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Fuck Gender Roles | SUJET CLOS

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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Lun 21 Aoû - 18:24

Si pour la plupart des élèves du château, les vacances d’été rimaient avec farniente, ce n’était pas le cas pour Marlene McKinnon. La rentrée des classes ne l’intéressait guère et elle avait suivi avec plus d’attention celle du Parlement du Royaume-Uni. Cet été, un nouveau vent de liberté soufflait sur leur pays avec le Sex Discrimination Act. La rumeur de l’organisation d’une grande manifestation à Londres visant à soutenir l’acte en question agitait, sinon l’entièreté du pays, la petite famille McKinnon largement composée de farouches féministes. La petite blonde avait poussé son cri le plus hystérico aigüe en courant en pyjama dans toute la maison quand sa mère lui avait annoncé qu’elle aurait le droit de s’y rendre à condition qu’elle ne soit pas toute seule. Elle lui pardonna instantanément de ne pas l’avoir autorisée à se rendre en croisière comme le reste de ses camarades et s’empressa d’écrire une nouvelle lettre de sa plus belle plume à Ewan Forks. Les deux amis ne s’étaient pas vus depuis qu’ils s’étaient dits au revoir sur le quai 9 3/4 à la fin de l’année scolaire et la présence joviale du garçon commençait cruellement à lui manquer. Il avait tout comme elle l’un de ses parents moldus et elle était persuadée qu’il accepterait de la suivre dans cette nouvelle manifestation.

C’est ainsi que, en cette chaude après-midi du mois d’août, plutôt que de faire ses premières emplettes sur le chemin de traverse comme le reste de ses camarades, Marlene s’était plutôt assise en tailleur à l’ombre de l’un des colossales lion de bronze de Trafalgar Square. Elle finissait de colorier le coeur figurant sur sa pancarte qu’elle avait dessinée pour l’occasion et sur laquelle on pouvait lire Fuck Gender Roles. Un pigeon vint malheureusement fienter en plein milieu de son œuvre d’art et elle grommela des insultes que le capuchon coincé entre ses dents rendait incompréhensibles. Elle referma finalement son feutre qu’elle glissa dans la poche de son short en jean. « Un recurvit et ce serait réglé … » se plaignit-elle en étalant la fiente à l’ensemble de son coeur à l’aide d’un mouchoir en papier. Elle avait passé un été très moldu et user de sa baguette la démangeait très sévèrement. Elle releva la tête pour chercher le pigeon coupable qui s’était déjà envolé dans le bleu du ciel mais trouva à la place quelques mètres devant elle son ami qui fendait un groupuscule de militantes qu’il dépassait d’une tête pour se diriger dans sa direction. « EWAN ! » s’exclama-t-elle joyeusement. Elle oublia tout de ses mésaventures et abandonna au sol sa puante pancarte pour courir vers lui et lui offrir une chaleureuse accolade. Il était peut-être la seule personne aussi démonstrative qu’elle connaissait alors elle ne se gênait jamais pour lui offrir de franches effusions d’amitié. « Je suis trop contente que t’aies pu venir ! T’as vu tous ces militants ? Cette manifestation fera partie de l’histoire ! Ca va être incroyable ! » s’enthousiasma-elle en regardant partout autour d’elle les nombreux manifestants qui les entouraient. Les femmes étaient plus largement représentées dans l’assemblée mais Ewan n’était pas pour autant le seul garçon présent. La plupart des personnes étaient assez jeunes et arboraient un look hippie aussi Marlene se fondait-elle à merveille parmi cette large assemblée. Elle salua une fille qu’elle ne connaissait pas mais qui avait le même headband qu’elle avant de se retourner vers Ewan pour lui adresser le plus rayonnant de ses sourires. « Tu sais que tu m’as manqué cet été ? » lui confessa-t-elle sincèrement. Marlene avait beaucoup d’amis à Poudlard mais ses plus proches camarades dont Ewan faisait partie se comptaient sur les doigts d’une seule main.

dragées:
 


Dernière édition par Marlene McKinnon le Dim 12 Nov - 19:52, édité 1 fois
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POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Mar 22 Aoû - 0:05

Fuck Gender Roles


Tu aimais beaucoup Poudlard. Certainement parce que tu avais bien cru, à tes onze ans, que jamais tu n’y mettrais les pieds mais aussi parce que c’était là-bas que tu avais tes amis, tes nombreux amis et que comparativement au château, il n’y avait pas grand-monde sur l’île de Man. Des amis d’enfance tout au plus mais tu ne les voyais guère car ils en avaient fait du chemin depuis vos onze ans. Toi aussi, certainement. Peut-être un peu moins, peut-être un peu plus, qui sait ? Mais vous n’étiez plus pareil. Ils étaient moldus, tu étais un sorcier. Un monde vous séparait à présent et comment pouvais-tu les retrouver autour d’un verre (de Coca-Cola et assurément pas de bierraubeurre) à évoquer vos dernières années sans leur laisser entendre toute la magie de Poudlard ? Non. Non. Il valait mieux rester à la maison, c’était bien plus sûr. Malheureusement, deux mois de vacances sur ton île paumée, c’était looooooooooong et terriblement ennuyeux.
Par chance, il y avait eu la croisière en début d’été. Tu y étais allé avec Finn et tes grands-parents. Mais ça n’avait pas duré longtemps et tu n’avais pas vraiment réussi à en profiter. Bien sûr, il y avait eu de bons moments : la formation de secourisme, la course endiablée avec Theo pour ton anniversaire et bien d’autres encore ! Mais il avait suffi d’un point noir, un seul, pour tout foutre en l’air. Nia t’avait une chose. Elle se sentait terriblement coupable. Tu n’avais pas eu le cœur à lui en vouloir. Mais de toute la croisière et même ensuite, sur ta petite île paumée, ça t’avait travaillé.
Oui, vivement la rentrée et le retour à Poudlard. Il fallait que tu voies du monde, que tu te changes les idées, que tu arrêtes de penser à ça. Mais les jours ne s’égrenaient que trop lentement et à ce rythme-là, tu serais mort d’ennui et de soucis avant d’avoir pu remettre les pieds au château.

Heureusement, dans des moments comme celui-ci, il y avait une personne sur qui tu pouvais toujours compter, une personne à l’amitié indéfectible qui, même lorsqu’elle était à des centaines de kilomètres de toi, savait quand il fallait te sortir du trou. J’ai nommé : Marlene McKinnon. Depuis que tu sortais avec Nia, la jeune gryffondor était un peu plus distante avec toi, certainement parce que tu avais brisé ton serment de finir seul jusqu’à la fin des temps comme elle … Mais ça ne l’avait pas empêché de t’envoyer une lettre au beau milieu du mois d’Août.
Oh ! Que tu avais été heureux de voir qu’elle avait pensé à toi ! Mais tu avais été surtout curieux de savoir pourquoi maintenant, à deux semaines à peine de la rentrée, elle prenait sa plume pour t’écrire une belle lettre. Une manifestation pour le droit des femmes ? Elle t’invitait à l’accompagner à une manifestation pour le droit des femmes ? Oh. Intéressant. Et totalement inattendu, il fallait avouer. Mais pourquoi pas ! Après tout, tu n’étais peut-être pas aussi engagé que ton amie dans un tel combat (et pour cause, me dirais-tu !) mais tu étais pour un peu plus de justice entre hommes et femmes dans ce pays et dans ce monde. Beaucoup de sorciers ignoraient totalement ce qui se tramait dans la société moldue mais puisque ton père était aussi normal que Mr. Bean, tu étais relativement bien au courant des us et coutumes de l’autre monde. C’était peut-être aussi pour cela que Marlene avait décidé de t’envoyer une lettre, qui sait ?

Tu avais parlementé avec tes parents le soir-même et avait réussi à t’arranger avec eux pour être à Londres le jour de la dite-manifestation. Ce fut d’âpres négociations car, n’ayant pas encore ton permis de transplaner, il te fallait trouver un tout autre moyen pour t’y rendre. Inextricable, comme problème. Mais Papy Barny était toujours là à la rescousse. En tant que médicomage, même à son âge, le travail n’arrêtait jamais et il avait rapidement accepté de te déposer devant Ste-Mangouste.

Alors te voilà là, en plein Londres, à chercher désespérément un plan pour te repérer car oui, tu n’avais pas l’habitude de te balader dans une ville aussi grande (Avons-le, tu aurais été capable de te perdre à Pré-au-lard …) Finalement, tu préféras demander ton chemin à quelqu’un qui, de bon cœur, t’indiqua la direction à suivre pour rejoindre le point de rendez-vous : Trafalgar Square.
A vrai dire, la manifestation s’annonçait si grande qu’arrivé à quelques encablures de la place, tu ne pouvais plus te perdre si ce n’était dans la foule. Tu dus jouer des coudes sur plusieurs centaines de mètres et t’excuser un bon millier de fois avant d’apercevoir le grand pilier qui trônait au centre du square. Encore une bonne dizaine de de pieds écrasés et une centaine de plates excuses et tu étais enfin arrivé sur la place. Maintenant, il te restait une mission : trouver Marlene. Vous aviez convenu de vous retrouver près d’un des lions. Mais lequel ? Il y en avait quatre !
Heureusement, tu n’eues pas à chercher longtemps car alors que tu fendais un groupe de militantes plongées dans une discussion enflammée, Marlene te trouva. Elle bondit de sa place et s’avança vers toi en s’exclamant : « EWAN ! »  Ce à quoi tu répondis bien évidemment : « MARLENE ! » Et de vous donner une franche accolade. Ce qui avait de bien avec Miss McKinnon, c’était qu’elle était tout aussi démonstrative que toi et ça, ça faisait franchement plaisir.

