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Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback]

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MessageSujet: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Mer 9 Aoû - 10:50

L'hypocrisie est un art


24 Mai 1975 – 12h45
La journée était radieuse. Le soleil, déjà haut dans le ciel à cette heure-ci, n’avait de guerre à mener contre les sombres nuages, gardiens des highlands. Les doux rayons solaires réchauffaient depuis le petit matin la lande écossaise et les eaux noires du Lac en contrebas de Poudlard. En cette fin mai, les élèves avaient rangé leurs robes aux placards, remonté les manches de leur chemise et profitaient de la pause de midi pour batifoler dans le parc du château. Et pour une fois, tu allais faire comme eux.
Enfin comme eux … c’était un bien grand mot. Disons plutôt que, comme eux, tu allais sortir, allait oublier pour quelques temps tes cours et tes lectures pour se délecter du soleil. Mais surtout de l’eau du Lac Noir. Car oui, toi, le garçon venu du nord, tu ne pouvais pas faire comme les autres.

La journée était parfaite pour piquer une tête dans les eaux profondes du loch et se détendre aussi avais-tu mangé en quatrième vitesse, sans même adresser un mot à qui que ce soit du repas, pour pouvoir le plus vite possible redescendre dans la salle commune, y déposer tes affaires de cours et y attraper à la volée celles de piscine.

Aussi vite que tu étais descendu dans les cachots, tu étais remonté pour te diriger droit vers le grand hall d’entrée. Sur ton visage s’étalait un sourire satisfait qui était rare. Oui, tu étais particulièrement heureux ce jour-là. La journée avait si bien commencé, il fallait dire ! Tout d’abord, Carrow n’avait fait aucune remarque désobligeante au réveil -ce qui était assez inédit pour être souligné- ensuite, les cours s’étaient merveilleusement bien déroulés. McGonagall ne vous avez donné aucun devoir à rendre pour la prochaine fois et l’heure d’après, Slughorn vous avez justement rendu vos derniers devoirs. Vous aviez disserté sur les applications de la mandragore dans tous ses états, de la potion salvatrice qui rendaient vie après une pétrification jusqu’au filtre qui emprisonnait la mort comme si on buvait le cri de la plante des gibets. Notation ASPIC avait-il assuré en sortant le paquet de copies. Et voilà que tu t’étais retrouvé avec un Optimal alors que le prof n’avait corrigé sans aucune indulgence. Voilà qui augurait un très bon résultat pour les examens l’année prochaine !

Alors oui, la journée avait très bien débuté. Trop bien, peut-être même. Car alors que tu allais passer la lourde porte de frêne qui menait droit au parc du château et surtout aux eaux noires du loch, une voix te héla, venant de l’autre bout du hall. « Njal ! Viens par là ! » Et un s’il-te-plait, c’était de trop ? pensas-tu en soupirant alors que toi-même ne l’aurait pas dit non plus.
Tu te retournas pour voir Astrid la furie en haut des marches menant au hall. Non mais sérieux, ça la tuerait de venir vers toi plutôt que de gueuler à travers tout le château ? Et qu’est-ce qu’elle te voulait en plus ? Tu eus un ultime regard vers la lande verte qui s’étendait par-delà les portes ouvertes tout en sachant très bien que tu n’aurais pas le droit à ta séance de piscine aujourd’hui puis tu t’avanças jusqu’à la lionne, cachant du mieux que tu le pus, derrière un sourire faussement heureux de la voir, ta déception et ton exaspération. « Salut Astrid, lâchas-tu avec un sourire mielleux, te disant que si tu y mettais les formes, peut-être ira-t-elle assez vite pour que tu puisses te ruer dehors avant de reprendre les cours. Tu veux me parler de quelque chose ? »

©️ GASMASK


Citation :
J'espère que ça te convient comme début Perv

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Dernière édition par Njal H. Lænsen le Jeu 10 Aoû - 12:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Jeu 10 Aoû - 11:23

Astrid mangeait comme une affamée, assise entre Marlene et Bertha qui ne semblaient pas se soucier de sa sauvagerie en ingérant quelques bouts de steak. La jeune femme se fichait bien de savoir à quoi elle avait l’air, mais elle était arrivée dans la Grande Salle en retard et devait se contenter des restes, grand désespoir pour elle. Mais ce n’était pas tout ! Elle avait vu Njal et elle devait A-BSO-LU-MENT lui parler ! Urgence capitale, il fallait qu’elle le voit. Sauf qu’elle n’avait pas prévue de s’étouffer avec son jus de citrouille qui la fit s’écrouler sur la table tandis que Marlene faisait de grands gestes avec ses bras en lui tapant dans le dos et que Bertha lui disait de respirer un bon coup pour ne pas finir en sirène. Une fois son souffle reprit, elle remercia à peine ses amis et laissa le reste de son assiette en plan. Elle commença à partir mais réalisa fort heureusement qu’elle oubliait son sac avant d’être sortie de la Grande Salle. Elle fit demi-tour, le prit et partit en courant sans faire attention aux regards moqueurs loin d’être discrets, malheureusement. Lorsqu’elle arriva dans le hall, il y avait des élèves qui venaient du parc et qui rentraient, d’autre qui faisaient le chemin inverse et la galloise pensait furieusement que l’aide de Merlin ne serait pas de trop.
Comme si le mage l’avait entendu, la tête de Njal surgit dans la foule, et Astrid, loin de s’inquiéter du regard de ses camarades (elle devenait comme Marlene c’était terrible), héla le Serpentard dont le nom résonna tout autour d’eux. C’est qu’elle avait une voix perçante qu’elle se plaisait beaucoup à utiliser, à bon ou à mauvais escient. « NJAL ! VIENS PAR-LA ! » s’exclama-t-elle en sautillant pour qu’il la voit, parce que du haut de ses un mètres soixante-deux, il était facile de l’ignorer pour partir en sens inverse, ce qui l’aurait non seulement vexé et mise en colère, mais l’aurait en plus forcé à sortir sa baguette. Astrid ne s’en était toujours pas rendue compte mais elle l’avait laissé sur la table de la Grande Salle, abandonnée à côté de son jus de citrouille renversé.

Elle s’avança bien vite vers le garçon, et même si elle avait l’impression de faire de grandes enjambées, elle multipliait en réalité les petites ce qui devait lui donner un air de rongeur qui courait après son morceau de pain. Njal la salua de son air un peu blasé, mais elle était certaine qu’au fond il était content de la voir. « Faut qu’on parle ! » dit-elle en le saisissant par le bras pour l’empêcher de filer, « ce ne sera pas long » ajouta-t-elle alors qu’elle savait qu’elle allait lui parler pendant des siècles. Elle eut un peu de peine quand même en voyant qu’il avait des habits dans ses bras. Sans doute avait-il prévu de faire trempette et elle venait le déranger. Mais sa culpabilité fut bien vite éclipsée par l’idée que cette conversation allait être Ca-pi-ta-le. « Faut que je te parle de mon cousin ! » dit-elle sans préambule en le lâchant au recoin d’un couloir où il n’y avait personne d’autre qu’eux. Elle posa ses mains sur ses hanches et l’air déterminé avec lequel elle le fixait devait la faire ressembler à McGonagall, mais en plus jeune. Beaucoup plus jeune. Bref.

