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L'élève et le maître ▲ MORANOUNET

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MessageSujet: L'élève et le maître ▲ MORANOUNET Jeu 3 Aoû - 0:27

Aujourd’hui était une journée toute particulière pour Raven. Premièrement, elle ne travaillait pas. Chose rare dans son quotidien. Mais si elle avait posé son jour, ce n’était pas pour rien. Ça en valait même plutôt la même. En effet, la sorcière attendait celui qui était devenu son élève depuis quelques mois, élève à qui elle apprenait à devenir un Animagus confirmé. Moran Powell, fils d’Arthur, un employé du Ministère qu’elle connaissait bien. Raven avait rencontré le jeune Serpentard en compagnie de son père, et ils avaient tous deux entamé une discussion fort intéressante. L’Auror était très perspicace dans ses observations, elle avait tout de suite deviné que le jeune homme en face d’elle lui cachait quelque chose, et avait fini par découvrir qu’il s’entraînait en réalité régulièrement pour parvenir à son but. Ni une ni deux, la sorcière lui avait proposé de devenir son professeur en la matière, une sorte de mentor personnel. Il avait bien entendu accepté, se rendant compte de la chance qu’il avait et de l’opportunité qui se présentait à lui. Ne pas refuser une telle offre. Depuis, ils ne s’étaient pas vus. Entre l’attaque du Musée et son travail, Raven avait eu la tête ailleurs. Même s’ils s’échangeaient régulièrement des lettres pour se tenir au courant des avancées du vert et argent. En parlant de ça, l’Auror lui avait donné son adresse et, au final, lui avait pourtant demandé d’envoyer ses hiboux au Ministère, expliquant que si l’une de ces lettres étaient interceptée, renfermant alors l’adresse de l’Auror, le danger était trop risqué. Bref, ils ne s’étaient pas vus. Même lorsque la sorcière était intervenue à Poudlard et, pourtant, l’avait vu à l’œuvre pendant le cours d’Asterion, les deux n’avaient même pas pu échanger ne serait-ce qu’un instant. C’est pourquoi, sachant que les vacances étaient là, Raven lui avait envoyé un hibou lui proposant de se voir pour qu’elle puisse constater les progrès qu’il avait fait depuis. Le jeune homme lui avait répondu qu’il allait partir sur la croisière, mais que d’ici deux semaines il serait de retour sur le sol anglais. L’Auror avait donc patienté jusque-là. Deux semaines plus tard, elle avait reçu une lettre de sa part lui disant qu’il était rentré et qu’il fallait qu’ils se fixent une date. D’où le jour de son congé exceptionnel. Peu de personnes arrivaient à convaincre Raven de ne pas aller travailler au Ministère. Il fallait croire que Moran Powell en faisait partie.

L’Auror n’avait pas eu besoin de ranger quoi que ce soit. Tout était propre, chez elle. Tout le temps. En revanche, elle avait pris ses précautions. La sorcière savait pertinemment qu’en ces temps sombres, la confiance n’était pas accordée à n’importe qui. Qu’elle pouvait très bien se faire prendre en filature ou autre et qu’il fallait se montrer prudent. C’est pourquoi elle avait donné rendez-vous à son protégé au cimetière de Abney Park. Un lieu étrange, me direz-vous. Mais ainsi, la sorcière allait faire une pierre deux coups. Elle avait tout prévu. La tombe de son défunt mari s’y trouvait, et cela faisait quelques mois qu’elle ne s’y était pas rendue. C’était le moment, avant de passer aux choses plus sérieuses, et surtout plus gaies. Raven avait donc préparé une jolie rose et, de son appartement, avait transplané une dizaine de minutes avant l’heure du rendez-vous. Elle était apparue aux frontières du cimetière et, sans hésiter, s’était dirigée vers le tombeau d’Elliot. La sorcière connaissait tellement le chemin par cœur qu’elle aurait pu y aller les yeux fermés.

Un soupir. Un serrement de gorge. Un serrement de mâchoire.

