C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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"Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil]

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MessageSujet: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Ven 10 Nov - 22:44


C'est avec l'équilibre précaire d'un centaure dans un musée d'art moderne que Basilius Lance Carrow déboula de l'ascenseur au Niveau 4. Le Niveau 4 n'était habituellement pas son niveau, puisqu'il concernait selon son appellation le « Contrôle et la Régulation des Créatures magiques ». Lui, il descendait tous les jours un étage plus bas, au Niveau 5, au Département de la Coopération magique Internationale. Entre ses mains, cinq dossiers et une tasse de café. Le thé n'avait jamais été son truc depuis que sa mère l'avait forcé à en avaler une théière entière à six ans. Comme chaque matin, il prenait un café et allait à son bureau. Mais ce jour-là, il devait voir son cousin MacNair, parce qu'il lui semblait malheureusement que tous les deux aient à travailler ensemble dans un futur bien trop proche pour que Basilius s'en porte bien. C'est en ruminant ses sombres pensées envers Walden qu'il s'avançait rapidement dans le couloir sombre et encore dépourvu de monde ce matin-là.
Carrow était de ces hommes qui se levaient tôt, qui se couchaient tard et qui globalement dormaient peu. Généralement premier arrivé dans le secteur du Commerce International, et souvent dernier parti, il était comme un fantôme qui ne quittait jamais vraiment le lieux qu'il hantait. Ses dossiers le poursuivaient jusque chez lui, et ceux qu'il tenaient entre ses mains calleuses ne venaient d'ailleurs pas d'être récupérées à son bureau. Il les avait complété la veille, ou plutôt quelques heures auparavant, à deux heures du matin. Il lui fallait maintenant les laisser au bureau de son cousin. Le cadet d'Ollender Carrow mit du temps à trouver le bureau du rejeton MacNair. Tellement de temps que les premiers employés du Ministère arrivaient déjà, et certains, le voyant ainsi vifs et bien éveillé si tôt, se contentait de le saluer d'un mouvement vague de la main ou d'un sourire faible.
Lorsqu'il trouva enfin le bureau sur conseil d'un Weasley – Basil ne savait pas lequel c'était – , il était vide, et le bureaucrate se contenta de faire glisser le dossier sous la porte close. Oh, il pourrait entrer, mais il ne préférait pas le faire. Il se releva en prenant garde de ne pas renverser son café encore bouillant qu'il lui tardait de savourer dans le silence paisible de son bureau. Mais sûrement, cette volonté n'était qu'un doux rêve de nuit et une délicate utopie, puisque se relevant, il heurta quelqu'un et renversa tout son café sur sa cape.

Le diplomate qu'il était lui demandait de rester calme tandis que l'impulsivité héritée de sa famille lui commandait de commettre un meurtre. Les yeux clôt pour contenir son envie d'étrangler le ou la fautive, il fallut quelques longues secondes à Basilius pour expirer l'air contenu dans ses poumons, qu'il ne s'était pas aperçut avoir gardé si longtemps. Lorsqu'il ouvrit ses yeux bruns finalement, dans l'idée de se montrer le plus courtois possible, il ne put réprimer sa surprise en voyant qui lui faisait face. Toujours au bon endroit, jamais au bon moment, apparemment !

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Jeu 16 Nov - 15:51

Cette nuit là, une magnifique chouette épervière avait réveillé la jeune mère en frappant le carreau à force de coups de bec. Andromeda avait maugréé un « Qui nous dérange à cette heure-ci ? » en cachant sa tête par dessous la couverture. Mais quand Ted lui avait indiqué qu’il était à peine vingt et une heure passée, elle s’était relevée d’un seul coup et l’air frais du mois de novembre qui s’était engouffré dans leur petite chambre en mansarde avait achevé de la réveiller. Elle s’était endormie toute habillée après une longue après-midi au cours de laquelle la jeune Nymphadora s’était montrée au moins aussi colérique que sa grande sœur Bellatrix. Les deux femmes Tonks s’étaient affrontées dans un match nul et tandis que l’une s’était endormie dans le lit conjugal, la seconde était bercée dans les bras de son père. « C’est pour toi … » avait chuchoté Ted en lui tendant le parchemin avant de s'en aller coucher leur petite-fille qui dormait maintenant à poings fermés. La chouette s’ébroua les plumes inutilement avant de repartir sous la pluie. Les courriers que recevaient la jeune femme étaient devenus plus rares depuis qu’elle avait abandonné son nom de Black pour celui de Tonks. Elle pouvait aujourd’hui compter ses amis sur le doigt d’une seule main.

Considérant la lettre avec une certaine méfiance avant de l’ouvrir, elle reconnut le sceau de leur ministère et s’inquiéta un instant d’une triste nouvelle. L’information contenue dans le parchemin n’aurait pourtant été de nature à la rendre plus joyeuse. Un entretien d’embauche ? On lui proposait un entretien d’embauche ? « TEEEED ! » avait-elle crié devant le sentiment de fierté qui s’emparait d’elle et en oubliant momentanément leur enfant endormie. Cela faisait de nombreux mois que l’intéressée essayait de se trouver un travail en vain. Il s’agissait d’un rude apprentissage car ses critères étaient tellement sélectifs qu’ils étaient uniquement concurrencés par ceux des employeurs. A la sortie de Poudlard, elle avait insisté auprès de son père pour être conjureur de mauvais sorts dans la banque de Gringotts et, bien que sa mère ait failli faire une dragoncelle de l’imaginer travailler parmi ces vils êtres qu’étaient les gobelins, Cygnus avait fini par céder à son caprice. Cela n’avait pas été très compliqué de trouver un travail pour la fille Black. C’était une autre paire de manche maintenant qu’elle portait le nom de Tonks. L’idée de rejoindre le ministère la remplissait de joie et elle passa finalement le reste de la nuit à babiller avec son époux des illustres fonctions auxquelles elle pourrait aspirer.

