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"Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil]

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MessageSujet: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Dim 12 Nov - 13:04

FLASHBACK



C'était le début d'une nuit orageuse sur toute l'Angleterre. Plongé dans l'obscurité désolante et angoissante, une petite maison à Oxford était l'objet d'une dispute violente entre ses membres. Sur le devant de la scène, le père. Un patriarche large d'épaule et au regard aussi noir que son âme. A ses côtés, sa femme, impériale et silencieuse, comme on lui avait apprit à l'être. Et en face d'eux, se trouvaient leurs trois enfants, dont l'un se débattait furieusement alors qu'il était encadré par ses deux frères : « Hors de question que je fasse ça ! » affirmait-il comme une terrible litanie qui continuait de sceller son funeste destin. « Cesse de faire l'enfant ! Tu es un fils de bonne famille, tu te dois de faire comme tes aînés. Maintenant si tu ouvres encore ta maudite bouche de traître, tu finiras à la cave avant de partir, est-ce bien clair Basilius ? ». C'était une question qui n'attendait en réalité aucune réponse et blessé et vaincu, le jeune homme ne pu rien dire de plus. Que pouvait-il dire ? Que pouvait-il faire ? Ainsi tenu par ses deux frères, il n'avait aucune chance de s'échapper de la grave soirée qui s'annonçait.  « Tu n'as pas la trace pour la soirée, je me suis arrangé avec le Ministère » continua son père avec un air fier. « Ce soir, tu feras pleinement parti de la famille ». Cet ajout n'aurait pas dû être nécessaire pour toute famille normalement constituée. Mais les Carrow tant dans leurs traditions que leurs gênes, n'étaient pas des gens normalement constitués.
Prit au piège comme une panthère en cage, Basil ne pouvait rien faire d'autre qu'obtempérer faiblement. C'est lorsqu'il donna son accord d'un faible signe de tête que Merrick et Morfin le lâchèrent enfin, et le premier le crédita d'une frappe de soutient dans le dos. Merrick avait toujours été le plus ambiguë avec lui, là où son jumeau n'était qu'une force brute et sauvage. Basil ne lui faisait pas confiance mais il gardait bon espoir qu'un jour, son frère réalise les horreurs qu'il faisait. Il ne semblait pas le haïr aussi fort que les autres membres de sa famille. Là où son père le punissait avec sa force brute, sa mère l'ignorait depuis son entrée à Poudlard et Morfin le considérait à peine supérieur à un elfe. Mais lui, c'était différent, et le cadet n'avait jamais réussit à savoir pourquoi. Malheureusement, ils ne s'attardèrent pas dans le séjour et Ollender Carrow abattit sa main sur le cou de son dernier fils avant de transplaner.

Les cheveux trempés par le déluge dont il ne pouvait se protéger, Basilius marchait à côté de son père dans les allées sombres. Ses cheveux noirs lui donnait un aspect d'animal tandis que son père marchait avec un parapluie magique au dessus de la tête. Les bras ramenés contre son corps pour échapper à l'horrible froid qui s'insinuait dans ses veines, le jeune homme était obligé de suivre son paternel au pas de course pour ne pas le perdre dans la rue. Mais au fur et à mesure de leur marche, les rues se transformaient en sentiers et jamais le jeune homme ne pensait avoir autant marché en une seule soirée. Néanmoins, il résista à l'envie farouche de demander à son père pourquoi ils n'avaient pas transplanés jusqu'au lieux de rendez-vous. Le jeune Gryffondor soupçonnait son paternel d'essayer de le faire tomber malade.
Au bout d'un moment cependant, il aperçut une vaste propriété et il sut que c'était leur lieux d'arrivé. Une petite voix dans sa tête, le dernier bastion de conscience qui était présent dans son esprit détraqué, lui intimait l'ordre de prendre ses jambes à son cou tant qu'il le pouvait encore. Mais la crainte autant que la témérité le firent suivre son paternel envers et contre tout. Lorququ'il arrivèrent devant la porte, et que la sonnette fut tirée, Basil sut qu'il allait passer une très mauvaise soirée. Probablement la pire de sa vie.


