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"Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán]

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MessageSujet: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Jeu 21 Sep - 20:27

La porte en bois crasseuse du Chaudron Baveur s’ouvrit sans encombre lorsque Kierán y posa sa main pour la pousser et entrer dans le pub. L’air était toujours aussi lourd, le tenancier avait toujours un air maladif sur le visage, le bossu, Tom, avait toujours des pertes de dents intempestives qui laissaient présager l’obligation de porter un dentier d’ici quelques années, et enfin, c’était toujours bondé. Kierán se demandait pourquoi le rendez-vous qu’il avait avec Andromeda avait été fixé ici. Il ne savait même plus lequel d’eux avait proposé ce pub miteux. Il était possible que ce soit lui, parce qu’il avait un faible pour le ( graaaaaaand ) verre de vodka que lui servait tout le temps Tom. Il s’avança dans le bar en évitant les badauds qui titubaient péniblement vers la sortie. Il était bien dommage de se dire que tous les sorciers devaient passer par ce bar pour aller au Chemin de Traverse. Certains en effet, plus respectables que d’autres, faisaient tâche dans un tel décor. Fort heureusement pour le langue-de-plomb, il se fondait parfaitement dans la masse.
Il aperçut finalement Andromeda qui l’attendait à une table où un ivrogne ne s’était pas encore attablé. Il ne lui semblait pas être en retard, pour une fois. Il baissa quand même les yeux vers sa montre tout en marchant, et manqua de se prendre les pieds dans le tapis à cause d’un pied de tabouret qui n’était pas exactement droit. Kierán trébucha et s’attira le regard et le jugement mauvais d’une jeune fille qui avait une tâche bleue sur la moitié du visage. « Pardon… » lança-t-il quand même à son intention en continuant son chemin pour ne pas avoir de problèmes supplémentaires avec elle. Enfin, il arriva à la table et tomba sur sa chaise comme la personne rustre qu’il savait être et regarda sa montre. « Je n’ai qu’un quart d’heure de retard ! » se félicita-t-il en levant les yeux du cadran pour les porter sur Andromeda Tonks.

Il ne savait pas très bien comment ils en étaient venus à développer une telle complicité. A l’heure actuelle, l’Irlandais ne pouvait se targuer d’avoir pareille relation avec quelqu’un d’autre qu’elle. Tantôt moroses, tantôt joyeux, ils savaient passer de larmes à éclats de rire dans la même soirée, et la jeune femme représentait pour lui un très bon moyen de relativiser sur son mal-être et sa solitude, puisqu’elle ressentait la même chose que lui. Il lui offrit un joli sourire et leva sa main à l’attention du serveur boiteux. « Vodka » claironna-t-il en se frottant les mains, parce qu'il avait la ferme intention de boire plusieurs verres ce soir. « Je me demande pourquoi on vient toujours ici, on va finir comme eux » dit-il en levant un pouce vers deux hommes qui chantaient des chansons dans une langue étrangère qui semblait totalement mâchée, et bâclée, en trinquant sans doute plus à la santé du serveur qu’à la leur. Il posa sa baguette de lierre sur la table et laissa son regard vagabonder distraitement sur tous ces gens qui avaient eu la même idée qu’eux ce soir-là.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Mar 26 Sep - 22:05

Les yeux sombres de la sorcière s’attachaient sur chacune des silhouettes qui traversait le bar. Andromeda avait évolué dans leur monde pendant tellement d’années sans oser le regarder directement qu’elle aimait depuis confronter chaque regard qui croisait le sien. Ses prunelles noires de Black autant que le port altier hérité de sa stricte éducation suscitaient naturellement le malaise chez ses pairs. Il arrivait parfois, quand elle ne souriait pas, qu’on la confonde avec son aînée Bellatrix. Certains sorciers se prenaient les pieds dans leur cape en souhaitant lui échapper et, bien qu’elle ne l’avouerait pas à n’importe qui, elle trouvait cela amusant. D’autres encore qui l’observaient plus attentivement finissaient par la reconnaître pour lui adresser un regard sombre - traître à son sang ! - ou un large sourire rempli d’espoir - enfant de la révolution ! - alors que l’intéressée ne se reconnaissait elle-même dans aucune de ces classes. C’était Andromeda, une jeune mère épuisée par la maternité, qui dégustait en ce début de soirée le plus requinquant des Bloody Mary. La jeune femme qui avait longtemps tressailli en trempant ses précieuses lèvres dans les premiers cocktails à base d’alcool frelaté (pour satisfaire une plèbe de soiffards sans gallion sûrement) avait fini par ne plus du tout s’importuner de ces étranges recettes (c’est que Brownie se serait fait torturer chez Cygnus et Druella pour moins que l’oubli d’une pincée de sel de céleri dans un Bloody Mary !). Cela lui donnait la fière impression d’être comme tout le monde et ce brave Tom n’avait sans doute pas eu le coeur de lui avouer que personne en ce lieu n’avait commandé un cocktail aussi élaboré que celui-ci depuis que le dernier moldu y avait mis les pieds.

Andromeda se redressa un peu sur sa chaise dès que son regard plein de curiosité finit par s’arrêter dans celui de Kierán Graves. Il se laissa tomber sur la chaise en bois qui lui faisait face et elle ne s’importuna pas davantage de son retard que de sa posture. Leur rendez-vous ne manqua pas d’attirer quelques regards. Pourtant, malgré tout ce qui pouvait les différencier et jusqu’à leur choix de boisson, ils restaient réunis par un insoluble et entêtant trait de caractère. La vodka. « Nashe Zdorovie ! » le salua-t-elle dans un russe à l’accent parfait pour l'accueillir en levant sa boisson rouge à leur santé. Elle se relâcha immédiatement à son contact, plus qu’à celui de l’alcool, et pouffa de rire dès qu’il désigna deux piliers de bar. « Ne te moque pas, il s’agit de né-moldus en provenance d’un lointain pays de l’est et qui n’ont jamais eu la chance d’intégrer Durmstrang ! » assura-t-elle comme si elle avait pu traduire toute leur conversation avant de boire un nouveau trait de son jus de tomates fortement alcoolisé. Elle reposa immédiatement son verre pour ne pas en recracher le contenu car elle riait déjà à nouveau. « J’en sais rien en fait, j’invente, mais j’ai décidé de bien les aimer … » concéda-t-elle avec son doux regard de petite mère des peuples.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Ven 29 Sep - 21:27

Kierán fut accueilli par le holà d’alcoolique de son amie Andromeda Tonks. Il lui sourit mais ne répondit pas à son invective, parce qu’il avait un niveau dramatique en langue étrangère. Fort heureusement, il comprenait encore lorsqu’on lui lançait ce genre de boutades avec un verre à la main. Car ce dernier faisait une excellente traduction. Il avait beau être doué en beaucoup de choses, cultivé en bien des matières, il n’avait jamais pu se mettre aux langues étrangères. Ce n’était pas faute d’avoir essayé, mais ne voyant pas sa vie au-delà du Royaume-Unis, il n’avait trouvé aucun intérêt à en apprendre une. Pas même pour les vacances. À quoi bon aller ailleurs alors qu’on pouvait juste retourner chez soi ? L’Irlande était une destination suffisante pour le fils Graves qui ne désirait pas aller plus loin que son merveilleux paysage fait de pâturages verts. Néanmoins, il pouvait difficilement jeter la pierre à des alcooliques, car Kierán savait qu’il avait un potentiel merveilleux pour en devenir un aussi. Il pouffa en même temps qu’elle en désignant les deux étrangers qui ne devaient pas en être à leur coup d’essai en matière d’alcool. Il leva les mains au ciel tout d’abord en signe d’innocence et les leva vers le plafond quand son grand verre de Vodka arriva vers lui, comme si Tom était la réincarnation de Merlin : « Ah, tu parles russe ? Ou ukrainien ? Ou Polonais ? Ou je sais pas quoi, il y a trop de langues là-bas » glissa-t-il après avoir descendu sa première gorgée de la soirée. Il savait en réalité qu’elle n’avait rien comprit à la conversation, mais avait décidé de voir jusqu’où la fabulation de son amie pouvait aller.

Que pourrait-il dire s’il finissait comme eux ? Quelle serait son excuse ? Trouverait-il le moyen de rentrer chez lui ? Il n’eut pas envie de s’attarder sur ces questions et les balaya à coup de gorgées. Elle lui dit qu’elle avait décidé de bien les aimer et son compagnon de beuverie leva un sourcil amusé : « Ah, tu as décidé de bien m’aimer aussi, alors ? C’est le côté alcoolique je suppose ? » lui demanda-t-il. Lui qui n’était pas très porté sur les relations humaines ne comprenait souvent pas comment certains pouvaient apprécier le monde entier sans jamais pester contre lui. Kierán faisait quelque chose d’encore plus simple puisqu’il ne s’occupait pas du monde. Il était peut-être un peu trop centré sur lui-même. Son incapacité à être accepté et à essayer de l’être le mettait en décalage avec lui. Alors forcément, il ne pouvait pas, contrairement à son amie au Bloody Mary, se permettre d’aimer chacun. « Ça fait une éternité que je n’ai pas pris de Bloody Mary » dit-il en associant l’adjectif à la boisson qu’elle tenait entre ses mains. Il s’était mis à des boissons un peu moins soft et plus arrache-tête. Rien, pas même la vodka ne pourra jamais remplacer le Poteen dans son cœur. Il tourna son propre verre entre ses mains, en venant presque à regretter de ne pas avoir pris la même chose qu’elle. « Comment ça va, toi ? » lui demanda-t-il enfin, parce qu’il savait mieux que personne qu’un verre d’alcool était le meilleur prêtre à qui confier ses péchés.