« Tu me promets de dire la vérité et rien que la vérité ? » demanda-t-elle en le regardant avec ses grands yeux plein d’espoir. S’il venait à dire non, elle risquait de se mettre en colère et ce serait une mauvaise idée. Ne jamais mettre Astrid en colère, jamais.


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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Ven 11 Aoû - 17:06

L'hypocrisie est un art


Tu détestais être le centre de l’attention. C’était quelque chose qui te mettait extrêmement mal-à-l’aise, une chose que tu redoutais au plus haut point. Mais alors là, que dire de cette scène où Oorlos, perchée sur les marches les plus élevées de l’escalier, te hélait, toi, au beau milieu d’une foule d’élèves ? Tu ne voulus pas y faire attention mais tu fus bien obligé de voir les quelques têtes qui s’étaient tournées, intriguées, vers la fauteuse de troubles. Nul doute que beaucoup l’avaient entendue.
En temps normal, tu aurais continué ton chemin sans même te retourner et sans même regretter de laisser un appel sans réponse. Mais là, bientôt trop gens avez entendu Astrid hurler ton nom. Ça te dérangeait déjà que tu puisses être associé à elle mais si tu n’allais pas vers elle et la laissais en plant, les ragots iraient bon train. Tu le voyais gros comme Poudlard. Tu les entendais déjà, les commères du château, raconter à qui voudrait bien l’entendre durant le diner quelque chose qui sonnerait comme « Oh tu sais pas quoi ! Oorlos de Gryffondor, bah elle s’est pris un vent ma.gis.tral de Lænsen. Mais si t’sais, le serpentard ! » Qu’Astrid soit la cible des ragots du soir n’était absolument pas ton problème. Mais que TOI tu fasses partie de ce ramassis de conneries, oui ça te dérangeait franchement.
Tu décidas donc qu’il était dans ton intérêt de rejoindre Oorlos en haut des escaliers tout en ignorant du mieux que tu le pouvais les regards interrogateurs des visages sans nom et sans importance de la foule.

« Faut qu’on parle ! » s’exclama la lionne comme si tu étais à trois mètres alors que tu étais à seulement un d’elle. Ça te fit grincer des dents, ça et le fait que bien que tu te montres poli et mielleux -hypocrite, oui- elle jugea inutile de te saluer en retour. « Tu peux parler moins fort, tu sais, Astrid ? Je suis pas sourd … » Mais elle n’en fit rien. Pire même ! Elle t’attrapa en sus le bras comme t’empêcher de t’échapper. Tu eus un léger mouvement de recul : tu n’aimais pas les contacts physiques aussi soudain. « Ce sera pas long, » t’assura Astrid et, avant que tu ne puisses protester, elle te traina dans un couloir moins fréquenté, à l’abri de regards indiscrets. Décidément, Oorlos avait décidé de gâcher ta journée parfaite. Comme si elle ne t’insupportait pas déjà assez …

« Faut que je te parle de mon cousin ! » lâcha-t-elle sans vraiment avoir baissé de ton une fois qu’elle sut certaine que vous étiez seuls.
Tu restas un instant muet, la dévisageant, la bouche à demie-ouverte. Tu ne comprenais pas mais ce n’était pas parce que tu étais long à la détente mais bien parce que tu ne voulais pas faire l’effort de la comprendre. « Ton cousin ? répétas-tu en plissant les yeux comme si elle venait de te parler dans une langue étrangère. Alex ? » Au moment où tu compris qu’elle voulait bien parler de cet Alex, ton rythme cardiaque eut un raté. Il ne pouvait y avoir qu’un seul sujet en rapport avec Alexandre sur lequel Astrid pouvait t’entretenir et tu le redoutais plus que tout.
Aussitôt, une foule de questions t’assaillit : Comment avait-elle su ? Est-ce qu’elle s’imaginait des choses ? Pourquoi venait-elle t’en parler ? En quoi ça la regardait ? Et surtout : Est-ce qu’elle allait vraiment te parler de ça ? Tu n’en avais aucune idée mais tu prias Wodan, Vili et Vé que ce ne soit pas le cas et que la folle furieuse est une tout autre raison de venir te parler d’Alex.
« Tu me promets de dire la vérité et rien que la vérité ? » Ouhlà ! Tu n’aimais vraiment pas la tournure que prenait la conversation. Il fallait que tu t’en dégages le plus rapidement possible. Tu soupiras longuement pour essayer de te calmer de sortir à agir avec discernement avant de répliquer : « Qu’est-ce qu’il y a à propos d’Alex, Astrid ? » Sans même t’en rendre compte -et c’était une preuve de ton exaspération- tu avais prononcé le prénom de ta camarade comme on le prononcerait en Norvège, en roulant le r. Tu n’en revenais tout de même pas qu’une telle furie puisse porter un nom scandinave aussi significatif.
Et non, elle pourrait essayer encore et encore, tu ne lui jureras rien. C’était non négociable.

© GASMASK


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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Sam 12 Aoû - 13:06

Astrid est une observatrice. C’est peut-être dû à son côté un peu commère et désireux de tout savoir sur tout le monde. Mais cela ne change pas les faits : elle adore observer et analyser les gens avec sa piètre clairvoyance. Njal, ça fait un moment qu’elle l’observe. Quelques mois, même ! Eh oui, la galloise sait se faire patiente lorsqu’il le faut !
Njal est le grand ami d’Alexandre. Même si elle se fiche bien des relations d’Alexandre, qu’elle sait souvent être difficiles, cette relation-ci l’intrigue. Astrid n’est pas aveugle, elle a vu le garçon en couche-culotte, avec le temps elle le connaît. Elle sait (se doute fortement, dirons-nous plutôt) que les orientations émotionnelles de son cousin se portent autant sur les filles que sur les garçons. Et c’est là que Njal intervient. Astrid le trouve un peu bizarre, en fait, elle trouve beaucoup de choses très bizarres. Elle essaie toujours de ne pas trop juger, mais son côté commère la rattrape tellement souvent qu’elle finit généralement dans le dortoir de Gryffondor avec Bertha pour parler sur tous les élèves qu’elles connaissent. Mais elles n’ont jamais parlé de Njal, ou du moins, pas encore.

Astrid a si souvent surprit des regards à la dérobés, des sourires timides, voire même une certaine gêne émaner de lui qu’elle a commencé à se poser des questions quelques mois auparavant. Oh, non, elle ne s’imagine pas qu’il puisse avoir des vues sur elle, il l’évite beaucoup trop pour qu’elle se fasse ce genre d’idée. Mais qu’il ait des vues sur un autre garçon, Alexandre, par exemple, elle trouve ça franchement plausible ! Le Serpentard lui demande de baisser d’un ton et elle le regarde en retroussant le nez : « Ah ! Tu trouves que je parle trop fort ? » demande-t-elle en baissant tellement la voix qu’il ne s’agit plus d’un souffle dans le brouhaha de la foule.
Elle l’entraîne néanmoins avec elle, dans un endroit à l’abri des regards. Visiblement, Njal est long à la détente puisqu’il demande si elle veut parler d’Alexandre avec lui. L’air désespéré sur le visage, elle le regarde comme s’il est stupide : « Qui d’autre ? ».

