condition et s’en libère … magistralement. Tu aurais pu dire radicalement car ça l’était aussi. Mais c’était porter atteinte à l’œuvre de l’auteur. J’aime beaucoup le personnage de Nora, c’est une femme forte malgré son apparente fragilité. Il devrait y avoir plus de femmes comme elle. » Tu avais dit ça avec de l’espoir dans la voix, d’un ton un peu rêveur. D’aucun pourrait croire que c’était parce que c’était le genre de femme qui te convenait. Ton type, en quelque sorte. Mais la raison était tout autre. Tu admirais ce personnage car elle représentait ce que beaucoup de femmes étaient incapables de faire par amour, loyauté ou devoir, c’est-à-dire se libérer d’un système qui les oppressaient. Mais comment Alex comprendrait-il la chose ? S’imaginerait-il que tu puisses rechercher une petite-amie comme ce personnage haut en couleur ?

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mar 1 Aoû - 13:11

Njal semble en connaître un rayon sur la natation que je devine aisément être une passion malgré son air détaché. J'essaye de m'intéresser à cette passion qui tient très certainement à coeur pour mon ami. C'est la moindre des choses. Ce n'est pas un sport que je pratique très régulièrement. Pas du tout en fait. Je n'en fais que l'été quand j'en ai l'occasion. Et quand je vais me baigner, je suis rarement seul donc je passe mon temps à jouer ou à barboter en discutant plus qu'à véritablement nager. Pourtant j'aimais bien quand on allait à la piscine en primaire. Même si les enfants sont cruels. « J'espère avoir le haut du corps musclé d'ici deux ans à force de pratiquer le quidditch ! » plaisanté-je en écho à ses paroles. Ouais, j'estime avoir le bas du corps assez musclé. C'est le haut qui est à la traîne ! Et je crois que ça se voit. -Ouais. Mais tout le monde s'en fout.- En attendant, Carrow en profite parce qu'il fait deux fois ma taille et deux fois ma carrure. Par contre, il a pas les cognards de m'affronter façon sorcière. Je me demande bien pourquoi, tiens !

C'est du donnant-donnant, on parle de sa passion puis on parle de la mienne. Ça me fait bizarre de parler de patinage avec un sorcier. A part avec Blackwood et Gardenia, je n'en ai pas vraiment eu le loisir. Et récemment avec McKinnon qui m'a invité au bal d'ailleurs. Une bonne partie de Poudlard ne sait pas que je fais du patinage artistique et j'aimerais que ça reste ainsi. Trop moldu.
« C’est drôle. Quand je peux pas utiliser le Lac Noir, c’est parce qu’il est gelé et tu peux alors faire du patin. » fait remarquer Njal. Cette me remarque me fait rire même si elle comporte sa faille. Non, je ne pense pas que Njal aille se baigner dans le Lac Noir en plein moi de décembre. Je dirais que c'est un menteur s'il me disait le contraire. « Me fais pas croire que t'y baignes en Décembre, Janvier et Février. Je ne te croirais pas. Même moi je le ferais pas. Pourtant j'aime le froid. » dis-je avec sourire. La curiosité de Njal me fait plaisir, bien qu'elle soit assez inhabituelle. Je devine une certaine admiration dans son expression quand il suppose que je dois être assez bon. Pour une raison inexpliquée, je crois voir ses joues rosirent. Pas habitué à faire des compliment, sans doute ? Je souris, un peu gêné. « Je ne pense pas être mauvais, en effet. » Mais je pense aussi avoir un niveau inférieur par rapport aux autres personnes du même âge, malgré tout mon travail.
« J’aimerai bien te voir patiner. Cet hiver, quand le lac aura gelé, tu me montreras ? »
« Tu sais, nous sommes déjà en hiver. Et le lac a déjà gelé. J'ai été patiné avec McKinnon, elle m'avait invité au bal. Et après j'y suis retourné plusieurs fois. Mais bien sûr que je te montrerais, sur tu acceptes de venir sur la glace avec moi. » Je sentais venir le coup foireux de McKinnon pour le bal. Ce bal était foireux. Entre ma cavalière avec ses badges ainsi que notre mauvais début de bal, ma bagarre avec Powell... Au moins j'ai pu danser avec Nia, c'est déjà ça. Je savais que je n'aurais pas du y aller ! Une catastrophe.

Je ne comprends pas la réaction de Njal quand je lui fais remarquer sa bonne humeur. Il devient agressif, j'ai un mouvement de recul. Il fait un peu flipper. Je fronce les sourcils. « Wow, calme toi ! Ce n'était qu'une observation, pas un reproche. » Quel doxy l'a piqué ? Je le regarde prendre une bouteille d'eau et boire avec empressement. Je ris en le voyant s'étouffer comme s'il allait mourir. On ne meurt pas en s'étouffant avec une gorgée d'eau. Ce n'est tellement pas crédible. Il pose sa bouteille sur sa table de chevet en crachant ses poumons. C'est pas sympa de rire comme je le fais. Il jura en norvégien, ce qui n'arrange rien. Il se fout de l'eau partout sur sa chemise. Ce n'est que quand il se calme qu'il le remarque. Je me calme en même temps que lui. J'esquisse de nouveau un léger sourire quand je le vois retirer sa chemise et la balancer sur sa malle. C'est plaisant pour les yeux. Nan mais franchement. Je ne suis vraiment pas normal. Ce n'est pas normal d'autant aimer ce genre de vision en tant que mec. Je m'efforce de regarder le visage de Njal et pas autre chose. Je m'en veux d'avoir envie de regarder. J'essaye de maintenir mon sourire. « J'aurais dû t'offrir un biberon pour ton anniversaire ! » le taquiné-je. C'est vrai qu'il a eu 16 ans il n'y a pas longtemps. Je le sais parce que c'est pas loin de mon propre anniversaire.
Pourquoi Njal me regarde comme ça ? Je baisse mon regard vers là où il regarde et remarque que j'ai pris son livre. Ah ? J'ai du le prendre sans y faire gaffe. Njal se met à m'expliquer quel est son livre. Je me retrouve un peu paumé là. La littérature, ça n'a jamais été mon dada. J'ai du mal avec la lecture. Je ne lis que si cela peut m'apprendre un truc intéressant, utile ou nécessaire. Et parce que j'aime apprendre et que c'est l'un des seuls supports. Je préfère la musique et les arts visuels. Il m'explique qu'initialement, c'était une pièce de théâtre, que ses parents ont été la voir... Il me paraît un peu gêné dans son attitude. Il me propose de me prêter son livre. Je ne sais pas du tout quoi répondre. C'est... gênant. Je souris, pour essayer de camoufler ma gêne. Ce n'est pas le sujet qui est gênant. C'est que lui ai l'air passionné alors que moi...
« J’aime beaucoup le personnage de Nora, c’est une femme forte malgré son apparente fragilité. Il devrait y avoir plus de femmes comme elle. »
« Et encore, cette histoire date du XIXème. Entre temps, les moeurs ont beaucoup évolué. Depuis la Guerre de 14-18, leur condition n'a cessé de s'améliorer, de plus en plus de femmes se battent pour l'égalité des sexes. J'aimerais bien pouvoir dire que je suis féministe, mais ce ne serait pas cohérent. Ça me tuerait que ma copine soit plus forte ou même ne serait-ce que plus grande que moi. Je voudrais que ça soit moi qui la protège et pas l'inverse. » expliqué-je. Ma fierté en a pris un coup quand Madeline O'Draig m'avait largué, puis péter le nez il n'y a pas si longtemps que ça. Elle en a également pris un coup quand je m'étais fait laminé en duel par Elise Lerouge. -Tu l'avais vexée avec ta misogynie.- Je ne cherche pas à dominer les femmes. Mais à me savoir capable d'établir ma propriété et de les protéger. Je devrais faire un travail sur moi. Je ne sais pas ce qu'il en serait, avec un garçon.


