C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Je te devine divine idylle | SUJET CLOS

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MessageSujet: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Ven 20 Oct - 11:14

Nombreux étaient les sorciers qui se réjouissaient de l’arrivée de l’automne. Il y avait les filles qui s’extasiaient des romantiques couleurs des feuilles mortes qui parsemaient le parc de Poudlard. Le Professeure Hoover avait même profité de cette occasion pour leur délivrer un cours particulièrement ennuyeux sur le pointillisme (des œuvres d’art tout à fait ratées si vous voulez l’avis expert de Pettigrow !). Et puis il y avait les maraudeurs qui se réjouissaient de l’approche du banquet d'Halloween et s’extasiaient chaque fois qu’ils passaient devant la cabane de leur garde-chasse de la taille des citrouilles qui n’en finissaient pas de grossir. Peter ne partageait ni le romantisme des unes ni l’enthousiasme des autres. Car cette cruelle saison n’était toujours pour lui synonyme de rien d’autre que d’un mauvais rhum. Il s’en débarrassait d’habitude bien vite en rendant visite à Madame Pomfresh mais pas cette année. Les maraudeurs avaient enclenché le processus pour devenir des animagi et, avec la feuille de mandragore qu’il devait conservé dans la bouche pendant un mois entier, il était beaucoup trop risqué d’aller voir leur infirmière qui ne manquerait pas de lui faire tirer la langue pour lui inspecter le fond des amygdales.

Aussi avait-on rarement trouvé à Peter une aussi mauvaise mine devant le déjeuner que ce jour-là. Il avait la gorge enflée et ne pouvait avaler, sous peine que sa gorge enflammée ne le fasse souffrir, que de la soupe de potimarron. Il avait le nez tout rouge et la lueur bleue de ses yeux n’apparaissait que dans une triste fente tandis qu’il grimaçait à chaque cuillerée de la triste pitance qu’il portait à sa bouche. Il ne participait pour une fois pas à la conversation animée de ses trois amis. Sans doute était-ce pour cette raison qu’il eut un instant l’impression d’être tout seul. Il se gratta l’intérieur du nez avec le bout de sa baguette et, le retirant de sa narine, vit un écœurant filet de morve s’étirer sous ses yeux qui, de surprise, s’ouvrirent un instant. « Oups ! ». Il oublia, comme souvent, qu’il était un sorcier et essuya discrètement le bout de sa baguette sous la table. Il essuya vite la misère de son visage avec une serviette de table. Ni vu ni connu se réjouissait-il déjà avec un petit rire qui le punit en lui faisant cracher ses poumons congestionnés dans la serviette qu'il referma en boule avant de la laisser abandonnée parmi les vivres. Il ne s’encombra pas du sentiment d’être gêné et, l’incident se trouvant derrière lui, parcourait déjà la table du regard à la recherche d’un aliment plus ragoûtant qu’un légume qu’il pourrait se mettre sous la dent.

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Dernière édition par Peter Pettigrow le Sam 18 Nov - 10:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Lun 23 Oct - 17:20

Il y avait certaines choses qui arrivaient comme ça. On ne s'en rendait même pas compte, on ne savait même pas depuis quand elles étaient là, si elles étaient simplement endormies à attendre ou bien si on les avaient attrapé comme on attraperait un virus malheureux. Vaccinée contre l'amour, je m'étonnais ces derniers temps d'avoir quelques pensées en contradiction avec mon état d'esprit. Pas que ça ne m'intéressait pas, au contraire j'avais déjà eue des petites relations, des histoires à deux balles qui ne faisaient pas forcément rêver les romantiques. Et puis je l'avais bien en tête celui qui ferait battre mon cœur, grand, brun, les yeux clairs et les bras musclés, le cliché ambulant. Je ne savais pas encore à quelle point j'étais loin, très loin de la vérité.

Déjà je m'étais rendu compte du changement mais sans vraiment le savoir. Les papillons dans l'estomac je les avais associé aux petits soucis mensuels que les nanas avaient eu la chance de subir. De même pour les coups de chaud, les mains moites, les difficultés à s'endormir parce que l'esprit ailleurs, les moments de faiblesse beaucoup plus fréquents qu'à l'ordinaire et surtout le pire du pire, la tendance à être tête en l'air. Même les commérages ne m'intéressaient plus autant qu'avant. J'avais trouvé des prétextes dans toutes les situations, des excuses, de quoi justifier tout ça.

La tête dans la main et le coude sur la table, j'étais là, attablée, réfléchissant au sens de la vie. Les conversations des gens autour de moi me glissaient dessus comme de l'eau. Je soupirais, pour la dixième fois depuis le début du repas. La situation devenait pesante, pour moi comme pour les autres. Des tensions étaient apparuess et je n'avais pas de mal à en trouver la source. Je pouvais repousser la faute sur la saison, l'hiver approchait, on fatiguait tous, on avait envie d'une pause mais je le savais au fond de moi, même si je ne voulais pas l'avouer. J'étais amo...