Alors qu’elle lui demande de prêter serment comme les moldus, le jeune homme lui demande où est le problème à propos de son cousin. Frustrée de voir un serment ainsi bafoué, elle fronce les sourcils sans rien relever pourtant. Quelle impolitesse ! En réalité, Astrid avait beau s’être fait pleeeeein de plan dans la tête pour engager la conversation, plus aucun ne lui vient à l’esprit désormais. Que dire, que dire ? « Écoute, je ne juge pas, tu me connais, n’est-ce pas ? Mais j’aimerais que tu admettes que tu as des vues sur Alexandre. S’il te plaît » ajoute-t-elle poliment en regardant autour d’elle pour s’assurer qu’il n’y a personne. « Faut pas avoir honte de ce genre de choses ! » continue-t-elle avec la furieuse envie de lui tapoter l’épaule dans un geste réconfortant. Apparemment, le jeune homme n’aime pas trop les contacts physiques, il suffit de voir comme il s’est raidi lorsqu’elle lui a agrippé le bras ! Elle lui fait un grand sourire gentil, avec l’espoir qu’il le lui renvoie et se confie à elle. Astrid est sans doute un peu trop optimiste.

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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Dim 13 Aoû - 16:08

L'hypocrisie est un art


Dire que tu appréciais Astrid aurait été totalement hypocrite. Ce n’était pas le genre de personnes avec qui tu étais capable de t’entendre. Caractérielle, bruyante, pathétique. À elle seule, Astrid réunissait les deux conditions qui, généralement, t’empêchait de nouer des liens avec les autres : Elle t’insupportait de par ses éclats de voix, ses vives expressions et ses gestes outranciers en plus de t’être totalement mystérieuse. Oui, tu ne la comprenais pas. Tu ne comprenais pas les gens comme elle, ceux qui sont aussi démonstratifs et têtus. Nina était comme elle et bien qu’elle fût ta sœur, tu ne la comprenais guère mieux qu’Oorlos.
De plus, il fallait noter un troisième élément qui t’empêchait d’apprécier la galloise à sa juste valeur, un point qui prenait tout son sens à présent, comme elle te menait fermement jusque dans l’ombre d’un couloir tout en t’assaillant d’injonctions et de questions : elle avait la très mauvaise habitude de fouiner dans la vie des gens. Encore, que ce soit celle des autres, ça te passait loin au-dessus mais quand il s’agissait de la tienne … D’ailleurs pourquoi étais-tu encore là ? Oorlos t’insupportait et tu sentais bien que votre conversation (ou plutôt son monologue) s’aventurait sur des pentes plus glissantes pour toi que pour elle. Comme une vipère, tu aurais pu et aurais dû glisser entre ses doigts et disparaître dans l’ombre. Mais c’était trop tard, tu fus tout juste assez idiot pour répondre à ses provocations, pour chercher à en savoir plus. Était-ce pour ne pas la froisser car, justement, elle restait la cousine d’Alexandre ? Ou bien ne pas la froisser car tu avais toujours et jouais encore aux hypocrites avec elle ? Tu n’en avais aucune idée et de toute façon, c’était trop tard à présent. La furie était en marche.

« Écoute, je ne juge pas, tu me connais, n’est-ce pas ? » Oh ? Tu eus envie de rire mais le ton que prenait la conversation t’en empêchait. Elle ne jugeait pas ? Nooon. Bien sûr que non. -il fallait bien dire que comparativement à toi, Astrid n’était pas la personne la plus critique envers les autres. Tu étais bien pire. - « Mais j’aimerais que tu admettes que tu as des vues sur Alexandre. S’il te plaît. »
Une valkyrie passa.
Elle voulait quoi, exactement ? Au moment même où elle avait commencé à évoquer Alex, tu avais compris de quoi elle voulait parler mais la soudaineté avec laquelle elle avait lâché ça t’abasourdit, te laissa pantois. Tu la dévisageas d’un regard vide, la bouche entr’ouverte. Elle était sérieuse ? Et comment avait-elle su ?

Bien que tu semblas mort de l’extérieur, tu étais en train de réfléchir à la conduite à suivre. La première option à s’imposer fut celle de la défense et du déni. Tu te méfiais de ce qu’Astrid pouvait faire de ce genre d’informations alors autant démentir.
« Faut pas avoir honte de ce genre de choses ! »  
« Pas avoir honte de quoi, exactement ? sifflas-tu en plantant ton regard émeraude dans ses yeux noisette. Tu n’avais pas haussé la voix, tu avais simplement accentué ce qu’il fallait. Je vois pas de quoi tu veux parler. Et c’est plutôt toi qui devrais avoir honte de venir emmerder les gens en leur disant des trucs du genre. Tu essayas de te dégager de l’alcôve dans laquelle Astrid t’avait bloqué mais elle te barra le passage, empêchant toute retraite. J’ai rien à admettre parce que j’ai aucune vue sur Alex. Maintenant, laisses-moi partir. J’ai des choses plus importantes à faire. »
Nul doute que ça n’allait pas plaire à la galloise. Si elle te relâchait, ce serait un miracle mais tu pouvais toujours prier Òðin, il ne se réalisera pas.  
© GASMASK


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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Lun 14 Aoû - 11:45

Astrid est peut-être une peste avec les gens qu’elle n’aime pas, elle est quelqu’un qui aime aider les autres, dans la mesure du raisonnable. Et pour ses proches, elle n’est pas raisonnable. Njal n’est pas quelqu’un de proche d’elle, mais il est proche de son cousin, donc, par l’intermédiaire d’Alexandre, Astrid est prête à l’aider autant qu’elle le peut. Elle s’était voulu rassurante au début, avec l’espoir de le mettre ainsi dans sa poche. Mais c’est un Serpentard, et si les Serpentard étaient si faciles à saisir, personne n’aurait de problèmes avec eux. Il semble à la jeune femme que le visage du Norvégien se décompose lentement, comme un animal mort sur la pelouse du parc. Loin d’elle l’idée de glousser d’une telle métaphore, elle fronce les sourcils en se demandant où est le problème ! La réponse qu’il formule lui donne l’effet du sifflement d’un serpent à sonnette et son déni la fait hocher la tête négativement. Il faut toujours mâcher le travail des hommes ! Et il ose l’accuser !
Mais si la galloise devait avoir honte de tout et n’importe quoi elle ne parlerait même à McKinnon, qui reste pourtant une super amie ! Quelle logique stupide ! Elle le regarde en fronçant le nez, parce qu’elle ne comprend définitivement pas le cerveau masculin plein de testostérones et d’autres hormones porteurs sans doute d’une fierté insupportable. Pourtant, elle n’est pas en reste, niveau fierté. Mais là, ça dépasse l’entendement. Néanmoins, loin d’exploser comme elle a l’habitude de faire elle répond tout d’abord bien simplement : « Le déni est le premier aveu ».

Elle marque une pause pendant laquelle elle observe attentivement le garçon devant elle. Sérieusement, elle ne se fera pas voir : « Je comprends que tu nies, Njal, mais vraiment ce n’est pas très gentil de me prendre pour une idiote. Tu penses que je n’ai pas vu les regards et les sourires ? ». Astrid s’adosse finalement contre le mur, pour se mettre plus à l’aise afin de darder sur lui ses yeux bruns interrogateurs. Puis, elle n’ose peut-être pas l’ajouter, mais Njal n’a pas la tête à s’intéresser aux filles, voilà tout ! C’est d’abord ce qui la interpellé elle doit bien l’admettre… Mais elle ne veut pas le vexer, ou le faire se cacher derrière un sac en toile moldu. « Puis si tu préfères te baigner plutôt que d’admettre la vérité, tu n’es pas prêt à avoir ce que tu veux ! » dit-elle finalement en désespoir de cause. Bah oui ! Si faire trempette est plus important pour lui, il devrait, à ses yeux, revoir le sens de ses priorités parce que ça devient grave ! En plus, Alex serait tellement réceptif, Astrid en est persuadée. Elle pourrait aller lui parler, si cela peut aider Njal. Mais seulement s’il est un peu gentil avec elle. Parce que pour l’instant, à part provoquer la galloise avec son air blasé et son sifflement insupportable, elle n’a guère envie de l’aider davantage. Toujours être gentil pour obtenir ce que l’on veut, nah !

