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Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA

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MANGEMORT
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MessageSujet: Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA Jeu 14 Déc - 14:02

La salle commune était vide en cette après-midi du mois d’octobre, la première sortie de l’année à Pré-au-Lard avait emporté les élèves les plus jeunes jusqu’au village voisin pour les réchauffer de bièrraubeurre. Avachi à la manière d’un pacha turc dans le fauteuil le plus confortable de la salle commune, Evan Rosier se réchauffait quant à lui d’un feu qui faisait craquer les buches de l’âtre de la cheminée. Il distinguait derrière le fin manteau de buée qui recouvrait la fenêtre de la salle ronde, la danse leste du calmar de leur école. Et comme ce spectacle avait quelque vertu hypnotique, les mots glissèrent plus facilement de sa bouche tous aussi crus que son âme. Un étudiant de leur maison qui avait une plus jolie plume que la sienne - lui ne savait écrire sans faute et rature - grattait des mots plus habilement formulés sur le parchemin.

A Cassiopeia Yaxley

Chère Cassiopeia,

L’année commence à peine et j’attends déjà avec impatience de quitter le château pour te rejoindre dans le vrai monde là où tout se passe. La mascarade mise en scène par notre traître de directeur m’apparaît plus intolérable que jamais après l’été que nous avons partagé au manoir. Nous nous avouions à l’époque, mon âme sans aucun doute attendri par ton redoutable sourire, que l’école nous manquait. Permet moi de revenir sur nos propos pour expier mon erreur de jugement et chasser loin de tes pensées tout sentiment de nostalgie que tu pourrais entretenir. Aucun de nos cousins n’a cette année rejoint notre grande maison, laquelle continue à être gangréné année après année par un fourbis d’impurs. Autant de Rozen et Lænsen, aux noms à la consonance idéalement exotiques, pour affirmer la pureté de leur sang et la puissance de leur famille dans leurs pays d’origine. A se demander pourquoi ils l’ont quitté pour notre île plus humble ? Fort heureusement, une société secrète s’est créée laquelle recentre les valeurs de la grandeur autour de personnes de confiance. Et il est profondément jouissif de les inculquer aux sangs de bourbe à la barbe de ce vieux gâteux de directeur qui a voulu s’ériger comme leur protecteur. Poudlard, ancienne terre d’accueil, promet de devenir l’antichambre de la terreur ! Aucun de nous n’est suffisamment fou pour pousser ce jeu aussi loin qu’au manoir, ni même oser en parler, mais cela permet au moins de tuer l’ennui - sinon l’ennemi - en attendant la fin de l’année. Et toi ? Apprécies-tu tes premiers pas à l’école supérieure de magie ? La première année est supposée être la plus difficile alors ne sois pas trop dure avec toi-même si tu n’y parviens pas et souhaite abandonner. N’oublie pas qu’un destin de Rosier t’attend, bien plus grand que celui qu’aucun diplôme ne saurait te promettre.

Comme tu le devineras en lisant mes quelques mots, mon quotidien à Poudlard est donc pavé d’ennuis ! Il ne se passe pas un jour sans que je pense à toi et que je m’égare à imaginer ta silhouette gracile au détour d’un couloir. Depuis que je me suis trouvé si près de te découvrir, la chaleur de ton corps me hante. Les autres filles de l’école sont si fades, et si laides en comparaison, que j’ai l’impression d’être entouré de fantômes. Il n’y a que toi que je vois, et pourtant tu n’es pas là. J’attends avec excitation de te retrouver la semaine prochaine même si le dîner promet d’être pompeux et fastidieux à souhait. Ma famille ne parle que du mariage de ma cousine Narcissa avec ce Malefoy, cela pourrait presque me révulser complétement à l’idée de me marier moi-même dès la fin de l’année si l’aura de ma fiancée ne se trouvait pas si ensorcelante. Tout me manque de toi, de la tenue parfaite des boucles que j’aime défaire jusqu’à ton parfum entêtant. Retrouvons-nous chez moi après cet ennuyeux dîner ? Ou n’y allons tout simplement pas ! Reprenons là où nous étions arrêtés sans elfe trop stupide pour nous déranger ! Il n'y a pas que tes boucles que je souhaiterais défaire ...