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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mar 1 Aoû - 15:57

Confessions


Toi aussi, tu aurais bien aimé que, comme le souhaitait Alex, le Quidditch forge un peu plus son corps durant les deux prochaines. Désirs inavouables, tu aimais déjà bien regarder ses courbes mais n’étais certainement pas contre un peu plus matière.
A cette remarque d’ailleurs, tu lorgnais sur ses bras que son t-shirt laissait visibles. Alex n’était pas cette brute de Carrow avec des biceps plus gros que son cerveau mais toi, tu préférais ça. Quoi qu’un peu plus tout de même ne te tuerait pas … « On verra bien, alors ! lui répondis-tu aussitôt. Mais si tu veux, je peux te montrer deux trois trucs dans l’eau qui musclent bien. » Ce qu’il fallait comprendre ? « J’aimerai bien te voir en maillot de bain … » mais ça, tu te gardas bien de le lui dire.

Et la conversation sur ta discipline de prédilection alla bon train.

« Me fais pas croire que t'y baignes en Décembre, Janvier et Février. Je ne te croirais pas. Même moi je le ferais pas. Pourtant j'aime le froid. » répliqua immédiatement Alex avec un sourire. Touché. Il n’avait pas tort, personne n’irait se baigner des mois comme ceux-ci sous peine d’attraper la mort même avec toutes les potions que le monde magique recélait. Toutefois, puisque tu étais d’humeur joyeuse, tu préféras le faire marcher un peu, sur le ton évident de la plaisanterie. « Qu’est-ce que tu en sais ? T’aimes peut-être le froid mais tu viens pas du Nord, toi. Chez moi, on nous jette dans l’eau glacée à l’âge de cinq ans pour nous endurcir alors les petites températures écossaises, ça me fait pas peur ! » lanças-tu avec un immense sourire avant de laisser s’échapper un rire clair.

Tu enchaînas alors avec la passion d’Alex et il t’avoua s’estimer plutôt bon, ce dont tu ne doutais absolument pas. Tant d’années d’expérience devaient aboutir à un niveau respectable voire même très bon. Même toi ne nageais pas depuis aussi longtemps et tu n’avais pas à rougir de tes performances qui étaient, disons-le, à mille lieues de tes capacités sur un balai. Si la natation était le sport des sorciers, tu serais un des meilleurs de l’école. Alors qu’actuellement, au Quidditch, tu ne faisais guère mieux qu’un première année qui apprenait à monter sur un balai …
« Mais bien sûr que je te montrerais, sur tu acceptes de venir sur la glace avec moi. » Tu te sentis rougir plus encore en entendant ça. Faire du patinage avec Alex ? Ç’aurait été trop beau ! Mais aussi bien trop dangereux. Si tu ne montais pas bien un balai, c’était parce que tu avais un sens de l’équilibre assez étrange du moment où tu n’étais ni sur tes deux jambes ni dans l’eau. Alors sur des patins ! Certes, tu en avais déjà fait étant enfant mais ça remontait à un sacré paquet de temps ! « S-si ça te fait plaisir, je veux bien. » bredouillas-tu comme un enfant, tout gêné de cette proposition alors que c’était toi qui lui avais tendu la perche.

Ce fut alors qu’Alexandre eut le malheur de remarquer que tu étais de bonne humeur. Gêné comme tu étais, ton réflexe de défense s’activa de lui-même, laissant Alex perdu. Il n’y avait aucune raison pour que tu lui répondes ainsi (bien que ça ne se voulait pas méchant …) Sa réaction était tout à fait normale mais il fallait te comprendre, tu ne voulais pas qu’il s’imagine des choses, surtout pas lui.
Tu ne répondis rien, préférant noyer littéralement ton malaise dans ta bouteille d’eau. Alex se moqua de toi bien entendu, ce n’était pas étonnant mais tu étais trop occupé à cracher tes poumons et à être en colère envers toi-même pour lui en vouloir. Néanmoins, à sa pique, tu répondis du tac au tac, vexé mais rigolant à moitié. « J'aurais dû t'offrir un biberon pour ton anniversaire ! » « J’t’emmerde. » Oui heureusement que ton anniversaire était passé il n’y a pas si longtemps car, connaissant Alex, il aurait été capable de t’offrir un biberon pour finir de t’achever de honte.

Heureusement, il ne répondit rien, trop étonné de se retrouver avec ton livre entre les mains. Et à vrai dire, tu l’étais aussi. Mais ton intérêt pour la pièce de théâtre était tel que tu en oublias rapidement la pique de ton camarade et l’assommas d’explications au sujet du contexte mais aussi du personnage principal servis par Ibsen. Pour ton bien, il n’en montra rien et joua même le jeu, se livrant à une analyse fine.
« Et encore, cette histoire date du XIXème. Entre temps, les mœurs ont beaucoup évolué. Depuis la Guerre de 14-18, leur condition n'a cessé de s'améliorer, de plus en plus de femmes se battent pour l'égalité des sexes, expliqua-t-il sur un ton et avec une assurance qui te firent comprendre qu’il en connaissait tout de même un rayon. Tu étais impressionné, Alex te laissait bouche bée. Tout ce que pouvait répliquer était un simple hochement de tête approbateur. J'aimerais bien pouvoir dire que je suis féministe, mais ce ne serait pas cohérent. Ça me tuerait que ma copine soit plus forte ou même ne serait-ce que plus grande que moi. Je voudrais que ça soit moi qui la protège et pas l’inverse. » Sa copine ? Ce mot t’écorcha les oreilles. Tu n’espérais pas grand-chose de l’orientation sexuelle de ton ami mais l’entendre dire ce mot réussit presque à anéantir tous tes espoirs. Perturbé, troublé, tu détournas le regard, trouvant un intérêt soudain pour les rideaux du baldaquin du lit d’Alex. Tu ne savais pas quoi faire ni quoi dire. Mais il était certain qu’après ça, Alexandre s’attendrait à une réponse. Jouer la comédie ? Continuer à te faire passer pour celui que tu n’étais pas ? Avec lui, tu aurais aimé que tout soit plus simple mais parce que tu ressentais pour lui des choses fortes, tout était forcément plus compliqué.
« Ça t’empêcherait d’aimer quelqu’un s’il était plus grand et plus fort que toi ? finis-tu par répondre, perplexe mais te sentant aussi terriblement concerné car admettons qu’Alex puisse un jour ressentir des choses pour toi, est-ce que le fait que tu sois plus grand que lui le repousserait ? Et puis, pourquoi est-ce que si ce quelqu’un est plus grand que toi ça t’empêcherait de le protéger. Tu devais bien avouer que tu ne comprenais pas ton pote sur ce coup-là. Enfin je sais pas mais dans un couple, ça marche dans les deux sens. C’est pas toujours à un seul de protéger l’autre. Oui, tu le disais toi-même : tu n’en savais rien. Alex avait déjà été en couple, tu étais au courant. Mais toi, tu restais désespérément seul. Que valaient donc tes conseils ? C’est comme ça que je le conçois en tout cas. Mais bon, t’as plus d’expérience que moi … » concédas-tu finalement en te levant pour finalement suspendre ta chemise quelque part pour la faire sécher, tournant le dos à Alex, lui laissant tout le loisir d’apprécier les courbes de tes dorsaux que tu avais bien beaux d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mer 2 Aoû - 1:35

