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Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY ||

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MessageSujet: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Dim 17 Déc - 16:01

La température chutait de jour en jour, et Raven avait prévu de sortir tous ses manteaux à fourrure pour que cela lui tienne bien chaud. Elle aimait bien transplaner, mais la marche de temps en temps ne faisait pas de mal. Il fallait donc bien se couvrir. Aujourd’hui, elle avait opté pour un manteau noir (comme si elle n’avait pas assez de vêtements sombres comme ça), et il fallait dire qu’elle était plutôt satisfaite de cet achat. Madame Guipure savait toujours la satisfaire, c’était dingue.
La voilà qui marchait silencieusement sur l’allée principale du Chemin de Traverse. Elle aimait bien passer du temps par ici. Cela lui permettait d’observer un peu la vie qui se déroulait hors du Ministère, de voir ces rues grouiller de vie et d’étincelles, de se dire qu’il y avait tout de même un peu de beau en ces temps de guerre. Elle enfila ses gants et frotta ses mains l’une contre l’autre pour se réchauffer. L’Auror avait remonté ses cheveux en un chignon préparé à la va vite. Elle ne travaillait pas aujourd’hui, et puis cette coiffure, sur elle, lui allait à merveille. Certains pouvaient se demander par quel miracle tout ce qu’elle mettait lui allait. Certaines personnes étaient ainsi… Raven continua son chemin, le regard vif – simple réflexe de son métier – et mit ses mains dans les poches de son manteau. Vu d’ainsi le paysage semblait assez calme avec cette neige qui tombait avec légèreté.

Mais soudainement, un mouvement furtif à sa gauche attira son attention. Une jeune fille, peut-être la vingtaine, s’était engagée dans une petite rue. Ou plutôt, s’était ruée dans cette direction. L’Auror fronça les sourcils. Elle possédait un bon instinct, et le suivre s’était toujours avéré utile. En ce moment-même, il lui disait d’aller voir ce qu’il se passait. Elle pressa le pas et s’engagea dans la petite ruelle. Le regard alarmé, elle constata avec précipitation que la jeune fille était à présent adossée contre le mur. Fawkes courut s’accroupir près d’elle lui tenir l’épaule. La petite était complètement dans les vapes. « Miss ? Est-ce que tout va bien ? » Non, visiblement ça n’allait pas, mais peut-être qu’elle allait pouvoir lui dire ce qui n’allait pas. Il y avait toujours l’option Ste Mangouste et Raven pouvait y transplaner.


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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Mar 19 Déc - 18:48


