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CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE

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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Jeu 5 Oct - 16:30

De toute la journée, Marlene n’avait prononcé un seul mot. Elle avait les joues rouges et mâchonnait comme une assassine de la mie de pain et uniquement de la mie de pain et rien d’autre. Elle avait bien failli envoyer voler son poing dans le pif de Dowey Spencer qui s’était amusé, pourtant innocemment, à la comparer à une jument. Car McKinnon avait décidé qu’en ce saint dimanche, elle haïrait tous les hommes et condamnerait à se faire brûler sous le souffle d’un dragon tous ceux qui lui adresseraient la parole. Car elle était folle de jalousie contre Joseph - les rumeurs de son infidélité allaient bon train mais cela ne l’affectait étrangement pas outre-mesure - qui avait rejoint un autre club que les siens. « Quel club ? Avec quel club tu me trompes ? J’en ai plein des clubs moi ! Mes clubs ils font tout, d’accord ? Alors pourquoi tu vas dans un autre club, hein ? Qu’est-ce que fait ton stupide club que tous les miens ne font pas ? » lui demandait-elle d’une manière aussi incessante que hystérique en le poursuivant sous les rires hilares de ses amis serpents. Mais Joseph Wilkes n’avouait pas et la traitait comme si elle était née de la dernière pluie d’octobre ! Elle avait créé son premier club à l’époque du bac à sable - pour suggérer qu’un potager aurait beaucoup été mieux pour l'éduquer elle et les autres enfants plutôt qu’un seau et des pelles - alors très franchement, elle savait flairer un nouveau club quand il s’en créait un ! Joseph était en retard à leur rendez-vous nocturnes, il bafouillait des prétextes bidons, il avait la tête ailleurs et elle avait même trouvé dans la poche de sa cape un parchemin en boule indiquant un horaire. « Ahaaaaaa ! » s’était-elle exclamée furibonde.

Alors ce jour-là elle avait décidé de se venger en créant pour la première fois de sa vie un club qui pratiquait la discrimination. « La discrimination de sales trolls … ils vont voir ce qu’ils vont voir … ces sales petits …  » maugréait-elle de manière aussi effrayante que leur concierge derrière les traces de bottes boueuses laissées par les premières années. Il s’agissait d’un club exclusivement ouvert à la gente féminine. L’idée n’était en réalité pas très originale. Il s’agissait d’un club qui s’inspirait à la fois des soirées Aphrodite qu’elle présidait et du club de Virginité dont Jane était la fière ambassadrice. Il s’agissait du club des CAVALIERESS ou encore Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société. Elle avait failli pleurer quand Saul Funestar lui avait dit qu’Aphrodite était en réalité autant la déesse de l’amour que de la sexualité et que le terme vierge lui paraissait antinomique. Lui qui avait été le seul garçon qu’elle aurait pu accepter dans ce club avait ainsi perdu tous ses privilèges. Pour l’ouverture de son club, Marlene avait réservé une salle sur le tableau duquel se trouvait présentement inscrit à la craie des questions de société telles que « le taille de la baguette correspond-elle à la taille de vous savez ? » ou « comment nouer autrement la cravate de votre maison pour en faire le it-accessorize de la rentrée ? ». Elle se tenait droite comme un i sur sa chaise et attendait que les premières participantes, dont elle ne doutait pas qu’elles seraient nombreuses, se joindraient à elle. Après dix interminables minutes d’attente, Mimi Geignarde entra enfin, après avoir passé la tête dans le mur pour vérifier d’un coup d’œil à droite puis à gauche qu’il ne s’agisse pas d’un piège de Peeves, et Marlene laissa tomber son front sur la table. Alors elle avait vraiment touché le fond ?


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CAPITAINE SERPENTARD
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Sam 7 Oct - 10:24