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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Mar 15 Aoû - 11:27

Aveu, gêne et soupir


« Le déni est le premier aveu. »
Unnskyld ? Mais qu’est-ce qu’Astrid ne comprenait pas dans ce que tu venais de siffler ? Tu n’avais pas été assez clair ou pas assez convaincant ? Cette réflexion aussi soudaine qu’imprévue te laissa totalement pantois. Tu ne savais pas quoi faire face à tant d’acharnement et que pouvais-tu vraiment dire ou faire face à ça si ce n’était reformuler ce que tu lui avais déjà dit en espérant que ça lui monte plus facilement et plus clairement au cerveau. C’est ce que tu fis tout en essayant de te dégager du trou dans lequel la lionne venait de bloquer le serpent. « J’ai rien à admettre parce que j’ai aucune vue sur Alex. Maintenant, laisses-moi partir. J’ai des choses plus importantes à faire. » Mais Astrid ne te laissa pas partir. Oh ! Bien sûr qu’elle devait avoir remarqué les affaires de piscine que tu tenais en main gauche depuis qu’elle avait décidé de gâcher cette si belle journée mais ce n’était pas pour autant qu’elle allait te libérer. Il semblait que pour elle, la question de tes sentiments envers Alex soit d’une importance autrement plus capitale. Et à vrai dire, tu étais de cet avis toi aussi si seulement ça ne t’obligeait pas à en parler avec une furie comme Astrid. S’il n’y avait ne serait-ce qu’une personne à laquelle tu pouvais te confier sur ce sujet, tu l’aurais fait de bon cœur et en aurais bien vite oublié ta petite séance trempette. Mais ce n’était pas le cas car même si Oorlos se proposait en tant que telle, tu ne lui faisais pas confiance pour t’épancher à ce sujet avec elle.

« Je comprends que tu nies, Njal, mais vraiment ce n’est pas très gentil de me prendre pour une idiote, soupira-t-elle en s’adossant au mur comme si, à présent, ça lui était égal que tu prennes la fuite ou non. Comprendre. Elle disait comprendre. Mais quoi exactement ? Comprendre ton attirance pour les garçons ou pour Alexandre en particulier ? Tu secouas la tête imperceptiblement. Non, elle ne pouvait pas comprendre. La conversation que tu avais eue avec Alex te revint en mémoire, celle où il t’avait dit que les filles étaient beaucoup plus ouvertes sur ce sujet mais tu balayas ce souvenir aussitôt. Tu restais persuadé qu’une fille comme Oorlos ne pouvait imaginer ce que tu ressentais pour Alex et à quel point c’était difficile à admettre. Tu penses que je n’ai pas vu les regards et les sourires ? » ajouta-t-elle sur un ton neutre comme s’il s’agissait d’une banalité. Décidément, cette fille, avec ses capacités d’observation et sa fierté mal-placée aurait fait une parfaite Serpentard.
Tu adressas un regard morne, presque absent, à Astrid alors qu’en ton sein, ton esprit bouillonnait. Lys était déjà parvenu à de telles conclusions en t’observant simplement et maintenant c’était au tour d’Oorlos. Agissais-tu vraiment différemment en présence d’Alex ? Tu ne t’en étais jamais rendu compte mais il t’apparaissait que ce devait être flagrant aux yeux de certains. Bien plus qu’à toi. « Si tu commences à chercher une signification au moindre regard, tu n’as pas fini de te poser des questions, Astrid. » Et tu parlais en connaissance de cause. Si tu ne cherchais pas les amourettes dans le regard des autres, tu accordais bien trop d’importance aux coups d’œil qu’ils pouvaient te lancer. Tu cherchais constamment à y trouver une raison, à t’imaginer ce qui pouvait bien les avoir motivés à te jeter un tel regard ou un autre. Et c’était quelque chose qui te rongeait.

« Puis si tu préfères te baigner plutôt que d’admettre la vérité, tu n’es pas prêt à avoir ce que tu veux ! » Tu soupiras longuement et fortement pour lui montrer à quel point elle t’exaspérait. Elle n’avait pas décidé de te lâcher, un vrai filet du diable celle-là ! Mais ne disait-on pas que pour être libéré de cette plante, il fallait ne plus se débattre, arrêter de s’agiter ? Était-ce la meilleure des solutions face à l’obstination d’Astrid ? Tu commençais sérieusement à y penser.
Comme toujours lorsque tu étais gêné ou agacé, tu passas une main sur ta nuque, le regard rivé sur le sol pavé. Si Oorlos était aussi observatrice qu’elle prétendait l’être, elle devait se rendre compte qu’elle avait gagné le combat. Le serpent s’abandonnait aux crocs de la lionne. « Si tu es tellement persuadée que c’est la vérité, pourquoi alors me demander de l’admettre ? Tu n’as pas besoin de mes aveux pour être convaincue de la véracité des regards que tu as surpris. Tu soupiras à nouveau, vraisemblablement las de cette conversation. Herregud. J’ai été si peu discret ? lui demandas-tu dans un murmure, lui prouvant qu’elle venait de t’achever. »
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Mer 16 Aoû - 13:15

La patience est mère de toutes les vertus, dit-on.

Astrid pourtant, n’est généralement pas réputée pour être créditée de celle-ci. Mais ce jour-là, elle fait un effort. Pour Njal, pour Alex, et pour son égo parce qu’elle vivrait mal de s’être trompé et de l’avoir mis dans l’embarras. Non, les doutes ne sont pas permis ! Elle n’est pas folle, peut-importe ce que le vil Serpentard veut lui faire croire. La galloise n’est pas idiote au point de ne pas comprendre pourquoi il ne veut rien dire. Il risque gros si cela s’apprend. Mais aussi peste peut-elle être, elle ne partagera jamais cette information, même pas avec sa meilleure amie Bertha, c’est dire ! Le garçon nie une nouvelle fois et Astrid le regarde avec le même air que McGonnagall arbore quand elle les regarde, elle et Alexandre en train de faire un morpion sorcier sur un bout de parchemin pendant son cours. Elle soupire dramatiquement pour toute réponse.