Mildred était aussi soumise à son père qu'à la vie. Comme les roses qui sentent le verglas meurtrier en hiver, la jeune héritière sentait en elle les prémices d'une baisse de tension violente et elle ne voulait pas faire de malaise en pleine rue, devant autant de monde. Elle s'était assez ridiculisée au collège en s'affaissant brutalement sur ses tables de cours ou d'examens. Nott avait assez de fois entendu les railleries des plus méchants et vils élèves de Poudlard. Elle s'était bien vite aperçus qu'au final les plus mauvais n'étaient pas les Serpentards mais ceux qui profitaient d'en voir une à terre pour se moquer d'elle. La jeune fille désormais femme n'avait jamais aimé voir au dessus d'elle les visages inquiets, les visages railleurs, ou ceux même qui ne se sentaient pas concernés par son état. Mildred passait en courant devant les vitres des échoppes et des magasins sorciers, parce qu'elle voulait rentrer à l'appartement qu'elle partageait avec Augustus Rockwood. Si elle devait tomber dans les pommes, elle préférait que ce soit dans l'intimité d'un appartement vide – car l'homme travaillait au Ministère et ne se pavanait pas en pleine journée. Mais malheureusement, Mildred n'avait pas hérité des bons gênes et se trouvait être une toute petite femme dont les foulées bien entendu, étaient proportionnelles à elle. Elle n'était même pas arrivée dans sa rue qu'elle chancela violemment et tourna à gauche alors qu'en fait, elle aurait dû aller à droite.
Il était étonnant de voir son propre corps prévenir des dangers l'âme qui l'habitait. La jeune héritière avait perdu toutes les couleurs qu'il était possible d'avoir sur un visage, seules ses lèvres encore avaient  leur teinte rosée. Elle s'adossa contre un mur, qu'elle sentait tanguer étrangement contre son épaule. La jeune femme avait beau secouer sa tête en espérant y voir plus clair, tel un animal blessé, rien n'y faisait. Cette rue devait donner un spectacle bien étrange pour un passant lambda. Elle était sombre, mal-éclairée par le soleil que quelques nuages cachaient, et se tenait maintenant devant elle, l'ombre d'une femme qu'elle ne parvenait pas à identifier. Mildred n'identifiait plus personne et sans doute même pas elle-même. Elle tenta un début de réponse, quelques mots disant qu'elle se sentait bien alors que c'était tout le contraire. Elle n'entendit même pas ses propres paroles et ne sut pas ce qu'elle prononça. Sans doute rien.
Elle ne se sentit pas transplaner pas plus qu'elle ne sentit la poigne qui s'était abattue sur son bras frêle. Mildred fut momentanément aveuglée par une lumière blanche dont elle ne connaissait pas la provenance. Il y avait juste cette impression tenace qu'elle n'était plus sur le Chemin de Traverse. Parfois, en situation de stress, certaines pensées loufoques nous montaient à la tête, et la première qu'elle eut fut de se demander si elle ne venait pas de se faire stupidement enlevée, en plein jour, dans une petite ruelle. Comme électrifiée par cette sombre idée, elle croisa ses bras devant ses yeux pour ne plus être aveuglée par la lumière désagréable. Elle entrevit vaguement un mouvement devant elle et elle recula brutalement, comme si elle avait peur de la chose ce qui au fond, était un peu le cas. Elle s'adossa contre un mur, et se laissa tomber par terre, ses pensées tourbillonnant dans son esprit embrumé.

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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Ven 22 Déc - 23:01

La jeune fille en face d’elle n’était pas bien, cela se voyait dès le premier coup d’œil. Pas besoin d’être un savant pour le deviner. La sorcière était toute pâle et ses lèvres avaient tout juste une petite teinte rosée. Raven se demandait parfois comment était-il possible qu’elle tombe sur des personnes en détresse à chaque fois. Non pas que cela la dérangeait car Fawkes était quelqu’un d’altruiste, mais ce n’était pas la première fois qu’elle aller sauver une vie en-dehors de son boulot. L’Auror ne les comptait même plus, en fait. C’était un peu comme son quotidien. Entre miss Hoover l’année précédente, miss McKinnon à deux doigts de se faire prendre avec ses tracts… Ou bien Njal et Alexandre au Ministère, deux jeunes Serpents qui s’étaient perdus. La belle jeunesse… Mais bon, là n’était pas vraiment la question. Il s’agissait plus principalement de savoir comment allait la jeune femme qui, visiblement, n’était pas vraiment en bon état. Aussi, quand la sorcière aux cheveux de jais lui demanda comment elle allait – même si elle savait déjà la réponse – son interlocutrice à moitié conscience lui répondit vaguement un « Je vais bien… Sisi, je vous assure… » avant de sombrer un peu plus dans l’inconscience. Raven rattrapa sa tête qui allait tomber sur le côté avant de maugréer un « Visiblement non, ça ne va pas. » L’Auror la prit dans ses bras et transplana.