Raven se tenait agenouillée face à la tombe de son mari, une rose au pied de celle-ci. Elle ne savait pas quoi dire, se contentant de lire le prénom d’Elliot gravé sur la pierre à jamais. Les larmes ne coulaient pas. Elles ne coulaient plus. Son réservoir de pleurs était éteint à force d’avoir été trop longtemps ouvert. Et les souvenirs affluaient tellement en masse qu’elle en était bloquée au sol. Une espèce de conscience l’aida à se réveiller de cet état de semi-transe, assez pour qu’elle daigne regarder sa montre. Il était temps. Fermant une dernière fois les yeux, l’Auror au cœur brisé se leva et fit volte-face en regardant à droite, puis à gauche. Il se tenait là, à quelques mètres d’elle. L’air de rien, tentant d’oublier ce pourquoi elle était venue ici, elle se dirigea vers lui le pas rapide, un sourire aux lèvres, et lui tendit la main. « Je suis ravie de vous voir, jeune homme. » Regardant de nouveau autour d’elle pour vérifier que personne ne les espionnait, la sorcière lui déclara d’un air neutre. « Pas de crainte, nous allons chez moi. Mais il fallait juste que je m’assure que personne ne nous suive. Puis, d’un air un peu plus discret. Les adresses des Aurors sont censées être confidentielles, pour leur sécurité. Si un Legilimens expérimenté parvenait à rentrer dans votre esprit à votre insu… » L’Auror ne termina pas sa phrase, ne préférant pas rentrer dans les détails. Elle lui tendit alors son bras, le port de tête haut. « Attrapez-moi le bras. » L’élève obéit. La seconde d’après, ils n’y étaient plus. Transplanage immédiat.

Ils réapparurent juste devant la porte de son appartement. La sorcière habitait au plein milieu de Londres dans un immeuble sorcier aux allures délabrées aux yeux des moldus. Elle sortit sa baguette de sa manche gauche, tapota deux fois la poignée de sa porte pour que celle-ci s’ouvre. Avant de l’ouvrir, Raven se tourna vers l’élève, un peu inquiète. « J’espère que le transplanage ne vous a pas retourné l’estomac. » Puis elle ouvrit la porte et se décala pour le laisser entrer en premier avant de le suivre en fermant derrière elle. S’affairant dans la cuisine afin de préparer du thé – en plein mois d’août, oui oui – Fawkes lui demanda « Les vacances se passent bien ? Comment était la croisière ? » Puis, agitant un petit sachet de thé en l’air, « Un peu de thé ? »
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MessageSujet: Re: L'élève et le maître ▲ MORANOUNET Ven 4 Aoû - 13:11

Moran s’est levé en pétant la forme, ce jour-là. Comme à l’accoutumé, il est seul dans la grande maison familiale. Il n’y a guère que son hibou avec qui il est en guerre pour lui tenir compagnie. Pour qu’il cesse enfin ses piaillements désagréables, le jeune homme l’attrape et le jette dehors sans ménagement. Aujourd’hui est une belle journée et rien, pas même son hibou ne pourra changer cela. Le ciel est gris mais le temps ne semble pas pluvieux, pour une fois. Il est rentré il y a de ça deux semaines de la croisière à laquelle beaucoup participaient, parce que ses parents sont trop paranoïaques pour le laisser plus longtemps sur le bateau dans les circonstances actuelles. Heureusement, ses diverses correspondances le tiennent éveillé et lui permettent de ne pas totalement s’ennuyer. Outre ses lettres à une correspondante inconnue, et celles qu'il envoie régulièrement à Daisy, ses échanges avec son oncle n’ont jamais été aussi productifs. Mais la meilleure à ses yeux, reste la correspondance avec Miss Fawkes, celle qu’il considère depuis Décembre comme son mentor. Maintenant qu’il est tout seul chez lui, Moran redouble d’efforts pour s’entraîner à la métamorphose. Ne plus avoir la trace est une des meilleures choses qui lui soit arrivé. Il ne peut pas nier que grâce à elle, il a fait des progrès phénoménaux, passant de quelques plumes dans la main à une aile normalement constituée bien qu’un peu… Disproportionnée. Maintenant, il s’en sort un peu mieux et son bras droit suit le même chemin que le gauche. Il se plaît à dire qu’il ressemble à un ange comme ça, mais il est encore très loin de la transformation de Miss Fawkes.

