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CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE

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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Jeu 5 Oct - 16:30

De toute la journée, Marlene n’avait prononcé un seul mot. Elle avait les joues rouges et mâchonnait comme une assassine de la mie de pain et uniquement de la mie de pain et rien d’autre. Elle avait bien failli envoyer voler son poing dans le pif de Dowey Spencer qui s’était amusé, pourtant innocemment, à la comparer à une jument. Car McKinnon avait décidé qu’en ce saint dimanche, elle haïrait tous les hommes et condamnerait à se faire brûler sous le souffle d’un dragon tous ceux qui lui adresseraient la parole. Car elle était folle de jalousie contre Joseph - les rumeurs de son infidélité allaient bon train mais cela ne l’affectait étrangement pas outre-mesure - qui avait rejoint un autre club que les siens. « Quel club ? Avec quel club tu me trompes ? J’en ai plein des clubs moi ! Mes clubs ils font tout, d’accord ? Alors pourquoi tu vas dans un autre club, hein ? Qu’est-ce que fait ton stupide club que tous les miens ne font pas ? » lui demandait-elle d’une manière aussi incessante que hystérique en le poursuivant sous les rires hilares de ses amis serpents. Mais Joseph Wilkes n’avouait pas et la traitait comme si elle était née de la dernière pluie d’octobre ! Elle avait créé son premier club à l’époque du bac à sable - pour suggérer qu’un potager aurait beaucoup été mieux pour l'éduquer elle et les autres enfants plutôt qu’un seau et des pelles - alors très franchement, elle savait flairer un nouveau club quand il s’en créait un ! Joseph était en retard à leur rendez-vous nocturnes, il bafouillait des prétextes bidons, il avait la tête ailleurs et elle avait même trouvé dans la poche de sa cape un parchemin en boule indiquant un horaire. « Ahaaaaaa ! » s’était-elle exclamée furibonde.

Alors ce jour-là elle avait décidé de se venger en créant pour la première fois de sa vie un club qui pratiquait la discrimination. « La discrimination de sales trolls … ils vont voir ce qu’ils vont voir … ces sales petits …  » maugréait-elle de manière aussi effrayante que leur concierge derrière les traces de bottes boueuses laissées par les premières années. Il s’agissait d’un club exclusivement ouvert à la gente féminine. L’idée n’était en réalité pas très originale. Il s’agissait d’un club qui s’inspirait à la fois des soirées Aphrodite qu’elle présidait et du club de Virginité dont Jane était la fière ambassadrice. Il s’agissait du club des CAVALIERESS ou encore Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société. Elle avait failli pleurer quand Saul Funestar lui avait dit qu’Aphrodite était en réalité autant la déesse de l’amour que de la sexualité et que le terme vierge lui paraissait antinomique. Lui qui avait été le seul garçon qu’elle aurait pu accepter dans ce club avait ainsi perdu tous ses privilèges. Pour l’ouverture de son club, Marlene avait réservé une salle sur le tableau duquel se trouvait présentement inscrit à la craie des questions de société telles que « le taille de la baguette correspond-elle à la taille de vous savez ? » ou « comment nouer autrement la cravate de votre maison pour en faire le it-accessorize de la rentrée ? ». Elle se tenait droite comme un i sur sa chaise et attendait que les premières participantes, dont elle ne doutait pas qu’elles seraient nombreuses, se joindraient à elle. Après dix interminables minutes d’attente, Mimi Geignarde entra enfin, après avoir passé la tête dans le mur pour vérifier d’un coup d’œil à droite puis à gauche qu’il ne s’agisse pas d’un piège de Peeves, et Marlene laissa tomber son front sur la table. Alors elle avait vraiment touché le fond ?


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CAPITAINE SERPENTARD
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Sam 7 Oct - 10:24

Moran était en avance sur son cours de métamorphose. Même s’il était du genre à ne pas avoir honte et à être devant la porte du Professeur McGonnagall une demi-heure avant le début de sa leçon, cette fois-ci, il avait décidé d’emprunter un chemin différent pour passer le temps. Il ne se sentait ni l’envie ni la détermination de poser ses fesses par terre pendant une demi-heure et de réfléchir à son emploi du temps, auquel il avait plus tôt finit d’ajouter ses heures d’apprentissage personnelle de cette noble matière. L’année dernière, il n’avait pas pu jouir d’un emploi du temps allégé malgré l’absence d’examens en sa fin d’année, puisqu’il avait toujours ses rondes de préfet à faire. Cette année pourtant, il avait hérité de l’écusson de Capitaine de Quidditch, et son emploi du temps se trouvait être aussi lourd que le précédent. Finalement arrivé au deuxième étage, il eut dans l’idée de chercher une salle abandonnée pour sa petite sortie nocturne, qui devait avoir lieux le soir-même. Après s’être fait courser par Alexandre Rozen trois jours auparavant, Moran avait décidé de changer non seulement son itinéraire, mais aussi les tableaux derrière lesquels il passait pour gagner du temps et la salle dans laquelle il avait l’habitude de s’entraîner depuis le début de l’année dernière. Il s’était déjà fait surprendre deux fois, et les deux fois il avait dû confesser ses malheureuses activités illégales. Cependant, plus le temps passait et plus il était dur pour lui de s’en sortir, puisque ses transformations étaient de plus en plus abouties et donc, davantage visibles. Pour l’instant, il travaillait plutôt la vitesse de dé-transformation. Une fois qu’il sera content de lui, il continuera le reste. D’après son planning officieux en la matière, il devrait normalement repasser à une étude normale des Animagus courant Décembre.

Perdu dans ses pensées, Moran passa devant une salle dont la porte était ouverte. Il n’y avait pas fait attention de prime abord, mais le Serpentard ne serait pas lui-même s’il n’avait pas une furieuse curiosité mal placée et il fit demi-tour pour passer la tête dans l’encadrement. Quelle ne fut pas sa surprise de voir McKinnon, qui se tenait si droite qu’elle pourrait concurrencer sa directrice de maison dans « l’art de se mettre un air austère sur le visage pour ressembler à un botruc en colère ». De loin, il ne voyait pas les inscriptions du tableau et il décida d’entrer, à ses risques et périls pour trouver une raison à cet air mauvais qui planait sur le visage de la Gryffondor. Se pouvait-il qu’elle soit encore en colère après la mort du poussin qu’elle voulait élever ? Il entra complètement, et il lui sembla que les yeux de la jeune fille allaient sortir de leurs orbites. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? » demanda Moran sans aucune délicatesse. S’avançant de quelques pas, il eut un léger mouvement de recul en réalisant qu’un fantôme planait paisiblement derrière lui. « Tu te fais de nouveaux amis ? » continua-t-il en s’autorisant un léger sourire.
Ses yeux sombres se portèrent finalement sur les inscriptions au tableau, et jamais sans doute le jeune homme n’avait été secoué d’un tel fou rire. McKinnon et ses idées, McKinnon et sa naïveté, quelle histoire !