Tu es, et tu seras toujours, la véritable souveraine de mon cœur.

Evan Rosier

PS : La saison de Quidditch a repris à Poudlard, j’ai recouvré mon ancien niveau malgré les blessures, et j’entends bien emporter victoire sur victoire pour être accepté, sans besoin de mon nom, dans l’équipe des Faucons de Falmouth avant la fin de l’année. La seule ombre à ma motivation est de savoir que la coupe porterait le nom de ce traître de Powell. Avec Thomas, nous nous sommes mis en tête de trouver un sortilège pour l’effacer de la coupe ou au moins l’écorcher !



dragées:
 


Dernière édition par Evan Rosier le Jeu 11 Jan - 11:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA Sam 30 Déc - 21:29

Les Liaisons Dangereuses



Comme chaque matin, Cassiopeia s'était levée tôt pour se donner l'illusion d'avoir un rythme de vie sain. Et comme chaque matin, cette volonté éphémère de paraître mener une vie normale s'effaça, pour laisser place à une réalité plus tangible, celle ci étant qu'elle était tristement désœuvrée. Comme pour répondre à ce désœuvrement, elle rangea son bureau, posant la main sur la lettre d'Evan arrivée en début de semaine. Si lorsqu'elle l'avait reçue, elle était encore en colère contre le jeune Rosier, depuis qu'elle avait planifié sa revanche, elle éprouvait moins de difficulté à le pardonner. Pour dire vrai, même sa jalousie ne l'avait pas empêchée de lire et relire sa lettre tout la nuit après l'avoir reçue, mais ça il n'y avait qu'elle à le savoir. S'attelant pour lui répondre, elle hésita entre une lettre qui manipulerait ses sentiments, ou une lettre sincère. Mais la réalité était qu'elle était bien trop lasse pour tenter de le manipuler à dessein, et qu'elle n'en avait certainement pas la volonté. Aussi se décida-t-elle à écrire une lettre qui lui semblerait assez proche de ce qu'elle pouvait penser, mais qui ne serait pas non plus caractérisée par une fadeur soumise.




À Evan Orestes Rosier


Cher Evan,


C'est avec un grand plaisir que j'ai pu recevoir ta lettre, et je n'ai cessé de la lire et de la chérir depuis qu'un hibou providentiel me l'a délivrée. Hélas, je suis assez contrite de t'avouer que déjà j'abandonne mes promesses à ton égard, et que je n'ai pas tué cet innocent hibou comme j'avais pu le promettre, la joie qu'il avait suscité en moi en me délivrant ta missive lui a sans doute épargné un destin peu enviable.
Je dois te dire que « Ce vrai monde où tout se passe » me laisse paradoxalement de marbre, rien ne semble avoir changé à dire vrai, si ce n'est le regard terrifié de mes elfes lorsqu'on vient frapper à mon manoir. Tout se passe encore dans l'ombre dans l'immédiat, aux réceptions mondaines les hommes s'en vont dans le salon boire leur whisky pur-feu et discuter des plans du Seigneur des Ténèbres sans pour autant réellement s'afficher.
Quant à moi, et aux autres femmes, nous avons le « plaisir » sans cesse renouvelé de nous complaire dans nos rôles de petites idiotes, faisant semblant de ne pas comprendre ce qui se passe sous nos yeux. Je dois dire que j'ai rarement vu autant d’hypocrisie dans notre société à l'approche de cette guerre que nous attendons tous, et pourtant Merlin sait ce que cette société déjà pouvait être avant cela.

