C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS

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MessageSujet: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Lun 20 Nov - 17:55

Le monde des sorciers était tristement chaotique et la vie de la cracmolle joyeusement tranquille. Oona était attablée au comptoir du Bludger Corner et comme le célèbre bar sorcier ne diffusait aucun match de Quidditch en ce soir de semaine, l’essentiel de la clientèle habituelle lui préférait la chaleureuse échoppe de Tom. Elle était plutôt affalée pour dire vrai, son menton reposant dans ses bras croisés sur le bois patiné par maintes années d’éclaboussures d’alcool, et observait le monde qui l’entourait à travers le contenu ambré de sa bière. Son patron ne l’avait pas encore licencié de son travail ennuyeux, sa relation malsaine avec Walden devenait presque régulière, son frère Kierán était tellement occupé qu’ils ne se disputaient guère plus. Se pouvait-il que, pour la première fois se sa jeune vie, la brunette coule des jours se rapprochant de la définition de la paix ? Alors d’un geste presque inconscient et complètement gratuit (ou plutôt à 9 mornilles et 10 noises prix d’une bière à Londres) elle renversa sa pinte et contempla avec fascination son contenu mousseux serpenter le long du comptoir jusqu’à couler vers un client très mal réputé. Ils avaient le mois dernier connu une altercation qui avait envoyé la cracmolle - qui ne faisait décidément pas le poids sans magie - avec un nez cassé et un problème de pilosité rejoindre Sainte-Mangouste en trois tours de baguette. Son rivale sursauta en sentant le liquide lui rafraîchir l’entrejambe et Oona explosa d’un rire pas plus discret que élégant pour ne pas manquer de s’en attribuer tout le mérite (avec un petit coup de pouce de la loi de l’inertie certes). Le sorcier jura en se relevant sur ses deux pieds, lui rappelant au passage qu’il la dépassait de deux têtes, et il se trouva assez vexé devant la jolie blonde avec des seins gros comme des souaffles qu’il s’employait à séduire depuis maintenant plusieurs longues minutes. Celle-ci profita de l’heureuse excuse pour se défausser et Oona continua à rire en signant à la poupée un au revoir de la main. Mais quand elle se retourna, elle loucha en faisant face à une baguette pointée à deux centimètres de son nez parsemé de quelques tâches de rousseur. « C’est quoi ton problème la cracmolle ? ». Le coeur battant de frayeur contre sa poitrine, Oona se félicitait que le chaos se réinvite si facilement dans sa vie. « T’as la braguette ouverte fils de troll ! ». Il faillit baisser les yeux - et la fit étouffer un rire - mais se souvint à temps qu’il s’agissait de la technique favorite de la gamine pour porter des coups de sac à main vicieux et douloureux. Il renferma son emprise sur la baguette et commença à murmurer un sortilège. « Tu murmures un sortilège pour la remonter ? ». Elle était vraiment super chiante et il allait reprendre mais elle renouvela son cirque. « Tu permets que je me sorte une clope ? ». La dernière fois il lui avait embrasé les sourcils alors si elle pouvait s’allumer du tabac (elle n’avait plus de briquet). Mais il ne permit pas. « REPELLO ! ». Il l’envoya plutôt faire un vol plané de l’autre côté du bar.

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Dernière édition par Oona B. Graves le Jeu 19 Avr - 11:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mer 22 Nov - 10:39

C'était bientôt la pleine lune, Wolfgang le sentait dans tout son être, il avait de plus en plus de mal à contrôler le loup qui vivait en lui. Assis au comptoir d'un bar devant une cuvée des trolls qu'il ne pouvait pas payer, il tentait de se concentrer, les yeux clos, les mains entres les cuisses et le dos recourbé comme si tout son corps se renfermait sur lui-même. Il s'agissait de garder son esprit focalisé sur l'humain qu'il était pour ne pas sombrer. A côté de lui, il entendit les prémices d'une altercation et n'y prêta guère d'attention sur le moment. Mais après quelques secondes, il leva un oeil intrigué dans la direction des deux protagonistes de la dispute : une gamine, une cracmolle visiblement, et un homme qui devait bien faire deux têtes de plus qu'elle. Le conflit sembla sérieux lorsque le type dégaina sa baguette pour la pointer entre les deux yeux de la môme. Sans s'en rendre compte, les poings du loup-garou se serrèrent entre ses cuisses, ses ongles créant des arcs rouges dans les paumes de ses mains. La petite était sans défense, il n'allait pas oser se servir de son arme contre elle... Si ? Si, évidemment et la gamine vola dans le décor, s'écrasant contre le mur opposé au comptoir. Le loup surgit alors sans que Wolfgang n'ait le temps de s'emparer de la laisse qui le maintenait tranquille au fond de son esprit. Il se leva brusquement et le tabouret haut sur lequel il était assis tomba lourdement sur le sol. D'un bon, il fût sur le type, l'empoignant par le col, le visage à quelques centimètres à peine du sien. Ses yeux étaient sombres, ses pupilles dilatées et son grognement bestial laissa entrevoir des canines saillantes et plus pointues que la normale. D'un coup de poing, il lui explosa le nez qui se mit à pisser le sang, maculant son t-shirt d'une coulée rouge sombre. Le type hurla de douleur en titubant, la main plaquée sur son visage, sa baguette tombant à ses pieds mais Wolf ne lui laissa pas le temps de réagir, frappa encore et encore jusqu'à ce qu'il soit au sol, complètement inconscient... Alors il redevint maître de lui-même et contempla d'un air horrifié l'homme allongé au sol entre les tabourets de bar renversés. Merde, qu'avait-il fait ? L'horreur de la situation le submerga et il recula en se tenant maladroitement au comptoir pour ne pas s'écrouler. Il fit le tour de la pièce du regard et constata que les quelques personnes présentes dans la salle semblaient terrorisées, tout comme lui. Que s'était-il passé ? Comment avait-il pu perdre ainsi le contrôle de lui-même ? Il se précipita à l'extérieur du Pub et l'air froid au dehors fût comme un mur qu'il rencontra, le stoppant net dans son élan. Il inspira profondément, remonta la capuche de son sweat noir sur sa tête et enfourna ses mains rougies par les coups dans ses poches avant de se mettre en route, tête basse, espérant n'être suivi de personne. Sa respiration créait un nuage de vapeur devant son visage dans lequel il s'engouffrait à chacun de ses pas. Au dessus de sa tête, la lune, au trois quart pleine, comme un pied de nez à sa situation.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Jeu 23 Nov - 12:28

