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Confession • Ft. Njal [Flash-back]

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mar 8 Aoû - 22:52

Confessions


C’était tout à fait compréhensible qu’Alex ne partage pas les mêmes idées ou désirs que toi vis-à-vis des filles. Heureusement, il eut la décence de ne pas te le faire savoir quand bien même, pour lui, il était inimaginable que tu ne sois pas sensible au charme féminin, à leurs belles courbes et leurs longs cheveux.
« Tu devrais traîner avec des filles. Comme ça, quand elles regardent des garçons, tu te sens moins seul. Tu les comprends, elles te comprennent, » proposa Alex sur un ton qui paraissait sérieux. Étonné, tu le regardas avec une étrange expression sur le visage, un demi-sourire amusé et les sourcils haussés. Tu retins un rire. Sérieusement ? Devenir pote avec des filles ? Alors que tu ne les comprenais pas ? Alors que tu avais beaucoup de mal à te confier aux gens ? S’il fallait en plus que tu leur expliques tes préférences et supporter leurs regards soit condescendants soit moqueurs, ça n’allait jamais le faire. C’était la toute première fois que tu te confiais à quelqu’un quant à ton orientation sexuelle et c’était dans des conditions très spéciales, en compagnie de quelqu’un envers qui tu avais totalement confiance -et ce n’était pas uniquement parce qu’avec Alex, vous vous connaissiez depuis votre premier jour dans cette école …- alors non, il était impensable pour toi d’un jour être si proche d’une fille que vous partagiez de telles choses. Et puis non ! Tu n’allais pas baver sur des garçons en compagnie de filles même si elles étaient tes amies. Tu préférais encore rester tout seul dans ton coin avec tes problèmes. « Très peu pour moi, » lanças-tu alors à Alex dans un rire étouffé. Non. Définitivement, non !
Au moins, cette conversation aura eu du bon : tu n’auras jamais autant ri que ce soir-là !

Alex n’eut pas vraiment l’air de s’en attrister puisqu’il enchaîna sur une autre question, te demandant si tu avais déjà eu une relation avec garçon. La réponse ne se fit pas attendre : un secouement de tête négatif. Là encore, tu remercias Alexandre de ne pas te faire part de ce qu’il en pensait vraiment car tu étais conscient qu’il y avait beaucoup de chose à redire sur tes certitudes et ton expérience de la chose. Alex eut la diplomatie de ne rien répondre si ce n’est de te demander : « Tu es du genre jaloux ? »
Les faits ne trompaient pas. Tu avais jalousé Fabian pour ce qu’il était, ce qu’il représentait pour toi, ce qu’il te laissait imaginer. Tu avais aussi jalousé Alexandre lui-même pour sa proximité avec son « grand frère de cœur » alors que tu avais voulu être à sa place. Si tu étais du genre jaloux ? Il fallait le croire, oui. Jaloux et possessif. « Ouais, tu peux dire ça si tu veux, » concédas-tu en sentant tes joues rosir légèrement. Carrément, aurais-tu dû répondre mais tu préférais que ton ami n’ait pas une mauvaise vision de toi.

Alex évoqua alors la possibilité de finir seul si tu ne t’ouvrais pas, un jour ou l’autre, aux autres, ne leur disais pas ce que tu ressentais. Mais il fallait te comprendre, c’était pour toi un réflexe de défense : ne pas dévoiler tes sentiments pour ne pas dévoiler tes faiblesses. Ne pas montrer ce que tu ressens pour ne pas être susceptible de souffrir ensuite. Et puis, il ne fallait pas se voiler la face, tu espérais bien qu’un jour, Alex se rendra compte de la façon dont lui parlait, de la manière dont tu le regardais, des rires gênés que tu pouvais avoir en sa présence. Au fond de toi, tu espérais encore qu’il se rendrait compte de tout sans que tu n’aies quelque chose à dire.
C’était niais. C’était idiot. Un comportement de faible. Tout ce que tu détestais et pourtant …

Alors que tu revenais sur ton lit, Alex aborda le sujet de Carrow et de ses idées à franchement vomir des limaces. Ça te fit rire -encore une fois- et tu avouas trouver Finnegan sexy quoique vous étiez incapables de vous entendre. Cela provoqua une drôle de réaction chez Alexandre qui sembla être au bord du fou rire en disant « C'est normal que je trouve Finn sexy alors qu'Ewan, je le trouve aussi attirant que mon cousin de 11 ans ? Ils sont jumeaux, scheisse ! » Tu arquas un sourcil. « Ah ? Parce qu’il s’appelle Ewan son frère ? C’était pour dire le peu d’attention que tu prêtais à ce jumeau puéril et niais. Bien sûr que tu le connaissais, il était difficile de le rater puisqu’il était souvent collé à son frère, ce qui, pour le coup, te donnait un point commun avec Finn : celui de l’exaspération. Si Nina ou Sven faisaient la même chose avec toi, ça ne serait jamais passé. Jamais. Pas à Poudlard. Ce doit encore être un enfant dans sa tête, c’est pas possible autrement, commentas-tu. J’ai dû le voir à chaque fois trente secondes au maximum mais ça m’a suffi. Il est insupportable, sérieux. Il arrive même à t’en faire oublier son physique, t’sais, tellement il est chiant. Imagines alors ce qu’Alex devait supporter puisque cet Ewan s’était mis en tête qu’il était son ami à présent. Juste parce que le serpentard était pote avec son frère. Encore heureux que Finn et toi ne pouviez pas vous piffer sinon tu aurais été bon pour te coltiner le pot de colle … Et puis, c’est sûr que s’il a pas les lunettes de Finn, il risque pas d’être aussi beau gosse, » conclus-tu en y rajoutant une couche.
Et voilà qu’Alex était reparti sur une anecdote avec Carrow. Tu te dis que si vous partiez là-dessus, vous en auriez jusqu’au petit matin tellement cet idiot vous avez fait des choses. Enfin vous … surtout à Alex, malheureusement. Tu poussas un soupir exaspéré en entendant ce qu’Amycus avait encore dit. Franchement, ça ne t’étonnait plus. « On se cotisera pour lui acheter un dictionnaire à Noël prochain, d’accord ? Pas certain qu’il comprenne pourquoi mais on peut espérer une amélioration ! » t’exclamas-tu avant de partir dans un rire aussi incontrôlable que celui d’Alex. Vous étiez de vraies langues de vipères -des serpentards, me direz-vous- mais autant Ewan ne le méritait pas, autant c’était totalement justifié à l’encontre de Carrow.

Ce n’est alors que, totalement serein et détendu, tu te risquas à glaner quelques informations sur les histoires de cœur d’Alexandre. Le tout tout à fait innocemment.
« Eeuuh... C'est quoi la prochaine question ? » La question était tellement inattendue que, pendant un instant, tu restas interdit avant de te détendre et de le titiller « Ça dépendra de ta réponse. » Et il finit par t’avouer qu’il aimait bien Lindsay Talbott. Aïe. C’était mal parti pour toi. Même si Alex t’avait avouer être à moitié normal, il était pour le moment sur une fille. Une fille que tu connaissais de nom mais dont la tête ne t’avait pas marquée. Néanmoins, tu faisais confiance à Alex pour qu’elle soit belle. Gêné, tu détournas le regard pour fixer à nouveau le plafond. Il ne fallait pas lui montrer que tu étais peiné par cette nouvelle.
« Mais je crois qu'en fait, elle ne fait pas attention à moi. » Sérieux ? Et voilà que tu penchais à nouveau la tête vers ton ami. Voilà qui te redonnait de l’espoir. Bien sûr, tu n’avais aucune envie que ton ami souffre mais c’était un mal pour un bien, non ? Un mal pour Alex mais un bien pour toi, c’était comme ça que ça marchait, n’est-ce pas ? Tu essayas de rester poker face tout en déclarant : « Et tu as déjà essayé de lui parler ? C’était assez drôle comme conseil venant de toi. J’veux dire : pas forcément lui dire ce que tu ressens mais lui parler juste pour lui parler. Peut-être que vous vous trouverez des centres d’intérêt communs. Peut-être même qu’elle te trouvera drôle. Moi je te trouve drôle, en tout cas. » Alex était un des rares capables de te faire rire autant de fois en si peu de temps.  Et ce n’était pas uniquement parce que tu ressentais des choses pour lui. C’était parce que tu le trouvais vraiment drôle. « Vas lui parler, tu verras bien. Et si tu te prends un vent … bah c’est que, de toute façon, il n’aurait jamais rien pu se passer entre vous. » Là, par contre, tu étais odieux. Ce n’était pas parce qu’Alex aimait Lindsay plutôt que toi qu’il fallait dire de telles choses. Mais bon, que voulais-tu, tu avais beau ne pas connaître Miss Talbott, tu étais déjà jaloux d’elle …


