C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC

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MessageSujet: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Lun 28 Aoû - 10:30

Certains mélanges ne fonctionnent pas dans la vie : un stupéfix et une corne d’éruptif, un assohole et un verre de rhum, un gène irlandais et un gène non sorcier ... la désastreuse soirée de Oona Barbra Graves se trouva être un peu des trois à la fois. Elle s’était pris la tête avec une espèce de hooligan au Bludger Corner - le bar était célèbre pour diffuser en direct les matchs de quidditch nationaux et avait gagné au Royaume-Uni un statut d’institution - et la prise de tête avait vite tourné à la bagarre quand la cracmolle avait vidé sur la tête de son stupide congénère la totalité de son verre de rhum. Ce comportement aurait pu être considéré comme bravache si elle avait été une sorcière mais, la jeune fille étant tristement dépourvue de pouvoir magique, on pouvait dire qu’il était carrément suicidaire. Elle s’était battue bec et ongles avec la fierté et le taux d'alcoolémie de ses origines mais avait été rapidement mise au tapis avant que, un joyeux luron souhaitant se la jouer coopération magique internationale en stupéfixiant son adversaire, vise plutôt du rayon rouge de sa baguette un cocktail à base de corne d’éruptif qui rendit la boisson encore plus détonante qu'elle ne l'était déjà. Une boule de feu avait surgi du verre avant de s'écraser sur le plafond boisé du bar. La cracmolle en avait eu les sourcils cramés et un troisième idiot qui avait souhaité l’aider d’un sortilège lui avait fait repousser ses sourcils maintenant longs de deux mètre vingt - ses poils n’arrêtaient plus de pousser, quelle angoisse ! - et elle avait même fini par se prendre les pieds dedans en se rendant à Sainte-Mangouste. Aussi entendait-elle bien que sa vie de bouse de sombral s'arrête ici !

Il était trois heures du matin passé et Oona se trouvait à l’accueil de l'hôpital dissimulé derrière la devanture Purge & Pionce Ltd. Elle était en train d’expliquer le récit de ses aventures à une hésitante stagiaire. «  … Et c’est comme ça que je suis arrivée ici ! Bon j’vais à quel étage ? » « Euh … premier … ou … ou bien quatrième … euh … attendez ! ». Oona pesta en continuant à entourer ses sourcils qui poussaient encore autour de sa tête comme un turban. C’est que, entre ses brûlures, son nez cassé, ses sourcils déconcertants, la stagiaire ne savait plus où l’envoyer et ne trouva pas meilleure idée que de lui faire remplir un formulaire le temps de réfléchir à une solution brillante qui lui vaudrait une chouette appréciation sur sa convention. « Un formulaire ? » brailla Oona dont la principale affliction avait toujours été la phobie administrative. « Tu me trouves tout de suite une chambre espèce de vieille goule mal baisée ou j’te jure que je m’en vais pronto fumer clope sur clope du côté des nouveaux nés ! ». Elle s’agrippa au comptoir avec ses ongles noircies de suie et se pencha au-dessus pour lancer à la jeunette son air le plus menaçant ... sauf que c’était pas évident d’être expressive avec des sourcils qui ne s’arrêtaient toujours pas de pousser !

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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Dim 10 Sep - 16:39