La jeune Graves s’était toujours complue dans les conflits d’une manière inexplicable. Mais cela n’avait pas fini par lui faire aimer la douleur. « Shit .. » articula-t-elle douloureusement en se retrouvant dans une ridicule position, les fesses vissées sur le parquet, le dos broyé contre les boiseries du mur, les cheveux en bataille devant les yeux. Le mur trembla et un portrait lui tomba en plus sur le crâne. Elle avait vraiment pas de bol. Fort heureusement, le regard des quelques autres clients n’étaient en cet instant pas le moins du monde tournés vers elle. Elle se releva, grimaçant en sentant ses côtes rendues douloureuses par l’onde de choc, et ses cils papillonnèrent tandis que ses yeux interdits observaient la bagarre qu’elle avait déclenché. Le pauvre type que Oona avait provoqué cuvait maintenant le reste de sa bière par terre avec un visage à peine reconnaissable. C’est que son assaillant devait vraiment pas rire avec le respect aux femmes ! Mais à peine voulut-elle lui jeter un regard qu’il s’en allait déjà pour ne lui offrir que la vue de son dos encapuchonné. D’un geste du bras, elle flanqua sa pinte vide sur le pauvre diable allongé. Et comme elle était beaucoup moins costaud que l’autre, elle s’attira immédiatement les foudres du tenancier (qui en avait vraiment marre à la fin que la cracmolle foute comme ça son bordel chez lui). « Tu ne vas nulle part ! » qu’il lui disait en la pointant d'un doigt accusateur de toutes les responsabilités. Son visage qui n’était d’habitude que bonhomie était en cet instant contrit par la rage. Mais il n’eut pas le temps de contourner le comptoir.

Oona avait à son tour pris la poudre de cheminette. Elle avait oublié son manteau et son écharpe dans la précipitation et n’avait conservé que son vieux sac à mains qu’elle portait toujours à l’épaule. Courant à toute vitesse dans l’air froid que l’excitation autant que la chaleur de la rixe l'empêchaient de ressentir, elle posa bientôt une main confiante sur l’épaule de son sauveur. « Hé ! » jugea-t-elle sage de l’alpaguer en même temps pour éviter une seconde fois de rejoindre le décor. « C’était génial, juste trop génial, ce que tu as fait ! La manière dont tu lui as fait bouffer le sol, j’ai a-do-ré ! » courrait-elle à ses côtés avec ses jambes encore un peu cotonneuses. Il lui semblait qu’elle devait faire trois pas sautillants quand lui n’en faisait qu’un. Elle arriva pourtant à lui barrer la route avant qu’ils n’arrivent à une intersection. « C’est quoi ton nom ? » lâcha-t-elle le souffle court mais les lèvres rieuses. Cet excès de violence, s’il révulsait les autres clients, il l’avait quant à elle tout à fait réjouie. C’est que la cracmolle n’était copine qu’avec très peu de sorciers. Elle en détestait farouchement la plupart, et détestait même un peu ceux qu’elle aimait quand même, alors en voir un mis à terre comme ça. Wahow ! Elle profita qu’il se soient arrêtés pour remettre à sa place la mèche de cheveux châtains qui lui barrait le visage et regrettait que celui de l'homme lui soit encore dissimulé.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mer 29 Nov - 22:21

Wolfgang sursauta au contact de la main de la gamine sur son épaule et seul son « hé ! » l'empêcha de frapper de nouveau. Elle entama alors la discussion mais le loup tenta de mettre de la distance entre eux deux en marchant d'un pas plus rapide. Il s'était déjà fait remarquer une première fois à cause d'elle, il ne voulait pas réitérer l'expérience. C'était sans compter sur la détermination de la jeune fille qui, lorsqu'il s'apprêta à tourner à l'angle d'une ruelle, se posta devant lui afin de lui barrer la route.
— W... Walt, je m'appelle Walt, répondit-il en tentant une esquive à gauche, puis une à droite avant d'abandonner en soupirant, ancrant ses yeux dans les siens. Et c'était pas génial du tout, ce qui vient de se passer. Maintenant, bouge, faut que je m'en aille. S'il nous rattrape...
Mais Wolf ne termina pas sa phrase, un bruit retentit derrière eux et comme un réflexe, il s'empara des hanches de la petite qu'il plaqua contre le mur de pierre, les dissimulant tous les deux dans l'ombre entre une boîte à lettre et un conteneur à ordures. Son nez enfouit dans son cou, sa capuche relevée sur sa tête, il maintint la jeune fille entre le mur et lui durant une longue minute, tous ses sens aux aguets (quoique son odorat, d'ordinaire infaillible, fonctionnait au ralenti avec l'odeur du shampooing de la gamine qui lui embrouillait les narines). Lorsqu'il fut à peu près certain qu'ils n'étaient pas suivis, il se recula d'un pas, libérant sa prisonnière avant de se détourner d'elle pour reprendre son chemin.
— A plus, et tâche d'éviter les ennuis.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Lun 4 Déc - 13:56