Moran était en avance sur son cours de métamorphose. Même s’il était du genre à ne pas avoir honte et à être devant la porte du Professeur McGonnagall une demi-heure avant le début de sa leçon, cette fois-ci, il avait décidé d’emprunter un chemin différent pour passer le temps. Il ne se sentait ni l’envie ni la détermination de poser ses fesses par terre pendant une demi-heure et de réfléchir à son emploi du temps, auquel il avait plus tôt finit d’ajouter ses heures d’apprentissage personnelle de cette noble matière. L’année dernière, il n’avait pas pu jouir d’un emploi du temps allégé malgré l’absence d’examens en sa fin d’année, puisqu’il avait toujours ses rondes de préfet à faire. Cette année pourtant, il avait hérité de l’écusson de Capitaine de Quidditch, et son emploi du temps se trouvait être aussi lourd que le précédent. Finalement arrivé au deuxième étage, il eut dans l’idée de chercher une salle abandonnée pour sa petite sortie nocturne, qui devait avoir lieux le soir-même. Après s’être fait courser par Alexandre Rozen trois jours auparavant, Moran avait décidé de changer non seulement son itinéraire, mais aussi les tableaux derrière lesquels il passait pour gagner du temps et la salle dans laquelle il avait l’habitude de s’entraîner depuis le début de l’année dernière. Il s’était déjà fait surprendre deux fois, et les deux fois il avait dû confesser ses malheureuses activités illégales. Cependant, plus le temps passait et plus il était dur pour lui de s’en sortir, puisque ses transformations étaient de plus en plus abouties et donc, davantage visibles. Pour l’instant, il travaillait plutôt la vitesse de dé-transformation. Une fois qu’il sera content de lui, il continuera le reste. D’après son planning officieux en la matière, il devrait normalement repasser à une étude normale des Animagus courant Décembre.

Perdu dans ses pensées, Moran passa devant une salle dont la porte était ouverte. Il n’y avait pas fait attention de prime abord, mais le Serpentard ne serait pas lui-même s’il n’avait pas une furieuse curiosité mal placée et il fit demi-tour pour passer la tête dans l’encadrement. Quelle ne fut pas sa surprise de voir McKinnon, qui se tenait si droite qu’elle pourrait concurrencer sa directrice de maison dans « l’art de se mettre un air austère sur le visage pour ressembler à un botruc en colère ». De loin, il ne voyait pas les inscriptions du tableau et il décida d’entrer, à ses risques et périls pour trouver une raison à cet air mauvais qui planait sur le visage de la Gryffondor. Se pouvait-il qu’elle soit encore en colère après la mort du poussin qu’elle voulait élever ? Il entra complètement, et il lui sembla que les yeux de la jeune fille allaient sortir de leurs orbites. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? » demanda Moran sans aucune délicatesse. S’avançant de quelques pas, il eut un léger mouvement de recul en réalisant qu’un fantôme planait paisiblement derrière lui. « Tu te fais de nouveaux amis ? » continua-t-il en s’autorisant un léger sourire.
Ses yeux sombres se portèrent finalement sur les inscriptions au tableau, et jamais sans doute le jeune homme n’avait été secoué d’un tel fou rire. McKinnon et ses idées, McKinnon et sa naïveté, quelle histoire !


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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Jeu 12 Oct - 13:52

Pour son plus grand étonnement, ce ne fut pas la voix plaintive du fantôme qui répondit à sa détresse mais celle plus traînante de Moran Powell (qui n’était pas une mélodie beaucoup plus supportable à son oreille). Elle releva le crâne qu’elle avait abattu sur son bureau pour recevoir confirmation de ses craintes mais en fut empêchée par un parchemin collé sur son front. Elle le retira brusquement pour mieux foudroyer le nouveau venu du regard. « C’est toi qu’est-ce que tu fiches ici ! » se défendit-elle d’une manière puérile. Elle était Marlene McKinnon nom d’un dragon et était persuadée que tout le château connaissait par coeur la liste de ses clubs ainsi que leurs horaires de réunion. Et, à sa décharge, tout le château se trouvait bigarré de ses affiches, il y en avait tellement que cela faisait des années que plus personne ne s’arrêtait plus pour les lire. « J’ai réservé cette salle ! » poursuivit-elle aussi farouchement que si elle avait eu peur qu’il lui dérobe son créneau de privatisation (qui prenait la peine de réserver des salles à part elle finalement ?). Mais Moran continuait à avancer et Marlene se releva finalement dans un sonore grincement de chaise pour défendre son fief. « Tu n’es pas autorisé dans ce club Moran, aucun garçon ne l’est, tu sors ! » le prévint-elle en brandissant son doigt en direction de la porte encore ouverte. Mais comme il se fichait bien de la mettre en colère. « Tu recules ! » précisa-t-elle car son autorité faiblissait déjà face au pas sûr de son aîné de la maison des verts. C’est que la griffonne se sentait assez vulnérable en cet instant - adolescente bafouée par son petit-ami et malaimée de ses amies qui ne venaient plus à ses réunions - et elle percevait comme un véritable danger la présence du serpentard. Elle n’avait plus parlé à l’adolescent depuis le décès de leur oisillon et il lui semblait qu’il était encore trop tôt - elle n’était pas encore arrivée au bout de son deuil - pour qu’ils se parlent à nouveau comme si rien ne s’était passé. Le bout de son doigt, toujours sévèrement pointé vers la sortie, commençait à trembloter. Quant à Mimi Geignarde, plutôt contente qu’un garçon se fasse ainsi recaler sous ses yeux encadrés de lunettes, la voilà qui virevoltait de bonheur dans les airs avec son petit rire de crécelle.