Elle aussi, veut le laisser partir ! S’il pense qu’elle n’a que ça à faire, il se met la baguette dans l’œil ! Comme elle se dit qu’elle risque malheureusement de devoir lutter un moment pour lui tirer les botrucs du nez, elle s’adosse contre un mur et croise les bras, l’air ennuyé. Elle finit, en désespoir de cause par l’accuser à cause de ses regards et le garçon s’en défend. Encore ! Mais cela en est assez ! « Tu ne regardes pas Alexandre comme tu regardes le reste du monde » dit-elle, évasive, en fine observatrice. Cela va cinq minutes de la prendre pour une idiote mais là, elle commence à voir rouge, sérieusement. Finalement pourtant le garçon lui demande pourquoi elle a besoin qu’il le dise de vive voix. Est-il idiot ? Njal n’a pas l’air d’être idiot. Il a même l’air d’avoir le Lumos à tous les étages. Quelle image peut-il donc avoir d’elle pour ne pas voir son but ? « Mais je veux t’aider ! » s’exclame-t-elle, choquée qu’il puisse penser qu’elle est juste là pour des informations. Enfin, le jeune homme lâche un murmure et au début, Astrid n’est pas certaine d’avoir bien comprit les paroles qu’il a lâché à demi-mot. Elle fronce les sourcils et réfléchit. La lionne ne sait pas trop comment lui répondre. On ne peut pas dire qu’il ne soit pas discret, juste qu’elle accorde beaucoup d’importance aux détails et à Alexandre. C’est uniquement pour cela qu’elle a deviné. Et encore, elle avait le doute en venant lui parler. On ne peut jamais être sûr à cent pourcent de ce genre de choses. Vous savez, c’est comme l’odeur d’un plat dans la cuisine. Parfois, on est sûr que c’est telle chose et en fait c’est l’opposé absolu. « Non, tu as été discret, je m’intéresse juste à mon cousin et je suis observatrice. Si cela peut te rassurer, Bertha n’a rien vu, me semble-t-il » répond-t-elle, désireuse de le rassurer du mieux qu’elle le peut. Plus il sera rassuré et plus il sera ouvert à la parole, non ? La confiance ne se donne pas d’un coup après tout. Astrid doit se montrer patiente.
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Jeu 17 Aoû - 11:48

Aveu, gêne et soupir


Astrid n’était pas à Gryffondor pour rien. Têtue comme une mule, elle n’allait pas te laisser t’échapper avant d’avoir eu ce qu’elle voulait.
« Tu ne regardes pas Alexandre comme tu regardes le reste du monde, » ajouta-t-elle pour continuer son argumentation, pour te prouver une fois encore qu’elle avait le sens du détail et était observatrice. Tu savais qu’elle avait raison mais tu te refusais à lui accorder la victoire. Tu lui soutins alors que cela ne voulait rien dire, qu’elle se faisait des idées. Tu essayais -en vain, disons-le franchement- de lui faire croire qu’elle s’était convaincue que ces regards qu’elle avait surpris à la dérobée n’avaient de sens que parce qu’elle voulait qu’ils en aient. Néanmoins, la lionne ne se laissa pas atteindre par le venin du serpent. Lucide, elle ne se laissa pas berner par tes paroles, continuant à t’assaillir d’exclamations.
Jusqu’à ce que tu t’avoues vaincu.

Ce ne fut pas vraiment le fait qu’elle dise vouloir t’aider qui te décida car honnêtement, tu doutais qu’Oorlos puisse faire quelque chose pour te sortir de cette situation inextricable. En fait, tu acceptas de lui donner raison uniquement parce que t’étais fait à l’idée qu’une fois que tu lui aurais lâché un peu de lest, elle te laisserait tranquille. Et de toute façon, elle était tellement persuadée de la véracité de ce qu’elle s’était imaginé qu’il aurait été difficile de lui faire croire à l’inverse.
Tu soupiras alors que tu acceptais enfin la vérité et tu lui demandas si tu avais été discret car tu avais peur que si Oorlos et Malefoy avaient découvert ton secret d’un simple regard, il y en ait d’autres qui aient fait de même et qui pourraient l’utiliser contre toi. Car si, pour le moment, les deux Sherlock Holmes au féminin ne semblaient pas vouloir te nuire, d’autres n’hésiteraient certainement pas s’ils détenaient une telle informations.
« Non, tu as été discret, je m’intéresse juste à mon cousin et je suis observatrice. Si cela peut te rassurer, Bertha n’a rien vu, me semble-t-il, » t’indiqua Astrid en se voulant rassurante. Ce qui te fit doucement rire.
« Bertha n’a rien vu, te semble-t-il ! Autant dire que t’en sais rien, oui ! Qu’Astrid sache était déjà un problème en soit mais si sa meilleure amie venait à le découvrir, ce serait la catastrophe. Tu aurais beau la menacer par tous les moyens possibles et imaginables, l’école toute entière serait au courant en moins de trois jours. Il vaut mieux pour toi comme pour moi qu’elle n’en sache rien, » lâchas-tu d’un ton glaçant. Peut-être que les intentions d’Oorlos n’étaient pas si mauvaises que ça mais tu préférais la prévenir. En discuter avec son meilleure amie serait sa plus grave erreur et tu ne pourrais pas passer outre.

Tu te tus alors pour quelques secondes, rejoignant l’autre côté du couloir pour t’adosser contre le mur à l’instar de la lionne. Tu aurais pu partir sur cet avertissement, la planter là et rejoindre les rives du Lac Noir pour nager quelques temps mais à vrai dire, tu n’avais plus aucune envie d’aller piquer une tête. Cette histoire t’occupait bien trop l’esprit et ce n’était jamais bon de nager quand on avait l’esprit embrumé par de tels soucis.
« Tu dis que tu veux m'aider, n’est-ce pas ? soufflas-tu en passant la main dans tes cheveux. Tu étais en train de réfléchir au pourquoi, au comment. J’ai du mal à voir en quoi tu pourrais m’aider parce que je te préviens tout de suite, si tu te pointes chez Alex en lui disant que y’a quelqu’un, même sans forcément lui dire que c’est moi ou ne serait-ce que c’est un garçon, qui a des vues sur lui mais que c’est pas Talbott, ça va mal finir. » Tu te méfiais toujours d’Oorlos. Elle était imprévisible et tu ne pouvais pas, dans ton état actuel, lui accorder ta confiance, ne serait-ce qu’en partie. Si elle voulait t’aider, elle avait plutôt intérêt à se la jouer fine car tu n’aurais aucun regret à lui faire payer son manque de tact si c’était le cas, quand bien même on disait d’elle qu’elle était la meilleure duelliste de tout Poudlard.  
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Dernière édition par Njal H. Lænsen le Ven 18 Aoû - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Ven 18 Aoû - 13:42

Njal Laensen, comme Alexandre, a un caractère sacrément spécial, et mieux vaut être préparé avant de venir lui parler. Astrid bien entendu, sait à qui elle a à faire et elle a prévu son coup. De toute manière, elle n’est pas étonnée du tout. Si le garçon, au lieux de nier pour sortir de ses filets comme un vulgaire poisson essaie de sortir d’un filet de pêche, avait de suite admit la triste vérité, il serait déjà loin d’elle. Mais si on loue toujours le courage et la fierté des Gryffondor, on ne parle pas assez de la ruse et de la même fierté qu’avaient les Serpentard. Deux maisons ennemis pourtant bel et bien proches.

Astrid, qui a un esprit bien simple, a du mal à comprendre toutes les combinaisons qui se font dans l’esprit nordiste et bizarre de Njal. Elle avait voulu le rassurer et pour quoi ? Le garçon semble encore plus furieux qu’avant ! Loin de se tasser sur elle-même en implorant son pardon (jamais une telle chose arrivera, parole d’Oorlos), elle met les poings sur ses hanches et arbore désormais un visage de lionne effarouchée : « Non mais si Bertha était au courant, tout le monde le serait ! Et si tu penses qu’elle ne m’en aurait pas parlé, c’est que tu ne connais pas très bien la notion d’amitié ! » lance-t-elle en bombant le torse comme si elle voulait l’impressionner alors qu’elle voulait en fait paraître un peu moins petite face à un garçon si grand. « Et me menace pas ! » continue-t-elle, en colère. Non mais ! « Je suis de ton côté ! Goujat ! ». Ohlala mais quel caractère épouvantable ! Est-elle sûre de réellement vouloir l’aider ?