Alors que la fêtarde était en train de se faire expédier aussi rapidement qu’un hibou au bureau de poste, le dénommé Walt parvint une fois de plus à la surprendre. Comme son ouïe était beaucoup moins sensible que la sienne - autant que sa nature était moins inquiète - elle se défendit d’un « Whow ! » quand il la plaqua contre un mur pour faire comprendre au jeune homme qu’il mettait la charrue avant les hippogriffes. La réputation sulfureuse de la jeune cracmolle n’était certes pas volée comme elle était légère de la cuisse mais tout de même, son esprit était présentement autant refroidi par la température de l’hiver que par l’odeur émanant du conteneur à ordures. Mais comme il ne bougeait plus, et qu’elle entendait maintenant à son tour des bruits de pas empressés, elle comprit vite ce dont il ressortissait. Elle se pinça l’intérieur de la joue pour ne pas pouffer de rire car les situations considérées comme stressantes par le commun des mortels avaient toujours le don de susciter chez elle une franche hilarité. Elle tourna doucement la tête vers son sauveur que la capuche rendait bien mystérieux pour essayer de croiser son regard mais celui-ci restait tout à fait imperturbable comme s’il avait croisé dans le reflet de la vitre le regard d’un basilique. Il s’éloigna et elle réalisa, maintenant que la chaleur corporelle de l’étrange individu l’avait quittée, qu’il faisait un froid de canard. Elle croisa les bras pour mieux se les frictionner. « C’est les ennuis qui refusent de m’éviter … » mentit-elle de manière éhontée en commençant à son tour à reprendre son chemin avec un sourire amusé. Et comme la silhouette du tavernier se dessinait dans la brume de leur petite rue mal éclairée, elle le pointa du doigt. « Ah tu vois ! » fit-elle pas du tout inquiète en courant de nouveau dans les pas du jeune homme qu’elle attrapa bien vite par le bras. « Walt, WALT ! - l’arrêta-t-elle - Tu veux pas juste l’oublietter dis ? Je l’aime bien ce bar moi ! ». Mais l’homme les avait déjà rattrapés et comme le bout de sa baguette était éclairée, il n’était pas compliqué de deviner qu’elle était sortie. « Shit ! » refit vulgairement la jeune fille en s’emparant de l’une des fioles qui complétait la panoplie de potions qui teintait dans son sac à main et qu’elle balança aux pieds du sorcier. Un nuage violet s’en dégagea et il commença à tousser comme si ses poumons avaient brûlés. « Ca va pas durer longtemps, transplane ! » commanda-t-elle en resserrant sa main autour du poignet de Walt.


Dernière édition par Oona B. Graves le Mer 13 Déc - 14:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mer 6 Déc - 14:22

La gamine ne semblait pas vouloir lâcher l'affaire et Wolf commençait vaguement à s'en agacer, jusqu'à ce qu'il entende à son tour les pas, non loin derrière eux. Il jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule et repéra la lueur d'un lumos dans la brume. Serrant les poings, il jura et s'apprêta à accélérer encore le pas lorsque la cause de tous ses ennuis le retint par la main.
— L'oubli... Non ! lâcha-t-il en secouant la tête de droite à gauche comme si ce qu'elle disait là était ce qu'il avait entendu de plus insensé depuis son retour en ville.
Evidemment qu'il ne pouvait pas l'oublietter étant donné qu'il était totalement dépourvu de baguette. Il n'en avait jamais possedé, Greyback ne le lui avait pas autorisé. Tout ce qu'il pouvait faire pour se sortir de ce mauvais pas, c'était fuir, ça au moins il savait faire, ses jambes musclées étaient habituées à la course. Mais avec la gamine... Ils ne pourraient pas aller bien loin. Et de toute façon, c'était trop tard, le type était déjà là. La cracmolle réagit plus vite que lui en dégainant une fiole de potion qu'elle fit exploser aux pieds du tenancier. Il fut aussitôt dissimulé derrière une épaisse fumée violette qui lui fit cracher ses poumons. Ils n'avaient plus beaucoup de temps pour fuir, aussi la môme s'accrocha plus fermement au bras du loup-garou en lui ordonnant de transplaner, ce à quoi il répondit par un rire face à l'absurdité de cette directive.
— T'es conne, lui dit-il, amusé plus qu'énervé. Qu'est-ce qui te fait croire que je sais transplaner ? Viens, suis-moi.
Et il l'entraîna dans une course effrénée dans les ruelles sombres du Londres sorcier. Ils quittèrent le chemin de traverse pour s'engouffrer dans l'allée des embrumes et si Wolf doutait que la gamine soit capable de le suivre longtemps, il ne ralentissait pas l'allure pour autant. Ils croisèrent quelques gens douteux qui les apostrophèrent mais ils esquivèrent à chaque fois pour atterrir au bout de plusieurs minutes de courses dans un cul-de-sac. Dans ce cul-de-sac, une unique porte sans poignée. Wolfgang, de son poing, frappa trois coups rapides sur le bois, puis deux coups espacés et encore trois rapides. Une petite trappe s'ouvrit alors et des yeux sombres apparurent, fixant les deux bougres à l'extérieur. Après quelques secondes de réflexion, on entendit plusieurs cliquetis, signe que la porte était déverrouillée puis celle-ci pivota sur ses gonds et on les laissa entrer. Le lycan s'engouffra à l'intérieur et aussitôt, de la musique, des rires, des éclats de voix et des bruits de verres qu'on entrechoquent se firent entendre. Ils étaient dans un pub au doux nom de « Ragtag & Bobtail » qui ne laissait entrer que ceux que la société avait rejetés. A l'intérieur, ils retrouvèrent d'autres loups, des harpies devant des assiettes de foies crus, quelques vampires autour d'une choppe de sang frais, des gobelins aussi et des gobelines qu'il était plus rare de croiser dans les ruelles de Londres. Sur une petite estrade chantait une demi-géante à la voix rauque qui se débattait sans cesse avec le lustre au-dessus de sa tête qui se coinçait dans sa tignasse brune. Wolf se tourna vers son acolyte et lui adressa un sourire.
— Il ne devrait pas nous retrouver ici, dit-il avant d'englober la salle toute entière d'un geste de la tête. Et puis ce pub est vachement mieux, tu trouves pas ?