Aujourd’hui, il a rendez-vous avec elle.

Ils ne se sont pas vu depuis Décembre et le Serpentard est tout excité à l’idée de la revoir pour lui montrer ses progrès. Une partie de lui, lui intime de se méfier parce qu’elle peut être déçue par ses résultats, mais il préfère ne pas y penser.   Comme elle est Auror, il ne peut se permettre de la rencontrer directement chez elle. Tout jeune qu’il est, il peut quand même comprendre cela et il n’est d’ailleurs pas vexé, parce qu’il ne voit pas cela comme un manque de confiance mais plus comme un paramètre de sécurité supplémentaire. Après quelques lettres, Raven Fawkes lui a donné rendez-vous dans un cimetière. A la première lecture de la missive, il a pris peur. Un cimetière est un endroit super glauque après tout. Mais il lui fait confiance.
A l’heure du rendez-vous, Moran transplane depuis son salon direction le cimetière. L’endroit est… Glauque. C’est un cimetière, quoi. Rien de bien réjouissant là-dedans. Il voit alors l’Auror penchée sur une tombe et préfère ne rien dire ou ne rien faire estimant qu’il s’agit là d’une affaire privée qui ne le regarde nullement. Son âme lui demande pourtant de lui poser des questions, mais l’Ecossais préfère ne pas jouer avec ce genre de sentiments. L’Auror le salue et tout sourire il lui répond. Elle lui explique la raison de sa venue ici et Moran acquiesce, compréhensif : « C’est normal vous avez raison. On n’est jamais trop prudent ! ». Raven lui intime de lui attraper le bras et sachant ce qui va suivre le jeune homme lâche une grimace avant de le saisir. Brusquement, il sent ses entrailles faire des bonds dans son corps et il lui faut quelques minutes avant de réaliser qu’ils sont parvenus à destination. Le visage légèrement livide, il lâche un léger sourire à la remarque de l’Auror sur le transplanage : « J’ai beau avoir mon permis je ne m’y ferai jamais » dit-il, légèrement moins nauséeux mais toujours pas à l’aise.

Ils entrent tous les deux dans une belle maison et le jeune homme la suit ne sachant pas très bien où aller. Elle a la délicatesse de lui demander comment se passent ses vacances et Moran répond simplement : « La croisière était sympa, j’aurais bien voulu y rester plus longtemps. Vous n’y mettrez pas un pied, vous ? ». Il se doit de retourner la question, après tout. Il acquiesce lorsqu’elle lui propose du thé, par politesse. Il trempe légèrement ses lèvres dedans. Moran n’est pas trop un fan de thé, il se demande en fait ce qui est passé par la tête des anglais de faire infuser des feuilles pour en boire l’eau après. En bon écossais qu’il est après tout, il préfère l’alcool.



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MessageSujet: Re: L'élève et le maître ▲ MORANOUNET Sam 5 Aoû - 0:17

Raven avait conscience que demander à son jeune élève de la rejoindre dans un cimetière pouvait paraître étrange, mais c’était nécessaire quant à sa propre sécurité ainsi que celle du Serpentard. Ce dernier comprenait ses précautions, c’était plutôt bon signe. L’Auror le vit légèrement hésiter lorsqu’elle lui demanda de prendre son bras. Savait-il ce qui l’attendait ? Sûrement. Elle ne savait même pas s’il avait son permis ou même s’il avait passé les tests. Mais bon, c’était déjà trop tard. Elle était déjà concentrée pour aller dans une autre destination, elle ne pouvait plus faire marche arrière. La seconde d’après, ils avaient disparu du cimetière et étaient apparus devant la porte de l’appartement de Raven. La sorcière laissa ce dernier rentrer dans son antre tout en prenant de ses nouvelles. Elle se souvenait avec exactitude de son permis de transplanage. De ses échecs, de ses désartibulements, de sa douleur à la jambe. Si la sorcière était douée à l’école, même une volonté et une détermination à 200% n’avait pas garanti l’obtention de son permis. Bon, elle avait fini par l’avoir, mais de justesse. Il s’en était fallu de peu. Fait un peu ridicule lorsque l’on voyait le charisme qu’elle dégageait. Mais bon, à présent cela faisait partie du passé, et il était étonnant de voir que Fawkes maîtrisait le transplanage à la perfection, dorénavant. En même temps, cela faisait partie de son travail. « J’ai beau avoir mon permis je ne m’y ferai jamais. » L’Auror émit un bref éclat de rire avant de lui échanger un coup d’œil complice. « Si vous saviez le nombre de fois que j’ai dû réessayer, lors de mon passage de permis… C’est comme si c’était hier. »