Ce que tu me dit sur l'état de Serpentard ne m'étonne guère, et nous ne devrions pas oublier cependant que cela a toujours été l'un des périls qui pesait sur notre maison depuis sa création par Salazar Serpentard. Néanmoins, je préfère encore des sangs-purs étrangers à des sangs-impurs dans nos salons aux tentures émeraudes, entre la boue et l'or, je crois avoir ma préférence. Cependant, j'admets qu'il me semble assez surprenant qu'ils ne soient pas demeurés dans leurs pays respectifs, nul doute que nous y gagnerions à les renvoyer chez eux, mais je crains que la priorité ne soit déjà d'éviter de souiller notre sang.
Même les Serpentards de nos jours batifolent avec les sangs impurs, voire même avec des étrangers, et parfois même avec les deux. Je n'oserais imaginer que tu puisses seulement tolérer ce genre de comportement, et je te fais pleinement confiance pour réprimander ceux osant s'y adonner, mais je reste profondément meurtrie et dévastée d'imaginer les héritiers tant renommés fréquenter des filles de peu de vertu, et de peu d'honneur aussi bien dans leur sang que dans leurs manières. Je pense qu'il devrait s'agir de l'un des premiers objectifs de votre organisation que de maintenir la séparation entre les statuts du sang, mais bien entendu cela n'est qu'une humble suggestion de ma part, je n'ai pas la prétention de vous dicter de quelconques principes.

Pour ma part l'Ecole Supérieure de Magie se révèle être une pale réplique de ce qu'était Poudlard, et mon paternel s'étant arrangé dans sa grande mansuétude pour que je reçoive les cours écrits et que je n'assiste qu'aux examens, ma vie semble un peu trop facile. Cependant, cela m'a permis de prendre conscience qu'il me sera tout à fait aisé de mener côte à côte la vie d'une Rosier, et ses études, ainsi que d'y réussir.
Comme tu as pu le constater, nous partageons donc le même quotidien à défaut de partager le même lieu de vie, et l'ennui est une vieille amie qui rarement s'en va. L'image que tu dépeints de toi me donnerait l'impression que tu parcours le château à la recherche de mon image, ou de mon ombre, mais je ne doute pas que tu puisses parfois trouver des moyens d'échapper à cette pensée entêtante, et te plonger dans la recherche de quelques plaisirs et de quelques passions qui te permettent de ne point te morfondre trop de mon absence.
As-tu réfléchi à quelques projets qui te tiendraient à cœur après la fin de Poudlard ? Ou peut être as-tu une idée de l'endroit où tu voudrais que nous habitions après notre union ? Car je dois dire que je partage tes impressions sur le mariage de Narcissa, et que l'idée d'y devoir faire bonne figure semble balayer en moi l'envie de préparer le nôtre.
Néanmoins, l'idée même de pouvoir partager la même demeure, la même chambre, et le même lit chaud avec toi, me rend brûlante d'une folle impatience de le conclure. J'eus adoré céder à ta demande, et c'est avec beaucoup de douleur et de contrainte que j'y réponds par la négative. Ma chère Narcissa m'a choisi pour être sa demoiselle d'honneur, ce qui signifie que je serai à la table des mariés, et surveillée tout le long de cet événement. Aussi la perspective d'une fuite, bien qu'agréable à l'idée et aux sens, se révèle être tout bonnement impossible. Ma main tremble presque en écrivant ces mots tant j'aurais souhaite, adoré même, pouvoir partager un moment plus intime avec toi, où notre passion eût pu s'éclore et s'épanouir entre tes bras.


J'ajouterais à tes mots que si je suis la souveraine de ton cœur, tu es mon roi.


Cassiopeia Flavinia Merope Augusta, Yaxley.