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mer 13 Déc - 15:09

Un cracmol ? Le malheur avait voulu qu’elle tombe sur un cracmol … ou peut-être un abruti ? Comment expliquer autrement que le dénommé Walt ne sache pas transplaner ? Dans tout le Londres sorcier ainsi réuni sur le chemin de traverse, elle avait eu la veine de rencontrer la seule personne présente qui ne pouvait pas lui sauver la peau des fesses ! Oona lui lâcha le bras avec une mine dégoûtée comme si le prince charmant s’était soudainement transformé en véracrasse. Il profita heureusement que le nuage violet continue à faire diversion pour l’attraper à son tour par le bras. La course folle, Oona pensait en être une habituée jusqu’à admirer la foulée de son congénère sans baguette. Elle arriva essoufflée en crachant ses poumons de fumeuse devant la porte refermant le cul de sac. Vraiment, elle devait présentement être dans un état aussi piètre que le brave tenancier qu’elle avait lâchement empoisonné. Elle passa une main dans ses cheveux fins pour tenter de leur redonner une meilleure allure mais la tentative était vaine maintenant que l’effort en avait rendu les racines collantes. « C’est quoi cet endroit ? » voulut-elle savoir méfiante entre deux souffles dès que la porte s’ouvrit réchauffant la rue sombre d’un trait de lumière et d’un air de jazz.

La cracmolle n’était pas d’une nature spécialement peureuse et encore moins impressionnable, ce fut pourtant en lançant un regard interdit sous des sourcils froncés qu’elle emboîta le pas de Walt. Elle était un peu dégoûtée par la vision de certaines créatures - autant que de leurs consommations ! - qu’elle n’avait jusque là eu le loisir d’observer que dans les ouvrages. Si un bon esprit régnait dans le sous-sol, la cracmolle portait avec elle tous ses préjugés. Elle ne rendit pas son sourire à son acolyte et s’assit, étrangement tendue pour la première fois de la soirée, sur le bois dur d’une chaise contre laquelle elle ne s’adossa pas. « Je sais pas … » répondit-elle sceptique en attachant son regard scrutateur sur un nain qui faisait léviter une pinte de bière jusqu’à lui. Elle eut une pensée pour son grand-frère sorcier et se dit que lui aurait sans doute adoré l’endroit. Il se serait peut-être senti à sa place en ce lieu. Elle ne se sentait nulle part à sa place. Elle ne le désirait pas. Elle reporta son regard vers le jeune homme plus séduisant maintenant qu’il souriait. « C’est quoi ton délire ? - l’apostropha-t-elle d’un mouvement de menton avant de préciser sa phrase qui n’avait pas de sens réel - T’es un cracmol ? Ou genre hum … un retardé mental ? » supposa-t-elle le terme non insultant sans en être tout à fait certaine. « Pourquoi tu sais pas transplaner ? » arriva-t-elle plus poliment à exprimer sa pensée au bout du compte. Elle sortit une cigarette qu'elle coinça entre ses lèvres avant de lui tendre le paquet ouvert. Une chose était sûre, Walt l’intriguait plus que quiconque et pourtant, il y en avait de beaux phénomènes de la nature chez Ragtag & Bobtail !


dragées:
 


Dernière édition par Oona B. Graves le Mer 27 Déc - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mar 19 Déc - 15:42

Ils s'installèrent à une table qui était en fait un tonneau géant sur lequel on avait déposé une plaque de verre et Wolf jeta un coup d'oeil alentour, le dos courbé et les poings glissés entre ses cuisses. Le spectacle était impressionnant et, s'il avait été élevé parmi ce qu'on pourrait qualifier de monstres de la nature, il était toujours saisi par ce que pouvait offrir le monde magique en terme de freak show. Sur l'estrade chantait toujours la demi-géante, applaudit par deux gobelins a l'air bien éméché qui semblaient vouloir en venir aux mains pour accéder aux faveurs de l'imposante chanteuse. Wolfgang rigola en les imaginant tous les trois dans une chambre.
La môme s'adressa à lui et il dut se pencher au-dessus de leur table pour entendre ce qu'elle lui disait.
— Quoi ? lui dit-il en essayant de couvrir la voix grave de la demi-géante. Un retardé mental ?
Wolf rigola de plus belle et accepta une cigarette qu'il extirpa du paquet qu'elle lui tendait. C'est vrai qu'il pouvait passer pour un retardé mental étant donné qu'il n'était jamais allé à l'école. Il avait appris à lire et à écrire avant d'être enrôlé par Greyback et avait tout perdu en vivant à la dure. A côtoyer des bêtes toute la journée, il avait également perdu ses capacités à se sociabiliser et s'il était vif d'esprit, cela ne l'empêchait pas de toujours tout régler par la violence. Il n'avait pas été éduqué comme tout le monde et pouvait facilement passer pour un teubé à la Gaunt, ouais.
— Tout le monde ne sait pas transplaner, tu sais, lui dit-il au bout d'un moment tandis qu'un nain s'approchait d'eux, un calepin entre les mains et un crayon grossier taillé à même le bois coincé au-dessus de son oreille. Vous me mettrez un Firewhisky.
Puis il se tourna vers la gamine qui commanda ce qu'elle voulait et Wolf espéra qu'elle avait de l'argent car lui n'avait rien pour payer ce qu'ils allaient consommer. Une vélane s'approcha de leur table et se mit à faire du charme à Wolf en dansant autour de lui, ce à quoi il ne fut pas insensible. Elle lui alluma sa cigarette qu'il avait coincé entre ses lèvres et se mit à tortiller des hanches le long du loup-garou avant qu'un type sale sur lui ne s'approche de leur table, visiblement très en colère, pour venir récupérer d'une poigne de fer sa copine qui semblait aimer se disperser entre les tables. Wolfgang eut du mal à la quitter du regard et c'est seulement lorsqu'elle disparut dans une pièce annexe qu'il reporta son attention vers la cracmolle, comme tout juste sorti d'un doux rêve.
— Tu m'as pas dit comment tu t'appelais, lui fit-il remarquer en tirant sur sa cigarette, créant un nuage de fumée devant son visage, ni ce que tu foutais sur le chemin de traverse. Y'a pas assez de bar dans le Londres moldu pour les cracmols ?
Il avait envie d'en apprendre un peu plus sur elle avant de lui avouer le pot aux roses, à savoir le fait qu'il était un loup-garou. Derrière eux, l'estrade craqua sous le poids de la demi-géante qui s'effondra sur ses deux fans. Des gars se précipitèrent pour les secourir et Wolf détourna la tête, amusé.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mer 27 Déc - 11:34