Une fois la porte refermée, la sorcière se dirigea vivement vers sa cuisine en agitant sa baguette. Les placards s’ouvrirent, l’eau se mit à chauffer et des sachets de thé se mirent à voltiger dans les airs. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas accueilli quelqu’un. La dernière fois, cela devait être en février, durant sa convalescence. Elle avait fait entrer un journaliste de Sorcière Hebdo, journaliste qui s’était révélé être le frère du Médicomage qui l’avait soignée à Ste Mangouste. Comme quoi, le monde était vraiment petit. Elle avait donc répondu à ses questions en bonne et due forme, puis l’avait laissé partir. Mais en la présence du jeune homme, l’endroit semblait quelque peu revivre. Même la photo d’Elliot et de la sorcière posée sur la cheminée semblait briller à nouveau. Il faut dire que cela faisait plaisir à la sorcière de recevoir quelqu’un après tant d’années. Pendant sa préparation culinaire, cette dernière lui demanda comment se déroulaient ses vacances. Ce à quoi il déclara « La croisière était sympa, j’aurais bien voulu y rester plus longtemps. Vous n’y mettrez pas un pied, vous ? » Avant de répondre, la sorcière lui demanda s’il voulait un peu de thé sans même savoir s’il aimait ça. C’était une espèce de manie chez elle, boire le thé ou la tisane. Comme un rituel sacré qu’elle respectait à chaque fois. Elle lui tendit une tasse avant de s’installer en face de lui. La cuisine était grande, tout comme le reste de son « appartement ». Grâce à un sort, ce qui pouvait paraître petit de l’extérieur était en réalité très grand. Son petit T2, une fois dedans, ressemblait plus à une belle maison qu’autre-chose. Belle maison qui était devenue à présent trop grande pour une seule personne. Mais la belle Auror n’avait jamais pensé à rapetisser l’espace. Comme si la présence de son défunt mari était encore avec elle. « Où êtes-vous allé ? J’ai entendu dire qu’ils prévoyaient plusieurs escales. » La sorcière prit alors une gorgée de son thé brûlant avant de répondre à sa question. « Quant à moi, je n’ai pas le temps d’y aller. Je sais que quelques-uns de mes collègues y sont allés non seulement pour assurer une certaine sécurité à bord, mais également pour proposer des activités. » Elle soupira. « Je ne peux pas me permettre de prendre du repos. Si vous saviez le nombre de congés qu’on m’a forcée à prendre » ajouta Raven sur le ton de la rigolade. En effet, elle faisait partie de ce type de personnes qui ne pensaient qu’à leur travail, et à rien d’autre. Bien entendu, ses amis comptaient pour elle également, mais le boulot restait très important dans sa vie. En même temps, elle n’avait plus personne. Plus personne qui l’attendait chez elle. Pas d’enfants, rien. Juste… De grandes pièces vides. Qui n’avaient plus été chauffées depuis longtemps.