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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Jeu 12 Oct - 13:52

Pour son plus grand étonnement, ce ne fut pas la voix plaintive du fantôme qui répondit à sa détresse mais celle plus traînante de Moran Powell (qui n’était pas une mélodie beaucoup plus supportable à son oreille). Elle releva le crâne qu’elle avait abattu sur son bureau pour recevoir confirmation de ses craintes mais en fut empêchée par un parchemin collé sur son front. Elle le retira brusquement pour mieux foudroyer le nouveau venu du regard. « C’est toi qu’est-ce que tu fiches ici ! » se défendit-elle d’une manière puérile. Elle était Marlene McKinnon nom d’un dragon et était persuadée que tout le château connaissait par coeur la liste de ses clubs ainsi que leurs horaires de réunion. Et, à sa décharge, tout le château se trouvait bigarré de ses affiches, il y en avait tellement que cela faisait des années que plus personne ne s’arrêtait plus pour les lire. « J’ai réservé cette salle ! » poursuivit-elle aussi farouchement que si elle avait eu peur qu’il lui dérobe son créneau de privatisation (qui prenait la peine de réserver des salles à part elle finalement ?). Mais Moran continuait à avancer et Marlene se releva finalement dans un sonore grincement de chaise pour défendre son fief. « Tu n’es pas autorisé dans ce club Moran, aucun garçon ne l’est, tu sors ! » le prévint-elle en brandissant son doigt en direction de la porte encore ouverte. Mais comme il se fichait bien de la mettre en colère. « Tu recules ! » précisa-t-elle car son autorité faiblissait déjà face au pas sûr de son aîné de la maison des verts. C’est que la griffonne se sentait assez vulnérable en cet instant - adolescente bafouée par son petit-ami et malaimée de ses amies qui ne venaient plus à ses réunions - et elle percevait comme un véritable danger la présence du serpentard. Elle n’avait plus parlé à l’adolescent depuis le décès de leur oisillon et il lui semblait qu’il était encore trop tôt - elle n’était pas encore arrivée au bout de son deuil - pour qu’ils se parlent à nouveau comme si rien ne s’était passé. Le bout de son doigt, toujours sévèrement pointé vers la sortie, commençait à trembloter. Quant à Mimi Geignarde, plutôt contente qu’un garçon se fasse ainsi recaler sous ses yeux encadrés de lunettes, la voilà qui virevoltait de bonheur dans les airs avec son petit rire de crécelle.

Moran recula enfin et ce fut soulagée que la jeune fille laissa retomber son bras tendu. Elle était persuadée que c’était grâce à son autorité de préfète - et non grâce à la spectrale présence dansant derrière lui - que son camarade s’était arrêté. Marlene avait si bien oublié la présence de Mimi Geignarde qu’elle ne comprit pas du tout la nouvelle question que Moran trouva bon de lui adresser. Si elle se faisait de nouveaux amis ? « Mais de quoi tu parles ? Y’a personne et tout le monde arrive dans … » mais elle s’arrêta - physiquement glacée par ses propos mensongers - car Mimi Geignarde venait de lui passer au travers pour lui rappeler son existence (enfin en tant que fantôme) tandis que Moran était gagné d'un fou rire. Elle fit volte-face pour observer la griffonne et c’était à son tour de fulminer de rage. « Elle est tellement transparente, Mimi Geignarde ! » brailla-t-elle sans prévenir. Marlene se pinça les lèvres d’embarras car elle ne savait que trop bien que, lorsque le fantôme était lancé, on ne l’arrêtait plus. « Pourquoi la compter parmi les personnes présentes ou même comme une amie …  - le dernier mot de Mimi ne fut qu’un cri plaintif et aigüe qui lui perça les tympans - puisqu’elle est … puisqu’elle est … ». Le dos recourbé et son nez pointé vers le sol, le fantôme flottait dangereusement jusqu’à Moran. Marlene ouvrit de grands yeux et mima à l’intéressé de garder ses lèvres closes. Elle espérait qu’il comprendrait les signaux qu’elle lui envoyait et garderait sa langue fourchue coincée dans sa bouche. Car déjà Mimi relevait ses prunelles larmoyantes vers lui et semblait l’inviter cruellement à compléter ses propos. La main de Marlene se referma sur sa baguette. Peut-être que si elle lui lançait un sortilège de mutisme ?


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CAPITAINE SERPENTARD
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Mer 18 Oct - 19:48

Moran était habitué aux humeurs de Marlene pour en avoir souvent fait les frais. Ses gestes et expression puériles dénotaient d’un manque de maturité que le septième année – qui n’en avait pas beaucoup plus qu’elle au final – ne manquait plus d’ignorer. Ainsi, il passa directement à la troisième phrase de la jeune fille – certains diraient "jeune femme" mais il était sceptique – sans relever les deux premières. « Ah, comme c’est dommage » claironna-t-il alors qu’il n’avait jamais seulement envisagé de se montrer dans un club de cette pauvre fille. Il se demandait si la lionne allait remarquer son ton outrageusement moqueur ou si, aveuglée par ses idées, elle n’allait pas comprendre et allait l’enfoncer ridiculement en pensant le décevoir. S’il n’avait pas fait remarquer ses talents d’acteurs dans la pièce de McKinnon justement l’an passé, c’est parce qu’il n’avait jamais désiré faire du théâtre. Se découvrir un talent particulier en la matière ne le motivait pas et il doutait donc de pouvoir feindre une déception profonde si elle l’envoyait paître. Elle lui aboya de reculer et il leva les mains au ciel en signe d’innocence. « Je te fais peur maintenant ? » demanda-t-il avec un sourire malicieux, « Allons, allons, on ne fait pas de mal au peu de compatriotes qu’on a ! ».  Les mains toujours levées vers le plafond, les mouvements du fantôme attirèrent son attention. Finalement, il se demanda si Marlene n’allait pas perdre son doigt à toujours le laissé lever vers lui, alors il recula de quelques pas pour se percher sur une table avec nonchalance.