Le monde sorcier, Oona n’en connaissait que ce qu’elle en voyait, c’est à dire pas grand chose. Elle était longtemps restée enfermée comme un animal en cage dans le manoir familial caché au fin fond de la forêt puis elle s'était enfuie pour arpenter tous les bars du pays. Mais elle n’avait finalement jamais appris grand chose au contact des piliers de bar qu’elle fréquentait. Savoir si les sorciers préféraient apparaître en claquant des doigts ou empaquetés dans un magicobus était l’une des nombreuses questions sur lesquelles elle ne s’était jamais penchée. Pour autant la cracmolle n’était pas dépourvue de bon sens ni même de franchise. « Et t’as juste perdu ta baguette dans le bar j’imagine ? » l’interrogea-t-elle de son ton pas farouche. Son expérience en bagarre de comptoir était déjà plus riche et s’il y avait bien une chose qu’elle savait des sorciers, c’est que toutes les occasions étaient bonnes pour se lancer dans le concours de la plus grosse baguette. Walt pourtant. « Deux » fit-elle sans faire au serveur la politesse de lâcher son interlocuteur du regard lorsqu’il commanda un firewhisky. Il l’intriguait. Elle espérait également qu’il avait de quoi régler leurs boissons parce que son portemonnaie était aussi vide que le serait bientôt son premier verre.

Comme elle était occupée à presser son pouce contre la roulette de son briquet, elle n’avait pas remarqué la vélane en train de se pavaner. Elle haussa un sourcil circonspect devant le spectacle qu’elle leur offrit - ou plutôt lui offrit - avant de rouler des yeux blasés dans leur orbite. Elle se mit à détester en un claquement de doigt toute la race dans son entièreté en même temps que son insupportable ambassadrice. Elle fronça les ailes de son nez dans une grimace vexée quand le bougre se rappela enfin de sa présence. « T’as le bout qui crame ! » se moqua-t-elle de lui avant de lui désigner après un laps de temps volontairement suggestif le bout incandescent de sa cigarette. Tout obnubilé que le jeune homme avait été par la vélane, il avait laissé la moitié de sa cigarette se consumer. La cracmolle pouffa d’un rire moqueur avant de tirer une latte de la sienne et de recracher sa fumée quelque part au-dessus de sa tête. Que voulez-vous ? Elle avait un style différent ! Mais telle la créature ensorcelante qui venait de les quitter, les traits de la jeune fille se déformèrent brusquement pour la faire ressembler davantage à une harpie qu’à une femme quand l’homme lui parla de l’autre côté de la capitale. « Alors quoi ? Parce que je suis qu’une cracmolle je devrais traîner avec ces nigauds de dumols ? ». La petite esclandre fut heureusement couverte par l’effondrement de l’estrade. La vision des deux gobelins en train de ramper sur le plancher avec leurs ongles crochus pour s’extirper de dessous l’imposant derrière de la demi-géante la dérida un peu. « Humpf ! » étouffa-t-elle un rire dans le verre qui venait de lui être servi. « Moi c’est Oona » se présenta-t-elle enfin en reposant le firewhisky - qui lui avait été servi en pinte nom de nom ! - sur le tonneau.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Dim 7 Jan - 16:58

On leur apporta leurs firewhiskies et Wolfgang s'y plongea comme un strangulot hors de l'eau, en avalant une bonne rasade qui lui brûla la gorge. Il se força à ne pas grimacer car on lui avait toujours appris, chez les Nott comme chez Greyback, à ne jamais montrer ses faiblesses. C'était bien là le seul point commun que l'on pouvait trouver entre ces deux mondes.
— Enchanté, dit-il à Oona d'une voix rauque en tirant de nouveau sur sa cigarette (car il était vrai que son bout cramait sévère), laissant aller sa tête en arrière. Oona... Oona la cracmolle...
Il se perdit quelques secondes dans la contemplation du plafond et ne redescendit sur terre que lorsque son tabouret bascula sur les deux pieds en arrière. Il se rattrapa de justesse au tonneau et se mit à rigoler en se demandant s'il n'y avait pas un peu plus que du tabac dans la clope que lui avait offert la gamine.
— Désolé, s'excusa-t-il en faisant tomber la cendre de sa cigarette à ses pieds.
Il n'avait pas très envie de lui avouer sa condition particulière dès maintenant car il pressentait qu'elle prendrait très certainement le même air dégoûté qu'elle avait pris lorsqu'ils étaient entrés dans ce pub, ce même air qu'avait revêtu son visage lorsqu'elle avait parlé des moldus. Il connaissait cette répulsion que les gens pouvaient avoir pour les autres races, lui même avait été élevé tout d'abord dans la haine des sang-de-bourbe, puis dans celle des sorciers sans distinction de pureté. C'était une règle d'or, chez les loups, ne jamais faire confiance à aucune autre espèce. Ça leur faisait au moins un point commun, à Oona et à lui.
— Tu crois vraiment que les sorciers sont mieux que les moldus ? demanda-t-il sur le ton de l'amusement, déposant sur la table ses avant-bras autour de sa choppe de firewhisky. J'suis pas certain. Ils sont imbus d'eux-même, incapables de quoi que ce soit sans leur bâton magique... Au moins les dumols savent se battre, eux.
Et il mima des coups de poing dans les airs, attirant sur lui les regards de quelques piliers de bar en quête de baston. Bien décidé à laisser planer le mystère quant à sa véritable identité, il rigola de nouveau, avala une gorgée du liquide ambré qu'il renversa un peu sur son tee-shirt et tira une latte de sa cigarette. La fumée lui monta au crâne et il porta sa main libre à son front, sans se départir de son rire.
— Qu'est-ce que t'as mis là-dedans ? s'enquit-il en se frottant les yeux avec les paumes de ses mains.
On entendit des bruits de planches derrière eux, signe qu'un Reparo avait été lancé sur l'estrade qui se reconstruisait d'elle-même. Les fans de la première heure de la demi-géante n'attendaient plus qu'une chose : son retour sur scène. Ils l'acclamaient, l'applaudissaient et l'un, même, avait réussi à aller se percher sur le lustre en faux cristal qui pendouillait au-dessus de l'orchestre. La chanteuse, se donnant des airs de diva, s'éventait de sa grosse paluche en attendant qu'on lui remette le micro en place (bien qu'elle n'en avait probablement pas besoin). Pour faire le show durant l'entracte, la vélane était de retour dans la salle et poursuivait son manège trop vite interrompu quelques minutes à peine auparavant. Wolf se perdit dans ses courbes.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mar 9 Jan - 12:41