Si Njal peut me proposer un truc qui me musclerait bien, je ne dis pas non. J'en aurais bien besoin. Je lui souris, en signe d'acceptation. Il m'apprend ça quand il veut. Sauf l'hiver. S'il veut me faire croire qu'il se baigne en cette saison, c'est qu'il me croit bien naïf. J'aime quand il me répond sur le ton de la plaisanterie. Je parle avec le même ton. « Désolé désolé, Mr. Norvégien ! Je ne connais pas les connais pas les coutumes de ton pays. Mais si tu peux me permettre, je pense que tu n'as pas été assez endurci. Regarde ! » J'appuie mon index sur son ventre solide. « C'est tout mou ! » Je le regarde quelques instant, silencieux. Puis je pouffe de rire. Il ne fallait pas sortir ça du contexte. « Pardon. » m'excusé-je sans parvenir à m'arrêter de rire dans ma barbe.
Nous reprenons notre sérieux pour parler patinage. Je regarde les yeux de Njal. Ils ont la couleur de la glace. Ils me plaisent. Il est tout gêné par ma proposition alors qu'il n'y a pas de quoi. Je lui souris. Encore. « J'ai rarement quelqu'un avec qui patiner. » lui confié-je. Ce n'est pas un regret. J'aime patiner seul. J'aime avoir le Lac Noir pour moi tout seul. J'ai de l'espace pour mes mouvements, je peux tomber sans me ridiculiser. C'est inévitable dans le milieu. Les gens croient que c'est facile quand il voit ça mais ça demande beaucoup de maîtrise, d'équilibre, d'agilité, de légèreté. Beaucoup de volonté. C'est une discipline artistique et sportive très technique. On ne s'improvise pas patineur professionnel.
Il y a des fois où je ne comprends pas Njal. Pourquoi il s'est mis à être agressif tout d'un coup. Il s'en étouffe avec son eau, ce qui me fait bien rire. J'émets le regret de ne pas lui avoir offert un biberon pour son anniversaire.
« J’t’emmerde. » balance-t-il en rigolant à moitié.
« Oh c'te violence ! » commenté-je en riant.
Je ne suis nullement vexé. C'est même assez drôle mais mon attention est vite détournée par le livre que je tiens entre les mains depuis je ne sais quand. Comment il a atterri là lui ? Sans trop que je ne sache pourquoi, Njal se met à m'expliquer de quoi parle son livre. Je l'écoute, bien qu'un peu perdu. Une fois son explication terminée, j'émets mon opinion sur la condition féminine. Je fais court dans mon analyse, par peur de dire des bêtises. Je ne répète qu'une partie de ce que m'ont dit mes aïeux concernant cette période. Mon arrière-grand-père a fait la guerre au côté de l'Allemagne. Il était sur le front sorcier est. Il était général de division. Je ne vais pas m'étendre, je n'y connais pas grand chose sur l'armée, qu'elle soit moldue ou sorcière. Je sais juste que je ne veux pas y rentrer.

Un silence s'installe, je me mets à feuilleter le livre de Njal. Pourquoi une sorte de malaise s'installe comme ça ?
« Ça t’empêcherait d’aimer quelqu’un s’il était plus grand et plus fort que toi ? »
Il. Il. Je lève lentement mon regard vers Njal calmement. Je le fixe. Pourquoi il me dit ça ? Est-ce qu'il insinue ce que je pense ? La phase de plaisanterie est bel est bien finie. Ses propos m'intriguent. Je l'écoute attentivement sans faire aucun commentaire. Quand il semble avoir fini en disant que j'avais sûrement plus d'expérience que lui, il se lève et va suspendre sa chemise quelque part pour la faire sécher, m'exposant son dos musculeux. Mes yeux se posent inévitablement sur cette silhouette athlétique se rapprochant de celles des statues que j'ai pu voir dans certains musées parisiens. Je détourne le regard en reculant vers ma tête de lit. Njal n'est pas une oeuvre d'art, je n'ai pas à le regarder comme tel. Ce n'est pas Lindsay.
Je devrais lui répondre quelque chose. Juste quelque chose. Je voudrais pouvoir fuir la conversation pour ne plus à devoir me sentir exposé. Fais-je confiance à Njal ? « S'il était plus grand et plus fort que moi, peut-être que je pourrais le concéder, ce quelqu'un. » J'ai choisi la facilité en reprenant ses termes. Il essaye de me forcer à me confier, j'ai l'impression. Je n'aime pas ça. Il me veut quoi ? -Tu te braques.- Je jette un tout petit coup d'oeil à Njal. Ce n'est pas compliqué d'avoir l'air plus fort que moi. Pour un garçon. « Et je maintiens que l'homme doit protéger la femme. C'est dans l'ordre des choses. Physiquement, la femme est moins forte que l'homme. C'est normal. » J'ai toujours grandi avec l'image du père qui protège la mère. Avec un père sorcier et une mère moldue. Mais l'homme doit respecter la femme car sans elle, il n'est rien. L'un n'existe pas sans l'autre. C'est un équilibre.
Se pourrait-il que Njal soit aussi anormal que moi pour m'imposer ce sujet ? Est-ce que lui aussi a des pensées voulant troubler l'équilibre ? Ou cherche-t-il simplement à assouvir sa curiosité causée par les rumeurs ? J'aimerais être legilimens en cet instant précis. Je le regarde, fixement, d'une façon qui me paraît indiscrète. J'aimerais avoir une cape d'invisibilité. « Pourquoi tu me demandes ça ? » osé-je enfin lui demander, d'une façon que je n'espère pas trop brusque. Il ne m'a jamais posé des questions de ce type. Donc j'aimerais des explications. Peut-être a-t-il lui-même quelque chose à me dire et qu'il tâte le terrain.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mer 2 Aoû - 23:34

Confessions


Ta réaction lorsqu’Alex, rentrant dans ton jeu, te tâta le ventre en prétextant que tes abdominaux étaient tout flasques était aussi risible qu’imprévue. L’image devait être vraiment drôle puisqu’Alex ne resta pas deux secondes sérieux et partit dans un fou rire à peine dissimulé. Tu étais devenu tout rouge. Genre écharpe de gryffondor, tu vois le truc ? Tu n’avais pas du tout l’habitude qu’on te touche ainsi, sans prévenir (ou même en prévenant, qu’on soit clair …). C’était généralement le truc de Nina de titiller pour te chercher, te provoquer gentiment. Elle aimait tout particulièrement s’en prendre à ton grain de beauté, celui que tu avais juste au-dessus de la bouche, lorsque tu lisais et que, trop pris par ta lecture, tu ne la voyais pas arriver par derrière. Normalement, tu te retournais vivement et criais sur ta petite sœur qui partait dans un fou rire incontrôlable mais là, face au geste d’Alex, tu fus perdu.
Est-ce que tu t’y attendais ? Assurément pas. Tu ne pensais pas que ton camarade soit capable d’agir ainsi alors que tout n’était que jeu sur les mots. Certainement parce que toi-même n’aurais jamais été capable d’être à ce point tactile. Même avec ta famille tu ne l’étais pas mais pas du tout. Alors avec un ami et encore plus avec Alexandre que tu avais du mal à cerner, plus que les sentiments que tu nourrissais à son égard … Ce n’était pas étonnant que tu viras au rouge écarlate. Et que ton cœur s’emballa plus que nécessaire.
Heureusement, ton camarade s’excusa dans un rire étouffé, comprenant que tu n’étais pas le garçon le plus tactile qui soit. Suite à cela, tu te calmas et fis tout ton possible pour retrouver un teint de peau un peu près normal. Heureusement que le dortoir n’était pas trop éclairé, ça limitait les dégâts de tes rougeurs soudaines aux yeux d’Alex …

Tu te mis à lui parler patinage et il finit par t’avouer qu’il était rarement accompagné sur la glace. « Alors je viendrai. » lui assuras-tu d’une voix si faible que c’en fut presque un murmure. Tu ne savais pas si Alex aimait, comme toi, être seul lorsqu’il faisait du sport. Alors, en tant qu’ami (et même là c’était exceptionnel) tu te dis que faire un pas vers lui était une chose bien à faire. Bon, peut-être était-ce aussi parce que tu voulais vraiment qu’Alex fasse un pas vers toi en retour mais c’était déjà très bien pour quelqu’un d’aussi renfermé que toi.

Sur ça, il te fit une remarque qui te prit de court et ce fut à ton tour de le prendre de court en réagissant disproportionnellement. Et toi de t’étouffer dans ta bouteille la seconde qui suivit. Le karma comme on dit.