Moran étant comme à peu près tous les humains, doué de la parole, se permettait souvent des piques et des questions lancées à tout bout de champ. Il aimait bien observer les différentes réactions des individus quelconques, et Marlene mit complètement les pieds dans le plat tandis qu’il était pris d’un fou rire, tant par sa réponse idiote que par les questions innocentes écrites sur le tableau noir. Le Serpentard fut ramené à la réalité par la voix perçante de Mimi Geignarde – qui n’avait pas entendu parler de la malheureuse ! – qui s’attaquait désormais à Marlene. Cette dernière d’ailleurs avait l’air de vouloir sauver les meubles avec le fantôme qui attendait tristement que Moran finisse sa phrase. Tout en ignorant les gestes implorants de McKinnon, le jeune homme croisa ses mains sur ses jambes et lâcha de but en blanc : « Puisqu’elle est morte ». Cette association de mots fit exploser Mimi en larme et elle traversa une table en essayant de faire mine de pleurer dessus. Il suivit du regard le fantôme et ajouta : « Tu finiras par te faire à ton statut ! » lança-t-il à l’attention du fantôme qui devait pourtant en être un depuis sacrément longtemps. Sans aucune culpabilité, il pointa d’un air pédagogue le tableau, qui parvenait miraculeusement à garder toute son attention portée dessus : « Tu veux que je réponde aux questions de ton club ? Après tout, tu es là pour apprendre des choses, non ? ». Son regard pervers était accompagné d’un sourire goguenard qui méritait une belle baffe.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Ven 20 Oct - 12:46

Moran adressa un sourire malicieux à Marlene qui lui répondit par un regard si sévère qu’elle avait sans doute dû l’emprunter par mimétisme à sa directrice de maison. Son doigt resta pointé vers l’adolescent aussi menaçant que s’il s’agissait d’une baguette. Les représentants de la maison de Salazar n’étaient pas tendres depuis le rentrée scolaire et la nature de la Gryffondore s’était faite un peu plus méfiante à leur égard. Quoi que, pensait-elle dans le même temps, comme son compatriote venait de souligner l’affliction que cela lui causait de ne pas être admis dans son club, peut-être souhaitait-il sincèrement ne pas l’offenser ? Mince alors ! La logique des verts lui échappait toujours à elle qui ne maîtrisait pas cette sorte-là particulièrement insidieuse d’ironie …

Marlene baissa finalement son doigt mais pas son regard qui s’était fait aussi perçant que celui d’un griffon. Ce petit jeu d’esprit lui avait tout à fait sorti de la tête la spectrale présence de Mimi. Ses pleurs et ses cris plaintifs qui retentissaient habituellement dans les toilettes des filles du deuxième étage menaçaient de rendre la séance d’ouverture de son nouveau club désastreuse. Et si elle n’avait pas craint de mettre le feu au poudre dans son conflit avec Moran, sans doute aurait-elle brandi sa baguette vers l’intéressé pour lui lancer un sortilège de mutisme. Mais le mot claqua sur sa langue d’une manière bien définitive avant qu’elle n’esquisse le moindre geste. Morte. Et Marlene anticipa la migraine que ne manquerait pas de lui flanquer la pauvresse en se massant les tempes tandis que ses premiers - mais non derniers - gémissements retentissaient contre les murs de la vieille salle. « Décédée, tu aurais au moins pu dire décédée » souligna-t-elle inutilement comme tout bon censeur moral. Cette remarque, qui enfonçait le clou, fit redoubler les sanglots de Mimi. Lorsque Moran eut pour le fantôme qui avait les traits d’une adolescente de leur âge des propos étrangement encourageants, la préfète se demanda s’il souhaitait être réconfortant ou tout simplement aller jusqu’au bout de sa pensée. Mais elle n’eut le temps de formuler aucune question car il la devança et de quelle honteuse manière ! Elle tourna la tête en même temps qu’il pointa son doigt vers le tableau où étaient recensées quelques questions que la jeune fille de seize ans qu’elle était se posait parfois. Et si elle assumait tout à fait ces interrogations devant ses copines, elle ne les assumait certes pas devant un garçon qu’elle ne connaissait à fortiori que très peu. « J’AI DÉCIDÉ QUE TU N’ÉTAIS PAS ADMIS DANS CE CLUB POWELL ! » s’énerva-t-elle cette fois-ci en étant carrément rouge de honte plus que de colère. « Et puis je ne suis pas là pour apprendre des choses mais pour partager mes connaissances alors non merci, on a pas besoin de ton avis ! » se reprit-elle sans pourtant rien perdre de son teint écarlate. Il lui semblait que les pleurs du fantôme qui avait toujours la tête enfouie dans ses bras croisés ressemblaient à s’y méprendre à des petits rires. En guise de preuve elle pointa sa cravate rouge et or qu’elle avait joliment noué dans ses cheveux comme un bandeau. Mais aussi vrai que Marlene savait parfaitement transformer la cravate en un it-accesorize, elle était dans la totale ignorance de ce que les garçons avaient dans le pantalon. Et elle préférait certes le découvrir lors de discussions avec des filles - plus expérimentées qu’elle ce serait pas dur à trouver - plutôt que de la bouche de Moran et particulièrement quand il arborait ce sourire-là. « Moi je suis sûre que tu sais mieux que Marlene ! » fit une Mimi devenue roucoulante qui s’était allongée, on se savait trop comment, sur la rangée de table sur laquelle le capitaine se trouvait. Le menton déposé dans la paume de ses mains, elle jetait sur la baguette du garçon un regard tout à fait impressionné. « C'est vraiment n'importe quoi … » fit la griffonne défaite en se laissant finalement retomber sur sa chaise. Il lui tardait vraiment que ses camarades féminines moins fantômes et vicieuses que Mimi - et dont elle ne doutait toujours pas qu’elles viendraient nombreuses - la sauvent de cette pathétique situation.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Sam 21 Oct - 14:45

Moran accueillit la remarque de Marlene en levant les yeux au plafond. Décédée ou Morte, le résultat était le même. Mimi Geignarde planait toujours dans la même pièce qu’eux, Morte et décédée, et n’avait toujours pas accepté d’être un fantôme et non plus une femme. Il se demandait bien quel était son âge de fantôme et si la Gryffondore n’était pas si semblable au Professeur McGonnagall à cet instant, peut-être qu’il aurait laissé sa lâcheté de Serpent dans un coin pour oser lui demander. Les sanglots du spectre étaient plus retentissants que jamais, et le jeune homme se dit que si Marlene espérait encore que du monde vienne ici, elle pouvait oublier ses tristes et candides espoirs pour fermer directement à clé la porte de la salle. Mimi Geignarde était sans doute le fantôme que les élèves évitaient le plus avec le Baron Sanglant, tant elle était susceptible et impulsive. Il n’était jamais agréable de se faire traverser par un être, et Moran n’avait pas envie d’essayer. Il avait fait l’erreur de traverser le Baron Sanglant en première année, et depuis lors il baissait toujours les yeux lorsqu’il croisait son regard sévère.