Et forcément, Njal la prévint encore une fois qu’elle n’avait pas intérêt à faire ci et ça. Blasée de ses réactions, elle lève les yeux au ciel, les mains toujours campées sur ses hanches. « Tu sais avoir une discussion sans menace, Njal ? » demande-t-elle d’une voix douce alors qu’elle a juste envie de lui en coller une. « Tu me prends vraiment pour une idiote » fustige-t-elle, réellement vexée. Sa volonté de l’aider diminue aussi vite que le mercure en pleine nuit. « Tu as raison, tu n’as qu’à te débrouiller et continuer de baver sur un mec qui ne remarquera rien puisque tu n’auras jamais le courage d’aller le voir. A plus ! » lance-t-elle en tournant les talons. Franchement, aucun respect ! Aucune considération ! Astrid n’a jamais eu une patience sans limite, ses connaissances et amis le savent en effet que trop bien. Mais le Serpentard a beaucoup trop joué avec sa gentillesse et sa patience. Un refus ça va. Deux refus, ok. Trois refus, dernière tolérance. Et le reste, c’est bon ! Et les menaces en plus ! Astrid n’aime pas les menaces, pas du tout ! Il devrait être bien heureux de ne pas être accroché à une armure parce qu’il le mérite bien ! Astrid souffle d’agacement. Ca y est, il l’a énervé.

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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Lun 21 Aoû - 11:44

Aveu, gêne et soupir


Oorlos voulait t’impressionner en adoptant cette posture ridicule, poings sur les hanches et torse bombé ? C’était assez comique, il fallait l’avouer. Du haut de son mètre soixante à peine dépasser, Astrid n’était pas la personne la plus impressionnante qui soit, quand bien même sa réputation de duelliste n’était plus à faire.
Alors qu’elle fulminait au sujet de Bertha et de la notion d’amitié, tu la toisas d’un regard à mi-chemin entre le dédain et le désintérêt le plus total. Tu te foutais bien que Bertha, si elle avait remarqué quoique ce soit, l’aurait dit d’abord à Astrid, sa meilleure amie. Le résultat aurait été le même, amitié ou pas, Jorkins n’aurait jamais réussi à tenir sa langue même si Oorlos le lui demandait ardemment. C’était évident pour toi mais apparemment pas assez pour la lionne qui rugissait en face toi : Bertha au courant égal Poudlard tout entier -y compris le corps professoral- au courant en quoi ? Trois jours ? Peut-être même moins. Alors oui, quoi qu’elle en dise, qu’importe ses beaux discours sur l’amitié, tu préférais être clair sur le sujet. Et tu étais de ceux qui étaient persuadés qu’un message passait toujours bien mieux lorsqu’on l’enveloppait d’un soupçon de menace, jamais trop sinon on se risquait de se mettre la personne concernée à dos, toujours assez pour que le message passe bien. Et pour le moment, même malgré les vociférations, tu étais plutôt confiant dans le fait qu’elle avait bien imprimé ce que tu voulais lui dire.

« Je suis de ton côté ! Goujat ! » s’exclama-t-elle comme sa colère enflait.
Mais tu restas de marbre. De ton côté … Certes oui, pour le moment. Mais pour combien de temps ? C’était là toute la question, ce que tu devais déterminer : Combien de temps sa promesse tiendrait-elle avant qu’elle ne trouve un nouvel accord, avec quelqu’un d’autre, bien plus avantageux pour elle ? Certainement jamais car après tout, Astrid était digne de confiance mais c’était bien ça ton problème à toi. Tu étais incapable d’accorder ta confiance à qui que ce soit du moment qu’il ne s’appelait pas Nina ou Sven. Tu étais persuadé que les gens ne pouvaient pas s’en tenir à une promesse et recherchaient toujours le meilleur pour eux même si cela venait à planter un couteau dans le dos d’un autre. C’était faux. Totalement faux. Ils n’étaient pas tous ainsi mais certainement parce que tu réfléchissais ainsi, tu t’imaginais que tout le monde faisait de même.

Alors forcément et bien idiotement, tu te dis qu’il était judicieux de faire comprendre une nouvelle fois à Astrid que ce n’était pas dans son intérêt de faire un faux pas dans cette affaire, surtout si elle avait prévu d’organiser une petite discussion chiffon avec son cousin. La réaction de cette dernière ne se fit pas attendre.
« Tu sais avoir une discussion sans menace, Njal ? siffla-t-elle comme tu l’avais fait quelques minutes auparavant. Cette remarque te surprit mais elle te fit légèrement sourire. Bien sûr que tu savais mener une discussion sans jouer au serpent à sonnette. Mais tout dépendait de la personne que tu avais en face de toi et votre conversation prouvait bien à quel point tu ne faisais pas confiance à Astrid et surtout à quel point tu la considérais mal. Tu me prends vraiment pour une idiote. »
Difficile de le nier, ça. Exaspéré qu’Oorlos eut l’impudence de venir t’entretenir de ce sujet si sensible et qu’à présent tout partait en suçacide, tu levas à ton tour les yeux au ciel. « Dis pas ça … » Comment pouvais-tu t’extirper d’une telle situation maintenant que tu avais tout foutu en l’air ? Accepter l’aide d’Astrid ? Tu étais certain qu’elle n’avait plus l’intention de t’aider sur ce coup-là à présent. S’excuser, alors ? Non. Juste non. Ce que tu venais de dire, tu le pensais et si ça l’avait blessée, c’était son problème.

Mais avant que tu ne puisses décider, Oorlos décida qu’il était temps d’en finir avec cette conversation futile.
« Tu as raison, tu n’as qu’à te débrouiller et continuer de baver sur un mec qui ne remarquera rien puisque tu n’auras jamais le courage d’aller le voir. A plus ! »
Elle te scotcha. Tu restas bouche-bée plusieurs secondes alors qu’elle s’en allait. Elle était déjà à quelques bons mètres lorsque tu te repris. Elle n’avait pas tort. Tu n’avais pas prévu d’aller tout avouer à Alex un jour mais ce n’était pas pour autant qu’il ne remarquera jamais rien. Mais était-ce pour cela qu’un jour, tu auras ce que tu voulais ? Rien n’était moins sûr et en y réfléchissant, la réponse était bien évidemment non. Mais de toute façon, c’était trop tard pour quémander, même en ployant le genou, l’aide d’Astrid. Ta fierté te l’interdisait et de toute façon, elle ne voudrait certainement plus rien entendre.
Tu avais tout foutu en l’air ? Oui, c’en avait tout l’air. A vouloir jouer aux menaces, tu venais d’envenimer la situation. Et Astrid pouvait à présent se venger comme elle le souhaitait. Elle n’avait qu’un mot à dire à Bertha et s’en était fini de toi. Mais pour autant, tu n’allais pas la rattraper, ça non. Elle pouvait toujours courir.
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Mar 22 Aoû - 13:09

La réaction de Njal était aussi passive que celle d’Astrid était impolie. La jeune lionne ne se gênait pas pour le traiter de goujat, vexée qu’il la traite aussi mal. Pour quelqu’un de plus averti, cela n’aurait pas été étonnant, parce qu’après tout, il était un Serpentard et ils étaient connus pour ne pas être dotés de beaucoup de délicatesse. Il suffisait de voir Alexandre pour comprendre que c’était vrai. Mais la galloise, dans son rêve de monde meilleur et de tolérance, n’arrivait pas à voir la triste vérité de ce tableau. Elle ne parvenait pas à admettre qu’ils étaient tous plus ou moins pareils, dans leurs attitudes, groupes, idéologies.