« Je suis trop contente que t’aies pu venir ! T’as vu tous ces militants ? Cette manifestation fera partie de l’histoire ! Ça va être incroyable ! » s’exclama-t-elle en embrassant la foule du regard.
Tu ne pouvais pas la contredire, il y avait un monde fou ! Et dire que tous ces gens (et vous aussi) allaient bientôt déambuler dans les rues d’ici à quelques minutes ! Ça allait être quelque chose !
« Ça va être une sacrée manifestation, ça, c’est sûr, commentas-tu en observant de ci de là quelques visages dans la foule. Bon, par contre, comme je savais pas trop comment ça se passait, j’ai rien ramené. Tu sais, comme pancarte ou quoi … Tu lui avais avoué ça d’un air penaud comme si c’était grave mais c’était certain que, pour Marlene, ce soit déjà la meilleure des choses que tu aies pu la rejoindre ce jour-là. En tout cas, je vois qu’on est sur la même longueur d’onde, j’ai aussi pensé à ça ! t’enthousiasmas-tu en pointant le bandana bleu que tu portais au front et qui faisait écho à celui, très hippie, que portait Marlene.

Ta copine salua une inconnue qui passa alors près de vous avant de se tourner à nouveau vers toi et de te dire, sans aucune gêne car entre vous il n’y en avait guère : « Tu sais que tu m’as manqué cet été ? »  
De retour sur les marches au pied d’un des grands lions de Trafalgar, tu te laissas tomber dessus en soupirant. « Moi aussi tu m’as manqué, Marlene. Sans toi, la croisière, c’était pas très drôle. Et je te dis pas quand je suis rentré à la maison … J’ai cru que j’allais mourir d’ennui ! Heureusement que t’es là pour me sortir de mon trou ! » Tu ris légèrement à l’idée de comparer ta chère -mais ennuyeuse- île à un trou comme celui d’un blaireau. Tu vivais enfermé dans un véritable terrier toute l’année et ce n’était que lorsque tu retrouvais l’air frai aux notes iodées que tu pensais vivre dans un trou ! Il y avait de quoi en perdre la tête mais c’était exactement ce genre de comparaisons puériles qui te faisait rire.
©️ GASMASK


Citation :
J'ai vu un peu grand GOSH

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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Mar 22 Aoû - 18:02

Pour Marlene, rien n'était aussi vivifiant qu’une bonne manifestation hormis peut-être un concert de Jick Magger. Elle ne pouvait s’empêcher d’être excitée par la grande marche hippie qui s’annonçait et se laissait distraire par tout ce qui les entourait : un headband par ci, une pancarte par là, un tube des beatles improvisé sur une guitare sèche. La seule chose qui l’excitait plus qu’un rassemblement humain était peut-être un rassemblement humain au cours duquel elle abusait de champifleurs hallucinogènes. Aussi quand Ewan commença à lui dire qu’il n’avait rien ramené, elle crut d’abord qu’il parlait de botanique psychotrope et sa mâchoire faillit lui en tomber. Non pas qu’elle aurait été étonné que son sage ami se promène avec de la drogue - c’est que ça circulait pas mal dans le terrier des blaireaux grâce à Gabin ! - mais plutôt qu’il ose en ramener à une manifestation. Elle-même n’avait pas osé. Elle pouffa de rire en comprenant le quiproquo lorsqu’il poursuivit en évoquant plus clairement la pancarte. « Pendant un instant j’ai cru que tu parlais de pèteuforik ou de champifleurs ! - elle reprit plus sérieusement et plus fièrement également - Mais c’est pas grave que t’aies oublié la pancarte, j’en ai prévu une trop cool qui dit ‘Fuck Gender Roles’ ! ». Elle ne précisa pas que sa pancarte puait la fiente de pigeon car elle était somme toute plutôt fière de sa création. La seule pancarte plus cool que la sienne qu’elle avait vu annonçait ‘Free Tampons to stop Economic Bleeding’ mais elle n’était pas sûre que Ewan aurait assumé marcher à côté d’elle si elle avait eu la même. Un large sourire éclaira son visage quand il sortit un bandana bleu pour se coiffer. « Un bandana c’est encore mieux ! » assura-t-elle.

Marlene se laissa tomber à côté de son ami sur les marches de Trafalgar Square et juste à côté de sa fameuse pancarte de fortune tandis que les derniers préparatifs avant la marche avaient lieu et que des unions excitaient la foule à l’aide de haut-parleurs un peu plus loin. Elle acquiesça avec compassion au bilan qu’il dressa de son ennuyeux été. Elle ne savait que trop bien à quel point il était dur de vivre dans une petite bourgade moldue. Elle vivait elle-même sur les berges du Loch Lomond pour aider sa mère à entretenir son auberge et ne voyageait qu’à travers les récits que lui faisaient les clients des contrées desquels ils venaient. Il y avait bien les amis moldus de son petit-frère avec qui elle avait parfois pris l’habitude de traîner mais plus les années passaient et plus leurs points communs divergeaient. Elle connaissait de plus en plus de groupes de rock sorciers et de moins en moins de groupes moldus. Ils parlaient tous de ce film terrifiant 'Les dents de la mer' et elle se trouvait bien sotte de chanter avec eux l’air de ce film qu’elle n’avait jamais vu quand elle les rejoignait pour une baignade dans le loch. Le sentiment de solitude et d’ennui que pouvait ressentir son ami blaireau pendant les vacances d’été, elle le comprenait et le partageait. « Je sais c’est chiant - acquiesça-t-elle avec un fin sourire un peu éteint - Quand ma mère avait pas besoin d’aide à l’auberge avec les clients, elle m’envoyait en cours de rattrapage moldus à Glasgow et crois-moi quand je te dis que les cours d’économie et bah c’est encore plus chiant que l’astronomie ! ». Il lui tardait de retrouver les couloirs de leur école et de pouvoir librement user de sa baguette magique. Elle avait brillamment réussi ses BUSE mais avait lamentablement échoué ses AS Levels comme on pouvait s’y attendre. Elle n’avait rien avoué de cet échec scolaire à sa maman car elle craignait qu’elle lui retire le droit d’aller manifester. Elle était malgré tout surprise que la partie croisière des vacances d’été de son ami n’ait pas été plus aventureuse maintenant qu’il avait une petite copine. « Vous avez pas réussi à vous croiser pendant les vacances d’été avec Gardenia alors ? » demanda-t-elle véritablement curieuse. Elle avait fini par comprendre après quelques mois que la relation amoureuse entre Ewan et Gardenia n’était pas une passade mais qu’ils s’étaient bel et bien entichés l’un de l’autre. Elle s’était même retenue de s’enfoncer son doigt au fond de la gorge pour exprimer son dégoût lorsqu’ils s’étaient longuement embrassés sous ses yeux pour se dire au revoir sur le quai 9 3/4. Elle était une vraie hippie dans le fond de son âme et qui aurait-elle été, je vous le demande, pour s’opposer au pouvoir de l’amour ? Si son ami était amoureux de Gardenia ainsi soit-il. Elle avait fini par accepter leur relation amoureuse et gardait pour elle sa jalousie de vieille fille malheureuse en amour. Marlene était finalement plutôt heureuse de voir son ami si heureux en couple.

hors-jeu:
 
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Jeu 24 Aoû - 11:38

Fuck Gender Roles


« Pendant un instant j’ai cru que tu parlais de pèteuforik ou de champifleurs ! » s’exclama Marlene en pouffant de rire.
Tu la regardas avec des yeux aussi ronds que ceux d’un veaudelune. Comment avait-elle pu s’imaginer une telle chose ?! Toi ? Toucher à des drogues ? Non. Ooooh non ! Gabin avait beau être ton big bro, ce n’était pas pour autant qu’il te refilait ses petits champis. Et puis même ! En amener à une manifestation moldue … il y aurait eu de grandes choses pour qu’un moldu en prenne parce que Marlene aurait voulu le lui faire goûter et résultat des courses, il se serait retrouvé toute chose, aurait eu le droit à un aller-simple pour Ste-Mangouste et aurait en plus écopé d’une oubliette en bonne et due forme. Et ne parlons même pas des conséquences qui vous retomberaient dessus ! Non, vraiment, c’était une bonne chose que l’idée ne t’ait même pas traversée l’esprit.
« Non, non ! Je parlais bien d’une pancarte ! » répliquas-tu d’un éclat de voir tout aussi prononcé. Si vous continuiez à vous exclamer de la sorte, les gens allaient vraiment croire que vous aviez pris quelque chose …
Heureusement, Marlene te rassura en te disant que ce n’était pas grave car elle avait préparé "THE" pancarte clamant « Fuck Gender Roles », un slogan que tu jugeas fort approprié et que tu approuvas d’un signe appuyé de la tête.

Vissant ton bandana sur ta tête, ce fut à ton tour de recevoir l’approbation de Marlene. Elle trouva même qu’un bandana, c’était le must, même mieux que son headband très hippie ! Mission réussie, Agent Forks. Vous aviez réussi à vous infiltrer avec brio dans une manifestation moldue Peace & Love !

Marlene te mena alors à l’endroit où elle t’avait attendu et où attendait toujours la pancarte nauséabonde. Avant même de répondre à ton amie au sujet des vacances, tu lui demandas discrètement, comme si vous étiez sur écoute : « Mais c’est quoi cette tache toute moche ? en désignant du doigt (mais en restant tout de même à bonne distance) la fiente de pigeon qui gâchait le magnifique cœur que Marlene avait tracé et colorié avec amour et zèle. Tu veux pas la faire disparaître ? Tu t’apprêtais à sortir ta baguette mais te ravisas juste à temps, te rappelant, dans ta tête de linotte, que tu étais toujours marqué par la trace pour quelques mois encore.
Marlene te fit des yeux énormes et toi, tu baissas la tête, tout penaud d’avoir failli désobéir à la loi. Mais puisque ta meilleure amie partit dans un franc fou rire, tu déculpabilisas. Il fallait seulement espérer qu’aucun moldu ne se soit aperçu du bout de bois qui ressemblait foutrement à un bois de cerf dans ta main. Mais bon, c’était fort peu probable.  