« Alors dites-moi. Comment avez-vous avancé ces derniers mois ? » Il était temps de passer aux choses sérieuses.
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MessageSujet: Re: L'élève et le maître ▲ MORANOUNET Dim 6 Aoû - 11:18

Moran avait été touché dans sa fierté de devoir passer par les rattrapages pour avoir son permis de transplanage. La douleur saisissante lorsqu’il avait perdu une jambe ou un bras en cours de route lui faisait encore avoir des sueurs froides. Il se rappelait de son hurlement parce que oui, cela faisait très mal de perdre un membre. Mais bizarrement, ça le réconfortait un peu qu’une personne aussi talentueuse que Miss Fawes ait eu autant de difficulté à y arriver. Les plus grands génies devaient être ceux qui ont dû repasser leur permis. Le regard complice qu’elle lui adressa en même tant que son éclat de rire lui fit plaisir, et il répondit : « J’ai dû passer par les rattrapages, je me suis désartibulé à chaque fois » dit-il, un sourire léger aux lèvres face à ce douloureux souvenir qui devenait drôle, maintenant qu’il y repensait. Le principal étant d’y être arrivé. Le jeune homme préférait les balais, bien qu’il soit un peu plus long de voyager avec ce moyen de transport là. Il ne dira jamais nom à une balade sur un balai, jamais. « Je préfère les balais, au final ! » précisa-t-il pour ne pas donner l’idée qu’il n’aimait aucun moyen de transport sorcier.

L’appartement de Miss Fawkes était… Grand. Facilement aussi grand que la maison Powell en Ecosse. Elle avait dû jeter un sort aux pièces pour les agrandir, tel qu’on le faisait avec les tantes. Ses propres parents n’avaient pas jugé nécessaires de le faire chez eux, parce qu’ils avaient quand même un Manoir assez grand. La famille Powell avait plusieurs manoirs qu’ils avaient donnés à leurs enfants, selon l’ordre d’héritage. Celui que possédait Arthur n’était pas le plus grand, mais il était confortable. À contrario, son oncle Abass n’avait hérité que d’un peu d’argent, parce qu’il était le plus jeune de tous les frères. Mais il n’était pas là pour faire une visite de l’endroit, même s’il y avait sans doute beaucoup de choses à dire sur un lieu tel que celui-ci.
Dans la cuisine, le jeune homme n’osait pas piper mot. Il observa un moment la photo sur la cheminée où l’on voyait l’Auror avec un homme, son mari sans doute mais le Serpentard ne fit aucune réflexion. Il n’y avait vraisemblablement pas d’affaires d’homme ici donc, il se doutait que ce devait être un souvenir douloureux. De toute manière, il n’était pas en enquête journalistique. Finalement, Raven avait décidé de combler le manque de conversation en lui demandant s’il avait apprécié la croisière. Ça lui manquait déjà, en réalité. Il en voulait à ses parents de l’avoir consigné en Ecosse. Elle lui demanda où ils étaient allés et Moran eu quelques rougeurs parce qu’il ne se rappelait pas du nom exact : « En France. Je crois… ». Son cousin Darius avait intérêt à ne pas avoir dit de bêtises, sinon, il aurait l’air bête ! Elle l’informa qu’elle n’avait pas le temps d’y aller et le garçon trouva cela assez triste. Raven Fawkes avait l’air d’être une femme si sérieuse que savoir qu’elle ne prenait pas beaucoup de vacances lui faisait de la peine. Elle les méritait sans doute, en plus. « Pour produire du bon travail, il faut du bon repos » nota Moran d’un air pédagogue, sans critiquer le travail qu’elle faisait. La réflexion n’était pas là pour vexer et le ton qu’il avait employé n’était pas un ton de reproche. C’était plus une approche analytique de la chose. Sa tasse entre ses mains, l’Auror en vînt finalement au sujet qu’ils devaient aborder.