Moran recula enfin et ce fut soulagée que la jeune fille laissa retomber son bras tendu. Elle était persuadée que c’était grâce à son autorité de préfète - et non grâce à la spectrale présence dansant derrière lui - que son camarade s’était arrêté. Marlene avait si bien oublié la présence de Mimi Geignarde qu’elle ne comprit pas du tout la nouvelle question que Moran trouva bon de lui adresser. Si elle se faisait de nouveaux amis ? « Mais de quoi tu parles ? Y’a personne et tout le monde arrive dans … » mais elle s’arrêta - physiquement glacée par ses propos mensongers - car Mimi Geignarde venait de lui passer au travers pour lui rappeler son existence (enfin en tant que fantôme) tandis que Moran était gagné d'un fou rire. Elle fit volte-face pour observer la griffonne et c’était à son tour de fulminer de rage. « Elle est tellement transparente, Mimi Geignarde ! » brailla-t-elle sans prévenir. Marlene se pinça les lèvres d’embarras car elle ne savait que trop bien que, lorsque le fantôme était lancé, on ne l’arrêtait plus. « Pourquoi la compter parmi les personnes présentes ou même comme une amie …  - le dernier mot de Mimi ne fut qu’un cri plaintif et aigüe qui lui perça les tympans - puisqu’elle est … puisqu’elle est … ». Le dos recourbé et son nez pointé vers le sol, le fantôme flottait dangereusement jusqu’à Moran. Marlene ouvrit de grands yeux et mima à l’intéressé de garder ses lèvres closes. Elle espérait qu’il comprendrait les signaux qu’elle lui envoyait et garderait sa langue fourchue coincée dans sa bouche. Car déjà Mimi relevait ses prunelles larmoyantes vers lui et semblait l’inviter cruellement à compléter ses propos. La main de Marlene se referma sur sa baguette. Peut-être que si elle lui lançait un sortilège de mutisme ?


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CAPITAINE SERPENTARD
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Mer 18 Oct - 19:48

Moran était habitué aux humeurs de Marlene pour en avoir souvent fait les frais. Ses gestes et expression puériles dénotaient d’un manque de maturité que le septième année – qui n’en avait pas beaucoup plus qu’elle au final – ne manquait plus d’ignorer. Ainsi, il passa directement à la troisième phrase de la jeune fille – certains diraient "jeune femme" mais il était sceptique – sans relever les deux premières. « Ah, comme c’est dommage » claironna-t-il alors qu’il n’avait jamais seulement envisagé de se montrer dans un club de cette pauvre fille. Il se demandait si la lionne allait remarquer son ton outrageusement moqueur ou si, aveuglée par ses idées, elle n’allait pas comprendre et allait l’enfoncer ridiculement en pensant le décevoir. S’il n’avait pas fait remarquer ses talents d’acteurs dans la pièce de McKinnon justement l’an passé, c’est parce qu’il n’avait jamais désiré faire du théâtre. Se découvrir un talent particulier en la matière ne le motivait pas et il doutait donc de pouvoir feindre une déception profonde si elle l’envoyait paître. Elle lui aboya de reculer et il leva les mains au ciel en signe d’innocence. « Je te fais peur maintenant ? » demanda-t-il avec un sourire malicieux, « Allons, allons, on ne fait pas de mal au peu de compatriotes qu’on a ! ».  Les mains toujours levées vers le plafond, les mouvements du fantôme attirèrent son attention. Finalement, il se demanda si Marlene n’allait pas perdre son doigt à toujours le laissé lever vers lui, alors il recula de quelques pas pour se percher sur une table avec nonchalance.