Ps : Tu sais que j'accompagne de tout mes vœux la réussite de tes ambitions dans le Quidditch, mais je réitère tout de même mon encouragement. Je suis convaincue que tu n'as pas besoin de ton nom pour réussir, tes compétences suffisent déjà largement à t'assurer une domination légitime sur les autres. Néanmoins, on est jamais trop prudent, et il est certain qu'un entraînement régulier ne peut qu'être une sécurité supplémentaire. Pour le problème de la coupe, tu devrais tout simplement te fournir l'abrasif « Brilloux » qui sert théoriquement à nettoyer les objets en métal très sale. Nul doute qu'il réussira à effacer la saleté qu'est ce nom. (Je crois qu'ils en vendent en livraison par chouette dans la Gazettte, dans la rubrique Sorcière élégante et belle maisonnée. )

©️ GASMASK
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MessageSujet: Re: Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA Lun 8 Jan - 11:46

A Cassiopeia Flavinia Merope Augusta Yaxley


Ma souveraine,

Ils sont nombreux les prénoms qui éloignent ton doux prénom de mon nom. Qui sont ces Flavina, Merope et Augusta ? Des aïeules qui protègent ta vertu ? Des figures poussiéreuses de la mythologie ? Je voudrais faire sauter les unes comme les boutons de ta robe et souffler sur les autres comme sur le brûlant de ta chair. J’attendrai puisque tel est le souhait que tu formules mais sans patience puisque tel est celui que tu ne formules pas. Je devine que tu ne parlerais sinon pas de ton lit dont la seule mention transporte déjà tous mes sens dans ces douces plumes. A moins que tu ne sois une femme cruelle ? Je n’écarte pas cette possibilité et, si tu m’aimes comme un homme et me respecte comme ton futur mari, je te prie de laisser ma pugnacité continuer à s’écraser librement sur les remparts de ta chasteté. Libère moi ou ne me libère pas de mes tourments mais ne condamne pas l’indécence de la bataille que j’entends livrer à ton coeur. Et ne doute jamais de la sincérité de mes sentiments. La seule idée de te posséder est plus enivrante que l’étalage des vulgaires possessions qui se bradent dans les couloirs du château. Le bal d’hiver se prépare mais je préfère pour ma part rejoindre le manoir familial. La douceur autant que la violence de ses paysages en hiver me plongent dans un étrange songe. Dominer la vallée de Dean qui flamboie d’une lueur diaphane à la tombée de la nuit ravivera à mon souvenir l’empire que j’étendais sur ta blanche cuisse lors de notre dernière rencontre. Quant aux arbres de la forêt qui résistent de leur racine mais courbent l’échine, je n’ose te dépeindre l’impression qu’ils me laissent de toi.

Je n’ose pas plus t’inviter dans le manoir qui fait figure de mausolée de ma mère et de triste retraite de mon père et me vois désolé, dans cette lettre autant que dans la vie, de t’abandonner devant les grilles. J’aurais aimé que nous y vivions plus tard, ton sourire et ton regard vifs auraient ravivés la chaleur des lieux. Mais Laomédon préférerait me céder tous ses gallions avant de me céder sa vieille pierre. Nous nous sommes promis de nous élever loin de nos familles en nous mariant alors que dirais-tu de bâtir notre foyer loin du Gloucestershire et de la Northumbrie ? Londres m’attire et peut-être que lorsque tu te trouveras à mes côtés ce vrai monde où tout se passe ne te laissera plus de marbre ? Je ne te laisserai pas le luxe de t’y ennuyer et tu seras conviée, dès que ton rôle de petite idiote te lassera, à me rejoindre dans l’autre pièce pour tremper tes lèvres dans du whisky pur feu. Tu montes déjà à balai alors n’arrêtons pas en si bon chemin notre tâche de défaire ton austère éducation.