On enchaîne avec mots fleuris, gêne, surprise et encore gêne. Et voilà que vous vous embarquiez dans une discussion presque philosophique sur l’égalité des sexes. Et chose étonnante, tu n’arrivais pas à comprendre le point de vue de ton camarade. Certainement parce que tu n’avais pas la même conception d’un couple que la plupart des gens normaux. Tu essayas de le comprendre en le questionnant. Que tu aies choisi d’utiliser le terme « quelqu’un » n’était pas anodin car pour toi, un couple ne se limitait pas forcément à un homme et une femme. Ce pouvait être aussi deux hommes ou deux femmes (point sur lequel tu avais ton propre avis). Et tu devais connaître le point de vue d’Alex sur le sujet. Sur l’ensemble du sujet et pas uniquement parce que tu portais un intérêt certain sur les orientations de ton ami.
Sauf que sur ce coup-là, Alex te prit totalement au dépourvu. Tu te fis prendre à ton propre jeu. « S'il était plus grand et plus fort que moi, peut-être que je pourrais le concéder, ce quelqu'un. » Il avait choisi d’utiliser le même pronom que toi, accentuant bien celui-ci. Cela te laissa perplexe, totalement désarçonné. Heureusement que tu étais encore dos à lui en train d’arranger ta chemise : il ne pouvait lire sur ton visage toute la réflexion qui s’exprimait sur tes traits. Tu te demandas s’il avait compris le sous-entendu que tu avais plus ou moins subtilement fait ou s’il avait juste choisi, par pur hasard, d’utiliser la même formulation que toi. Dans le premier cas, qu’est-ce que cela voulait dire au juste ? Il y avait des rumeurs qui courraient sur Alex mais qu’il se livre aussi facilement à toi, c’était inespéré. Miraculeux ? Quasiment. Mais si c’était le cas, pourquoi ne pas le dire clairement ? Il t’avait apparemment percé à jour alors pourquoi jouer encore sur les mots ? Et selon la seconde option, ça n’avait aucun sens. Il venait de dire à l’instant que ça le tuerait d’avoir une copine plus grande que lui. Mais alors … Il envisageait vraiment la possibilité d’avoir une relation avec quelqu’un du même sexe ?
Incapable de lui répondre quoi que ce soit, tu t’affairais sur ta chemise, la lissant de la main comme si tu pouvais faire partir les plis ainsi. En réalité, tu ne voulais pas te retourner pour qu’il lise le désarroi sur ton visage. Tu étais totalement perdu. Perdu dans ton propre jeu. Échec et mat.

« Et je maintiens que l'homme doit protéger la femme. C'est dans l'ordre des choses. Physiquement, la femme est moins forte que l'homme. C'est normal. » ajouta Alex à ton grand soulagement. Voilà que vous retourniez en terrain moins sensible à défaut d’être connu. Perturbé, tu laissas la place à ton esprit analytique alors que tu retournais sur ton lit, t’adossant contre la tête de lit pour ne pas faire face, pour le moment, à Alex. « C’est dans l’ordre des choses comme tu dis, oui. Mais est-ce qu’on parle seulement de protection physique ? Moralement, une femme peut être bien plus forte qu’un homme. » Tu en avais l’exemple-même à la maison. Ta mère était une femme forte qui dirigeait son logis d’une main de fer. Peut-être était-ce dû au fait que ton père, ambassadeur qu’il était, était rarement à la maison quoiqu’en réalité, tu n’en étais vraiment pas certain.

Puis vint la question qui fâche. Vraiment. « Pourquoi tu me demandes ça ? » Il ne fallait pas s’appeler Merlin pour comprendre qu’il faisait référence à ta toute première question, ô combien délicate. Tu déglutis. Toi qui pensais qu’il en avait fini avec ça … Il était coriace le Rozen !
Est-ce que tu devais te jeter à l’eau ? Lui avouer ce que tu avais passé la soirée à méditer ? Peut-être. S’il t’avait percé à jour il y a quelques minutes, il n’avait pourtant pas eu de réactions épidermiques. Cela voulait-il dire qu’il était ouvert. Tu aimais le croire, l’espérais du fond du cœur. Mais alors comment pouvais-tu lui dire les choses ? Tu n’aimais déjà pas beaucoup parler alors lorsqu’il s’agissait de sujets aussi délicats que celui de ton orientations sexuelle … Et puis, c’était surtout la véritable première fois que tu abordais le sujet.
Ainsi, sans oser le regarder, fixement résolument le plafond pour ne pas avoir à affronter son regard, tu lui dis, pensant bien faire en restant évasif : « C’est parce que j’ai du mal à imaginer qu’on puisse avoir des idées préconçues au sujet d’un couple. C’était bien drôle car toi-même en avais beaucoup. Elles étaient simplement différentes de celles des autres. Qui doit protéger qui, qui doit être le plus fort, qui doit avoir le dessus. Qui doit aimer qui, surtout. A ces mots tu t’étais redressé et avais tourné la tête vers Alexandre, emporté par l’élan de l’indignation. Je comprends pas pourquoi, parce que tu es un gars, tu devrais être obligé d’aimer une fille ! »
Gros blanc. Du genre de ceux où tu aimerais plutôt mourir que d’avoir à le vivre. Que venais-tu de dire exactement ? Tu te sentis rougir bien plus encore que lorsqu’Alex te toucha. C’était la honte ! Une catastrophe ! Toi qui voulais la jouer subtil venais de t’emporter face à l’injustice de la société. Et tu venais de te dévoiler à la personne dont l’avis t’importait le plus. Avis que, bien paradoxalement, tu redoutais le plus aussi. Gêné comme un enfant qui venait de faire une grosse bêtise, tu essayas de te rattraper, bafouillant comme un idiot. « N-non ! Non, c’est pas ce que je voulais dire ! J’ai … Je … J-je voulais simplement dire que … je ne comprenais pas pourquoi tu n’aurais pas plutôt le droit de suivre ton cœur. » Voilà, c’était plus subtil là. Mais c’était aussi et surtout trop tard.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Jeu 3 Aoû - 18:35