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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Jeu 10 Aoû - 19:01

Njal n'a pas l'air très convaincu de ma proposition de traîner avec des filles, si j'en crois son rire réprimé.
« Tu as tort, tu pourrais être surpris. » lui réponds-je.
J'ai tendance à penser que les filles sont plus tolérantes que les garçons. Elles veulent trop avoir un meilleur ami dont elles sont sûres qu'il n'a pas d'arrière pensée envers elles. Après, je comprends que le côté commérage de filles le rebute. On s'y fait, même si je suis plus à l'aise à parler de filles avec un garçon. Je ne m'éternise pas sur le sujet. Ce qui me dit me fait penser qu'il est quelqu'un d'assez jaloux, ce qu'il me confirme sans grande conviction. Ses joues virent au rose, je suppose qu'il l'est plus qu'il ne voudrait le dire. J'acquiesce d'un air entendu. Je pense que ça pourrait l'handicaper à moment donné de sa vie sentimentale.
J'ai l'intime conviction que l'une des plus grandes peurs de l'être humain est de passer sa vie seul. Pas nécessairement célibataire. Je parle ici de véritable solitude. C'est une peur égoïste car quand nous mourons, nous laissons derrière nous un vide, un manque, des larmes. Nous faisons du mal à ceux qui restent qui tenaient à nous. Un mal qui n'aurait pas de lieu d'être si nous avions passé notre vie seul. -Pessimiste comme vision.- Mais que peut-on y faire ? L'Homme est égoïste. Je parle ici d'égoïsme primitif. -T'as jamais envisagé une carrière de sociomage ?- La mort en elle-même est naturelle, mourir n'est pas égoïste. C'est une chose qu'on ne peut éviter. Se suicider, ça, c'est égoïste. C'est privilégier son bien-être en dépit de celui de ses proches qui seront dévastés par cette mort brutale.

Je change de sujet pour parler d'homophobie, mais bien rapidement, le sujet dérive vers quelque chose de plus amusant. On en vient à parler de mon cher ami Ewan. Comment on peut trouver attirant un jumeau et pas l'autre, sérieux ?
« Ah ? Parce qu’il s’appelle Ewan son frère ? »
« Noon ! Tu forces ! » m'exclamé-je en éclatant de rire. Il est pire que moi !
Njal tient de sales propos concernant Ewan, ce qui m'amuse. Il n'aime vraiment pas les jumeaux Forks. Néanmoins je partage son opinion à propos du Poufsouffle. Nous n'avons jamais vu une personne aussi niaise.
« Et puis, c’est sûr que s’il a pas les lunettes de Finn, il risque pas d’être aussi beau gosse. »
« Même s'il les avait, ça ne ferait pas le même effet. Pas du tout le même effet ! Sur Finn, ça fait un peu Geek sexy, tu vois. Sur Ewan, ça ferait plus Nerd dégueulasse ! »
Que nous sommes mauvais ! Ça me fait penser à Maxence, un vrai Geek. Je ne suis pas sûr que Njal soit au fait de ces termes venant du monde des moldus. Je ne sais plus si Mrs. Hoover les a déjà abordé en cours d'étude des moldus. Au pire je lui ferais croire que c'est le cas. Et le premier troll qui me dit que ces deux termes désignent la même chose, je l'explose à coup de bombabouse. Pour faire très simple, un geek est un passionné de nouvelles technologies et de l'univers de fantasy et science-fiction. Un nerd, est un intello qui fait passer le savoir avant la vie sociale. -Saul ne serait pas un Nerd selon ta définition ?- Saul est un nerd sexy.
Njal pousse un soupir exaspéré quand je lui raconte les dires de Carrow à mon propos. Je suis pour la cotisation pour acheter un dictionnaire à Amycus. « L'espoir fait vivre. » commenté-je en riant avec mon ami. Nous sommes vraiment mauvais.

Le prochain sujet abordé me gêne un peu. Il me pousse à me confier sur des sentiments dont je n'aime pas faire part, même si ce n'est pas vraiment un secret ce qu'il me demande. Je pense me faire remarquer en essayant d'attirer l'attention de Lindsay Talbott. Mais pas assez pour qu'elle me remarque. Je fais d'ailleurs part de la chose à Njal.
A mon grand étonnement, il me demande si j'ai déjà essayé de parler à Lindsay. Bien sûr ! Que croit-il ? Je suis du genre entreprenant avec les filles. Je me sens légèrement rougir quand Njal me dit qu'il me trouve drôle. Je ne pense pas être particulièrement drôle. Je détourne le regard en souriant d'un air gêné. « Vas lui parler, tu verras bien. Et si tu te prends un vent … bah c’est que, de toute façon, il n’aurait jamais rien pu se passer entre vous. » C'est rassurant en sachant que je me suis déjà pris déjà plein de vents. Je m'étonne de ne pas avoir attrapé un mal de gorge avec tout ça. Je lâche un soupir et prends Chaussette dans mes bras.
« J'ai déjà essayé de parler à Lindsay. Souvent même. Je n'ai jamais réussi à engager une conversation avec elle. La plupart de temps, elle me regarde, me répond vite fait et continue sa route. » J'adresse un bref regard à Njal. C'est déprimant. J'esquisse un petit sourire triste.  « Je ne suis pas drôle, Njal. Je dis simplement beaucoup de choses stupides. » L'humour est lié à l'intelligence, ce que je n'ai pas. Les gens me détestent. Mais je m'en fiche de ça. Dans la vie de tout les jours, je ne suis pas quelqu'un avec qui on a envie de rire. On me trouve détestable. Je serais prêt à faire des mauvais coups à n'importe qui si je juge cela opportun. Je suis ennuyeux, ne serait-ce que par rapport à mes longues réflexions inutiles. Je suis un connard ennuyeux. -T'es un chapeauflou écoute !-


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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Sam 12 Aoû - 11:50

Confessions


Non, définitivement, l’idée de trainer avec des filles pour pouvoir bénéficier de leur ouverture d’esprit sur certains sujets ne te séduisait pas du tout. Tu préférais largement rester dans ton coin car, de toute façon, parler n’était pas ton fort. Alex le comprit bien qu’il essaya une toute dernière fois de te convaincre. Tu eus presque envie de lui promettre que tu allais y réfléchir mais comme tu savais pertinemment que ce ne serait pas le cas, tu ne dis rien.