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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Mar 3 Oct - 13:05

Les langues étrangères, Andromeda en avait entendues de nombreuses se délier dans le boudoir où se réfugiaient son père et ses amis. Cygnus Black appartenait à une sphère suffisamment haute de la société sorcière pour côtoyer autant d’homologues qu’il existait de pays magiquement développés sur leur planisphère. Il semblait à Andromeda qu’elle connaissait au moins un mot de chaque langue qu’elle avait entendue sans pourtant ne savoir en parler aucune. Si elle était Black, elle n’en était pas moins femme, et il s’agissait d’un apprentissage fastidieux que ses parents avaient jugé utile de lui épargner. Elle sourit mystérieusement quand Kierán lista les exotiques langues en provenance des pays à l’est du leur et elle se demanda combien de temps son innocent mensonge survivrait. Elle l’éventa la première dans un rire tout aussi innocent avant de hausser les épaules. « J’aimerais bien savoir parler une autre langue » même si la seule qui lui aurait été utile dans son quotidien était celle parlée par les enfants de deux ans et demi.

Elle nota que ce qu’il manquait à son cocktail était une paille et en fit glisser une dans son verre du bout de sa baguette avant de la coincer entre ses lèvres. Son ami semblait perdu dans ses pensées et, comme elle n’avait elle-même découvert que tout récemment le luxe de la réflexion, elle ne l’interrompit pas. Elle écrasa à la place du bout de sa paille des morceaux de tomates trop solides à son goût pour avoir le droit de constituer une boisson. Ce cocktail n’était décidément pas fameux. Mais Kierán décida à son tour de l’interroger. Elle rit lorsqu’il jugea son caractère alcoolique digne d’affection bien qu’il soit avéré qu’il s’agisse d’une classe de la population qu’elle avait toujours trouvé diablement divertissante. « Je crois que je n’ai pas eu le choix » répondit-elle avec une sincérité dont il était dur de déterminer si elle était touchante ou vexante. « Je veux dire - et elle se pencha un peu au-dessus de la table et baissa d’un ton pour que ce qu’elle dise ne tombe dans aucune autre oreille - entre tous ceux qui refusent de me parler et tous ceux qui veulent voir ma tête sur une carte chocogrenouille, je n’ai pas vraiment un choix fou, non ? ». Elle ne savait même plus comment elle en était venue à rencontrer Kierán. C’était comme s’ils avaient toujours été amis. Elle lui sourit car malgré le fait que leur amitié soit issue du plus grand des hasards - et peut-être même en effet née de l’alcool car vraiment elle ne remettait pas leur rencontre ! - elle portait leur amitié très sincèrement dans son coeur. Il sembla à Andromeda qu’il considérait son Bloody Mary avec une certaine envie et elle fit apparaître une seconde paille du bout de sa baguette. « On peut partager ! Mais si tu veux mon avis ce cocktail est au moins aussi pur en vodka que ton verre à toi ! » rit-elle d’une manière un peu pompette qui confirmait tout à fait ses dires. Elle porta dans l’axe de la fenêtre son verre et celui-ci était si peu chargé en jus de tomates qu’elle put même voir les quelques morceaux solides danser à travers. Elle le reposa sur la table avec un grand sourire car décidément, elle appréciait autant la vodka que les amis de feu son père. Mais son sourire vacilla un peu quand Kierán l’interrogea sur son état. « Mal » avoua-t-elle simplement. « Ma petite sœur se marie bientôt et nous ne sommes pas invités » dit-elle d’un ton égale et morne. Ce n’était pas franchement une surprise et elle savait que son ami ne trouverait aucune solution à son problème. C’était tout simplement un état de fait qui existait depuis qu’elle avait pris le nom de Tonks. Nymphadora ne connaîtrait jamais ses tantes et elle ne connaîtrait jamais ses nièces. Tout cela ne ressemblait à rien d’autre à ses yeux qu’un beau gâchis. Mais elle chassa toutes ses sombres pensées en papillonnant des cils et l’interrogea à son tour. « Et toi ? ». Elle espérait qu’il soit lui aussi au fond du trou comme ça elle ne serait pas toute seule.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Ven 6 Oct - 22:08

Voyager n’avait jamais été un objectif de vie pour Kierán. Il s’était toujours plu dans ses plaines vertes et son temps nuageux. Ainsi, apprendre une autre langue ne lui était jamais passé par là tête et d’ailleurs, il ne parlait étonnamment pas un mot de gaélique. Ce n’était pas faute d’avoir sincèrement essayé d’apprendre la langue de ses glorieux ancêtres, lesquels ont laissés des lettres écrites dans ce dialecte. Malheureusement, le sens des phrases couchées sur le papier restera toujours complètement mystérieux pour l’héritier des auteurs. Andromeda pourtant, aurait dû avoir plus d’occasion que lui, avait dû avoir plus d’occasion que lui de pratiquer d’autres langages. Qu’elle lui dise donc qu’elle aimerait parler plus de langues laissa l’Irlandais songeur, et il passa la main qui ne tenait pas son verre d’alcool sur son visage mangé par sa barbe. « Tu peux toujours essayer, moi je n’y arrive pas » lui confia-t-il tout à fait sincère. « J’ai déjà mis cinq ans avant de lâcher un mot d’anglais » s’esclaffa-t-il en portant à ses lèvres le rebord du verre pour les tremper dans le liquide alcoolisé.
La sincérité brute avec laquelle elle lui répondit sur son affection envers lui le laissa coi. Il n’était en réalité pas compliqué de faire taire un homme qui ne parlait pas beaucoup. Il esquissa un sourire lorsqu’elle évoqua les chocogrenouilles et Kierán s’amusa un instant à imaginer sa tête souriante sur une carte. « Je suppose donc que ta seule place est auprès d’alcooliques notoires. Essaie d’aller parler aux deux gars près du bar. Tu leur lance ton appel à la boisson dans leur langue et je suis certain que tu auras deux nouveaux amis » soupira-t-il malgré un léger sourire. Au final, Andromeda et lui avaient un caractère qui leur permettait de s’entendre bien. En réalité, il était difficile de ne pas s’entendre avec Kierán. Il était en réalité beaucoup plus compliqué de s’entendre réellement avec lui. Le commun des mortels en général, n’avait tout simplement pas d’avis sur son existence. « Si tu es sur des cartes de chocogrenouilles un jour » commença-t-il en baissant la voix à son tour, « je risque de t’avoir en double ». Le langue-de-plomb aimait les bonnes choses et le chocolat et l’alcool en faisaient partis. Elle fit apparaître gentiment une deuxième paille et il lui aurait bien galamment proposé de goûter sa boisson aussi, mais il connaissait son aversion pour la vodka. Il se pencha pour goûter la boisson de la jeune femme et tout ce qu’il pu constater, c’était que c’était tout sauf un Bloody Mary : « Mmh, j’ai rien contre la vodka, la preuve en est, mais ça, c’est du jus de tomate concentré et un litre de vodka mélangés » lança-t-il en se reculant pour revenir à la sienne, qui avait le mérite au moins de ne pas avoir saccagée un alcool si merveilleux que celui-ci.

Finalement, la conversation habituelle reprit le dessus. Andromeda et Kierán avaient la fâcheuse tendance à déprimer ensemble, à se raconter leurs vies qu’ils supportaient tant bien que mal. Néanmoins, l’ancienne Black avait au moins le mérite d’avoir une famille sur qui compter. Il lui offrit un sourire désolé à sa mésaventure avant de lâcher d’un ton un peu brutal : « Tu ne pensais quand même pas être invitée, si ? ». Elle lui retourna naturellement la question et Kierán déglutit : « J’sais pas trop » commença-t-il en baissant les yeux vers son verre pour ne pas affronter ceux, bruns d’Andromeda, « rien ne me réjouis trop et rien ne me déprime trop. Ma frangine s’est incrustée chez moi et elle squatte comme elle en a l’habitude. À part ça, je crois qu’il n’y a rien à signaler ». Il soupira d’un air que quelqu’un de normal aurait considéré comme dramatique. En réalité, c’était sa façon d’être qui l’était.


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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Lun 9 Oct - 9:09

Un fin sourire s’esquissa sur le visage d’Andromeda lorsque son ami lui signifia qu’elle pouvait toujours essayer de parler une autre langue. La jeune femme se laissait parfois encore surprendre par toutes les possibilités dont le monde libre débordait mais sa faible force de conviction ainsi que le luxe de son temps - rares étaient les moments comme celui-ci où elle pouvait sortir de son rôle de mère - lui soufflaient déjà à l’oreille que ce projet resterait inachevé. Elle rit plus sincèrement en apprenant que Kierán ne s’était que tardivement exprimé dans sa langue maternelle. « Tu étais sans doute né pour être langue de plomb alors ! ». Il lui était toujours apparu sous un jour communicatif et elle s’étonnait parfois encore de l’imaginer plus renfermé avec les autres qu'il ne pouvait l'être avec elle.

La jeune mère retrouva sa nature plus farouche lorsque Kierán lui suggéra de se lier d’amitié avec les deux piliers de bar et elle hocha vivement et négativement la tête … avant de s’arrêter pour les regarder et considérer l’idée … puis de hocher de nouveau la tête. Oserait-elle ? N’oserait-elle pas ? Pas sans courage au jus de tomate en tout cas ! Elle rit encore car cela prouvait sans aucun doute que l’Irlandais voyait juste en rapprochant leur nature. « Seulement si toi tu fais un geste vers la jolie blonde à leur droite ! - fit-elle en désignant une jeune fille avachie sur le comptoir qui semblait fermement s’ennuyer - Combat ta nature solitaire et j’assumerai ma nature alcoolique » le provoqua-t-elle amusée en retrouvant sa paille. La brunette qui lui tenait présentement compagnie dut retenir un nouveau rire en imaginant l’absurdité de voir sa tête figurer sur une carte chocogrenouille. Elle aurait sans nul doute passé son temps à déserter la dite carte pour se cacher ailleurs. L’occasion fut trop belle de détourner la passion de son ami pour le chocolat vers elle alors elle ne se gêna pas. « Je suis flattée mais il ne faut pas abuser des bonnes choses » répondit-elle avec un sourire fière tandis qu’elle se congratulait car cela allait tout à fait dans le sens de sa nature de Black. Mais son sourire était à la fois ironique et amusé car le bienheureux Tonks lui avait aussi appris le plus anglais des humours. La dégustation de son cocktail qu’elle partagea avec Kierán sembla le laisser aussi dubitatif qu’elle et il confirma bientôt ses pensées. Elle haussa les épaules de manière fataliste avant d’en poursuivre la dégustation. Il lui semblait bien également que sa boisson n’était pas fameuse mais elle se disait malgré tout que le jus de tomate participerait à rendre moins rude la gueule de bois et le réveil bien matinal du lendemain que lui imposerait la jeune Nymphadora. C’est que la jeune enfant de deux ans et demi avait un tel enthousiasme pour que le monde lui appartienne qu’elle semblait strictement appliquer la maxime de ceux qui se lèvent tôt.