Je n'eus même pas le temps de me confesser, mon regard tomba sur la chose la plus répugnante qui puisse. Et Merlin savait qu'on aurait pu s'en passer. Peter Pettigrow. Son nez, sa baguette, la morve, la table. Une pure vision de bonheur. Je le regardais plus attentivement, intriguée par le personnage. Tellement intriguée que je me sentais coupable, coupable parce sans que je puisse contrôler quoi que ce soit mon cœur se mettait à battre d'une manière étrange, d'une manière inhabituelle et d'une manière qui ne me plaisait pas mais alors pas du tout. J'avais envie de pleurer. Même si je savais ce qui se passait, je ne comprenais pas comment une chose pareille avait pu arriver et surtout comment j'avais réussi à ne pas m'en apercevoir avant, à ne pas arrêter la propagation de mes sentiments ? Comment ? Pourquoi ? Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter que mon cœur me joue des tours de ce niveau là ? Ce devait être un simple passage, je n'avais pas pu succomber, pas à lui.

Je continuais de le fixer parce que je ne savais pas quoi faire d'autre et j'avais cette grimace incontrôlée qui ne voulait plus quitter mon visage. Mais qu'est-ce que tu fabriques Bertha bon sang.


Dernière édition par Bertha Jorkins le Mar 24 Oct - 21:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Mar 24 Oct - 14:46

Il était de notoriété publique que Peter n'était pas la lumière du groupe des maraudeurs. Le garçon blond comme les blés n’était pas pour autant un abruti complet et, lorsqu’il croisa par mégarde le regard de Bertha, le sourire béat de la brunette lui arracha un froncement de sourcils des plus suspicieux. Qu’est-ce qu’elle lui voulait ? La pensée glaçante qu’elle ait pu assister à son curage de nez le traversa et il tourna d’un seul coup la tête pour regarder son bol de soupe de si près qu’il manqua bien d’y tremper le bout de son nez. Plutôt que d’y enfoncer le reste de sa tête, il poussa devant lui une corbeille de fruits pour se cacher. « Psssst, James, James … » tirait-il sur la manche de son camarade mais celui-ci était en train de faire le récit animé d’une partie de quidditch lors de laquelle il avait brillé et ne remarqua pas la détresse de son meilleur ami. Remus par contre guetta Peter d’un drôle d’air. « Je crois que Bertha en a après moi ! » confessa-t-il à voix basse au préfet en se tapissant un peu plus contre la table et en enfonçant par mégarde son coude dans du beurre. Malgré le rire tonitruant que cette maladresse provoqua chez Sirius, Peter n’avait lui rien remarqué. « Elle me regarde encore ? ». Le plus brun des maraudeurs, comprenant instinctivement qu’il était question d'une fille, se redressa sans discrétion pour chercher du regard l’intéressée. Peter était quant à lui rouge d’embarras et n’osait pas même regarder entre les fruits dont la barrière le protégeait du regard curieux que Jorkins portait sur lui. Avec un sourire finalement amusé, et sans besoin de tourner la tête vers la pipelette en question, Remus émit l’idée que l’intéressée l’aimait peut-être bien. Et le plus petit de la bande passa aussi facilement que cela du rouge au cramoisi car jamais, ô grand jamais, aucune fille n’avait montré pour lui un quelconque intérêt sentimental. Il secoua farouchement la tête.

Il était bien arrivé que des filles jouent avec le coeur du jeune garçon mais aucune démonstration n’avait jamais franchement été sincère. Ophelia s’était bien rapprochée de lui l’année dernière, mais ce n’était que pour mieux se rapprocher de Sirius. Quant à Mary, il n’avait jamais vraiment su si elle riait avec lui ou de lui. Il était persuadé que Bertha ne faisait pas exception à la règle. A tous les coups, elle avait détecté en lui le maillon faible de la bande (aucun exploit jusque là) et souhaitait lui arracher quelque exclusivité sur le dernier coup que la bande préparait (et là ça aurait été un exploit). Ses trois meilleurs amis qui avaient fini de déjeuner se levèrent de table et, bien que le ventre de Pettigrow gargouillât encore sous l’effet de la faim, il voulut leur emboîter le pas. Mais James et Sirius le poussèrent d’un même mouvement sur le banc pour qu’il reste assis. « Qu’est-ce que vous faites ? » demanda-t-il bien inutilement car il savait ce dont il ressortait. « Non, non, me laissez pas ! » paniqua carrément Peter. Mais l’avis - autant que la curiosité - de ses trois meilleurs amis était unanime. Et aussi simplement que cela, Peter se retrouva bientôt attablé tout seul. Il risqua un regard par dessus la corbeille de fruits mais, rencontrant celui plus sombre de Bertha, laissa échapper un glapissement en baissant derechef les épaules. Elle était encore là !

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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Mer 25 Oct - 9:49

Je regardais Peter, encore. Détourner les yeux aurait été si simple pour n'importe qui mais impossible. Cette pierre dans mon estomac refusait de partir et il m'était incapable d'en déterminer la source. Amour ou angoisse ? Rapidement je tentais d'imaginer ce que pourrait être une relation avec lui mais une nouvelle fois j'étais désarmé. Déjà je voyais les réactions des gens quand ils allaient apprendre la nouvelle, déjà j'entendais les rumeurs qui allaient se répandre, se transformer, déjà je sentais les regards braqués sur moi. D'un seul coup j'eu l'impression que mes sentiments étaient à la disposition de tous et que l'on pouvait lire sur mes traits l'effet que Peter avait sur moi, cette culpabilité. Je ne savais plus où j'en étais, tiraillée entre l'envie de combler cette adoration et de la renvoyer au plus profond de mes entrailles.