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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Lun 13 Nov - 11:21

La pluie tapait sur les vitres de la salle à manger. Une pluie violente qu'un vent fort envoyait sur le manoir Talbott. Ian et Elise Talbott finissaient leur repas, chacun à un bout de la table. Seul moyen pour eux en ce moment de ne pas se sauter à la gorge. Le silence régnait entre deux coups de couverts contre la porcelaine des assiettes. Un silence cependant bientôt troublé par des pleurs à l'étage. Ne se faisant pas prier, Elise se leva sans dire un mot. Ian resta seul, profitant des dernières bouchées de son repas, visage fermé. Il ne comprenait tout le cirque que faisait sa femme avec leurs fils. Ils étaient petits, certes, mais tout de même. Ils n'avaient pas besoin de tous ces simagrées. Il n'en avait pas eu autant et était prêt à parier que son épouse non plus. Alors pourquoi changer de méthode ? Elise accourait toujours à la moindre petite chose de leur aîné. Autant pour Evan il voulait bien comprendre, et encore, il aurait pris une nourrice si cela n'avait tenu qu'à lui. Bon, admettons, il était encore tellement petit. Mais pour Amaury, c'était autre chose. Il avait déjà deux ans, il pouvait faire sans ses parents si on lui trouvait une personne extérieure pour veiller sur lui. Là encore, Elise avait contrarié sa vision des choses et toujours refusé toutes celles qui s'étaient présentées. Cette femme le faisait tourner en bourrique. Et avec l'arrivée du petit Evan c'était encore pire. Alors oui, ils résistaient l'un comme l'autre à l'envie de s'étriper et faisaient avec. De toute façon, ce n'était pas lui qui irait se mêler de ces histoires de couches. Il avait bien plus important à faire. Et si son épouse tenait tant à le faire, qu'elle le fasse si ça l'amusait. Il voyait plus cela comme un caprice qu'autre chose.

Après avoir terminé et sans attendre que son épouse ne revienne, il avait quitté la table pour s'installer dans le petit salon et se servir un verre. Il retournerait voir quelques dossiers ensuite, sans doute. Puis un repos bien mérité. Seulement là encore on vint troubler ses plans. Quelqu'un sonnait à la porte. Après une courte réflexion où son premier réflexe avait été de vouloir en coller une à celui qui osait venir les déranger à une telle heure, il se souvint de quoi il s'agissait.
Il y avait un homme ici, depuis déjà trois mois. Un russe, jeune, caché dans les profondeurs du manoir. Ian l'avait aperçu quelques fois. Mais c'était plutôt l'affaire de sa femme. Car même si il lui reprochait beaucoup de choses, il acceptait d'admettre de cette femme avait du cran. Elle avait rejoint il y a quelques temps une organisation, tout un groupe autour d'un leader, un groupe qui osait porter plus loin des valeurs que lui-même partageait. Seulement lui, il n'avait pas osé. Il collaborait facilement avec eux, sans se mouiller pour autant.

Ian alla donc ouvrir puisque son épouse n'y était pas encore allé. Et c'était effectivement quelqu'un qu'il connaissait. Ollender Carrow et l'un de ses fils. Il les salua de façon tout à fait courtoise quand Elise apparut en haut des escaliers. Grimaçant de nouveau il quitta la pièce sans rien ajouter. La belle rejoint bien vite ses invités. Elle était un peu nerveuse, pas encore tout à fait habituée à ce qu'ils devraient faire ce soir. Mais bien décidée à aller jusqu'au bout tout de même. Après tout, il serait mal avisé de flancher maintenant. On avait déjà du mal à la prendre toujours au sérieux, elle qui avait encore ces joues un peu rondes de l'enfance et pas encore la moindre ride sur le visage.

-Bienvenue messieurs, suivez-moi si vous le voulez bien.

Autant entrer directement dans le vif du sujet. Après tout, ils savaient tous pourquoi ils étaient là. Et la belle aimait autant ne pas trop laisser traîner les choses. Ils auraient bien l'occasion de se poser après...

Elle leur fit descendre quelques marches jusqu'à la cave du domaine. Après avoir parcouru quelques allées, ils retrouvèrent face à un mur. Un coup de baguette de la jeune femme et une porte apparut et s'ouvrit. Après un très court couloir, éclairés uniquement par des bougies depuis que la porte s'était fermée derrière eux, ils furent finalement devant le sujet de la soirée. Dans cet endroit, face à cet homme, Elise se sentait pousser des ailes. C'était son petit coin à elle où elle pouvait faire tout ce dont elle rêvait sans que personne ne puisse l'atteindre. Le russe était là, à terre, attaché par les mains au mur. Il semblait dormir, sans doute épuisé par sa captivité et les interrogatoire répétés. Si il savait, il aurait sans doute préféré un nouvel interrogatoire plutôt que cette soirée...
Elise s'approcha de lui, se mis à sa hauteur et pris son visage entre ses mains pour redresser sa tête. Au fond, ils avaient presque le même âge, mais cela ne la perturbait pas du tout. Il était noir de poussière, couvert de sang séché, et visiblement blessé. Qui sait ce qu'il avait déjà vécu ces trois derniers mois.