Plus pour se moquer de son ignorance qu’autre chose, Moran avait gracieusement demandé à la lionne si elle voulait qu’il réponde à ses questions. Sa réponse explosive ne se fit pas attendre et eut pour conséquence de le faire sourire davantage. Elle était chiante, mais amusante, au fond. « Pas ici pour apprendre des choses ? » releva-t-il avec son air pernicieux de Serpentard, « je suis désolé de te dire que je crois que tu ne sais pas grand-chose, McKinnon. C’est en tout cas ce que laisse entendre la question gribouillée au tableau ». Il ne jugea pas nécessaire de lever à nouveau son doigt alors il ne bougea pas. Mimi Geignarde fort heureusement, combla le silence avant que Marlene n’explose et le Serpentard lui jeta un regard amusé. Elle semblait s’être calmé, peut-être même avait-elle simulé ses pleurs pour se donner un peu de contenance face à la triste vérité de sa condition. « Merci de me faire ainsi confiance, Mimi » lui répondit-il en lui souriant. Il sortit de sa poche sa baguette et fit mine de l’examiner comme il avait souvent vu Gardenia le faire. « Bois de sorbier, 36.8 centimètres, poil de hyène. Qu’est-ce que tu en penses, Marlene ? » demanda-t-il comme le demanderait un professeur à son élève qui pense avoir la bonne réponse.  

Il sauta de sa chaise pour se rapprocher de la Gryffondor, et sans aucune crainte, il lui tendit le morceau de bois. « Tu as des connaissances en mathématiques ? Peut-être que tu peux établir une proportionnalité ? » lui lança-t-il en posant cette fois-ci ses fesses sur le bureau derrière lequel était assise la jeune fille. « En tout cas, c’est l’une des plus longues qu’il m’est été donné de voir » glissa le fantôme qui loin d’avoir bougé de sa place, était désormais assise avec la tête dans ses mains. Le Capitaine de l’Equipe de Quidditch des Serpentard ne répondit rien d’autre qu’un simple sourire, en se contentant de fixer paisiblement la Gryffondor. Elle le remerciera plus tard, il en était certain.


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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Lun 23 Oct - 12:21

Marlene, qui souffrait d’un excès de confiance, ne pouvait être décrite comme impressionnable par ses camarades. Sauf en matière de garçons. Elle avait sans nul doute été l’une des dernières de sa promotion a connaître les joies de son premier baiser et avait espéré jouir d’une certaine tranquillité quand elle s’était débarrassée de ce fléau. Que nenni car Joseph se montrait aussi poussif qu’elle se montrait réticente (ce qui donnait parfois une drôle d’allure à leur couple). Elle ne s’était pas encore débarrassée de sa réputation de vierge effarouchée et restait assez pantoise devant ses amis qui étaient passés le temps d’un été à l’étape supérieure. Son petit ami à elle ne se privait d’ailleurs pas de courir des filles un peu moins coincées ce qui lui convenait finalement assez bien quand il ne le faisait pas sous ses yeux. C’était gage de tranquillité.

Aussi si Marlene avait voulu apprendre la vie d’une manière qui s'opposait à sa candeur naturelle, il ne fait aucun doute qu’elle aurait demandé conseils à Wilkes plutôt qu’à Powell. Malheureusement pour elle le second semblait déterminer à s’amuser à ses dépends de son innocence si longtemps entretenu par sa jeune mère. « N’importe quoi - répéta-t-elle encore - je sais comment les filles tombent enceinte ! » se défendit-elle d’une voix encore un peu plus aigüe en s’adressant autant à son camarade qu’au fantôme qui lui paraissait à la fois juge et partie. Il faut dire que les cours d’éducation sexuelle que lui avaient prodigués Moïra McKinnon auraient pu s’intituler l’art de ne pas répéter les mêmes erreurs que ta mère et relevaient d’une bien triste austérité. Pour sûr, la griffonne était en bonne voie pour contredire le phénomène de reproduction sociale - voire de reproduction tout court - puisqu’à son innocent âge sa mère était déjà enceinte d’elle. Aussi quand Moran lui délivra la taille hors norme de sa baguette, la jeune fille passa du rouge au cramoisi d’un seul coup. 40 centimètres arrondit-elle ? Elle contempla horrifiée le bois de sorbier en craignant que cela soit encore plus grand qu’un bébé ! Le garçon parla heureusement bien vite de proportionnalité et son coeur reprit un rythme presque normal. « Mathématiques ? Proportionnalité ? - fit-elle encore interdite car elle n’y connaissait tellement rien qu’elle n’avait pas du tout pensé en terme de ratio - Évidemment ! » rit-elle foutrement soulagée. « Évidemment que je connais les mathématiques et la proportionnalité, plus que toi même sûrement, je sais même faire des produits en croix alors tu sais … » se vanta-t-elle de ses études moldus qui ne lui avaient en réalité appris qu’une seule chose : sa nullité en la matière.

« Mais va-t-en ! J’en pense rien du tout de ta baguette ! Je suis pas obligée d’avoir un avis sur tout ! » s’énerva-t-elle tout à fait dès qu’il sauta de sa chaise pour pointer vers elle sa baguette dangereusement longue qui la fit se lever d’un bond pour mieux reculer. Elle s’accrocha même à la table contre laquelle elle s’était affalée pour la placer entre eux comme une muraille infranchissable. Désarçonner Marlene en duel n’était pas une tâche aisée mais il semblait finalement que Moran ait trouvé une solution efficace qui ne nécessite qu’un bien pernicieux informulé. « Hormis que le poil de hyène est tout à fait approprié au garçon sardonique qui la manie ! » se permit-elle en guise de léger taquet qu’elle regretta aussitôt car les hyènes n’avaient après tout rien de sardoniques hormis leur rire. Bien au contraire, Marlene trouvait ces animaux à l’organisation matriarcale fondée sur la domination des mâles très intéressants et elle nota qu’il faudrait qu’elle fasse voter le changement du nom du club dès la seconde réunion. Et sans doute se laissa-t-elle inspirée par ce fascinant animal car elle reprit elle-même un peu du poil de la bête. « Je sais plein de choses ! Je sais même qu’une fille ne doit se laisser approcher que par des garçons respectueux de son genre ! - Bon elle était un peu mal tombée avec Joseph pour le coup ! - Alors laisse moi te dire qu’avec ton comportement de fils de troll, eh bah ta baguette est pas prête d’approcher aucune fille mentalement fiable ! ». Elle jeta un regard en biais au fantôme ici visé qui ne poussa en réponse qu'un petit rire peu farouche.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Mer 25 Oct - 14:19

