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Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN

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MessageSujet: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Lun 16 Oct - 23:50

Que vous soyez moldu ou sorcier, col blanc ou robe noire, il n’y a qu’un lieu où vous pouvez décemment apparaître le vendredi à dix-sept sur le territoire du Royaume-Uni. Le pub bien évidemment ! Oona travaillait depuis plusieurs semaines, pour la première fois de sa vie, et il n’y avait qu’une coutume à laquelle elle s’était habituée, c’était celle du pub crawl qui ouvrait le week-end. Quoi de mieux pour lui donner la mensongère impression qu’elle était toujours un être libre ? Elle avait défait son tablier de serveuse et s’en était allée sans aucun au revoir rejoindre le flot des autres jeunes cadres dynamiques du Chemin de Traverse … bien qu’elle ne soit en réalité pas plus cadre que dynamique. Sa flemme n’avait d’ailleurs pas poussé ses pas plus loin qu’à l’arrière salle du Chaudron Baveur déjà submergée de chapeaux pointus en cette pluvieuse fin d’après-midi. C’était fini le temps des expéditions à SoHo et puis après avoir enduré une colocation avec deux moldus avant que la nécessité ne la pousse à emménager chez son grand frère à la rentrée, elle n’en tolérait que plus mal cette race d’êtres inférieurs (une race pourtant dont rien ne révélait qu’elle soit différente de la sienne). Peu désireuse de dilapider son pourboire en alcool - c’était pas parce qu’elle gagnait un peu sa vie qu’elle allait se mettre à régler ses consommations quand même - elle virevoltait comme d’habitude d’un nigaud à l’autre pour se faire entretenir sa cirrhose du foie. Elle agréait à tous les propos qu’elle n’écoutait pas et alternait entre éclat de rire et doigt dans ses cheveux encore mouillés par la pluie selon les circonstances. Elle avait plus encore que d’habitude, tandis que l’aiguille de l’horloge vacillait entre « heure des shooters » et « heure de quitter le bar », beaucoup de mal à se concentrer sur les propos qu’on lui adressait. Car un homme au regard sombre et à la mâchoire fermée attirait tout à fait son attention. Elle s’amusait entre deux verres qu’elle se faisait payer à capter son regard et il lui semblait que ces silencieux échanges se faisaient de plus en plus long et intenses tandis que la soirée poursuivait son bienheureux cours. « Tu m’écoutes ? J’en étais à la classification B de la catégorie des biens commercialisables … » Qui ? Ah oui ! Elle était justement en pleine discussion ! Nigaud numéro elle ne savait plus combien venait de revenir à sa table avec un rhum groseille (et en pinte voulez-vous !) pour ses grands yeux verts. « Pas du tout - avoua-t-elle en riant un peu pompette quoi qu’elle n’ait jamais eu besoin de courage liquide pour faire preuve d’une vexante franchise - Excuse-moi d’habitude je fais au moins semblant d’écouter cinq minutes - elle ouvrit tous les doigts de sa main l’air de dire que ce temps s’assimilait pour elle à une éternité - mais toi je dois dire que t’es aussi fascinant qu’un véracrasse … ». Elle laissa tomber sur la table la main qui lui soutenait son menton blasé et se leva dans un profond soupir d’ennui pour échapper au soporifique discours du jeune sorcier qui l’incendiait maintenant tout à fait du regard. Elle saisit son rhum groseille - et son verre à lui quoi que le contenu puisse en être - et fit volte-face pour se retrouver face à l’homme aussi intriguant que mystérieux. Son coeur en manqua un battement. « Ne me dis pas que c’est maintenant que tu te décides à m’offrir un verre beau brun, j’ai déjà tout ce qu’il me faut … » fit-elle pas du tout farouche en le regardant de haut en bas et en pensant dans le même temps que diable non, elle n’avait certes pas encore tout ce qu’il lui fallait. Mais elle n’ajouta aucun mot et porta à sa place la paille de son rhum groseille à sa bouche pour s’intimer au silence avant de lui montrer ses cartes car c’était un jeu qui, elle l’espérait, ne faisait que débuter.

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Mar 17 Oct - 21:25

Walden avait quitté le Ministère sur les coups de dix-huit heures trente. Peu désireux de rentrer chez lui sans être passé par le « sas de décompression » — aka, le Pub pour les initiés —, il avait convaincu assez facilement deux collègues de se joindre à lui pour trinquer au weekend, Thanks Merlin It's Friday ! Cependant, un peu moins d'une heure plus tard, il commençait à regretter amèrement ce choix, tant ses deux acolytes lui filaient le bourdon. L'un, travaillant avec lui au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques, leur racontait en long, en large et en travers comment il avait surpris sa femme, en rentrant chez lui plus tôt que d'accoutumée un soir, en plein ébat dans la chambre nuptiale avec un vampire. Un comble ! Quant au second, qui occupait un vague poste à la Justice, si insignifiant que Walden ne se rappelait même plus lequel — d'ailleurs, il ne se souvenait plus du nom du type non plus —, il était aussi chiant que la pluie qui tombait depuis la fin de l'après-midi sur tout le Royaume-Uni, et se contentait d'opiner du chef en répétant certaines phrases que débitait le premier. C'était d'un ennui mortel. Wally en était parvenu au stade qu'il était temps pour lui de prendre l'un pour taper sur l'autre, et il cherchait à répartir les rôles en les toisant dédaigneusement, ne cherchant même plus à cacher son mépris.
Son salut se matérialisa en la gracieuse silhouette d'une jolie brunette qui lui faisait de l'œil depuis un moment déjà. Ce genre de chose, ça se sentait, il n'y avait pas que les femmes qui savaient lorsqu'elles étaient observées. Il la mata en douce. La fille avait quoi, son âge ? Mignonne, du genre pas farouche, du moins pas discrète, elle lui lançait des œillades appuyées qui l'amusèrent. Il détourna la tête pour camoufler un sourire narquois. Cette fille, c'était easy.
En même temps, c'était mille fois plus réjouissant que les deux larrons en foire qui taillaient des robes de sorcières à toutes les goules de leur entourage. « — C'est ma tournée, messieurs ! » claironna-t-il en forçant le trait sur l'entrain, s'échappant sans autre forme de procès de la table qu'il occupait avec les deux zozos. Au comptoir, il commanda deux zombies pour les deux gus qui broyaient du noir, espérant que le mélange rhum blanc, rhum ambré leur mettrait un bon coup de pied au derrière, et se commanda un spanish coffee, préférant de loin l'exotisme du Grand Marnier — d'autant que Tom, excusez du peu, y ajoutait toujours sa touche secrète ; une lichette de liqueur d'asphodèle, qu'il distillait lui-même.
Pour rejoindre sa table, Walden devait passer devant celle de la jolie brune, dont il entendait le ton se hausser. C'était parfait. En bon perfectionniste qu'il était, il calcula son timing minutieusement, et tendit l'oreille. Les trois chopes à la main, il avança doucement dans sa direction. La cible était verrouillée. Impact dans trois. Deux. Un...
Lorsque la volubile jeune femme se retourna, il était face à elle comme par enchantement. Timing parfait. S'entendre appeler beau brun, lui qui était blond comme les blés, l'amusa au plus haut point et lui laissa croire que dans la lumière tamisée du Pub, il paraissait plus ténébreux encore qu'il ne l'était déjà. Il offrit à son interlocutrice un sourire qu'il savait charmant, tandis qu'elle mordillait sa paille d'un air qui lui sembla tout à fait aguicheur. Du tout cuit. « — Dommage, fit-il en reniflant les verres d'un air espiègle, celui-ci sent l'abricot, celui-là le café... Il la regarda par dessus une des chopes et darda sur elle ses prunelles sombres et rendues brillantes par les idées qui lui venaient derrière la tête. Pas intéressée ? »
Bien sûr, ce n'était pas des cocktails qu'il parlait.