-Ivan, réveille-toi. J'ai de nouvelles personnes pour jouer avec toi. N'es-tu pas fou de joie ?

Son sourire malsain ne faisait plus grand chose au pauvre jeune homme qui leva péniblement la tête sur les deux autres personnes dans la pièce. Il savait qu'il allait encore passer un très pénible moment. Il ne savait pas encore à quel point.
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Ven 17 Nov - 19:58


Basil tremblait furieusement et comme une feuille. Ses souffles violents semblaient être ceux d'un taureau en charge mais son père n'en avait visiblement que faire, bien à l'abri sous son parapluie magique. Recroquevillé pour se protéger du froid, c'était pourtant rapidement que le jeune Gryffondor s'avançait aux côtés de son père en direction d'une grande demeure. Il fallut quelques minutes pour que quelqu'un leur ouvre enfin, et Basil s'étonna un bref instant que son sauveur ne fut pas un elfe. Une femme se tenait sur le pas de la porte et semblait assez joyeuse de les voir ici. Il soupira lorsqu'il entra dans la pièce accompagné de son père, qui lança un bref : « Bonsoir Elise », même s'il restait résolument trempé. Il suivit le triste convoi qui lui apparaissait funeste sans rien dire. Il arrivèrent finalement à l'entrée d'une cave où Basil buta sur le paillasson. Les pupilles dilatées de fureur et de peur, il ne bougeait pas tandis que son père lui rentrait dedans : « Avance, imbécile de Gryffondor ! ». Et tout ce que Basil eu le courage de faire fut de faire un pas devant l'autre, ce qui l'amena à descendre les tristes marches en bas desquelles se tenait Madame Lerouge. Elle semblait particulièrement satisfaite d'elle. Un jeune homme gisait en bas, tel animal blessé. Toute l'empathie du rejeton Carrow était révoltée de voir un garçon enchaîné ainsi, alors que des adultes se réjouissaient de son malheureux sort. Les joues déjà pâles de Basilius finirent de devenir blanches et il commença à se sentir vraiment mal. Ollender arriva finalement en bas des marches avec sa prestance habituelle, et saisit son fils par la peau du coup pour le faire se baisser à la hauteur de la future victime : « Dis bonsoir Basil, sois poli ». Sa voix rauque et menaçante donnait au cadet des sueurs froides qui se mélangeaient avec la pluie qui coulait encore sur ses joues d'adolescent. « Bonsoir » marmonna-t-il de mauvaise grâce, parce qu'il avait surtout peur de finir à la place du malheureux qui risquait de passer un mauvais quart d'heure. Le jeune homme ne se sentait pas vraiment à sa place. Ainsi trempé, le regard effrayé, il détonnait furieusement à côté des deux adultes qui se tenaient bien droits dans la cave mal-éclairée. Il était, en toute réalité, le seul avec l'autre personnage – qui, il semblait, s'appelait Ivan –  qui ne semblait pas ravi d'être là. Il se recula enfin avec l'infime et candide espoir de se faire oublier.
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Ven 2 Fév - 10:34

Tout le monde a besoin d'un passe temps, de quelque chose à faire de son temps libre et de ses dix doigts, quelque chose qui leur permettait de souffler et de penser à autre chose que les banalités de la vie courante. certains faisaient du tricot, de la broderie. D'autres se perdaient dans des livres avec des histoires d'amour ou d'aventures qui les faisaient s'évader au plus loin sans bouger de chez eux. D'autres encore se voyaient artistes et peignaient ou sculptaient ce que leurs esprits voyaient de plus poignant. Elise elle c'était un autre délire. Si elle avait pratiqué longtemps la musique, la chasse d’œuvres d'art ou l'équitation, elle s'était récemment mise à la torture. Et non ce n'était pas une image. La torture dans son sens le plus large possible. Elle voulait tout essayer et tout voir, avoir le plaisir de faire tout ce qui lui passait par la tête sans avoir besoin de s'inquiéter de ce qui pourrait bien lui arriver par la suite. Ça avait un côté tellement jouissif. Elle ne le faisait d'ailleurs pas seule. Ils s'y mettaient fréquemment à plusieurs. Pauvre victimes. Ce soir-là d'ailleurs, elle attendait de la compagnie. Et pas pour prendre le thé. Ivan Dratsena souffrait déjà depuis un moment, sans jamais rien dire d'intéressant. Il était temps que cela s'arrête. Et ce n'était pas la belle qui le ferait.