Ce n’est qu’après que tu lui avouas qu’elle t’avait aussi beaucoup manqué pendant les vacances et que même la croisière t’avait semblée fade. A la vérité, ce ne fut pas uniquement à cause de l’absence de Marlene mais pour une tout autre raison. Mais ça, tu te gardas bien de le lui dire.
« Elle m’envoyait en cours de rattrapage moldus à Glasgow et crois-moi quand je te dis que les cours d’économie et bah c’est encore plus chiant que l’astronomie ! »
Des cours d’économie ? Ohlala, rien que d’entendre ça te fit comprendre la douleur de ta meilleure amie. A la maison, ton père s’obstinait à suivre les informations moldues et il n’était pas rare qu’un journaliste parle de la situation économique du pays et du monde, notamment après le choc pétrolier de 73. Mais pour toi, c’était comme s’ils parlaient la langue des êtres de l’eau : incompréhensible. Alors suivre des cours d’économie ! Il fallait être totalement inconscient ! Tu lui adressas une expression véritablement peinée comme si elle venait de perdre un proche et lui tapotas l’épaule en signe de soutien. « Je comprends ta douleur. Au moins, le professeur Drastena sait t’intéresser à son cours. » En fait, tu n’en savais rien puisque tu ne suivais pas son option. Mais tu t’imaginais aisément qu’au vu de son charisme, cette femme ne devait avoir aucun mal à capter l’attention de son auditoire.

Tout se passait pour le mieux. La manifestation n’allait pas tarder à se mettre en branle et tu étais véritablement heureux de partager ce moment avec Marlene. Mais ton enthousiasme et ton sourire disparurent à l’instant-même où elle te demanda avec curiosité : « Vous avez pas réussi à vous croiser pendant les vacances d’été avec Gardenia alors ? »
Tu te figeas, la bouche entr’ouverte comme si tu venais d’être stupéfixé. Tu étais parfaitement au courant de ce que pensait ta meilleure amie sur ta relation avec Nia qu’elle vivait comme une trahison. Mais ce n’était pas ça qui t’empêchait de lui répondre. Si tu n’avais pas pu profiter totalement de la croisière, c’était en grande partie à cause de Gardenia. C’était assez paradoxal puisque vous aviez aussi particulièrement profité d’être ensemble sur ce bateau …
« C’est compliqué, » lâchas-tu en n’osant pas regarder Marlene dans les yeux.  Compliqué, oui, c’était le mot. Mais comment dire à Marlene que Gardenia t’avait trompé avec Alexandre alors que toi, tu œuvrais pour qu’ils redeviennent juste amis ? Comment lui expliquer aussi que tu n’avais pas eu le cœur d’en vouloir à ta copine sur le coup mais que maintenant tu ne savais plus quoi faire ni quoi dire. De qui était-ce la faute ? Devais-tu en vouloir à Nia ou en vouloir à Alex qui, selon toutes évidences, t’avait menti puisqu’il espérait bien plus que de redevenir l’ami de Gardenia ? Toutes ces questions, tu les avais tournées et retournées dans ta tête une bonne partie de la croisière et même ensuite, lorsque tu étais revenu chez toi.
Et puis, devais-tu seulement le dire à Marlene en sachant parfaitement qu’elle n’approuvait pas vraiment votre relation ?

Heureusement, les organisateurs de la manifestation firent savoir dans leurs haut-parleurs qu’ils étaient temps de se mettre en branle. Comme les gens commençaient à se mouvoir, tu te levas d’un bond et pressas Marlene de les rejoindre. A vrai dire, tu espérais qu’elle en oublie cette conversation qui te mettait bien trop mal à l’aise mais ç’aurait été bien mal connaître ta meilleure amie …
©️ GASMASK


Citation :
Je trouve pas ça fou comme post Laughing EDIT : C'est édité et tout beau maintenant !  Hippie

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Dernière édition par Ewan D. Forks le Lun 28 Aoû - 10:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Ven 25 Aoû - 17:33

La grande marche citoyenne allait bientôt débuter et les deux sorciers maintenant réunis étaient prêts à suivre le mouvement avec une pancarte pour appuyer leurs idéaux. Marlene espérait que Ewan ne remarquerait pas le défaut de son affiche mais il ne pointa pourtant que celui-ci. « C’est un coeur ! » lui répondit-elle souriante en brandissant son affiche pour tenter de l’acquérir à son déni. Mais vu l’air dégoûté qu’il affichait en tenant son doigt à honnête distance de la fiente de pigeon ça semblait être peine perdue. Marlene laissa mollement retomber son bras en même temps que sa pancarte dans un soupir à fendre l’âme d’un géant. La défense des grandes causes et les travaux manuels étaient ses activités favorites et leur mariage la rendait toujours toute chose alors ça n’avait peut-être l’air que d’être un caprice mais cette fiente de pigeon la contrariait énormément. Ewan commença à sortir sa baguette et Marlene, qui n’avait pas même eu l’audace d’emporter la sienne, ouvrit de grands yeux de botrucs. Son ami était-il chevaleresque au point de braver le ministère et la menace de la trace pour l’intégrité de son affiche ? Ou bien avait-il simplement serrer son bandana trop fort autour de son crâne au point que le sang n’y circule plus ? La griffonne n’aurait su dire si cet acte était fou de bravoure ou fou de bêtise ! Mais le garçon se reprit aussitôt et Marlene suivit son exemple. Elle orienta sa pancarte de telle sorte à cacher son instrument de sorcier et vérifia de quelques coups d’œil que les moldus alentour n’aient rien remarqué. Tous étaient heureusement obnubilés par la manifestation. Elle se rendit compte que son coeur battait la chamade. « Han ! J’espère qu’on peut pas se faire punir pour ça ! » fit-elle persuadée qu’ils auraient risqué moins gros avec du péteuforik qu’avec une baguette parmi cette foule de moldus. Elle croisa le regard penaud de son ami et partit dans un nouveau rire. Elle était excitée comme un pitiponk par cette manifestation alors tant pis finalement si sa pancarte avait l’air d’être l’œuvre d’un scatophile.

Marlene oublia bien vite son accessoire de it girl militante pour partager avec son ami le récit de leur été tristement moldu et solitaire et tressaillit quand il évoqua le Professeur Dratsena. En voilà un nom qui ne lui donnait pas envie de retourner à Poudlard. Que la Russe puisse avoir un certain charisme - et même un réel charme - aux yeux des garçons de leur école, Marlene voulait bien le croire. Mais elle n’y était quant à elle pas particulièrement sensible. Elle détestait leur professeur. « Disons plutôt qu’elle m’oblige à m’intéresser à son cours ! » corrigea-t-elle avec un rire un peu narquois. Si Marlene était une élève généralement considérée comme curieuse et studieuse - voire même carrément fortiche dans quelques matières - ce n’était pas le cas en astronomie. Et le professeur Dratsena traitait plutôt durement le visage de cancre qu’elle aimait afficher durant ses cours. C’était de justesse et grâce à son ami Saul que Marlene avait obtenu le résultat d’acceptable à son examen, un exploit qu’elle craignait de ne pouvoir reproduire deux années plus tard. Pour l’heure, Marlene préférait encore entendre les moments resplendissants de bonheur que son ami avait dû passer avec son amoureuse plutôt que de parler d’astronomie. La réponse lapidaire que fournit Ewan lui fit hausser les sourcils de surprise. Elle tenta de déceler dans son regard un peu plus qu’un « compliqué » pour au moins savoir si les intéressés étaient encore en couple ou non mais il lui paraissait que Ewan la fuyait pour se réfugier dans ses pensées. Marlene qui n’avait jamais été en couple avec personne se demandait bien ce qu’il pouvait y avoir de compliqué à cela. Soit on était en couple, soit on ne l’était pas, non ? Les haut parleurs crachèrent dans leurs oreilles que la marche débutait et l’annonce fut accueillie par un tonnerre d’applaudissements et de cris d’enthousiasme auxquels les deux sorciers ne participèrent pas. Marlene suivit Ewan et attendit qu’ils y entendent un peu plus clair pour mieux élever sa voix au dessus de celle de la foule qui commençait déjà à scander ses premiers messages. « Vous êtes plus ensemble alors ? - elle lui tira sur le poignet pour l’obliger à la regarder - T’es chiant Ewan, t’es vraiment chiant ! J’ai fait des efforts pour m’habituer à l’idée et là t’es en train de me dire que j’ai été super sympa avec elle pour rien ? - elle tourna son visage furibond devant elle et brandit finalement sa pancarte pour participer à la manifestation - Ta prochaine copine je lui parle même pas ! ». Mais tandis qu’elle commençait déjà à l’engueuler, elle se demandait si leur séparation ne serait finalement pas une bonne nouvelle. Depuis que Ewan était en couple avec Gardenia, il avait naturellement eu moins de temps à consacrer à leur amitié. Et comme elle aimait être le centre d’attention …

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Mer 30 Aoû - 9:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Lun 28 Aoû - 10:52

Fuck Gender Roles


Par moment, ton manque de réflexion était affligeant Ewan. En sortant ta baguette dans cette immense assemblée de moldus, et surtout en t’apprêtant à lancer un sort à des centaines de kilomètres de Poudlard, tu faisais risquer à Marlene et à toi, une implacable sanction du Ministère puisque ta trace était encore loin d’être dissolue. Heureusement, tu avais tout de même des éclairs de génies dans tes moments d’idiotie et te ravisas juste à temps tandis que ta meilleure amie, affolée, essayait de te cacher à l’aide de sa pancarte nauséabonde. Finalement, vous n’aviez fait aucun mal et même si Marlene s’imaginait follement qu’on puisse vous réprimander pour avoir sorti une baguette en public, tu en doutais fortement. Dans le pire des cas, si un moldu de la foule avait eu les yeux assez perçants pour se rendre compte que tu tirais un objet de la sorte de la poche de son short, il aurait certainement pensé qu’il s’agissait de quelque accessoire hippie, un peu étrange et inutile, certes, mais un simple accessoire.
Tu secouas alors la tête quand Marlene s’inquiéta d’une hypothétique répercussion. Non, tu en étais certain, vous aviez évité le pire. Mais ça ne t’empêcha pas de te sentir plus idiot qu’un manche à balai et de t’excuser platement : « J’suis désolé. J’ai pas réfléchi … » Mais nul doute que la pétillante gryffonne ne t’en voudrait pas.