Cela lui rappela qu’il était nécessaire de doublement profiter du plaisir d’une conversation avec l’Irlandais. Andromeda lui avoua de but en blanc sa déception de ne pas participer au mariage de sa petite sœur Narcissa. Il s’agissait du premier évènement familial d’ampleur depuis sa répudiation et cette nouvelle exclusion lui rappelait durement que non seulement son époux et elle, mais également leur enfant, n’avaient aucune place dans l’histoire Black qui s’écrivait. Narcissa aurait à son tour des enfants mais elle ne serait jamais leur tante. « Houlà non, j’ai perdu ma naïveté il y a quelques années déjà ! - se défendit-elle farouchement avec un rire éteint - Mais je ne pensais pas que ça m’affecterait autant ». Ce n’était pas autant sa famille, que elle-même, qui se surprenait. Ted avait toujours eu le don de la faire se sentir forte et pourtant, face à ce nouveau rejet, elle avait l’impression de redevenir la faible petite fille suppliante qu’elle avait été quand on lui avait claqué la porte au nez il y a maintenant trois années. Elle baissa un regard coupable et ne le releva, teinté de curiosité, que lorsque Kierán partagea à son tour son affliction. « Tu devrais te réjouir idiot ! » s’exclama-t-elle tout à fait sincèrement en lui flanquant un gentil coup sur l’épaule pour qu’il les redresse. Elle savait qu’il s’agissait de la seule famille qu’il lui restait. « Rien n’est plus important que la famille Kierán » reprit-elle les yeux brillant finalement et enfin d’une nouvelle force brute.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Sam 14 Oct - 17:12

Au fond, que Kierán ai mis du temps à parler n’était pas dommageable. Après tout, maintenant qu’il savait utiliser les mots, il ne les employait finalement pas tant que ça, tant il s’épanchait peu dans des discours longs et complexes. Certains étaient agacés de ses réponses concises voire absentes – parce qu’il ne supportait pas de devoir répondre à toutes les interrogations qu’on lui formulait, il choisissait toujours celles qui méritaient qu’on leur trouvât une explication – mais fort heureusement, Andromeda ne lui avait jamais fait de réflexion à ce sujet et il aimait particulièrement les gens qui ne le jugeait pas pour ce qu’il était. Il esquissa un sourire à sa réponse, mais ne rajouta rien, se contentant simplement de méditer sur les paroles de l’ancienne Black.
S’il avait suivi le schéma familial, il aurait dû être Auror, et sans doute d’ailleurs, aurait-il été un bon élément. Mais son idéologie – il n’en avait en fait aucune à défendre – l’empêchait de faire le même métier que feu son père. Il avait beau être un sang-mêlé, il jugeait que se sauver lui-même valait mieux que de sauver d’autres gens. Pourquoi donc mourir pour des gens que l’on ne connaissait pas ? Sans doute que la mort de son paternel l’avait renforcé dans cette idée égoïste, mais personne ne savait vraiment ce que pensait Kierán de la guerre puisqu’il ne s’exprimait jamais sur le sujet. Il était le seul maître de ses pensées, et même Andromeda, avec qui pourtant il partageait beaucoup de choses, ne savait pas ce qu’il faisait parfois de son temps libre : à savoir fraterniser avec les mangemorts pour mieux s'en sortir après s’ils gagnent la guerre.

Ce n’était pas particulièrement par manque de courage qu’il ne les rejoignait pas, mais par manque de volonté. Il voulait garder cet aspect neutre qui allait assurément le sauver quelle que soit l’issue de la guerre. À ses yeux, ses actes n’étaient pas moralement condamnables – il n’avait jamais tué personne – et il faisait au contraire preuve d’intelligence plus que de stupidité. Il n’avait pas assez de volonté pour se battre pour l’un ou l’autre. Néanmoins, l’Irlandais était un homme qui parvenait à vouloir farouchement certaines (rares) choses, et la provocation de la jeune femme au Bloody Mary lui fit tourner la tête vers la blonde qui s’ennuyait au bar. Il fit mine de réfléchir, et répondit : « Ça marche, mais à la fin de la soirée. Tant qu’à faire, j’aimerais la ramener chez moi ». Autant lier l’utile à l’agréable, n’est-ce pas ? Kierán était peut-être aussi plat et ennuyant qu’un botruc vexé mais il savait prendre le plaisir là où il y en avait. Que ce soit chez les femmes ou dans l’alcool, ou avec des chocogrenouilles. L’idée de voir la tête d’Andromeda sur une carte l’avait amusé, et il eut un léger rire lorsqu’elle lui dit qu’il ne fallait pas abuser des bonnes choses : « Tu as de la volonté, c’est bien » répondit-il en secouant légèrement son verre pour provoquer quelques ondulations dans le liquide, « moi, je n’en ai pas concernant certaines choses ».

Andromeda était une personne volontaire. Son escapade avec Ted l’avait séparée de sa famille, mais elle avait fait cela parce qu’elle l’avait voulu. Aurait-il était capable de faire de même ? Cette idée le laissa dubitatif, parce qu’il doutait sincèrement de faire quelque chose d’aussi énorme parce qu’il voulait simplement. Graves avait fini par s’accoutumer à la déception passagère et ne se prenait donc plus la tête pour faire ce qu’il voulait faire ou non. Si ce n’était pas vital pour lui, il ne le faisait tout simplement pas. Tant pis, il s’en remettra. Il revînt à la réalité lorsqu’elle lui dit qu’elle avait perdue sa naïveté. Un sourire triste étira les lèvres de Kierán pendant quelques secondes à peine, avant de s’éteindre : « ton humanité te perdra » dit-il tout d’abord en réfléchissant à la suite à donner à ses paroles, « tu as toujours espoir au fond de toi qu’on t’accepte pour ce que tu es parce que tu aimes toujours ta famille malgré ton rejet. C’est très humain comme sentiment » continua-t-il simplement comme s’il venait de lui parler de la forme impropre de son verre alors qu’il s’était tenté à l’analyser.
La réaction qu’elle eut concernant son propre quotidien ne le fit cette fois-ci pas sourire et il s’enfonça dans son siège en portant son verre à ses lèvres. Il garda pendant quelques secondes l’alcool dans sa bouche pour s’incendier la langue. Que répondre à ce qu’elle venait de dire ? « Tu dis sans doute cela parce que tu ne la connais pas » dit-il comme s’il cherchait une excuse aux paroles dénuées de sens à ses yeux d’Andromeda. Le problème n’était pas qu’il n’aimait pas sa sœur, la question n’était pas là. Là où la situation se faisait plus délicate, c’est qu’il ne sentait pas que l’affection, même infime, était à double-sens. Kierán avait juste l’impression d’être outrageusement utilisé par la jeune Graves comme si c’était une punition pour être ce qu’il était. Il ne formula cependant pas ses pensées et laissa ses yeux bleus se noyer au fond de son verre.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Jeu 19 Oct - 10:45

Les relations éphémères, son éducation de bonne fille de famille ne l’y avait pas initiée, ce n’était d’ailleurs pas quelque chose qu’elle regrettait. Aucune pensée ne la réjouissait plus que celle de couler des jours heureux et paisibles avec Ted Tonks pour voir leur petite fille grandir. D’aucuns auraient jugé ce mode de vie parfaitement ennuyeux mais avaient-ils seulement goûté au bonheur de l’amour et de la paix ? Aussi Andromeda leva-t-elle les yeux vers le plafond à la réflexion - plus terrestre que spirituelle - de son ami Kierán. Elle lui lança un regard moins blasé et plus curieux quand il salua sa volonté car il lui semblait qu’ils ne parlaient plus du tout de chocolat. « Peut-être que tu n’as simplement pas encore rencontré la bonne personne » suggéra-t-elle dans un haussement d’épaules. Certains sentiments dépassaient l’entendement pour aligner coeur, corps et raison. Le sentiment de complétude qui en ressortait n’avait rien d’égalable. « Ce n’est pas de la volonté qui m’a poussée vers Ted ou qui m’a éloignée de ma famille - elle eut un petit rire un peu déçu car elle avait tout au contraire conscience de la faiblesse de son esprit - certaines choses semblent juste … écrites … ». Elle ne poursuivit par car sans nul doute en savait-il beaucoup plus qu’elle à ce sujet lui qui étudiait depuis maintenant plusieurs années les prophéties. Elle n’imaginait pas qu’une quelconque boule de cristal ait renfermé son nom ou celui de son époux mais ce qui les avait frappés l’un l’autre était tellement fort et contradictoire, tenait à la fois tellement de la contre nature et de la nature à la fois, qu’il lui faisait croire que quelque force supérieur dominait les êtres qu’ils étaient. Elle avait choisi d’appeler cette force supérieure non pas sa volonté mais le destin.