-Bonsoir Elise

Ollender restait courtois avec cette jeune femme qui les avait rejoint avec une motivation presque illimitée. Elle avait rapidement su faire comprendre qu'elle avait sa place dans leur organisation, même petite pour l'heure. Les deux Carrow la suivaient, le jeune garçon trempé jusqu'aux os. Elise avait certes un instinct maternel exacerbé ces derniers temps, ce sentiment ne concernait étrangement que ses propres enfants. Elle n'avait donc pas de pitié particulière pour le pauvre Basil.

-Avance, imbécile de Gryffondor !

Non, toujours pas. C'était à lui de gérer ses enfants comme il l'entendait. Et si plus tard elle se sentirait sans doute plus touchée par ces comportements, pour le moment elle le remarquait à peine. Ils furent bientôt devant leur victime. Elise commença donc à jouer avec lui. D'une manière aussi ignoble qu'à son habitude.

-Dis bonsoir Basil, sois poli

-Bonsoir

Disons que cela démarrait doucement. Le jeune homme semblait assez peu convaincu. Même Ivan semblait y voir un espoir certain. Après tout, ce jeune garçon n'avait pas l'air d'être habitué à ce genre de choses et même plutôt réticent. Le russe le fixa donc dans les yeux d'un regard plein de supplications. Elise ne tarda pas à réagir d'ailleurs.

-Non Ivan, tu n'y es pas, il n'est pas là pour t'aider mon chou, il est comme nous. Tu peux voir les choses comme un cours, des travaux pratiques. Et comme tout enseignement doit avoir un exemple...

La belle empoigne son bras probablement fracturé puisque ce geste arrache un cri de douleur à la pauvre victime. D'un geste vif Elise attrape un objet pointu, long, un peu comme un pic à glace, et l'enfonce sans plus de cérémonie dans la jambe de sa victime. Son sourire à elle glace le sang, mais sans doute moins que ses yeux fous. Elle retire l'instrument qu'elle tend en direction du pauvre petit Gryffondor qui s'était planqué dans un coin.
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Mar 6 Fév - 21:00

Demander à un jeune homme qui n'avait même pas encore connu de premiers ébats amoureux de ne pas broncher devant la torture d'un garçon, relevait d'un sadisme violent. Basil, qui bien entendu, désirait ardemment fermer les yeux pour oublier la triste présence de la victime, n'avait pourtant pas d'autre choix que de garder ses yeux sombres sur le corps d'Ivan. La main moite de son paternel agrippait la peau de son cou comme s'il eut été un chiot récalcitrant. Les mots d'Elise Lerouge fauchèrent l'âme du Gryffondor comme la mort fauche la vie. Il lui semblait que le spectre fantomatique de celle-ci se tenait à côté de l'autre jeune homme, à peine plus âgé que lui, patiente mais sûre de le voir mourir. Car il savait sans même que personne ne le dise, que c'était le sort qu'il aura à subir. S'il ne pouvait pas prier pour qu'il vive, il espérait quand même ne pas devoir lancer sur lui, un des sortilèges impardonnables. Torturer un homme avait de quoi provoquer des frissons violents dans les corps les plus matures, contrôler un individu avait le don de détruire le dernier soupçon d'innocence et enfin tuer la victime avait, selon les dire des Carrow, l'extraordinaire propriété de produire un homme. Un homme de leur trempe, bien entendu. Les nerfs de Basilius se défoulaient lentement sur les muscles de sa mâchoire sans qu'il ne puisse rien faire pour se contrôler. « Cesse de grimacer » lui dit-on sans qu'il ne relève. Il ne savait pas qui avait parlé, parce qu'il avait à peine écouté. Prit dans un nuage, comme un cauchemar éveillé, il ne voyait pas très bien – ou alors ne réalisait-il pas non plus – ce qui se passait. Le jeune homme ferma brièvement les yeux lorsque la garce enfonça dans la jambe du garçon, une espèce de pique. Le hurlement de douleur de l'autre fit frissonner Basil qui, sans comprendre ce qui se passait, se retrouva à genou à côté de lui. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait été poussé au sol, presque en position de victime comme il l'était toujours chez lui. Ollender Carrow se baissa légèrement pour passer une main sur le crâne de son fils, comme s'il s'agissait d'un geste préventif : s'il ne faisait pas ce qu'il fallait, il allait se retrouver à sa place en un rien de temps.
Et Merlin seul, savait comme Basil ne supportait plus son rôle de bouc émissaire, de Bouffondor de la famille. Il leva sa baguette, jugeant candidement encore, que la torture ne passait que par la magie. Mais l'éclat de rire de son paternel, froid, violent, cynique, le fit trembler et lâcher son arme lorsqu'il ajouta : « La torture Basilius, ne passe pas toujours par la magie ». A ses mots, Elise lui tendit l'arme qu'il saisit maladroitement. Se retrouver dans la position du plus fort, n'était pas quelque chose qu'il faisait souvent. Il croisa le regard d'Ivan, crut y lire du désespoir. Peut-être en était-ce, ou peut-être était-ce un amusement cynique à toute cette farce orchestrée par les deux tortionnaires. Il voulu balbutier quelques mots, dire qu'il ne savait pas comment si prendre. Mais la main ajustée de son paternel dans ses cheveux le fit réagir et sans qu'il ne se contrôle, il poignarda le jeune homme.