Je comprends néanmoins ta frustration de ne rien voir changer et je la partage d’une certaine façon ton affliction. Mais restons patients et plus malins que nos ennemis. Laissons se dévoiler avec éclat le Ministre Sang de Bourbe et les traîtres qui l’entourent. Ton oncle. Mon oncle que j’aurais souhaité que tu rencontres avant que son âme ne se fasse faiblarde. La meilleure arme des partisans du Seigneur des Ténèbres est pour l’heure de porter le masque mais je ne doute pas que, très prochainement, ils offriront à ce nouveau gouvernement l’accueil qu’il mérite. Les discours politiques tenues pendant la campagne ont consacré en guerre des sorciers les premières attaques et il serait rude de ne pas répondre à la belliqueuse invitation. Je doute pour ma part que le Ministère aura le pouvoir d’y répondre avec la même férocité. Les contre-pouvoirs de la république sont nombreux et l’affaiblissent plus encore que la corruption qui grandit en son sein. Après avoir plus amplement discuté avec lui, j’ai foi en Lucius Malefoy pour interpréter le rôle de garde fou de ces deux roquets excités. Je ne connaissais de lui que sa stupide petite sœur mais force est de constater qu’il a beaucoup plus de finesse et de charme (ce qui n’est pas bien dur) qu’elle. Il fera un parfait époux pour Narcissa tout comme Rodolphus fait déjà un parfait époux pour ma cousine Bellatrix. Je crois que dans leur mariage l’homme est plus à plaindre que la folle femme. Vois comme notre société survit et souris donc à l’école entre deux soupirs d’ennuis.

Tu es, et tu seras toujours, la véritable souveraine de mon cœur.


Ton Roi Rosier


PS : Je ne pensais jamais ouvrir la rubrique « sorcière élégante et belle maisonnée » de la Gazette mais c’est chose faite grâce à toi. Devrais-je m’inquiéter de l’influence que tu exerces déjà sur moi ?



dragées:
 


Dernière édition par Evan Rosier le Mar 27 Fév - 11:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA Lun 29 Jan - 11:51

Les Liaisons Dangereuses



A Evan Orestes, Rosier.



Mon roi des Rosiers,


Ces poussiéreuses figures de mes aïeules ne peuvent rien nous empêcher de faire, car la seule chose qui reste d'elles désormais ne sont que mes noms, et ceux gravés sur quelques pierres tombales. Si l'attente me semble tout autant insupportable, je n'en demeure pas moins déterminée à ce qu'elle soit la plus courte possible, car même si le plaisir de la douleur ne m'est pas étranger, je ne puis être cruelle à ton égard. Tes prunelles de jade auraient tôt fait de balayer ma colère, et d'apaiser mon juste courroux, et je consentirai à te laisser mener ton juste combat dont la conclusion ne saurait tarder après quelques mondanités surannées et quelques anneaux glissés.
Les sentiments sont des choses fluctuantes, qui tels des fleuves s'écrasent parfois en torrents contre quelques rivages, et qui parfois refluent et s'assèchent. Aussi, je ne doute pas de la sincérité de ton affection, car je la partage, mais mon désir le plus sincère, le plus profond et le plus passionné, soit qu'elle soit pérenne. J'accepte de prendre comme un compliment tes mots, car ils viennent de toi, mais que l'on puisse me préférer à quelques vulgaires volatiles fades parcourant les couloirs du château me semble plus naturel que valorisant.
Cependant, je dois t'avouer que si les paysages prennent une connotation toute particulière pour toi, nous devrions dire pour nous. Car les forêts et les brumes me ravivent plus brutalement encore, la passion et désir que nous ressentions en Transylvanie alors. Et pour te faire part de mon embarras, sache que la plupart des peintures qui couvrent les murs de la demeure Yaxley sont des toiles d'espaces forestiers, qui si par le passé me laissaient de marbre, désormais elles me plongent dans le plus grand des tourments.