La discussion en arriva alors sur les penchants homophobes de ce cher Carrow mais dériva bien vite, à ton initiative car évoquer Amycus n’était jamais un sujet facile pour toi, sur Finn puis sur son frère Ewan.
« Noon ! Tu forces ! » s’exclama Alex. Il riait tellement qu’il en pleurait presque. Non vraiment, tu ne forçais pas tellement. Finnegan avait déjà évoqué son frère lorsque tu étais là mais tu lui accordais tellement d’importance que le prénom de son frère t’était rapidement sorti de la tête. Et même si Alex venait de te le rappeler, il n’était pas certain que tu t’en souviennes longtemps. Ce garçon n’était qu’un blaireau parmi tant d’autres et le seul d’entre eux qui t’importait était Sven, ton propre frère.
Tu continuas à déblatérer sans vergogne sur ce garçon un peu trop niais et collant. Tu n’avais aucune gêne à dire ce que tu pensais de lui à Alexandre mais nul doute que si Finn faisait son apparition à ce moment-là, tu te serais tut et l’aurais gratifié d’un regard glacial. Poker Face.
« Même s'il les avait, ça ne ferait pas le même effet. Pas du tout le même effet ! Alexandre avait bien raison et tu fus satisfait de voir que lui-même se mettait à cracher sur le plus jeune des Forks. Au moins, ce n’était pas lui que tu risquais de froisser en évoquant l’autre blaireau … Sur Finn, ça fait un peu Geek sexy, tu vois. Sur Ewan, ça ferait plus Nerd dégueulasse ! » Tu haussas un sourcil curieux et interrogateur. Tu n’avais aucune idée de ce que ces mots sans aucun doute moldus pouvaient bien désigner. Pendant un instant, tu hésitas à demander à Alex puisqu’il avait l’air très au fait sur ses termes de l’autre monde. Néanmoins, tu te ravisas au moment où, la bouche ouverte, tu allais le lui demander. Tu n’avais clairement pas envie qu’il se moque de toi et de toute façon, tu comprenais l’idée générale. « Pas du tout le même effet, c’est certain ! » répondis-tu finalement en espérant de tout ton cœur qu’Alexandre n’ait pas remarqué ton désarroi face aux mots qu’il avait employés. Heureusement que tu ne t’intéressais pas à la vie passionnante de ce cher Ewan car tu serais tombé des nues : il était en couple depuis presque une semaine au moment où vous déblatériez sur lui, Alex et toi, alors que son frère, bien plus sexy à vos humbles avis, restait désespérément seul. L’ironie du sort ! Il fallait croire que la niaiserie avait bien plus d’effet sur la gente féminine qu’une gueule d’ange et un esprit réfléchi …
Lorsqu’Alex évoqua ses récentes histoires avec le bourreau Amycus, tu émis l’hypothèse de lui offrir un dictionnaire à Noël prochain. Ce n’était pas certain que Carrow apprécie l’attention ou même la comprenne mais ton ami était tout à fait d’accord avec toi. L’espoir fait vivre, s’exclama-t-il en riant. « Peut-être qu’un jour, il trouvera la lumière, ce con, et qu’il arrêtera de nous prendre pour ses elfes de maison, » commentas-tu en levant les yeux au ciel. Si seulement c’était possible … Néanmoins, tu avais beau placer de l’espoir en cette éventualité, tu doutais que ce jour vienne avant que vous ne quittiez tous les trois Poudlard. Et ce moment-là était encore lointain, très lointain. Deux ans et demi à subir les foudres d’un idiot, ça devenait long et épuisant à la longue …

Ce fut alors que tu eus la merveilleuse idée d’en venir aux vues d’Alex sur une quelconque fille. Tu voyais bien que ça le gênait de t’avouer ce qu’il ressentait vis-à-vis de Lindsay Talbott mais n’est-ce pas un juste retour des choses ? Lui qui t’avait percé à jour, avait découvert ton lourd secret se voyait maintenant embarrassé lorsqu’il s’agissait de parler d’une fille ? Que c’était drôle ! Il avait moins de scrupule à t’avouer qu’il n’était qu’à moitié normal …
Lorsqu’il t’avoua penser qu’elle ne lui prêtait aucune attention, tu lui proposas naïvement d’aller lui parler, de provoquer justement cette attention. Mais c’était naïf, oui, puisqu’il était évident qu’Alexandre l’avait déjà fait. « La plupart de temps, elle me regarde, me répond vite fait et continue sa route, » t’avoua-t-il alors. Tu tiras la moue. Tu avais beau ne pas être un expert en relation humaine, tu savais très bien que, dans ce genre de cas, il était bien difficile d’arriver à un meilleur résultat. Et puis, ce n’était pas l’unique raison pour laquelle tu faisais la moue. C’était aussi parce que tu venais de te rendre compte d’une chose : tu agissais bien trop souvent comme Miss Talbott. Tu étais de ces gens qui répondaient laconiquement, sans même un regard, lorsqu’ils n’ignoraient pas tout simplement les autres. Pourtant, tu étais aussi la preuve qu’une discussion avec ce genre de personnes était possible car qu’étiez-vous en train de faire, Alexandre et toi, depuis presque une heure maintenant ? « Je suis certain qu’un jour, tu arriveras à l’intéresser, » lui confias-tu pour lui remonter le moral alors que toi-même ne voulais pas y croire.

Alex se montra alors d’un pessimisme rare, ce qui te toucha particulièrement. « Je ne suis pas drôle, Njal. Je dis simplement beaucoup de choses stupides. » Tu cherchas à capter son regard mais il fuyait désespérément alors qu’un triste sourire s’accrochait à ses traits. Que pouvais-tu répondre à ça ?
« C’est une question de point de vue, je pense, lâchas-tu en remontant tes jambes sur ton lit pour t’asseoir en tailler. Et je suis pas le meilleur pour juger de l’humour de quelqu’un. Ça non, c’était certain. Beaucoup d’élèves de Poudlard pensent même que tu n’en as pas, ce qui est assez paradoxal puisque ton frère comme ta sœur sont de véritables boute-en-trains. Ce n’est alors que tu réussis à capter le regard de ton ami. Et si t’es convaincu de ne pas être quelqu’un de drôle, alors t’es bien la première personne que j’aime écouter dire des choses stupides. » Non, tu en étais certain : Alex ne racontait pas des choses stupides. C’était un garçon censé qui disait des choses censées. Peut-être que le problème résidait dans la façon dont il disait ces choses et que c’était cette manière de dire que les gens ne saisissaient pas. Et tu le comprenais mieux que personne. Ce problème, tu le rencontrais tous les jours.
« Je sais pas si tu as déjà entendu ça, commenças-tu sans vraiment comment lui exposer le fait. Gêné, tu passas une énième fois la main dans les petits cheveux de ta nuque. On dit souvent que la langue maternelle d’une personne conditionne sa façon de penser et parce que les gens pensent aussi que je ne suis pas quelqu’un d’intéressant, je commence à croire que c’est le cas. Si tous ces anglais trouvent que tu es juste bon à raconter des conneries, c’est parce qu’ils n’ont pas la même sensibilité que toi pour certaines choses. Tu fis une pause pour lui laisser le temps de digérer ça. En gros, s’ils te prennent pour un looser, c’est parce qu’ils ne peuvent de toute façon pas comprendre ta manière de réfléchir. »

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mar 15 Aoû - 1:35

Vraisemblablement, Njal ne connait pas les sens des mots Geek et Nerd. Cela se voit direct, même s'il ne semble pas vouloir le montrer. Peut-être qu'il a peur que je me moque de lui. Je ne l'aurais pas fait, de toute façon. -Alors pourquoi t'esquisses un sourire en coin ?- Au moins, il a compris ce qu'il devait comprendre. Est-ce que je lui dis qu'Ewan est en couple ? Il serait choqué, je ne veux pas prendre le risque qu'il s'étouffe avec sa propre salive. Ma foi, Gardenia a de drôles de goût. Elle aurait pu prendre l'autre jumeau. Au moins si Finn sortait avec une fille, cela aurait dissipé les rumeurs sur notre dortoir. Personne n'y met du sien !
On arrive alors au sujet Carrow. Franchement il y a une sacrée populace dans ce dortoir.
« Peut-être qu’un jour, il trouvera la lumière, ce con, et qu’il arrêtera de nous prendre pour ses elfes de maison. »
« Tu parles de la lumière de l'intelligence ou de la lumière du portail vers la mort ? Tu lui en demandes trop, il ne sait même pas se servir de sa baguette pour s'éclairer dans le noir, ce sombre abruti. »
Lumos, cela doit être l'un des premiers sorts que j'ai réussi à maîtriser avec celui de lévitation. J'essaye de le maîtriser en informulé, maintenant. J'aime bien prendre de l'avance dans certaines matières. Pour m'assurer d'être toujours meilleur que la moyenne des élèves. Mon père, quand je suis entré à Poudlard, m'a toujours dit de ne pas me reposer sur mes acquis et de prendre de l'avance sur les autres tant que je le pouvais. Evidemment, il veut que son fils soit le meilleur dans toutes les matières. Il n'a de cesse de me gronder quand mes notes ne sont pas à la hauteur. Et il y a une différence entre la hauteur normale et sa hauteur. Et il s'avère que je ne sois à la hauteur qu'en défense contre les forces du mal et en étude des moldus. Encore un petit effort et je le serais en sortilège.