Oona la cracmolle ? C’était sa chance qu’un tonneau les sépare au lieu d’une table car lui aurait pris le risque de ressortir du bar avec le surnom de Walter le castrat. Le jeune homme était si hilare qu’il était permis de se demander s’il avait déjà trempé le bout de ses lèvres dans un verre de pur feu avant. Elle adoptait au contraire une posture de fermeture en le fusillant de son regard bleuté qui ne l’avait jamais faite ressembler à une poupée. « La ferme ! » rejeta-t-elle ses excuses en même temps que ses cheveux en arrière pour mieux clôturer le débat en s’adossant finalement contre le dossier inconfortable de son siège pour embrasser le bar d’un nouveau regard. Le verre qui leur avait été servi avait un goût étrange - sans doute un alcool mal frelaté s’était-elle dit - et avait cet étrange don d’endormir sa verve. Ce ne fut qu’alors qu’elle remarqua que le reste de la clientèle, dont les espèces étaient diverses, partageait le point commun de voir dessiné sur leur visage un sourire bienheureux. Elle se mit à rire un peu bêtement à son tour car ce trait de joie la fascinait plus encore que leur monstrueuse apparence. « Hein ? » tourna-t-elle la tête vers le jeune homme lorsqu’il la questionna car elle avait déjà tout oublié de la quête de son identité. « Mieux que les … - répéta-t-elle sans comprendre avant de pouffer de rire devant une assertion aussi stupide - Non ! Je déteste ces hypocrites de sorciers ! » se défendit-elle tandis que son interlocuteur leur listait des défauts qu’elle avait déjà eu le loisir de remarquer. « Mais on ne choisit pas la famille dans laquelle on naît » fit-elle d’un ton magnanime en haussant les épaules. La jeune fille avait tôt fui sa famille, son manoir et son île pour arpenter d’autres rivages avec son sac à dos. Mais force avait été de constater après plusieurs années à bourlinguer qu’elle portait sa différence autant que son mal être partout où elle traînait ses savates. Cul sec qu’elle but son verre sans grimacer en bonne habitante de l’Éire.

Un nouveau rire un peu sot lui échappa en voyant son interlocuteur fendre l’air de ses poings et se tâcher et elle se surprit à le trouver plutôt mignon. Il l’interrogea sur le contenu de son verre. « Rien - fit-elle innocente - pour le moment ! ». C’est que des flacons de potions pour rendre les soirées un peu plus folles, elle en avait une sacrée panoplie dans son sac à mains. La cracmolle finit tranquillement de fumer sa cigarette et écrasa bientôt sa fin sur le tonneau. La vélane avait refait son apparition et se déhanchait sur les premières notes explosives du trombone qui fendaient l’air. « Allez viens, c’est pas en restant les fesses vissées sur ta chaise que tu vas l’impressionner ! » encouragea-t-elle le jeune homme à la suivre sur la piste en le traînant par la main avant de faire un tour sous son bras. Ils se rapprochèrent de la vélane qui continuait son petit show sans se laisser assourdir par les sons de cloches qui l’entouraient. Le nain aux favoris broussailleux se vantait d’être un professeur de l’école de magie tandis qu’un vampire clamait être riche à foison depuis l’invention des suçacides. « Ah ouais ? Mon ami ici présent est le batteur des Tornades de Tutshill ! Qui dit mieux ? » Oona qui avait l’impression d’évoluer dans du coton commença à danser avec lenteur en riant mais un fantôme, pressé de se joindre à l’assemblée de fanfarons, les traversa son cavalier et elle. Elle tressaillit avec l’impression qu’un seau de glaçons lui avait été versé sur la tête.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Sam 13 Jan - 22:14