La jeune Black avait été élevée, comme ses deux autres sœurs, dans l’idée qu’elle était un objet d’agrément - un jouet tout au plus - plutôt qu’un être doté d’une volonté propre. Elle avait été le jouet de son père puis d’un fiancé qu’on lui avait choisi. Il lui semblait parfois que Ted lui avait insufflé une âme et l’avait rendue humaine et forte et il lui semblait d’autre fois, comme ce jour où elle était un peu triste, qu’elle n’était encore qu’un jouet ... celui du destin. Le sentiment était parfois réconfortant et parfois oppressant. « Ou elle me sauvera » fit-elle pour marquer toutes les contradictions qui l’animaient, ainsi que son éternel reliquat d’optimisme quoi que parfois assombri, en jouant distraitement avec sa paille. Kierán avait raison de lui parler d’espoir mais ce don s’assimilait parfois à un fléau. Et en cet instant, elle aurait souhaité y renoncer pour se voir oubliettée. « Je l’ai au moins pour Dora. Elle n’a que deux ans et demi et est encore dans l’ignorance qu’un monde, incarné par la moitié de son sang et de sa famille, condamne jusqu’à son existence ». Comment lui expliquerait-elle cela quand viendrait le temps ? Elle poussa un profond et résolu soupir de tristesse car elle avait, plus pour sa fille que pour elle, peur de ce qui serait écrit. Pour être accusée de traîtrise, Andromeda n’en était pas moins Black. Aucun sorcier, quel que soit ses prétentions suprémacistes, ne serait jamais assez fou pour lever contre elle sa baguette car, dans ce monde chaotique, certaines choses étranges telles que son nom de jeune fille demeuraient encore respectées. Seul un autre Black avait sur elle pouvoir de vie ou de mort. Et de l’humanité justement, elle en voyait encore dans le coeur gangréné par la jalousie et l’égocentrisme de ses deux sœurs. Aussi Andromeda ne put-elle s’empêcher d’éclater finalement de rire. « Ma grande sœur est Bellatrix alors pour que je trouve la tienne effrayante, il faudrait au moins qu’elle ait donné son nom à ce cocktail » fit-elle en agitant son Bloody Mary avant d’en aspirer dans sa paille, toujours amusée, une longue gorgée. « Qu’est-ce qu’elle te fait de si terrible ? » l’interrogea-t-elle finalement d’un ton presque maternel car Kierán ne lui semblait pas un être si facilement impressionnable.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Sam 21 Oct - 9:51

La raison pour laquelle Andromeda Tonks était sans doute la meilleure amie de l’Irlandais presque alcoolique aujourd’hui, c’était parce qu’ils pouvaient tous les deux s’apitoyer sur leur sort comme deux adolescents, mais aussi parler de choses plus concrètes qui éveillaient la curiosité maladive de l’ancien Serdaigle. Les relations les plus abouties de Kierán étaient celles qu’il jugeait lui-même productives, selon quelques critères qu’il voulait objectifs. Il était assez facile de savoir si la conversation l’ennuyait, parce qu’il ne répondait que par des monosyllabes, ou des silences lourds. Fort heureusement et c’était ce qui était merveilleux, Andromeda n’avait jamais subi un pareil traitement de sa part. Rares étaient les gens dont les conversations ne l’avaient jamais ennuyé et peut-être que l’ancienne Black avec Cassiopeia Yaxley, étaient les deux seules à pouvoir se targuer d’avoir toujours intéressé l’Irlandais. La réponse de la jeune mère fit lever un sourcil à son interlocuteur et il les fronça finalement lorsqu’elle enchaîna sur les choses écrites. Il eut un sourire. Là était l’essence même de ses recherches au Ministère, qu’il ne pouvait hélas partager avec personne d’autre que ses collègues qui travaillaient dans la même salle que lui.
Kierán avait déjà été amoureux, il avait passé cinq ans avec la même fille, de la fin Poudlard au début de la vie active. Il avait été bien avec elle. Pour autant, il se demandait toujours s’il aurait été capable de tout faire ou non. Elle l’avait laissé, abattu par la mort de son père et surchargé par son travail au Ministère, alors qu’elle était une personne aventurière et téméraire. Ils n’étaient clairement pas fait pour être ensemble, et une fois parvenu à cette conclusion (une bonne année après leur séparation), Kierán s’était enfin dit que leur rupture avait été une bonne chose. « Je ne sais pas » répondit-il d’abord en répondant à l’idée de trouver la bonne personne ou non, « je pense que c’est juste dans mon caractère ». Il lui avait dit cela comme s’ils avaient une conversation banale, mais en réalité, le sujet abordé et la manière dont il répondait montrait que le mal était plus profond que cela. « J’aimerais bien te partager mes travaux sur le destin » plaisanta-t-il, « mais là-dessus, je ne peux que te laisser réfléchir toute seule sur ton histoire avec Ted : était-ce écrit ? Était-ce prévisible ? Était-ce un déterminisme ? ». Il avait malicieusement fait exprès de répéter plusieurs questions pour lui permettre de réfléchir à la question pendant qu’il se replongeait dans son verre de la même manière qu’il se replongeait dans ses pensées.
En entrant au Département des Mystères pour la première fois, Kierán s’était dit qu’il y avait des prédictions pour chacun d’entre eux. Quelle n’avait pas été sa surprise de traverser l’allée où son nom aurait dû se trouver, et trouver simplement un emplacement vide. Il n’y avait rien de plus sur Andromeda que sur lui, et la manière dont étaient distribuées les prophéties était une part de son travail. Il ne savait pas ce que lui réservait l’avenir, ce qu’il allait devenir. Il ne s’avait même pas l’âge à lequel son cavalier King Charles allait le quitter. Il baissa les yeux vers son verre désormais à moitié vide et le reposa sur la table pour ne pas le finir de suite.

Il releva ses yeux bleus vers son amie qui, comme lui, semblait réfléchir. Son optimisme laissa Kierán assez dubitatif, qui se demanda s’il ne s’agissait pas là plus d’un esprit de contradiction qu’autre chose. Il ne pensait pas se tromper en disant que son humanité allait la perdre, parce qu’à ses yeux, elle perdait tout le monde. Il n’en était pas dépourvu pour autant, mais se tenant à part de la société, il avait moins l’occasion d’éclabousser les gens de la sienne. Vivre dans son appartement, seul jusqu’à il y a peu, le mettait à l’écart de la société et d’une humanité qui l’aurait assurément perdu, selon son jugement personnel. La jeune femme évoqua sa fille et l’Irlandais eut un léger sourire. Il ne se voyait pas avec des enfants. Il n’était pas sûr de parvenir à être assez démonstratif avec eux. Kierán était un homme fait pour la liberté de jouir de sa vie, et non pas d’être asservit à celle d’un autre être. « J’ai fait mon impoli et ne t’ai même pas demandé comment elle allait ! » s’exclama-t-il en réalisant brusquement qu’ils parlaient depuis le début de sa relation avec Ted, en omettant outrageusement que cette union avait engendré la vie. « Les Blacks ne sont pas connus pour être des tendres » glissa-t-il simplement. « Tu ne m’as jamais parlé de l’enfance que tu as eu » continua-t-il gentiment, sans formuler la chose comme étant une demande ou un reproche. Il était hors de question pour lui de la forcer à parler si elle ne le voulait pas, et il ne se braquerait pas si elle l’envoyait paître. La conversation hélas se repointa sur lui sa propre famille et il déglutit. Il détourna les yeux vers un badaud qui zigzaguait entre les tables, sans doute déjà éméché. « Disons que nous avons une relation conflictuelle » formula-t-il parce qu’il ne savait pas du tout quel autre terme utiliser que celui-là. « J’ai l’impression qu’elle m’utilise, tu vois ? Qu’elle ne voit que son intérêt. Je – » commença-t-il avant de s’arrêter, honteux des paroles qu’il était en train de lâcher. Ce qu’il faisait là, n’était pas très gentil. Saisit brusquement de culpabilité, il reprit son verre et le finit cul sec. Sa sœur ne travaillait pas. Sa sœur était littéralement une rejetée de la société et Kierán s’en voudrait de la rejeter de la seule famille qui lui restait encore. Outre le fait qu’ils ne faisaient que se lancer des piques ou se chamailler, l’Irlandais avait l’impression d’être le larbin d’une adolescente en colère contre le monde entier, à commencer par lui. « Cela ne nous empêche pas d’avoir des conversations normales » précisa-t-il pour effacer un peu la culpabilité qui s’insinuait, vicieuse et mauvaise au fond de son cœur. Les deux derniers Graves étaient tellement opposés l’un à l’autre, que parfois il se demandait si l’un d’eux n’avait pas été adopté. Sans doute n’était-il pas assez à l’aise en relations humaine pour comprendre tout le mécanisme farfelu qui s’était mis en place à son insu entre sa sœur et lui. Il envia pendant quelques secondes la situation d’Andromeda qui elle au moins, savait où elle en était sur sa fratrie. Puis il se rappela son triste rejet et en vînt finalement à la conclusions qu’ils n’étaient pas mieux lotis l’un que l’autre.