Tu râles, tu rumines, tu fulmines. Mais qu'est ce qui t'a pris de choisir une meilleure amie pareille ? Tu ne pouvais pas trouver une nana tranquille, calme et NORMALE ? Non ! Il a fallu que tu tombes sur MARLENE MCKINNON !!! Elle va te rendre cinglée ! Déjà, premièrement, son défi totalement absurde d'embrasser un mec. Genre vous ne finirez pas célibataires écroulées sous les chats tout ça parce que vous auriez embrassé UN mec choisi au hasard ! La bonne blague ! En plus elle te tanne parce que t'as toujours pas accompli ton défi. T'as failli embrasser Sirius cet été sur le bateau mais chaque fois quelqu'un venait vous interrompre. La première fois c'était Fabian. Puis y a eu ses potes. Les tiens. Bref, t'as pas réussi. Ok peut-être que tu y vas aussi à reculons. Parce que tu trouves assez injuste d'embrasser un mec comme ça juste pour réussir un stupide défi. Ok bon t'as moins de scrupule de le faire avec Sirius Black parce qu'il est abominable avec les filles en général. Mais c'est pas une raison. Enfin bref. Si tu râles aujourd'hui c'est pas cette histoire de défi stupide c'est que Marlène a ENCORE eu une idée IMPOSSIBLE ! Un club de filles vierges qui frappent les hommes enfin un truc dans ce genre. Tout ça parce qu'un Serpentard qu'elle aime bien est allé dans un autre club. O trahison suprême. Tu soupires. Marlène et les mecs ... toute une histoire ... et pas forcément d'amour.

Dans la salle commune, tu cherches quelque chose qui pourrait te permettre d'échapper à ça ou au moins t'aider à supporter. Tu aperçois une chevelure d'un roux flamboyant. Génial ! La personne qu'il te faut ! - Liiillyyyy !! Tu prends sa main et sans lui laisser le temps de faire quoique ce soit tu l'embarques. Marlène a encore eu une idée de dingue, d'un club stupide de filles, j'ai rien compris, j'veux pas y aller mais c'est ma meilleure amie donc j'ai pas trop l'choix. Donc je t'emmène avec moi parce qu'au moins je m'emmerderais moins et elle sera tellement contente que je sois pas seule que je pourrais m'endormir sans qu'elle m'engueule ! Lily a l'air stupéfaite. Tu ralentis un peu en soupirant. S'il te plaît viens m'aider à supporter la tornade McKinnon et l'empêcher de ravager tout Poudlard ! La rouquine accepte pour ton plus grand bonheur et vous vous rendez dans la vieille salle réquisitionnée par Marlène. Une fois arrivées, vous entendez un duel de voix. Dont une masculine. Tu pousses la porte et croises les bras. - Je croyais que c'était un club de filles. T'as changé de sexe Powell ? tu railles le Serpentard. Un rapide coup d'oeil. Génial quelle ambiance ici. Tu t'avances. Allez dégage d'ici avant que je ne te fasses changer de bord avant que tu ai eu le temps de dire Quidditch. Tu vas t'asseoir sur une table derrière Marlène.  
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Jeu 26 Oct - 12:50

Lily venait de terminer son dernier devoir prévu pour la journée et s'apprêtait à se récompenser devant un bon livre au coin du feu. Mais c'était sans compter sur Moïra ! Cette dernière fondit sur la rouquine avec une petite voix suppliante. Et sans même laisser le temps à Lily de se laisser attendrir par celle-ci, Moïra l'empoigne et la fait se lever.

- Qu'est-ce que... Oh non Mo', je voulais me poser là, protesta-t-elle faiblement mais l'autre ne l'écoute pas.
La jeune fille a juste le temps de laisser son livre sur une table en espérant qu'il soit là à son retour et toute deux s'engouffrent hors de la tour des rouges et or.

- On va où d'abord ? Demande-t-elle encore, inquiète de voir son amie dans tous ses états.
Moïra tente de lui expliquer mais comme d'habitude c'est un peu fouilli et surtout à vive allure ce qui empêche la rousse de tout saisir de l'histoire.

Donc c'est à propos de Marlène. D'accord, ça ce n'est pas nouveau. Club ? Ça aussi, d'accord, jusque là plutôt normal et prévisible. Lily remet un peu tout en ordre et saisit enfin le propos. Oula un nouveau club ? A propos de quoi cette fois-ci ? Il faut dire que s'il existe un club à Poudlard ce doit être d'une façon ou d'une autre grâce-ou à cause suivant les points de vue- de Marlène McKinnon. Elle les crée, elle y adhére et tente de convaincre des membres de la rejoindre par toutes les manières possibles. Lily l'avait déjà fait en soutien à son amie. Ou dûe à sa naïveté peut-être. Mais lorsqu'elle avait remarqué l'exigence de Marlène pour un club sur la survie du botruc, il fallait avouer que Lily s'était éclipsé lorsqu'elle en avait eu l'occasion. Se retrouver entre amies pour se détendre ça va mais bon pour se taper des heures de taff en plus, ça ne lui disait pas plus que ça.

"S'il te plaît viens m'aider à supporter la tornade McKinnon et l'empêcher de ravager tout Poudlard !"


Lily ne put s'empêcher de rire.
- D'accord, d'accord je t'accompagne Mo'. Mais tu m'en dois une ! La prévint-elle tout de même.

Un club de filles, qu'est-ce que cela cachait ?
Lorsque les deux filles rejoignirent la dite salle, elles eurent la surprise d'entendre une voix masculine converser avec Marlène. Un mec dans un club de filles ? Qu'est-ce qu'elle leur avait concocté encore ?

Moïra pousse la porte, Lily sur ses talons. Elle ne put s'empêcher de lever un sourcil interrogateur lorsqu'elle croise le regard de Moran tandis que la dragonne l'aborde avec toute la délicatesse dont elle est capable.