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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Jeu 19 Oct - 14:16

Tandis que le bel inconnu la gratifiait de son petit numéro bien rodé, Oona parvint à détacher son regard du sien qu’il avait certes de captivant pour dresser un rapide portrait des autres sorciers présents ce soir. Ce triste constat lui souffla l'idée que les Anglais mignons se raréfiaient aussi rapidement que les géants au sein de leur glorieuse nation. Elle se mordit l’intérieur de la joue quand le rare spécimen de la première espèce éprouva sa force de conviction car déjà elle le soupçonnait d’appartenir à une autre catégorie que les nigauds avec lesquels elle jouait habituellement. La cracmolle avait beau abuser de la confiance des nigauds, les embobiner, les railler ou encore les voler, elle éprouvait une réelle affection pour eux (enfin il le lui semblait mais venant d’une fille qui n’avait eu qu’un boursouf pour seul compagnon dans son enfance, ce jugement valait ce qu’il valait). Lui ne respirait certes pas la bonhomie et la gentillesse mais après tout pourquoi pas ? Puisqu’il s’agissait d’un homme, il ne devait de toute façon pas être complètement évolué de toute façon se dit-elle ! « Tu as le temps d'un verre pour me convaincre mais parle vite, j’ai une descente d’Irlandaise … » conclut-elle finalement en redressant son menton car elle avait également la fierté de son peuple. L’homme qu’elle venait d’éconduire avait justement libéré son siège le temps de sa courte réflexion. Elle reposa les deux verres dont les fonds claquèrent sur le bois de la table et soulagea les mains de son nouvel interlocuteur de la boisson à l’abricot. Elle travaillait déjà au Tsarducks et avait l’impression qu’une indéfectible odeur de café s’était logée dans ses cheveux, alors pas moyen qu’elle associe le goût du travail à celui de la fête. Elle but une première gorgée de la boisson dont le rhum, accentué par le suc de l’abricot, lui incendia la gorge. Ce mélange détonant lui réchauffait déjà les joues et elle ne regrettait certes pas son choix. Le brouhaha alentour lui semblait également plus bruyant (un sorcier écossais pas plus grand qu’un tabouret avait fait apparaître une cornemuse dans laquelle il s’amusait à souffler !) et elle parla assez fort pour se faire entendre « Pas mal ton cocktail, ça te donne droit à deux indices pour ne pas te faire éconduire d’entrée de jeu - Elle lui avait promis d’attendre la fin de son verre et alors ? Elle changeait à son gré les règles mais en attendant elle lui parlait encore - Je me fiche de ton nom et de ton travail » lui avoua-t-elle sur le ton d’un bon conseil tout en dodelinant doucement la tête sur le rythme entrainant qui se jouait. Elle avait oublié le nom de tous les hommes qui s’étaient présentés à elle pour l’aborder. Quant au travail, il n’y en avait aucun de nature à l’intéresser tant elle détestait ce concept (et plus encore maintenant qu’elle avait éprouvé ce que c’était).

Oona trempa finalement sa paille dans cette nouvelle chope sans quitter son interlocuteur des yeux car, même si elle jouait plutôt bien la jeune femme blasée, il l’intriguait suffisamment pour qu’elle se pose à son sujet quelques questions dont très peu se trouvaient être innocentes. Elle cacha dans le même temps ses ongles coupés à ras et tristement manucurés dans la paume de ses mains. Dissimuler ses mains - qu’elle était obligée d’utiliser davantage comme une moldue que comme une sorcière par la faute de son ingrate condition - était un réflexe qu’elle avait vite acquis pour passer inaperçue. Elle était la seule âme encore trempé par la pluie qui continuait à battre le pavé quand tous les sorciers s’étaient séchés d’un coup de baguette à l'instant où ils avaient trouvé ici refuge alors Oona prenait bien garde à ne pas se trahir de nouveaux indices. Les temps étaient étranges même pour les cracmols.

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Jeu 19 Oct - 21:59

OK, pas si easy que ça, finalement.
Car elle avait beau très bien jouer à l'idiote, elle n'avait pas l'air de l'être tout à fait, finalement... Il nota dans un coin de sa tête l'origine irlandaise, car c'était impossible qu'elle ait sortit cela au hasard — d'ailleurs, elle ne l'aurait pas dit qu'il l'aurait deviné, à l'avoir observée à la dérobée depuis un moment déjà : un lever de coude olympique, une repartie défiant toute concurrence et, maintenant qu'il l'avait sous les yeux, un orgueil semblant aussi démesuré qu'elle était petite et menue... Faite assurément du moule de la fière et indomptable Erin ! — et la laissa mener la danse, de plus en plus amusé. Il était bien connu que pour tirer — no pun intended — quelque chose de quelqu’un, il fallait en général tisser un lien avec lui. En somme, pour que ce quelqu'un vous porte un intérêt et qu'il vous écoute. Et quel meilleur moyen pour y parvenir, que de donner l’impression de s'intéresser à lui ?
L'amoureux transi qui occupait son siège quelques minutes plus tôt encore lui céda sa place à la manière d'un drôle de speed dating, claquant l'épaule de Walden au passage comme s'il lui souhait bien du courage avec le jolie diablesse qui lui faisait du gringue. Pauvre minable. La belle inconnue le débarrassa d'un des deux zombies et en bu une gorgée, tandis que Macnair l'observait. Quel profil de dessinait derrière ce fin minois ? Elle avait l'air grande gueule et très sûre d'elle, ce qui, il était bien placé pour le savoir, cachait dans quatre-vingt-dix-neuf pour-cents des cas une personnalité sensible et un cruel manque de confiance en soi. Un grand classique. Que cachait-elle ? Une enfance malheureuse ? Un complexe œdipien ? Une terrible déception amoureuse ? Un mal-être de longue date ? Wally n'arrivait pas à en placer une, et à vrai dire, il buvait du petit lait.
Et quand elle balança ses indices, il sut que la soirée s'annonçait prometteuse. Lorsqu'elle lui avoua se foutre de son identité, il lui adressa une moue narquoise et un sourire en coin : elle, elle pouvait être sûre par contre que d'ici la fin de la soirée, il connaîtrait la sienne. Il but une gorgée de son cocktail et le reposa sur la table, la martelant de ses doigts au rythme de la cornemuse qui venait d'entamer un air frénétique à vous faire danser un inféri. « — Parfait, deux mensonges de moins à rayer sur ma liste pour ce soir, répondit-il dans un sourire railleur, frappant le bois du comptoir du plat de la main. Il leva son verre entre eux deux, à hauteur de ses yeux, comme pour trinquer. Et comme je n'aime pas perdre mon temps non plus, voilà deux info gratuites pour toi, c'est cadeau : j'adore les challenges, et j'ai moi aussi une très bonne descente. » Principe de réciprocité, la base de tous bons manipulateurs.
Certes, il n'était pas natif de la sauvage Eire, mais totally made in London, et croyez-le : les britanniques n'étaient pas non plus des enfants de coeur ! Et aussi assurée qu'était son interlocutrice, Walden avait décidé de ne faire d'elle qu'une bouchée. Peut-être le numéro de l'ingénu marchait-il avec les précédents trolls suffisamment stupides pour avoir jusqu'à présent entretenu son humeur gaie du soir à grands renforts de conso et mots doux, mais elle allait vite comprendre que ce n'était, en ce qui le concernait, pas le genre de la maison. Il la détailla par dessus son cocktail, et son regard s'arrêta sur ses cheveux et ses vêtements encore un peu humides. Était-ce délibéré de sa part ? Une tactique pour amadouer le chaland ? Les filles mouillées étaient donc par essence plus sexy que les filles sèches ? Ou alors, elle avait oublié sa baguette ? Elle n'avait pas l'air d'avoir de sac à main non plus ; ses mains, qu'elle avait l'air de vouloir cacher, ne tenaient rien d'autre depuis qu'il l'avait repérée que des verres, et vu l'état dans lequel elle avait l'air d'être, cela ne l'aurait pas étonné qu'elle l'ait égaré quelque part. Gênant pour elle. Lui en tout cas, il trouvait cela très rafraîchissant. Elle l'intriguait pas mal. Détendu, il reprit une gorgée de sa boisson et demanda sans détour : « J'ai le droit à d'autres indices, ou je suis recalé d'office ? »