Le visage du jeune homme s’illumina d’un bref sourire : « Je suis désolé de ne pas vous avoir plus écrit » commença-t-il, « j’ai eu une fin d’année chargée ». C’était vrai, après tout. Il n’avait pas profité pleinement de son année de pause entre les BUSEs et les ASPICs. « Après que l’on se soit vu et d’après les conseils que vous m’avez donnés par courrier, j’ai travaillé d’abord mes bras. Le premier résultat est venu de mon bras gauche, sans doute parce que je suis gaucher » continua-t-il en secouant son bras gauche, justement. Il reprit : « J’arrivais d’abord à transformer tout mon bras en aile mais je bloquais avec le bras droit. Donc je les ai travaillés séparément. Le problème maintenant, au niveau des bras, du moins, c’est la taille ». Il fit une pause avant de s’exclamer : « Mes ailes sont énormes ! »



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MessageSujet: Re: L'élève et le maître ▲ MORANOUNET Jeu 10 Aoû - 23:44

Lorsque le jeune homme évoqua le rattrapage du permis de transplanage, cela évoqua à l'Auror une multitude de souvenirs. Comme si c'était hier. Pourtant, cela faisait au moins une vingtaine d'années qu'elle l'avait passé. Mais que voulez-vous, c'était le genre de choses qui marquait. Le désartibulage, Raven n'avait jamais trouvé ça très douloureux. Juste un peu désagréable. Mais lorsque l'on s'était pris une infinité de Doloris pendant l'enfance, la douleur d'un transplanage raté n'avait pas de trop grandes proportions. Dans la vie, l'Auror avait appris à relativiser sur beaucoup de choses. Notamment sur la douleur et sur la façon de voir les choses. Très jeune, il y avait eu cette chose d'extrêmement mature, une maturité qui n'aurait jamais dû apparaître à cet âge-là. Tout simplement parce que ce n'était pas le bon moment. Mais certaines personnes connaissaient la dureté de la vie bien avant les autres. Chance ou pas chance ? Raven ne savait pas trop. Elle était mitigée. Si sa grand-mère ne l'avait pas traitée ainsi, aurait-elle été la même ? Merlin seul le savait. En revanche, ce dont elle était certaine, c'était qu'elle ne possédait aucune once de compassion envers la mère de son père. À cause de cette personne, la sorcière avait connu l'enfer sur terre et n'allait certainement pas la remercier pour ça. « Je préfère les balais, au final ! » L'Auror fit un léger sourire tout en jouant avec la cuillère de sa tasse. Elle n'avait jamais vraiment apprécié le Quidditch plus que cela, et ça avait été véritablement Elliot qui lui avait transmis ce goût du sport. Après son décès, elle n'était retournée qu'une seule fois assister à un match, avait eu une discussion avec l'un des joueurs préférés du défunt érudit, et n'y avait plus remis les pieds depuis. Visiblement, le Serpentard appréciait beaucoup le vol. La sorcière leva son tasse et s'arrêta à mi-chemin pour le regarder, l'œil amusé. « Lorsque vous arriverez à terme de votre formation d'Animagus, je pense que vos préférences de déplacement changeront. » Et elle parlait bien sûr en connaissance de cause. Raven termina alors son geste et porta sa boisson chaude à ses lèvres pour en prendre une gorgée. Si l'ancienne Poufsouffle utilisait beaucoup le transplanage, car rapide et efficace, elle profitait en revanche de chaque occasion pour se délier les ailes.

Vint alors le sujet de la croisière. Ah, les vacances. Les seules de l'année que l'Auror avait accepté de prendre avaient été à Ste Mangouste puis chez elle pour sa convalescence. Elle était rarement, voire jamais malade. Cela tombait bien, puisqu'elle était du coup opérationnelle 24h/24. Pour certains, cela pouvait paraître beaucoup trop pour une seule personne. Mais c'était une habitude à prendre. Un mode de vie comme tous les autres. Et puis, Raven était bien consciente d'une chose : personne ne l'attendait chez elle. Ni mari. Ni enfants. Aucune famille. Alors à quoi bon rester chez soi alors que du Ministère et du terrain, elle pouvait aider ceux qui en avaient le besoin ? « En France. Je crois… » L'Auror nota bien sûr la petite hésitation de Moran face à sa question. Le fait d'organiser une telle croisière était une bonne idée. Cela permettait aux jeunes de voir un peu ailleurs que leur chez soi... « Pour produire du bon travail, il faut du bon repos. » Elle ne dit rien un instant, pensive. C'était une phrase qu'on lui avait maintes et maintes fois répété. Mais quelque part, dans la potion Raven Fawkes, il y avait une petite goutte de « Têtu ». Oh, elle savait bien qu'il fallait qu'elle prenne du repos, un peu. Mais elle mettait avant tout sa personne au service des autres. Et le faisait plutôt bien. La sorcière consentir à lui répondre à demi-mot, le ton quelque peu nostalgique. « Vous savez, passer des vacances quand on est seule, ce n'est pas très amusant. » L'Auror porta son regard un instant sur la photographie placée au-dessus de la cheminée avant de boire son thé tranquillement, l'air de rien.