J'avouerais n'avoir jamais envisagé vivre un jour dans l'hypogée d'une princesse illustre, et c'est ainsi avec plus de soulagement que de surprise que je te concède le droit de m'abandonner devant ces grilles. Si j'aime le passé, cela je pense que tu savais déjà, je n'aime pas pour autant y vivre. Et si regarder derrière soi dans ses origines peut parfois être salutaire, il ne faut pour autant pas laisser le passé parasiter le présent et notre avenir.
Je ne peux qu'acquiescer à ta proposition, et à nous deux nous aurons bien assez de gallions pour racheter quelques demeures assez prestigieuses pour imposer le respect. De plus, à Londres tout se passe, et je ne doute pas que l'ennuie qui m'assaille est plus la conséquence de mon éloignement géographique des intrigues, que de leur fadeur. Et c'est avec grand plaisir que j'accepterai de boire à la même coupe que toi, et d'écouter assise ce que les hommes peuvent se dire debout dans cette pièce. Je ne saurais dire si l'exemple du balais me sied, car si tu n'avais pas été là, j'eus sans doute fini mon vol sur le sol, mais je reconnais que mon austère éducation aurait mérité de chuter quant à elle.

Je dois t'avouer que cette guerre me plonge dans une certaine tristesse, et une certaine colère, car les actions de certains sangs-purs me brisent le cœur, et envisager qu'ils soient châtiés ne me réjouit pas plus. J'estime le sang plus que les personnes, mais lorsque les attitudes jurent à ce point avec les noms, je ne sais plus que penser. J'aurais aimé qu'il suffise d'une remontrance pour les ramener dans le droit chemin, mais je crains que le temps des concessions à leur égard ne soit passé. La guerre est proche, et elle emportera avec elle ce Ministère, de cela il n'y a aucuns doutes. Lucius m'a toujours fait bonne impression, mais je ne pourrais le juger pleinement qu'à la lumière de son attitude d'homme mariée à ma sœur de cœur. S'il en fait le bonheur, alors je l'estimerai.
Car pour son attitude politique, le peu qu'on m'en ait dit m'a paru être la preuve d'une grande habileté. Quant à sœur, tu sais ce que j'en pense, alors je t'épargnerais une description trop amère de sa personne. Bellatrix m'est chère, et je crains que Rodolphus ne remplisse pas plus son rôle d'époux, qu'elle-même ne le fait, les deux semblent sourds aux attentes de l'autre, et je ne saurais dire qui à plus de tord, et qui en a le moins.

Celle qui pense à toi dans ses rêves et dans ses nuits,



Cassiopeia suivit de ses aïeules, souveraine Yaxley.



PS : Cette rubrique est plus amusante à lire qu'on ne pourrait le penser au premier abord, car j'ai dû mal à prendre au sérieux des individus qui vivent pour voir leur argenterie resplendir, et qui seraient prêts à créer des conflits mondiaux pour se venger de la médiocrité supposée d'une cire pour les parquets. Une influence bénéfique, à n'en pas douter, car je pense que c'est entre ces pages que l'on saisit bien toute la médiocrité de l'humain, et la vanité de notre monde sorcier.


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MessageSujet: Re: Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA Mar 27 Fév - 12:33

A ma seule Cassiopeia


Déesse,

Est-ce le morne ennui qui te pousse à étendre de nouveau ton empire sur l’école ? Ou peut-être est-ce ma brûlante impatience qui rêve d’imaginer son ombre gracile là où tu n’es plus ? Le bal de noël - hautement festif et réjouissant pour les élèves de bonne naissance ! - semble s’être prolongé pour une élève en particulier. Le nom de Luzia Ozores t’insufflera peut être quelque souvenir ? Je ne puis m’empêcher de relire tes précédentes missives à la lueur de ces drôles évènements et me demande si le premier hibou que je t’envoyais ne fut pas crânement épargné que parce que tu chassais alors quelque autre vulgaire et fade volatile ? C’est d’une plume légère que je suggère ce nom qui est aussi insignifiant à mes yeux qu’il l’est au registre de Nott … Je te promettais cet été d’arrêter mes jeux futiles si tu consentais à accepter mon nom et me trouve désolé de m’être si littéralement parjuré comme cette pauvre idiote ne représenta jamais plus à mes yeux.