Caradoc referma doucement la porte de la chambre 47, joignit ses mains devant lui et fit craquer ses articulations avec un soupir exténué. Il venait de passer une heure avec un patient inventeur auto-proclamé de sortilèges, qui avait été victime de sa dernière création, une incantation sensée donner aux sorciers de petite taille une chance d'atteindre le mètre soixante-dix... Mais qui était seulement parvenu à réduire son créateur à une hauteur de vingt-sept centimètres. Monsieur Hoffman était arrivé avant-hier, et les Médicomages n'avaient pas encore réussi à lui redonner sa taille d'origine... et avaient beaucoup de mal à garder leur sérieux face à leur patient, ce qui avait pour fâcheux résultat de rendre ce dernier irascible. Il passait sa vie à réclamer la présence des infirmières, empêchant celles-ci de faire leur travail : Caradoc avait donc décidé d'aller le voir lui-même, pour lui signifier qu'il devait arrêter ses caprices. En sortant de sa chambre, au terme d'une joute verbale lors de laquelle Monsieur Hoffman n'était pas parvenu à faire sortir son Médicomage de ses gonds, il ne savait cependant pas bien s'il avait réussi à régler le problème. Il rejoignit en traînant les pieds la salle de repos de son service, mais son collègue Christopher en avait décidé autrement : « Doc, un message vient d'arriver de l'accueil, tu peux aller voir ? Ça a l'air urgent ! » Un gémissement théâtral échappa à Caradoc, qui ne rêvait que d'un café. « C'est bien parce que tu t'es occupé de Madame Raspelter toute la journée ! » le prévint-il en tournant les talons, le doigt tendu vers lui, mais un sourire complice aux lèvres. Descendre à l'accueil, c'était jamais bon signe, et chaque service y allait toujours à reculons. Cela ne signifiait qu'une chose : patient pénible ! Caradoc, une fois les portes de l'ascenseur refermées sur lui, observa son visage dans le miroir et se passa la main sur le visage : il n'avait pas super-mine. Sans doute sa rupture avec Emily n'arrangeait-elle pas les choses. Ce qui était certain, en tous les cas, c'est que les hurlements qu'il entendait dans le hall ne risquaient pas le moins du monde d'arranger quoi que ce soit ! Sur ses gardes, le jeune homme se dirigea vers la source du bruit, et se plaça derrière la stagiaire en charge de l'accueil. « C'est bon Ginevra, je prends la relève, rassura-t-il la jeune fille qui semblait au bord des larmes, bonsoir euh... Madame ? » s'enquit-il en essayant de déterminer le sexe de la créature qui se cachait derrière tous ces sourcils. « Vous êtes dans un hôpital, je vais vous demander de vous calmer et de me suivre, s'il vous plaît. » Il s'était efforcé de garder un ton égal mais ferme, mais luttait difficilement contre le fou rire qui le gagnait !


Dernière édition par Caradoc A. Dearborn le Ven 5 Jan - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Sam 16 Sep - 19:35

La stagiaire avait perdu ses moyens en un claquement de doigts et si les sourcils de Oona le lui avaient permis elle aurait levé les yeux au plafond pour mieux souligner son affligeante incompétence. Fort heureusement pour la dite Ginevra, un médicomage - un vrai de vrai en robe verte - vint prendre la relève avant qu’elle ne lui renvoie d’autres mots aussi violents que des cognards en pleine face. Le nouveau venu démarra bien mal leur conversation en l’appelant madame et elle croisa immédiatement les bras pour lui indiquer son attitude fermée (et aussi un peu pour faire un effet push-up sur son ridicule bonnet b parce que bon, elle espérait quand même qu’on leur apprenne à déterminer les sexes au vu de ce type d’indices à l’école supérieure de magie). « Mademoiselle ! - corrigea-t-elle farouchement avec le ton rustre d'une dragonnière - J’ai pas l’âge d’être ta mère d’accord ? ». Quand la cracmolle était de mauvais poil - sans mauvais jeu de mot - elle n’avait guère la réputation d’être un charme. Elle lui emboîta le pas avec la même attitude qu'un enfant insolent qu’on emmène au coin. Il faut dire que, tandis qu’il la rabrouait gentiment sur son ton de jeune fille mal élevé, on n’était pas si loin de la vérité. « Par Merlin ! On est à Sainte Mangouste alors ? Erreur fâcheuse je voulais aller chez le coiffeur pour me colorer mes sourcils en blond vélane ! » fit-elle d’un ton pétri d'ironie. « Mais puisque je suis là … » reprit-elle plus gentiment en farfouillant dans son grand sac à main, celui-là même qui avait appartenu à feu sa sorcière de mère et qui avait été agrandi d’un sortilège d’extension pour lui permettre d’y enfoncer son bras jusqu’à l’épaule. Elle se fichait bien d’être dans un hôpital et avait grand besoin de s’allumer une cigarette. Il lui sembla tandis que ses sourcils continuaient à lui pousser devant les yeux que le médicomage qui l’accompagnait se retenait de rigoler. « Hé l’médicotâche, c’est moi qui te fait marrer ? ». Oona passait son temps à se moquer de tout le monde mais tolérait très mal qu’on puisse se moquer d’elle en retour. Ses doigts remuaient un tas de petites fioles de formes différentes dans son sac à main et elle fut bien tentée de lui balancer une potion d’enflure dessus. Quelle tristesse qu’elle ne l’ait pas trouvée au moment où elle s’était battue avec l’autre fou de hooligan … Elle entra à la suite du grand blond foncé dans un ascenseur et, trouvant ce qu’elle recherchait, entreprit finalement de s’allumer une cigarette pincé entre ses lèvres tandis que les portes se refermaient derrière eux. Son pouce appuyait nerveusement sur la roulette du briquet et elle avait du mal, comme tout autre objet en provenance du monde moldu, à l’utiliser correctement. Une flamme jaillit enfin après les étincelles et elle put se remplir les poumons de fumée. C’est qu’elle se disait qu’elle avait bien mérité cette cigarette après toutes ses aventures nocturnes !