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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Dim 22 Oct - 11:35

La jeune femme avait toujours eu l’âme d’une romantique bien qu’elle n’ait jamais cru en l’idée d’âme soeur. Ce qu’elle croyait par contre était que même l’âme humaine la plus solitaire ne pouvait s’épanouir sans se lier aux autres. Aussi adressa-t-elle un sourire un brin sceptique à Kierán en reposant son cocktail lorsqu’il pointa la singularité de son caractère. « Ton caractère n’est pas si terrible à supporter » déforma-t-elle volontairement le fond de ses propos avec un sourire de peste, reliquat de son adolescence, qu’elle maniait encore de temps en temps. Ce fut par contre des yeux d’enfants, brillant de curiosité, qu’elle ouvrit lorsque son meilleur ami aborda ses travaux sur le destin. Quelle peine qu’il ne puisse les partager avec elle. Elle soupira car il lui semblait que sa vivacité intellectuelle s’endormait depuis qu’elle était devenue mère. « Prévisible sûrement pas ! - rit-elle en repensant à ses années estudiantines quoi que la haine et l’amour soient souvent présentés comme des sentiments proches - J’aimerais penser que ça vient de nous mais je peux pas m’empêcher de trouver cette pensée un peu trop orgueilleuse » fit-elle méditative en entortillant sa paille autour de son doigt sans ne plus regarder Kierán. Toute son éducation avait été fondée sur la passivité de son rôle et avait soumis jusqu’à sa pensée à cette règle. Elle rougit un peu et explicita mieux ses propos que d’aucuns auraient pu juger surprenants. « Je trouve bien plus orgueilleuse la pensée d’être maître de ses actes plutôt que de les voir commandés par une boule de cristal ». Nombreuses étaient les personnes qui rêvaient de voir une boule de cristal inscrite à leur nom comme si cela avait été signe d’une quelconque grandeur. Il lui semblait à elle tout au contraire que la grandeur se jouait en dehors des partitions déjà écrites. Et comme elle se voyait elle-même davantage comme la danseuse étoile prisonnière d’une boîte à musique que comme la compositrice de la mélodie, il lui semblait que, prophétie ou non, le seul acte d’indépendance dont elle avait été capable provenait de quelque force supérieure à la sienne.

Et si la jeune mère avait dû réduire l’éducation de son enfant à un objectif, et seulement un, cela aurait été celui qu’elle compose et danse sur sa propre mélodie. C’était pour cette raison également qu’elle répugnait à ce que les vieilles règles ancestrales et injustes, si farouchement véhiculées par les Black, entendent restreindre la liberté de l’être innocent qu’était encore la petite Nymphadora. Elle rit joyeusement quand Kierán s’enquit de son humeur car, pour l’instant, rien ne semblait de nature à inquiéter la petite tête aux cheveux dont la couleur changeait au gré de ses humeurs. « Je crois qu’elle va aussi bien que quiconque puisse aller vu la tignasse rose bonbon qu’elle arbore ! Ah oui et depuis que les parents de Ted ont eu la ‘merveilleuse idée’ de l’emmener au cirque son nez est une espèce de grosse boule rouge. Ted passe son temps à en rire alors elle ne s’en défait plus évidemment ! ». Les yeux d’Andromeda se levèrent au ciel pour traduire son angoisse naturelle de jeune mère mais sa bouche contredit ce premier sentiment en éclatant d’un rire franc. Sa réaction était aussi absurde que la situation méritait qu’elle le soit. Avec un père comme Ted, il ne faisait aucun doute que Nymphadora n’ait rien de Black (et pas même la chevelure si représentative de leur famille). Elle ne put qu’acquiescer lorsque Kierán souligna la différence d’éducation qu’elle avait quant à elle reçue. « Une enfance certes plus austère ! » s’amusa-t-elle avec un sourire entendu avant de boire un long trait de sa boisson à même le verre, au diable la paille, son taux d’alcoolémie autant que leur conversation venait tout juste de dépasser ce stade. « Si tu veux avoir une idée de notre éducation, prend l’exemple de ta famille - les Graves avaient toujours été suffisamment illustres ‘malgré quelques erreurs d’alliance’ pour que leur nom soit au moins connu des Black -  Pense à la période la plus reculée et débile à laquelle ton esprit soit capable de remonter, multiplie les pires principes inculquées par l’éducation de cette époque par dix et ajoute y un farouche sentiment de supériorité, et tadam … tu as une Black ! » fit-elle en pouffant d’un rire railleur et en ouvrant les mains comme une potiche pour suggérer qu’elle en était le pire produit. Ce n’était pas très étonnant finalement que les trois sœurs aient toutes empruntées un chemin à la fois si extrême et différent. Leur père s’était désintéressé à leur cas dès qu’il avait appris leur sexe faible et s’était désintéressé à toute la famille dans son entièreté dès que l’espoir d’avoir un héritier mâle l’avait abandonné. Elle n’avaient été élevées que dans l’idée de purifier les lignées d’autres familles que la leur. Une rage silencieuse faisait doucement battre le sang à ses tempes et elle fut bien aise que la conversation se porte sur les conflits qui animaient également la famille du langue-de-plomb. Le sentiment d’être instrumentalisé lui parlait d’une manière suffisamment terrible pour que l’arc de ses sourcils se fronce lorsqu’il l’aborda. « Peut-être que tu devrais lui en parler - suggéra-t-elle bien naïvement car elle savait que, si ce conseil trouvait à s’appliquer aux famille normales, ce n’était pas le cas des leurs - tu connais l’origine de ce conflit au moins ? » demanda-t-elle enfin plus intelligemment. Elle se demandait dans le même temps l’âge que la sœur de son meilleur ami pouvait avoir. Elle devait soit être plus âgée que lui soit bien jeune car elle ne se rappelait pas avoir jamais côtoyé aucun Graves à Poudlard. Il y avait bien quelques rumeurs qui circulaient à son sujet sur les lèvres des membres les plus respectables de leur société mais toutes étaient à la fois tellement différentes et absurdes qu’elle n’y avait jamais prêté une oreille attentive.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Mer 25 Oct - 20:28

L’on avait fait tant de remarques sur l’anormalité de Kierán Graves qu’il ne se vexait désormais plus en entendant pareilles affirmations. Enfant, adolescent et même adulte à présent, les gens avaient toujours trouvé assez facile et gratuit de critiquer sa manière d’être sans aucune impunité. Il avait toujours tout laissé passer sans jamais se rebiffer et à dire vrai, il n’écoutait pas la plupart du temps ce que l’on trouvait judicieux à dire sur lui. Cela ne le blessait pas plus lorsque cela venait d’amis ou de connaissances proches. En fait, il pouvait être réaliste de dire qu’autour de Graves se trouvait une carapace lisse sur laquelle glissait tous les commentaires qu’on pouvait lui faire. Mais surtout, il savait qu’Andromeda par exemple, ne faisait là que le provoquer un peu sans avoir aucune arrière-pensée. Cette confiance aveugle pour son amie le força à sourire et il répondit : « C’est donc l’interprétation que tu en fais ! Je suis touché de l’apprendre ! ».
Il lui offrit un léger sourire et fatigué de s’être tenu droit toute la journée, il croisa ses bras sur la table pour y poser sa tête sans perdre des yeux Andromeda Tonks. De certains, on pourrait apprendre que Kierán restait un éternel adolescent, et il était vrai que ses manies physiques pouvaient laisser entendre que de telles affirmations étaient vraies. Pourtant, la mort précoce de son père avait forcé l’Irlandais à grandir d’un coup alors même que son adolescence n’était pas terminée. Adolescent déjà mature mais encore dans le brouillard de l’enfance, toutes les préoccupations de la vie d’adulte lui avaient éclaboussé la figure. Devenu tuteur légal de sa sœur alors qu’il avait en même temps ses cours à l’école supérieure de Magie, les années séparant sa sœur de la majorité avaient été très dures pour lui. Pourtant, rien de tout cela ne l’avait empêché de faire ce qu’il désirait faire de sa vie, et il était parvenu en temps et en heure à devenir langue-de-plomb. Lorsqu’Andromeda affirma que sa rébellion n’était pas prévisible, Kierán s’autorisa un sourire qui s’apparentait au final davantage à un léger rictus. Il trouvait tout cela en réalité très prévisible, mais il la laissa poursuivre. Il suivit son raisonnement sans guère de difficultés, parce que le grand verre d’alcool servit par Tom n’était pas suffisant à altérer son esprit rôdé à cette consommation douteuse. « Être maître de ton destin te rendrait donc orgueilleuse ? » demanda-t-il avec son éternel air amusé de grande personne qui comprend mieux la leçon qu’il délivre à un enfant de cinq ans, « certains sont rassurés par cette idée. Qu’en est-il de toi ? » relança-t-il sans la quitter du regard. Il fit une pause pour réfléchir à ses mots puis reprit : « Concernant ce que tu disais au début, je trouve au contraire que tout était assez prévisible. Prévisible à une certaine échelle, j’entends. Il y a toujours un mouton noir dans le troupeau, le tout était juste de savoir laquelle d’entre vous allait l’être ». Qui de Bellatrix, Andromeda ou Narcissa pouvait être le mouton noir ? A force de côtoyer des fratries, il était souvent apparu à Kierán qu’il y avait toujours un frère ou une sœur qui ne marchait pas droit. Cette triste constatation, il l’avait d’abord fait dans sa propre famille, dans sa propre fratrie. Néanmoins à ses yeux, Oona et lui pouvaient facilement se partager le mauvais rôle. S’il l’une n’avait pas de pouvoir, l’autre n’était assurément pas l’homme le plus normal que l’on puisse trouver.

Aussi, Andromeda n’avait à ses yeux aucun soucis à se faire concernant sa fille. La probabilité pour qu’elle tourne mal s’approchant dangereusement de 0, il était donc peu probable qu’elle devienne comme ses tantes. Mais son amie semblait se faire davantage de soucis pour ses bêtises que pour ce genre de questions glauques. Il sourit à l’anecdote mais ne trouva malheureusement rien à lui répondre. Andromeda était plus jeune que lui et avait une famille. A quel point était-il en retard sur le modèle préconçut, lui qui n’était même pas capable de s’occuper correctement de sa frangine lorsqu’elle dormait chez lui ? La triste vérité était que si Kierán se plaisait dans une vie de couple, il ne pouvait se plaire dans une réelle vie de famille. Celle de son amie était touchante mais n’était certainement pas enviable, en tout cas de son point de vu. « Tout va bien, alors » répondit-il quand même pour ne pas passer à autre chose et avoir l’air encore plus déconnecté de la petite qu’il ne l’était déjà.
L’éducation des enfants était quelque chose qui le dépassait d’ailleurs complètement, autant que le sujet de l’éducation lui-même. Les particularités propres de chaque individu les rendaient particulièrement complexes, et il était selon lui très difficile de trouver l’éducation adéquate à leur donner. Ce qu’elle lui dit sur l’éducation de Black n’était pas surprenant, et à dire vrai, ces pratiques absurdes et vieillottes ne lui étaient pas étrangère. « Aïe, mauvais résultat alors » railla-t-il face à l’exemplaire de l’éducation des Black qu’il avait en face de lui depuis une bonne demi-heure. Néanmoins, il avait beau s’amuser d’elle, ce n’était pas la réponse qu’il attendait d’elle : « Et que penses-tu de ces pratiques moyenâgeuses ? Essaie d’être objective ». Il ne s’attendait pas à ce qu’elle vante les mérites d’une telle éducation, mais il se disait qu’il ne pouvait pas y avoir tout à jeter. Pour avoir reçu une éducation classique et pacifique, il se disait que sur certains points, l’éducation des Blacks n’était pas si terrible.