La preuve en est : votre sujet de conversation changea tout aussi rapidement que le pigeon n’avait taché la pancarte de Marlene de sa fiente. Ta meilleure amie t’expliqua ô combien les cours moldus que s’obstinait à lui faire suivre sa mère et particulièrement ceux d’économie étaient barbants et tu n’eus aucune peine à te le figurer. Même les cours d’Astronomie ne semblaient pas l’être autant, chose que tu ne pouvais qu’imaginer à partir de l’image que donnait le professeur Dratsena. « Si tu veux tout savoir, moi, elle me fait un peu peur cette femme, » avouas-tu à Marlene dans un petit rire nerveux. Avec son air austère et ses robes sombres, Yelena Dratsena était impressionnante et charismatique mais elle ne souffrait d’aucun manquement au règlement ou à la politesse. Ce n’était pas tellement que tu étais un perturbateur, tu étais même plutôt bon élève, mais cela suffisait à te faire apprécier ton choix de cours facultatifs.

Passant du cocatrice à l’éruptif, ta meilleure amie te demanda alors des nouvelles de Gardenia. Étrangement, il n’y avait que quand il y avait de l’eau dans le gaz que Marlene semblait s’intéresser à ta situation avec ta copine.
Tu fus tout juste capable de murmurer un « C’est compliqué » peu convaincant. Il fallait te comprendre : le sujet était particulièrement sensible et tu n’avais pas vraiment envie de t’épancher ainsi, au beau milieu d’une foule d’inconnus. Et à dire vrai, ce n’était même pas certain que, couché sur un confortable divan de la salle de repos, de retour à Poudlard, tu te serais livré à Marlene. Tu savais ce qu’elle pensait de ton couple et tu t’imaginais parfaitement sa réaction en apprenant le pot-aux-roses.
Alors, trop heureux que la manifestation ne démarre enfin, tu te levas avant même que Marlene eut pris en main sa pancarte et la prit par la main pour que vous vous mêliez à la foule. Tu n’espérais qu’une chose : que, galvanisée par les slogans enflammés et l’enthousiasme des manifestants, Marlene en oublie sa question et surtout ton « C’est compliqué » qui voulait à la fois tout et rien dire. Mais c’était sans compter sur son obstination légendaire. Au beau milieu de la foule, elle t’attrapa par le poignet et te força à la regarder. Ouhlà ! Ça ne sentait pas bon pour toi ! Marlene était furieuse et avait décidé de te faire une crise au beau milieu de milliers de personnes.

« T’es chiant Ewan, t’es vraiment chiant ! J’ai fait des efforts pour m’habituer à l’idée et là t’es en train de me dire que j’ai été super sympa avec elle pour rien ? s’exclama-t-elle, empourprée de colère, tout en brandissant bien haut sa pancarte. Avant d’ajouter son slogan à ceux de la foule, elle te glissa sur un ton sec mais ferme : Ta prochaine copine je lui parle même pas. »
Tu n’y comprenais plus rien. Mais voir Marlene t’engueuler ainsi comme si c’était ta mère te fit réagir et te força à te confier -ou plutôt à bégayer.
« Q-quoi ?! Mais non ! Non ! On est toujours ensemble ! beuglas-tu pour te faire entendre de Marlene parmi les manifestants scandant leurs messages. Mais c’est justement ça qui est compliqué, ajoutas-tu en baissant d’un ton, véritablement affecté par la situation. Ceci dit, comprenant que Marlene n’allait pas te laisser filer comme ça et que ça allait, d’une manière ou d’une autre, te retomber dessus, tu te décidas à lui expliquer. Elle … elle m’a trompé. Enfin non, je sais même pas si c’est tromper. Elle a embrassé Alexandre au début de la croisière et de ce qu’elle m’a laissé entendre, elle est partie parce qu’ils risquaient d’aller plus loin… »
Ta voix se perdit dans les exclamations de la marée humaine. Tu sentais con, vraiment très con. Dans cette histoire, tu étais la bonne poire qui subissait sans savoir que dire. Et c’était bien ça le problème : tu n’avais rien dit. Beaucoup, Marlene y compris, auraient mis fin à cette relation promptement. Mais toi non. Tu n’avais pas eu le cœur à en vouloir à ta copine car, après tout, c’était elle qui s’était éloignée de Rozen parce qu’elle t’aimait toujours. Mais le pire peut-être, c’est que là où beaucoup auraient achevé cette relation, vous, vous étiez allé plus loin, beaucoup plus loin. Vous aviez franchi un nouveau pas dans votre couple et ça te mettait plus encore dans l’embarras.
« Et dire que j’ai aidé Alex parce qu’il voulait redevenir ami avec Nia, lâchas-tu, amer et véritablement furieux contre le serpent qui t’avait lâchement manipulé. J’aurai dû voir qu’il voulait bien plus que ça. »
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C'est un peu nul, sorry No

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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Mer 30 Aoû - 9:25

Les redoutables colères de Marlene passaient généralement aussi soudainement et violemment qu’une tornade. Et elle commençait déjà à s’apaiser en listant mentalement tout ce qu’elle pourrait faire avec son ami à la rentrée prochaine maintenant qu’il était redevenu libre comme l’air : prendre ensemble leur petit-déjeuner, s'asseoir l'un à côté de l'autre en classe, réviser ensemble le soin aux créatures magiques ... Sauf qu’elle ne lui avait pas laissé le temps d’en placer une. « Vous êtes toujours ensemble ? » répéta-t-elle d’une voix plus aigüe quand la catastrophique nouvelle tomba. La gryffondor roula des yeux quand il qualifia leur relation de compliqué et se retint de justesse de lui conseiller de la larguer sans plus attendre. C’est qu’il lui semblait, de son expérience d’amie plus que de petite-amie, que lorsqu’une relation était sincère elle était généralement très simple en même temps. Son amitié avec Luzia, Maya, Hazel ? Sincère jusque dans les disputes ! Son amitié avec Fabian ? Diablement compliqué et partie à la poubelle, non sans regret, mais elle ne s’en portait finalement que mieux. Elle laissa cette fois-ci Ewan s’exprimer jusqu’au bout pour l’entendre lui avouer qu’il s’était fait cocu et, comme elle connaissait plutôt bien le garçon, la suite elle la devinait facilement. Son empathie était telle qu’elle sentit une boule se loger dans son estomac et serra ses poings jusqu’à sentir ses ongles s’enfoncer dans sa chair pour résister à une nouvelle vague de colère. Mais ses yeux, eux, lançaient des éclairs. Ewan était sans aucun doute, avec Xénophilius, le garçon le plus sincère et dépourvu de mauvaise intention qu’elle connaissait au château. Et cela la rendait tout à fait folle qu’on puisse ainsi vouloir en profiter sans se soucier de le faire souffrir. « Non, Ewan, elle t’a trompé ! » le reprit-elle sèchement en refusant qu’il puisse commencer à trouver des excuses à une jeune fille qu’elle soupçonnait de lui avoir brisé le coeur. Il n’allait quand même pas lui écrire une ode parce qu’elle avait eu la bravoure de se retenir de baisser sa culotte avant le moment fatidique quand même. « Mais heureusement qu’ils ont rien fait, ils se parlent à peine ! » jugea-t-elle avec sa morale catholique d’écossaise profondément ancrée en elle malgré sa surface joliment hippie. Marlene soupira de lassitude en se disant que l’adolescence était une période faite de bien des combats. Voilà que, plutôt heureuse de s’être débarrassée de la pression du premier baiser, un nouveau challenge plus terrible encore paraissait l’attendre. Oh la galère, pas moyen qu’elle fasse des trucs avec Wilkes et ses mains baladeuses de son côté. « J’en dis qu’ils se sont vraiment bien foutus de toi ! C’est vraiment que deux vielles goules qui … qui - son coeur s’emballait et elle ne trouvait pas les mots - Par la barbe de Merlin, aucune insulte sorcière n’est assez forte pour l’exprimer ! C’est vraiment que des - et elle se mit à hurler des insanités qui se perdirent fort heureusement parmi les messages bien plus symboliques des manifestants « BITCHES »« GET STUFF DONE ! YOU, SIR, ARE A » « CUNT ! ». Elle était rouge de rage et un manifestant sans doute impressionné par toute la rage qu’elle exprimait dans ses cris militants trouva bon de la féliciter d’une tape amicale sur l’épaule.

Marlene avait mal à force de brandir sa pancarte et la confia à son ami pour se secouer un peu les bras endoloris. Elle pointa finalement son doigt à deux centimètres du visage de Ewan. « Je suis sûre qu’ils t’ont fait souffrir et je trouve ça nul que tu leur pardonnes comme ça. John Lennon est bien gentil mais Yoko Ono a jamais dû le tromper pour qu’il chante ce qu’il chante ! D’ailleurs regarde, quand il a trahi le groupe et bah tous les autres ont arrêté de faire de la musique ! Si ça c’est pas la preuve que la trahison ça se pardonne pas ! » s’emporta-t-elle en déformant à sa convenance l’histoire du groupe le plus pacifiste de leur pays. Maintenant qu’elle s’était défoulée à travers les slogans elle était un peu moins vindicative et un peu plus malheureuse. Elle regardait son ami en étant un peu triste pour lui. Elle passait par toutes les émotions qu’il avait dû lui même traverser en étant trop sympathique pour oser les exprimer aux intéressés. Marlene ne connaissait pas encore les affres de l’amour mais connaissait très bien ceux de son amour propre.

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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Ven 1 Sep - 12:25

Fuck Gender Roles


Balloté par le flot de manifestants, tu n’avais le cœur ni à t’égosiller avec des slogans enflammés ni à parler à Marlene de ce sujet ô combien sensible qu’était ton amour pour Gardenia. En soi, tes propres sentiments n’avaient jamais été très compliqués et toujours sincères mais depuis ce dernier mois, tu étais tiraillé entre ce qu’il convenait de faire et ce que tu ressentais toujours pour la belle Serdaigle et surtout, tu doutais, de toi, des réels sentiments de ta copine, des intentions d’Alexandre. La liste était si longue qu’il était difficile de la dresser exhaustivement.