Njal est bizarre ce soir. Il alterne sans cesse des émotions opposées. Il est particulièrement bavard et souriant, il semble gêné, il s'énerve. Puis il me pose une question étrange. Une question qu'il ne devrait pas poser. J'ai essayé de répondre de façon subtile, je n'aurais pas su faire comment. J'aurais voulu de Njal se retourne, pour que je puisse voir son visage, essayer d'y lire quelque chose. Quelque chose qui pourrait me mettre sur la piste. Face à son absence de réponse, je lui fais part de ce que je trouve normal et naturel. Je le regarde s'installer dans son lit, appuyé contre la tête.
« C’est dans l’ordre des choses comme tu dis, oui. Mais est-ce qu’on parle seulement de protection physique ? Moralement, une femme peut être bien plus forte qu’un homme. » Sa réponse m'étonne mais je comprends ce qu'il veut dire et je suis même d'accord avec lui pour le côté moral. Certes, les femmes sont plus sensibles que les hommes. Mais elles endurent plus qu'eux. Si les hommes avaient à subir les mêmes choses que leurs alter-égos féminins, ils auraient largement plus de mal. « Moralement, les hommes sont des faibles. Je n'ai jamais dit le contraire. Mais physiquement, ils restent plus forts. »
J'ai l'impression que Njal a sauté sur l'occasion pour changer le sujet de la discussion initial. Il croit qu'il va s'en tirer comme ça ? Njal Laensen, sache que quand tu poses des questions de ce type avec moi, c'est à tes risques et périls. Il ne me l'a pas posé pour rien. Je veux qu'il me regarde dans les yeux. Ce qu'il ne fait pas. Il regarde juste le plafond. Il m'explique qu'il a du mal avec les idées qu'on se fait du couple, qu'on nous impose qui aimer. Tout à coup, il se redresse et tourne sa tête vers moi. Il me regarde.
« Je comprends pas pourquoi, parce que tu es un gars, tu devrais être obligé d’aimer une fille ! » balance-t-il, indigné. Je le dévisage. Il l'est. Un grand silence s'installe. Mon coeur bat vite. J'essaye de garder une respiration lente et stable. Njal rougit plus que jamais. Je le dévisage. Encore et encore. Il croit que c'est si facile pour tout le monde ? A l'époque à laquelle on vit ? Dans le monde dans lequel on vit ? Se rendant compte de son erreur, il se met à bafouiller, à tempérer ses dires, à essayer d'être plus subtil.
« T'es gay quoi. » lancé-je avec détachement. Je suis flatté qu'il me l'ait dit à moi. Mais il est naïf, incapable de comprendre les enjeux. Moi, je vois parfaitement pourquoi on ne pas suivre son coeur. « Tu crois que c'est aussi facile ? Les hommes sont sensés aimer les femmes. Les femmes sont sensés aimer les hommes. Si c'était faux, tu penses qu'on nous répéterait sans cesse que c'est anormal d'aimer le même sexe ? Qu'on veuille autant nous faire passer ça pour une maladie ? » J'hausse de plus en plus la voix. Je ne suis pas homophobe. Je suis réaliste. Tout le monde n'a pas la chance d'aussi bien vivre son anormalité. Je n'aime pas du tout son discours moralisateur. Et ça fait remonter de vieux souvenirs désagréables. On m'a toujours dit qu'aimer les hommes n'étaient pas normal. Cette bonne Fluvia ne dira jamais le contraire. « Ok, tu vis bien le fait d'être anormal. Cool pour toi. Mais c'est pas forcément le cas de tout les gens comme toi ! J'aurais voulu être comme tout le monde et pas qu'à moitié ! Ce n'est pas aussi facile que tu aimerais que ça le soit ! » On ne peut pas contrôler ses sentiments. Sinon, ce serait trop facile. Je déteste aimer ce que je ne devrais pas aimer. J'ai détesté m'endormir en pensant à Saul.  Je déteste aimer regarder le corps de Njal. Même si ça me rassure de savoir qu'il est comme moi, je me sens peut-être moins seul. Je culpabilise moins. Mais la culpabilité ne va pas me quitter pour autant. J'ai entendu dire un jour que si nous n'osions pas parler de quelque chose à quelqu'un, c'est que c'était une mauvaise chose.
Encore une fois, mon regard dérive vers le torse de Njal. Je préférais quand il portait quelque chose. Je détourne les yeux à l'opposé de mon ami. Je suis tendu. Cette conversation aurait pu mieux se passer si elle avait mieux commencer. Je le sais. J'apprécie Njal, je lui en veux pas d'aborder ce sujet. Nous sommes à peu près tout les deux du même bord. C'est de la façon dont il l'a fait. Qu'il n'accepte pas ce point de vu. Mon point de vu. Je soupire. « Si tu en as le courage Njal, suis ton coeur. » finis-je par lui dire pour essayer d'adoucir mes propos. Moi, je n'ai pas le courage de le suivre à 100%. Je l'envierais presque, pouvoir se foutre d'être normal ou pas normal. Mais aujourd'hui, j'ai la chance d'être amoureux d'une fille. Une chance relative, certes. Je ne pense pas que ça soit réciproque. Au moins, je me sens comme n'importe quel adolescent. C'est réconfortant, comme idée. Enfin, je crois être amoureux de Lindsay. Je ne peux m'empêcher de la regarder -Comme Njal.-. Sauf qu'elle ne se promène pas en soutien-gorge. Chacun de ses mouvements... Elle est si jolie. Mais elle me semble tellement inaccessible, comme fille. Je regarde Chaussette monter sur mon lit et venir s'installer sur mes pieds. Sans pression ce chat !


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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Sam 5 Aoû - 13:53

Confessions


A l’instant-même où ces paroles avaient franchis tes lèvres, tu les avais regrettées. Et tu le savais bien au fond de toi que rien ne servait d’essayer de te rattraper. Toi qui avais planté tes beaux yeux verts dans ceux d’Alex le temps d’un instant n’étais à présent plus capable de le regarder alors que lui te dévisageait. Comme si ne pas croiser son regard allait changer quelque chose. Comme si tout ce que tu avais dit sous le coup de l’émotion et de l’indignation pouvait être effacé. Gesticuler, bafouiller, hésiter, tout ça était vain. Certes, tu n’avais pas dit clairement à Alex que tu aimais les garçons mais c’était tout comme. Et ton ami ne s’y trompa d’ailleurs pas.

« T'es gay quoi. » Alors que tu étais encore en train d’essayer de tempérer tes dires à grand renfort de gestes erratiques, tu te figeas soudain. Ton regard s’était arrêté sur Alexandre mais tu ne le voyais pas vraiment. Ses paroles résonnaient encore et encore dans ta tête. Gay. Oui, c’était le mot qui convenait. Et tu ne comprenais pas pourquoi le fait de se l’entendre dire par lui te bouleversait autant. Peut-être était-ce parce que, bien qu’étant toi-même persuadé de l’être, jamais personne ne te l’avait dit en face, n’avait prononcé ce mot si fatidique pour te qualifier. Ça remettait tout en perspective. Absolument tout. Et ton cœur, qui déjà te fait mal d’avoir entendu Alex te dire ça d’un ton détaché, se serra plus encore lorsqu’il continua à te faire la morale.
Tu ne l’écoutais pas vraiment, ton cerveau ne filtrant que quelques bribes de ses paroles comme il retournait les instants précédents dans tous les sens, te laissant imaginer, qu’à un moment donné, il y aurait peut-être eu une fin moins brusque à votre conversation. Facile, bien vivre. Facile. C’était le mot que ton cerveau, dans ton état, avait choisi de retenir et amplifier. Parce qu’Alexandre s’imaginait que c’était simple pour toi de cacher ta véritable nature aux yeux de tous ? De savoir pertinemment que tout le monde te rejetterait s’il en avait conscience ? Ce n’était pas parce que tu te savais résolument gay que tu l’acceptais. A l’inverse de ton camarade, tu n’avais pas la force de te combattre toi-même car tu n’avais jamais connu d’émoi pour une fille. Il y avait eu Fabian puis maintenant lui, Alexandre mais de filles aucunes. Tu étais résolu, terriblement et fatalement résolu. Tu savais bien que tu n’étais pas normal mais que pouvais-tu faire d’autre que d’apprendre à vivre avec ça. Alors peut-être étais-tu mal exprimé ? Ou peut-être tes mots n’avaient pas assez résonné d’espoir. C’était naïf de penser qu’un jour on puisse aimer qui on veut mais tous les rêves sont naïfs, n’est-ce pas ? Et Alex n’avait apparemment pas compris que ce que tu lui avais dit était, pour toi, un espoir quasi-vain, inatteignable.

Alors que tu étais perdu dans tes pensées, amorphe de l’extérieur, les yeux vides, d’autres mots d’Alex te firent réagir, reprendre conscience que tu n’étais pas seul dans le dortoir. « J'aurais voulu être comme tout le monde et pas qu'à moitié ! Ce n'est pas aussi facile que tu aimerais que ça le soit ! » Tu ouvris la bouche comme si tu avais quelque chose à dire alors qu’en fait, non. Tu plissas légèrement les yeux, presque imperceptiblement, signe qu’à nouveau, tu portais attention à ce qu’on te disait. Qu’est-ce qu’Alex voulait te faire comprendre ? Lui aussi ne s’estimait pas "normal" ? A un autre moment, ça t’aurait redonné espoir quant à ce dont tu t’étais rendu compte cet après-midi mais ce soir, après les paroles si détachées de ton camarade, ça te rendait plus perplexe qu’avant. S’il était comme toi, ou "à moitié" comme il disait, pourquoi avoir réagi comme ça ? Pourquoi est-ce qu’il avait prononcé le mot "gay" avec autant de détachement, de froideur, tel que, pour toi, ce ne fut guère mieux qu’un rire moqueur de Carrow ?
Finalement, tu avalas ta salive avant de lui répondre (enfin !). « Mais alors tu … Lui n’avait eu aucun mal à sortir à sortir le mot fatidique alors pourquoi n’y arrivais-tu pas ? Certainement parce que tu ne voulais pas le blesser. Toi aussi ? Enfin, ouais … j’ai compris. » Non, il n’était pas homosexuel, c’était ça qu’il voulait dire. Du moins pas totalement. Pas aussi certainement que toi. Tu étouffas un rire jaune, hystérique. Et dire qu’Amycus avait eu raison de vous traiter de tous les noms !