Njal décide de s'attaquer à un sujet assez délicat. Je n'aime pas parler de ce genre de choses. Cela me met toujours mal à l'aise comme si c'était une honte de ressentir ce genre de choses quand bien même que ce soit envers une fille loin d'être hideuse. Lindsay est magnifique. Mais ce que j'ai à dire à Njal n'est pas très glorieux vis-à-vis de mes talents de séduction.
« Je suis certain qu’un jour, tu arriveras à l’intéresser. » m'encourage Njal.
C'est bien gentil de vouloir m'encourager. Mais je ne crains que ses talents en divination ne soient pas prouvés. Sans l'offenser. Je lui réponds que je ne suis pas drôle.
« Et si t’es convaincu de ne pas être quelqu’un de drôle, alors t’es bien la première personne que j’aime écouter dire des choses stupides. »
Je fais la moue, me sentant un peu rougir. Ce qu'il me dit ensuite est assez intéressant, je dois l'avouer. Je tourne mon regard vers lui. Il passe une main derrière sa nuque, montrant sa gêne. Il m'expose un fait sociologique que j'écoute avec attention.
« En gros, s’ils te prennent pour un looser, c’est parce qu’ils ne peuvent de toute façon pas comprendre ta manière de réfléchir. »
« Qui te dit que je réfléchis ? »
La théorie de Njal est intéressante. Mais il oublie le fait que je suis bilingue depuis au moins l'âge de 7 ans. Dans ma vie, je parle autant allemand qu'anglais, voire plus l'anglais avec Poudlard, mes amis et tout ça. J'ai appris une autre langue très tôt, non sans mal certes, en immersion totale. Je ne pense que cette théorie puisse s'appliquer à toutes les personnes. -T'es pas entrain de réfléchir là ?- Je ne pense pas avoir une façon de réfléchir si différent des gens dont l'anglais est leur langue maternelle. Je suis né sur le territoire anglais et j'y ai grandi, j'ai la nationalité britannique même si mes parents, eux, ne l'ont pas. Mon esprit a subi un métissage. Je serais certainement du genre plus ponctuel comme la plupart des allemands si j'avais été élevé là-bas.
« C'est assez simpliste de penser qu'une langue maternelle définit totalement une façon de penser, je trouve. L'allemand a beau être ma langue maternelle, j'ai été scolarisé dans des écoles anglaises avec des enfants anglais dès l'âge de 3 ans. Pour dire, j'ai dû apprendre l'anglais alors que je ne maîtrisais pas encore entièrement l'allemand. J'étais parfois un peu paumé mais ça c'est une autre histoire. Quand je suis arrivé en maternelle, tout ce que je savais dire en anglais se résumait à: bonjour, au revoir, s'il vous plait, merci, madame, monsieur, maman et papa. Je caricature mais en gros, j'étais incapable de faire de vrais phrases. » Je prends mon exemple parce que c'est mon expérience et que je ne vais pas parler de quelque chose que je n'ai pas vécu. Avant Poudlard, j'étais scolarisé comme un enfant moldu, contrairement à un enseignement à domicile comme beaucoup de sorciers. Mes parents estimaient cela mieux pour que j'apprenne l'anglais, que je me familiarise avec le milieu scolaire, les gens... Et puis mes parents ne pouvaient pas forcément s'occuper de moi ou de mon frère et ma soeur tout le temps. Il faut bien travailler.
« Alors oui, la langue maternelle conditionne notre façon de penser mais ce n'est pas la seule responsable. Notre environnement y fait pas mal aussi. Forcément, si on grandit en Allemagne et que notre langue maternelle est l'allemand, on pensera "comme un allemand". Enfin... J'sais pas... Je n'ai pas inventé la poudre. » N'importe qui aurait pu dire ce que je viens de dire, à part Carrow. Pour être honnête, je n'ai même pas vérifié la véracité de mes dires dans une quelconque source fiable. Ça me semble juste logique. Je pense que même Njal pense cela, juste qu'il ne l'a pas inséré dans son argumentation. Il ne faut pas être exhaustif au début d'une explication, sinon on risque de se faire coincer par des questions imprévues.
C'est vraiment agréable de parler avec Njal. Je passe mécaniquement ma main dans mes cheveux encore humides, des gouttes coulent le long de mon cou. Je jette une oeillade rapide et discrète au torse de mon camarade. Et il me dit qu'il n'a jamais eu de petit ami ? Il se balade comme ça torse nu à Londres, je suis sûr qu'il en trouve un. J'humidifie mes lèvres, je me lève pour aller lui piquer sa bouteille d'eau. J'en bois juste une gorgée. Il a mis trop de bûche dans le poêle, il fait chaud.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mer 16 Aoû - 12:22

Confessions


« Tu parles de la lumière de l'intelligence ou de la lumière du portail vers la mort ? »
Alex venait de lancer ça à propos de Carrow et tu ne pus t’empêcher de rire d’un rire franc, clair, authentique. S’il était rare de te voir sourire, ça l’était encore plus de t’entendre t’esclaffer. Mais rien n’était impossible et en petit comité (ou ne serait-ce qu’avec Alex), un miracle était si vite arrivé.
« Qu’importe ! Du moment qu’il trouve une lumière et nous fout la paix ! t’exclamas-tu en t’imaginant dans le même temps que là où il devait se trouver, votre camarade de chambrée devait avoir les oreilles qui sifflaient depuis un sacré bout de temps maintenant. Espérez simplement qu’il ne soit pas à la porte du dortoir en train de vous écouter déblatérer sur son cas ! En plus c’est vrai, j’l’ai jamais vu utiliser un Lumos … Bon, c’est vrai qu’il ne lit pas autant que moi. » Autant dire que tu n’avais non plus jamais vu Carrow ouvrir un bouquin. A son contraire, tu lisais tellement et souvent jusqu’à pas d’heure que tu étais passé expert dans l’art de s’éclairer à la baguette, de produire et d’étouffer cette douce lueur que tout sorcier se devait de savoir convoquer. Le tout sans un mot, sans un bruit, par respect pour ceux qui dormaient dans le même dortoir que toi, Carrow y comprit.

C’est alors que tu décidas d’aborder le délicat sujet des amourettes. Tu voulais en savoir plus sur Alex, sur les vues qu’il pouvait avoir sur qui. Et sans oser le dire ni même y penser, tu espérais qu’il ne finisse pas par te retourner la question à l’aide d’un banal « Et toi ? » Que pouvais-tu répondre à ça ? Rien. Et c’était bien pour cela qu’il ne fallait, en aucun cas, qu’Alexandre ne te renvoie ta question. Tu marchais sur un fil ? On ne pouvait pas dire mieux. Un coup de vent, ne serait-ce qu’une légère brise et te voilà au fond du précipice.
Cependant, ton ami ne semblait pas avoir la tête à te demander de telles choses. S’il venait de t’avouer avoir des sentiments pour Lindsay Talbott, il t’expliquait aussi qu’il doutait de lui et de sa capacité à la séduire ou ne serait-ce qu’à être drôle. C’était quelque chose que tu connaissais bien. Pas la question de la séduction, non, là-dedans tu étais le pire des botrucs. Mais la question de l’humour t’était familière. A être distant avec les autres, ils s’imaginaient bien trop souvent que tu n’avais aucun humour, que tu étais ennuyeux à défaut d’être drôle. Le problème, ce n’était pas tant ton manque d’humour mais leur manque de compréhension à eux. Tu étais certain, y croyais dur comme fer, qu’ils n’étaient pas capables de te comprendre car ta manière de réfléchir, de construire un raisonnement était diamétralement opposée à la leur. C’est ce que tu essayas d’expliquer à Alex d’une façon un peu étrange, exposant une théorie qui s’annonçait déjà bancale.