C'est alors que nos deux regards se rencontrèrent, et que je vis presque de la panique dans ses yeux, à moins que ça ne soit la surprise d'avoir été pris en flagrant délit. Pire, avait-il compris ? Je regardais son petit cinéma se mettre en place, il se cachait derrière la corbeille de fruits et j'avais bien envie de me lever pour lui dire qu'on le voyait toujours ou encore mieux lui dire qu'il n'était pas discret, du tout. Un sourire incontrôlé prenait place sur mes lèvres, sa naïveté était mignonne et j'avais presque envie de lui faire un câlin. Je me figeais instantanément.

Tu fais n'importe quoi Berty, ressaisis toi.

L'attention des maraudeurs se tourna vers moi et je ne pu m'empêcher de faire un petit signe de la main à Sirius. Il me regardait étrangement ce qui ne faisait qu'accentuer mon sourire. Hypocrite. Je ne l'aimais pas, je ne l'avais jamais aimé et je ne l'aimerai jamais, il était trop... trop. Trop présent, trop populaire, trop fourbe. Si tout le monde, du moins certaines (beaucoup) de filles lui vouaient un culte, je m'étais promis de ne jamais me laisser berner par son sourire ravageur. Je n'étais pas dupe.

Et pourtant, sans savoir ni comment ni pourquoi, il faudrait que je le remercie plus tard. Ou jamais. Il quittait la table accompagné de Remus et James, me laissant champ libre pour confirmer ou non ce qui se tramait dans mon intérieur. Certes, je n'avais pas vraiment envie de lui parler devant toute l'assemblée mais autant faire ça vite, ce serait chose faite. J'allais bien trouver des excuses pour expliquer ma conversation avec Pettigrow, je m'en sortais toujours. Je n'allais quand même pas me démonter devant un garçon, il était plus jeune et il était Peter.

C'est lorsqu'il croisa de nouveau mon regard que je compris qu'il s'agissait de mon top départ. Attrapant une pomme dans la corbeille devant moi et sans demander mon reste, je pris mon courage à deux mains pour aller à sa rencontre. Ses joues étaient de la même couleur que le fruit que je tenais et cette idée me fit sourire encore plus. "Peter." Je m'étais assise juste en face de lui, tout sourire. "C'est ça que tu cherches ?" J'avais parlé d'une voix mielleuse et la pink lady était maintenant sur la table, entre nous.
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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Mer 25 Oct - 18:50

Bertha Jorkins, entêtée comme seules les filles de leur maison savaient l’être, vint bientôt débusquer Peter jusque dans son trou de souris. Le garçon était tout rouge et son coeur battait si fort qu’il l’entendait jusque dans ses tempes. Il avait peur car, s’il ignorait quelle fin poursuivait sa camarade en venant lui parler, il savait également que la jeune fille parvenait toujours à obtenir ce qu’elle voulait. Aussi se trouvait-il planté devant elle comme un abruti avec une feuille de mandragore qu’il plaça sous la langue avant de risquer de l’avaler rond en déglutissant. Il ne répondit pas à la politesse de son prénom, elle savait qu’il n’était pas dans l’ignorance de son prénom, et puis surtout il n’avait pas le cran d’aligner un seul mot en cet instant.

Peter tressaillit quand elle posa entre eux un fruit comme s’il avait craint qu’il ne s’agisse de la tête plantée sur un piquet de son fidèle crapaud. Ce n’était qu’une pomme et de son point de vue, c’était presque pire. Il tira une grimace comme si elle avait voulu l’empoisonner. « Euh … non » répondit-il un peu penaud mais très sincère à la fois. Qui connaissait le garçon n’était pas sans savoir que ni les légumes ni les fruits ne faisaient partie de son régime alimentaire (sa mère lui imposait suffisamment de fibres pendant les vacances sans qu’il souhaite en manger le reste de l’année). Mais avant qu’elle n’ait le mauvais goût de rire de son surpoids (peut-être qu’elle voulait se moquer de lui mais bien sûr !) il la devança et souhaita même l’amadouer un petit peu. « J’ai mal à la gorge alors je peux rien avaler de solide » se justifia-t-il bien que son nez qui restait rouge tandis que le reste de son visage retrouvait son teint laiteux atteste déjà de manière probante de son triste état. « Humpf tu peux l’avoir, enfin si tu … si tu veux ? » marmonna-t-il de manière à peine intelligible dans un double langage pour lui signifier qu’elle pouvait avoir tout ce qu’elle voulait de lui.

C’est que, la dernière fois que quelqu’un l’avait approché de manière si peu naturelle, il s’agissait du meilleur ami de la brunette dénommé Alexandre Rozen. L’histoire commençait par un baiser et finissait par une triste humiliation. En cet instant et tandis que Bertha ne le lâchait pas du regard, Pettigrow pensait davantage à la fin de l’anecdote plutôt qu’à son commencement. Il se demanda un instant si le Serpentard n’était pas impliqué dans toute cette drôle histoire mais ne le trouva pas attablé de l’autre côté de la grande salle lorsqu’il le chercha du regard. Alors il reporta son attention sur Bertha dont la voix mielleuse qu’il avait rarement eu l’occasion d’entendre ne le rassurait pas du tout. Il était de plus en plus convaincu qu’elle voulait obtenir quelque chose de lui. Prenant son faible courage de griffon à deux mains, il osa enfin le lui demander d’une manière détournée. « Est-ce que tout va bien ? » fit-il en osant enfin la regarder dans les yeux sous ses sourcils légèrement froncés par la suspicion. Il se renseignait autant de son état à elle que de son futur état à lui. La jeune fille n’était pas méchante et, si elle n’était pas pas particulièrement fan du groupe des maraudeurs, elle n’était pas non plus de celles qui leur mettait des bâtons dans les roues. Il souhaitait y voir un peu plus clair pour savoir quel comportement adopter avec elle.