Alexandre sembla alors se radoucir comme il te donnait un conseil. « Si tu en as le courage Njal, suis ton cœur. » Tu lui souris d’un sourire peiné. Si seulement c’était aussi simple. Tu lui avais déjà avoué être attiré par les garçons ce soir alors si en plus, tu devais lui apprendre qu’il était, actuellement, le responsable de tout ça, tu craignais de mettre un terme définitif à votre amitié. Tu passas une énième fois la main sur ta nuque, agrippant tes cheveux tout en baissant la tête, signe évident de ta gêne. « Tu sais, Alex, j’ai peur de ne pas en avoir le courage, débutas-tu en comprenant enfin que si Alexandre ne voulait pas t’écouter, il serait parti depuis longtemps. Tu pouvais donc te confier à lui, quand bien même cela te fendait le cœur de ne pas pouvoir tout lui dire. Et quand j’ai dit tout ça, je ne voulais pas te froisser. J’ai jamais dit que c’était facile pour moi et j’ai dit ça parce que j’espère vraiment qu’un jour on pourra être accepter comme on est. Je voulais pas être blessant. » C’est sûr que si tu avais su plus tôt, tu te serais abstenu de lui tenir de tels propos.
Pensif, tu jouas avec la chevalière que tu avais à l’annulaire droit, une bague en argent que ton père t’avait donné et portant les armoiries de la ville de Bergen, votre fief séculaire, là où allait résolument ton cœur. Tu la fis tourner sur ton doigt quelques instants avant de l’enlever et de la tripoter comme un vieux jouet. « Je comprends très bien que ce ne doit pas non plus être facile pour toi d’être tiraillé entre … deux amours possibles. Mais comprends-moi aussi. J’ai jamais rien ressenti pour une fille. Jamais. Alors que pour un garçon … » Tu ne continuas pas, ta gorge se serra. Si c’était la première fois que quelqu’un te disait ouvertement que tu étais gay, c’était aussi la première fois que tu te livrais à quelqu’un sur le sujet. Et pour toi qui n’étais jamais très loquace, c’était un grand pas à franchir. Grand et immensément difficile à faire.
Tu déglutis, essayant d’oublier que ta gorge était désespérément sèche. Ta bouteille trônait sur la table de nuit mais tu ne te sentais pas de faire une seconde tentative. Tu t’étais déjà ridiculisé une fois, pas une seconde, ça non. Tant pis, il faudrait faire sans alors. « Tu sais, j’aimerai bien pouvoir avoir la chance, comme toi, d’être normal. Ne serait-ce qu’à moitié. Car oui, Alexandre ne l’avait pas dit, toi non plus mais tout était clair quant à l’orientation de ton ami.  Mais non, je l’ai pas. Je le vois bien comment je regarde les garçons, comment j’apprécie les regarder alors que je reste totalement indifférent aux charmes des filles. J’aimerai être normal mais je dois bien me rendre à l’évidence : je ne le suis pas. » La gorge serrée, tu te tus, sachant que si tu venais à continuer, les larmes iraient de paires avec tes paroles. C’était uniquement de la résignation. Tu étais résigné à être anormal, voilà tout.

©️ GASMASK


Citation :
Désolé du retard omg GOSH (et désolé, le milieu est pas top No)

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Sam 5 Aoû - 20:34

Il faut appeler un chat un chat. Njal est gay. Il faut se rendre à l'évidence. Prononcer ce mot ne va pas le tuer. Même si paradoxalement, je n'oserais jamais le prononcer pour mon cas. Parce que je sais que cela est faux. Njal lui-même n'ose pas l'employer me concernant. Mais il a compris l'idée. J'essaye de me montrer un peu plus sympathique. Je ne veux pas qu'il pense que j'en ai après lui. Il m'adresse un sourire que je trouve bien triste. Ses gestes corporels démontrent sa gêne. Ça le rend un peu mignon, je dois l'admettre. Il me confie qu'il n'a pas le courage de suivre son coeur non plus... Ensuite, il m'explique qu'il ne voulait pas être blessant. Je ne doute pas une seconde de sa sincérité. « Ce n'est pas grave... » Je le regarde jouer avec sa bague que je devine vieille.
« Je comprends très bien que ce ne doit pas non plus être facile pour toi d’être tiraillé entre … deux amours possibles. Mais comprends-moi aussi. J’ai jamais rien ressenti pour une fille. Jamais. Alors que pour un garçon … » Ça me semble tellement naturel d'être attiré par les femmes. C'est le sexe de charme. Avec leurs longs cheveux soyeux... Leurs courbes envoûtantes... C'est étrange de ne pas y être sensible. En tant qu'homme. -Donc les femmes ne peuvent pas y être elle-même sensibles ?- C'est difficile à expliquer... La théorie de l'attraction. « Tu n'as vraiment jamais été attiré par une fille ? Même physiquement ? » C'est trop étrange... Et ça semble assez contraignant... Il a d'avantage de chance de tomber amoureux d'une personne qui risque de ne pas l'aimer en retour que n'importe quelle personne normale. Ou même seulement à moitié normale.
Il m'explique qu'il m'en veut d'être au moins à "moitié normal", je veux le contredire, mais il continue avant que je n'en ai l'occasion. Il aime regarder les hommes plus que les femmes... J'aime regarder les deux. « J’aimerai être normal mais je dois bien me rendre à l’évidence : je ne le suis pas. » Je baisse le regard. Je me demande s'il aime me regarder, si je suis à son goût. J'aimerais que bien que ça soit le cas... Ça voudrait dire que je pourrais un jour réussir à séduire quelqu'un, même si ce n'est que par mon physique... -Tu es bien comme tu es !-
« Est-ce que tu es déjà sorti avec un garçon ? Est-ce que tu sais ce que ça fait ? » Au final, sortir avec un garçon n'est pas si différent de sortir avec une fille... A part que c'est beaucoup plus frustrant. Tu ne peux pas montrer ton amour en public même si tu en as horriblement envie. Tu ne peux pas crier au monde entier qu'il est ta propriété. Ce n'est pas comme si j'étais amoureux d'Henry. Mais quand quelqu'un était trop proche de Saul, mon coeur avait envie de crier. Avec une fille, je peux vraiment montrer au monde qu'elle est à moi.
« Aimer femme et homme... C'est comme jouer à un jeu de hasard. Tu ne sais pas si tu vas tomber amoureux d'un gars, d'une fille... Un ami peut désespérément essayer de te mettre en couple avec sa pote alors que tu n'as d'yeux que pour lui. Ou même inversement, si tu mets une amie au courant. Tomber amoureux d'un garçon est moins simple que d'une fille... Tu as plus de chance d'essuyer un rejet si tu oses avouer ton amour... » Les gens pensent aussi que tu es un débauché, comme si tu matais et séduisais tout sur ton passage que ce soit un homme ou une femme alors que tu sais pertinemment que c'est faux. C'est comme les gens normaux au final, tu mates les gens que tu trouve à ton goût, séduisant. Une fille ne regarde pas tout les mecs comme un mec ne regarde pas toutes les filles. J'aime me définir comme un amoureux du corps humain. Même si j'avoue que j'aime particulièrement regarder le corps de Njal. Quand je baisse mon regard, je regarde surtout son torse. Et quand je ne regarde pas son torse, je regarde ses yeux. J'ai rarement vu des yeux aussi beaux. J'ai du mal à penser qu'il n'ait jamais trouvé personne. Le physique ne fait pas tout, je présume. Ce n'est pas quelqu'un d'à l'aise avec les contacts humains. Je trouve que ça a son charme.
« J'ai du mal à comprendre les gens comme Carrow. Ok, ce n'est peut-être pas normal d'être attiré par le même sexe. Mais ce n'est pas normal non plus d'être mal-formé. On nous dit sans cesse que ce n'est pas bien de se moquer des handicapés. Arrivé là dès que ça devient psychologique, il n'y a plus aucune compréhension. » Considérer l'homosexualité comme une maladie. Je pense que cela a du sens. C'est peut-être une maladie incurable. Ce ne serait pas étonnant que Njal n'ait pas le courage de se battre pour une cause vaine. Je me rends compte que je dis beaucoup de choses mais qu'au final, on ne m'a jamais violemment repoussé d'aimer les hommes... Astrid et Bertha ont très bien réagi. Elles étaient surexcitées. Quant à Fluvia... Elle m'a mis en tête le fait que c'était une maladie. Mais elle ne m'a pas jugée. En tout cas pas oralement. Cependant, je sais que tout le monde n'est pas comme ça. On me jugera. Mal. Un tas de critiques informulées, de regard réprobateurs. Peu de gens oseront me confronter physiquement. Mais il y en aura. C'est pourquoi je fais le choix de garder ça secret.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Lun 7 Aoû - 12:24