Sa joie ne fut malheureusement que de courte durée et ne survécut pas à l’entretien du lendemain, lorsque la personne qui aurait pu devenir son supérieur, commença en l’appelant Bellatrix. « Bellatrix ? » On offrait un poste au service de régulation des créatures magiques à Bellatrix Lestrange ? « Quoi ? Bellatrix se fiche de réguler les créatures magiques et ne rêve que de toutes les exterminer ! » s’était défendue la jeune fille qui arborait un air interdit en se relevant d’un seul coup de son fauteuil. Elle avait fini de maugréer de rage en entendant le secrétaire murmurer à l’oreille de l’autre. « Je vous l’avais dit que Bellatrix Lestrange parlait d’elle à la troisième personne ! ». S’il y avait bien une chose qui agaçait Andromeda Tonks sur cette maudite terre, c’était qu’on la confonde avec son effroyable grande sœur ! Il fallait bien avouer pourtant que, claquant la porte d’un coup de baguette, avant de faire claquer ses talons dans les couloirs jusqu’au bureau de Macnair - elle était certaine qu’il avait orchestré cette farce ! - la colère qui l’animait la faisait ressembler au portrait craché de la redoutée épouse Lestrange. Les quelques employés qui commençaient à parcourir les couloirs se bousculaient entre eux pour se pousser de son chemin. Et finalement, ce ne fut que grâce à la maladroite inattention de l’un d’eux, qu’elle interrompit sa course. « Han ! » s’exclama-t-elle en voyant sa robe se recouvrir du contenu sombre de la tasse du malotru. Tous deux s’étaient fait arroser. Elle sortit sa baguette du bout de laquelle jaillissait des étincelles et les quelques employés encore présents  dans le couloir s’amassèrent dans un même ascenseur. « Tergeo » soupira-t-elle finalement d’un ton qui avait tout perdu de sa rage pour ne plus s’assimiler qu’au plus triste des soupirs. Elle les nettoya tous les deux d’un seul mouvement du poignet et releva finalement le visage vers le maladroit. Basilius Carrow. Finalement, elle aurait peut-être mieux fait de le laisser se nettoyer lui-même ne put-elle s’empêcher de penser. Il affichait un air surpris alors elle décida de le prendre à contre-pied. « Un recurvit abîme le cachemire » lâcha-t-elle simplement, comme si le sortilège qu’elle avait lancé avait pu être la source de son air interrogatif. Et simplement, elle lui passa devant pour appuyer son pouce sur le bouton de l’ascenseur et appeler le suivant. Elle ne regardait pas le Carrow, il lui semblait qu’elle avait suffisamment attiré l’attention aujourd’hui et espérait que la rumeur perdurerait que c’était Bellatrix et non Andromeda qui s’était couverte de ridicule. Les Carrow avaient une bonne réputation au sein de sa famille - et par conséquent une mauvaise réputation de son point de vue à elle - et elle n’était pas à l’aise de se retrouver avec l’un de ses représentants. Elle dissimula le sentiment d'embarras qui la gagnait en appuyant une nouvelle fois sur le bouton de l’ascenseur qui n’arrivait pas assez rapidement à son goût.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Sam 18 Nov - 15:59


Basilius n'avait jamais confondu Andromeda avec Bellatrix, peut-importe le peu de fois où il avait eu l'occasion – sinon la malchance – de croiser sa route. A vrai dire, il n'avait même jamais comprit comment on eut pu confondre les deux sœurs. Il ne savait pas ce qu'elle pensait de cette situation, mais il vivrait très mal à sa place d'être comparé à l'un de ses aînés. Et il lui paraissait qu'une traîtresse comme elle n'apprécierait pas d'être associée à quelqu'un dont la fougue et le racisme était si tenace. Il s'agissait ce jour-là d'une malchance peu commune, puisqu'outre le fait qu'elle lui était rentrée dedans, elle avait renversé du même coup son café sur leurs capes. Sa tasse toujours en main mais désormais vide, il l'observa les nettoyer tous les deux en marmonnant de mauvaise grâce : « C'est toujours un plaisir d'avoir ton expertise sur le cachemire,  Andromeda ». Malheureusement, cet étage n'était pas son étage et il n'avait d'autre choix que de suivre l'ancienne Black qui se dirigeait vers les ascenseurs, probablement pour quitter le Ministère. Il la regarda s'agacer en appuyant frénétiquement sur le bouton et dû se mordre la langue pour ne pas lui préciser que cela ne servait à rien. Il se contenta de soupirer en maintenant ses dossiers sous bras, tel un véritable homme d'affaire. Immobile et droit, seuls ses yeux allaient de l'ascenseur à la jeune femme. C'était pour lui une grande surprise que de la croiser par ici. Puisqu'ils étaient seuls tous les deux, il en profita donc pour faire la conversation : « Il est étonnant de vous croiser par ici ». Basil n'avait jamais ressenti d'animosité pour la gamine, pas plus qu'il n'avait éprouvé de l'empathie lorsqu'elle était partie avec son né-moldu. S'il avait trouvé sa décision courageuse, jamais au grand jamais, il ne l'aurait confié à voix haute dans un lieux aussi public que le Ministère de la Magie. Néanmoins il lui semblait miraculeux qu'elle ai survécut assez longtemps pour le croiser par hasard sur son lieu de travail. Si lui-même confiait à ses parents fréquenter une sang-mêlée – même s'il lui arrivait tout de même de se mordre les doigts de jurer fidélité à une seule femme –, il ne pensait pas passer deux semaines avant d'être rattrapé par ses frères ou pire, son père. C'était sans doute pour cela qu'il ne disait rien. Ne pas attirer l'attention et vivre dans l'attente du moment opportun. Telle était sa philosophie depuis qu'il avait onze ans. Basilius avait réussit à toujours garder le même cap envers et contre tout, sans jamais changer radicalement de point de vue. Celui-ci ne faisait que se renforcer et devenait plus fougueux avec le temps mais cela n'allait guère plus loin. L'âge lui avait donné la sagesse de savoir ce qu'il était nécessaire de faire ou de ne pas faire, en temps et en heure. De son point de vue d'homme de trente-six ans, Andromeda avait été bien idiote de partir de sa famille. Mais ils n'avaient pas la même histoire, ni le même caractère. Il était donc bien mal placé pour juger.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Mar 21 Nov - 19:38

Le fils Carrow, fin observateur qu’il était, la reconnut. La chose était heureuse pour lui, car elle n’aurait toléré se faire appeler une fois de plus par le prénom de son aînée aujourd’hui, mais malheureuse pour elle très certainement. Sa nuque dégagée par un chignon rougissait d’embarras à vive allure. Andromeda avait beau ne plus appartenir à la haute sphère de la société sorcière anglaise, elle n’avait pas envie d’être le dernier potin croustillant de la prochaine tea party des FESP. Devinez qui on a croisé au Ministère ? Andromeda ! Il paraît qu’elle pensait obtenir un travail. Quelle sotte, si elle a voulu épousé un sang de bourbe, qu’elle travaille chez les moldus ! Les secondes qui égrenaient l’arrivée de l’ascenseur lui paraissaient interminable et ses yeux se couvraient déjà d’un voile brillant. La pauvre enfant pleurait figurez-vous ! Elle ne voulait pas que quiconque, comme son idiote de petite sœur, lui fasse l’offense de supposer qu’elle regrette sa nouvelle vie. Basil eut pour elle un nouveau mot et son ton fut cette fois-ci tranchant. « Le vouvoiement sied en effet davantage à notre conversation ». Elle appuya encore sur le bouton de l’ascenseur car elle avait l’impression terrible d’être du mauvais côté de la grille. Le couloir avait beau être suffisamment large pour laisser passer la locomotive du Poudlard Express, elle avait présentement l’impression d’y manquer d'air. Elle ressentait le poids de toute la ville au-dessus de leur tête. Ils avaient peut-être tous raison finalement quand ils lui répétaient qu’elle n’appartenait plus au monde magique. Il lui tardait de retrouver le son apaisant de la campagne où les Tonks habitaient.