Kierán était toujours plus bavard sur des sujets qui ne le concernaient pas. Quand Andromeda lui demanda d’où venait le conflit avec sa frangine, l’Irlandais pour toute réponse baissa les yeux vers le Bloody Mary de son amie et se mit à réfléchir. Que risquait-il à lui confier la terrible vérité ? Ce n’était un secret pour personne, ou presque, à ce qu’il avait compris, Oona avait tendance à largement utiliser son nom pour se sortir de mauvaises situations. Et si elle n’utilisait pas son nom, elle utilisait le sien, à lui. Il faisait confiance à l’ancienne Black en face de lui, et il n’avait jamais parlé avec quiconque des conflits qui l’opposait au dernier membre de sa famille en vie. « Elle n’a pas de pouvoirs magiques » dit-il avant de perdre l’envie de lui dire la terrible vérité, « il vient de là, le problème ». Utiliser le péjoratif mot « cracmol » ou « cracmolle » au féminin, renforçait un peu plus l’aspect de paria de sa jeune sœur. Mais Andromeda n’y pouvait rien, tout comme lui n’y pouvait rien, tout comme leur père n’y pouvait rien de son vivant. Le problème subsistait depuis la découverte de l’abominable vérité, et il doutait qu’une simple conversation ne règle un conflit pareil.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Jeu 26 Oct - 15:32

Lorsque Kierán ne confirma pas plus qu’il n’infirma les propos qu’elle s’était amusée à déformer, Andromeda l’enfonça encore avec un charmant rire de peste. Elle ne pénétra pas plus profondément dans cette brèche qu’une éducation fondée sur l’art de déceler les faiblesses lui permettait d’entrevoir chez son meilleur ami. Ce n’était pas qu’elle respectait sa pudeur mais plutôt qu’elle avait conscience de ne pas être celle qui devait s’y inviter. Sous son apparence, son regard, son ton le plus lisse, elle savait que se cachait un être en reliefs. Le langue de plomb était fait comme tout un chacun, et peut-être plus qu’un chacun, de monts et de failles. Elle sourit qu’il s’attache autant à la notion d’orgueil. « Tu ne penses pas ? » lui répondit-elle tout en lui renvoyant avec curiosité et sans ne plus jouer sa question. S’il était pour elle évident que se déclarer maîtresse de sa destinée relevait de l’orgueil, elle était incapable de savoir si la pensée était inquiétante ou rassurante. Elle prit le temps de réfléchir. « Le monde est anxiogène qu’on y joue un rôle actif ou passif je crois » conclut-elle avec un faible haussement d’épaules et une moue un peu triste car elle était en cet instant déprimée par le mariage de sa jeune sœur. Elle écouta avec un fin sourire la suite des propos du langue de plomb qu’elle était toujours heureuse de voir se délier à ses côtés et eut à son tour un rictus lorsqu’il la qualifia de mouton noir car l’orgueil se réinvitait dans la palette de ses sentiments. « Tu peux en compter deux dans notre famille alors, il semble que je ne me sois singularisée aux yeux de mes parents qu’en parvenant à faire pire que mon aînée » admit-elle en roulant ses yeux sombres si similaires à ceux de l’intéressée. Elles étaient deux les sœurs qui n’avaient pas suivi le chemin tracé pour elles par la sagesse de leurs aïeux. Andromeda, qui avait toujours été si semblable à son aînée par le physique et si semblable à sa cadette par le caractère, avait toujours pensé que Bellatrix était le mouton noir de la famille. Elle avait percé la première la brèche de l’indépendance dans laquelle la seconde l’avait autrement suivie. Qui sait ce qui serait advenue d’Andromeda si la Black devenue Lestrange ne lui avait pas inspiré de la force à travers son choix de rejoindre les rangs aussi guerriers que masculins du sombre Lord. Elle se demandait encore aujourd’hui ce qui avait poussé sa main à répondre à l’invitation du bel Edward Tonks la première fois. « Tout le monde pense que j’ai été forte de m’émanciper de ma famille mais la vérité, c’est que j’ai été vraiment stupide Kierán, vraiment très stupide de croire qu’ils accepteraient que j’épouse un sorcier né moldu » confessa-t-elle d’une voix faible et basse. La sorcière but une nouvelle rasade de sa boisson à même le verre pour empêcher sa lèvre inférieure de trembler sous l’effet de la culpabilité plus que de la tristesse. Elle leva vers un sorcier qui passait à côté de leur table un regard un brin paranoïaque en espérant qu’il n’ait rien entendu. Sa main aurait-elle répondu à son époux si elle avait su à l’époque qu’elle serait condamnée par sa famille ? La question torturait la personne angoissée qu’elle avait toujours été.

Andromeda aurait aimé bafoué avec le même front téméraire que son jeune cousin Black les reliquats de leur éducation mais elle avait toujours été aussi serpent qu’il avait été lion. Lorsque Kierán vanta l’échec de siècles d’éducation dont elle était la figure de proue, elle pouffa d’un rire fièrement amusé. Mais il savait très bien, comme le démontrait ses questions, que l’histoire était un peu plus compliquée que celle que l’on aimait conter. « Si c’est parce que j’ai appelé ma fille Nymphadora - le menaça-t-elle d’un regard faussement courroucé avant de continuer à rire - Sache que ce n’est pas le nom d’une constellation ! » se défendit-elle en sachant pertinemment qu’elle ne lui apprenait rien. La consonance Black demeurait pourtant. Elle s’était battue contre son époux pour appeler leur fille ainsi et se battait aujourd’hui contre l’intéressée qui répondait par un « na ! » dès qu’elle l’appelait par son prénom. « Je trouve qu’il y a de la force dans les valeurs et dans les traditions de ma famille - avoua sans mentir celle qui avait trouvé le temps de se marier avant d’enfanter - mais que les barrières qu’elles s’imposent l’affaiblissent ». Elle finit de faire un nœud avec sa paille et retrouva le regard de Kierán à qui elle souriait. « Je suis pour l’universalité ! » conclut-elle en retrouvant son air bienheureux de petite mère des peuples. « Sauf pour les elfes de maison - concéda-t-elle en mordillant le bout de sa paille - Merlin sait que je tuerais pour retrouver un elfe de maison ! » rit-elle en levant les yeux au plafond. L’ancienne serpentarde qui s’était heurtée à la violence du monde était aujourd’hui constitué d’autant de paradoxes.

Elle porta son cocktail rouge - mais un peu transparent quand même - à ses lèvres. Mais elle faillit bien en recracher tout le contenu devant le triste aveu que lui fit son ami. De l’alcool lui coulait sur le menton et lui ôtait ainsi son bel air de princesse. Elle s’essuya avec une serviette qu’elle laissa plaquée contre sa bouche pour jeter par dessus un regard interdit à son ami. Elle n’eut pas à l’étudier longtemps pour savoir qu’il ne se fichait pas d’elle. L’absence de don était une affiliation rare et particulièrement redoutée des familles de sang pur. « Merde » jura-t-elle d’une manière rare. « Elle refuse de vivre avec les moldus j’imagine ? » s’intéressa-t-elle à la cause. Andromeda avait été la première à craindre au cours de sa grossesse que la petite Nymphadora se révèle être une cracmolle. Les médicomages, autant que Ted, avaient constamment dû lui répéter qu’aucune corrélation n’existait entre les moldus et les cracmols. « Ce n’est pas si terrible - admit-elle enfin avec un haussement d’épaules - de vivre parmi les moldus ! ». Mais cette assertion, il lui avait fallu quelques années d’expérience imposées par son époux, pour qu'elle ose la formuler.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Sam 28 Oct - 13:00

Kierán était un homme qui se posait beaucoup de questions, qui pensait plus vite que la moyenne et qui, globalement, se plaisait à trouver des impasses dans les affirmations et croyances de chacun. Cependant, il ne s’était jamais vraiment penché sur l’essence même de l’idée du libre-arbitre et de la façon dont ceux qui en jouissaient pouvaient paraître à l’égard d’autres. Il s’étonnait en réalité que sa meilleure amie se pose ce type de questions, mais en y réfléchissant bien, la corrélation entre son passé et son présent rendait ses interrogations logiques et pertinentes. Andromeda lui renvoya habilement la balle, comme si seule sa réponse et son point de vue, à lui, comptait. Il posa sa tête sur sa main pour réfléchir. Tout dépendait des croyances de chacun. Si certains croyaient en une force supérieure alors oui, se penser libre était orgueilleux. Mais pour quelqu’un qui ne croyait en rien, cela était le b.a.-ba de la vie normale. Mais après, la chose supérieure pouvant être caractérisée par mille et une chose, il y avait encore beaucoup de dérivés de la première affirmation : « Si tu crois en quelque chose de supérieur, cela peut être orgueilleux, en tout cas si tu juges que cet être contrôle ta vie. Mais cet être peut-être un trait de caractère, une personne physique, ou même des prophéties, ça dépend du point de vue de chacun. Tout dépend ce que ce en quoi tu crois. Moi, je crois que seul une poignée de gens est libre et peut se juger libre sans être orgueilleux » répondit-il en faisant une référence cachée à son travail. Lui qui passait son temps entouré de prophéties, était bien placé pour savoir que certains n’en auraient jamais, et que d’autres en avaient alors qu’ils n’étaient pas encore nés. Ceux qui n’en avaient pas et n’en auraient jamais de prophéties devraient être plus libres que ceux qui en avaient ou en auraient une. « Mais est-ce réellement orgueilleux de vouloir obtenir quelque chose, alors que c’est notre génétique et notre race qui nous y poussent ? » demanda-t-il. L’homme était un être libre, toujours en quête de sa liberté. Qu’était-il si on le lui enlevait, ou qu’on le faisait vivre dans l’illusion d’une vie où il choisissait ce qu’il désirait faire ?
Cette idée pouvait être aussi rassurante qu’angoissante et dépendait totalement des gens. La réponse d’Andromeda contenta Kierán qui acquiesça sans rien dire de plus.