Finalement, elle n’avait pas écouté le semblant de réponse qu’il venait de lui donner et avait tourné les talons pour s’en aller avec le doux et utopique espoir que le garçon l’a rattrape et s’excuse. Mais il n’en fut rien. Au fur et à mesure qu’elle s’avançait, ses joues devenaient de plus en plus rouges de colère, parce qu’elle réalisait que non, il n’allait pas la rattraper et que pire, il n’en avait sans doute rien à faire de son petit caprice de princesse. Mais avant de tourner à l’angle du couloir, elle se retourna vers lui, choquée qu’il ne daigne pas faire un mouvement dans sa direction. Non, il restait là, planté comme un balai que l’on aurait immobilisé. Elle n’était guère très loin de lui et n’avait pas besoin de gueuler pour que sa voix l‘atteigne, mais sa colère l’empêchait de se maîtriser totalement : « Tu as de la chance que je sois gentille et que je ne te fasse pas payer ton affront » s’exclama-t-elle, sans bouger. Comme il n’avait toujours aucune réaction et qu’elle sentait que cette situation lui échappait lentement mais sûrement, elle se rapprocha à grands pas de lui. C’est qu’il était déjà arrivé à la jeune fille de provoquer un duel pour bien moins que ça, et le jeune homme devait mesurer sa chance ! « Pour ta gouverne » siffla-t-elle, « j’ai déjà aidé des gens plus désespérés que toi. Nul doute que tu aurais eu accès à ton fantasme au lieu de continuer de rêver ! ». Elle y allait un peu fort, amplifiait peut-être aussi un peu les choses, mais la jeune femme ne savait faire que cela. Brusquement, la terrible vérité de la situation lui sauta aux yeux et elle comprit enfin qu’il n’allait pas s’excuser et encore moins lui demander de l’aider. Cela lui semblait tellement évident, mais en même si tellement dénué de sens qu’elle avait du mal à accepter cette réaction.

Finalement, elle soupira, et quelques rougeurs sur ses joues disparurent, parce qu’elle ne se rendait pas compte qu’elle retenait un peu son souffle dans sa fureur. Cela lui fit du bien, autant que ça la calma et elle décida de remettre de l’eau dans son vin, alors que c’était ce qu’elle faisait depuis le début de leur conversation : « Je ne dirai rien » avoua-t-elle, même si ça lui brûlait autant la langue que si elle devait admettre qu’elle était franchement tarée et excessive.

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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Mer 23 Aoû - 11:16

Savoir s'avouer vaincu


Astrid s’éloignait inexorablement et avec elle s’envolait tout aussi sûrement l’espoir que cette affaire ne te retombe pas dessus un jour.

Courir ? La rattraper ? Bien sûr, cette possibilité t’avait effleuré l’esprit. Effleuré seulement. Il y avait un millier de raisons pour lesquelles tu restais planter là, comme un piquet de parc, au lieu de lui courir après et de t’excuser.
La première d’entre elles était la plus évidente : ta fierté. Et elle aurait constitué une raison amplement suffisante. Tu ne te voyais simplement pas quémander le pardon d’une fille qui venait ainsi t’importuner puis te faire des leçons de morale et de politesse.
La deuxième raison était qu’en partant de cette façon, sur un coup de tête, Astrid venait de te prouver (en plus de te laisser sur le cul) ô combien elle était impulsive. C’était un trait de caractère que tu abhorrais tant il était source d’incertitude et d’imprévisibilité. Et après tout, pouvait-on seulement t’en vouloir d’avoir refusé l’aide d’une fille si imprévisible ? C’était bien ce que tu redoutais avec Astrid : on ne pouvait jamais être sûr, nous serait-elle fidèle ou préfèrerait-elle nous planter un couteau dans le dos car il lui le chantait ?
La troisième ? Et bien … Oh ! Voilà que la furie se retournait en te lançant un regard plus noir qu’un obscurus. C’était bien ce que tu te disais : cette fille était bien trop versatile. Elle changeait d’avis comme de robe …

« Tu as de la chance que je sois gentille et que je ne te fasse pas payer ton affront, » lança-t-elle sans hausser le ton, d’une voix froide.
Tu eus envie de rire. Elle avait l’impression de s’être montrée gentille jusque-là ? Certainement autant que toi, tu t’étais montré cordial … Mais peut-être ne parlait-elle pas de votre discussion mais du duel qui avait semblé s’annoncer mais qu’elle préférait éviter. Par simple gentillesse.
Bon, tu avais déjà bien trop joué avec le feu pour aujourd’hui aussi préféras-tu ne rien dire et ne surtout pas la provoquer car, bien que tu sois relativement bon dans tout ce qui avait trait aux sortilèges, tu ne voulais vraiment pas déclencher une joute en plein milieu de ce couloir avec une fille qui avait la réputation d’être la meilleure duelliste de Poudlard.

« Pour ta gouverne, j’ai déjà aidé des gens plus désespérés que toi. Nul doute que tu aurais eu accès à ton fantasme au lieu de continuer de rêver ! »
Elle persistait à essayer de te prouver qu’elle serait un allié de poids et de choix. Mais tu doutais encore. Pouvait-on faire plus désespéré que ta situation ? Tu doutais qu’Oorlos ait déjà eu à s’occuper d’un cas comme le tien. Oui, elle devait embellir la réalité, sans nul doute.
« Alex n’est pas un fantasme, lâchas-tu sur le même ton calme qu’Astrid. Un fantasme, c’était le fruit de pulsions sexuelles. Et ce n’était pas uniquement ça que tu ressentais pour Alex, Oorlos se devait de le comprendre. Ceci dit, elle devrait le comprendre avec le peu que tu voulais lui dire. Elle ne devrait pas s’attendre à ce que tu lui dises sans le moindre complexe « Je l’aime. »

Néanmoins, la lionne sembla comprendre puisqu’elle confessa les quelques mots que tu attendais tant.
« Je ne dirai rien. »
Cela ne valait rien en soit et pourtant, il y eut quelque chose dans son ton, un léger éclat qui te convint de sa sincérité. Finalement, si ce fut Astrid qui mit de l’eau dans sa bierraubeurre, ce fut à toi de faire le premier pas. Sans un mot, tu la rejoignis à l’autre bout du couloir. Une fois à son niveau, tu t’efforças de lui adresser un regard bienveillant, ou du moins de ne pas lui donner l’impression que, du haut de ton mètre quatre-vingt, tu la toisais dédaigneusement.
« Et … commenças-tu sans trop savoir comme ne pas lui paraître brusque. Et si tu devais m’aider, comment t’y prendrais-tu ? »
Il faudrait attendre encore un peu avant que tu ne t’excuses.
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Jeu 24 Aoû - 17:08