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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Sam 21 Oct - 12:04

Loin d’être décontenancé par les vérités brutes qu’elle débitait à la même vitesse que ce brave Tom débitait des pressions de l’autre côté du bar, l’Anglais qui partageait au moins l’humour que lui prêtait sa réputation eut le bon goût de s’en amuser et même de l'amuser en retour. Elle étouffa un rire et dut se défaire de sa paille avant de faire bouillonner son cocktail de bulles d’air aussi sûrement qu’un chaudron sur le feu. « Par Merlin, tu me fais regretter de ne pas connaître ta fausse identité et ta fausse profession maintenant ! ». Oona n’avait jamais éprouvé aucun intérêt pour la triste réalité de leur monde en dehors duquel elle s’était toujours placée. La cracmolle qu’elle était l’avait toujours regardé comme la spectatrice d’une pièce de théâtre parfois dramatique parfois comique mais assurément toujours absurde. Après l’ennuyeuse galerie de personnages qu’elle avait croisé ce soir, elle en avait presque oublié qu’elle était capable de s’amuser. Alors tant mieux si le bel inconnu ne lui délivrait qu’un tissu de mensonges, le récit n’en serait que plus intéressant car tout bon mensonge recélait d’une vérité qui l’avait toujours bien plus intriguée.  Ainsi donc il était joueur et amateur de challenges ? « Je suis moi-même maître de divination - voulut-elle jouer avec un fin sourire en s’inventant, sans le vouloir, un personnage qui n’était pas trop éloigné du brillant sorcier qu’était son grand frère - Je lis l’avenir dans les bières et les cocktails ! » fit-elle en agitant mystérieusement sa paille dans son zombie. Lui qui aimait les défis, elle lui souhaitait bon courage pour trouver une profession qui soit plus cool que la sienne. Elle l’y invita néanmoins d’un regard provocateur avant de pouffer de nouveau de rire en trouvant refuge dans sa boisson à l’abricot. Avec les cinq pintes qu’ils partageaient autour de cette table, il n’était pas trop dur de prédire la bien heureuse nuit qui se dessinait au moins dans leur tête. En attendant elle était volontaire pour éprouver sa descente si elle était aussi impressionnante que celle de l’un de ses compatriotes. La jeune femme était prompte à juger ses pairs autant qu’à changer son avis sur leur sujet et elle avait pour l’instant décidé qu’elle aimait bien la compagnie aussi charmante qu’illusoire du sorcier qui lui faisait face.

Quand Oona ne soufflait pas dans ses boissons, elle soufflait le froid comme le chaud. Elle répondit à l’interrogation formulée par l’égo de son interlocuteur - plus que par son insécurité devina-t-elle sans mal - par un sourire séduit. « Je ne peux décemment pas te recaler plus rapidement que ton prédécesseur - elle suivit d’un regard torve l’intéressé en train de courir après la deuxième plus jolie fille du bar (de son point de vue narcissique) avec une pinte et espérait le voir se prendre les pieds dans sa cape - Je ne malmène pas les égos à ce point ! » le considéra-t-elle assez pour le prévenir. Elle ne paraissait peut-être pas farouche mais les seuls hommes qui avaient eu le plaisir de la connaître plus d’une nuit appartenaient à une époque révolue où elle n’avait pas de toit au-dessus de sa tête. Le luxe s’offrait de nouveau à elle de rendre ses relations avec les hommes qui croisaient son chemin éphémères. Alors elle ne savait pas encore de manière certaine si la belle gueule et sa conversation distrayante lui permettraient de durer une soirée ou une nuit mais elle savait au moins qu’il ne passerait pas le lendemain. « Ca vaut comme un indice, non ? » l’interrogea-t-elle avec un sourire cette fois plus séducteur que séduit.

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Sam 3 Fév - 0:21

Walden constata avec ravissement que cette petite brune avait vraiment autant de répartie que de charme et la regarda par-dessus son cocktail, les yeux rieurs. C'est qu'elle ne se démontait pas la demoiselle ! Et son petit doigt lui disait que l'alcool en grande quantité ingurgité n'expliquait pas tout. Elle avait affirmé être irlandaise, et de tous ceux qu'ils connaissait et avait fréquenté jusqu'à présent, il savait qu'ils étaient de nature bravache, voire bagarreuse. Son interlocutrice n'avait pas l'air d'avoir froid aux yeux et de rendre les armes facilement, aussi déduisit-il qu'elle était rompue au jeu de la joute, verbale comme physique, et que par conséquent elle devait forcément avoir dans son entourage quelqu'un susceptible de lui tenir la dragée haute au quotidien ; une sœur, un frère, un petit ami aussi pugnace qu'elle ? Ce soir, il était bien décidé à tout découvrir d'elle. Et en attendant, de rentrer dans son jeu. « — Incroyable ! Moi je suis Druide à mes heures perdues et concocte des breuvages cabalistiques à base de houblon et de canne-à-sucre. Si je t'improvise une petite mixture, tu penses pouvoir y lire mon futur ? »
La situation ne manquait de pas de piquant. Chacun d'eux deux tisaient furieusement sur sa paille, et bientôt ne resterait de leurs cocktails que la fine pellicule de mousse aromatisée au fond des verres. D'ici vingt minutes, voire même moins, il leur en faudrait cinq nouveaux au bas mot !
Surtout que la mystérieuse inconnue venait de valider son premier niveau de franchi ; elle ne le recalait pas, du mois pas aussi vite que son prédécesseur. Trop aimable. Walden sourit modestement, mais dans ses yeux clairs brillait une franche lueur de malice. Cela ne l'ennuyait pas de lui laisser croire qu'elle avait l'ascendant sur lui, bien au contraire ! L'abus de confiance qu'elle avait à cet instant en sa frêle et délicieuse petite personne ne la rendait que plus charmante. Et la mettait dans de bonnes dispositions. Parfait. Si elle le croyait acquis à sa cause, ne serait-ce qu'un petit peu, alors baisserait-elle plus sa garde.
Tandis qu'il la matait tout en écoutant d'une oreille ce qu'elle pérorait au sujet des egos, il finit son cocktail en une dernière aspiration. « — Un indice ? Il avança sa main vers un nouveau verre, qu'il saisit. Ce dernier ayant tiédi dans l'ambiance saturée du Pub, il dégaina sa baguette et fit léviter du comptoir jusqu'à son verre des glaçons. Oui et non, fit-il en tournant sa paille dans sa boisson, ça peut dire différentes choses de toi... Il releva les yeux vers elle. Par exemple, que tu es d'une bonté et d'une tolérance hors du commun... Il exorbita les yeux de façon comique parce que, franchement, en la regardant comme ça, aussi mignonne qu'elle était, il n'y croyait pas une se-con-de. Ou bien, au contraire, que tu les maltraites juste comme il faut... Il fit mine de doser avec ses doigts entre son pouce et son index, d'un air malicieux. J'aurais plutôt tendance à pencher pour cette option... Et je ne crois pas que mon flair me trompe... C'est sûr que de l'intuition, d'ordinaire, il en avait ! Et il pouvait se vanter de savoir plutôt bien cerner les gens. Elle en l’occurrence, elle avait tout du bourreau des cœurs. Ça c'est un indice pour toi ! »