Moran étant comme à peu près tous les humains, doué de la parole, se permettait souvent des piques et des questions lancées à tout bout de champ. Il aimait bien observer les différentes réactions des individus quelconques, et Marlene mit complètement les pieds dans le plat tandis qu’il était pris d’un fou rire, tant par sa réponse idiote que par les questions innocentes écrites sur le tableau noir. Le Serpentard fut ramené à la réalité par la voix perçante de Mimi Geignarde – qui n’avait pas entendu parler de la malheureuse ! – qui s’attaquait désormais à Marlene. Cette dernière d’ailleurs avait l’air de vouloir sauver les meubles avec le fantôme qui attendait tristement que Moran finisse sa phrase. Tout en ignorant les gestes implorants de McKinnon, le jeune homme croisa ses mains sur ses jambes et lâcha de but en blanc : « Puisqu’elle est morte ». Cette association de mots fit exploser Mimi en larme et elle traversa une table en essayant de faire mine de pleurer dessus. Il suivit du regard le fantôme et ajouta : « Tu finiras par te faire à ton statut ! » lança-t-il à l’attention du fantôme qui devait pourtant en être un depuis sacrément longtemps. Sans aucune culpabilité, il pointa d’un air pédagogue le tableau, qui parvenait miraculeusement à garder toute son attention portée dessus : « Tu veux que je réponde aux questions de ton club ? Après tout, tu es là pour apprendre des choses, non ? ». Son regard pervers était accompagné d’un sourire goguenard qui méritait une belle baffe.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Hier à 12:46

Moran adressa un sourire malicieux à Marlene qui lui répondit par un regard si sévère qu’elle avait sans doute dû l’emprunter par mimétisme à sa directrice de maison. Son doigt resta pointé vers l’adolescent aussi menaçant que s’il s’agissait d’une baguette. Les représentants de la maison de Salazar n’étaient pas tendres depuis le rentrée scolaire et la nature de la Gryffondore s’était faite un peu plus méfiante à leur égard. Quoi que, pensait-elle dans le même temps, comme son compatriote venait de souligner l’affliction que cela lui causait de ne pas être admis dans son club, peut-être souhaitait-il sincèrement ne pas l’offenser ? Mince alors ! La logique des verts lui échappait toujours à elle qui ne maîtrisait pas cette sorte-là particulièrement insidieuse d’ironie …

Marlene baissa finalement son doigt mais pas son regard qui s’était fait aussi perçant que celui d’un griffon. Ce petit jeu d’esprit lui avait tout à fait sorti de la tête la spectrale présence de Mimi. Ses pleurs et ses cris plaintifs qui retentissaient habituellement dans les toilettes des filles du deuxième étage menaçaient de rendre la séance d’ouverture de son nouveau club désastreuse. Et si elle n’avait pas craint de mettre le feu au poudre dans son conflit avec Moran, sans doute aurait-elle brandi sa baguette vers l’intéressé pour lui lancer un sortilège de mutisme. Mais le mot claqua sur sa langue d’une manière bien définitive avant qu’elle n’esquisse le moindre geste. Morte. Et Marlene anticipa la migraine que ne manquerait pas de lui flanquer la pauvresse en se massant les tempes tandis que ses premiers - mais non derniers - gémissements retentissaient contre les murs de la vieille salle. « Décédée, tu aurais au moins pu dire décédée » souligna-t-elle inutilement comme tout bon censeur moral. Cette remarque, qui enfonçait le clou, fit redoubler les sanglots de Mimi. Lorsque Moran eut pour le fantôme qui avait les traits d’une adolescente de leur âge des propos étrangement encourageants, la préfète se demanda s’il souhaitait être réconfortant ou tout simplement aller jusqu’au bout de sa pensée. Mais elle n’eut le temps de formuler aucune question car il la devança et de quelle honteuse manière ! Elle tourna la tête en même temps qu’il pointa son doigt vers le tableau où étaient recensées quelques questions que la jeune fille de seize ans qu’elle était se posait parfois. Et si elle assumait tout à fait ces interrogations devant ses copines, elle ne les assumait certes pas devant un garçon qu’elle ne connaissait à fortiori que très peu. « J’AI DÉCIDÉ QUE TU N’ÉTAIS PAS ADMIS DANS CE CLUB POWELL ! » s’énerva-t-elle cette fois-ci en étant carrément rouge de honte plus que de colère. « Et puis je ne suis pas là pour apprendre des choses mais pour partager mes connaissances alors non merci, on a pas besoin de ton avis ! » se reprit-elle sans pourtant rien perdre de son teint écarlate. Il lui semblait que les pleurs du fantôme qui avait toujours la tête enfouie dans ses bras croisés ressemblaient à s’y méprendre à des petits rires. En guise de preuve elle pointa sa cravate rouge et or qu’elle avait joliment noué dans ses cheveux comme un bandeau. Mais aussi vrai que Marlene savait parfaitement transformer la cravate en un it-accesorize, elle était dans la totale ignorance de ce que les garçons avaient dans le pantalon. Et elle préférait certes le découvrir lors de discussions avec des filles - plus expérimentées qu’elle ce serait pas dur à trouver - plutôt que de la bouche de Moran et particulièrement quand il arborait ce sourire-là. « Moi je suis sûre que tu sais mieux que Marlene ! » fit une Mimi devenue roucoulante qui s’était allongée, on se savait trop comment, sur la rangée de table sur laquelle le capitaine se trouvait. Le menton déposé dans la paume de ses mains, elle jetait sur la baguette du garçon un regard tout à fait impressionné. « C'est vraiment n'importe quoi … » fit la griffonne défaite en se laissant finalement retomber sur sa chaise. Il lui tardait vraiment que ses camarades féminines moins fantômes et vicieuses que Mimi - et dont elle ne doutait toujours pas qu’elles viendraient nombreuses - la sauvent de cette pathétique situation.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Aujourd'hui à 14:45