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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Ven 5 Jan - 21:42

La créature poilue en face de lui rétorqua assez vertement qu'elle n'était pas mariée, ce que Caradoc n'avait pas le moindre problème à croire vu le caractère de bouse que sa nouvelle patiente exhibait dans le Hall de Sainte-Mangouste comme un étendard. Il garda sagement cette réflexion pour lui, d'une part parce que cette jeune personne était sans doute dans une situation assez désagréable comme ça, mais surtout parce qu'il avait un peu peur de se retrouver dans le même état qu'elle s'il se laissait aller à lui répondre sur le même ton. Il ne tenait pas vraiment à terminer allongé dans un lit de son propre service ! D'autant plus que la jeune personne qui la suivait vers les ascenseurs de Sainte-Mangouste semblait se calmer d'elle-même... « Je vous en prie n'en faites rien, lui rétorqua-t-il assez gaiement à propos des sourcils blonds vélane, à moins que vous ne vouliez ressembler à un Demiguise évidemment ! ». Mauvaise idée visiblement, car la jeune femme, le bras enfoncé jusqu'à l'épaule dans son sac à main, retrouva une voix agressive et par pur réflexe Caradoc ramena sagement sa main en direction de la grande poche dans laquelle il rangeait sa baguette. Même les Médicomages n'étaient jamais trop prudents, surtout face aux sorciers affublés de problèmes psychologiques ! Et là, Caradoc ne pensait pas beaucoup se tromper en affirmant qu'il en tenait une. Les portes de l'ascenseur se refermèrent sur eux, et le Médicomage enfonça le bouton du quatrième étage, étage du service de pathologie des sortilèges. Un service dans lequel on ne fumait pas... D'ailleurs, on ne fumait dans aucun des services de Sainte-Mangouste. Alors pourquoi Merlin la créature avec laquelle il partageait cette cage d'ascenseur avait-elle allumé une cigarette ? « Mademoiselle, j'ai le pénible sentiment que vous êtes venue pour tester la solidité de mes nerfs, soupira-t-il en levant les yeux au plafond, où il suivit les pérégrinations des volutes de fumée qui allaient se perdre dans les hauteurs, mais je vous assure que vous n'avez aucune chance à ce petit jeu. Pouvez-vous éteindre cette cigarette je vous prie ? » C'était de la provocation, c'était forcément de la provocation. Il lui fallait rester calme à tout prix. S'il venait à s'énerver, nul doute qu'ils risquaient de faire sauter cet ascenseur !
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Lun 8 Jan - 14:34