Je suis un homme lorsque tu te tiens à mes côtés. Tu as le pouvoir de m’ériger en roi ou de me condamner à rester la pâle figure de bouffon que j’étais avant de te rencontrer. Je te demande humblement de rester ton fiancé et de devenir ton époux. Je t’aime et saurais mériter ton amour en retour. Je n’attends qu’un souhait même interdit et soufflé du bout de tes lèvres pleines pour exécuter tes ordres les plus fous, ne me laisse simplement pas dans ton silence ni dans ton absence. Je n’appartiens plus au passé depuis que je t’ai rencontré et mes prunelles sont, comme les tiennes, entières tournées vers l’avenir. L’attente est longue et cruelle dans la petite antichambre du présent et j’y tourne comme un lion en cage loin de tes caresses. Ne sois pas cruelle et ne me condamne pas à y rester enfermé le reste de mes jours. Je t’implore de ne pas lire dans ma stupide erreur quelque mensonger reflet de la vie conjugale qui nous attend. Cessons de jouer l’un contre l’autre et jouons ensemble comme nous nous le promettions encore. Tu connais mes forces - et plus encore mes faiblesses je le crains - et je te conjure de me dévoiler les tiennes en retour. Cesse d’être cette intouchable némésis ou alors donne moi le nom de la personne qui trahit ma confiance en attisant ta colère contre la blairelle de la farce pour que je te montre mes qualités de fervent serviteur. L’expression de ta vengeance fut telle que je ne doute pas que son instigateur ait pris quelque malin plaisir à rendre cette affaire plus importante et moins innocente qu’elle ne le fut vraiment.

L’hiver touche bientôt à sa fin et peu après lui mon ultime année entre les murs de cette école devenue prison depuis que tu les as quittés. Je meurs du désir de te retrouver pour que nous préparions nos fiançailles - sans aucun paon je l’espère ni aucun autre volatile je te le promets - et ne pensions plus qu’à notre avenir le plus loin possible de tout ce qui constitue notre passé à commencer par la dureté de ton éducation et les lacunes de la mienne. Nous sommes plus fort ensemble et mon seul vœu est de te rendre le bonheur que tu m’apportes.

Tu es, et tu seras toujours, la véritable souveraine de mon cœur.
Je te prie d’y consentir.


Ton servant Rosier


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MessageSujet: Re: Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA Mer 28 Mar - 23:41

Les Liaisons Dangereuses



A  Evan, Orestes, Rosier.