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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Mar 8 Mai - 20:56

L'odeur ferreuse si caractéristique du sang humain commence doucement à envahir la pièce. Seule présence féminine dans cette antre, elle n'était pourtant pas une figure rassurante. Elle étaient peut-être la moins attrayante de tous. Son regard dément, son sourire à glacer le sang, elle n'inspirait rien de bon. Ivan regardait fixement le jeune Carrow. Il avait sans doute compris que le plus jeune était hésitant. Il y avait cette lueur dans son regard cet espoir un peu fou que Basil allait peut-être résister pour lui. Elise lui avait déjà porté un coup. En retirant son arme, quelques goûtes de sang avaient perlé le long de la lame, sur le sol, sur ses doigts. Ce liquide chaud, onctueux, c'était une sensation si particulière.

-La torture Basilius, ne passe pas toujours par la magie

Le jeune Carrow avait sorti sa baguette, prêt à infliger de nouvelle souffrance. Désarmé par la réaction de son père, Elise lui tendit le pic encore plein du sang de leur victime. Une dernière fois, Ivan leva son regard triste vers le jeune garçon. Les larmes aux yeux, il le fixait, espérant qu'il l'épargnerait un peu. Un mouvement du père et le fils fondait sur sa victime. La lame plongea une nouvelle fois dans sa chair, lui décrochant un nouveau hurlement. Avec cette proximité, Ivan agrippa le bras de son jeune agresseur. Qu'il ne bouge plus, que cette arme reste là où elle était, cela serait encore moins douloureux. C'était sans compter sur Elise qui, voyant qu'il avait attrapé Basilius, avait tiré violemment leur victime en arrière, extrayant leur outil dans le même geste. Ivan se retrouve allongé à terre, sur le dos. Il suffoque quelques instants. Elise s'assied près de sa tête et passe un main douce sur sa joue, y laissant quelques traces rouges.

-Tu aurais pu t'épargner ça si tu nous disais ce qu'on voulait entendre. Cela aurait été bien plus simple, bien plus court surtout. Tu es sûr de ne rien vouloir dire ? Tes petits copains ailés seraient utiles.

Son visage était d'un coup d'une certaine douceur, ces traits encore un peu ronds de l'enfance aidants. Ivan serra les dents, le regard sûr, malgré sa douleur et ses nouvelles plaies. Fermant de nouveau son visage, la belle se redresse et va chercher sur un meuble une pochette de cuir qu'elle déplie. Dedans, ses petits jouets préférés. Le peu qu'elle avait pour le moment, mais les plus agréables. Elle tira de son rangement un poignard celte dont le manche en argent était sculpté et orné de quelques pierres diverses. Elle l'avait ramené de France lors de son dernier voyage. La lame à double tranchant était impeccable et reflétait les lumières des bougies de la pièce. Elise revient ensuite vers leur victime et ses invités, regardant brièvement sa lame qu'elle faisait glisser entre ses doigts. Elle la tendit soudain au jeune Carrow, lame entre les doigts, manche vers lui.

-A vous d'être inventif maintenant Carrow !
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Dim 20 Mai - 15:49