Astrid avait toujours eu tendance à avoir un caractère un peu volage. Après tout, elle tenait bien de son père pour cela. Elle n’y avait jamais fait attention auparavant, mais elle ressemblait plus à son paternel, le grand Joil Oorlos que beaucoup pouvaient le croire. Elle était aussi déterminée que lui, avait un grand sens du devoir. Et vraisemblablement, c’était une girouette. Après tout, son père n’était-il pas celui qui avait eu un enfant avec une maîtresse alors même qu’elle n’avait qu’un an ? La jeune femme voulait bien lui faire comprendre qu’il passait à côté de sa chance, mais malheureusement, l’air mutique de Njal lui donnait la très vague impression qu’il n’allait pas la supplier. Le seul moment où il s’autorisa une parole, fut pour lui signaler qu’Alexandre n’était pas un fantasme. Sitôt la chose dite, Astrid se coupa dans son argumentaire, la bouche grande ouverte parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’il la reprenne là-dessus, mais plutôt sur tout ce qu’elle avait dit précédemment pour le faire réagir. « Fantasme, Amour, c’est presque pareil, ne chipote pas sur ces termes ! » s’exclama-t-elle en pointant un doigt vers lui. Bah, bien évidemment, les deux à ses yeux étaient sensiblement proches et même pire, complémentaires. Il valait mieux fantasmer sur quelqu’un que l’on aimait, c’était mieux, non ?

Finalement, elle se dit que le mieux, c’était de le rassurer plutôt que de l’accuser. Elle n’était tellement pas dans cette optique-là habituellement qu’elle doutait franchement de l’aboutissement de son petit plan, mais soit. Elle le rassura. Et Njal lui demanda comment elle comptait s’y prendre ? Les yeux de la lionne s’agrandirent pour ne former que deux grosses soucoupes brunes sur la face supérieure de son visage d’ange.  « Bah… Euh… Je… » bafouilla-t-elle parce qu’elle ne se remettait pas de sa surprise. Il était vraiment plus réceptif aux paroles rassurantes, alors ? Quel scandale, pour un vert et argent ! Elle secoua la tête pour se remettre les idées en place et leva les yeux au plafond pour réfléchir. « Je lui parlerais de toi. Dans le sens, comme si j’avais des vues sur toi, je pense. Pour voir comment il réagit et réfléchir à la manière d’agir par la suite » proposa-t-elle avec son air de gamine comploteuse. C’est que ses plans n’étaient jamais très matures. Il fallait dire qu’entre Bertha et Marlene, il était bien compliqué de trouver une présence mature dans les fréquentations de la galloise. Parce que même Rozen était loin de l’être. « Je ne veux pas mettre les cognards sur le terrain avant d’avoir sorti ma batte ! » dit-elle pour le rassurer, même si elle ne savait pas trop sa métaphore était réellement rassurante. « Il n’en saura vraiment rien… ». Elle préférait se montrer plus rassurante que c’était nécessaire, parce que Njal était le genre veaudelune à ne pas se faire caresser facilement. Mais heureusement, Astrid était douée en soin aux créatures magiques et rien ne lui résistait ! Surtout pas un Serpentard…
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MessageSujet: Re: Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback] Dim 27 Aoû - 15:41

Savoir s'avouer vaincu


A la réplique d’Astrid, doigt en avant dans un geste presque accusateur, tu compris qu’elle n’était pas du genre à cheval sur les termes. Décidément, encore quelque chose que vous n’aviez pas en commun. Et d’ailleurs, c’était assez drôle pour quelqu’un comme toi qui n’aimait pas la langue de Shakespeare de s’attarder autant sur un terme ou un autre, les pesant avec précaution pour en déduire l’infime différence de poids qu’ils avaient entre eux. Mais que voulais-tu, mieux valait bien manipuler les mots si on voulait obtenir ce qu’on voulait. Les mots ne sont, après tout, pas notre plus inépuisable source de magie ?
Tu aurais pu prendre le temps d’expliquer clairement la différence à Astrid et surtout ce que cela impliquait vis-à-vis de ta relation à Alex mais tu n’étais pas certain qu’elle le comprenne vraiment et surtout qu’elle le prenne bien. Tu avais finalement conclu qu’il était dans ton intérêt, si obscur soit-il, de laisser Astrid diriger la barque aussi t’avouais-tu vaincu petit à petit. Mais ce n’était pas pour autant que tu lui mangeais dans la main, tu n’étais pas non plus un moineau. Tu restais un Serpent et te préparais à toute éventualité. Si Oorlos pensait qu’elle t’avait gagné à sa cause, tant mieux. Mais ce n’était pas pourtant que c’était la vérité. Tu attendais simplement et patiemment de voir la suite.
Voilà donc pourquoi tu lui demandas ce qu’elle avait prévu.

Et malheureusement, sa réaction ne fit qu’aggraver tes craintes. C’est bien ce que tu pensais : Oorlos venait te proposer son aide au sujet de cette délicate situation alors qu’elle n’avait aucune idée derrière la tête. Au fond, elle n’était pas différente de son amie Jorkins : les ragots, les ragots et uniquement les ragots. Elle était uniquement venue te voir pour confirmer ce qu’elle avait entr’aperçu. Sa proposition n’était là que parce qu’elle savait qu’elle n’allait pas s’en sortir aussi facilement si, ayant eu la réponse qu’elle escomptait, elle s’en était allée de son côté.
« Je lui parlerais de toi. Dans le sens, comme si j’avais des vues sur toi, je pense. Pour voir comment il réagit et réfléchir à la manière d’agir par la suite, » avança-t-elle après t’avoir lamentablement prouvé qu’elle n’avait rien préparé avant.
Bon, puisqu’il ne valait mieux pas jeter de l’huile sur le feu, tu n’allais pas lui rire au nez quoique l’envie t’en démangeait. Tu affichas plutôt une moue perplexe, les sourcils froncés, les yeux plissés, signe que tu réfléchissais sérieusement à sa proposition. Elle ? Avoir des vues sur toi ? Comment dire …
« Je veux pas te vexer ou que tu le prennes mal, hein, commenças-tu en levant les mains devant toi dans un geste d’apaisement mais aussi de potentielle défense. Mais si on venait te voir et te disait qu’Oorlos avait des vues sur Lænsen, tu y croirais ? Franchement, Alex nous connaît assez bien tous les deux pour savoir qu’une telle histoire, c’est pas possible. »
« Je ne veux pas mettre les cognards sur le terrain avant d’avoir sorti ma batte ! s’exclama-t-elle en se voulant rassurante. Oui, tu voulais bien admettre qu’elle veuille t’aider si c’était bien le cas, il faudrait y mettre un peu plus de conviction. Il n’en saura vraiment rien… »
« Avec une histoire comme ça, à moins que tu sois une très bonne actrice, j’en doute. Tu laissas le silence retomber un instant mais pas assez pour permettre à Oorlos de partir en vrille. Bon aller, admettons que tu aies des vues sur moi, tu vas lui dire quoi à Alex ? Va falloir te montrer convaincante et avoir des arguments en béton. Pas juste un simple petit "Alex, ton pote-là, Njal, il est troooop mignon ! Tu peux me parler de lui ?" Même avec un grand sourire, ça ne passerait pas. »
Tu t’étais forcé à ne pas adopter un ton sarcastique car tu savais que la lionne n’hésiterait pas longtemps avant de tirer sa baguette et de te menacer. En vérité, tu étais prêt à accepter son aide mais, comme tu le disais, tu refusais qu’Oorlos y aille au feeling, quand bien même elle t’assurait qu’Alex n’en saurait rien.
© GASMASK


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Fureur et lassitude • Ft. Astrid [flashback]

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