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Lun 5 Fév - 16:20

Les petits jeux qui amusaient Oona - et irritaient profondément les sorciers autant que les moldus qui croisaient habituellement son chemin - plaisaient également à son nouveau compagnon de beuverie. Ils avaient franchement écarté l’intérêt que suscitait chez eux une conversation autant qu’une relation sérieuse et il était assurément plus drôle d’imaginer son interlocuteur en druide qu’en barmaid. « Assurément, je ne peux pas dire non à un druide où mes ancêtres me foudroieraient sur place » s’en remit-elle à ses pouvoirs qui étaient passés de sorciers à divins. Et puis surtout, elle était encore moins de nature à dire non à du houblon qu’à un beau garçon, alors vraiment, les jeux étaient faits au moins sur cette question là. Pour le reste, les vapeurs d’alcool autant que le regard séduit de son interlocuteur gratifiaient la cracmolle d’une large confiance en elle comme elle était d’une nature crâneuse et voilà qu’elle babillait sur sa supériorité face aux pauvres mâles qui étaient entrés dans l’arène. Car elle avait l’impression d’être une lionne - en dépit de ses cheveux dont la pluie et le vent avaient balayé le volume - face à des gladiateurs non rompus aux armes.

Ils posèrent leur premier verre vide en même temps sur le bois de la table, le sorcier n’avait certes pas menti sur sa descente et il lui apparut alors sous un jour plus cérébral. Mais ce fut davantage face à la baguette qu’il sortit de sa poche que face à ses explications que la confiance de la non sorcière vacilla. Elle jeta un regard au reste de la salle - deux sorciers dont la cornemuse avait réveillé le patriotisme faisaient maintenant des sortes d’entrechats en guise de chorégraphie - car elle craignait trop de se trahir d’un regard envieux vers l’objet qui serait redevenu entre ses doigts l’inutile morceau de bois qu’il avait été un jour. Il lui sembla passer de reine du bar à souillon en un claquement de doigts. Son interlocuteur continuait heureusement davantage à s’interroger sur la liste des qualités dont elle était pourvue - plutôt que celles qui lui manquaient - et elle osa une tentative culottée pour que cet état se poursuive encore. « Juste comme il faut alors - reprit-elle pour la première fois de la soirée avec un air absent et dans un souffle court - merci pour ce second cocktail, c’est rafraîchissant ! » leva-t-elle la boisson dans laquelle il venait de verser quelques glaçons. Elle devinait que celle-ci ne lui était pas destinée à l’origine mais comptait bien rappeler au sorcier les règles de la galanterie (et surtout détourner son attention sur le fait que la seule chose qu’elle était pour sa part capable de faire léviter soit son postérieur du tabouret si d’aventure elle était contrainte de fuir). Mais elle ne s’était achetée qu’un maigre sursis et l’homme l’avait prévenu sur son flair. Elle n’était pas une fille très prudente et joua alors à quitte ou double. « Boire ou utiliser la magie il faut choisir alors j’insiste pour t’alléger de ce deuxième verre - continua-t-elle avant de tremper sa paille dans ce second breuvage plus corsé avec un soupir d’appréciation - Je suis pas fan du magicobus et ce serait pas très galant de ta part de me désartibuler en m’escortant jusqu'à chez toi si la soirée continue ». Et hop, voilà qu’elle lui lançait le moins farouche de ses sourires en lui jetant au visage du sexe comme de la poudre de perlimpinpin. Peut-être que cela aurait pu marcher si au même instant l’un des deux danseurs n’avait pas perdu son équilibre. Paf ! Il s’écroula vers leur table et la cracmolle désireuse de sauver sa boisson s’en renversa la moitié sur le pull ! « Par Merlin mais regarde où tu titubes face de haggis ! » s’énerva-t-elle aussi rapidement qu’une vélane devenue harpie. Elle aurait pu être gênée de son excès de hargne si c’était son mauvais caractère qu’elle avait voulu dissimuler à sa cible. Mais il n’y avait qu’une seule chose qu’elle entendait lui cacher et il s’agissait de sa honteuse absence de pouvoir. « Trempée pour trempée ! » feint-elle un air magnanime - qui dénotait certes avec le reste de sa personnalité - avec les joues légèrement rougissantes.


hors-jeu:
 
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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Sam 24 Fév - 0:54

À vrai dire, Walden n'avait même pas remarqué que la jeune femme avait également fini son verre, mais fut ravi de constater que sa descente équivalait la sienne. Avec un peu de chance, sa tolérance à l'alcool était moindre, et bientôt, l'emprise sur la jolie demoiselle à la langue bien pendue se refermerait plus encore.
Elle saisi une nouvelle boisson qu'il lui céda bien volontiers, sourire aux lèvres, tandis qu'il en attrapait une autre. Ils auraient pu continuer ainsi, juste comme ça, avec de la drague et des cocktails, mais c'était sans compter sur cette petite diablesse qui décidément ne cessait de l'étonner depuis qu'il avait posé le regard sur elle en début de soirée.
Était-ce la vision de sa baguette magique qui l'avait mise dans cet état ? Car l'éclat qui avait brillé dans ses pupilles fugacement ne lui avait pourtant pas échappé. Si c'était cela, qu'elle se prépare ; il n'avait pas encore dégainé la baguette qu'il cachait sous sa robe de sorcier.
Avec l'air le plus ingénu qui soit, mais les yeux les plus coquins qu'il n'ait jamais vus, elle l'invita tout bonnement à la ramener chez lui pour la soirée, sans qu'il n'ait besoin de proposer quoique ce soit.
Chez lui ? Hum, hum, hors de question, ce n'était pas la règle. Il lui fallait trouver le moyen de retourner la situation, et qu'elle le ramène chez elle. Mais avant d'avoir pu trouver la pirouette, c'est entre eux que s'en effectua une : un des danseurs émérites qui accompagnaient la cornemuse criarde depuis un moment déjà fit le pas de trop, et au lieu d'un entrechat, chut mollement sur leur table, bousculant au passage la jeune femme qui fit voler dans les airs sa boisson. Évidemment, cela ne rata pas : la moitié l'arrosa, et elle ne se gêna pas pour arroser copieusement le malheureux danseur de sa verve fleurie. Malheureusement, ce dernier riposta ; « — C'est à moi qu'elle parle, la goule beurrée ? » De ce qu'il avait découvert de la jeune femme, Macnair savait que cela n'allait pas lui plaire du tout. Alors, peu désireux de perdre les points qu'il avait gagné si vite et sans effort, et de peur que le soufflé ne retombe comme une crêpe, Wally jugea plus opportun d'éloigner l'élément perturbateur — merde quoi, il n'allait pas lui ruiner son coup quand même ?! — et se leva pour le contourner, laissant sa baguette sur la table au milieu des chopes vides et éparpillées. Il posa une main ferme sur l'épaule du joueur de cornemuse, et le décala sur le côté : « — Eh l'ami, si t'allais voir à l'autre bout du Pub si on y est ? » Lui tournant ostensiblement le dos, il reporta son attention sur sa compagne de beuverie, dont le pull était trempé, et à sa surprise continuait de le rester. Il fronça les sourcils, mais réussi à sourire néanmoins, cherchant par tous les moyens à détourner l'attention de son interlocutrice du malotru qui lui était tombé dessus. « — C'est pas que je sois contre les concours de sorcière t-shirt mouillé, bien au contraire, mais... Tu comptes rester trempée comme ça ? » fit-il d'une voix malicieuse, avec un regard appréciateur, ne pouvant s'empêcher de se trouver amusé de la situation générale.