Ressembler à un demiguise, en voilà une drôle d’idée mais pourquoi pas ? Il y avait plus de magie dans un seul poil de cette créature que dans toute sa personne à elle. La jeune cracmolle qui vivait très mal son absence de pouvoir magique parvint enfin à se calmer un tout petit peu les nerfs en inspirant une profonde bouffée de tabac. « Pourquoi ? - demanda-t-elle en tirant une seconde latte sur le papier roulé - C’est ni mauvais pour la santé de ce que disent les scientifiques moldus ni pour vos nerfs tout faits d’acier qu’ils sont ! » renseigna-t-elle l’homme de science qu’il était avec de la joyeuse désinformation publicitaire. Mais comme il semblait plutôt très sérieux avec son air renfrogné et qu’il était bâti comme un steak elle finit par écraser sa cigarette à peine entamée contre la paroi de l’ascenseur qui montait  - Mais dacodac doc ! » abdiqua-t-elle en levant à son tour les yeux au plafond ou plutôt vers ses sourcils qui, continuant leur pousse, lui obstruaient la vue.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent au deuxième étage pour laisser entrer un autre médicomage qui appuya sur le bouton du cinquième étage. La cracmolle eut le réflexe de fourrer son nez dans le col de son pull au cas où la robe du médecin soit empreinte de quelque virus contagieux. « Il pue la scrofulite celui-là ! » marmonna-t-elle de manière aussi peu polie que discrète. Mais elle se retourna bien vite vers son médicomage à elle. « C’est quoi ton nom ? - voulut-elle savoir - Je t’ai jamais vu au quatrième étage et pourtant c’est ma deuxième maison ! Qui me dit que t’es pas un sordide personnage échappé de chez les fous et qui a volé une robe verte juste par fantasme de me faire une colposcopie magique dans un placard, hein ? Y’a de la folie dans tes yeux moi j’te le dis ! » l’accusa-t-elle gratuitement devant son confrère. Ce n’est pas parce qu’elle n’avait aucune chance de l’agacer qu’elle ne pouvait pas s’amuser un peu à essayer après tout ? Les portes s’ouvrirent enfin à leur étage et elle déposa la cigarette sur laquelle elle n’avait tiré que deux lattes à côté de sa plume de travail dans la poche de la robe de l’autre médicomage qui - tout livide qu’il était ne semblait pas avoir les mêmes nerfs d’acier - méritait après tout bien de s’en griller une.


Dernière édition par Oona B. Graves le Mar 20 Mar - 11:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Jeu 15 Mar - 18:00

Un éclat de rire éberlué échappa au Médicomage lorsque la jeune femme lui rétorqua que la cigarette n'était pas mauvaise pour la santé si l'on en croyait les médecins moldus... Deux questions lui venaient instantanément en tête, d'une part, comment pouvait-elle bien savoir ce que pensaient les Moldus de ce fléau, et d'autre part, qui par Merlin pouvait bien prêter du crédit à la médecine moldue alors que les avancées médicales du côté magique étaient bien plus importantes ? Caradoc était de plus en plus intrigué par l'énergumène qui partageait avec lui cet ascenseur, son incroyable culot et son aplomb sans faille. « Je disais ça parce que vous risquez de mettre le feu à votre fourrure, prétendit-il sans pouvoir réprimer un petit sourire, et moi je suis Médicomage, pas pompier magique. » Les portes s'ouvrirent à cet instant, et un collègue de Caradoc entra dans la cabine, le nez plongé dans le dossier d'un patient. Tous les deux échangèrent un simple signe de tête, mais la créature poilue ne se priva pas pour faire une réflexion bougonne qui força Caradoc à simuler une soudaine crise de toux afin de masquer le nouvel éclat de rire qui menaçait de détériorer à jamais ses relations avec le Médicomage Preston. De toute façon, c'était à son tour de se faire agresser par la jeune femme, qui lui demanda soudainement qui il était et s'il n'était pas un escroc : le rire de Caradoc resta littéralement coincé dans sa gorge, et il darda sur le yéti qui lui faisait face un regard ébahi, avant d'appeler silencieusement à l'aide son collègue, qui fit semblant d'être captivé par ses notes. Une coloscopie illégale, vraiment ? « Euh, je suis le Médicomage Dearborn, révéla-t-il d'une voix prudente, avant de se sentir obligé de préciser : je suis en effet nouveau dans le service. » Nouveau, nouveau, cela faisait déjà quasiment six mois qu'il officiait au Quatrième Étage maintenant, mais maintenant que sa patiente se présentait comme une locataire régulière sur service, Caradoc en venait à faire le rapprochement avec une certaine personne dont ses collègues lui avaient déjà parlé... Soudain, il soupira de soulagement. C'était forcément ça. « Ah, vous êtes Miss Graves ! » affirma-t-il finalement tandis que les portes de l'ascenseur s'ouvraient de nouveau. L'intime conviction d'y voir plus clair lui rendit subitement tout son entrain. Miss Graves était réputée pour être une patiente lunatique et fantasque, mais pas foncièrement mauvaise. Il n'avait rien à craindre. D'autant plus que c'était une cracmolle. « Bienvenue chez vous ! l'invita-t-il d'une courbette à sortir de l'ascenseur devant lui. Par ici je vous prie, la troisième porte sur votre gauche. » La lumière inonda le cabinet de Caradoc lorsqu'ils entrèrent, leur révélant une pièce à la fois bordélique et tout à fait impersonnelle. Le jeune homme referma la porte derrière eux, tout en se demandant si c'était vraiment une bonne idée : et si elle se mettait soudain à hurler, rameutait tout le service, et l'accusait de l'avoir agressée ? La perspective d'un tel scandale suffit à lui faire changer d'avis, et Caradoc décida de laisser la porte entrouverte. Un sorcier n'était jamais trop prudent. « Très bien, asseyez-vous je vous en prie. Je peux vous proposer un verre d'eau ? s'enquit-il poliment en faisant apparaître une carafe et deux verres : il mourait littéralement de soif. Je vais d'abord vous demander de m'expliquer comment... enfin pourquoi... enfin, que s'est-il passé au juste pour que vous... enfin, comme ça ? » Incapable de trouver le mot exact pour qualifier l'apparence actuelle de sa patiente, Caradoc se servit de ses mains pour englober toute la masse de poils qui engloutissait la sorcière en face de lui.
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Mar 20 Mar - 12:03