Wolfgang rattrapa la descente d'Oona en liquidant son verre de firewhisky d'une traite avant de se lever, conduit par la main de la cracmolle. Etait-ce à cause de l'alcool, de la cigarette ou parce qu'il s'était levé trop vite, quoi qu'il en soit, le loup fut pris de vertiges qui se dissipèrent d'eux-même au bout de quelques secondes. Loin de l'inquiéter, ça le fit plutôt rigoler. Si d'ordinaire il était déjà du genre à se marrer d'un rien, ce soir-là il l'était encore plus.
— Wow, doucement... lâcha-t-il d'une voix vaporeuse entre deux pouffements, laissant mollement la gamine tourner sous son bras, sans opposer aucune résistance.
Ils arrivèrent sur la piste par Merlin seul sait quel miracle et Wolfgang sortit de la torpeur dans laquelle la vélane était en train de le mettre en virevoltant à quelques tables de lui que lorsque Oona le présenta comme étant le batteur de la célèbre équipe de Quidditch des Tornades de Tutshill.
— J'ai mieux, dit Wolf avec lenteur en levant son index en l'air avant de tirer sur sa cigarette, créant ainsi un petit suspens de quelques secondes. Vous avez devant vous la très grande poursuiveuse et capitaine actuelle de l'Orgueil de Portree, Catriona McCormack, mesdames, messieurs et autres bestioles...
— Catriona McCormack ? s'étonna le vampire, non sans condescendance. Allons, elle n'est plus capitaine, elle a pris une retraite anticipée en 71 pour élever ses enfants. Et vous dites que vous êtes le batteur des Tornades de Tutshill ?...
— Ah shit, grillés dit-il platement, comme déconnecté, avant de se tourner vers Oona. Désolé, mes références s'arrêtent à 1960, juste avant que...
Il n'eut pas l'occasion d'être plus bavard que la vélane était de retour dans son sillage. Il se perdit longuement dans ses déhanchés et laissa complètement la non-maj en plan pour danser lascivement collé serré avec la blonde envoûtante. Il ne sentit même pas la main qu'elle glissa subrepticement dans la poche arrière de son jean à la recherche d'une bourse de gallions qu'elle ne trouva pas. Elle insista, fit également les poches de son hoodie sans plus prendre la peine de se faire discrète et petit à petit son visage passa de l'ange au démon, défigurant totalement ses traits et désenvoûtant par la même occasion le loup qui recula maladroitement et renversa un tabouret sur son passage. Il n'eut pas le réflexe de le rattraper, ce qu'on avait glissé dans son firewhisky était en train de le ramollir complètement, plus encore que le Péteuphorik qu'il avait eu plus d'une fois l'occasion de tester auprès des copains de la meute. Par chance, l'orchestre et la chanteuse couvrirent le bruit que fit le tabouret en s'écrasant au sol et si quelques regards se tournèrent vers l'action, ils se remirent très vite au clou du spectacle, lorsque la demi-géante attrapa un nain par les pieds pour le faire tournoyer dans les airs au-dessus de sa tête comme un vulgaire ruban de soie.

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Mar 16 Jan - 10:58

Le fantôme pressé lui avait flanqué la chaire de poule (comme s’il n’avait pas eu l’éternité devant lui ce gros larron) alors Oona était occupée à se frictionner les bras pour se réchauffer lorsque son ami éméché la présenta comme Catriona McCormack. Et si la petite assemblée qu’ils avaient rejoint s’esclaffait de cette référence datant d’une autre époque, la cracmolle fière de ses origines était quant à elle plutôt vexée que Walter ait pu lui prêter un nom et des origines à consonance écossaise et non irlandaise. Elle le suivit néanmoins dans son jeu et se mit à rouler certaines lettres aussi salement qu’une écossaise. « Quoi ? J’ai pas l’air à la retraite peut-être ?! - agressa-t-elle verbalement le vampire d'un ton de petit bonhomme - Puis c’était pas pour élever mes enfants d’abord mais pour devenir une star du rock’n roll parce que maintenant je suis la bassiste des croque-mitaines et ouaaaaiiiiis ! » le toisa-t-elle malgré sa grande taille en agitant sous ses yeux le signe des cornes.

Elle finissait de rire en coulant un regard complice vers son camarade de beuverie mais celui-ci semblait planer à mille lieux d’ici. Elle fronça ses sourcils et dut se concentrer pour suivre ses propos mais le mystère resterait voilé. La plupart des hommes de l’assemblée s’engouffrèrent dans le sillage des cheveux blonds de la vélane pour continuer à respirer l’odeur envoutante de son shampoing si bien que la cracmolle se trouva bientôt seule avec avec l'inventeur des suçacides qui, s’il n’avait pas levé les yeux de la magnifique créature, semblait constitué d’une nature trop fière pour lever les fesses de son tabouret. « Les mortels … j’ai pas raison ? » jugea-t-elle les autres d’un air dédaigneux en profitant de leur inattention pour vider un à un dans son gosier les verres qu'ils avaient oubliés sur le bar. Elle recracha celui fort en hémoglobine sur la chemise blanche de son propriétaire qui, la tête tournée vers le tabouret qui s’était écroulé à côté, n’eut pas le loisir d’éviter la projection sanguinolente. La cracmolle qui finissait de cracher par terre avec un air dégoûtée leva en même temps le bras pour qu’on lui apporte un autre whisky pour se rincer la langue. Elle ne perdait pas complètement la tête et cela lui rappela une blague qu'elle eut la soudaine envie de partager avec son nouvel ami (ou en tout cas le seul garçon assez con pour lui répondre quand elle parlait). Elle se rassit joyeusement à côté de Walter maintenant qu’il était débarrassé de sa potiche. « Hé ! Tu connais l’histoire du vampire hémophile qui rentre dans un bar et qui dit - mais elle se rappela soudainement de leur conversation avec un sacré temps de retard et sauta du cocatris à l’abraxan - Hé mais il t’est arrivé quoi dans les années 1960 ? ». Comme elle avait enchaîné les cul sec, elle parlait très fort pour couvrir le volume sonore qui était dingue dans sa caboche et dut se cramponner titubante au bar pour ne pas s’écrouler. C'est que ça tournait autant chez elle que chez le nain victime de la demi-géante.