C'est alors qu'elle voit le tableau derrière Marlène.Et son intitulé.
Club des Aphrodites Vierges ? La rouquine hésite entre le rire et les larmes. Une nouvelle lubie de Marlène d'accord, pourquoi donc faut-il qu'elle soit là par Merlin ! Avec Moran en plus pour témoin !
Elle n'était pas vraiment proche de lui mais elle l'aimait bien. C'est par leur amitié commune avec Severus qu'ils s'étaient rencontrés mais après qu'il se soit passés quelque chose entre eux, le Serpentard avait pris ses distances avec elle, sans qu'elle ne comprenne jamais ce qui s'était passé.

Réalisant que son amie avait rejoint Marlène, Lily en fit tout autant. Après tout, c'était un club de filles, non ? Girl power !
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Sam 28 Oct - 11:04

Dire que Moran s’amusait de la discussion était complètement faux. Il s’éclatait au contraire à mettre mal-à-l’aise Marlene, dont les questions innocentes relevaient sa propre nature. Le Serpentard trouvait bien dommage qu’à seize ans, elle ne sache toujours pas ce genre de choses, mais d’un autre côté vu son caractère épouvantable ce n’était guère étonnant. Qui pouvait-donc supporter Marlene McKinnon ? S’il était habituellement un fervent défenseurs de ceux qui faisaient partis de la glorieuse nation écossaise, il ne pouvait pas s’empêcher de se dire que Marlene était juste une erreur de parcours. Si elle était aussi têtue qu’il pouvait lui-même l’être, elle était aussi particulièrement affligeante. Ses ancêtres devaient se retourner dans leurs tombes et Moran priait tous les druides pour que leurs familles n’aient jamais été liées à aucun moment de leur histoire. Posté comme un rapace (ou plutôt comme une pie) sur la table, il observait la petite Gryffondor avec un air moqueur que personne ne pouvait louper. Il ne pensait pas que quelqu’un allait venir à ce satané club, et elle devrait le remercier de l’animer pour ne pas avoir la honte de sa vie. La réaction de la jeune fille lorsqu’il évoqua la proportionnalité lui fit froncer les sourcils. Elle ne pensait tout de même pas que… « Attend, wow retourne en arrière. Tu pensais que c’était exactement la même taille ? Sérieusement Marlene ? Tu pensais que j’avais 36.8 cm dans le pantalon ? » lança-t-il en essayant de retenir son fou rire. Malheureusement, il se perdit dans des éclats de rire lorsque Mimi Geignarde le rejoignit tandis que la pauvre Gryffondor lui demandait de s’en aller. Il garda sa baguette dans sa main gauche et calma son rire lorsqu’elle lui affirma que le cœur de sa baguette était semblable à la personne qu’il était. Il allait en falloir plus pour le vexer. « T’ai-je manqué de respect, Marlene ? En quoi ai-je un comportement de fils de troll ? Tu m’excuseras, mais je crois que je suis le gendre idéal » répondit-il alors que l’image d’Edgar Blackstone surgissait dans son esprit pour lui rappeler que les choses n’étaient pas si simples dans la vie de tous les jours. Il ne lui semblait pas avoir été méchant envers elle, en tout cas, en comparaison de ses autres camarades de maison. Il était même sans doute le plus calme d’entre eux, et c’était pour cela qu’on l’avait bien assez souvent apparenté à un Serdaigle et non à un Serpentard.

Moran descendit de son perchoir, parce qu’il ne comptait pas rester des heures ici des plombes. Et deux filles d’ailleurs, vinrent et la voix criarde d’O’Ddraig vînt briser le dernier éclat lumineux dans les yeux du garçon. « Apprends à mieux parler aux gens O’Ddraig, ça t’évitera de passer pour une folle pendant tes périodes » répondit-il.  Sérieusement, elle l’aggraissait comme s’il n’était rien, pour qui se prenait-elle ? Il fallait qu’elle redescende de son piédestal imaginaire, parce que si lui ne lui fera jamais regretter ses paroles, certains de ses camarades ne se gêneront pas. Il ne s’attarda pas plus longtemps, offrit un gentil sourire à Lily accompagné d’un « Bonne chance Evans » et il quitta la salle sans un salut supplémentaire ni pour le fantôme des toilettes des filles, ni pour McKinnon, qu’il devait imaginer être rouge comme une tomate.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Sam 28 Oct - 19:41

Rouge tomate ? Marlene l’était jusqu’au bout des orteils et autant de rage que de honte. Moran venait de pointer son affligeante ignorance en la matière masculine. C’est que Mrs McKinnon parlait de beaucoup de choses à sa fille sans pour autant se perdre dans ce genre de détails numérique. Et voilà que maintenant la fille se trouvait traumatisée par ce terrible nombre de 36,8. Le serpentard l’agaçait carrément comme seuls les représentants de sa maison y arrivaient tandis qu’il continuait à babiller en la prenant pour la dernière des idiotes. Moïra et Lily sur ses talons arrivèrent heureusement juste avant qu’elle ne pète complètement les plombs et que le nombre de fantômes présents dans la salle double mystérieusement. Le garçon, pliant sans nul doute devant la supériorité féminine qu’il avait eu mauvais goût d’offenser aimait penser Marlene, se retira de son perchoir sur lequel il n’avait de toute façon pas été invité à s’asseoir. « Parfait ! » éclata-t-elle. C’est que la dragonnière avait autant le talent de faire fuir les verts que sa camarade avait le talent de les attirer.

L’incident aurait pu se clore ainsi si l’intrus n’avait pas eu l’affligeante idée de corréler la fougue des femmes à un problème typique de leur sexe qui ponctuaient les mois. Cette remarque tout ce qu’il y avait de moins féministe finit de lui dresser ses derniers cheveux sur le crâne. « C’est ça dégage avant qu’on fasse semblant de pleurer comme devant une comédie romantique ! » le suivit-elle dans sa partie de qui jouerait le mieux au plus stupide. Elle était bien triste de ne pas avoir une boîte de tampons dans sa sacoche pour les lui balancer à la figure. « J'Y-CROIS-PAS ! » s’exclama-t-elle en claquant d’un coup de baguette la porte qu’il venait de franchir pour la fermer derrière lui (et être sûre que les deux uniques membres de son nouveau club ne s’enfuient pas). Elle regarda ses deux amies en fulminant toujours de rage. « C’est contre ce genre de remarques puériles et sexistes que nous devons agir ! Période, sérieusement ? PÉRIODE ? QUI APPELLE CA COMME CA ! ET POURQUOI PAS APPELER UN STRING UN SLIP ! ». Marlene était vraiment très fâchée ce qui pouvait au moins orienter sur la période de son cycle à laquelle elle se trouvait présentement. « Vous savez ce qu’on devrait faire ? On devrait faire apparaître des bandes de cire sur la bouche de tous les mecs dès qu’ils disent une bêtise comme ça, ou juste même dès qu’ils nous coupent la parole, et tirer, tirer un grand coup pour leur arracher les poils de barbe au nom de toutes les femmes bafouées du monde ! » fit-elle en abattant sur la table un poing convaincu. Le soupir ennuyé que poussa Mimi Geignarde contredit tout à fait cet élan d’enthousiasme. Marlene l’ignora parce qu’après tout elle n’était qu’un fantôme et qu’elle avait de plus déjà passée une tête à travers le mur pour guetter le retour de l’adolescent aux remarques acerbes.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Mer 1 Nov - 20:45