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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Jeu 26 Oct - 12:22

La situation était maîtrisée, étrange mais maîtrisée. Il ne voulait pas de ma pomme ? Très bien. Je ne l'aurai pas accepté non plus à sa place, surtout me connaissant. La fourberie qui était associé à ma réputation n'était pas qu'un mensonge mais tout de même, je n'aurai pas eu besoin de ça avec lui. Il était bien loin de l'image de ses trois meilleurs copains, il faisait presque pitié ce pauvre petit agneau. Avec son baratin sur son mal de gorge il ne se rendait qu'un peu moins crédible. Je l'avais observé durant le repas et il ne s'était pas privé. C'était étrange qu'il soit aussi mal à l'aise, était-ce parce que ses petits copains n'étaient pas là pour le couver ? Ou peut-être parce que j'étais une fille ? Il ne devait pas avoir l'habitude, et c'était compréhensible. "Non Peter, merci. C'était pour toi." J'avais utilisé un ton rempli de reproche et je ne savais pas pourquoi. Je n'étais pas déçu, je m'y attendais et puis ce n'était qu'un prétexte pour engager une conversation. Peut-être que quelque part tout au fond, très très très profondément derrière ma poitrine au niveau de mon cœur j'avais été touché. Cette idée me faisait encore plus peur qu'elle ne rendait que plus réelle ce que j'éprouvais pour le garçon.

J'étais maintenant dans un état d'esprit proche de l'agacement, blessée. Et d'un autre côté je ne cessais de me répéter qu'il s'agissait de Peter Pettigrow, pas la plus grande célébrité du monde sorcier. Au pire même si rien ne se passait entre nous je saurais m'en remettre, tout le monde passait un jour ou l'autre par une petite peine de cœur. Il demandait si j'allais bien et je n'avais qu'une envie : lui crier au visage que non je n'allais pas bien! Je n'allais pas bien parce que j’éprouvais des sentiments que je ne contrôlais pas et qu'il était le premier concerné, que non je n'allais pas bien parce que la situation n'était pas autant maîtrisé que je l'avais pensé et qu'un pitre nommé Pettigrow avait l'entier pouvoir sur ma personne. Sans le savoir. Qu'est-ce qui pouvait autant m'attirer chez lui ?"Trêve de bavardages, je voulais te poser une question." Je n'avais pas envie d'y passer la nuit et le regard de Peter dans le mien m'avait mit un petit coup de pression. En tout cas si je voulais en faire mon petit copain, il faudrait que je me détende un peu, le stress ne me réussissait pas. Il fallait que je balance le tout une bonne fois pour toutes. "Est-ce que je te plais ?" Je sentais mes joues prendre une couleur rosée qui ne leur ressemblait pas. Si c'était oui tant mieux pour moi, si c'était non, je ferai en sorte qu'il se taise et si jamais il l'ouvrait, je le ruinerais. Parole de Jorkins.
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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Ven 27 Oct - 12:12

Peter qui ne se sentait déjà pas à sa plus grande aise bascula dans le mal lorsque Bertha, sous l’excuse de la politesse, lui reprocha de ne pas vouloir de sa pomme. Elle était en train de faire un truc de filles et rien ne le paniquait plus que les trucs de filles. Est-ce qu’il devait lui répondre qu’elle n’était pas grosse ? Lui aurait adoré qu’on le lui dise mais quand il s’y risquait avec les représentantes de l’autre sexe cela tournait souvent au vinaigre. Après avoir cherché avec suspicion le regard de Rozen, il chercha avec désespoir celui de Gardiner. Il était certain qu’elle aurait su lui dire comment réagir en pareille situation. Mais elle était occupée à discuter avec l’un de ses camarades de maison alors Peter dut se résoudre à faire fonctionner ses méninges à lui. Il considéra le fruit pendant un long moment le coeur battant et arriva à la pensée peu fructueuse - ou sans doute trop au sens premier - qu’il ne s’agissait que d’une pomme. Son estomac se retournait comme devant un chaudron en cours de potions tant il ne comprenait rien à l’affaire. Il avança prudemment une main un peu tremblante vers le dit objet de sa réflexion en guettant le regard de Bertha car il se tenait prêt à interrompre son geste au moindre froncement de ses sourcils. Mais comme la jeune fille ne réagissait pas vraiment, sa main s’arrêta bientôt sur le fruit aussi rouge que rond sans qu’aucune explosion ne se déclenche. Il en fut presque déçu car vraiment, il aurait préféré pour le dessert une crème au chocolat. Le garçon se désintéressa un instant à son interlocutrice pour couper à l’aide de son couteau une fine lamelle du fruit avec une grimace de dégoût. Il pouvait sentir d’ici la vitamine qui éloignerait de lui le scorbut.