Tandis que sa colère s’estompait, Andromeda retrouvait en même temps le sens de la raison. La famille Carrow avait la réputation d’être violente. Elle ne savait d’elle que ce que l’on apprenait à toute petite fille de sang pur (à savoir la généalogie et l’état de leur richesse). Et puis cette réputation aussi. Combien de fois, lorsque les soeurs Black commettaient une bêtise, s’étaient-elle entendues répéter par leurs parents qu’elles avaient de la chance et qu’elles auraient pu se faire punir comme un Carrow. On ne leur avait jamais dit ce dont il s’agissait mais en grandissant Andromeda pensait au moins l’avoir deviné. Elle jeta un regard rapide du coin de l’oeil au fonctionnaire sans rien perdre ni de sa droiture ni de son port aliter. L’homme plus jeune avait porté les couleurs de la Maison de Godric Gryffondor. Comme son cousin Sirius. Celui-ci était sévèrement et régulièrement réprimandé par son oncle et sa tante pour cette raison. Alors Basil s’était fait punir, sans aucun doute, comme un Carrow. « Nul besoin de vous y habituer car vous ne me reprendrez pas à me perdre dans ces couloirs - reprit-elle d’un ton plus doux et plus prudent également - Venir ici était une erreur » compléta-t-elle sombrement. Et sans doute en aurait-elle commis une plus terrible encore si elle avait continué son chemin jusqu’au bureau de son ancien fiancé qu’elle jugeait responsable de la grossière farce. Cela était peut être sa chance finalement, qu’elle ait croisé le chemin du benjamin Carrow. S’il devait répéter l’incident qui les avait fait se rencontrer, elle espérait bien qu’il insisterait sur cette partie de la conversation. Sa nouvelle place, elle la connaissait. Elle était auprès de sa fille et de son époux et elle ne tolérerait pas qu’ils souffrent de représailles en raison de son idiote ambition. Andromeda n’avait toujours accordé aucun regard à son interlocuteur et, les mains maintenant serrées contre elle, semblait vouloir appeler l’ascenseur de son regard davantage que du bout du doigt. Le rôle que son éducation lui intimait d’incarner pour sa sécurité la répugnait tout à fait et elle respirait un peu moins facilement que d’habitude. Elle soupira de gratitude lorsque l’ascenseur arriva enfin. Et le premier geste qu’elle fit en entrant dans la cabine, avant même d’annoncer son étage, fut de défaire les pinces de son chignon qui lui tiraient les cheveux en arrière.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Mer 22 Nov - 21:31

Basilius avait l'immense chance d'avoir été élevé par Aurianne Bulstrode, qui lui avait donné, de part son éducation stricte et raffiné, le grand talent de mettre le monde mal-à-l'aise tout à fait sciemment. Et pire encore, de jouer du malaise des autres en appuyant là où la bienséance nous interdisait d'appuyer. Cette bienséance n'existait pas avec Andromeda puisqu'elle ne faisait plus parti du clan très fermé des sang-purs respectés. Et c'était d'ailleurs pour cela qu'il l'avait vicieusement tutoyé avant de la vouvoyer. Il attendait comme un bon prévisionniste, la réaction de la jeune femme pour savoir s'il avait bien fait d'appuyer sur ce point-ci et non celui-là. La réponse tranchante de la jeune Tonks lui arracha un sourire à demi-satisfait – pas entièrement, pour ne pas la froisser ! – alors qu'il était tout à fait fier de lui. Andromeda s'était peut-être détachée de leur milieux, elle gardait toujours les syndromes relatifs aux gènes de la famille Black. Elle était impulsive... Et ça l'amusait beaucoup ! Lui même se savait entaché de ce triste défaut, mais visiblement, et à la différence de la jeune femme, il savait aussi faire preuve d'une patience sans réserve selon les situations. Basil en réalité, n'était impulsif que sous la provocation et l'insulte et c'était là une joyeuse nouvelle pour Andromeda qui n'allait sans doute pas le voir s'énerver aujourd'hui. Même l'ascenseur tardif n'allait pas lui faire perdre son sang-froid durement acquis par des années et des années sous le joug d'un paternel violent. La voir appuyer sur le bouton était un amusement pour lui qu'elle négligeait probablement.
Il s'amusa à lui faire la conversation comme s'ils se connaissaient bien et qu'il était tout à fait normal qu'ils discutent tous les deux en attendant un ascenseur qui risquait de ne jamais venir. Andromeda sembla se radoucir et il ne releva pas le nouveau ton qu'elle imposait à la conversation. Il sourit de sa réponse et pénétra dans l'ascenseur après elle : « Je me dis la même chose tous les matins  » répondit-il en appuyant sur le bouton de son étage. « Rez-de-chaussé pour vous, je suppose ? » demanda-t-il, le pouce à quelques centimètres à peine du bouton. Basilius priait secrètement pour qu'il n'y ai pas de panne ce jour-ci. Il ne se sentait pas d'attaque pour rester bloqué dans un endroit si petit pendant une heure. Ça lui était arrivé bien trop souvent depuis qu'il travaillait au Ministère, et il avait déjà eu l'immense honte d'avoir une crise de claustrophobie devant Raven Fawkes. Il se mit à trier ses dossiers sans regarder sa compagne de voyage. « Vous veniez pour un emploi ? » questionna-t-il enfin après un silence long et assourdissant. Elle ne travaillait pas au Ministère. Par sa position et son nom, il avait le loisir de connaître au moins le nom de chaque élément travaillant dans les couloirs noirs du plus Haut Lieux Magique de Grande-Bretagne et il ne connaissait pas de Black Femme travaillant ici. Et si elles s'appelaient « Black » c'était souvent dû à une coïncidence et elles n'étaient absolument pas liées à la famille de la jeune femme. Il était assez triste de voir à quel point leurs familles ne s'adaptaient pas à la modernité. Bien qu'il fût particulièrement mauvais prince vis-à-vis des femmes avec qui il avait des relations autres que professionnelles, il ne voyait aucun problème à ce qu'elles occupent les mêmes postes qu'eux. C'était peut-être aussi davantage un problème de société qu'autre chose. Son meilleur ami était un sang-mêlé et était pourtant particulièrement misogyne. Si cela le faisait rire parce qu'il ne se sentait pas concerné, il savait que cela plaisait moins à Carolyn. Il coula un regard vers la jeune femme à ses côtés en se demandant si elle avait été victime de misogynie pour être ainsi recalée. Basil ne se doutait absolument pas que la réalité était plus blessante pour l'égo et moins envisageable.