Lorsque tu essayas de te rassurer plus que de trouver une excuse pour ne pas en vouloir à Gardenia, Marlene fut catégorique, intransigeante.
« Non, Ewan, elle t’a trompé ! »
Tu essayas de déglutir mais ta gorge, déjà sèche depuis un sacré bout de temps, venait de se serrer, te laissant avec l’impression étrange d’être en train de t’étrangler. Tu te sentais mal, ça crevait les yeux. Cette histoire te retournait l’estomac et depuis quelques instants, ton teint venait de virer au blanc pâle. Encore quelques minutes et Marlene n’allait pas tarder à te demander si ça allait. Mais, ne voulant pas l’inquiéter, tu tentas de faire passer ton malaise en respirant longuement et en secouant ton col pour faire passer un peu d’air malgré l’atmosphère étouffante de cette mi-août.
« J’en dis qu’ils se sont vraiment bien foutus de toi ! C’est vraiment que deux vielles goules qui … qui … »
Marlene critiquait Gardenia et Alexandre mais tu te sentais bien trop mal pour vraiment l’écouter. Tu n’entendais que de vives exclamations. Ses insultes (car tu ne doutais pas que c’en était) se perdaient dans les cris de la foule et peut-être n’était-ce pas plus mal. Tu étais un garçon sensible, Ewan. D’aucuns diraient fragile. Et même si ta meilleure amie ne voulait pas te blesser, l’entendre ainsi parler de ta copine t’aurait vraiment chamboulé, bien plus que tu ne l’étais déjà. Et ce n’était pas certain.

Fatiguée de brailler aux côtés des moldus et surtout d’agiter sa pancarte haut au-dessus de la foule, Marlene te la fourra dans les mains avant même que tu ne puisses protester. Et ce n’était pas étonnant qu’elle n’en puisse déjà plus ! Son cœur odorant pesait une tonne, plus lourd qu’un chaudron taille 3 ! Et voilà que ton amie te pointait du doigt d’un air vindicatif.
« Je suis sûre qu’ils t’ont fait souffrir et je trouve ça nul que tu leur pardonnes comme ça. »
Elle te parla de John Lennon, des Beatles, de Yoko Ono sans vraiment que tu ne comprennes où elle voulait en venir. Les illustrations de Marlene étaient toujours alambiquées et déjà que dans ton état normal, tu avais du mal à la suivre, elle te perdit totalement sur ce coup-là. Aussi préféras-tu faire comme si tu n’avais rien entendu.
« M-mais qu’est-ce que tu veux que je fasse maintenant ? lui demandas-tu d’une voix tremblante, espérant qu’elle puisse t’apporter une réponse que tu n’avais toujours pas trouvé en un mois et demi de tourmente. Je peux pas me pointer à la rentrée et lui dire que c’est fini entre nous. Surtout pas après ce que j’ai fait ! »
A cet instant, tu sus que tu avais dit une connerie, que tu en avais trop dit. Marlene n’avait pas à savoir ce que vous aviez fait après que Gardenia t’ait avoué son infidélité. Marlene ne devait surtout pas savoir. Et pourtant, tu venais d’ouvrir une brèche dans laquelle elle allait s’engouffrer d’un instant à l’autre.
« C-c’est bien trop tard ! t’exclamas-tu en essayant de couvrir ce que tu venais de dire, de le faire oublier à Marlene. Je sais, j’aurai dû réagir tout de suite mais … mais je suis pas comme toi, Marlene. J’ai pas su quoi dire, j’ai pas su quoi faire. Parce que de toute façon, je sais jamais quoi faire ! t’emportas-tu soudain, ta voix montant dans les aigues à la manière de celle d’un enfant qui geignait. C’est toujours la même chose ! Finn a raison. Je suis beaucoup trop con, je me fais tout le temps avoir … »
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Sam 2 Sep - 0:38

Le truc de Marlene, c’était le plus souvent de brailler contre ce qui n’allait pas. Car soyons honnêtes, les solutions qu’elle proposait finissaient toujours par de cuisants voire explosifs échecs. Aussi commença-t-elle instinctivement à culpabiliser lorsque Ewan lui demanda de l’aide d’une voix tremblante pour avoir si bien remué ses tourments sans être capable de lui offrir une délivrance. Si elle avait été à sa place - et elle l’était sans en avoir conscience - elle savait ce que elle aurait fait. Elle aurait assassiné les deux personnes ayant œuvre à son malheur. Mais Ewan avait un tempérament plus doux et elle doutait qu’il s’épanouisse comme elle dans de si violentes expressions de ses sentiments. Sa curiosité fut piquée quand il confessa ne pas lui avoir tout dit. « Quoi ? Qu’est-ce que t’as fait Ewan ? ». Dès l’instant où il releva les yeux vers elle, elle y lut de la culpabilité et crut deviner ce qu’il avait fait. « Oh non Ewan ! Vous avez pas … tu sais … pratiqué le sexe … comme les adultes ? Et tu n’as même pas pensé à m’envoyer un hibou avant ? » s’exclama-t-elle en lui agrippant le poignet pour sauter à ce qui s’assimilait pour elle à l’issue la plus catastrophique de son récit. Comme sa maman était tombée enceinte d’elle suite à un accident et à un âge où elle était encore beaucoup trop jeune, Marlene était intimement persuadée qu’une grossesse était une fatalité pour qui « pratiquait le sexe » disait-elle d’un ton scientifique quand elle souhait cacher son malaise à ce sujet. Car il avaient forcément « pratiqué le sexe ». Son éducation catholique la rendait peut-être prude mais pas niaise. Gardenia semblait prête à passer l’étape supérieure du propre aveu d’Ewan. Et Ewan, il était un adolescent et elle s’était suffisamment faite draguer par le genre horny de cet espèce pour savoir ce à quoi ils pensaient constamment.

Ils s’étaient arrêtés au coeur de la manifestation et elle le regardait interdite alors que les autres marcheurs leur rentraient dedans. Tandis que son ami se mettait à paniquer elle inspirait une bouffée d’air plutôt impressionnante. « Okay, je sais ce qu’on va faire ! ». Pas du tout à vrai dire. Mais un début de plan, ça lui paraissait déjà pas mal. Alors elle le saisit tout simplement par le poignet pour le conduire hors de la marche et, profitant qu’une poubelle se trouve présentement sur le passage, reprit sa pancarte à Ewan. « On va déjà commencer par jeter cette pancarte qui pue la fiente à cause de ce stupide stupide stupide pigeon ! » articulait-elle entre deux souffles tandis qu’elle s’employait à forcer l’entrée de la dite pancarte dans la poubelle à renfort de grands coups de bras. Elle s’essuya les mains une fois le sale travail accompli et se félicita d’avoir glissé un headband qui empêchait des gouttes de sueur de glisser sur son font. Elle se dirigea vers la première boutique du coin tout en poursuivant sa logorrhée. « J’vais te payer une glace et on va reprendre depuis le début okay ? Attend moi juste deux secondes sur ce banc ! ». La boutique la plus proche se trouvant être un restaurant pakistanais, elle revint finalement avec un egg rolls emballé dans du papier aluminium qu’elle commença à déballer sous ses yeux en s’asseyant à ses côtés. « Reprenons ! Elle te trompe avec Alex mais tu lui pardonnes et vous faites des choses donc ! Genre combien de temps après ? ». Elle oublia que le egg rolls était initialement pour Ewan car elle était diablement fascinée par son histoire et croqua dedans. « Et maintenant tu veux pas être le fils de troll qui la largue directement, c’est ça ? ». Elle en était déjà à sa troisième bouchée et parlait déjà complètement la bouche pleine. « T’es pas con, juste sensible, et c’est bien que tu te poses toutes ces questions … même si c’est vrai que ça aurait été mieux de se les poser avant … tu sais ! » articula-t-elle difficilement en agitant sa main devant sa bouche car elle venait de croquer dans une partie tout à fait brûlante de son sandwich atrocement gras. « Et vous vous êtes protégés ? Sinon j'retire tout, j'te traite de con et j’te mets une claque ! - le prévint-elle quand même en pointant son index menaçant sous son nez parce qu’elle était un petit peu sympathique malgré tout - C’était comment d’ailleurs ? Ma maman me dit que c’est très surfait tout ça ! Elle me dit la vérité ou elle me ment ? Et t’as tenu combien de temps ? Tu penses qu’elle a aimé ou fait semblant ? Beaucoup de filles font semblant il paraît ! Puis sur une échelle de ‘merlin je suis bon' à ‘chiasse de sombral’ tu te noterais comment à ton avis ? » demanda-t-elle quand même avec un sourire un peu curieux avec plein d’autres questions qui se bousculaient dans sa tête. C’est que Ewan était le premier de ses amis qui passait le cap. La marche continuait à se dérouler sous leurs yeux mais autant dire que la vie sexuelle de son ami la fascinait bien plus que les droits des femmes en cet instant.

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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Sam 9 Sep - 11:52

Fuck Gender Roles


« Quoi ? Qu’est-ce que t’as fait Ewan ? »
Forcément, cet aveu dissimulé ne pouvait pas passer inaperçu, surtout pas en présence de Marlene. Trop surpris, pris au dépourvu par la réaction de ta meilleure amie, tu fus incapable de lui mentir ou ne serait-ce que te bâtir un masque impassible pour lui mentir au nez à la barbe. De toute façon, tu étais bien incapable de te la jouer [/i]poker face[/i] et tu ne pouvais tout simplement pas cacher la vérité à Marlene. Aussi, en lisant l’expression totalement désemparée en pleine de culpabilité sur ton visage, elle comprit aussitôt ce que tu n’osais pas lui dire.
Tu ne sus pas vraiment ce qui était le plus grave : que tu aies "pratiqué le sexe" comme le disait si bien la griffonne, qu’elle paraisse si choquée que tu l’aies fait ou qu’elle t’agrippe le poignet avec tant de force, t’empêchant même de continuer ton chemin alors qu’à cet instant précis, tu n’aurais voulu qu’une chose : t’enfuir le plus possible et faire comme si tu n’avais rien dit.
Comme un enfant pris en flagrant délit de bêtise, tu baissas la tête, rivant ton regard au sol, oubliant ceux des gens qui, surpris de vous voir arrêté en plein milieu de la foule, vous bousculaient sans vraiment s’excuser. Tu n’avais qu’un mot à dire pour confirmer tes actes et pourtant qu’il était aussi difficile à sortir que lorsqu’un gamin devait avouer avoir mangé toutes les chocogrenouilles qui étaient cachées dans un placard.