Les Black était une famille bien particulière. Andromeda en était le seul membre qu’il ait pu rencontrer jusqu’à présent, mais il ne doutait pas que bientôt, il rencontrera la future Madame Malfoy. Sa proximité n’était pas idéologique, mais audacieuse. C’était purement avec une arrière-pensée que l’Irlandais leur rendait parfois service, sans rien demander en retour pour l’instant. Mais il n’avait jamais croisé l’aînée d’Andromeda. Il en avait juste entendu parler. Il l’imaginait comme étant une femme masculine, qui s’était ainsi faîte sa place dans un monde d’hommes. Mais bien entendu, sa meilleure amie n’étant pas au courant de certains aspects de la vie privée de son ami, il ne comptait pas se trahir bêtement. « Je crois surtout que vos parents vous en ont trop demandés, et qu’ils ont forcément été déçus que vous ne fassiez pas exactement ce qu’ils avaient décidés » répondit-il en haussant les épaules. Il lui aurait bien demandé ce qu’avait pu faire sa sœur pour être ainsi mal-aimé. Mais poser la question en connaissant la réponse, juste pour tester son amie s’apparentait dangereusement à ses yeux à de la manipulation, et Graves détestait cela. Il détestait cela, que ce soit exercé sur les gens qu’il aimait ou non. Andromeda se livra alors à une terrible confession, et Kierán réalisa pleinement ce que cela coûtait à son amie d’avoir fait le choix qu’elle avait fait. Oui, elle avait été stupide. Mais qui serait-il pour l’enfoncer un peu plus ? La défaite ancrée sur son visage de femme lui rappela qu’elle était encore jeune et que sa traîtrise n’était pas une affaire de décennies mais tout juste de quelques années. « Regretter ne fera que te torturer Andromeda » commença-t-il, en ne sachant pas trop sur quel chemin il s’aventurait. « Tu as fait ton choix qui en inspirera peut-être d’autres, tu devrais être fière de toi. Il n’y a qu’avec des gens qui font ce type de choix que la société évoluera » finit-il en ne sachant pas très bien s’il avait réussi à la réconforter ou pas du tout. Elle était peut-être le chef de file d’un nouveau mouvement libre, ou peut-être pas. Seul l’avenir le leur dira : « Si tu n’avais pas fait cela, tu n’aurais pas eu ta fille ». Andromeda Tonks avait l’allure de cette maman prête à tout pour protéger ses enfants et c’était à ses yeux l’argument le plus fort qu’il puisse trouver pour lui faire oublier ses maux. Sans Ted, elle aurait certes continué à faire partie de la noble maison Black, mais elle aurait aussi été mariée à une homme qu’elle n’aurait sans doute pas aimé, et peut-être n’aurait-elle toujours pas d’enfants à l’heure actuelle. Il semblait à Kierán que peut-importe le choix qu’elle faisait, le résultat était le même : elle ne pouvait être qu’à moitié heureuse, mais jamais pleinement.
Andromeda sera toujours marquée par l’éducation qu’elle avait reçue et qui l’avait faite d’une certaine manière. Le nom de sa fille d’ailleurs, était assez équivoque là-dessus. « D’où sort le nom de ta fille, d’ailleurs ? » lui demanda-t-il brusquement en souriant d’un air mauvais lorsqu’elle fit mine de le menacer. Sérieusement, il avait entendu des noms barbares et certains de ceux de ses ancêtres l’étaient. Mais celui-là était le pire.

Lorsqu’Andromeda lui dit qu’elle trouvait de la force et de la conviction dans les valeurs de sa famille, son meilleur ami hocha la tête, satisfait qu’elle n’ai pas une vision totalement pourrie de la plaie que représentait l’éducation chez les Black. Il ne disait pas et ne pensait pas que celle-ci soit la meilleure. Mais une vision objective valait toujours mieux qu’une vision bafouée par des ressentiments. « Esclavagiste ! » claironna-t-il en riant au propos sur les elfes. « Les elfes ne sont pas méchants, c’est assez barbare de les garder à notre service, tu m’excuseras de mon point de vue » continua-t-il avec un léger rictus. Il n’était pas non plus le porte-drapeau pour la liberté des elfes, et il ne comptait même pas signer une pétition pour leur permettre une vie riche et heureuse. Mais quand même. Les elfes, les nés-moldus, les sangs-mêlés, les cracmols… La triste réalité de la diversité était insurmontable pour les sangs-purs. Andromeda en était une, mais Kierán ne pouvait pas imaginer qu’il reste quelques reliques de cette éducation extrême chez sa meilleure amie. Aussi, il n’hésita presque pas à lui dire la terrible vérité, et sa réaction lui tira un sourire triste. « C’est ça, mais elle déteste les sorciers, en plus de ça » répondit-il. Il savait qu’il dépeignait là un triste portrait de sa sœur, celui d’une fille qui n’a pas eu de chance et qui en plus est dotée d’un caractère épouvantable. « Cela aurait été mieux que je n’ai pas de pouvoirs plutôt que ce soit elle qui en soit dépourvue » continua-t-il de son air le plus sincère, ce à quoi Andromeda répondit que vivre parmi les moldus n’était pas si terrible. « Ca ne l’est peut-être pas pour nous, mais je la comprends, au fond » commença-t-il, « ça doit être assez horrible de ne pas faire complètement parti d’une ou l’autre des sociétés ».

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Mer 1 Nov - 20:06

Andromeda écouta patiemment le discours que lui délivra son meilleur ami sur le contrôle de la vie, pendue à ses lèvres comme elle l’avait autrefois été à celles de son père, de son précepteur, de son premier fiancé … Seuls ses longs cils se baissaient et se relevaient pour ponctuer le discours. Elle avait grandi dans un monde étriqué où tout, jusqu’à l’art de s’asseoir sur une chaise, était l’objet d’une convenance. Elle avait été éduquée dans l’idée qu’elle était un être faible, une femme, mais un être supérieur à la fois, une Black. Et sans aucun doute ce paradoxe avait-il fini par créer une brèche dans cet univers si bien ordonné qui l’entourait, une fenêtre sur un monde vers lequel on lui avait toujours interdit de porter son regard. Peut-être Kierán avait-il raison de parler de prédétermination tout compte fait. « Et nous, tu crois qu’on est libres ? » voulut-elle encore savoir du maître de divination qu’il était. La position d’Andromeda, pour une traître à son sang, se trouvait étrangement privilégiée. Elle s’épanouissait auprès de Ted et de leur petite fille Nymphadora. Nombreux étaient les traitres de grandes familles qui disparaissaient, les Prewett encore récemment, sans qu’elle ne se fasse le moindre cheveu blanc. Il lui semblait que, si elle continuait à vivre discrètement le bonheur qu’elle étreignait avec sa nouvelle famille, rien ne pourrait jamais leur arriver. Elle avait une crâne chance que d’autres filles, d’une lignée toute aussi pure mais moins illustre que la sienne, pouvaient lui envier. Elle représentait pour certaines d’entre elles la liberté et c’était bien dire comme ce concept pouvait lui paraître curieux. Lorsque Kierán parla de ses parents, un sujet sur lequel elle n’aimait jamais s’étendre, elle les rattacha à leur premier discours pour mieux les exclure d’un haussement d’épaules. Aussi facilement qu’ils l’avaient exclue il y a maintenant trois années. « Une erreur d’orgueil sans aucun doute ». C’était un défaut qui coulait dans leur sang et qu’elle redoutait plus que les autres. Il était nécessaire pour la survie de sa nouvelle famille qu’elle trouve la place qui était la sienne pour ne jamais en dépasser. La prudence autant que l’audace étaient des qualités que partageaient leurs maisons sœurs du temps où ils avaient étudié à Poudlard et Andromeda ne doutait pas que son meilleur ami en soit lui-même doté bien qu’elle ignorait tout de la manière dont il pouvait en jouer.