Il mâchonnait en purée la pulpe du fruit sans parvenir à l’avaler tandis que Bertha estimait qu’ils avaient déjà suffisamment bavardé. Et comme s’il ne se sentait pas déjà suffisamment dans les conditions d’un cruel examen, elle voulut ajouter une question à cette épreuve. Mais quel malheur ! « Euh … d’accord ! » fit-il en essayant de paraître plus détendu qu’il ne l’était en réalité. Mais la question lorsqu’elle tomba le prit tellement au dépourvu qu’il inspira un grand coup et que sa compote se solidifia en une boule qui se projeta au fond de sa gorge congestionnée. Étouffé, il allait mourir étouffé ! Il se leva d’un seul coup en portant les mains à sa gorge sans parvenir à articuler le moindre son. « Peux plus respirer ! » articula-t-il simplement en penchant sa tête en avant comme s’il avait été sur le point de vomir. Il toussait avec force mais le dangereux morceau de pomme ne semblait pas vouloir se déloger de sa gorge. « Vais mourir ! » dit-il encore. Autour de lui les rires commençaient à pleuvoir aussi sûrement qu’à chaque fois qu’il se trouvait dans une situation embarrassante mais personne pour lui donner un coup de main. « Aide ! ». Il passait du rouge au cramoisi. Et sa feuille, sa foutue feuille de mandragore, il porta sa main à sa bouche pour ne pas la recracher.

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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Sam 28 Oct - 16:56

Je le regardais faire son petit numéro, ou du moins le continuer. Vraisemblablement il n'avait pas eu la fibre artistique. Le choix de Marlène de lui avoir donné un rôle assez important dans sa pièce de l'an passé montrait bien à quel point elle non plus n'avait aucun talent dans ce domaine là. Elle aurait mieux fait de rester à gérer ses clubs aux convictions les plus étranges les unes que les autres au lieu de faire croire à de jeunes âmes étourdies qu'elles avaient une chance dans la comédie. Puisque tout le monde aimait les pommes non ? "Allez juste une bouchée !" Ce ne fut qu'une fois la phrase sortie de ma bouche que je pris conscience de l'importance que j'accordais au fait que Peter accepte quelque chose de ma part. J'étais insistante et étrange. Blanche Neige n'avait qu'à bien se tenir. Mais le simple fait qu'il croque la pomme me rassurerait quant à son avis sur moi car, bizarrement, sa considération était appréciable.

Je profitais qu'il en découpe rondelle pour jeter un coup d’œil autour de nous. Personne ne semblait trouver que nous faisions tâche, que Pettigrow et Jorkins soient en train de discuter ensemble n'affolait pas les foules. Pas encore. C'était bon signe pour la question que j'allais lui poser, il y aurait moins de chance que quelqu'un s'intéresse à nous et puisse l'entendre par mégarde. C'était juste lui et moi.

Pendant que je sentais le stress de sa réponse monter en moi, lui semblait plus surprit qu'autre chose. Je l'observais se lever comme embêté par quelque chose et j'eus l'impression d'avoir avalé une pierre tellement mon estomac devint lourd. Il refusait de répondre. "Vraiment t'es pas obligé d'en faire des tonnes !" J'avais parlé d'une voix autoritaire guidée par la honte qui m'habiterait si jamais quelqu'un avait vent de cet épisode. "Rassieds-toi !" Je répondais à son semblant de parole, il prenait son rôle très à cœur, pas si mauvais acteur que ça finalement.

"Oh non !" Mon coeur rata un battement lorsque je compris qu'il était on ne peut plus sérieux. Il était en train de s'étouffer, à cause de moi. Et les gens riaient. "Que quelqu'un l'aide au lieu de vous moquer bande de vieilles bicornes !" Je ne pouvais pas vraiment les blâmer, dans une situation similaire et si je n'avais pas été la source de l'ennui de la victime, j'aurai sûrement ricané aussi. Voyant que personne n'avait la décence d'agir, je franchis par dessus la table la distance qui me séparait de Peter déversant le contenu des assiettes qui restaient. De la purée de citrouille avait atterri jusque dans mes cheveux mais j'aurai le temps d'y penser plus tard, je devais sauver mon Peter. Je pris mon élan avant d'abattre ma main d'une violence inouïe contre le dos de Peter. "Crache Peter !" Je lui hurlais dessus pendant qu'il faisait en sorte de conserver ce qu'il avait dans la bouche. "Ou avale mais fait quelque chose !" Était-il si empoté que ça ?
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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Jeu 2 Nov - 9:39