Le bon médicomage parvint enfin à moucher sa caractérielle patiente qui ne trouva rien d’autre à répondre qu’un reniflement dédaigneux pour cacher son amusement. S’il y avait bien une chose qui parvenait à percer l’épaisse carapace de susceptibilité de la cracmolle, c’était les blagues. Et il fallait bien admettre que le jeune homme démontrait jusque là une répartie bien plus satisfaisante que l’ensemble de ses confrères qui avaient eu le malheur de croiser son chemin. Il la reconnut bientôt sous ses poils et le soulagement qu’elle ressentit à ne pas devoir lui expliquer qu’elle était une cracmolle la rendit sympathique le temps d’une unique réplique. « En chair et en poils - plaisanta-t-elle pompeusement en retour - il serait temps d’ouvrir une aile à mon nom ».

Oona suivit le médicomage en se retenant de taper à la vitre d’une patiente qui avait sa résidence principale ici (et non pas sa résidence secondaire). Sa nouvelle pilosité la rendait soudainement solidaire du cas d’Agnès mais elle poussa à la place la troisième porte à gauche. Le tour du propriétaire fut vite fait comme un nombre impressionnant de manuels et de drôles d’objets la cloisonnait dans un espace à peine plus large que l’étendue de ses bras déployés. « Et bah c’est tout foutrac chez toi Médico Dearborn, j’étais pas loin avec ma théorie du placard ! » constata-t-elle en donnant un coup de doigt impoli sur un objet métallique qui se mit à vibrer et, comme le délire de la colposcopie lui revenait en tête, elle essuya distraitement son doigt sur l’accoudoir rembourré du fauteuil dans lequel elle s’étala. « J’adore me faire empoisonner par les médicomages, sers m’en deux tavernier » le remercia-t-elle de sa curieuse manière tandis que sa soif goulue - qu’est-ce que ça déshydrate l’alcool - l’empêchait au moins de parler. Le médicomage manqua bientôt de mots pour la désigner. Encore un qui avait fini en robe verte comme papa après avoir vu ses rêves de poète broyés par l’école supérieure. « Je buvais tranquillement un cocktail explosif au Bludger Corner, tu sais ce truc avec de la corne d’éruptif qui te monte direct à la tête ? - reposa-t-elle enfin son verre vide - Mais un idiot de sorcier a pas pu s’empêcher de fanfaronner avec sa baguette - compensation d’un manque évident de virilité - et de lancer un stupefix dessus ! Le con hein ? Y’a tout qu’à péter ! Là-dessus j’hurle parce que mes sourcils sont en feu ! Et un bon samaritain aficionado de médicomagissimo, sûrement un de tes copains, a souhaité me les faire repousser … et bang, ça pousse, ça pousse, ça s’arrête plus ! » finit-elle de traduire en langage cracmol son aventure. Il ne fallait pas lui demander quel sortilège il lui avait lancé car de cela, elle n’en savait évidemment rien. « Ah oui et mon nez n’est pas cabossé comme celui d’une harpie normalement si tu peux corriger ça » un élan de douleur lui rappela-t-il le coup de poing qui avait ouvert ce misérable festival de rixe d’alcooliques irlandais. Et comme Médicomage Dearborn était nouveau et était entouré de cette étrange aura de bonhomie, elle décida de pousser plus loin sa chance. « Et je fais un bonnet D habituellement aussi si tu peux encore corriger ça … » baissa-telle les yeux vers son décolleté qui aurait fait se poiler - se poêler ? - des œufs au plat ! « Et un mètre quatre vingts ! » abusa-t-elle encore. « Mon nom est Ophelia Witcher ! » décida-t-elle d’y aller carrément au culot. Plus c’est gros plus ça passe, non ? Elle était à deux doigts de le convaincre en se mettant à claironner le tube Merlin m’a donné la foi de la célèbre chanteuse sorcière.