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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Mer 28 Fév - 13:28

Oona avait un très sale caractère et n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler une femme du monde. Si elle avait été élevée dans une famille fort respectable de l’île voisine et si son nom était réputé jusque ici pour avoir été inscrit durant de longues années sur la porte du bureau du chef des aurors, elle avait fait figure d’enfant sauvage depuis le jour de sa rentrée manquée à l’école de sorcellerie. Elle prenait depuis ses onze ans le pire pour rejeter le meilleur de tout ce qui lui était offert. Elle n’avait conservé de son éducation que l’insolence d’une gamine nourrie avec une cuillère en argent et des pérégrinations loin de son toit qu’une farouche indocilité. Ce que la cracmolle n’obtenait pas par le caprice, elle l’obtenait soit par la ruse soit par la violence. Et les premiers verres qu’elle avait descendu la poussaient plutôt vers le second mais non le moindre de ces travers. Face à l’insulte, les ongles enfoncés dans la paume de sa main lui intimaient de projeter son poing maintenant bien refermé sur le nez du malotru. Mais le pacificateur anglais s’interposa d’une manière à faire démentir l’histoire entre les deux peuples farouches si bien représentés ce soir par la cornemuse et la bière. Et il s’agissait sans doute d’une bonne chose comme elle ne finissait que rarement gagnante des duels qu’elle menait sans baguette. Son nouvel ami n’avait pas la stature d’une souris contrairement à elle et, ennuyé de la voir si bien accompagnée, l’intrus se retira. Et comme son égo de fière indépendantiste s’en trouva légèrement froissé, la jeune fille ne le remercia pas et leva même des yeux agacés vers le plafond comme si elle avait superbement géré toute cette cocasse situation jusqu’à présent. Mais bon, si les hommes jouaient si bien aux hommes, elle pouvait elle aussi très bien jouer à la femme.

Son poing était toujours refermé et le vacarme du bar qui lui était jusque là apparu mélodieux redevenait la terrible cacophonie qu’il avait toujours été comme elle avait l’impression d’être faite comme un rat. Il aurait été beaucoup plus simple d’admettre qu’elle n’était qu’une fichue cracmolle mais sans doute était-elle douée d’un curieux instinct de préservation car il ne s’agissait pas d’un aveu qu’elle entendait faire au bellâtre qui lui faisait face. Il faut dire que la société à laquelle ils appartenaient rendait les pieds bots encore plus glamour que la maladie - telle qu’elle la considérait - d’être cracmolle. Et elle compensa son malaise, comme à son habitude, en offrant le numéro tout contraire de son sincère manque de confiance. « Oh non, je ne compte pas conserver longtemps mes vêtements ce soir » répondit-elle autrement à sa question avec un nouveau sourire espiègle en retirant simplement son pull mouillé pour se retrouver en tee-shirt et profiter de la chaleur du bar pour sécher de la seule et triste manière possible pour elle. Qu’est-ce qu’elle se sentait con quand même à être mouillée, quel spectacle de mystificatrice elle lui jouait ! Elle finit la dernière gorgée de son cocktail à la paille. « Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le cocktail » fit-elle mine de considérer le fond de son verre comme si la mousse avait pris des formes hautement plus obscènes que la figure d’un sinistos, pour retrouver leur jeu avec un clin d’œil. Elle reposa son verre vide sur leur table, à côté des autres encore plein et de la baguette de son interlocuteur distrait, en étant forcée par ce simple geste de le frôler et de se pencher un peu plus vers lui. Mais tout ce qu’elle pensait en lui offrant la vue de son décolleté plus gratuit que plongeant était la répétition incessante de quelques mots, pourvu qu’il n’ait pas capté que je suis une cracmolle …

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Mer 14 Mar - 22:05

La situation sembla revenir plus ou moins à la normale, car la diplomatie et le flegme britanniques eurent effet autant du danseur que de sa mystérieuse brunette, et déjà l'esclandre s'éloignait en claudiquant, tandis que son flirt du soir lui précisait de plus en plus clairement ses intentions de la soirée.
Macnair se sentit si soudainement en veine qu'il refréna l'envie de se pincer le bras pour vérifier qu'il n'était pas plongé en plein rêve érotico-dramatique, le nez collé dans ses dossiers au Ministère, bave aux lèvres et cernes sous les yeux. Cela aurait été l'une des plus grandes déceptions de sa vie.
Au lieu de cela, sa jolie diablesse aux yeux de velours passa par-dessus sa tête son pull détrempé et se pencha vers lui, ne laissant rien au hasard quant aux sorciers qu'elle avait au balcon. Wally eut chaud, très chaud. Mais il pensa que se défaire de sa cape allait peut-être induire en erreur la jeune femme et lui laisser croire qu'il avait envie de se mettre à l'aise dans ce Pub, alors qu'il n'avait plus qu'une idée en tête : le quitter dare-dare en sa compagnie !
Pourtant, dans l'atmosphère surchauffée du Chaudron Baveur, et vu l'effet que lui faisait son interlocutrice, il n'y tint pu et se défit de son vêtement, se retrouvant en Pull. Captant le regard de sa compagne de beuverie, il précisa ; « — J'suis prêt à la remettre à la minute où tu as envie de quitter ce taudis » Des fois que le doute fut encore permit...  Il commença à retrousser la manche droite de son pull sans la lâcher du regard, puis s'enquit de la manche gauche, avant de se stopper à hauteur du poignet, interdit. Sur son bras gauche, la Marque du Lord était visible, et le Mangemort n'avait nullement l'intention de se trahir, même pas pour tous les beaux yeux du monde. Un simple sort informulé de dissimulation tandis que son inconnue avait le regard ailleurs, et le tour serait joué. Parfait. D'autant que les deux joueurs de cornemuses revenaient vers eux, près, dangereusement près...
La chance continuait de lui sourire, car il vit son interlocutrice les regarder du coin de l’œil, comme un bouledogue aux babines retroussées. Tout s'enchaînait impeccablement bien. Wally tendit la main pour attraper sa baguette, afin que... « — Putain ma baguette !?! » s'exclama-t-il, alors que son bout de bois magique n'était plus à sa place. On la lui avait sérieusement volée ? Furax, il regarda de tous les côtés, sans trouver de réponses. « — Quel est le fils de troll qui m'a taxé ma baguette ? » Envolé, l'honorable et vénérable flegme britannique !