Basilius ne connaissait que trop bien l’odeur caractéristique du sang pour la reconnaître dès lors qu’elle effleurait ses narines. Il avait trop souvent saigné sous les coups de son paternel pour ne pas savoir ce qui se passait. La lumière n’était pas vive, mais les yeux étaient souvent plus trompeurs que les narines. Si d’aucuns auraient pu croire à une simple coupure, le jeune homme pas tout à fait adulte encore, savait bien mieux que la victime sans doute ce que cela signifiait. Il ne savait pas pourquoi il ne parlait pas, ni pourquoi il ne disait rien. Malgré son tempérament de rouge et or, le plus jeune de sa fratrie pensait avec hargne qu’il dévoilerait bien volontiers tous les sombres secrets que cachait son nom. Qu’est-ce qui poussait ce garçon à se taire ? Une haine viscérale contre ses ravisseurs, ou bien la passion dévorante pour ce qu’il protégeait ? Il n’en savait rien. “La légilimencie ne serait-elle pas plus utile ?” demanda-t-il d’une voix sourde en se demandant où il avait trouvé le courage de prononcer ces mots malgré son état d’esprit. Il proposait gracieusement cet échappatoire pour que le garçon ne souffre pas trop et pour qu’il n’ai pas à le faire souffrir. Basil n’était que trop au courant des lubies étranges de son père pour savoir qu’il voulait qu’il le torture jusqu’à ce qu’il n’ai plus de sang. Le garçon ne s’en sentait pas capable.
Pourtant, pourtant, Basilius prit bien plus de plaisir qu’il ne se l’admettra jamais. Il fut autant transit d’euphorie que de détresse vis-à-vis de ce qu’il ressentit. Comment pouvait-il se sentir bien en torturant un homme ? Comment allait-il pouvoir se regarder dans une glace après cela ? Horrifié de son geste et de ce qu’il venait d’éprouver, il n’écouta que d’une oreille distraite le discours de la femme tortionnaire. Il l’avait plus tôt mentalement traité de garce, mais qu’était-il désormais ? Etait-il aussi pourri que sa famille, aussi gangréné que son nom ? Il ne comprenait pas de quoi parlait la femme, et il ne désirait pas savoir. Le plus loin il sera de toute cette histoire et le mieux il se sentira. Hélas, il entendait le râle toujours régulier d’Ivan et il sentait toujours l’odeur du sang. Cela n’excitait en aucun cas un instinct tortionnaire mais plutôt une certaine lâcheté qu’il ne se connaissait pas. Il se retrouvait à se tenir debout et gauche tandis que la lourde main de son père était toujours dans son dos. Ainsi, il ressentait ce plaisir-là lorsqu’il le frappait ? Lorsqu’il le torturait ? Basil eut envie de vomir de comprendre ainsi pourquoi cela lui plaisait. La proximité toute trouvée avec un père qu’il ne parvenait pas complètement à haïr et pas complètement à aimer, le désarçonnait. Bientôt pourtant, il dû sortir de son songe et se retrouva avec un poignard en face de lui. Dégoûté de ses propres sentiments, dégoûté de ce qu’il se découvrait être, il secoua la tête : “N’en ai-je pas assez fait ?” lui demanda-t-il. Son ton hargneux devait relever à ses oreilles du vagissement d’un lionceau. “Ne sois pas stupide” répliqua la voix grave de son père qui se saisit lui même du poignard pour le placer entre ses doigts, “cesse d’être un enfant et ne me fais pas honte pour une fois”.
Sans doute était-ce le candide désir d’enfant d’impressionner son père de n’importe quelle manière qui le fit poignarder le garçon dans la main. Il lâcha le poignard qui resta planté dedans, ses propres mains étaient en sang. Alors c’était cela qui le rendait fier ? C’était cela qui faisait briller ses yeux ? Voir que son dernier fils s’enfonçait dans la même violence qu’il avait jadis connu et qu’il alimentait encore ? Basilius se demanda comment un père pouvait vouloir cela, et comment il avait pu tomber dans une famille pareille. Il en avait assez fait d’après lui, il avait assez joué. Il se passa une main traumatisée sur le visage qui le lui marqua de sang et tandis qu’il se prostrait dans l’ombre. La chaleur de la pièce, l’atmosphère tant de mort que d’angoisse, l’impossibilité de fuir, lui donnait une furieuse envie de malaise. Ses mains commençaient à trembler beaucoup trop, et il savait au fond de lui que le seul moyen d’aller mieux, c’était de penser à autre chose. Ivan devait-il subir cela parce qu’il n’était pas capable de contrôler ses crises d’angoisse ? Son père marmonna des mots, évoqua son nom et le tira par les cheveux. Il se saisit de sa main pour articuler lui même les mouvements qu’il devait faire avec l’arme. Le jeune homme comme la victime, allait finir par tourner de l’oeil.

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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Mar 5 Juin - 19:05

Ils avaient presque le même âge, ils étaient tellement proches. Elise était à peine plus âgée que lui. Cela n’empêchait pas sa sentence de tomber sur le pauvre Ivan. Après tout, même si la jeune femme y prenait un certain plaisir, la décision ne venait pas d’elle. Le fait que la victime soit ici n’était dû qu’à sa toute nouvelle confiance accordée par leur maitre. Elle en était consciente et entendait être digne de cette nouvelle confiance. Il était d’ailleurs important que les personnes face à elle puissent faire de bons échos au seigneur des ténèbres. Surtout Ollender en fait. Il était le seul à peser réellement dans cette histoire. Son avis comptais beaucoup et elle entendait bien lui faire bonne impression. Alors elle ne ménageait ni ses efforts ni son plaisir. Plaisir qui grandissait petit à petit…

-La légilimencie ne serait-elle pas plus utile ?