Lorsque Bertha finit par réaliser que Peter ne se moquait pas d’elle, le garçon était déjà passé au cramoisi et menaçait de passer tout prochainement au violacé. Ses yeux, habituellement enfoncés dans leurs orbites, semblèrent en sortir un peu pour lui lancer un sincère signal de détresse. Et enfin sa camarade réagit, comme une véritable héroïne, en glissant parmi les assiettes sans craindre de tacher sa robe de sorcière. La violence du coup qu’elle lui porta le surprit - car elle n’était ni grande ni épaisse - et il sentit le morceau de pomme se déloger un peu de sa gorge congestionnée. Alors il commença à faire le même bruit qu’un chat qui a avalé une boule de poils et fut bien heureux de recracher dans sa serviette le morceau de pomme plutôt que de l’avaler (ce n’est pas après un pareil incident qu’il se mettrait à manger sept fruits et légumes par jour !). Il se rassit à sa place tandis que les derniers rires résonnaient dans la salle. Il devinait le regard que Bertha devait présentement porter sur lui mais n’osait pas l’affronter. Sa nuque rougit et son regard resta dardé sur son assiette vide. « Merci » souffla-t-il les deux syllables comme un muffle sans faire montre de trop d’enthousiasme alors que la jeune fille venait quand même de lui sauver la vie. C’est que sa vitale intervention ne lui avait pas fait oublié la curieuse question qui l’avait précédée. Est-ce que sa camarade de maison lui plaisait ? La réponse était épineuse car, si le maraudeur n’avait jamais pensé à la faire figurer la pétulante Bertha dans sa liste des cinq plus jolies filles de l’école qu’il tenait régulièrement à jour - et en-tête de laquelle figurait une Lily Evans talonnée de près par Mary MacDonald depuis cet été - il décelait quelque chose d'aussi inquiétant que séduisant dans son ton autoritaire. Il passa une main un peu embêtée dans sa nuque sans ne rien lui répondre. Son amie Mircella l’avait mis en garde contre le fait de parler sans tourner avant la langue dans sa bouche. Son instinct de survie lui soufflait que parler de la liste qu’il entretenait n’était pas la réponse adaptée. « Hum … moui - marmonna-t-il enfin tandis qu’elle s’asseyait à ses côtés et sans toujours oser lui adresser le moindre regard - enfin j’veux dire … t’es une fille » ajouta-t-il un peu penaud. Elle était une fille alors elle lui plaisait forcément. Ca lui paraissait plutôt logique à lui. « Et pour-pourquoi est-ce que ça t’intéresse ? » osa-t-il enfin la regarder tandis que son coeur soumis à un trop plein de stress jouait la chamade. « Tu veux … tu vas pas le raconter à tout le monde si ? » s’inquiéta-t-il un instant de sa réputation en regardant autour d’eux d’un air un peu paranoïaque.

C’est qu’il lui était déjà arrivé de se manger un jour un râteau et toute l’école en avait été mise au courant dès le lendemain. Le sentiment n’était pas agréable et il ne souhaitait pas l’éprouver une seconde fois alors qu’il n’avait concrètement rien demandé à Bertha Jorkins. Il était de plus en plus méfiant vis à vis d’elle car, même si elle lui avait sauvé la vie, c’était elle qui l’avait poussée à croquer dans le terrible fruit en premier lieu. Il espérait ainsi que sa question ne fasse pas elle-même figure d’un hameçon. On ne savait jamais trop à quoi s’attendre avec la jeune fille. Remus avait exprimé la possibilité qu’il puisse plaire à Bertha en retour mais à cela, il n’était pas encore assez crédule pour y croire complètement.

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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Dim 5 Nov - 22:17

Je savais que Peter n’était pas le genre de garçon idéal dont on devait tomber amoureuse. Et plus je le regardais, enfant maladroit qu’il était, plus je me demandais ce qui ne tournait pas rond chez moi. J’aurai pu, en voyant la scène catastrophe arrivée, faire mine de ne pas le connaître, me déplacer de quelques mètres à la table ou encore mieux de prendre mes jambes à mon cou et disparaître de la Grande Salle ni vue ni connue. Oui j’aurai pu mais la bonté avait eue raison de moi, peut-être même ce qui me servait de cœur et que je prenais un malin plaisir à haïr en ce moment. J’aurai aussi pu passer sous la table au lieu de dessus, ou tout simplement la contourner, il n’était plus à quelques secondes près. Et encore mieux que tout cela, j’aurai pu lui tendre un verre d’eau au lieu de lui asséner un coup dans le dos d’une violence que je ne me connaissais pas. Si d’habitude j’appréciais de mettre en lumière certaines situations, j’étais vexée à l’instant précis sachant d’avance que Peter et moi serions sujets principaux des prochaines conversations. Il faudrait que je cherche de quoi inverser la tendance. Marlène allait bien faire quelque chose d’étrange dans la semaine et me sauverait la peau.

Je détournai les yeux lorsqu’il évacua le surplus qui lui avait presque coûté la vie. Son maigre remerciement me passa loin au-dessus, même si je m’étais inquiétée pour sa santé, je devais avouer que dorénavant je n’avais plus en tête que la question que je lui avais posée et surtout, la réponse inexistante qui avait suivie. "Bon alors ?" Je ne pris même pas les pincettes nécessaires, il était sauvé, je l’avais sauvé. A lui de devenir ma bouée de sauvetage.

Mon cœur battait à la chamade lorsqu’il prit la parole, enfin ! Le petit oui de Peter, bien qu’hésitant, me suffisait amplement et une vague de chaleur m’envahit traversant mon corps du petit orteil au cuir chevelu en passant par ma cage thoracique. Je lui plaisais. Mais le sourire qui était apparu sur mes lèvres retomba bien rapidement. Je lui plaisais. Parce que j’étais une fille. "Hein ?" En plus de la déception s’ajoutait l’incompréhension, je ne comprenais pas où il voulait en venir. Pour une fois je devais avouer que je n’avais rien à répondre, rien ne venait, rien de cinglant, rien ne semblait correspondre à l’état moral dans lequel je me trouvais actuellement. L’ascenseur émotionnel était mauvais pour la petite Jorkins que j’étais, on avait eu des cardiaques dans la famille, c’était dangereux de jouer autant avec un cœur.