La première réflexion d’Alex faillit te vexer.
« Qui te dit que je réfléchis ? »
Tu le regardas avec dédain, les sourcils haussés. Là oui, il n’avait pas réfléchi avant de dire cela. Mais tu étais certain que ton ami était quelqu’un de censé. Bien plus que d’autres. « Tu veux vraiment que je te fasse la liste de tous ceux qui réfléchissent bien moins que toi ? Tu te tus un instant comme si tu attendais une quelconque réponse avant de reprendre. T’es quelqu’un de réfléchi, Alex. Dis pas de conneries. Peut-être qu’il faut juste apprendre à ne pas parler trop vite. » Mesurer ses paroles. C’était une chose qui t’obsédait. Il fallait toujours que tu aies le bon mot, la bonne formulation. Il fallait toujours être convaincant, ne jamais froisser, toujours bien paraître. C’était ton fléau et ton fardeau, jamais tu ne t’en séparais.

Et en parlant d’être convaincant, tu ne l’avais pas vraiment été en exposant ta théorie puisqu’Alexandre ne tarda pas à la critiquer, à relever les points bancals. Son argumentaire était quasiment irréfutable car tu avais commis une erreur : prendre ton cas pour une généralité. Tu avais oublié que, même s’il était allemand, Alexandre vivait en Angleterre depuis bien plus longtemps que toi.
« Alors oui, la langue maternelle conditionne notre façon de penser mais ce n'est pas la seule responsable. Notre environnement y fait pas mal aussi. Forcément, si on grandit en Allemagne et que notre langue maternelle est l'allemand, on pensera "comme un allemand". »
Tu hochas la tête, t’avouant vaincu. C’était là le problème de ton développement et Alex venait de te faire prendre conscience d’une chose essentielle : ce que tu avais toujours pris pour un frein depuis ton arrivée à Poudlard ne l’était en réalité pas. Même si tu avais vécu toute ta vie en Norvège, tu avais appris l’anglais au berceau puisque c’était la langue de ta mère. C’était ta langue maternelle au même titre que le norvégien. Mais parce que tu n’aimais pas sa mélodie, tu n’avais jamais vraiment fait d’effort pour la parler et avais toujours pensé que c’était ton accent, ton intonation, tout ça qui t’empêchait de t’intégrer. Simplement parce que tu ne voulais pas parler la même langue que tes camarades. Or, ce n’était pas ça qui péchait. « Tu as raison. Ce n’est pas l’anglais qui a empêché les autres d’aller vers moi. Je pense "comme un norvégien" pas uniquement parce que je réfléchis en norvégien mais parce que j’ai été élevé comme tel, expliquas-tu avec peut-être un peu trop de conviction. Désolé, c’était idiot de dire ça. » Néanmoins, ce n’était pas pour autant que tu cesserais d’y croire, du moins en partie. Ç’avait été ta carapace, ta protection pendant tant d’année. Tu ne pouvais pas l’abandonner ainsi.

Alex ne répondit rien. Il préférait te regarder, passant machinalement la main dans ses cheveux comme tu le faisais si souvent. Comme il était en train de le faire, tu l’observais aussi, appréciant les traits de son visage et ceux de ses muscles qui se dessinaient sous sa peau. Tu ne remarquas pas le regard à la dérobée qu’il jeta sur ton torse car, au contraire de toi, Alex était discret. Néanmoins, tes yeux se posèrent sur son visage au moment-même où il se passa la langue sur les lèvres. Forcément, ton regard s’y accrocha un instant. Dire que tu n’appréciais pas ça serait mentir. Tu aurais aimé le regarder plus longtemps mais lorsqu’il tendit le bras pour attraper ta bouteille d’eau, tu pris peur. Tu crus qu’il avait remarqué à quel point ton regard était resté accroché et qu’il allait te passer un savon. Gêné, tu te sentis rougir comme jamais et détournas le regard aussitôt, priant qu’il n’ait rien vu.
Heureusement, il n‘en voulait qu’à ta bouteille. Soulagé de voir qu’il n’avait rien remarqué (ou qu’il ne te le faisait pas comprendre, du moins), tu ne dis rien qu’en au fait qu’il venait de te piquer ta bouteille. « T-tu as trop chaud ? » demandas-tu alors en te levant pour cacher ta gêne. Toi aussi, tu avais eu soudainement trop chaud. C’était certainement dû au stress d’avoir cru être découvert.
Sans attendre de réponse, tu te dirigeas vers la fenêtre que tu entr’ouvras. C’était l’hiver, un vent glacé soufflait sur les highlands. Ce n’était pas toi que ça allait déranger, certes, mais tu te souciais aussi d’Alexandre aussi n’ouvras-tu pas totalement la fenêtre. Tu revins alors vers Alex mais ne t’assis pas sur ton lit, préférant te reposer sur les colonnes du baldaquin. « Tu sais, des fois, j’aurai aimé que tout soit différent. » Tout non. Bien sûr que non. « J’aurai aimé resté en Norvège. Ou ne pas arriver en Angleterre un mois seulement avant mon entrée à Poudlard. J’ai l’impression que c’est ici que tout s’est joué. » Tu voulais par là que si tu n’étais pas entré à Poudlard, peut-être n’aurais-tu jamais connu d’émoi pour un garçon ni pour un second. Peut-être aussi n’aurais-tu jamais eu autant de problème à t’ingérer. Peut-être aurais-tu eu plus d’amis et serais-tu plus apprécier. Peut-être serais-tu plus ouvert aux autres.
Peut-être serais-tu plus insouciant.
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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Mer 16 Aoû - 23:20

« Qu’importe ! Du moment qu’il trouve une lumière et nous fout la paix ! »
J'aime le rire de Njal. Je le trouve communicatif, franc. Il ne fait pas de manière en riant et j'aime ça. Il fait parti de ceux qui te font sourire quand tu l'entends. Même lui n'a jamais vu Carrow utiliser un lumos. Ce sort est pourtant bien pratique en plus d'être simple. Il est vrai que Njal lit beaucoup. Et la nuit. Des fois je le vois quand je ne dors pas encore lire en s'éclairant avec sa baguette. Enfin... Je l'entends surtout tourner les pages. En première année, je faisais pas mal d'insomnie les premiers mois, tout comme en deuxième année. Mais quand je dors, je dors comme une pierre.
« Comment tu fais pour lire autant ? J'y arrive pas moi ! Rapidement, ça me file un mal de crâne, c'est chiant. Pourtant j'aimerais pouvoir lire plus. »
Il faut dire que j'ai toujours eu du mal avec la lecture et l'écriture, ce qui ne manquait pas d'inquiéter mon institutrice en première année d'école. Je n'ai jamais aimé lire à cause de mes difficultés et du mal de crâne que ça me donne. Néanmoins, j'essaye vraiment de travailler sur ça. Parce que j'aime apprendre. Là où l'on apprend le plus de chose, c'est dans les livres. D'autant plus que certains sujets tels que la magie noire ou la psychologie sont difficilement accessibles autrement.

J'aime débattre. C'est une activité enrichissante. Même si je dois admettre que je n'aime pas faire des concessions dans mes opinions. J'aime avoir raison. Initialement, on parlait de Lindsay et maintenant je me mets à argumenter sur la place de notre langue maternelle sur l'influence de notre façon de penser. J'ai trouvé la théorie de Njal, bien que bonne, quelque peu défaillante. Il a peut-être raison en disant qu'au final, je réfléchissais, même si je n'avais rien répondu à ça. Je n'aime pas qu'on me contredise. Alors que j'adore contredire. -T'es un emmerdeur, c'est ça le mot.-
Vraisemblablement, Njal fait des concessions plus facilement que je n'en fais. Je suppose que c'est une qualité. Mais ce qu'il me répond me fait froncer les sourcils. Cependant, je ne réponds rien. Peut-être que je préfère me rincer l'oeil sur mon interlocuteur. Au bout de quelques secondes, je me penche pour venir chercher la bouteille de Njal et boit.
« T-tu as trop chaud ? »
« Pourquoi tu bégayes ? »
C'est sorti tout seul. Je vois que Njal est gêné. Et moi, je lui demande un truc qui le gênera certainement encore plus. Ce n'est pas cool. Mais autant être franc. C'est quand même marrant. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un léger sourire, peut-être un peu moqueur, je ne sais pas. Je détourne la tête pour ne pas qu'il le voit. « T'as mis trop de bûche, c'est une vraie fournaise. Deux degrés de plus et je fais tomber le haut ! » -T'es gênant.- Il devrait savoir depuis le temps que je déteste avoir trop chaud. Je ne suis pas frileux pour deux sous. De toute façon, il a déjà entre-ouvert la fenêtre. J'espère que cela ne va pas refroidir la pièce au point à ce qu'il remette son haut. Ce serait vraiment dommage pour mes yeux.