- T'as pas compris Powell ? C'est le but de ma vie de passer pour une folle, ça éloigne les abrutis comme toi ! tu railles alors que le Serpentard sort de la salle. Il fallu que ça monte mais Marly se mit soudain à hurler comme une goule et tu grimaces en t'éloignant juste assez pour qu'elle ne te brise pas les tympans. Par les dragons de Morgane, elle va t'assassiner un jour. Tu passe tes doigts sur tes tempes. - Marly on n'est pas sourdes, ni Lily, ni Mimi, ni moi pas la peine de hurler, tu grognes. Tu sens poindre une énorme migraine. Tu adores ta meilleure amie. Réellement. Elle est un peu le soleil de tes jours. Elle est l'une des seules à avoir posé le pieds dans tes Landes et en être ressorti vivante et entière. Ton père aussi adore Marlène. Mais elle l'épuise tout autant que toi. Tu fixes ta meilleure amie. Marly. Qu'est ce que tu nous fais ? J'veux dire ... t'es vraiment en train de créer un club parce que ce connard de Joseph Wilkes est allé ailleurs ? Tu te redresses pour la regarder. Tu vaux mieux que ça. Mieux que lui. Tu balances tes pieds dans le vide. J'peux lancer Saphira contre lui si tu veux ! tu lui proposes avec un véritable sourire. Saphira c'est ta dragonne. Une véritable furie quand on la provoque. Une véritable furie tout court en fait. Il n'y a que toi qui sait la maîtriser. Elle est née exactement le même jour à la même heure que toi. Vous avez grandis ensemble. Elle a autant un fichu caractère que toi. Mais elle aime bien Marlène. Elle la laisse approcher quand Marly vient te rendre visite. Du Wilkes en brochette cuit au barbecue de dragon ça pourrait être cool ! tu fais plus excitée à cette idée qu'à celle de participer au club.
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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Ven 3 Nov - 15:23

L'arrivée de Lily et Moïra dans son club parut donner à Marlène une nouvelle vigueur. La rousse n'était pas certaine que ce soit une bonne chose connaissant Marlène. La tirade de la dresseuse de dragon eut le mérite de faire partir le jeune Powell. Il ne manqua pas de souhaiter bon courage à Lily avant de partir. Preuve qu'il devinait ce qu'elle allait vivre.

Mais ne voulant pas mettre Marly plus à dos, elle fit simplement mine de ne pas l'avoir entendu. La Gryffondor semblait assez à cran comme cela. Et encore le mot semblait faible. S'il existait un cran de sécurité dans le corps humain, il était plus que probable que la jeune McKinnon l'ait cassé dès son plus jeune âge. C'est sans nul doute ce qui faisait son charme.
Néanmoins, Lily ne pouvait s'empêcher de relire l'intitulé-à rallonge-du club et de se demander ce qu'il y était censé s'y passer.

"Mettre une bande de cire sur la bouche de tous les mecs." La rouquine tenta de s'imaginer la scène.
- C'est peut-être un peu drastique Marly, dit-elle avec un soupir. Je suis sûre que tu pourrais faire autre chose sans risquer la retenue.

Elle ne voyait pas vraiment en quoi faire du mal aux membres de l'autre sexe-aussi stupides soient-ils- puissent aider en quoi que ce soit à une affirmation de la femme. De son point de vue, les femmes sorcières étaient déjà bien plus considérées que chez les moldus, alors il n'y avait pas trop à se plaindre.

- Du coup, Marlène. Ce club, dit-elle en désignant d'un signe de tête le tableau, c'est pour quoi exactement ? La défense de la femme ? Je croyais que tu avais déjà fait quelque chose là-dessus...

A vrai dire elle avait ouvert tellement de club que Lily avait fini par perdre le fil et avait renoncé à les compter. Marlène avait sûrement un registre quelque part avec la liste de tout ses clubs. Elle devrait peut-être songer à en demander une copie, histoire d'être à peu près à jour.

Et pourquoi dont tenait-elle à tout prix à ce que les termes "Aphrodites vierges" les définissent ? La rouquine trouvait cela assez spécial de vouloir être désignées de la sorte. Perso, si elle pouvait ne pas porter la bannière du club des vierges de Poudlard, la jeune Evans ne s'en sentirait pas plus mal.
Elle ne savait pas trop ce qui se passait avec Marly en ce moment. Elle semblait partir dans tous les sens ! Enfin plus que d'habitude quoi.
Mais c'est l'intervention de Moïra qui parvient à éclairer quelque peu sa lanterne.

Aaah c'était une histoire plus perso okay ! Tout ça à cause de cet abruti de Wilkes ? Elle devait vraiment bien l'aimer Marly.
Lily s'approcha de cette dernière jusqu'à poser une main sur son épaule.

- C'est là la vraie raison Marly ? Mo' a raison, on est là pour toi nous. Qu'est-ce que tu veux faire ? Laisser couler ou....Lily se fendit d'un sourire machiavélique, ou que l'on organise quelque chose pour te venger, toi et ton honneur bafoué ?