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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Jeu 18 Jan - 17:20

Wolfgang se laissa tomber sur un tabouret encore debout et contempla d'un regard vide, les épaules tombantes, le concert de la demi-géante qui envoyait du pâté d'éruptif et faisant le show comme personne. Il jeta un coup d'oeil à la table à laquelle il s'était installé et soupira, déçu, en remarquant que tous les verres avaient déjà été enfilés. Il leva la main quand un nain s'approcha assez près de lui et commanda un autre firewhisky lorsqu'Oona le rejoignit, posant son derrière à ses côtés. Elle entama une blague qu'elle ne termina pas.
— Qui dit quoi ? fit le loup-garou d'une voix pâteuse, encore un peu shooté par ce qu'on avait bien pu glisser dans son verre.
Il voulut tirer une nouvelle taffe de sa cigarette mais remarqua qu'elle n'était plus à sa main. Il haussa les épaules et laissa mollement retomber son bras le long de sa hanche lorsque la cracmolle l'interrogea sur ce qu'il s'était passé en 1960. Wolfgang se tourna brusquement vers elle, les yeux ronds comme des vifs d'or, soudain tout à fait éveillé. Qu'avait-il bien pu lui dire à ce sujet ? Il n'en avait aucun souvenir...
— Que, hein ? De quoi est-ce que tu parles ? demanda-t-il à brûle-pourpoint, d'une voix un peu trop agressive.
C'est cet instant que choisi le serveur nain pour réapparaître et déposer devant le loup-garou sa choppe de firewhisky avant de lancer un regard consterné en direction de son collègue qui, à présent, vomissait tripes et boyaux à côté de la scène maintenant que la demi-géante l'avait laissé retomber au sol. Il repartit en soupirant, probablement avec la mauvaise impression que ce serait à lui de ramasser tout ce bordel et Wolf s'empara sans attendre de sa pinte qu'il descendit de moitié avant de se passer une manche sur les lèvres afin d'essuyer le liquide ambré qui avait coulé. Oh la vache sa mère, la descente était rude mais la chaleur qui s'empara aussitôt de tout son corps, comme un fourmillement instantané, lui fit oublier la prudence qui se devait d'être de mise vu la curiosité de la gamine. Au lieu de quoi, il rigola sans raison en rivant de nouveau son regard vers le plafond. Il avait l'air d'un illuminé, ce qu'il était un peu en vérité.
— 1960... le neuf juin, précisément... qu'est-ce qui s'est passé le neuf juin 1960, hein ? Hahaha, ce jour-là, c'est simple. Je suis mort.
Passa alors près d'eux le fantôme qui avait traversé Oona quelques minutes plus tôt et il leur jeta un regard courroucé, comme si c'était drôle de parler ainsi de la mort devant quelqu'un qui l'était vraiment !
— Nan, nan, nan... mort... pas comme ce type, nan. Mais j'ai quand même eu un enterrement...
Et il rigola de nouveau à ce souvenir avant de s'avaler le restant de sa pinte d'une traite, ce qui lui donna de violents vertiges et une sensation de flotter qu'il accueillit avec étonnement, levant les bras à l'horizontal comme pour garder l'équilibre dans les airs (alors que son cul n'avait pas bougé de son siège).

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MessageSujet: Re: T’as la braguette ouverte fils de troll | SUJET CLOS Ven 19 Jan - 10:03

Walter était tellement ramassé que Oona en pleurait de rire. Elle sortit une cigarette de son sac à main juste pour détourner son regard de sa tête ahurie et ne pas se faire pipi dans la culotte. Elle dut inspirer une bonne bouffée de fumée et se passer un doigt sous ses cils pâteux de mascara pour retrouver un peu de son sérieux. « Les sixties tu sais ? - reprit-elle en le fixant droit dans les yeux - La mélodie du bonheur, la révolution de la femme porteuse du bikini et de la mini-jupe, la mort du gros moldu Churchill, le premier sorcier sur la lune, le FestiWoodstock mec ! » lui dressa-t-elle un historique aussi moldu que sorcier de tout ce qui lui semblait être les meilleures choses de la décennie. Malgré sa haine de toute chose et de tout le monde, une fureur de vivre incroyable irriguait les veines de la cracmolle.

Oona déposa un coude sur le bar - dans une vieille flaque d’alcool sans percuter - lorsque le serveur leur apporta deux nouveaux verres. Trempant le bout des lèvres dans le sien, elle le reposa tout aussi vite pour plaquer une main pâteuse sur ses lèvres et inspirer un grand coup pour ravaler une remontée acide. Ohlalala, elle allait finir la soirée en vomissant, c’était bien sûr. L’action conjuguée du tabac et des verres qu’elle s’était enfilée l’emmenaient à un point critique de la soirée. Ses yeux papillonnèrent un peu quand son interlocuteur débuta le récit de ses aventures et comme lui semblait aussi lent que elle à deux points de s’écrouler, elle le poussa à accélérer avec un argument des plus pragmatiques. « Va-y, tu peux y aller hein, j’aurais tout oublié demain de toute façon ! ». Lorsqu’il trancha pour se déclarer mort, un éclat de rire franchit ses lèvres et la réveilla un peu, car l’air offusqué du fantôme était précieux. Et puis, elle ne prenait pas encore son nouvel ami au sérieux. Sans doute était-il poète et construisait-il quelque figure de style pour la draguer. Elle arrivait dans cette triste phase de l’alcoolémie où elle avait les cheveux aussi filasses qu’un troll mais se sentait pourtant aussi irrésistible qu’une vélane. Et comme Walter qui racontait sa vie rigolait (ou plutôt sa mort), elle l’imitait bien stupidement. « T’as eu un enterrement ? Trop classe ! - supposait-elle car elle ne s’était rendue à aucun de celui de ses deux parents - Et il y avait du monde ? » fit-elle curieuse et toute prête à le railler s’il lui disait que non. Elle ne remettait pas du tout en cause la véracité des propos du garçon - bien qu’ils ne fassent pour l’heure pas plus sens à ses oreilles qu’un nuage de joncheruines - mais un sentiment d’allégresse planait dans l’air et l’empêchait de considérer la chose avec gravité. Le jeune homme la fascinait et petit à petit le reste du bar semblait s’effacer autour de lui. When it crumbles chantait d'ailleurs la demi-géante.

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