Il était à présent temps de passer aux choses sérieuses. C'était qu'il n'était pas venu pour rien, le Powell ! C'était le cas de le dire. Il allait avoir une sacrée leçon, aujourd'hui. Lorsque son interlocuteur s'excusa de ne pas lui avoir plus écrit que ca, la sorcière fit un geste de la tête pour lui faire comprendre que ce n'était rien. Tant qu'il en envoyait une de temps en temps... C'était déjà ça. Puis, son visage s'éclaira d'un sourire amusé lorsque le garçon lui raconta ses avancées. C'était qu'il se débrouillait bien, pour quelqu'un qui apprenait tout seul ! Cependant, un problème semblait persister dans sa progression. « Mes ailes sont énormes ! » Excitation ? Angoisse ? Peur ? Raven ne savait pas trop définir le ton qu'avait employé l'étudiant. Mais le simple fait qu'il réussisse à transformer des bras était déjà un bon commencement. La sorcière se racla la gorge en posant ses coudes sur la table, gardant sa tasse à hauteur des lèvres. « C'est quelque chose de tout à fait normal, vous avez dû le lire. » Elle entreprit de le rassurer tout de suite. Il fallait y aller étape par étape. « Et je vous félicite, c'est déjà un très bon début. Maintenant, lorsque vous allez à nouveau transformer vos bras, n'oubliez pas de garder votre calme et votre sang-froid. Ne soyez pas excités rien qu'à la vue de vos plumes, sinon vous n'aurez jamais la quantité de concentration nécessaire à une transformation optimale. Une fois que vos plumes auront atteint une taille respectable, la suite viendra toute seule. Tout dépendra après de l'oiseau de votre transformation. Cela impacte énormément sur l'envergure de vos ailes. » L'Auror se leva alors et s'approcha un peu de lui, montrant le salon d'un signe de tête. « Si vous vous sentez prêt, montrez-moi. Seulement les ailes. Je veux voir comment vous procédez avant d'attaquer le reste. » Raven avait l'impression là de revivre les cours que lui avait donné Minerva, lorsqu'elles étaient toutes les deux plus jeunes. À ce propos, voilà longtemps qu'elle ne l'avait pas vue. L'Auror espérait que l'enseignante se portait bien.
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MessageSujet: Re: L'élève et le maître ▲ MORANOUNET Sam 12 Aoû - 15:05

Parler des différents moyens de transport n’est qu’une conversation de politesse avant d’entrer dans le vif du sujet. Moran n’a pas honte de ses piètres performances pour transplaner. Après tout, il se rattrape ailleurs, comme en métamorphose, par exemple. C’est vrai, il est un des meilleurs élèves. Il en est très fier, tout comme son père qui adore rapporter à qui veut bien l’entendre que son fils unique n’a que des Optimal dans le cours de Minerva McGonnagall. Le commentaire que fait Raven est très plaisant pour le jeune homme, qui y voit là un encouragement déguisé. Elle ne semble pas douter de sa réussite et cela lui fait franchement plaisir. Peut-être a-t-elle plus confiance en ses capacités de professeure qu’en ses capacités de progression à lui, c’est possible, mais il préfère ne pas y penser et voir simplement là, une marque de confiance méritée. Le jeune homme porte à ses lèvres la boisson fumante et la conversation s’enchaîne naturellement sur le grand sujet de l’été pour les sorciers : la croisière !
Il n’y est pas resté très longtemps, mais il est heureux d’y avoir fait un tour. Cela ne semble pourtant pas être le cas de Miss Fawkes. Elle lui apparaît comme étant quelqu’un qui produit toujours un travail acharné, pour arriver à la perfection. Cela ne l’étonne pas qu’elle soit une Animagus. Si elle veut quelque chose, Moran ne doute pas qu’elle ne lâche pas le morceau jusqu’à l’avoir. Les gens déterminés sont ceux avec le plus grand avenir. L’Auror lui répond qu’il n’est guère plaisant de passer des vacances seules et Moran surprend les yeux bleus de Raven se poser sur la photographie sur la cheminée. Son mari l’a-t-il quitté ? Est-il décédé ? Le Serpentard ressent une bouffée d’empathie pour elle, parce qu’il lui semble qu’elle est quelqu’un d’exceptionnel, qui ne mérite pas que de mauvaises choses lui tombent dessus. Sans doute n’a-t-elle pas eu une vie très facile et son métier d’Auror n’aide probablement pas à lui donner du repos. Pour ne pas se trahir, il ne répond rien à sa réponse. Après tout, chacun son avis sur la chose, lui, il a besoin de vacances, de décompresser et de penser à autre chose. Après il revient en forme et il déchire tout !