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Dim 5 Nov - 12:11

Se rendant compte qu’elle avait en effet hurlé, tandis que sa voix crécelle se répercutait encore contre les murs de la vieille salle, Marlene adressa une grimace désolée à son amie dragonnière. Seule Mimi Geignarde dont la voix réussissait l’exploit d’être moins tolérable n’avait pas cillé. Lily, dont la sagesse se rapprochait bien plus souvent de celle des aiglons que les lions, intervint à son tour. Et Marlene grimaça tout à fait en se laissant retomber désespérée dans sa chaise avec la même prestance qu’un véracrasse. « C’est chiant d’être préfète en fait … » grommela-t-elle contrariée dans son petit coin. Marlene avait respecté, voire éprouvé une admiration sans borne, pour le règlement de leur école pendant de nombreuses années. Mais elle avait entretemps découvert que l’on pouvait accomplir bien plus en dehors qu’en dedans des règles. Elle était de plus en plus partagée quant à l’honneur représenté par son badge. Mais elle sortit vite de ses considérations d’adolescente en cours de rébellion quand sa camarade à la chevelure flamboyante l’interrogea sur le sens de son club. « Tu confonds soit avec le club de virginité soit avec les soirées Aphrodite Lily, ce que nous faisons ici n’a rien à voir ! - fit-elle en noyant tout à fait le strangulot et en désignant d’un pouce balancé derrière son épaule les brouillonnes instructions rédigées au tableau - Tu n’as pas lu le newshibou que je t’ai envoyé ? » acheva-t-elle de défendre son projet avec mauvaise foi en laissant supposer que c’était sa camarade qui ne s’était pas mise à la page. Marlene n’avait jamais envoyé de newshibou mais se dit dans le même temps que l’idée serait brillante. Elle la nota à la hâte sur un coin de parchemin l’air de rien avant de regarder ses deux amies avec un large sourire.

Mais la sixième année déchanta dès qu’elle entendit le nom de Joseph Wilkes avec lequel elle entretenait une relation plus houleuse que amoureuse depuis la rentrée. « Mais pas du tout, j’me fiche qu’il rejoigne d’autres clubs … » mentit-elle très mal en rougissant. Quand on était un proche de la jeune fille et qu’on entendait le rester, on ne lui faisait pas l’offense de rejoindre un autre club que l’un des siens. La projection mentale de l’intéressé en train de fuir dans le haut pays le souffle de Saphira avec le bas de la cape en feu lui décocha un sourire intéressé. Et comme si Moïra avait été douée de légilimencie - ce qui était presque le cas tant elles se connaissaient par coeur - elle donna un nom de recette particulièrement appétissant à cette idée. « Même si c’est vrai que le nom sonne plutôt bien ! » concéda-t-elle avec un sourire certain. En même temps il n’y avait qu’à recenser les noms à rallonge des clubs que Marlene créaient pour savoir qu’elle était moins douée que n’importe qui pour cela. Alors qu’elle hésitait déjà à céder à son instinct le plus jaloux et revanchard, son autre camarade finit de la convaincre. Si même les yeux de Lily Evans brillaient de malice, c’était bien signe qu’il fallait se lancer, non ? Mais la violence individuelle, c’est mal, non ? « Puis ça s’assimilerait même pas à de la vengeance d’ailleurs, ce serait juste un acte de solidarité féminine, et si ça c’est pas la base de l’émancipation de la femme ! » parvint-elle à rattacher à travers une logique alambiquée un acte de pur vengeance à son idéal féministe. « Han par Morgane, ce serait trop cool ! Qu’est-ce qu’on peut faire alors ? » reprit-elle avec des yeux brillants tandis que le fantôme des toilettes du deuxième étage flottait à son tour jusqu’au petit groupe de filles en chair et en os avec un petit rire de peste, elle semblait prête à en découdre. Tant mieux parce que Marlene n'était pas une experte en matière de vengeance, son truc à elle avait toujours été d'être une très franche casse-pieds. « Des badges ? » suggéra-t-elle naturellement comme à chaque fois même si elle ne voyait pas comment cela aurait aidé à l'affaire.

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MessageSujet: Re: CAVALiERESS : Club des Aphrodites Vierges qui Aiment Lyncher l’Imbécilité des Esprits Retors Et Sexistes de la Société | LIBRE Mer 22 Nov - 16:27

Tu te pinces l'arrête du nez. Elle t'épuise cette nana. - Marly ... t'as pas envoyé de NewsHibou, tu fais en soupirant. Ben voyons, elle ne faisait pas tout ça UNIQUEMENT parce que cet abruti de Serpentard s'était barré dans un autre club. En même temps Marly créait tellement de clubs tous plus invraisemblables les uns que les autres que c'était pas étonnant qu'au bout d'un moment, les gens cesse de la suivre. Lily et toi essayiez le plus possible d'éviter tout ça mais parfois y a pas trop de choix. Comme là en l'occurrence. Enfin toi t'étais surtout venue pour empêcher ta meilleure amie de continuer dans sa folie. Tu foudroie Lily du regard quand, sans le faire exprès, elle propose une nouvelle idée de club. Non mais faut arrêter là, sinon, Marly va finir complètement schizophrène avec tous ces clubs qui ne servent à rien.

Mais l'idée de la vengeance se fraye un chemin et tu fais un sourire espiègle. Oui, le filer à Saphira ce n'était pas une mauvaise idée. Ta dragonne était féroce. Le fait d'être née la même nuit qu'elle, à exactement la même minute près, a fait que tu as un lien particulier avec les dragons et avec le feu. Dans le Clan on t'appelle La Fille des Dragons mais tu passeras en Mère quand tu seras Chef. Mère des Dragons, c'est trop badass comme titre. Ca sonne encore mieux que Chef Moïra. Sortant de tes pensées rêveuses d'avenir, tu reviens à la brusque réalité juste à temps pour voir le regard mutin de Lily. Oulà si Lily Evans s'y mettait alors c'est que ce pauvre Wilkes allait avoir les fesses qui chauffent. - Oui c'est ça un acte de solidarité féminine, tu rétorques d'un air distrait. Et là ... elle te sort des badges. DES BADGES PUTAIN !!! Non mais !! MARLENE !! Tu pousses un cri outré. J'en peux plus de tes badges ! J'en ai tellement que je pourrais faire une collection ! En plus ça ferait rien du tout des badges ! Je préfères plutôt qu'on utilise ... une autre manière, tu fais avec cet air mutin qui ne présage rien de bon. Dans la sociabilité, t'es pas très douée. Mais la vengeance ça, c'est ton domaine. J'pense qu'on devrait approfondir les boutons d'acné sur son visage d'imbécile. Ou lui donner une potion d'imbécillité pour la journée histoire qu'il prenne des mauvaises notes. Remarque pour l'imbécillité il n'a pas besoin de nous mais c'est juste histoire de ... Ou ... tu pars dans des suppositions presque aussi rocambolesques que les clubs de ta meilleure amie. Oui ... la vengeance ça te connait. C'est dire s'il vaut mieux être avec toi que contre toi. 
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