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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Jeu 23 Nov - 15:55

La nature méfiante et suspicieuse d’Andromeda ne pouvait s’empêcher de l’interroger sur le personnage de Basilius en compagnie duquel elle se trouvait. Il se permit avec elle un trait d’humour dont la banalité lui fit froncer les sourcils. C’est que la banalité, elle n’y était plus habituée de la part des familles qui étaient dans le giron de celle qui avait longtemps été la sienne (et dont elle n’ignorait pas que les Carrow faisaient partie intégrante). Même Cassiopeia qui avait prétexté rester sa meilleure amie après sa répudiation ne lui avait plus jamais offert le luxe d’une conversation détachée et naturelle après ce jour. Andromeda comprenait bien que la traîtrise était considérée comme une maladie sociale contagieuse par leurs pairs et pourtant, Black elle demeurait, elle n’avait jamais pardonné cette offense à son ancienne meilleure amie. Alors à quoi jouait le fils Carrow ? La question était ouverte. Il était compliqué pour l’épouse Tonks de savoir si l’homme se montrait amical ou manipulateur car il n’avait après tout pas l’air d’un imbécile. Alors elle continua à le toiser de son air naturellement supérieur en finissant de retirer ses dernières pinces. Elle daigna enfin lui accorder un regard curieux et acquiesça d’un signe de tête bref et léger avant de refermer sa main sur l’une des cordes qui pendait au plafond. La violence des voyages en cabines d’ascenseur du Ministère - presque similaire à celle du Magicobus, à penser que les sorciers aimaient se rappeler leurs années de Quidditch ! - ne lui était plus inconnue. Elle ne prit pas la peine d’ébouriffer ses longs cheveux châtains pour leur redonner du volume en sachant bien que les secousses s’en chargeraient pour elle. L’ascenseur marquait déjà son premier virage à quatre vingt dix degrés sans perdre en vitesse. Le voyage revigorait Andromeda et comme l’air filait à travers ses cheveux, elle se sentait déjà un peu plus libre. L’effet semblait être son contraire sur Basilius.

Comme il profitait du voyage en triant ses dossiers, l’homme avait presque su lui faire oublier son énigmatique présence quand il brisa finalement le silence. Elle se remémora la triste humiliation des prémisses de son entretien en se disant qu’il était sans doute audacieux d’en parler mais moins sans doute que de mentir à un Carrow. « Pour un spectacle » répondit-elle de ce ton froid que peuvent avoir tous les héritiers de la Maison de Salazar et laissant penser qu’elle jouait de l’ironie pour mieux le railler. Mais si elle avait été de cette humeur, c’était davantage de sa petite personne à elle - pour qui il était dur de renoncer aux rêves de grandeur - dont elle aurait présentement ri. « Mis en scène par votre collègue Macnair ou peut-être Malefoy ? » s’égara-t-elle à deviner en énumérant les deux personnes le plus hautement placés sur la liste de ceux qui avaient un intérêt à lui nuire au sein du Ministère. « Peu m’importe à vrai dire. Il était de mauvais goût et ne mérite assurément pas qu’on en écrive un billet » reprit-elle sans ne rien perdre de sa prudence.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent brutalement mais Andromeda ne reconnut pas plus l’atrium que Basil ne reconnut le cinquième niveau. Des sorciers revêtant les tenues reconnaissables du Magenmagot leur firent face un instant. Corban Yaxley à leur tête s’apprêtait à rentrer quand il la reconnut et s’arrêta en créant sans le vouloir un barrage à ses collègues avec ses larges épaules. Le temps qu’il mette à se décider de savoir si cela était condamnable ou non pour lui de respirer le même air qu’une traîtresse bien connue mit la patience d’Andromeda à rude épreuve. Elle ébouriffa sa frange, trop longtemps retenue par des pinces, au cas où l’intéressé ait encore eu quelque doute sur son identité et, avant qu’il ne réagisse, appuya de nouveau sur le bouton de l’ascenseur. Les grilles dorées se refermèrent et la cabine repartit en arrière uniquement peuplé de ses deux passagers originels et de petites notes colorées qui avaient pris le temps de se glisser sans discrimination au-dessus de leur tête. « Vous auriez dû descendre à cet étage, nous allons faire jaser » commenta-t-elle d’un ton égal et plutôt satisfaite de ne pas être la seule qui perdrait ce jour encore un peu de son plumage. Andromeda lui adressa finalement son premier sourire sympathique avant de détourner le regard vers la paroi de la cabine la plus proche d’elle. S’il avait été parmi eux, son époux se serait sans doute félicité d’avoir fini par lui donner le goût de la provocation. Elle était moins faible et timorée qu’elle l’avait été du temps de ses années au château.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Dim 26 Nov - 10:53


Les charmes féminins avaient toujours eu leur effet sur chaque mâle de la famille Carrow. Chacun, à sa manière, était réceptif d'une manière ou d'une autre. Si Ollender se permettait toujours un regard scrutateur, Merrick ne s'autorisait qu'un calme plus froid encore que d'habitude, tandis que Morfin s'amusait toujours à faire la discussion. Basil pouvait se réclamer d'être entre son père et ses frères, car s'il laissait toujours ses yeux se balader sur de délicieuses courbes féminines, il n'en oubliait pas son trait d'humour qui finissait toujours par avoir raison d'une femme.
Néanmoins, Andromeda, aussi charmante pouvait-elle être, n'attirait pas particulièrement l'ancien Gryffondor. Cela ne l'empêcha pas de laisser ses yeux bruns la scruter discrètement et ça ne l'empêcha pas plus de se permettre un trait d'humour pince sans rire. Basilius oscillait entre l'homme froid et l'être bouillant et c'était souvent un mélange des deux qui le faisait discuter avec une femme pour la mettre dans son lit. Fut un temps où il n'était absolument pas comme cela. Ses années à Poudlard avaient été marquées par un blocage inconditionnel sur une Poufsouffle pendant sept ans. Ce n'était qu'à l’École Supérieure de Magie qu'il avait fait honneur à son nom en devenant un véritable coureur de jupon, ce qu'il avait été pendant près de vingt ans. Il pouvait retourner cela autant de fois qu'il voulait, il regrettait tristement cette période où il s'autorisait tout en se fichant des conséquences : sang-pur, sang-mêlées, nés-moldues, moldues elles-même... Basil n'était pas raciste et l'était encore moins dans un lit. Parfois, il se demandait s'il avait laissé derrière lui des gosses. Mais généralement et pour s'éviter une légère culpabilité, il n'y pensait plus et se contentait de passer à la femme suivante. Au fond, son besoin radical de changement en matière de femme faisait écho à sa vie qui n'avait pas changé malgré tous ses efforts, mais aussi, cela soulignait malheureusement l'inassouvie dont il souffrait particulièrement. Il sortit de son songe lorsqu'Andromeda lui répondit froidement. Ses yeux sombres portés sur ses dossiers se posèrent sur la jeune femme qui évoqua deux noms avec lesquels il entretenait lui-même des relations difficiles.