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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Ven 16 Mar - 12:10

Le désir - autant que la nécessité si elle ne voulait pas trahir son honteuse absence de magie - commandait à la jeune fille de bientôt écourter cette discussion. Et son partenaire dont l’humeur n’était pas réchauffée que par l’alcool se trouva prompt à la suivre ailleurs pourvu que le lieu soit plus intime que ce bar. « Si galant » plaisanta-t-elle avec un sourire qui n’incitait guère l’homme à conserver ses bonnes manières plus longtemps. Ils ne se mentaient pas sinon pour le plaisir du jeu partagé ou par simple omission et si le sorcier qui lui faisait face avait été dans la confidence de son comportement avec les hommes qui croisaient habituellement son chemin, il n’aurait pu s’en sentir que flatté. Il ne connaissait pas son prénom, sa profession, ni sa faiblesse ; sans doute ne connaissait-il que sa volonté de s’envoyer en l’air mais quelle autre information avait-il cherché en venant l’aborder ? Oona ne l’avait pris pour le pigeon d’aucune farce et n’avait pas profité de leur proximité pour lui faire les poches alors ce soir, et comme elle avait tout oublié des contes après sa onzième année, elle se sentait l’âme princière. Aussi eut-elle le réflexe d’ouvrir de grands yeux ronds et de se défendre quand un nouveau rebondissement brisa le charme secret qui entourait leur table. « C’est pas moi » se trahit-elle par habitude de voler leurs instruments aux sorciers en levant les mains en l’air (car elle était généralement plutôt le voyou de ses histoires). L’homme volé dévoila à son tour une autre partie de son caractère qui, peu séduisante pour des êtres sains, n’effraya pas le moins du monde la jeune fille mais l’amusa tout au contraire. Sa nature de peste surgissait de nouveau et la poussait irrémédiablement à rire de toute détresse. Elle avait trop de fois été l’agent provoquant le désarroi de sorciers méprisants et orgueilleux pour ne pas se délecter du spectacle de leur perdition quand on leur retirait le petit jouet qu’elle leur jalousait férocement. Et sans doute était-ce justement parce qu’elle faisait partie d’une classe de leur communauté magique largement sous-estimé qu’elle n’eut pas à lever les yeux vers les autres clients pour deviner lequel d’entre eux avait commis le larcin. « Tu devrais plutôt demander QUELLE FILLE DE HARPIE … » lâcha-t-elle audiblement le pavé dans la mare pour dominer le brouhaha ambiant.

Oona avait remarqué, tandis qu’elle toisait d’un air mauvais les joyeux joueurs de cornemuse reprendre leur air national, un être à la démarche gauche et au visage dissimulé se dessiner un passage entre eux. Son dos était bossu et il n’était pas compliqué de deviner que la harpie dissimulait sous sa capuche la laideur représentative de sa race. Comme tout autre être magique non sorcier, les harpies n’étaient pas en droit de posséder une baguette. La cracmolle, si elle ne partageait pas leur pouvoir, partageait au moins une partie de leur frustration. Sans doute aurait-elle même troqué sa beauté et sa naissance pour être harpie plutôt que cracmolle pour le seul émerveillement de faire sortir des paillettes d’un bout de bois. Lorsqu’elle se fit interpeller, la harpie avait déjà refermé ses mains pleines de verrues sur la poignet de la porte, et son mauvais caractère la poussa naturellement à répondre à l’esbroufe plutôt qu’à prendre la poudre de cheminette. « Toi je t’ai vu au Ragtag & Bobtail - pointa-t-elle l’un de ses doigts crochus vers la cracmolle qui fréquentait en effet ce lieu réputé mal famé comme il accueillait les outcasts de leur société - Tu devrais avoir honte de traîner avec ce bourreau du ministère ! » s’approcha-t-elle dangereusement avant de cracher aux pieds du sorcier et d’attirer vers eux l’attention des derniers sorciers éméchés dont certains parurent essuyer personnellement cette insulte. « Oh adieu donc le druide aux breuvages cabalistiques … » s’amusa simplement la jeune fille en jouant avec sa paille. C’est que la cracmolle ne servait aucune autre cause que la sienne et ne se laissait pas aisément toucher. Son regard était froid pour la première fois et elle se promit de lancer une fiole de gaz étrangleur sur la harpie si d’aventure elle se risquait à prononcer un autre mot susceptible de la trahir.

hors-jeu:
 
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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Jeu 22 Mar - 15:49

Walden lança à la belle inconnue un regard sceptique lorsqu'elle leva les mains en l'air comme un bandit, car il ne se souvenait pas l'avoir accusée de quoique ce soit, mis reporta bien vite son attention à travers la salle, regrettant de n'avoir sa baguette sur lui pour lancer un accio et... La retrouver.
Ses yeux gris-bleu glissaient sur chaque faciès présent dans le Pub, et la luminosité de l'établissement lui sembla soudainement virer de chaleureuse à blafarde ; les ombres que creusaient les petites lampes sur les faces des badauds venus se réhydrater le gosier leurs donnaient des airs coupables des pires larcins imaginables. Alors, qui ? Qui ?
Qui avait eut l'incroyable audace, ou l'incroyable stupidité, de s'en prendre à Macnair ? Il était capable de tous les vices et toutes les vengeances et, de plus, il possédait une patience d'ange, comme l'était son visage d'ordinaire, désormais scrutateur. Faisant mentalement la revue de toute la clientèle du Chaudron Baveur, son attention fut portée par sa compagne de la soirée sur une silhouette bossue, camouflée sous une longue cape, qui semblait vouloir se carapater. Près de la porte, il avait failli ne pas la voir.
« Quelle fille de harpie », l'avait apostrophée son interlocutrice, et Wally se focalisa subitement sur la vile créature qui était en train de lui répondre. Par tous les sorciers ! Le hasard faisait toujours aussi bien les choses... De toutes les raclures qu'il croisait au Ministère grâce à ses fonctions à la Commission d’examen des créatures dangereuses, il avait fallu qu'il tombe sur une qui le reconnaisse. Elfrida, de son doux prénom, dite « l'hideuse », pointa la jeune femme du doigt, puis claudiqua jusqu'à eux et vint cracher aux pieds du Mangemort. Macnair dû se faire violence pour ne pas lui envoyer l'un desdits pieds en pleine face et lui jeta un regard empli de dégoût et de mépris. S'il travaillait à la Commission, c'était exactement pour éradiquer ce genre d'être infâme.
Adieu, oui, druide aux breuvages cabalistiques... Ce fut l'électrochoc dont Walden eut besoin pour se ressaisir. Il regarda la sorcière qui lui faisait face et haussa un sourcil, sourire railleur aux lèvres ; « — Ragtag & Bobtail, hum ? C'est du propre... » Plaisanta-t-il, mais dans sa voix, ce n'était pas du jugement qu'il y avait, mais plutôt une note d'amusement. En même temps, si le nom lui parlait, c'est que lui-même s'était déjà aventuré dans les méandres de ce cloaque de sang-de-bourbes et autre créatures abjectes, cependant ce n'était, et de loin, vraiment pas son lieu favori. Il revint à la harpie qui les observait en chien de fusil, pleine de morgue et prête à l'altercation, drapée de toute sa morgue et sa vilenie. Wally la toisa, à mesure qu'il se calmait. Son regard la jaugeait froidement du haut de son tabouret, au pied duquel trônait son phénoménal cracha verdâtre, témoin liquoreux de toute l'inimitié que se portaient la créature et le sorcier, avant qu'un mince sourire, mauvais à souhait, ne vint étirer le coin de ses lèvres. Sans quitter la harpie des yeux, il demanda à sa brune compagne d'une voix redevenue parfaitement calme ; « — Pourrais-tu, s'il te plait, me prêter ta baguette ? D'une façon ou d'une autre, je pourrais ainsi récupérer la mienne... » De nouveau, un pavé était lancé dans la marre. L'insinuation était suffisamment vague pour laisser envisager le pire à la répugnante harpie, cependant, il n'avait volontairement pas précisé de quelle façon il comptait faire pression sur elle. Après tout, cela ne pouvait être qu'une menace ou du bluff. Hormis lui, personne ne savait précisément qu'il était capable de l'impardonnable pour récupérer son précieux bien...