« Je … O-ou- » bredouillas-tu juste avant que Marlene ne te coupe, décidant de prendre les choses en mains.
« Okay, je sais ce qu’on va faire ! Parce qu’elle te menait toujours par le poignet, tu fus obligé de la suivre, comme un petit garçon suivrait sa mère, hors de la foule. On va déjà commencer par jeter cette pancarte qui pue la fiente à cause de ce stupide stupide stupide pigeon ! »
« Marlene, attends ! T-tu … tu es sûre de vouloir la jeter ? »
Tu ne voulais pas gâcher le plaisir de cette immense manifestation à ta meilleure amie. Elle avait l’air tellement heureuse d’être ici que tu te sentais encore plus coupable de l’embêter avec tes histoires de cœur. Mais c’était trop tard, Marlene avait déjà rentré (tant bien que mal) cette fichue pancarte dans la poubelle et t’expliquait son plan. Une glace ? En temps normal, cela t’aurait remonté le moral aussitôt mais là, ta déprime était telle qu’elle n’allait pas se résoudre avec une boule de crème glacée. Toutefois, tu n’eues pas le courage d’opposer une quelconque résistance et déjà tu t’essayais sur le banc qui se trouvait-là, attendant avec appréhension le retour de ta meilleure amie.

Elle revint quelques minutes plus tard, ce qui te parut être une éternité tant il y eut de manifestants défilant sous tes yeux. S’asseyant à tes côtés, Marlene déballa un nem qui n’avait rien à voir avec une glace. De toute façon, ça importait peu, tu n’y aurais pas touché.
« Reprenons ! Elle te trompe avec Alex mais tu lui pardonnes et vous faites des choses donc ! Genre combien de temps après ? Tu fis le calcul dans ta tête et te rendis compte que, si tu avais réfléchi un instant avant de te lancer, tu ne l’aurais pas fait. Deux jours. Il aura fallu deux jours à Gardenia pour t’avouer sa faute. Une chose était sûre : le délai de prescription n’était clairement pas passé. Honteux, tu préféras ne rien dire et heureusement, Marlene combler parfaitement le silence que tu lui opposais. Et maintenant tu veux pas être le fils de troll qui la largue directement, c’est ça ? »
Tu hochas la tête, penaud. C’était exactement ça. Tu ne pouvais pas larguer Gardenia maintenant, surtout pas après lui avoir dit que tu lui pardonnais et après avoir eu des rapports aussi intimes avec elle.
Voyant ton désarroi et surtout ton immense culpabilité, Marlene se fit plus douce, cherchant à te réconforter. « T’es pas con, juste sensible, et c’est bien que tu te poses toutes ces questions … même si c’est vrai que ça aurait été mieux de se les poser avant … tu sais ! » Et c’était bien ça le problème : tu ne te posais jamais les bonnes questions au bon moment. Tu déglutis. Difficilement. C’est alors que ta meilleure amie pointa un doigt luisant de gras dans ta direction. Tu ne la regardais pas jusqu’à cet instant et levas donc des yeux apeurés vers elle. Pourquoi agissait-elle ainsi à présent ?
« Et vous vous êtes protégés ? Sinon j'retire tout, j'te traite de con et j’te mets une claque ! » Tu ouvris la bouche mais la refermas aussitôt. Il fallait que tu lui répondes quelque chose et vite sinon tu étais bon pour une gifle bien placée.
« H-heuu ... O-oui … commenças-tu dans un murmure mais, de peur que ta meilleure amie ne te gifle, tu mis un peu plus de conviction dans ta voix. Oui. Oui ! On s’est protégé, oui, bien sûr. » Tu étais peut-être long à la détente mais pas totalement idiot. On te reprochait souvent ta niaiserie mais tu savais tout de même ce qu’il se passait si deux personnes oubliaient de se protéger. Et à vos âges, ce n’était pas franchement conseillé.

Apparemment rassurée, Marlene continua son quasi-monologue, passant une énième fois du cocatrice à l’éruptif. Sérieusement ? Elle te demandait comment c’était ? Elle n’avait rien d’autre en tête alors qu’elle voyait très bien que tu n’étais pas en état de parler de ça.
Plus ses questions s’enchainaient, plus tu avais l’impression qu’elles t’étouffaient. Oui, tu avais aimé quoique ce fut très transpirant et moite. Oui, tu pensais que Gardenia avait apprécié et pourtant, tu ne voulais pas y penser. Tu ne voulais surtout pas y penser car cela te confrontait au cœur du problème.
« Marlene, on … on pourrait pas parler d’autre chose ? lui demandas-tu d’une petite voix, la gorge nouée. Tu restas quelques instants silencieux, essayant de calmer l’envie irrépressible de pleurer. Et finalement, tu t’exclamas, te lamentas d’une voix étouffée : Je sais pas quoi faire, Marlene ! J’ai peur de ce qu’elle pourrait penser et de ce qu’elle pourrait dire. J’ai peur que ça se sache et que je passe pour le troll de Poudlard ! C’était bien la première fois que le regard des autres t’importait. La toute première fois. Pourquoi elle m’a fait ça ? Pourquoi ? Je l’aime, moi … »
Et tout en disant cela, tu n’étais pas loin des larmes.
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Dim 10 Sep - 20:49

Lorsque Ewan commença à bafouiller qu’il s’était protégé d’un air incertain, Marlene ouvrit de grands yeux coléreux qui la firent ressembler à Mrs McKinnon un court instant. L’adolescent aux hormones en ébullition se reprit heureusement à temps et la jeune fille se calma instantanément. L’une des nombreuses qualités qu’elle appréciait chez Ewan était son incapacité pathologique à mentir (même pas besoin de veritaserum !). Alors si Ewan lui disait qu’ils n’avaient pris aucun risque avec Gardenia, elle savait qu’elle pouvait lui faire confiance. Ouf ! Elle se sentit instinctivement rassurée et poussa un profond soupir de soulagement avant de manger la moitié de son egg roll en une seule et unique bouchée. Car, parmi tout ce qu’il lui avouait et comme elle avait parfois des éclairs d’intelligence, c’était surtout cet élément là qui l’effrayait. Elle oublia complètement les autres tourments de son ami car la sexualité la fascinait autant qu’elle l’effrayait. Elle lui posa un nombre fantastique de questions avec une folle précipitation. C’est que c’était la première fois qu’on pouvait lui raconter une première fois alors bon … Elle espérait que la sienne serait diablement romantique. Par exemple pendant un concert en plein milieu d’un riff de Jick Magger ! Ou alors dans un parc après avoir planté un snagarlouf pour les générations futures ! Elle sortit de ses pensées les plus sulfureuses quand Ewan lui suggéra de parler d’autres choses. « Quoi ? Oui tout à fait ! » se reprit-elle en rougissant un peu.

Ewan n’avait rien perdu de son air misérable et semblait être sur le point de pleurer. « Toi ? Être le troll de Poudlard ? Impossible tant qu’il y aura Avery ! » le rassura-t-elle immédiatement avec un fin sourire qu’elle ne parvint malheureusement pas à lui transmettre. La résolution du problème de son ami n’était déjà pas facile mais le serait encore moins s’il s’enquiquinait avec ce que les autres pouvaient penser. Voilà au moins une sage vérité qu’elle avait tôt appris en tant que sorcière dans un monde moldu, puis en tant que moldue dans une école sorcière. « Ce que je veux dire, c’est que tu t’en fiches de ce que les autres pensent, d’accord ? Ca ne les regarde pas ! ». Il lui avoua avoir des sentiments pour la jeune fille aux cheveux bleus comme il l’avait déjà publiquement avoué lors d’une soirée un peu arrosée en salle de repos. « Je sais mais est-ce que t’es sûr que elle t’aime en retour après ce qu’elle a fait ? ». Marlene était tombée tellement de fois amoureuse qu’elle n’était sans doute jamais tombée amoureuse du tout mais elle pensait néanmoins que ce n’était pas le comportement d’une jeune fille amoureuse, ni même respectueuse se garda-t-elle d’ajouter, que de fricoter avec d’autres garçons que son petit ami. « Je peux pas décider pour toi sur ce coup là mon vieux » avoua-t-elle finalement en lui adressant une grimace un peu désolé. A vrai dire, décider pour lui était une chose qu’elle aurait pu faire très facilement car cela répondait tout à fait à son caractère tyrannique et dirigiste. Elle aurait bien pu dire à Ewan de larguer Gardenia pour revenir dans leur vieux club de célibataires (bien qu’elle ne le soit elle même plus vraiment mais c’était tout comme). Outre le fait que la compagnie de son ami lui manquait, elle ne le sentait présentement pas spécialement heureux au sein de cette relation et elle n’était pas certaine que le temps change grand chose à l’affaire. Il fallait que Ewan apprenne à prendre ses propres décisions et à s’y tenir. « Tu veux savoir ce qu’il y a plus de sexy pour une fille ? » lui avoua-t-elle finalement en l’interpellant d’un coup d’épaule complice. « Il n’y a rien de plus sexy qu’un mec qui se fiche d’elle ! » avoua-t-elle en riant un peu d’avantage en son nom certainement qu’en celui de toute la gente féminine. « Ce que je veux dire c’est, que tu finisses avec elle ou pas, une petite leçon lui ferait pas de mal … et ça te ferait sans doute pas de mal aussi de te rappeler que t’as pas besoin d’elle pour t’amuser ! ». Elle passa finalement un bras par dessus son épaule pour le réconforter car, malgré les traits d’humour qu’elle disséminait dans son discours pour essayer de lui rendre son sourire, elle sentait qu’il avait plus besoin encore d’un câlin. Il s’était confié à elle parce qu’elle était l’une de ses meilleures amies et qu’il avait besoin d’être rassuré. Et à cela, elle répondait bien évidemment présente. « Tu finiras par aller mieux, je t’assure ». Aucun problème ne lui avait jamais paru être définitif et heureusement vu qu’elle venait de fêter ses seize ans.