Walden était son cousin. Pour autant, il avait toujours perçus chez lui une lueur calculatrice, mauvaise et ne s'était jamais laissé avoir par son visage d'ange. Lui qui aimait tant les enfants n'avait jamais su y faire avec le petit MacNair. Quand à Malefoy, il était inutile de présenter un si grotesque personnage. « Walden serait tout à fait capable de cela » commenta-t-il simplement de prime abord, « Malefoy, aussi grotesque soit-il ne s'abaisserait pas à cela sans y assister ».
La jeune femme balaya le sujet de conversation comme s'il s'était agit d'une poussière sur son épaule et il n'insista pas. L'ascenseur ne s'arrêta pas au rez-de-chaussé mais bien à l'étage réservé aux membres du Magenmagot. Il  déglutit en apercevant son paternel au fond du couloir, en discussion animée avec son deuxième fils et un homme chauve. Il ne fit guère attention à Corban Yaxley qui provoquait un bouchon. Basil gardait les talons ancrés dans le sol de l'ascenseur, et détourna les yeux vers ses dossiers d'un air tout à fait nonchalant. Le cube repartit sans que personne d'autre ne fut monté. Le diplomate évitait son paternel comme la peste au Ministère, et il savait que s'il l'avait aperçu, il serait malheureusement venu vers lui, pour le faire sortir d'un ascenseur pollué par une femme qui n'était rien. La phrase d'Andromeda le laissa tout à fait de marbre : « On ne jasera pas plus que d'habitude, je suppose » répondit-il d'un ton flegmatique. « Cela ne me dérange pas plus que cela doit vous déranger. Me tromperais-je en affirmant cela ? ». La jeune femme lui accorda pour la première fois un sourire et Basil se demanda un instant si rester dans cet ascenseur en sa compagnie était une épreuve pour qu'elle soit plus gentille avec lui s'il la réussissait, ou plus mauvaise s'il échouait. Il décida de rester dans l'idée qu'elle se déridait simplement après être passée proche du drame avec Monsieur Yaxley.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Jeu 30 Nov - 12:24

Basilius Carrow ne disséminait dans leur conversation que quelques mots mais chacun d’eux touchait avec justesse la sensibilité de l’ancienne Black. Il semblait comprendre, sinon partager, le mépris qu’elle ressentait pour ses collègues Macnair et Malefoy. Il s’agissait pourtant là encore de deux noms qu’un fils Carrow aurait dû respecter. Mais Basilius, pour une étrange raison qu’elle ne se risquerait pas à deviner à la hâte, semblait flotter au-dessus des jeux pervers de la société puriste auquel son nom le faisait pourtant appartenir. L’instinct de Andromeda lui soufflait qu’il était aussi traître qu’elle quoi que d’une manière plus subtile et moins éclatante. Les règles de leur société étaient différentes pour les femmes et pour les hommes. Jamais un héritier mâle ne se serait fait mettre à la porte pour refuser un mariage. Mais une fille, une fois qu’elle devenait femme, n’avait plus qu’un seul devoir à respecter : devenir une épouse pour faire perdurer la pureté du lignage. Andromeda n’avait peut-être brisé qu’une seule règle mais il s’agissait de l’unique qu’on lui avait imposée. L’épouse Tonks maîtrisait néanmoins les arcanes de la sournoiserie, parce qu’elle en avait été la victime davantage que l’initiatrice au cours de son enfance et adolescence, et savait qu’elle se trouvait présentement dans un panier de crabes. Nombreuses étaient les nouvelles personnes qui souhaitaient s’inviter dans sa vie depuis sa répudiation et elle se montrait méfiante avec chacune d’elles. Il y avait les aurors qui rêvaient d’avoir la tête de sa grande sœur. Il y avait les mangemorts qui rêvaient d’avoir la tête de son époux. Elle ne rêvait quant à elle que d’une existence tranquille avec lui et leur enfant et il était bien malheureux le monde duel qui rendait illusoire cette unique prétention. Elle ne répondit donc rien à Mr Carrow car elle était à la fois trop prudente et trop préoccupée par ses tristes et égoïstes pensées.

Le destin néanmoins ne put s’empêcher de s’amuser de cette situation en les présentant à Corban Yaxley. Andromeda que les douloureuses expériences avaient rendue fataliste ne put que s’en amuser sous ses lourdes paupières si blasées d’ordinaire. Le fils de Ollender ne put résister et formula distinctement l’interrogation qui s’échouait régulièrement sur la plage de ses pensées comme les remous de l’océan depuis que le destin les avait réunis dans cette petite cage. Andromeda le considéra dans un silence solennel et jugea que Basilius se jouait de son esprit. Car ce n’était après tout pas à elle d’estimer que l’homme se trouve être ou ne pas être digne de sa confiance. Ou peut-être que si ? Rien de ce qu’il aurait pu lui dire n’aurait été de toute manière de nature à l’orienter sur la sincérité de ses propos. Elle était âgée de vingt-et-un ans et n’accordait plus du crédit qu’aux actions et non plus aux paroles des hommes. Elle défaussa une nouvelle carte de son jeu plutôt que de l’affronter directement car elle craignait moins de se mettre à nue que de perdre. « Comme nous l’avons déjà souligné, ce n’est pas moi qui travaille ici » lui répondit-elle avec le même flegme quoi que teinté d’une aura de méfiance dont elle ne parvenait pas facilement à se défaire. Sa phrase sentencieuse était à double tranchant. Elle ne doutait pas qu’il soit suffisamment intelligent pour deviner qu’il avait bien plus à perdre qu’elle dans l’histoire qui se raconterait. Elle piqua elle-même sa fierté et releva le menton. Il ne lui restait rien de sa réputation, et comme on lui avait toujours appris qu’une femme n’était rien sans sa réputation, un sentiment douloureux se logeait au creux de son ventre. Son époux et leur petite-fille lui manquaient cruellement en cet instant car il n’y avait qu’à leur contact qu’elle se sentait forte. Si le port de sa nuque restait droit, son regard sombre se baissa quant à lui défait vers le bout de ses souliers. « Ce qu’il y a de plus risible dans cette farce, c’est que je me fiche bien de travailler ici je crois - revint-elle finalement avec une certaine affliction sur cet entretien qui l’avait mise à genoux - Vous vous doutez bien que ma famille ne s’en est jamais vantée mais j’étais conjureur de sortilèges à Gringotts à ma sortie de l’école alors je doute que je me serais ici épanouie » se remémora-t-elle avec un léger sourire emprunt de nostalgie. Cela remontait à une courte et bienheureuse partie de sa vie où elle avait eu l’impression qu’un infini de possibles s’ouvrait à elle. Son père Cygnus avait accepté que sa fille poursuive une ambitieuse carrière à la hauteur de son talent avéré en sortilèges. Et puis elle entretenait déjà une relation secrète avec Ted à la barbe de Macnair qui avait au moins été une fois dans sa vie le pigeon d’une farce. Elle avait été persuadée à cette époque que son père accepterait le caprice de son coeur comme il avait cédé à celui de sa carrière. Elle renifla et chassa ce refrain de pensées avant qu’il ne devienne amère. « Je souhaitais simplement être utile à la communauté et à ma nouvelle famille en même temps » conclut-elle avec une peine sincérité que l’on aurait trouvé chez aucun autre membre de sa famille. Elle s’était d’abord défait de ses pinces, et puis de ses manières de petite peste engoncée, il ne restait finalement plus que ce qu’elle était véritablement. Une jeune fille coincées entre deux mondes avec des ambitions honnêtes mais systématiquement contrariées.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Lun 4 Déc - 12:56