Au lieu de revenir s'installer dans son lit, il s'appuie contre la colonne de son lit à baldaquin.
« Tu sais, des fois, j’aurai aimé que tout soit différent. »
Différent ? Qu'est-ce qu'il aurait voulu changer ? Je l'écoute attentivement, ayant repris mon sérieux. Je ne pense pas qu'aller dans une autre école ou arriver au Royaume Uni aurait changé grand chose. Un pays ne peut pas arranger les problèmes d'intégration. Je ne pense pas que j'aurais mieux été intégré en Allemagne qu'ici. Et le fait de vivre depuis ma naissance en Angleterre ne change rien au fait que j'ai toujours eu du mal à m'intégrer. Je pense que c'est une question de tempérament. Je reste silencieux un moment avant de répondre.
« Tu sais, mon père... Avant de prendre le Poudlard Express pour la première fois, il n'avait jamais mis les pieds au Royaume Uni. Son anglais n'était pas parfait, il avait un accent très prononcé mais ça ne l'a jamais empêché de s'intégrer. Il était même très bien intégré. Mieux que je ne le suis aujourd'hui en ayant grandi au Royaume Uni. L'origine ne veut rien dire. »
Mon père voyait Poudlard comme un refuge face à ce qu'il se passait en Allemagne à cette époque. Il avait la sécurité, la liberté et ses amis là-bas. Ma mère aurait voulu avoir cette chance. Mais au final, je suis intimement convaincu que tout cela l'a rendu plus forte qu'elle ne l'aurait jamais été. Son courage est la chose que j'admire le plus chez elle.
« Quand il était à Poudlard, c'était la guerre avec Grindelwald et Hitler au pouvoir. Donc t'imagine le tableau. Il m'a toujours dit que Poudlard était le lieu où j'étais le plus en sécurité. »
Bien sûr, le risque 0 n'existe pas. Si ça se trouve, du jour au lendemain, je peux devenir un paria et avoir toute l'école à dos. De ce fait être victime d'harcèlement scolaire. Mais je ne pense pas que cela puisse être quelque chose qui puisse m'arriver. C'est extrême comme situation.
« En tout cas, moi j'aime ton accent. » avoué-je avec un petit sourire.
Il lui donne tellement de charme. Ça m'a tout de suite percuté quand je l'ai rencontré pour la première fois. Un peu plus timide que maintenant, je ne lui avais pas dit. Mais maintenant je lui dis.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Ven 18 Aoû - 17:58

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Décidément, ce soir, Carrow en prenait pour son grade. Tant mieux. Il l’avait bien cherché et encore, il pouvait s’estimer heureux que vous vous en preniez à lui lorsqu’il n’était pas là. Ou peut-être était-ce non pas par pitié mais par peur de représailles que vous n’osiez pas lui dire les choses ? Après tout, tu avais déjà essayé de te rebeller, de lui faire comprendre qu’il fallait s’en prendre à quelqu’un d’autre que toi. Mais résultat ? Tu avais eu mal aux côtes pendant plusieurs jours et ses railleries avaient redoublé d’intensité. Mais ça ne changeait rien à la chose : Amycus n’avait pas une lumière à tous les étages.
Et c’est tout naturellement qu’Alexandre enchaina sur la lecture car il savait que tu maîtrisais parfaitement le sortilège d’illumination pour t’éclairer tard dans la nuit quand tu lisais. « Comment tu fais pour lire autant ? J'y arrive pas moi ! Rapidement, ça me file un mal de crâne, c'est chiant. Pourtant j'aimerais pouvoir lire plus. »  C’est vrai que, quand tu y réfléchissais, tu lisais tout de même beaucoup. Un vrai Serdaigle, dis donc ! Ne sachant pas trop quoi répondre à Alex, tu haussas les épaules. Non vraiment, tu ne savais pas pourquoi tu lisais autant. Pour t’évader peut-être. Certainement, oui. « Je pense qu’il faut simplement trouver un livre intéressant. Et à partir du moment où tu considères que les livres peuvent t’apprendre beaucoup de choses, tu les trouves de plus en plus dignes d’intérêt. Tu étais convaincu que les livres étaient une source de savoir et de divertissement inépuisable. Il suffisait juste d’y accorder de l’attention, même si la préface rebutait, même si le style était étrange. Après c’est comme tout, si tu n’y mets pas un peu du tien, ça va pas se faire tout seul. Enfin … c’est ce que je pense. » A nouveau, tu haussas les épaules, signe que tu n’en savais pas grand-chose, une fois encore.

Tu abordas un sujet délicat, celui des amours mais bien vite, votre discussion dériva et se transforma en une sorte de petit débat sur la place de la langue maternelle et la culture d’origine sur les rapports sociaux et la façon de penser. Ta théorie était assez simpliste ou plutôt n’était pas assez approfondie. Alex te le fit remarquer et tu n’eues pas vraiment le cœur d’argumenter pour ta théorie, ce qui était, pourtant, le principe-même d’un débat. Tu préféras avouer que tu avais tort. Peut-être était-ce aussi parce que tu avais du mal à tenir tête à ton ami.

Il y eut un moment de flottement où une valkyrie passa. Puis Alex s’empara de ta bouteille pour y boire car il avait trop chaud, chose que tu lui demandas bêtement et naïvement, bégayant par la même occasion car tu n’avais déjà pas l’air assez idiot. Et bien sûr, ça ne loupa pas.
« Pourquoi tu bégayes ? »
Alors que tu t’étais déjà levé pour aller ouvrir la fenêtre, tu te retournas brièvement, l’espace dans un instant, lâchant un regard de hibou grand-duc à Alex, les yeux écarquillés (bon, peut-être abusé-je un peu trop). « P-pour rien du tout, » t’empressas-tu de lui répondre avant de te retourner vers la fenêtre pour cacher ta gêne et surtout ton teint qui venait de virer au rouge braise. Une fois que tu eus entr’ouvert la fenêtre, tu restas quelques instants devant, laissant le froid te saisir et te rafraichir les esprits.
« T'as mis trop de bûche, c'est une vraie fournaise. Deux degrés de plus et je fais tomber le haut ! » lâcha Alexandre sans la moindre gêne. Après tout, n’étais-ce pas toi qui te trimballé torse nu depuis tout à l’heure ?
« Bah tu sais, on est plus à ça près. Si t’as trop chaud, vas-y. Ou t’as peur que je voie tes abdos ? » lui répondis-tu du tac au tac, avec aisance alors que quelques instants auparavant, tu avais été si échaudé par sa question impromptue. Peut-être était-ce parce que, loin de lui, dans la pénombre du dortoir, il y avait moins de chance pour qu’il ne surprenne un comportement étrange.