Moran accueillit la remarque de Marlene en levant les yeux au plafond. Décédée ou Morte, le résultat était le même. Mimi Geignarde planait toujours dans la même pièce qu’eux, Morte et décédée, et n’avait toujours pas accepté d’être un fantôme et non plus une femme. Il se demandait bien quel était son âge de fantôme et si la Gryffondore n’était pas si semblable au Professeur McGonnagall à cet instant, peut-être qu’il aurait laissé sa lâcheté de Serpent dans un coin pour oser lui demander. Les sanglots du spectre étaient plus retentissants que jamais, et le jeune homme se dit que si Marlene espérait encore que du monde vienne ici, elle pouvait oublier ses tristes et candides espoirs pour fermer directement à clé la porte de la salle. Mimi Geignarde était sans doute le fantôme que les élèves évitaient le plus avec le Baron Sanglant, tant elle était susceptible et impulsive. Il n’était jamais agréable de se faire traverser par un être, et Moran n’avait pas envie d’essayer. Il avait fait l’erreur de traverser le Baron Sanglant en première année, et depuis lors il baissait toujours les yeux lorsqu’il croisait son regard sévère.

Plus pour se moquer de son ignorance qu’autre chose, Moran avait gracieusement demandé à la lionne si elle voulait qu’il réponde à ses questions. Sa réponse explosive ne se fit pas attendre et eut pour conséquence de le faire sourire davantage. Elle était chiante, mais amusante, au fond. « Pas ici pour apprendre des choses ? » releva-t-il avec son air pernicieux de Serpentard, « je suis désolé de te dire que je crois que tu ne sais pas grand-chose, McKinnon. C’est en tout cas ce que laisse entendre la question gribouillée au tableau ». Il ne jugea pas nécessaire de lever à nouveau son doigt alors il ne bougea pas. Mimi Geignarde fort heureusement, combla le silence avant que Marlene n’explose et le Serpentard lui jeta un regard amusé. Elle semblait s’être calmé, peut-être même avait-elle simulé ses pleurs pour se donner un peu de contenance face à la triste vérité de sa condition. « Merci de me faire ainsi confiance, Mimi » lui répondit-il en lui souriant. Il sortit de sa poche sa baguette et fit mine de l’examiner comme il avait souvent vu Gardenia le faire. « Bois de sorbier, 36.8 centimètres, poil de hyène. Qu’est-ce que tu en penses, Marlene ? » demanda-t-il comme le demanderait un professeur à son élève qui pense avoir la bonne réponse.  

Il sauta de sa chaise pour se rapprocher de la Gryffondor, et sans aucune crainte, il lui tendit le morceau de bois. « Tu as des connaissances en mathématiques ? Peut-être que tu peux établir une proportionnalité ? » lui lança-t-il en posant cette fois-ci ses fesses sur le bureau derrière lequel était assise la jeune fille. « En tout cas, c’est l’une des plus longues qu’il m’est été donné de voir » glissa le fantôme qui loin d’avoir bougé de sa place, était désormais assise avec la tête dans ses mains. Le Capitaine de l’Equipe de Quidditch des Serpentard ne répondit rien d’autre qu’un simple sourire, en se contentant de fixer paisiblement la Gryffondor. Elle le remerciera plus tard, il en était certain.


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