Basil s'était détaché depuis bien longtemps des vices de leur société. Il ne s'était en réalité jamais réellement senti concerné par les manipulations et les mariages arrangés. S'il avait eut le malheur d'être un jour fiancé contre son gré, il avait habilement évité le terrible événement qui était en réalité une sanction contre ses comportements outrageusement fougueux lors de sa scolarité à Poudlard. Andromeda s'était elle-aussi éloignée de ces jeux pervers et elle devait maintenant vivre une vie tout à fait acceptable avec son mari. L'on avait assez souvent craché sur elle pour qu'il sache que sa trahison avait en plus engendré un enfant. Il ne savait pas bien si c'était très judicieux de sa part. Mêler un enfant à tous les dangers des répercussions qu'allait imposer leur société sur elle était un jeu dangereux auquel il ne se serait pas amusé, malgré sa témérité de Gryffondor. Mais la jeune femme semblait vouloir prendre une distance révoltante contre leur monde et Basil ne pouvait que respecter cela, puisque c'était ce que lui-même rêvait de faire sans néanmoins jamais franchir le pas. Pourtant, maintenant que tous deux avaient été aperçus ensemble dans cet ascenseur, il y avait fort à parier pour qu'il doive rendre des comptes à son paternel dans la semaine. Carrow savait que Corban Yaxley n'allait pas se gêner pour cracher autant sur elle que sur lui, et s'il se fichait bien d'être démoli publiquement, il vivrait mal d'être une nouvelle fois reprit dans la sphère privée. Préférant ne pas penser à ce qui l'attendait plus tard, il émit un léger ricanement à la réponse d'Andromeda : « Qu'importe ? » répondit-il. Sa manière désinvolte de s'exprimer sur ce que l'on pouvait penser de lui valait tous les discours du monde sur sa propre orientation.
A partir de ce moment-là, Basil renonça à faire lui-même la conversation. Il se perdit dans ses dossiers, dans ce qu'il devait faire aujourd'hui, dans les rendez-vous qu'il devait planifier et tout cela lui donnait un sacré mal de crâne. Il pensait chiffre, inspirait analyse, expirait offres... Si bien qu'il rata les premiers mots qu'Andromeda lâcha. Il s'étonna qu'elle reprenne le fil qu'il pensait coupé entre eux pour le reste de leur voyage dans les dédales du Ministère. Il leva un sourcil admirateur devant son ancien métier dont en effet, il ignorait tout. C'était un métier intéressant. Il trouvait cela dommage qu'elle n'y travaille plus. Néanmoins, les gobelins étaient aussi agréables que la famille Black, ce devait donc dès lors être assez pénible d'y travailler tous les jours. Basilius ne répondit rien à cela, et la laissa finir. Il soupira devant l'idée saugrenue qu'il venait tout juste d'avoir. Le diplomate allait passer à autre chose lorsqu'il réalisa qu'il ne se souvenait plus de la date où il devait voir le Premier Ministre autrichien.  La vue mentale de son bureau remplit de papier le poussa à parler : « Vous étiez venu pour un travail » commença-t-il en croisant ses mains encombrées de papiers dans son dos, « je suis tout à fait ouvert à vous en proposer un ». Ce fut tout ce qu'il dit. Il se retourna vers elle pour sonder son visage du regard en priant pour ne pas avoir fait la plus stupide erreur de sa vie.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Mar 12 Déc - 11:58

La désinvolture naturelle de l’aîné Carrow poussa naturellement l’ancienne Black à se confier à lui. Elle avait perdu l’habitude de se livrer aux sorciers de grande famille depuis bien longtemps. Il n’y avait bien que Kierán Graves et Mildred Nott à qui elle faisait habituellement cet honneur. Mais comme elle avait été profondément blessée et que le destin ne lui offrait que Basil pour seule compagnie, elle s’exprima car est-ce que cela importait de toute façon ? Les familles de sang pur étaient un véritable terrier de serpents et se réjouissaient avec un sadisme rampant de voir ce qu’ils appelaient traîtrise naître chez leurs meilleurs voisins. Le sentiment de supériorité qu’ils en tiraient s’en trouvait inégalé. Alors qu’ils parlent s’ils le désiraient, qu’ils sachent qu’elle volait au-dessus de leur farce, ils trouveraient toujours le moyen de la rabaisser et de la railler à la fin de la journée. Le fonctionnaire lui proposa bientôt un travail et la jeune femme le considéra avec suspicion comme si la pomme qu’il lui tendait avait été empoisonnée. Maintenant qu’elle avait perdu son grand nom, elle savait qu’il ne suffisait plus de demander pour obtenir. La question se posait en conséquence de savoir pourquoi l’homme était désireux de lui offrir un travail ? Elle doutait que son curriculum vitae, prestigieux et léger à son image, ait suffit à emporter sa conviction. « Quel serait ce travail exactement ? » demanda-t-elle avec une méfiance qui avait retrouvé toute son acuité. Elle ignorait toujours l’identité du corbeau qui, aux prémisses de sa relation amoureuse et de son déshonneur, avait utilisé son secret pour lui faire accomplir de basses missions. Elle demeurait encore aujourd’hui terriblement honteuse de ses actions et elle ne souhaitait renouveler un tel contrat avec le diable pour rien au monde. « Et quel intérêt y trouveriez-vous ? » ajouta-t-elle plus durement car elle était moins faible qu’à ses dix-huit ans.