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« Tu n'as vraiment jamais été attiré par une fille ? Même physiquement ? » te demanda forcément Alex, incrédule. C’était si prévisible comme question et ta réponse l’était aussi à vrai dire. Avec une expression défaitiste sur le visage, tu secouas la tête, les yeux résolument rivés au sol. « Non, jamais, lui indiquas-tu fatalement. Je ne comprends pas les autres garçons, tu sais, quand ils s’émerveillent à propos d’une fille qui a de beaux cheveux ou de belles courbes. À croire que j’y suis totalement insensible ou du moins, j’ai pas cette attirance physique. Quand eux regardent une fille, moi je les regarde eux, tu comprends ? » Peut-être était-ce pour cela que tu préférais les garçons : parce que tu les comprenais, du moins en partie. Tu avais déjà beaucoup de mal à t’intéresser aux gens et à tisser des liens avec eux. Il t’était déjà difficile de comprendre les personnes du même sexe que toi car toujours tu te sentais en marge alors comprendre une fille, s’imaginer pouvoir un jour s’entendre avec elle, comme amis et plus après te semblait totalement impossible. Même Nina qui était pourtant ta sœur et que tu connaissais depuis bientôt quinze ans, tu étais souvent bien incapable de déchiffrer ce qui lui passait par la tête. Et puis … Il fallait bien avouer que l’anatomie féminine t’était parfaitement inconnue et te rebutait franchement. La peur de l’inconnu ? Totalement.

Ce fut sur ça que tu acceptas, fatalement, que tu n’étais pas normal. Pas normal au sens dont les gens l’entendaient.
« Est-ce que tu es déjà sorti avec un garçon ? Est-ce que tu sais ce que ça fait ? » Et te voilà de nouveau à secouer la tête. C’était assez paradoxal et tu aurais parfaitement compris si Alex, justement, ne comprenait pas. Tu étais certain d’aimer les garçons mais tu n’avais jamais goûté à l’ivresse d’être en couple. Tu n’avais aucune expérience en la matière alors qu’Alex, qui, vraisemblablement, en avait, n’était pas aussi anormal que toi. Est-ce que cela voulait dire qu’être en couple avec un garçon n’était pas une expérience "enrichissante" et qu’il valait mieux, de toute façon, aimer les filles ?
« Nan, je sais pas ce que ça fait, répondis-tu sur un ton sec, amer mais qui n’était nullement destiné à Alexandre. Mais je sais que j’ai déjà aimé un garçon. Aimé à un tel point que je les jalousais tous de lui parler. J’ai fini par le détester parce que je voulais qu’il m’accorde plus d’attention mais j’avais pas non plus le courage de lui avouer tout ce que je ressentais pour lui. » Tu te gardas bien d’expliquer à Alexandre qui était ce garçon et que, par-dessus tout, tu l’avais aussi jalousé, lui, Alex, parce qu’il était très proche de ce garçon et parce que ce garçon lui parlait beaucoup plus qu’à toi.

Mais tu n’avais pas vraiment envie de repenser à ça et surtout à comment tout s’était fini. Alors, tu te levas et pendant quelques instants, t’occupas l’esprit à remettre une buche dans le poêle car, tout de même, à trainer torse nu au sous-sol du château, il ne faisait pas très chaud, surtout en plein hiver.
Cependant, Alex continuait la conversation, assimilant l’amour à un jeu hasardeux. Tu ne pouvais pas vraiment le contredire. Qui aurait cru qu’un jour, tu puisses tomber amoureux d’un garçon que tu avais si ardemment jalousé ?
« Tomber amoureux d'un garçon est moins simple que d'une fille... Tu as plus de chance d'essuyer un rejet si tu oses avouer ton amour... » Quel esprit observateur, cet Alex ! Comme si tu ne t’en étais pas rendu compte tout seul. Tu revins sur ton lit sur lequel tu t’affalas en poussant un long soupir. Oui, si tu avais pu choisir, tu te serais certainement engagé dans une voie moins semée d’embuches.
Tu te passas une main sur ton visage. Tu n’étais pas vraiment fatigué mais te sentais las tout de même. « C’est à se demander s’il vaut mieux garder ses sentiments pour toi, lâchas-tu de but en blanc. » C’était exactement ce à quoi tu pensais sur l’instant. Alors que vous partagiez un moment privilégié, Alex et toi, tu aurais pu tout lui avouer. Mais est-ce que cela valait la peine ? Est-ce que, comme il le disait sur un ton banal, il te ferait essuyer un rejet si tu lui ouvrais ton cœur ? Et puis, tu n’étais pas vraiment à l’aise avec la parole. Normalement, tu ne parlais pas aux gens parce que tu estimais qu’ils ne méritaient pas que tu leur accordes de l’attention. Mais pour ceux à qui tu tenais, comme Alex, comme ta famille, tu ne t’ouvrais pas non plus à eux de peur de leur faire du mal, de peur d’être blessant. Et c’était exactement le cas avec Alex à ce moment précis. Tu ne voulais pas lui faire de mal bien qu’il t’ait avoué être aussi attiré par les garçons. Résultat : tu ne parlais jamais vraiment beaucoup et souvent sans aborder des sujets sérieux, les vrais, ceux qui méritent d’être discutés.