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Dernière édition par Oona B. Graves le Ven 6 Avr - 13:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Mer 4 Avr - 9:58

Le terme de foutrac avait beau n'être pas assez fort, c'était encore celui qui se rapprochait le plus de la situation de chaos qui régnait dans le bureau de Caradoc, aussi ce dernier dédia-t-il une moue appréciatrice à sa patiente, comme pour lui signifier qu'il appréciait le compliment. Le Médicomage Dearborn était en effet aussi désordonné dans ses affaires qu'il n'était psychorigide avec les procédures et ses patients : en outre, il s'agissait d'un bordel tellement organisé (à ses yeux du moins) qu'il parvenait toujours à mettre la main sur ce qu'il cherchait. Mais il n'y avait évidemment que pour lui qu'il était normal d'être certain de trouver le dossier d'Antoneus Cresswell coincé entre son édition poussiéreuse du dictionnaire des pathologies par sortilèges du Médicomage D. Traqué et la petite cabane à oiseau bariolée dans laquelle se réfugiaient les avions en papier que les services de Sainte-Mangouste s'échangeaient à longueur de journée. Caradoc avala son verre d'eau d'un trait après avoir rempli celui d'Oona Graves, et s'en servit un nouveau tandis que celle-ci se lançait dans le récit de son étrange soirée. Qui commençait fort bien d'ailleurs, il connaissait assez bien le cocktail explosif dont il était question pour en avoir une fois un peu abusé en soirée avec son frère jumeau et leurs amis... Une fois, pas deux ! Si bien qu'il hocha de la tête de manière éloquente, avant de réaliser que ça n'était peut-être pas bien sérieux de sa part... Tant pis ! « Vous surestimez mes amis, Miss Graves, ils ne sont pas si généreux que les vôtres ! » répliqua-t-il, plus amusé par la situation qu'il n'aurait dû. Il visualisait parfaitement la scène grâce au vocabulaire coloré de sa patiente, qui avait un indéniable don de conteuse... « Est-ce que je me trompe de beaucoup en supposant que vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'il a bien pu vous jeter comme sort ? Puis-je ? s'enquit-il poliment en s'approchant de la jeune femme pour soulever une mèche de poils. Je veux juste vérifier qu'il s'agit bien de vos poils, qu'il aurait fait démesurément pousser, et non de la fourrure d'une autre créature dont il serait parvenu à vous affubler. Tout est possible, car il semblerait que nous ayons ici affaire à un véritable champion. » Il n'était pas rare de récupérer dans son service des patients qui, en tentant de se soigner eux-mêmes, parvenaient à un résultat pire encore que celui dont ils avaient écopé en premier lieu. En cause, le plus souvent une confiance inconsidérée en leurs propres capacités magiques, et une foi aveugle en ces informations relayées dans ce fameux torchon Médicomagissimo, qui faisait fureur dans les foyers sorciers mais causait de réels dégâts ! « On verra le nez après vous avoir débarrassée de votre fourrure. » promit-il de manière fort consensuelle, tout en décidant d'ignorer les autres doléances farfelues de la jeune femme. « Attendez, je suis perdu, reconnut-il toutefois en feignant la naïveté, votre aile à Sainte-Mangouste, je la mets à quel nom du coup ? » Il se retint d'ajouter qu'il donnait son vote à Ophelia Witcher, surtout si celle-ci était conviée à l'inauguration !
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Ven 6 Avr - 14:32