L’homme qui lui faisait face, de par son âge et son attitude, respirait bien plus la maturité que Malefoy ou Macnair. Elle ne redoutait pas être le jouet d’une farce plus large encore, elle craignait véritablement pour sa sécurité et plus encore pour celle de sa famille. Est-ce qu’il faudrait qu’elle communique son adresse à son employeur ? Non merci ! Est-ce qu’il s’agissait d’un moyen de l’engluer dans la toile du gouvernement pour mieux la manipuler ? Non merci ! Son coeur battait un peu plus vite tandis qu’elle se sentait acculée par toutes ces terrifiantes idées. Elle savait très bien la manière dont on manipulait une jeune femme de sa trempe car avait enduré la soumission jusqu’à son départ de la demeure familiale. Elle avait été gâtée des avantages d’une bonne naissance et d’une bonne richesse par Cygnus Black et Druella Rosier toute son enfance. Et puis quand elle avait souhaité épouser l’homme duquel elle était tombée amoureuse, on l’avait menacée de lui retirer tous ses attraits, son compte en banque se trouverait vidé, son travail lui serait retiré, ses amis s'en iraient. Aurait-elle la même force de conviction maintenant qu’elle était solidaire d’un couple et mère d’une petite fille ? Elle savait que oui et pourtant ce doux rêve de pouvoir mener une vie professionnelle autant que sociale dans le monde des sorciers sans être pour autant obligée de renoncer à ses convictions lui paraissait constamment illusoire. L’ascenseur qui continuait à filer à vive allure s’arrêta brusquement au cinquième niveau, celui de la coopération magique internationale. Les grilles dorées s’ouvrirent et elle darda un œil impressionné vers les larges couloirs que son interlocuteur lui proposait peut-être d’arpenter dans un avenir proche. Elle ne parlait aucune autre langue que sa maternelle mais combien de fois s’était-elle entendue répéter qu’elle rêvait d’apprendre de nouvelles langues ? Elle détourna le regard peu désireuse de montrer pour l'instant au fonctionnaire une ombre d’intérêt pour sa proposition.


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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Ven 15 Déc - 11:18


Leur société était un nie de serpents venimeux désireux de s'entre-tuer les uns des autres. Il n'y avait pas de véritables amis, seulement des gens qui étaient des moyens d'achever correctement leurs ambitions. Si Basilius se sentait plus humain que cela et arrivait à entretenir des amitiés sans-arrières pensées – ces amitiés hélas, étaient souvent masculines  – il lui arrivait aussi de penser à lui en nouant des relations. Le plus sage des hommes était celui qui tournait sept fois la langue dans sa bouche, et c'est souvent à ses dépends que le Carrow désormais diplomate avait apprit la leçon. Il avait été dur pour l'ancien Gryffondor de contrôler ses ardeurs pour au final, avoir le même calme froid que les Serpentards qu'il détestait tant. Andromeda défendait fièrement les couleurs de sa maison. En temps normal, il se serait d'autant plus méfié d'elle puisqu'elle avait fait, à ses yeux, une erreur de débutante de partir ainsi avec son amoureux. Mais finalement, elle pouvait bien lui être utile. S'il avait hérité d'une certaine impulsivité et du goût pour les lits féminins par son père, sa mère lui avait assurément donné un côté calculateur et manipulateur qui lui servait bien. Elle l'avait tellement bien éduquée qu'il avait fait de la manipulation son métier. Mais l'ancienne Black n'était pas née dans une famille de fous traîtres à leur sang. Son éducation avait dû être au moins aussi bonne que la sienne, si tant est que l'on puisse considérer la sienne comme bonne. La méfiance avec laquelle elle répondit à son offre étira un sourire amusé sur les lèvres de Carrow qui lui répondit tout naturellement : « La méfiance vous sauvera, Miss Tonks ».
Il marqua une pause pour ménager un suspens que lui seul avait installé : « Votre travail consisterait à m'assister. J'ai beaucoup de rendez-vous, beaucoup de papiers à remplir et il m'arrive de me perdre dans les piles et les piles de paperasse que j'ai. Vous pourriez aussi m'accompagner à l'étranger si vous le désirez et pourquoi pas, commencer l'apprentissage d'une langue étrangère si vous vous sentez d'humeur suicidaire ». Il coula un regard vers elle avant d'ajouter : « Tous les commerciaux sont d'abord passés par la case assistant ». Tous, sauf lui, bien entendu. A peine diplômé de l'école il avait déjà son poste avec son bureau grâce à l'influence de Papa qui comptait le chef de service de l'époque Ian Talbott comme un très proche ami. Comme si l'effet du rêve venait de se dissiper, elle lui demanda ce qu'il avait à y gagner. Brusquement, l'ascenseur s'arrêta au cinquième niveau, son niveau et Basilius s'avança pour mettre un pied au niveau de la grille, afin qu'elle ne se referme pas sur eux. « J'ai beaucoup à y gagner, Miss » répondit-il tout d'abord de cet air d'homme qui avait tout calculé. Il donnait parfois l'impression de tout prévoir comme si cette conversation avait eu lieu d'être dans cet ascenseur, à ce moment précis de la journée, alors qu'il pensait le matin même qu'il allait passer des heures abominables au Ministère. « Vous savez, je brigue le poste de directeur de Service. J'ai de plus en plus de travail, et je devrais m'occuper d'un nouveau secteur à la fin de l'année. Embaucher quelqu'un qui n'a pas d'emploi, quelqu'un qui plus est, qui a été renié par sa famille est très bénéfique sur mon dossier. Et c'est tout aussi bénéfique pour vous, puisque cela veut dire que vous avez de meilleurs atouts que tous les petits sang-purs parfais qui viennent me lécher les bottes chaque années » expliqua-t-il de manière tout à fait sommaire à la jeune femme. « Et, comme je vous l'ai dis, vous pouvez être plus qu'une simple assistante, dans le futur, surtout si je dirige le Service » conclut-il enfin comme s'il venait de réciter la dernière phrase d'un conte dont la morale devait toucher le plus immoral des hommes.