C’est d’ailleurs à la rentrée des grandes vacances de 1974 que Moran a décidé de se mettre réellement à ses essais pour devenir un Animagus. Bientôt un an… Il trouve ça long. Il trouve qu’il est beaucoup trop long. D’un côté, il est ravi des exploits effectués, et de l’autre, il se dit qu’il n’est pas aussi doué que cela. Son égo est blessé par de telles pensées. Mais heureusement, depuis qu’il a rencontré Raven, il fait des progrès. De sacré progrès mais il reste toujours quelques légers soucies… Comme la taille de ses ailes, qui ont une taille humaine. C’est su-per bizarre. Il lui explique son problème et elle ne semble pas étonnée outre mesure. Cela le rassure un peu, parce qu’après tout, quand on apprend seul, on s’imagine qu’on n’a pas un apprentissage normal. Il boit ses paroles comme s’il devait boire l’eau de Jouvance, parce que Miss Fawkes a la merveilleuse qualité de rendre les conversations fort intéressantes de par sa présence et sa gentillesse. Elle le félicite et il a l’impression qu’il va s’évanouir tellement c’est inespéré. Néanmoins, il garde sa posture, sa tasse toujours à mi-chemin entre la table et ses lèvres entre-ouvertes. Elle lui conseille d’essayer de garder son calme. Plus facile à dire qu’à faire, il a toujours l’impression de nager en plein rêve quand il voit son bras devenir aile ! Il acquiesce et rougit légèrement lorsqu’elle lui demande de s’y mettre là, comme ça, devant elle. Se savoir observé lui met un peu de pression, mais après tout, c’est comme le premier match au Quidditch. Au début on stresse puis après ça vient tout seul ! « Avec plaisir ! » s’exclame-t-il en posant sa tasse sur la table.

Sans sortir sa baguette qui est dans la poche arrière de son jean, Moran ferme les yeux pour laisser la magie envahir ses membres. C’est un sentiment bien étrange que de sentir la magie pulser dans ses veines avec plus de force et de vivacité qu’habituellement. Le jeune homme se concentre sur la texture de ses bras, sur la forme qu’il doit avoir, sur la couleur qu’il doit désormais arborer. Et lentement, il les sent changer. Un léger sourire parcourt ses lèvres, parce qu’il s’agit bel et bien là d’une sensation très grisante. Il essaie de faire tel quel Miss Fawkes lui a conseillé, mais mis-à-part une aile plus petite que l’autre (pas de beaucoup, bien entendu, sinon, ce serait merveilleux), il n’y a pas de changement flagrant. Guère à l’aise avec des membres aussi grands il ouvre les yeux en essayant de se tenir immobile même si c’est difficile de garder l’équilibre avec des ailes plus lourds que des bras. « Comme je le disais, j’ai un petit problème de taille » dit-il en esquissant un sourire, même si ses yeux se portent partout sauf sur Raven. S’il casse quelque chose, il est finit.



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