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Sam 23 Sep - 11:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Sam 16 Sep - 14:51

Fuck Gender Roles


Assis sur votre banc, Marlene et toi détonnaient franchement dans la manifestation malgré vos bandanas et votre look baba-cool. Tout le monde marchait, hurlait, agitait des pancartes aux slogans tous plus fleuris les uns que les autres. Et toi, tu les regardais d’un œil vide, sans leur porter plus d’attention qu’à Marlene qui dévorait l’Egg Roll qu’elle venait d’acheter pour toi. Il aurait été aisé de faire le parallèle avec les petits vieux assis sur un banc, vous regardant passer, vous, les jeunes de Castletown, sur ta chère petite île, se remémorant leur jeunesse joyeuse. Ç’aurait totalement pu être ton cas à ceci près que tu n’avais, à cet instant, pas l’impression de vivre une jeunesse heureuse. Du moins pas aussi heureuse que tu ne l’aurais voulu. Depuis le premier jour avec Gardenia, tout avait été si parfait, si doux, comme dans un rêve, comme sur un nuage. Mais il avait fallu qu’elle le crève, ce nuage, et qu’elle te fasse tomber de haut, de très haut. A présent, tu n’étais plus sûr de rien et alors qu’habituellement, tu te fichais bien de savoir ce que les gens pensaient, voilà que tu te retrouvais en proie à une peur étrange de devenir le troll de Poudlard, comme le disait si bien Marlene. Et même si elle essayait de te rassurer, de te montrer que d’autres -Avery à leur tête- étaient bien pires que toi, tu ne trouvas pas le courage de répondre à son sourire. Et quand elle essaya de te faire entendre raison quant au point de vue des autres, tu eus peine à hocher la tête lentement.

Pour la première fois dans ta vie, tu connaissais le dépit en amour et pour la première fois dans ta vie, tu te sentais trahi. Et même si ta meilleure amie voulait bien faire, certaines de ses paroles agrandissaient plus encore l’abime de tes doutes concernant ta copine.
« Je sais mais est-ce que t’es sûr qu’elle t’aime en retour après ce qu’elle a fait ? C’était bien ça le problème. Il ne fallait pas s’appeler Merlin pour le comprendre. Certains, et Marlene en faisait peut-être parti, te conseilleraient d’aller parler à Gardenia, de mettre les choses au clair avec elle. Mais tu connaissais déjà la réponse que la belle aux cheveux lavandes te donnerait si tu lui demandais si elle t’aimait encore : « Bien sûr, Wan ! » Mais serait-ce vraiment sincère ? Ne dirait-elle pas cela par peur que tu ne mettes fin à votre relation ? Ne dirait-elle pas cela pour ne pas te blesser ou pour protéger Rozen ? Je peux pas décider pour toi sur ce coup-là mon vieux. »
« Je sais bien, soupiras-tu d’un ton las et pensif. Je sais bien … »
La chose la plus difficile certainement était que toi, tu l’aimais encore follement. Il ne se passait pas un jour sans que tu ne penses à elle en te réveillant ou en te couchant. Et malgré ce qu’elle t’avait fait, elle te manquait terriblement, autant si ce n’est même plus que tu avais peur de la revoir et de devoir lui parler.

« Tu veux savoir ce qu’il y a plus de sexy pour une fille ? » lâcha Marlene en te donnant un coup d’épaule, brisant un silence pesant (mais relatif du fait des manifestants) qui s’était installé entre vous deux.
« Quoi ?! » beuglas-tu comme un éruptif, surpris par le contact de ta meilleure amie. Tu avais vraiment peur de ce que ta meilleure amie allait te dire. Il fallait dire qu’en matière d’amour, elle n’était pas très expérimentée mais en matière d’amourette …
« Il n’y a rien de plus sexy qu’un mec qui se fiche d’elle ! »
Tu fronças les sourcils, trouvant cela totalement idiot. Comment une fille pouvait trouver un garçon intéressant et sexy s’il l’ignorait totalement. A vrai dire, peut-être ne pouvais-tu pas comprendre uniquement parce que tu n’étais pas le genre de garçon mystérieux et ténébreux. Tu étais un boute-en-train, un farceur, quelqu’un qui avait foutrement besoin du contact des autres. Les ignorer, ce n’était clairement pas dans ta nature alors te faire passer pour un garçon de la sorte n’allait pas être une mince affaire.
« T-tu veux que je l’ignore ? demandas-tu sans comprendre, avec ta légendaire détente de troll. »
« Ce que je veux dire c’est, que tu finisses avec elle ou pas, une petite leçon lui ferait pas de mal … et ça te ferait sans doute pas de mal aussi de te rappeler que t’as pas besoin d’elle pour t’amuser ! »  
Marlene passa un bras autour de tes épaules dans un geste ultime de réconfort. T’amuser ? Était-ce ça le remède à la morosité que t’habitait depuis plus d’un mois déjà ? Fallait-il que tu en oublies ne serait-ce qu’un instant Gardenia, laisser les choses aller et aviser ensuite ? L’idée fit son chemin dans ta petite tête et lentement, dans l’accolade amicale de Marlene, tu retrouvas le sourire.

Alors que Marlene essayait de te rassurer une énième fois depuis une vingtaine de minutes, tu te levas brusquement, la prenant par la main pour la forcer à se lever.
« T’as raison ! t’exclamas-tu avec un entrain nouveau alors en vérité, tu t’efforçais de ne pas penser à ta petite-amie. Aller, viens ! Allons-nous amuser ! Et tu la tiras dans la foule où vous vous mêlâtes en jouant des coudes. Avant même que Marlene ait pu comprendre ce qu’il se passait, tu reprenais en chœur le slogan que scandaient les gens autour de vous. FUCK GENDER ROLES ! FUCK GENDER ROLES ! »
C’était bien ça, toi, aussi sensible et impulsif qu’un petit enfant.  Marlene avait raison, ça suffisait. Tu t’étais assez gâché tes vacances avec cette histoire, il fallait à présent penser à autre chose et profiter du moment. Et à vrai dire, tu t’en serais voulu si tu avais gâché la manifestation de Marlene avec tes problèmes de cœur. Il était grand temps de vous amuser tous les deux.
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Sam 23 Sep - 19:34

L’un des grands frères de Marlene était connu comme Médico Love chez Sorcière Hebdo et peut-être était-ce à force de l’écouter qu’elle devenait pleine de sages pensées en la matière ? Il ne lui semblait pas avoir délivré à son ami un conseil trop désastreux. Si Ewan s’amusait de son côté sans s’angoisser et que Gardenia ouvrait les yeux sur le parfait garçon qu’elle était susceptible de perdre, tant mieux pour lui ! Sinon tant pis pour elle ! Il était hors de question qu’il se laisse pourrir la meilleure année de sa vie au château - juste après les BUSE et juste avant les ASPIC rappelons le - par une fille sous prétexte qu’elle avait des cheveux étrangement bleus. C’est que Marlene, de nature très généreuse avec les grandes causes du monde, pouvait au contraire se montrer très égoïste en matière d’amourettes. Et voir le coeur de son ami soupirer de détresse ne lui donnait  certes pas envie de tomber amoureuse. Quand Ewan lui demanda si ce qu’elle suggérait était de totalement ignorer sa petite-amie infidèle, Marlene avait déjà fini son egg roll et finissait de se lécher le bout du pouce. Elle lui offrit un haussement d’épaules doublé d’un sourire mystérieux pour toute réponse. Elle n’en dirait pas plus que ce qu’elle avait déjà dit et laisserait le blaireau maître de son destin autant que de se son bonheur. La jeune fille qu’elle était et qui n’avait jamais connu les affres des sentiments ne pouvait s’empêcher de trouver ridicule de souffrir si durement pour une autre personne. Ewan avait son frère Finn ? Et il l’avait elle ? Est-ce qu’il n’était pas plus heureux avec eux finalement ? Il prononça alors les trois mots qu’elle aimait le plus entendre sur terre et un grand sourire éclaira son visage. C’était tellement rare qu’on lui dise qu’elle avait raison ! « Ah bon ? » fit-elle avec fausse modestie avant de rigoler.