L’envie de le mépriser surplomba tous les autres sentiments qui se battaient intérieurement en ma personne. Bon, je pouvais comprendre une nouvelle fois puisque je n’étais pas vraiment une personne de confiance mais la fierté en prenait un coup. L’une des seules protections que j’employais dans ce genre de situation était le mépris. "C’est juste pour savoir, comme ça." J’avais plissé les yeux en le fixant et répliqué d’un ton sec et cassant. "T’enflamme pas." A peine les mots sortis je me demandais déjà comment je pourrai rattraper cette calomnieuse conversation. J’allais devoir mettre les bouchées double pour envisager ne serait-ce qu’un rapprochement. "Tu crois vraiment que c’est le genre de chose dont on se vante ?" Plaire à Lysandre Sirlan ça c’était la classe mais Peter ? J’avais plus envie de rire jaune qu’autre chose. Et de moi, qui me battait pour Peter et non l’inverse.
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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Jeu 9 Nov - 10:48

Peter se sentait vraiment aussi pressurisé sous les questions de Bertha qu’il l’aurait été en examen de métamorphose avec leur directrice de maison. Et, dès qu’il entendit le « Hein ? » de protestation que poussa la jeune fille, il devina d’expérience que les choses n’iraient pas en s’améliorant pour sa pomme. « Euh non ? » tenta-t-il de corriger sa réponse. Ce n’était pas comme si elle lui avait posé une question à choix ouvert. Si la première réponse ne lui convenait pas, sans doute était-ce la deuxième. Même si lui n’y comprenait plus rien car il ne voyait franchement personne qui aurait aimé s’entendre dire qu’il n’était pas attirant. Mais comme les filles, et particulièrement la dite Bertha Jorkins en cette sainte journée, étaient des créatures encore plus étranges que les botrucs …

L’état de son interlocutrice semblait allait de mal en pis et il craignait bientôt qu’elle ne pète un plomb aussi violemment qu’une cousine O’Odraig. Il eut la sagesse d’acquiescer sans la questionner lorsqu’elle justifia son interrogation par une enquête. S’il trouvait cela un peu étrange, il ne la jugerait pas pour autant. Après tout, lui tenait une liste des filles qu'il trouvait les plus jolies alors peut-être Bertha tenait-elle une liste des garçons qui la trouvaient la plus jolie ? « D’accord ». Qu’il ne s’enflamme pas ? « Oui d’accord » répéta-t-il gentiment d’une manière assez débonnaire quoi que teintée d'une légère impatience. C’est que Peter Pettigrow ne faisait jamais exprès d’être contrariant et répondait bien plus facilement aux impératifs qu’aux interrogatifs. Et heureusement, la nouvelle question que posa Bertha, il y lut davantage un impératif. S’il l’avait jusque là trouvée gentille, quoi que un peu bizarre, il fronça cette fois-ci les sourcils sous l’effet de la vexation. Il avait conscience, prisonnier de son corps un peu balourd, qu’il n’était pas un garçon spécialement attirant. Sa mère, comme la moitié des filles de Poudlard, savaient très bien le lui rappeler. « C’est pas ce que je dis - corrigea-t-il assez sombrement - C’est juste que j’ai pas envie que tu racontes à tout le monde que tu m’as mis un râteau … » marmonna-t-il en se rapprochant d’elle pour que personne n’entende. Car dans sa tête, c’était un peu ce qui venait de se passer quand même, il était sorti de son cercle de confort pour dire à Bertha qu’elle était jolie. Et tandis qu’il l’observait d’un peu plus près, fulminant de rage, il pouvait encore affirmer qu’il la trouvait jolie. Il avait bien compris, à la lumière de sa dernière remarque que l’attirance n’était pas réciproque, pour autant son esprit de survie sociale n’avait pas envie que cet échange devienne public d’une quelconque façon. Et avec Bertha, encore plus qu'avec aucune autre fille, il valait mieux s'en assurer avant de trouver son nom imprimé dans la prochaine gazette de l'école. « Je te demande ça comme un service, d’accord ? » précisa-t-il sans mauvaise pensée en espérant que peut-être cela la calmerait.

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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Dim 12 Nov - 21:01

Il m'était arrivé d'avoir envie de pleurer depuis que j'étais entrée à Poudlard, plusieurs fois. Il m'était arrivé d'avoir envie de pleurer mais j'avais rarement laissé mes sentiments déborder à travers mes yeux. La première fois que ce fut le cas c'était le soir après mon admission ici. Bien que dans un dortoir avec d'autres filles tout autant perdues et inquiètes que moi, je ne m'étais pas sentie rassuré. Mes parents me manquaient, ma chambre me manquait, ma tranquillité me manquait et surtout ma pudeur me manquait. Je prenais bien conscience, recroquevillée en boule sous la couverture qu'il faudrait que je m'habitue à vivre en colocation. L'angoisse pour la petite enfant pourrie gâtée et chouchoutée que j'étais. Dès que j'ai entendu les premières respirations un peu trop fortes qui me prouvaient que mes supposées futures copines roupillaient, j'ai laissé toute ma fragilité sur mon oreiller. Le lendemain, l'air de rien j'ai fait la fille fière et sûre d'elle, déjà j'entrais dans la peau du personnage de Bertha Jorkins. Il y avait eu d'autres fois évidemment, qui m'avait fait réalisé que peut-être m'avait-on doté d'un cœur.