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Mar 27 Mar - 11:20

La clientèle du Ragtag & Bobtail était autrement plus variée et colorée que celle du Chaudron Baveur, que de capes noires et de chapeaux aussi pointus que prétentieux par ici. Oona ne se sentait pourtant pas plus là-bas que ici à la maison. Elle portait autant sur les sorciers que sur l’ensemble des êtres et créatures de la communauté magique un regard plein de préjugés. Mais comment faire autrement quand l’apparence de la harpie était si peu avantageuse ? Cette dernière, qui semblait entretenir une haine toute particulière contre son compagnon de beuverie, s’était heureusement vite désintéressée à sa personne. Et si d’autres badauds dardaient vers l’esclandre à venir des regards curieux, ce n’était pas le cas de la cracmolle soucieuse de se faire oublier. Elle finissait tranquillement un fond de cocktail jusqu’au moment où on lui demanda sa baguette. Alors elle resta bloquée un instant sa paille entre les lèvres. Son égocentrisme exacerbé par l’alcool lui donnait la fâcheuse impression que tous les regards étaient braqués dans sa direction maintenant que la cornemuse avait cessé de jouer son air entraînant. « Euh … » fit-elle embêtée et rougissante en se grattant l’arcade sourcilière. Il était toujours surprenant de la voir embêtée comme elle avait habituellement réplique à tout. Son regard se dirigea doucement vers la porte et ses doigts se refermèrent autour de son sac à main, au diable les plaisirs que lui avaient promis ce corps d’apollon, il était temps pour elle d’abandonner lâchement la scène avant la tombée du rideau. Sa gêne n’échappa pas à la harpie qui se mit à caqueter d’une voix aiguë à vous en percer les tympans - un rire aussi peu séduisant que le reste de sa personne donc - en la toisant à nouveau. « On a prêté sa baguette à son ami lycough cough ! » s’étouffa la harpie avant d’arriver à la fin de sa phrase, ses deux mains étaient écrasés contre sa gorge où l’air parfumé de houblon autant que de transpiration du bar ne pénétrait plus. La cracmolle avait sorti de son vieux sac qui tintait de toute une panoplie de potions un gaz étrangleur qu’elle avait transvasé dans un vieux bocal de parfum (appelé poussière d’étoiles mais qui sentait le vieux chamois). Pschitt ! Pschitt ! arrosa-t-elle encore méchamment la pipelette déjà agonisante dans les yeux. « Si tu veux récupérer ta baguette, c’est maintenant ! » brailla-t-elle excitée par un sentiment de tension qui était familier de chacune de ses soirées. Le bout de bois dépassait en effet d’une poche intérieure de la robe tandis que la harpie aux yeux maintenant rouges se recroquevillait sur elle-même. « Je la touche pas ! » recula-t-elle la mine dégoûtée.

On a prêté sa baguette à son ami lycanthrope ? Qui avait compris qu’elle était cracmolle ? Qui avait compris qu’elle fréquentait un loup-garou ? Sa main se mit soudainement à trembler autour de la forme bombée de sa potion et elle hésita à la balancer comme une grenade dans le bar du bon vieux bougre avant de s’enfuir à toutes jambes. Quelques sorciers les entourèrent bien vite en dégainant leur baguette pour créer autour une mêlée, désireux d’encourager leur pair contre cette créature qu’ils appelaient chaudement « tare de la communauté », « ignominie » (tandis que d'autres s'interposaient au contraire pour éviter que la harpie ne finisse charpie). La cracmolle se sentit chassée par ces insultes qui, elle le savait, auraient autant pu se prêter à son cas qu’à celui de la verrue. Elle acheva l’exploit qu’elle avait empêché à l’autre de commettre et s’enfuit du lieu en poussant la porte du pub qui menait au côté moldu de la ville où résonnait le vrombissement de voitures et le chant lointain d'une sirène moldue. Le ciel avait cessé de déverser son torrent sur les pavés mais le froid de l’hiver la saisit comme elle avait oublié son pull et son manteau. Elle se glissa une cigarette entre les lèvres pour s’apaiser et commença à s’éloigner mais s’interrompit vite en échouant à l’allumer de ses doigts tremblants. Elle n’était pas plus à l’aise avec les briquets qu’avec tout autre artefact moldu sans lesquels elle avait grandi. Son pouce se brûlait contre la roulette mais seules des étincelles s’en échappaient.

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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Dim 29 Avr - 19:28