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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Mar 26 Déc - 17:16

La méfiance avait toujours été la meilleure alliée comme la pire ennemie de Andromeda. Du temps de sa scolarité à Poudlard, c’était elle qui l’avait poussée à considérer prudemment les idéaux de sa famille, un peu comme un enfant qui prend le temps de disséquer un joli chocolat qu’on lui offre pour y déceler le poison qu’il renferme. Mais la mère de la sûreté l’avait aussi poussée, et continuait encore aujourd’hui, à l’isoler. Elle n’avait jamais eu beaucoup d’amis ni d’anecdotes amusantes à raconter en rentrant de l’école après les vacances contrairement à ses deux sœurs. Elle ne s’était défaussée qu’une fois à sa cruelle compagnie pour lui préférer celle de Edward Tonks. Elle avait ressenti avec une rare violence autant le bonheur que la douleur. En d’autres termes, elle avait été vivante. Maintenant qu’elle était mère, elle tâtonnait à la recherche d’un équilibre très difficile à trouver. Est-ce que ce travail au ministère le lui permettrait ? s’interrogeait-elle jusqu’à ce que son égo de Black reprenne le dessus pour se traduire par un haussement de sourcil lorsque Basilius Carrow prononça le gros mot d’assistanat.

Les tâches qu’il lui décrivait correspondaient pourtant tout à fait au démon d’organisation que représentait Andromeda, c’était un véritable terrain de jeu pour sa maniaquerie chronique. Et puis voyager, apprendre d’autres langues… Elle se pinça les lèvres de culpabilité à l'idée d'abandonner sa petite fille et releva finalement ses yeux naturellement blasés vers le commercial qui lui expliquait que tous passaient par là. Lui aussi ? Avec son nom ? Son père ? Elle retenait quelque doute mais ne l’exprima d’aucune manière. Les propos du fonctionnaire ambitieux étaient plus intéressants que ses préjugés à elle et un petit rire ironique finit par lui échapper quand il la compara aux autres sangs purs desquels elle se distinguait en effet. La perspective de découvrir d’autres pays et de multiplier les rencontres pour elle qui n’avait que brièvement eu le temps de respirer entre une éducation stricte et un rôle de mère qu’elle avait dû tôt assumer, l’idée de vivre heureuse à la lumière et non plus cachée dans l’ombre comme si elle devait constamment s’excuser d’exister, quel pied de nez ce serait pour sa famille et ses anciens amis. Le bel homme qu’était Basilius Carrow savait de manière sûre la charmer et la faire rêver à un autre quotidien que le sien. « J’imagine qu’on ne vous dit pas souvent non avec de telles promesses Mr Carrow ? - releva-t-elle avec un regard appuyé - Je dois prendre le temps d’y réfléchir et d’en discuter avec mon époux » choisit-elle naturellement le chemin de l’équilibre avant de saisir la poignée qui pendait au-dessus de sa tête pour lui signifier que leur entrevue se terminait ici.

Cette proposition de travail - hautement plus séduisante que celle pour laquelle elle avait faussement été conviée au niveau supérieur - méritait d’être réfléchie et maturée. Et la décision qui en ressortirait, positive ou négative, aurait des conséquences sur son couple et sa famille. Elle glissa son pied pour empêcher la grille de se refermer lorsque Basil Carrow retira le sien et resta un instant interdite avant de le remercier aussi gênée que si elle lui avait confessé quelque péché. « Hum … merci ? ». Elle n’était pas encore bien à l’aise avec la gratitude qu’elle n’avait certes pas appris dans sa première famille et vit ses joues rosir légèrement avant de détourner son regard sombre. Elle secoua la tête pour s’ébrouer de sa bêtise dès que l’ascenseur repartit dans une brusque secousse. « Pourquoi tu le remercies idiote, tu ne sais rien de lui ! » murmura-t-elle du bout des lèvres pour sa petite personne car elle ne pouvait s’empêcher de redouter qu’une invitation aussi séduisante provenant de l’héritier d'une telle famille ne puisse faire figure d’autre chose que d’un grossier piège. Un mince sourire s’invita pourtant sur ses lèvres lorsqu’elle jeta un coup d’œil vers l’imposante Fontaine de la Fraternité Magique qui trônait au centre de l’Atrium. Elle avait longtemps cru à cette harmonie et à ce lien symbolique qui unissait tous les membres la communauté magique. Se pouvait-il en ces temps sombres que les desseins de Basil Carrow à son égard soient honorables ? Comme elle avait envie d’y croire une nouvelle fois à ce fol espoir !


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MessageSujet: Re: "Deux tasses valent mieux qu'une" [Andromeda & Basil] Mer 27 Déc - 11:24


Basilius avait très tôt apprit que dans le monde dans lequel il évoluait, le choix des mots était quelque chose de particulièrement important. Il n'avait plus en tête le nombre de situations desquelles il s'était dépêtré en choisissant correctement son vocabulaire. C'était fou ce que quelques syllabes pouvaient provoquer chez les gens. Travailler au Ministère avait apprit à Carrow que les mots étaient les porte-paroles de notre personne et qu'il fallait en conséquence, les choisir correctement et intelligemment. Avec une femme qui avait reçu une éducation au moins aussi stricte que la sienne, il lui paraissait évident qu'il devait choisir ce qu'il voulait dire et ce qu'il voulait sous-entendre. Basil était un commercial, son rôle était de vendre. Qu'était-il s'il n'était même pas capable de convaincre une femme sans emploie de travailler pour lui ? D'autant plus qu'il ne lui mentait pas. Il cherchait une assistante complète, pas une femme qui se fait la manucure pendant une pause imaginaire. Andromeda ne semblait pas être comme cela, et comme il se sentait dans un bon jour – sans doute était-ce parce qu'il n'avait pas croisé son cousin MacNair – il voulait lui donner sa chance. Elle doutait peut-être de son honnêteté, mais il était un homme sincère, surtout envers les traîtres. Une fois sortit de l'ascenseur, il s'amusa de la réponse de la jeune femme. « Je ne suis pas un commercial pour rien, Miss Tonks » répondit-il en esquissant sur son visage, la chose qui se rapprochait le plus d'un sourire. Il retira son pied lorsqu'elle lui dit devoir en discuter avec son époux et ne répondit rien.
Qu'il était triste, à ses yeux, de devoir forcément s'en référer à la personne avec laquelle on vit ! Qu'il était triste de ne pas pouvoir prendre de décision sur un coup de tête, parce qu'on en avait envie ! Mais il ne se formalisa pas de ce qu'elle lui dit. « Essayez de vous décider avant Lundi. Faîtes moi parvenir votre réponse à mon bureau, j'y passe tous les jours » l'informa-t-il en tournant simplement les talons. Elle le remercia et Basil s'arrêta pour se retourner à 90 degrés : « Je vous en prie ». Il continua son chemin, serra la main de Rudolf Bennebec qui revenait apparemment d'Amérique du Sud avec une éruption cutanée de de cloques dû à une rencontre malheureuse avec une créature dont Basil ignora sciemment le nom. Il arriva à son bureau, et jeta un coup d’œil à sa paperasse avec la vague idée qu'il aurait d'ici le lendemain, la réponse positive d'Andromeda viendrait le sauver de sa propre fin.

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