Médicomage Dearborn était décidément beaucoup plus cool que ses vieux collègues. Sa patiente observa curieusement ses affaires comme si elle avait pu y trouver une veste de biker grimé avec le nom d’un gang dangereux comme les hell's wizards. Aussi se trouva-t-elle doublement gênée (et doublement moins vindicative) lorsqu’il formula sa supposition aussi désagréable que véridique. « Non » fit-elle d’un ton naturellement cassant car peu désireuse d’étirer cette réponse de quelque douce fioriture. Chaque fois qu’elle était obligée de répondre à une question se rattachant plus ou moins directement à son absence de pouvoir, la cracmolle préférait y aller comme on arrache un pansement, rapidement et de mauvais coeur. Elle scruta le visage du sorcier tandis qu’il lui observait les sourcils et la pensée la traversa qu’elle le trouvait sans doute cool davantage pour sa belle plastique que pour sa bonne répartie. Trop dommage finalement qu’elle soit sa patiente car elle trouvait son affliction aussi peu glamour que des pieds bots (ses sourcils en turban elle s’en foutait par contre complètement) et ne se sentait pour une fois pas le mojo pour flirter. Sa fierté s’étouffa un peu que son médiocre adjuvant se voit gratifié - même ironiquement - du titre de champion. « Il aura au moins quelque chose à célébrer, son équipe favorite perdait et il se peut que j’ai commencé à le provoquer là-dessus - quelle bêtise que de provoquer un sorcier qui essaie de vous rafistoler s’était-elle dit une première fois avec son collègue McLaggen … avant de renouveler constamment cette erreur depuis ! - mais tout le reste de l’histoire est vrai ! ». Elle n’était pas vraiment la victime qu’elle dépeignait et avait très clairement ouvert les hostilités contre tous les sorciers alentours par mauvaise habitude ce soir-là. Mais mieux valait se concentrer sur les seules circonstances de ses bobos au cas où la police magique décide de passer (ça n’aurait pas été la première fois). La problématique de son nom n’était donc pas si futile et la tentation de se cacher derrière l’anonymat d’une sorcière de la pop grande. Mais tout cela n’était rien par rapport à son orgueil. « Graves c’est bien ! » trancha-t-elle. Son regard se porta sur une pile de magazines et elle commença à gratter de la cire qui avait séchée sur une couverture avec le bout de son ongle. « Mon père s’intéressait carrément à la médicomagie alors je suppose que ça aurait de quoi le rendre fier - introduisit-elle prudemment le feu Callaghan Graves, ancien chef des aurors dans la sphère publique mais père soucieux de cacher et guérir sa cracmolle de fille dans la sphère privée - Il était persuadé qu’il existait un remède pour combattre la maladie … vous savez … d’être cracmol ? » partagea-t-elle l’idée bienveillante mais mal pensante que des années d’éducation lui avaient fourrée dans le crâne. Ce qu’elle voulait savoir, elle, c’est si les médicomages étaient enfin prêts de trouver le Saint Graal qui l’aurait faite vivre comme une vraie sorcière !

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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Jeu 17 Mai - 12:32