Macnair tâchait de se remémorer comment avait commencé la soirée. A la base, il était venu boire un verre avec deux collègues, après une dure journée de labeur au Ministère. Il les avait plantés, où étaient-ils maintenant ? Étaient-ils témoins de la scène ? Il était sûr d'une chose ; il allait en entendre parler de cette soirée, le lendemain. Et il était sûr d'une seconde chose ; il était encore bien trop sobre pour gérer la situation et assumer les quolibets qui ne manqueraient pas de fuser dans son dos. Vidant son dernier verre, il fronça les sourcils devant sa compagne de beuverie qui hésitait à lui filer sa baguette — c'était quoi son problème, elle faisait soudainement un black out ? —, avant qu'Elfrida l'hideuse ne se mette à rire d'un caquètement de poulet qu'on sacrifiait à la hache. Elle réussissait l'exploit d'être plus immonde encore, faisant regretter à Walden de n'avoir sa baguette pour pouvoir lui clouer le... Bec. « — La ferme ! » Cracha-t-il d'une voix dangereusement basse et rauque, médusé du spectacle que lui offrait la créature. Qu'insinuait-elle, au juste ? Que son one-night stand de la soirée s’acoquinait déjà avec un lycanthrope ? Tant pis, il avait connu pire, et elle l'avait chauffé à blanc, les nerfs à vif par la tension accumulée de sa journée, plus la soirée qui ne cessait de le faire grimper dans l'ascenseur émotionnel le plus vertigineux qu'il ait connu depuis un moment,  ne viendrait pas à bout de sa détermination.
Et en parlant de détermination, la jolie brune le surprit à nouveau ; dégainant un répulsif de son sac à main, elle en aspergea la harpie qui se mit à hurler en jurant plus fort qu'un chartier, s'écharpant les yeux de ses mains aux longs ongles fourchus. Tanguant dans tous les sens, la créature glissa sur son propre cracha et vola dans les airs, atterrissant sur les genoux d'un Macnair au comble du dégoût et de la rage. La repoussant sans ménagement, il eut le temps de récupérer sa baguette qui dépassait de la cape de la harpie, sous l'invective de sa compagne de la soirée, qui subitement fut disparue. Envolée à sa vue, évanouie dans la cohue, Walden se demandait pourquoi Elfrida et non la mystérieuse inconnue avait atterrie dans ses bras, tandis qu'une foule se formait autour d'eux.
Pire qu'un pogo en plein Festi'witch, la harpie fut poussée dans tous les sens par les « pro » et les « anti » minorités-magiques, laissant peu de marche de manœuvre à Macnair. La rancune tenace de ce dernier le poussa à attraper la voleuse par la bosse et de lui glisser à l'oreille, ou tout du moins à l’orifice qui lui servait d'écoutille, que son cas serait réglé sous peu, parole du Ministère, avant de l'abandonner aux mains vengeresses ou salvatrices des clients du Pub en furie. Le sorcier n'avait aucun cas de conscience : ce ne serait pas la première fois qu'il aiderait une pauvre âme à rejoindre leur Créateur avant la date que le destin avait prévue pour elle.
Reculant jusqu'à la table qu'ils occupaient quelques minutes auparavant, il récupéra sa cape et avisa le pull de son interlocutrice. Où était-elle passée ? Pourquoi avait-elle précipitamment quitté le pub, oubliant son pull ? Bien trop de brouillard l’entourait, et Macnair adorait résoudre des énigmes, il sentait qu'autour de sa personne se cachait une vérité qu'elle s'obstinait à dissimuler le mieux possible. Abandonnant lâchement la bagarre qu'elle et lui avait initiée, il se précipita vers la sortie, demandant au barman dans quelle direction était partie l'inconnue, avant de se diriger vers le chemin qu'il lui indiquait. Puis, il revint sur ses pas, vers le comptoir. Quelque chose lui disait dans son attitude que la jeune femme était un pilier de bar et que le tenancier des lieux connaîtrait forcément son identité. Il n'y avait rien de mal à se rencarder. « — La p'tite brune ? C'est Oona, la frangine de ce gars qui bosse au Ministère, comment il s'appelle déjà ? Gabes ? Caves ? Graves ? Truc comme ça... » Un truc comme ça, ouais. Wally fonça par la porte qui menait au côté moldu de la ville. De plus en plus son instinct lui soufflait une certaine intuition, et le jeune homme aurait mis sa main à couper qu'elle était partie à pieds.
Il s'en félicita, car quelques mètres de marche plus loin, il la vit, de dos. S'approchant à pas feutrés, sa grande spécialité, maître ès filature, il entendit le bruit distinct de ce que les sang-de-bourbe appelaient un « briquet », et voyait le dos de la jeune femme trembloter comme si elle s'astreignait à une tâche qu'elle manquait. A sa hauteur, il alluma une flamme au bout de sa baguette d'un sort informulé, glissant à son oreille, dans son dos « — Si c'était simplement ça que tu voulais, il y a un coin fumeur au Pub, pas besoin de t'enfuir... » Puis il la contourna et s'adossa au mur, à côté d'elle. Il lui balança son pull au vol, et afficha un sourire licencieux à souhait. « — Maintenant que tu as allumé un feu, ce serait dommage de l'éteindre si vite... » Et ce n'était pas uniquement de celui qu'elle avait mit au Pub dont il parlait.


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MessageSujet: Re: Paie moi un pur malt et je serai ton abraxan | WALDEN Mer 2 Mai - 12:52

Une flamme claire, qui ne vacillait pas contrairement à la fumeuse pour laquelle elle avait été incantée, éloigna doucement la brume environnante. Et elle devina la présence du sorcier dont il était question avant que ne coule sa voix de velours. Le druide aux breuvages cabalistiques se révélait être, comme le laissait supposer l’échange musclé auquel elle avait assisté, un agent de la fourrière du ministère. Elle ne connaissait pas très bien la haute institution de la communauté magique - quand bien même son frère et son père avant lui y avaient travaillé - mais savait qu’il existait un service chargé de nettoyer les rues sorcières et moldues des créatures dangereuses (elfes séditieux ? gobelins voleurs ? dragons mal dressés ?). Et bien que les cracmols ne soient pas plus considérés ‘créatures’ que ‘magiques’ par les sorciers, son instinct ragaillardi par le froid - et sans doute un peu patriote - l’enjoignait à se méfier de l’Anglais. La jeune fille n’était pas de nature à avoir des principes et elle ne ressentait d’ailleurs pas une once de culpabilité à l’égard de la harpie dénoncée. Mais tandis que le monde sorcier s’étirait en deux camps, dont le regard d’aucun n’était satisfaisant sur les êtres différents, il devenait complexe de rester neutre. Chaque mot prononcé, chaque acte esquissé, chaque amitié liée paraissait projeter les apolitiques dans l’un ou l’autre de ces camps contre leur gré. La solitude et la non-existence lui paraissaient de ce point de vue séduisantes, mais davantage que le sorcier qui l’attendait ? Le problème se complexifiait encore car, en dépit ou peut-être en raison de son aura inquiétante, son interlocuteur se trouvait diablement attirant adossé contre ce mur dans toute sa nonchalance.

Oona le lui avait annoncé d’entrée de jeu, elle avait la descente de son peuple, et voilà qu’elle regrettait que son esprit ne soit pas suffisamment noyé dans l’alcool pour l’empêcher de tergiverser. Sa cigarette se consumait toute seule entre ses doigts fins et finalement, sans en avoir tiré une seule latte, elle l’écrasa contre le mur et la jeta entière par terre (non soucieuse au moins des problèmes environnementaux). La jeune fille changeait encore plus souvent d’avis que de chemises et se trouvait présentement attirée par une autre mauvaise habitude que la cigarette. « C’est déjà fini avec la harpie ? » plaisanta-t-elle du souvenir de la concernée sur ses genoux, puis elle récupéra son pull en mailles lâches qu’elle ne fut pas mécontente de passer au-dessus de sa tête. D’un pas tranquille, elle approcha finalement de la figure inquiétante et subjuguante pour se planter juste en face. « Mon instinct m'avertit que ce serait dangereux de plus te connaître ... ». Et assurément sa fréquentation du Ragtag & Bobtail et l’amitié avec Wolfgang qu’elle y avait liée n’étaient pas deux infimes indices pour parvenir à cette conclusion. Mais contre toute attente, plutôt que de les laisser l’un et l’autre sagement insatisfaits, la cracmolle glissa ses bras autour de sa nuque pour attirer le sorcier jusqu’à elle et capturer ses lèvres dans un baiser au goût d'alcool qui la réchauffa mieux que ses vêtements pas secs. « ... alors on devrait sans doute arrêter de parler ! » conclut-elle le souffle déjà court en lui rendant son sourire.

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