Elle connaissait le rôle qu’elle avait autrefois interprété par coeur et trouvait triste que sa plus jeune sœur le joue à son tour. Il s’agissait de la culpabilité, et non du regret, qui la torturait en cette heure. « Je ne ressens aucun regret et je me fiche d’inspirer des adolescentes aux aspirations aussi romantiques que naïves … » confessa-t-elle avec une grimace de dédain à la manière d’une enfant capricieuse qui flanque par terre le nouveau jouet qu’on lui offre. « J’aimerais juste - commença-t-elle avant de s’interrompre avec prudence pour inspirer un bon coup et refroidir sa tête brûlée - Je crois que j'aurais juste aimé tout avoir à la fois ! » conclut-elle d’un air défait. L’ambition était encore une qualité de sa maison qui l’animait. Elle leva des yeux brillants au plafond en repensant à la jeune fille idiote qu’elle avait été en ce temps là. Elle s’était figuré un autre avenir que celui de mère qui était aujourd’hui le sien. Cela aurait été un mensonge pour elle de professer qu’elle regrettait ce choix, rien ne la faisait plus sûrement sourire qu’une seule et tendre pensée vers sa petite fille, mais elle avait également fait des sacrifices auxquels elle avait eu l’impression de ne jamais consentir. Aussi retrouvait-elle un faible sourire tandis que son meilleur ami qui savait comment l’apaiser réorientait la conversation vers sa pétulante enfant. Que ce soit Kierán qui oriente la conversation vers sa fille (autant que le fond des propos qui s’y rapportaient) lui avait décoché un sourire. Elle avait bien compris que l’esprit scientifique du langue de plomb ne s’intéressait guère aux enfants dont le développement psychique se trouvait encore coincé au stade fécale. Cherchait-il à la réconforter ? Elle le considéra, une fois qu’il eut posé sa question, d’un air aussi curieux que touché avant de pouffer de rire. « Les nymphes ne sont peut-être pas des immortels qui vivent parmi les étoiles mais elles peuvent être aussi bien célestes que terrestres, ou même infernales - Merlin savait que la dite Nymphadora pouvait parfois se rapprocher de ce dernier genre ! - Et elles peuvent aussi épouser des mortels » confessa-t-elle jusqu’au bout. Andromeda trouvait, comme chaque fois qu’elle se trouvait à l’expliquer, sa réponse un peu bête. Elle défia néanmoins, d’un seul regard, son meilleur ami d’oser en rire. Elles étaient rares les personnes qui méritaient l’explication de ce prénom si largement raillé.

La bienheureuse Nymphadora était ainsi destinée à recevoir une éducation plus libre que celle de sa génitrice. Et Andromeda avait le pressentiment, sans pouvoir se l’expliquer, que sa fille ferait partie de cette poignée bienheureuse de gens libres sans être orgueilleux. Et tant pis si elle grandissait sans aucun elfe de maison à embêter. « Ne fais pas ton Serdaigle - se défendit-elle d’un rire à celui accusateur de Kierán - Évidemment que le sort des elfes est terrible mais leur usage est tellement pratique en même temps ! ». La fille de Cygnus et de Druella avait grandi dans une maison parfaitement ordonnée et s’était toujours remplie l’estomac des mets les plus délicats. Comme elle regrettait de ne plus avoir Brownie pour accomplir toutes ses tâches qu’elle jugeait trop ingrates, elle avait dû développer un nombre incroyable de sortilèges pour ne jamais se salir les mains. Elle avait ensorcelé jusqu’aux chaussettes de la maisonnée pour qu’elles se replient toutes seules et par paires. Son époux l’avait déjà comparée à sa sorcière bien aimée en référence à une émission moldue qui la laissait quant à elle tout à fait pantoise. A force de fréquenter la famille de Edward, Andromeda avait fini par arriver à la conclusion que vivre comme une sorcière parmi les moldus n’était pas si terrible. Mais vivre parmi eux en tant que cracmolle ? Elle doutait que cela soit un sort enviable tandis que Kierán lui dépeignait la terrible affliction dont souffrait sa sœur. Elle fronça les sourcils avec curiosité en essayant de se projeter dans sa peau mais ne pouvait pas même caresser du bout du doigt le sentiment d’impuissance qui en ressortait. Quant au sentiment de n’être intégré nulle part, il lui semblait que ce sentiment ne lui était pas plus étranger qu’il l’était à son interlocuteur. « Peut-être qu’elle n’en a justement pas conscience - se risqua-t-elle à deviner en finissant d’un trait le fond de son verre - du fait que tu la comprennes ? ». Ses sourcils se froncèrent tandis que, de l’autre côté de la vitre du pub que la chaleur humaine recouvrait de buée, il lui semblait reconnaître une silhouette qui s’apprêtait à faire son entrée.

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MessageSujet: Re: "Attention à l'alcool gelé !" [Andromeda & Kierán] Sam 4 Nov - 10:46


Les connaissances les plus proches de Kierán, voire ses rares amis, avaient tous le point commun d'arriver à capter son attention de jeune homme surdoué pour lui éviter de s'ennuyer. Andromeda avait la vivacité d'esprit de retourner contre lui ses affirmations en lui demandant sobrement d'y répondre. Là où certains auraient pu être vexés de voir que leur interlocuteur éviter subtilement la question, l'Irlandais lui, était ravi de pouvoir expliciter sa pensée et à fortiori, de la renforcer. Car après tout, la pensée est une substance mouvante et évolutive, qui ne pouvait se complaire dans l'inertie. La question de sa meilleure amie eut le mérite de le laisser muet pendant une bonne dizaine de seconde. « Certainement pas » commença-t-il en tournant entre ses doigts le verre désormais vide – mais qu'il ne comptait pas remplir à nouveau – « Je pense que nous avons une part de liberté non négligeable, mais que nous ne seront jamais totalement libres à cause de ce que nous sommes, de la manière dont la société nous utilise et nous modèle ». Kierán, pour des raisons plus profondes encore, ne s'était jamais senti totalement libre. Son nom, tout comme Andromeda lui avait toujours douloureusement rappelé qu'il se devait d'être toujours à la hauteur sans jamais échouer. Mais pire encore, son anormalité le forçait à se restreindre en toute situation sans jamais lui permettre d'être tel qu'il aurait voulu être. Il était langue-de-plomb, oui, il l'avait voulu. Il avait un chien, oui, il l'avait voulu. Mais avait-il voulu au plus profond de lui-même être ce jeune homme de vingt huit ans solitaire ? Non. Kierán ne se jugeait donc pas de cette poignée de gens libres qui pouvaient revendiquer l'être sans paraître orgueilleux. Il était vrai que sa passivité le faisait bien mal passer pour un homme désirant davantage de liberté. « Est-ce que tu te juges plus libre qu'avant ? » demanda-t-il à brûle pourpoint. La question méritait à son sens d'être posée, même s'il lui semblait connaître déjà la réponse qu'elle allait lui formuler.
Graves néanmoins, savait que le sujet des parents de la jeune femme était un sujet aussi délicat que l'était sa sœur pour lui, et il ne rajouta rien à « l'erreur d'orgueil » des Black. Il voulait bien la croire sur parole que leur orgueil les avait assurément perdus. L'orgueil et les coutumes les avaient perdus, si l'on voulait extrapoler la chose à tous les défauts qui parcouraient les maisons si illustres des Sang-Pur du Royaume-Unis. En leur temps, les Graves aussi avaient dû être dédaigneux et orgueilleux. Fort heureusement, ce n'était pas le souvenir laissé par feu Callaghan Graves. Lorsqu'Andromeda conclut tout vouloir à la fois, Kierán laissa un sourire amusé paraître sur son visage et posa ses yeux clairs sur ceux sombres de la jeune femme. « Enfant pourrie gâtée » railla-t-il de sa voix de sage alors que lui-même n'avait pas été un petit garçon en reste là-dessus. « On rêve tous de tout avoir » ajouta-t-il en haussant les épaules pour effacer sa raillerie par la même occasion, « si c'était possible, ça se saurait ! ».

Kierán ne se posait pas ce genre de questions. Il n'avait pas l'ambition nécessaire pour tout vouloir acquérir, d'un point de vue matériel. Il désirait davantage ce qui était immatériel et presque irréel, ce qui rendait sa chasse infructueuse la plupart du temps. Ainsi, même s'il ne ressentait pas tout à fait la même chose qu'elle, il parvenait quand même à la comprendre et à poser des mots sur ce qu'elle ressentait, quand bien même il décida de ne pas le partager. Pourtant, si le langue-de-plomb comprenait Andromeda sur des sentiments tels que celui-ci, il était dépassé par le nom de sa fille. Lui qui portait un fier nom d'Irlandais, ne comprenait pas trop l'excentricité à laquelle s'était adonnée sa meilleure amie au moment de choisir un patronyme pour sa petite fille. L'explication qu'elle lui donna – bien qu'elle soit comprise –, le laissa dubitatif. Il eut horriblement envie de lui répondre que l'originalité des patronyme était une marque des Black dont elle n'avait pu se défaire, mais il préféra se taire. Il ne serait guère judicieux de faire éclater les ressemblances familiales entre des membres qui ne voulaient plus aucuns liens entre eux. La jeune femme avait beau vouloir se détacher le plus possible des vieilles traditions et de cette idée du sang-pur, elle restait une ancienne petit fille élevée par l'une des plus illustres familles de la sorcellerie. Quand elle lui dit de ne pas faire son Serdaigle et qu'elle ajouta que les elfes étaient utiles, il leva des yeux amusés au ciel. « Du moment que tu ne leur demande pas de se repasser les mains... » marmonna-t-il mi-figue mi-raisin. Savoir qu'il avait une petit sœur à problème et sans pouvoir magique, éclairait en réalité énormément la position de l'Irlandais concernant le sort des elfes de maison. Il avait déjà entendu – du temps où il parcourait encore la cour principale de Poudlard – des élèves cracher sur ces petits êtres et sur les cracmols, en affirmant avec véhémence que leurs places étaient la même. Fort heureusement, son esprit et son calme le faisait relativiser sur l'intelligence limite de tels individus, et il ne s'arrêtait jamais pour leur dire un mot. Autant dire que si Andromeda n'avait pas été sa meilleure amie, il ne lui aurait absolument rien dit. Après tout, beaucoup de ceux qui s'adonnaient à de telles critiques étaient ses cousins. Le sourire sardonnique qu'il répondit à sa phrase fut tout ce qu'il pu lui répondre, puisqu'il capta le regard qu'elle venait de jeter à la vitre. Décidant de remettre à plus tard cette séance de psychanalyse – Kierán en réalité, s'échappait subtilement d'une conversation qui lui déplaisait –, il lui demanda : « Tu as vu un fantôme, ou quoi ?».

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