Il y eut un long silence. Cela ne te dérangea pas : tu aimais le silence. Mais Alex ne devait pas être du même avis puisqu’il ajouta quelque chose, évoquant cette plaie de Carrow. « J'ai du mal à comprendre les gens comme Carrow. Ok, ce n'est peut-être pas normal d'être attiré par le même sexe. Mais ce n'est pas normal non plus d'être mal-formé. » Tu souris et peut-être qu’Alex le vit. Ça te faisait rire car qui, réellement, pouvait comprendre Amycus ? Certainement pas toi en tout cas ! Mais tu étais totalement d’accord avec ton ami. Même si on considérait l’homosexualité comme une maladie (et c’était ce que beaucoup faisaient), ce n’était pas quelque chose qu’on pouvait comprendre étant donné que c’était psychologique. « Tu sais, je suis pas certain qu’on ait un jour appris à Carrow à ne pas se moquer des handicapés, rias-tu en pensant à votre intellectuel camarade de chambrée. Heureusement que Finn n’est pas triso sinon il l’aurait gros, l’autre ! Et puis ce serait dommage, c’est un beau gosse, Forks. Un peu trop borné mais beau gosse tout de même. » Mais attention Alexandre, il ne fallait pas se méprendre ! Ce n’était pas parce que tu trouvais Finnegan assez beau que tu éprouvais autre chose que de l’exaspération à son égard. Tu détestais vraiment le fait qu’il soit persuadé que tu puisses nuire à son image. Comme si un garçon comme lui, à moitié moldu, pouvait réellement percer un jour …

Tu ramenas tes mains sous ta tête, croisant les doigts sur ton oreiller. Après un moment, tu tournas la tête en direction d’Alex, souriant à la vue de Chaussette, son chat, qui s’était calé sur ses pieds. « Au fait, Alex, tu dis apprécier les filles mais … c’est le cas en ce moment ? J’veux dire : y’en a une qui t’attire plus qu’une autre ? » Il ne fallait pas se fier à ton air innocent. Tu lui demandais ça uniquement parce que tu sondais le terrain. Qu’Alex aime les garçons était une bonne chose pour toi mais s’il avait des vues sur une fille, ça devenait bien plus problématique …

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mar 8 Aoû - 1:59

Comment peut-on rester insensible au charme féminin ? Que se passe-t-il dans la tête de Njal ?
« Quand eux regardent une fille, moi je les regarde eux, tu comprends ? »
« Tu devrais traîner avec des filles. Comme ça, quand elles regardent des garçons, tu te sens moins seul. Tu les comprends, elles te comprennent. »
-C'est ta technique ça.- Je ne le fais qu'avec Bertha et Astrid parce qu'elles sont asexuées à mes yeux. J'ai vu ma cousine en couche-culotte, quand même (je vous assure que ça vous vaccine de quelconque attirance). Je ne le fais pas avec les autres filles. Et j'ai pour habitude de regarder les filles avec Fabian. Lui aussi est asexué. Avec un peu de chance, il trouvera des filles avec qui il pourra parler de tout ça, des filles qui comprendront son attirance pour les hommes. Qu'il trouve son Astrid et sa Bertha à lui. Je donne vraiment des conseils à la con.
J'enchaîne sur une autre question. Vraiment, Njal m'intrigue. Il m'explique qu'il n'est sorti avec aucun garçon mais qu'il est déjà tombé amoureux. Il serait du genre jaloux, si j'en crois ses paroles. Ce n'est pas beau la jalousie. Il ne précise en aucun cas de quel garçon il s'agit et je ne compte pas lui demander. C'est son jardin secret donc je garde ma curiosité pour moi. Je ne sais pas si je devrais essayer de lui donner un conseil. Jamais je n'ai eu à aborder un gars pour tenter de le séduire. Je n'ose pas le faire car il y a de fortes chances pour qu'il ne soit pas du même bord. Alors que quand c'est une fille, je fonce tête baissée. Il n'y a pas de miracle, si on veut avoir quelque chose, faut savoir y mettre les moyens.
« Tu es du genre jaloux ? » demandé-je sans prendre de pincettes.
Je me rappelle une période où Njal était particulièrement désagréable avec moi. Je ne savais pas à quoi c'était lié. Je lui avais recommander de se calmer avec moi sinon cela n'allait pas le faire. Je me demande si c'est lié ou s'il se rendait compte du fait qu'il était désagréable.

J'ai conscience de ne pas avoir inventé la poudre en lui expliquant le caractère hasardeux de l'amour. Je regarde le corps de Njal bouger pour charger le poêle en parlant. Scheisse. C'est typiquement le genre de gars avec qui je ne pourrais pas regarder les filles. Une fois sa tâche accomplie, il retourne s'affaler dans son lit.
« C’est à se demander s’il vaut mieux garder ses sentiments pour toi. »
« Ça me semble être une bonne solution. Mais sur le long terme, je doute de son efficacité si tu ne veux pas finir seul. » dis-je en caressant Chaussette.
Je n'aime pas parler de mes sentiments. Qu'ils soient amoureux ou pas. Je n'aime pas dire si je suis triste, expliquer certaines choses... Ça a du mal à sortir. C'est pour ça que je n'ai jamais accepté d'aller chez le psychomage. Je ne vois même pas pourquoi mes parents voulaient que j'y aille. Un silence s'installe. Je ne suis pas un grand fan de ces silences, comme ça, en plein milieu d'une conversation. J'ai l'impression de passer pour un gars inintéressant qui n'a rien à dire. Alors que ce n'est pas comme si j'avais quelque chose à prouver à Njal. Et puis quand je suis lancé sur un sujet... Les gens disent que je ne suis pas bavards. C'est faux. Je n'ai juste pas envie de leur parler. Ou le sujet ne m'intéresse pas. Ou je n'ai rien à LEUR dire. Souvent, c'est les trois en même temps. Oui, c'est vrai qu'il n'y a pas avec beaucoup de monde que j'ai envie de parler. -Asocial.- En plus, mon père me dit tout le temps de ne rien dire si je n'ai rien de gentil à dire. On se demande pourquoi je suis aussi silencieux à certains moments.
Mes paroles ont le mérite de faire sourire Njal. Je ris en même temps que lui à sa réponse. Bien joué, je n'y avais pas pensé. « Il serait prêt à jeter sa mamie dans les filets du diable. » répliqué-je en croyant vraiment ce que j'avance mais en riant tout de même. L'image me fait rire. Je ris d'avantage quand il se met à parler de Finn. Ça a toujours été tendu entre mes deux camarades de dortoir. En cinq ans, j'ai dû assister à pas mal de Guerre Froide.
« C'est normal que je trouve Finn sexy alors qu'Ewan, je le trouve aussi attirant que mon cousin de 11 ans ? Ils sont jumeau, scheisse ! » dis-je en riant, plaçant ma main devant mes yeux. Je n'en peux plus de moi. Pourquoi il a fallu que je me retrouve dans un dortoir de canon alors que j'ai autant de sex appeal qu'Ewan ? -Un peu plus quand même.- « Une fois Amycus a suggéré que j'étais maniaco-dépressif et que je devais consulter les psychomages ! Le gars, il a jamais ouvert un livre de psychomagie de sa vie, je ne sais même pas d'où il sort ça ! Il ne sait sans doute pas ce que c'est ! J'pense que c'est lui qui devrait consulter parce qu'il me semble attardé ! » raconté-je d'une façon expressive. C'était méchant pour les attardés. -Ah !- Je n'en peux plus de mes bêtises.

Njal finit par changer de sujet tandis que je calme mon rire. Il me semble qu'il s'attaque à un sujet qu'il risque de ne pas comprendre. Il me demande est-ce que j'ai une fille en vue en ce moment. Pourquoi tu veux le savoir, Njal Laensen ? Je détourne le regard en souriant nerveusement. « Eeuuh... C'est quoi la prochaine question ? » Je lâche un rire. Je n'ai jamais cherché à cacher mon attirance pour Lindsay Talbott, même pas à elle. Mais c'est le fait de le dire clairement qui me pose problème, même si je n'ai aucune objection à y répondre à Njal. Faut dire aussi que j'ai du mal à reprendre mon sérieux.
« Je regarde beaucoup une fille ces derniers mois... Lindsay. Lindsay Talbott. » réponds-je en entremêlant mes doigts entre eux sans regarder mon interlocuteurs. Cette fille ne me regarde même pas. C'est à peine si elle sait que j'existe. Ce n'est pas faute d'avoir beaucoup essayé. J'ai même rejoint l'équipe de Quidditch dans l'espoir qu'elle me remarque. Cela n'a pas servi à grand chose. « Mais je crois qu'en fait, elle ne fait pas attention à moi. » dis-je brièvement. Je n'ai pas trop envie de m'étendre sur le sujet de mon incapacité à me faire remarquer de la fille qui m'intéresse. Je n'ai même pas eu le courage de l'inviter au bal. Je soupire. On peut changer de sujet ?

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Confession • Ft. Njal [Flash-back]

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