Je prenais le coup de "tu me plais parce que t'es une fille" comme une insulte et cette dernière me touchait un peu trop pour que ce soit normal. Je perdais le contrôle et ce n'était pas bon, ni pour Peter, ni pour moi, ni même pour tous les autres qui subiraient avec fracas cette mauvaise humeur. J'avais besoin de me défouler, vivement que Marlène soit dans les parages que je puisse extérioriser tout ça.

Blessée à l'égo plus qu'il ne le fallait, j'étais désormais dans une phase offensive et je plaignais d'avance mon futur petit copain, car oui même si nos débuts étaient chaotiques je parviendrai à rectifier le tir. "Un râteau ? Mais qui a parlé de râteau ?" Je roulai des yeux tandis que la proximité qu'il venait de réduire entre nous me donnait un peu chaud. Son manque de perspicacité avait quelque chose d'agaçant au plus haut point. Mes joues commençaient à s'empourprer et il ne faudrait plus longtemps avant que mon visage adopte la célèbre couleur de notre maison. Ce genre de situation n'arrivait que rarement et un garçon était toujours le responsable. Mi-gênée, mi-énervée j'encaissais les mots de Peter avec la plus grande peine. Partir était la seule solution pour échapper à mon afflux de sang. "Si c'est ce que tu veux, très bien." Et d'un geste rageur je me levai, imaginant déjà ma sortie de table comme comparable à celles des films à l'affiche. Alors que je commençai à envisager de quitter la Grande salle, je me retournai d'un mouvement préparé digne d'un mauvais drama. "Tu sais quoi Peter, t'as raison. On ferait mieux d'en rester là." La tête haute je repris la direction de la double porte comme si j'avais réellement eu une histoire avec lui, comme si nous avions vécu des tas de choses, comme si je venais vraiment de rompre.

Il faudrait que j'attaque dans un lieu plus intime, avoir du public ne me réussissait visiblement pas.

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MessageSujet: Re: Je te devine divine idylle | SUJET CLOS Sam 18 Nov - 10:07

Les filles auraient mérité une salle bien à elles au département des mystères, qu’on se le dise. Il semblait à l’adolescent que la représentante de l’autre sexe disait tout et son contraire. Lorsque l’espoir jaillit que Bertha ne soit pas présentement en train d’éconduire ses avances (qu’il lui semblait n’avoir formulées que parce qu’il y avait été poussé mais là encore il ne comprenait pas tout) elle s’employa à le tuer aussitôt. « Mais c’est pas ce que j’ai dit » souhaita-t-il corriger de son air penaud dans l’hypothèse que ce soit de rage (et non de gêne) que le visage de son interlocutrice soit en train de rougir. Il fallait toujours penser à sa survie en premier lieu. Quand Bertha commença à se lever, Pettigrow se sentit assez soulagé et retint de justesse un soupir de fuir entre ses lèvres (ouf !). Son instinct de survie lui indiquait qu’il s’agissait de l’un de ces moments où il devait rester droit dans la tempête en attendant qu’elle cesse mais la folie de Bertha n’était-elle pas de nature pérenne ? Il avait peur. Sa camarade de maison était vraisemblablement en colère contre lui et il aurait été dangereux pour le garçon maladroit avec les mots qu’il était d’ouvrir la bouche. Son regard effrayé et ses lèvres serrées l’une contre l’autre lui donnaient une drôle d’allure. Il retenait jusqu’à sa respiration et rougissait à nouveau. Bertha trouva néanmoins bon, avant de le quitter, de lui lancer une dernière remarque qui lui décocha la mâchoire aussi sûrement qu'un crochet et il respira à nouveau. « Mais j’ai rien dit ! » ne put-il s’empêcher de se défendre décidément toujours plus perplexe. La commère qui retrouvait sa nature première avait parlé plus fort que d’ordinaire et jeté un petit regard circulaire autour d’eux pour voir l’effet que produirait son annonce. Elle le faisait passer pour un véritable goujat et quelques filles pas très malignes de leur maison lui jetaient déjà des regards noirs par solidarité féminine. « Mais je jure que j’ai rien dit ! » se défendit-il encore inutilement auprès de ses camarades. Il se passa une main blasée sur son visage en se demandant ce que ses amis James et Sirius auraient fait dans une pareille situation mais se dit finalement que ça ne leur arrivait jamais. Dès qu’il y avait une folle dingue, c’était sur lui que ça tombait, c’était bien sûr. La pression du regard des autres après la petite scène de drama queen devenant trop lourde pour qu’il la supporte davantage, il récupéra finalement sa sacoche pour quitter la table et rejoindre le reste des maraudeurs qui l’avaient abandonné aux griffes de la jeune fille. Il comptait bien leur demander de ne plus jamais le laisser seul avec elle car elle était encore plus dangereuse que la bande d’Avery. Et puis peut-être que Remus verrait un peu plus clair que lui dans toute cette histoire ? De son point de vue, Bertha lui avait arraché des avances avant de faire croire à tout le monde qu’il l’avait rejeté, à quel point c’était tordu, ça, franchement ? Quelle fille !

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