Caradoc n'aurait jamais osé le reconnaître, mais il éprouva un furtif soulagement lorsque sa patiente le laissa docilement soulever quelques mèches de son encombrante fourrure sans lui flanquer son poing dans la figure. Il s'était vaguement préparé à cette éventualité, mais était parvenu à se convaincre qu'étant donné la bonne ambiance relative dans laquelle cette entrevue se déroulait pour l'instant, sa patiente devait être plus ou moins en confiance en sa compagnie et ne risquait pas de réagir trop violemment, et cette vacillante conviction avait réussi à booster son courage Gryffondor et l'avait amené à prendre cette initiative dont il était à peu près certain qu'elle aboutirait sans drame, mais pas trop non plus. Caradoc décida de profiter de cette chance qui lui était donnée d'étudier de plus près sa patiente, et sans demander l'aval de celle-ci (qui en venait à lui confier qu'elle avait peut-être un peu cherché le sorcier qui avait riposté en la transformant en demiguise !) trancha magiquement une mèche de sourcils pour l'étudier ultérieurement. « C'est pour ma collection personnelle. » prétendit-il malicieusement en posant la fameuse mèche sur son bureau déjà submergé de dossiers et d'une collection d'objets plus ou moins utiles. Il allait maintenant pouvoir passer aux choses sérieuses et songer à la débarrasser de tous ces poils. « Pouvez-vous venir vous asseoir ici s'il vous plaît Miss Graves ? » s'enquit-il en se dirigeant vers la chaise d'auscultation, bien plus pratique pour procéder à un acte médical que les sièges de son bureau. De plus, ladite chaise disposait d'attaches fort intéressantes au cas où le patient ferait preuve de résistance... « Va pour Graves alors, j'en parlerai au plus vite au Directeur de l'Hôpital ! » promit-il tandis que sa patiente se levait de sa place pour se jucher sur la haute chaise d'auscultation. Le Médicomage se figea, soudainement en alerte, lorsque Miss Graves aborda l'air de rien la question de la guérison des cracmols. Il s'efforça toutefois de masquer très vite son alarme et préféra tourner le dos à sa patiente pour aller chercher un ouvrage dans sa bibliothèque, le temps de construire un argumentaire raisonnable susceptible de ne pas transformer dans les prochaines secondes son cabinet en un impitoyable champ de bataille. « C'est en effet une conviction répandue parmi les néophytes. » répondit-il fort prudemment en tournant quelques pages de son épais grimoire, désireux à la fois de ne pas détruire trop vite cet espoir auquel devait visiblement se cramponner sa patiente, et dans le même temps d'instiller délicatement dans l'esprit de Miss Graves l'idée qu'un remède n'existait pas, et n'existerait probablement jamais. A l'aide !
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MessageSujet: Re: Dur dur dur d'être une cracmolle | CARADOC Mar 12 Juin - 20:38

Confortablement installée dans son nouveau fauteuil, l’insouciante cracmolle s’amusa à faire un tour complet sur sa bascule. Elle avait déjà tripoté tous les artefacts exposés sur le bureau et cette agitation, qui ne lui était pas commune, était indice d’une certaine anxiété. Le problème qu’elle s’apprêtait à aborder n’était certes pas son favori et un rire éteint conclut la dernière boutade du Médicomage Dearborn. Elle en avait marre de ne pas avoir de pouvoirs. « Quoi ? Parce qu’on vous parle des cracmols peut-être à l’école de magie ? » rétorqua-t-elle immédiatement sur la défensive en fronçant ses sourcils longs comme la barbe du feu doyen. « On vous apprend toutes les branches de la magie ? T’es un sorcier alors tu sais tout ? ». Des histoires aussi sombres que incroyables se racontaient depuis que le seigneur des ténèbres et ses partisans sortaient de l’ombre, notamment des cadavres humains qui se réanimaient … Le monde magique, comme il lui avait toujours été interdit, recelait pour elle d’incroyables promesses. Entendre qu’elle n’aurait jamais un seul pouvoir lui était impossible. Ils devaient bien être présents mais bloqués par quelque muraille psychique ou physique laquelle ne demandait qu’à être ébréchée.

Oona était bien décidée à prouver son point mais malheur lui prit d’esquisser un geste brusque pour présenter en preuve suprême la lettre qu’elle avait récemment reçue de l’école Vitmagic. Des sangles lui enserrèrent poignets et chevilles et son regard se fit meurtrier. « Putain de sorcier condescendant, t’as pas osé … » souffla-t-elle entre ses dents serrés. Elle se tortilla à droite puis à gauche mais ne comprit pas la ruse pour se libérer et s'énerva plus vite qu'un dragon en cage. Le sorcier qui avait naturellement gagné un peu de sa sympathie venait de la perdre et son attitude à elle redevint instantanément agressive. Toute occupée qu’elle était à gesticuler comme une démente et à pousser de hauts jurons, ses sourcils remontés en turban lui tombèrent bientôt devant le visage pour l’aveugler. « Je vais te tuer … JE VAIS TE TUER ! JE VAIS TE RATATINER COMME UN MANDRAGORE ET T'ENTERRER VIVANT ! ». Voilà qui donnait tout à fait envie de la libérer.
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