Ses mots semblaient réellement avoir fait leur chemin dans la tête de son ami qui la tirait déjà par la main pour l’emmener dans la foule. Marlene se laissa conduire sans opposer aucune résistance à son ami, courant sur ses jambes pour faire deux pas quand l’adolescent ne faisait qu’un pas mais quel pas déterminé ! Alors qu’ils avaient fait partie au départ de ceux qui ouvraient la marche voilà qu’ils courraient derrière la queue de la file et jouaient des coudes pour rejoindre le coeur effervescent de la manifestation. Ils riaient comme des enfants pour retrouver leur place dans cette cohue et c’est alors que l’Écossaise entendit la voix puissante de son ami s’emparer du message qu’elle avait écrit avec amour sur sa pancarte pour le clamer aux oreilles de tous les autres militants. Elle le regarda faire complètement subjuguée par son entrain et finit par pouffer de rire tandis que les personnes alentours, galvanisés par l’énergie qu’il dégageait, commençaient à leur tour à reprendre en chœur le message d’égalité. « T’es cinglé Ewan, t’es complètement cinglé ! » s’amusa-t-elle encore en lui tirant sur le bras avec des étoiles dans les yeux. « Allez fais moi monter ! » fit-elle en riant pour entreprendre de commencer à l’escalader. Il n’en fallait pas plus pour réveiller son leadership et lui faire oublier tous les malheurs qui parcouraient le monde qu’un homme qui défendait avec coeur une aussi belle cause que l’égalité des sexes. Elle se retrouva bientôt, après avoir manqué de s’être écroulée à plusieurs reprises, perchée sur ses épaules pour clamer avec lui et le reste de la foule : « FUCK GENDER ROLES ! FUCK GENDER ROLES ! ». Elle n’avait peut-être plus de pancarte mais avait encore des bras qu’elle pouvait agiter en rythme. Elle pouvait dominer le reste de la foule depuis les épaules de son ami et observer cette foule crier à l’unisson des messages de paix comme s’il n’y avait eu qu’un seul coeur battant dans cette chaleur. Elle trouvait ce spectacle magnifique. « C’est génial Ewan, j’crois qu’on est au moins un million ! » fit-elle sincèrement car elle était aussi excitée que nulle en calcul. « C’est historique, on vit un moment historique ! - répéta-t-elle car la jeune fille était plus hystérique que la situation n’était vraiment historique - Ce sera fini les discriminations dans l’éducation et dans l’emploi une fois que le parlement aura voté cet amendement ! Ce sera fini le harcèlement ! On sera tous libres et égaux en droit, tu te rends compte ? Toutes ces femmes qui se sont battues pour que nous ayons le droit de vote et que nos voix soient entendues ne se seront pas battues pour rien ! T’imagines un peu ? T’imagines un peu qu’on organise la même manifestation tu sais … dans l’autre monde ? Tu crois qu’on pourrait ?  ». Elle aurait adoré qu’une telle marche aussi colorée et diversifiée ait lieu sur le Chemin de Traverse pour réaffirmer l’égalité de tous les sorciers quelle que soit la pureté de leur sang.

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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Dim 8 Oct - 11:36

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Si les mots de Marlene avaient pu trouver un écho en toi, pour le moment, tu préférais plutôt ne pas y penser pas plus que de penser à ta petite-amie. En vérité, tu te sentais un peu coupable de gâcher le si bel après-midi que passait Marlene avec tes histoires de cœur. Et après tout, ta meilleure amie avait bien raison, il fallait profiter que ce soit de la manifestation, de l’énergie communicative de la foule ou bien encore des quelques semaines qu’il vous restait avant votre retour à Poudlard.

Sans crier gare, tu t’étais donc levé et avais agrippé la main de Marlene pour la forcer à se lever et à se mêler à la foule. Comme tu aurais pu t’y attendre avec la gryffonne, elle n’opposa aucune résistance et vous pûtes rapidement recommencer à jouer des coudes pour tenter de rejoindre le cœur plus ardent de la manifestation.
Bien décidé à montrer à Marlene que tu avais retrouvé de l’énergie, tu te mis à scander le slogan qu’elle avait parfaitement bien trouvé et qui, malheureusement, avait fini dans une poubelle avec la pancarte à la fiente de pigeon. C’était un grand moment et ceux qui pouvaient te critiquer à l’école auraient été impressionnés. Toi que l’on pouvait aisément qualifier d’élève banal donnais de la voix. Et quelle voix ! En moins d’une minute, tu avais réussi à couvrir les autres slogans de la foule et à rallier les manifestants au tien, ou plutôt à celui de Marlene qui s’exclama :
- T’es cinglé Ewan, t’es complètement cinglé ! Arrêtant un instant d’agiter ton bras au rythme du message égalitaire, tu la regardas d’un air faussement attristé qu’elle puisse penser cela avant d’hausser les épaules pour lui faire comprendre que ça t’était bien égal de paraître totalement fou et de reprendre avec la foule. Allez fais-moi monter !
Cette fois-ci, tu ne compris pas tout de suite et faillis perdre l’équilibre quand ton amie te tira par la manche. Elle voulait grimper sur tes épaules et sur le coup, tu faillis lui dire non, de peur d’être incapable d’y arriver. Mais comme elle insistait et déjà tenter elle-même d’atteindre les hauteurs, tu te laissas faire. Il vous fallut plusieurs essais pour y arriver et quelques minutes de plus pour que tu arrives à te stabiliser et ne pas tomber au milieu de la foule qui vous aurait piétinés sans même le remarquer.

Une fois sur son perchoir, Marlene se mit elle-aussi à scander son message. Galvanisé par l’énergie de ta meilleure amie et des manifestants, tu osas même lâcher une des cuisses de Marlene (que tu tenais fermement de peur de la faire chuter et qu’elle t’en veuille jusqu’à la fin de ta vie) pour agiter ton poing au même rythme que la foule.
- C’est génial Ewan, j’crois qu’on est au moins un million ! s’enthousiasma Marlene du haut de son arbre. C’est historique, on vit un moment historique !
- Sérieux ?! beuglas-tu autant parce que tu étais surpris que pour te faire entendre d’elle. C’est trop bien ! Et ta copine de partir dans un discours certainement très intéressant et parfaitement juste mais bien trop couvert par les exclamations de la foule. Tu n’en compris donc pas la moitié et saisis tout juste son rêve de réaliser la même chose dans l’autre monde, celui dont vous faisiez tous les deux partis à moitié. Ce serait pas très discret ! ajoutas-tu en t’imaginant une foule aussi dense déambuler sur le chemin de traverse. Et surtout, la manifestation se terminerait rapidement. Toutefois … C’est vrai qu’on en aurait besoin. On avait beau dire que tu étais naïf, tu n’en étais pas moins au courant de ce qu’il se passait dans votre monde. L’attaque du musée moldu. L’assassinat des Prewett. Votre monde allait de plus en plus mal et les sorciers se divisaient de plus en plus. Une telle manifestation serait salutaire. Mais en ces temps incertains, qui pourrait s’assurer qu’elle ne soit pas la cible d’une énième attaque ?
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MessageSujet: Re: Fuck Gender Roles | SUJET CLOS Jeu 12 Oct - 20:28

L’enthousiasme et l’optimisme débordants de Marlene avaient toujours été à l’épreuve de la réalité la plus dure.  Moins d’un millier de badauds qui titubaient après avoir trop fumé se transformaient pour elle en un million de combattants de la paix et de l'amour. Mais après tout, et peu importait le nombre de têtes et de neurones à l’intérieur de chacune, comment ne pas avoir foi en l’humanité dans ces moments paraissant touchés par la grâce où des inconnus se rassemblaient autour des mêmes valeurs ? Marlene en aurait pleuré de joie ! Elle acquiesça vivement les yeux brillants d’émotion pour confirmer à Ewan ses dires (elle en oubliait même qu’il ne pouvait pas la voir là-dessous). McKinnon aurait voulu que cette marche ne cesse jamais, son coeur s’emballait à l’idée qu’elle puisse guider cette foule jusqu’au Chaudron Baveur pour qu’ils traversent ensemble le mur de briques ! Mais elle était presque sûre que le Code du Secret condamnait plus durement encore un tel agissement que celui d’agiter sa baguette ! « Il se passerait quoi Ewan si on les emmenait tous sur le Chemin de Traverse à ton avis ? T’imagines comme ce serait fou ? Tu penses que Grindelweld pensait à bien ou pas quand il voulait dévoiler le monde sor … l’autre monde … ? Je veux dire au tout début avant d’être pété du chaudron et d’assassiner tous ceux qui se glissaient en travers de son chemin hein ! Moi je suis sûre qu’on peut avoir foi en l’humanité ! Je suis sûre que ça créerait plus de paix et moins de guerres ! » s’emportait Marlene en lui agitant la tête de son ami car elle s’était accrochée à son bandana. Tandis qu’elle observait ces manifestants moldus de tous âges et de tous milieux ainsi réunis, la griffonne ne pouvait s’empêcher de penser que, à bien des égards, les moldus étaient bien plus évolués que ce qu’en disaient les sorciers. L’époque des bûchers était lointaine. Tous avaient appris le vivre ensemble. Un manifestant au moins aussi chevelu qu’elle avait entendu ses propos et lui tendit une cigarette roulée. Et puisque le moment était au partage, la jeune écossaise s’en saisit, en aspira une longue bouffée avant de tousser pour mieux constater que ce n’était pas du tabac. Elle pouffa de rire et pencha la tête vers son ami poufsouffle pour tenter de lui glisser l’herbe roulée dans la bouche. « C'est trop rigolo Ewan, faut que t’essayes ! ».

La foule continuait à avancer et leur slogan fut bientôt relayé par un autre puis par des chants. Marlene, toujours perchée sur les épaules de son ami, se laissait glisser avec lenteur dans ce mouvement. Elle avait entretemps pris quelques autres taffes d’herbe et ses propos semblaient de moins en moins compréhensifs. « On avance lentement, si lentement, on suit le mouvement de la terre … ohlalala mon coeur bat à l’unisson avec la planète … et le tien ? ». Elle relevait de temps en temps la tête vers le ciel sans nuage et jamais l’azur n'avait été aussi bleu et jamais les rayons du soleil n'avaient été aussi chauds. Elle somnolait presque par moment. Et puis une nouvelle chanson se mit à retentir. Elle saisit mollement les bras de Ewan et les agita en même temps qu’elle agitait avec flegme ses boucles blondes sur son rythme lancinant. « KUMBAYAAAA, MY LOOOOOORD, KUMBAYAAAA … ». Elle ne pouvait s’empêcher de sourire car le nom de ce nouveau lord, celui de la paix et de l’amour, retentissait d'un million de voix (d'après ses calculs) dans la grande avenue. Le Chemin de Traverse n’était pas très loin et elle avait bon espoir que le coeur des sorciers l’entende aussi. Ils étaient tous unis contre les ténèbres. Et pour la première fois elle perçut très distinctement qu’il existait quelques grands principes qui dépassaient toutes les lois de leur monde, des principes sacrés qu’aucun homme ne pourrait jamais encadrer, des principes qu'il fallait défendre envers et contre tous.

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