Ce n’est qu’une fois certain que ton teint ne sera plus sujet aux interrogations surprises d’Alexandre que tu regagnas ta place, t’appuyant sur le montant du baldaquin de ton lit. Cette conversation t’avait fait réfléchir sur beaucoup de choses et avec Alex, tu avais l’impression que tu pouvais laisser parler ton cœur (mais pas parler de ce que ressentait ton cœur, malheureusement …) Qu’importe ce que tu lui dirais, tu avais le sentiment qu’il ne te jugerait pas. Alors, tu lui fis part de cette idée folle, ce rêve fou, ce « Et si … » La réponse ne fut pas celle à laquelle tu t’attendais.
Alex te parla de son père, dont la situation passée ressemblait beaucoup à la tienne aujourd’hui. Lui aussi s’était retrouvé propulsé dans la frénésie magique de Poudlard, au beau milieu d’enfants qui parlaient anglais parfaitement alors que lui avait, comme toi, un accent prononcé. Cette histoire ressemblait fort à la tienne à une chose près : la fin. Hans, lui, s’était parfaitement intégré à ce nouvel univers. Alors peut-être que tout ne dépendait de la personne qui était le protagoniste de cette histoire, ne dépendait que de sa volonté et de son caractère.
Alex ajouta alors : « Il m'a toujours dit que Poudlard était le lieu où j'étais le plus en sécurité. » Tu eus un petit rire, ce genre de rire qui était plus un soupir amusé. L’endroit où on était le plus en sécurité ? Sérieusement ? Tu étais certain que le sentiment d’Hans à ce sujet était biaisé par rapport au contexte dans lequel il était allé à Poudlard, contexte qu’Alex t’avait joyeusement rappelé. Mais à tout bien y réfléchir, votre époque ne voyait pas la montée d’un nouveau Mage Noir dont on osait à peine prononcer le nom ? Peut-être l’école était-elle l’endroit le plus sûr de Grande-Bretagne mais tu avais un tout autre avis. A Bergen, tu serais bien plus en sécurité, avec la mer du nord te séparant de ce Mage Noir. Et puis, même si tu mettais ce fou de côté, Poudlard avait pleins de points noirs. « Un lieu où on se moque de toi, oui. Un lieu où tu te fais emmerder par un con juste parce qu’il a une tête de plus que toi et où des merdeux font la loi parce qu’ils s’estiment plus purs alors qu’ils font honte à tout ce que sont les sorciers, sifflas-tu avec agacement. Ce n’était pas contre Alexandre que tu disais ça mais bien parce que tu étais excédé de cette atmosphère pesante, de cette omerta que personne ne pouvait ou ne voulait briser. Poudlard nous protège peut-être de ce qui se trame à l’extérieur mais à l’intérieur, c’est la cage aux lions. Un faux pas et s’en est fini de toi. » C’était assez étrange que tu dises ça alors que tu n’avais jamais été le plus tendre avec les autres. Mais que voulais-tu … avec de telles personnes faisant leur loi dans l’école, il ne fallait pas s’étonner que tu n’aimais pas les gens. Et en matière de faux pas, tu t’y connaissais. Tu pouvais simplement t’estimer heureux que lorsque Lys s’était rendue compte de ton attirance pour les garçons, elle ne l’ait pas crié sur tous les toits de l’école. Et encore, maintenant, tu étais pris au piège.

Alex te dit alors quelque chose de totalement inattendu. Quelque chose qui te toucha beaucoup et qui te fit oublier l’aigreur que tu nourrissais à propos de cette école et de ses occupants. « En tout cas, moi j'aime ton accent. »
Tu le dévisageas un instant, interdit, avant de lui adresser un fin sourire, un peu timide. Tu rougissais ? Oui. Un peu. « Merci … soufflas-tu simplement. C’est rare, les gens qui l’apprécient. » A vrai dire, tu pensais même que personne ne pouvait l’aimer. Et bien sûr, qu’Alex lui-même t’avoue y trouver du charme ne te laissait pas indifférent.
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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Sam 19 Aoû - 21:44

Pendant longtemps, au moins jusqu'à mes douze ans, je me suis ligué contre la lecture. A l'école primaire, je détestais cela. De tout mon coeur, vraiment. Quand l'institutrice nous demandait de lire, je ne me sentais pas bien. J'en tremblais. Je n'étais vraiment pas un bon lecteur, j'avais un retard considérable. Il en allait de même pour l'écriture, c'était -Et c'est resté- une catastrophe. Je me rappelle, le premier cours d'histoire de la magie que j'ai eu à Poudlard, Binns m'a demandé de lire un passage du livre de cours. Je ne voulais pas donc j'ai dit non et insisté pour ne pas le faire. En plus, le sujet en lui-même (ou le professeur, je ne sais pas trop) était nul à en chier des scrouts à pétard. Depuis ce jour, je déteste l'histoire de la magie.
Mais depuis quelques mois, j'essaye de me réconcilier avec la lecture. Ou de créer un lien qui n'existe pas encore. Depuis que mes centres d'intérêt se sont élargis à des sujets qu'on étudie mieux dans les livres. J'essaye d'y aller progressivement, de ne pas commencer par de gros pavés. Si Njal m'a vu ne serait-ce que trois fois lire un livre en l'espace de quatre ans, c'est beau. D'ailleurs, il parle comme un amoureux de la lecture. C'en est sûrement un, on me dira. Je le rejoins pas mal dans ses propos. J'acquiesce.
« Après c’est comme tout, si tu n’y mets pas un peu du tien, ça va pas se faire tout seul. Enfin … c’est ce que je pense. »
« C'est vrai, tu as raison. Après je peux comprendre que certaines personnes soient rebutées par la lecture. »
Moi même, je l'ai été. Mais je me tiens de préciser cela à Njal.

« Bah tu sais, on est plus à ça près. Si t’as trop chaud, vas-y. Ou t’as peur que je voie tes abdos ? » me dit-il, me tournant toujours le dos (j'en profite pour admirer ses dorsaux).
Je lâche un rire sonore. S'il savait que ce n'était pas complètement faux. J'hausse un sourcil avec un sourire en coin.
« Oh non, je veux juste ne pas te rendre jaloux. Je ne voudrais pas que tu te sentes complexé. Je suis trop énorme et sec pour toi. » le raillé-je.
Je n'ai pas vraiment d'abdos, cela se voit. Mais vaut mieux en rire qu'en pleurer. Le patinage artistique, ça muscle plus le bas du corps que le haut. Et en général, c'est pas les muscles fessiers que les gens regardent (surtout qu'avec l'uniforme, ça se voit pas vraiment) mais les abdominaux et les pectoraux chez un individu de sexe masculin. Et forcément, je pratique moins qu'avant donc je perds en muscles, automatiquement. Le peu de muscle que j'avais en haut fout le camp, du coup.

Njal finit par revenir s'appuyer contre la barre de son lit à baldaquin. Je crois qu'il a le mal du pays. Sa Norvège natale lui manque, chose que je peux aisément comprendre. Il réagit comme si mes paroles étaient absurdes en lâchant un rire. Libre à lui de penser ce qu'il voudra sur la question. J'attends juste le contre-argument qu'il va me sortir. Agacé, il m'énuméra tout les problèmes que l'on peut rencontrer à Poudlard ne concernant que les autres individus. Il me décrit un peu la base de l'harcèlement scolaire. Je juge cet argument invalide parce que ce fait se présente dans n'importe quelle école. Que ce soit chez les moldus et les sorciers. On aura beau dire le contraire, il y a toujours une hiérarchie sociale. Des leaders aux parias en passant par les élèves lambda.
« Poudlard nous protège peut-être de ce qui se trame à l’extérieur mais à l’intérieur, c’est la cage aux lions. Un faux pas et s’en est fini de toi. »
« C'est comme ça dans n'importe quelle école. Poudlard n'a pas l'exclusivité de l'harcèlement scolaire. Je pense que personnellement, nous n'avons pas à nous plaindre de ça. A part Carrow qui est un sacré emmerdeur, nous n'avons pas toute l'école à dos. Ce serait fort quand même de se la mettre à dos ! Quel est le pourcentage de chance qu'on devienne des parias ? »
-Ton pourcentage est plus élevé que celui de Njal.- Il ne devrait pas être autant négatif. Il pourrait être, au pire, réaliste et au mieux positif. Le pourcentage de chance qu'on se mette toute l'école à dos est faible. Je m'efforce de cacher beaucoup de choses pour éviter cela. Njal ne sait pas que je suis un sang-mêlé. Les gens à Poudlard qui connaissent mon attirance pour la gente masculine se comptent sur les doigts d'une main. Astrid, Bertha et Njal.