Il était évident qu’ils avaient essayé, même les potions de vérité. Le seul ennui était que leur petit invité avait plus d’une ressource. Il arrivait à contrer leurs efforts avec une force qui les surprenait toujours beaucoup trop. Cela avait même le don de les agacer. Cela n’aidait sans doute pas Elise à être tendre d’ailleurs. La question du jeune garçon était donc une petit pique que la belle ne comptait pas laisser passer.

-Basilius vous pensez réellement que nous n’avons pas déjà fait le nécessaire? Mais je vous en prie, tentez vous-même.

Elle le provoquait un peu en effet. Elise n’avait pas spécialement apprécié qu’il puisse les penser incapables au point de ne pas avoir même tenté d’entrer dans l’esprit redoutable de leur jeune invité. Enfin, cela ne l’avait pas arrêté, loin de là. Elle continuait son petit numéro auprès de leur victime. Le chemin se poursuivait. Et tout le monde savait dans cette pièce où se terminerait ce chemin. Il était déjà défini que le jeune dragonnier ne passerait pas la nuit. Et ils attendaient que le jeune Carrow ne participe activement à ce meurtre. Mais d’abord, il fallait s’amuser un peu.

-N’en ai-je pas assez fait ?

Oh il s’énervait le petit. Il avait l’air partagé. Il n’avait pas l’air sûr de lui. Elise trouvait cela intéressant. Basil avait l’air de résister. Pourtant son sort à lui aussi était déjà déterminé.

-Ne sois pas stupide. Cesse d’être un enfant et ne me fais pas honte pour une fois

Elise voyait de mieux en mieux de quoi il s’agissait. Il semblait y avoir de l’eau dans le gaz entre le père et le fils. Elle avait entendu parler de ce petit dernier Carrow, celui qui n’avait pas suivi ses frères. Elle n’avait pas grand chose à redire à la chose. Il n’était pas son fil après tout. Elle laissait donc Ollender gérer la situation… Basil finit par poignarder Ivan dans la main, arrachant un cri déchirant. Cependant, malgré la grande souffrance qu’il exprimait clairement, Ivan ne semblait pas le plus touché. Basilius s’était replié dans un coin, tremblant. Ivan avait beau souffrir, rien ne semblait entamer sa volonté. Sa respiration était difficile, un filet de sang coulait de ses lèvres tuméfiées, il n’osait pas encore bouger sa main toujours transpercée par le couteau. Alors qu’Ollender s’occupe de son fils, Elise reprend les choses en main avec Ivan. Arrachant sans ménagement le couteau de sa main, elle le pousse ensuite au sol. La belle alla ensuite sortir un nouvel outil, un poignard plus long, plus large, mais toujours richement orné. Elle le tend à Ollender qui semble vouloir ramener son fils vers leur victime. Croyant voir où il veut en venir, Elise reprend vivement Ivan par le cou. Elle le redresse, se place derrière lui et le maintient avec force.

-Montre-lui Ollender, Apprends-lui.

Le père Carrow se met alors à faire les geste avec son fils. On aurait pu se demander qui du jeune homme ou de la victime perdrait connaissance le premier. Il semblerait que ce soit Ivan en fait. Bientôt, les yeux fermés, il réagissait à peine. Faisant un geste à ses compagnons d’arrêter, elle laissa doucement tomber Ivan. Quelque vérifications. Il était toujours bien vivant. Il semblait même encore conscient par quelque battements de cils. Elise était rouge de l’avoir trop tenu, il n’était même pas tellement sûr qu’elle puisse un jour reporter cette robe…

-Il va être temps Ollender…

Difficile pourtant de maintenir plus longtemps. Elle pourrait penser les plaies récentes. Mais le but ultime n’était pas là. Il fallait en finir. A Ollender de décider si son fils avait les capacités de le faire et surtout comment…
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Mer 6 Juin - 15:10