Cher repentant,

Je t'avouerai sans détours que le nom de cette jeune fille ne m'insuffle en réalité aucuns souvenirs et aucuns sentiments d'aucunes sortes. Tout deux nous savons désormais que ce sujet est clos et par tes mots, tu as montré sinon un regret, au moins une conscience de tes faits. Si je puis néanmoins préciser quelque chose, je dois dire qu'il est fort probable qu'un hibou m'eût donné plus de fils à retordre que ce fade volatile. Néanmoins, quelle surprise fut la mienne lorsque mes elfes m'assurèrent que tu avais tenté d'entrer par effraction dans le manoir de ma famille. Je suis réjouie que tu y aies trouvé ma soeur, et qu'ainsi tu aies pu rencontrer celle qui est de quatre ans mon aîné. Dans d'autres circonstances moins passionnées, j'aurais été choquée ou indifférée de ton intrusion. Mais, néanmoins, je vois dans ce geste l'action d'un homme qui regrette et cherche le pardon.
Ce pardon, tu l'as trouvé, mais il ne te sera accordé qu'à la fin de cette lettre, et affirmé plus définitivement lorsque nous nous reverrons en personne. J'ai hésité longuement ces dernières semaines, en observant les paysages qui me rappelaient nos jours heureux en Transylvanie, et en cueillant des fleurs qui me remémoraient la serre de Poudlard. Mon cœur, ton allié indéfectible, plaidait ta cause et te cherchait des excuses. Ma raison et ma colère voulaient te voir souffrir, et que je me refuse à toi pour toujours. Mais, je crois que le cœur a ses raisons que la raison ignore, et que mes sentiments méritaient d'être écoutés. Par attachement pour toi, et parce que je te crois lorsque tu me dis regretter tes actions, je te pardonne. Par confiance en toi, et en ta capacité à changer, je te pardonne. Par désir d'un futur commun avec toi, et seulement toi, je te pardonne. Car sache bien, que je ne te pardonne pas parce que je tiendrai méticuleusement à me marier. Le mariage n'est rien à mes yeux, s'il n'est pas le nôtre. Nous sommes deux désormais, et à ce titre, je te demande une honnêteté sincère et totale. Que tu puisses faire des erreurs, que tu puisses t'égarer, cela ne m'étonne pas car tous le font. Mais que je l'apprenne d'autres personnes, par des rumeurs et des murmures de couloir, ma fierté ne saurait le souffrir.
Aussi, la prochaine fois qu'une fade caille naïve te pensera à elle, j'aime autant l'apprendre de ta bouche, que de celles de tes ennemis, qui par notre union, seront les miens aussi, bien que j'en préfère cacher le nom. Je ne veux pas être la risée des salons, et qu'on me plaigne et me soutienne comme une de ces passives victimes. Si tu me trahis de nouveau, je veux être la première à l'apprendre, et la première à entendre tes regrets. Si jamais, tu outrepassais cela, et qu'encore une fois tu cherchais à cacher, inutilement, tes erreurs et tes faiblesses, alors mon pardon sera plus difficile, plus amère, et bien plus hasardeux à un jour acquérir. Le mariage peut être le cadre de la félicité, le cadre d'une amitié de circonstances, ou le cadre d'une guerre sans pitié. Je te laisse choisir ce que tu veux que notre union soit, car pour ma part je ne demande qu'à partager tes sentiments, mais je ne serai pas une nouvelle Pénélope à attendre le retour de mon époux après qu'il ait fréquenté deux autres femmes et eut plusieurs enfants illégitimes, avant qu'il ne me revienne vingt plus tard. Car si je suis Pénélope, tu trouveras la porte du palais fermée à ton retour, et l'un des prétendants à mon bras. Tu sais que mes sentiments sont sincères, et que j'ai l'intelligence pour comprendre les erreurs de chacun. Seulement, respecte moi et respecte toi, en m'accordant ta loyauté à défaut de m'assurer ta fidélité.
Je peux être sans pitié, je peux être vengeresse, mais je ne suis pas injuste. Tu t'es parjuré, tu as fait une erreur. Mais tous font des erreurs, et de celles ci, nous apprenons des leçons. Puisse ton erreur t'enseigner quelques leçons. Car sache que j'ai pris bien trop de plaisir à effrayer cette docile créature, et que tu ne désirerais pas que je me complaise dans ce genre de sentiment, pour le bien de tous, et pour le tien.
Aussi, je compte toujours t'ériger tel mon roi, car tu me prouves ta valeur par tes regrets. Tu es un homme sans que je sois à tes côtés, mais je t'apporte la couronne qui te complète. Néanmoins, je ne veux pas voir figurer sur les tables de notre mariage une quelconque volaille d'aucune sorte, et encore moins en apercevoir se pavaner dans un jardin, car elles connaîtraient le funeste destin que j'avais promis à tes hiboux. L'hiver est bientôt derrière nous, et je souhaite que ce printemps soit aussi le printemps de nos sentiments renouvelés, car je ne saurai que redire tes mots : Nous sommes plus forts ensembles et mon seul vœu est aussi de te rendre heureux.


Je te pardonne.

Ta Cassiopeia.


©️ GASMASK
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Les liaisons dangereuses | CASSIOPEIA

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