Je me sens obligé de complimenter Njal sur son accent que je trouve absolument craquant. Je ne comprends pas les gens qui n'apprécient pas cet accent. Très certainement ne sont-ils pas familiers à ces sonorités. Je souris à Njal. Si un jour je vais en Norvège, j'espère que tout les norvégiens seront comme lui. Même si on dit qu'ils ne sont pas très aimables. Hmpf. On dit bien que les allemands n'ont pas d'humour et qu'ils sont rigides. En tout cas je peux dire que Njal est aussi bien foutu qu'un suédois (s'il n'est pas blond, ce n'est pas grave). Si on part sur les clichés. Njal semble tout gêné, c'est adorable.
« Tu sais, j'ai grandi en ayant à l'oreille un accent qui selon certaines personne est l'un des pires accents d'Europe. L'accent qui, dans les clichés, te fais passer pour un psychopathe. » dis-je avec un petit sourire.
Combien de fois m'a-t-on demandé de faire l'accent allemand. Les gens ont été déçus quand je leur ai fait un accent authentique non caricaturé. Ce n'est pas l'accent le plus flatteur mais on a fait pire. Je m'estime heureux de ne pas avoir chopé l'accent de mes parents. A Poudlard, ma vie sociale serait morte.

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MessageSujet: Re: Confession • Ft. Njal [Flash-back] Hier à 11:22

Confessions


Depuis le tout début de ta première année, tu t’étais toujours très bien entendu avec Alexandre mais c’était comme si ce soir-là, vous appreniez à vous connaître. D’aussi loin que tu pouvais t’en souvenir, vous n’aviez jamais vraiment de discussions comme celle-ci, où vous traitiez de sujets aussi divers que les amourettes ou l’influence de la langue maternelle sur quelqu’un. C’était réellement appréciable d’avoir quelqu’un avec qui parler sans tabou (ou presque …), qui écoutait et débâtait sans jamais juger. Qu’aurais-tu donné pour que la plupart des gens soit comme Alex ? Le monde n’en aurait été que meilleur quoique ton ami recèle aussi sa part d’ombre, une part qu’il préférait ne pas révéler, que ce soit à toi ou à d’autre. Mais, mettant ceci de côté, à chaque minute qui passait, tu en apprenais un peu plus sur ton camarade et apparemment, sa relation à la lecture n’était pas aussi développée que la tienne, était beaucoup plus conflictuelle.
Tu essayas de lui donner des conseils pour améliorer ce rapport, quoique tes conseils relevaient du sens commun. Tu n’avais pas inventé la poudre, comme le disait si bien Alex.
« C'est vrai, tu as raison. Après je peux comprendre que certaines personnes soient rebutées par la lecture. »
Bien sûr, ce n’était pas parce que tu l’incitais à se forcer un peu pour lire que tu rejetais totalement l’idée que certaines personnes -Alex compris- puissent être rebutées lorsqu’il s’agissait ne serait-ce que de lire le plus petit paragraphe dans un livre. Tu hochas donc la tête sans rien dire de plus.

Quelques minutes plus tard, Alex se plaignit de la chaleur qu’il faisait dans le dortoir et tu te levas pour aller ouvrir la fenêtre. Lui comme toi, ça ne vous gênait pas le moins du monde qu’il fasse 5°C dehors. Lui avait toujours trop chaud, toi étais habitué à de telles température.
Alex fit une remarque gênante, tu réagis étrangement et préféras rester devant la fenêtre un instant pour te calmer et reprendre tes esprits. Et finalement, ce fut à ton tour de lui lancer une petite pique, l’incitant à se mettre à l’aise s’il avait trop chaud (car, bon, inutile de se le cacher, tu trouvais ça totalement injuste que lui puisse mater ton torse alors que toi, tu étais condamné à imaginer la forme que pouvaient prendre ses abdominaux sous son haut de pyjama).
« Oh non, je veux juste ne pas te rendre jaloux. Je ne voudrais pas que tu te sentes complexé. Je suis trop énorme et sec pour toi. »
« Énorme et sec ? Mais oui bien sûr ! pouffas-tu de rire devant ta pauvre fenêtre. Si c’est le cas, pourquoi tu te caches sous ton t-shirt ? Montres tes gros pecs, Amycus nous foutrait peut-être la paix ! Si seulement … Jouer les gros bras avec Carrow ne marchait pas, tu en avais fait la douloureuse expérience et il aurait fallu s’appeler la Montagne pour que ce connard soit impressionné. Et de toute façon, il en faut plus que ça pour me rendre jaloux. » Mais oui bien sûr. Et tu espérais qu’Alex te croit ? Après ce que tu lui avais dit ? Tu aurais plutôt dû lui dire « Il n’en faut pas autant pour me rendre jaloux », là, ç’aurait été bien plus juste.

Tu finis par revenir vers ton ami et, t’appuyant sur le montant de ton baldaquin, tu lui avouas avoir le mal du pays. Alex essaya alors de t’expliquer qu’il n’y avait pas d’endroit plus sûr que Poudlard. Ce à quoi tu rias franchement jaune. Tu lui fis part de tes doutes. Tu ne voyais certainement pas le château du même œil que lui. C’était évident. Et plus évident encore : il réfuta ce que tu venais de dire. C’en devenait presque une manie chez lui !
« C'est comme ça dans n'importe quelle école. Poudlard n'a pas l'exclusivité du harcèlement scolaire. »
« Si tu le dis. J’en sais rien, moi, » lui répondis-tu en haussant les épaules. Là-bas, à Bergen, tu n’avais pas été à l’école primaire comme tout bon petit moldu. De par ton rang et ta famille, tu avais bénéficié d’une éducation à domicile. Et de toute façon, tu n’étais pas aussi bien renseigné que ton camarade sur l’autre monde. A vrai dire, tu t’en fichais royalement, tes notes en Étude des Moldus pouvant aisément l’attester.
« Je pense que personnellement, nous n'avons pas à nous plaindre de ça. A part Carrow qui est un sacré emmerdeur, nous n'avons pas toute l'école à dos. Ce serait fort quand même de se la mettre à dos ! Quel est le pourcentage de chance qu'on devienne des parias ? »
Certes, d’autres étaient plus à plaindre que vous quoi qu’Amycus soit un champion dans sa catégorie.
« Je pense que si nos chers amis Avery & compagnie apprenaient que des sang-purs, comme eux, en pinçaient pour les mecs, on deviendrait rapidement persona non-grata. Ils se feraient une joie de nous descendre publiquement, commentas-tu sur le ton le plus neutre qui soit. C’était ta plus grande crainte, bien que tu ne le laissas pas transparaître. Si c’est le cas, on pourra même envier Pettigrow ! » Oui, c’était certain. Le gang des merdeux, dont font parties Carrow et Avery, vous ferait vivre un enfer. A un tel point que Peter Pettigrow, le mouton noir de Poudlard, en deviendrait presque blanc.

Alex avoua alors, sans vraiment de rapport, apprécier ton accent. Ça te fit rougir et tu fus bien incapable de faire autre chose que de le remercier et de lui expliquer qu’il était bien la première personne à qui ton accent plaisait.
« Tu sais, j'ai grandi en ayant à l'oreille un accent qui selon certaines personnes est l'un des pires accents d'Europe. L'accent qui, dans les clichés, te fais passer pour un psychopathe. »
Ça te fit sourire d’imaginer Alex parler avec un fort accent germanique. Vu qu’il n’avait rien à voir avec les clichés de son pays, ce serait parfaitement décalé et totalement hilarant.
« Ach ! Vous n’aimez pas votre accent, Herr Rozen ? Dommache, fraiment dommache, t’exclamas-tu en imitant vraiment mauvaisement l’accent allemand. Tu observas ton ami un instant en tentant de rester sérieux. Tu voulais voir sa réaction mais tu partis bien trop vite dans un long fou rire. Finalement, tu sus te reprendre. Pardon, j’étais obligé. Heureusement que tu n’as pas d’accent trop prononcé, ça n’aurait pas été crédible. Ah ? Parce que tu pouvais parler de crédibilité, toi ? Tu sais, mon grand-père, son accent est tellement prononcé que lorsqu’il parle anglais, on a l’impression qu’il ronchonne dans sa barbe ! Il n’y avait bien qu’avec Magnus que tu en oubliais ton accent à couper au couteau. Les gens devraient l’écouter, ils finiraient par penser que l’accent allemand n’est pas le pire qui soit ! Tu restas ensuite silencieux un instant avant de lui avouer : J’aime bien aussi ton léger accent. En vérité, arrivé à Poudlard, ça t’avait fait sentir moins seul. Tu n’étais plus l’unique étranger dans ce château. »
© GASMASK


Citation :
Pardon, j'ai un peu craqué pour la fin sor

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