Outre le fait que le jeune homme torturé avait presque le même âge que lui, ce qui donnait envie à Basilius de vomir c’était l’espoir inconditionnel qu’il semblait placer sur lui. Car en effet, Ivan semblait sincèrement penser - ou sincèrement espérer - qu’il allait l’aider. S’il avait été seul, il l’aurait aidé. Mais encadré de deux adultes qui ne verraient aucun problème à le mettre à la place de ce garçon, non, il ne pouvait pas. Son courage lui faisait défaut tout comme sa témérité. Proposer aux tortionnaire l’usage de la légilimencie était une porte de secours qu’il donnait au jeune homme et non pas une provocation. Mais d’après le ton qu’utilisa Elise Lerouge, c’est ainsi qu’elle l’avait prit. Basil sembla se rapetisser sur lui-même lorsqu’elle l’appela par son nom. Elle l’invita à tenter l’expérience, et le jeune homme se trouva bien pantois devant une telle invitation. Il ouvrait et fermait sa bouche comme un poisson de laboratoire. “Je ne suis pas légilimens” trouva-t-il finalement la force de dire alors qu’il se prenait une droite derrière la tête. Il porta machinalement une main sur son crâne pour se le masser sans pourtant regarder son père.

Tout horrifiait le jeune homme dans cette pièce. Les bourreaux, la victime, lui, l’odeur du sang, ce qu’il venait de faire et ce qu’il ressentait. Basil avait envie de vomir d’avoir apprécié lui poignarder la main. Car il en avait ressenti une telle sensation de puissance… Cela le laissait dubitatif. Dubitatif sur ce qu’il était réellement, dubitatif sur ce dont il était capable de faire, mais également dubitatif sur tout ce qu’il avait toujours rejeté en se rassurant dans l’idée qu’il n’était pas comme son père. Elise voulait jouer avec lui et il avait envie de lui cracher aux pieds. Elle voulait qu’il le tue alors qu’il n’était encore qu’un enfant, alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Qui donc pouvait vouloir une telle chose ? Pourquoi faisait-il parti de cette famille ? Pourquoi lui ? Morfin ou Merrick auraient très bien pu faire l’affaire, mais non. Autant prendre le plus jeune, autant prendre Basilius. Comme poussé par une espèce de transe, le jeune homme poignarda mortellement Ivan dans le thorax lorsqu’Elise prononça le nom de son père. C’était comme s’il ne pouvait pas s’en empêcher et que l’un des deux sorciers le poussait à agir ainsi par le sortilège de l’Imperium. Basilius ne se reconnaissait pas, et sans doute ne se reconnaîtra-t-il jamais plus.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil] Ven 8 Juin - 15:30

La situation n’était pas simple. Il y avait Ollender, cette figure sévère et expérimentée, cet homme froid qui imposait naturellement. Ensuite Elise, qui de son jeune âge avait déjà pour elle une certaine aura peu engageante et même assez inquiétante. Ensuite on trouvait Basil, ce petit jeune homme fragile qui semblait touché plus qu’il ne l’aurait fallu par la situation. Il ne semblait pas à sa place, pas du tout. Ivan, leur victime du jour, commençait à fatiguer. Normal avec ce qui lui tombait dessus. Il fallait pousser Basil à agir. Il ne le faisait pas encre seul. Ce qui avait le don d’agacer son père visiblement. Elise ne préférait pas interférer directement. Elle se contentait de surveiller Ivan et son état. Que les choses n’aillent pas trop vite non plus…

Basil avait eu un sursaut de volonté en soumettant l’idée qu’ils pourraient tenter d’entrer dans l’esprit de leur victime. Ce qui avait évidemment déjà été fait. Elle n’avait donc pas pu laisser passer la chose aussi facilement qu’il ne l’avait sans doute espéré. Basil avait eut l’air perdu par la provocation de la belle.

-Je ne suis pas légilimens

Pas le temps de réagir, Ollender avait pris les devants en lui en collant une. Elise ne rajouta donc pas grand chose de plus qu’un regard un peu sévère.

Une fois de nouveau sur leur victime, Elise repris son rôle de bourreau avec une certaine excitation. Comme à chaque fois d’ailleurs. Leur jeune élève semblait lui hésiter. Il devait ressentir pas mal de choses dans un moment pareil. Mais il devait se concentrer. Ils manquaient de temps. Ivan en manquait. Il ne tiendrait plus très longtemps et il était hors de question que sa mort soit passive. Alors elle avait invité Ollender à pousser son fils… finalement sans nécessité. Basilius s’était jeté sur Ivan et lui avait donné le coup final. Elise vérifia tout de même mais le doute ne resta pas longtemps. C’était terminé, Ivan Dratsena était mort, par la main du jeune homme.

-Bienvenue dans le monde des grands Basilius…
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MessageSujet: Re: "Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil]

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"Kill a man is not easy and his ghost will be yours, always and forever" [Elise & Basil]

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