Les deux sorcières atterrirent dans le hall de l’hôpital Ste Mangouste au milieu de patients qui furent surpris d’une soudaine apparition. « Aidez-moi ! » s’écria l’Auror. Aussitôt, des Médicomages accoururent tandis qu’elle réussissait avec une force incroyable à faire tenir la jeune fille debout. Mais à peine un Médicomage s’approcha d’elles que la malade se protégea les yeux des mains, échappa à celles de Raven, s’adossa contre un mur avant de se laisser glisser lentement. La sorcière s’élança à ses côtés suivit des deux hommes qui étaient intervenus, et avec son aide, ces derniers réussirent à placer l’inconnue sur un brancard. Mais aussitôt son visage à découvert que l’un deux murmura à l’autre « Mildred Nott. À traiter de toute urgence, ce n’est pas la première fois qu’elle vient. Faut faire gaffe, c’est l’héritière. » Et ils partirent tous les deux avec le brancard aussi rapidement qu’ils étaient venus. De son côté, Raven était un peu sous le choc. La jeune fille qu’elle venait de secourir n’était autre qu’une Nott, une Sang-Pur, une vraie. Sa famille avait instauré ce registre des noms les plus célèbres de Grande-Bretagne et la petite avait sûrement dû être éduquée dans les mêmes idéologies que sa famille. Mais grand nom ou pas, Raven devait savoir comment elle se portait.

[…]

L’Auror était assise patiemment sur une chaise dans un coin de la chambre à attendre que la patiente se réveille. Le Médicomage en charge de la demoiselle lui avait dit que ce n’était pas grave, qu’elle faisait souvent de genre de malaises mais qu’elle n’allait pas mourir de sitôt. De quoi rassurer l’ancienne Poufsouffle, qui malgré la nature de son sang et son contexte familial, n’était pas vraiment sereine quant à son état. Alors elle attendait que l’héritière Nott ouvre les yeux pendant qu’elle lisait La Gazette du Sorcier pour s’occuper. C’est alors que Raven entendit comme un bruit de couvertures qui se froisse et abaissa aussitôt son journal. La miss avait les yeux grands ouverts et regardait autour d’elle, un peu perdue. L’Auror posa la Gazette sur la table de chevet, se leva et s’assit sur le bord du lit en la regardant d’un air bienveillant. « Comment allez-vous, miss ? »

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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Sam 23 Déc - 18:17


Mildred était habituée aux évanouissements. Car après tout, lorsque l'on y est sujet depuis sa plus tendre enfance, on y retrouve une certaine routine qui n'a plus rien d'étonnant. Pourtant, elle ressentait toujours une peur panique pendant ses malaises, comme si elle avait l'impression de dramatiquement vivre ses derniers instants. La jeune femme bien entendu, ne pouvait ni empêcher ses évanouissements ni prévenir ses malaises et devait s'adapter à son propre corps. Tomber dans les vapes au Chemin de Traverse, n'était cependant pas la meilleure idée qu'ai eu son organisme fragile. Enveloppée dans un voile doux et un sentiment de quiétude, elle finit par se réveiller à l'hôpital de Sainte-Mangouste. Ses grands yeux bruns se posèrent avec surprise sur une femme qui lisait la Gazette à son chevet. Là où elle s'attendait à voir son paternel ou sa mère, se trouvait une inconnue dont le visage pourtant, avait une certaine familiarité. Sous le choc de croiser ici cette femme qu'elle avait déjà vu, et dont elle se souvenait grâce à l'impression qu'elle lui avait faite, elle n'entendit pas vraiment la question qu'elle lui posa, et porta ses mains à son visage en se confondant en excuse : « Oh, c'est vous qui m'avez aidé, n'est-ce pas ? Je suis tellement tellement désolée d'avoir prit votre temps et d'avoir gâché votre après-midi ! ».
L'héritière était tout à fait sincère. Elle embêtait tout le monde avec ses problèmes de santé. Ses parents, ses rares amis, ses professeurs. Combien de gens avaient dû s'occuper d'elle alors qu'elle n'en était pas capable, car fatiguée, et faible ? Si la jeune femme avait réussit à gagner un peu de liberté en grandissant, elle demeurait à la merci de son corps et ne trouvait aucune indépendance dans sa vie. Foudroyée par son irrespect, elle s'empressa d'ajouter : « Merci Miss, vraiment... ». Ses joues rouges lui donnaient un aspect de tomate et elle avait envie de se cacher sous ses couvertures pour qu'on ne la voit pas. Elle lissa les plies pour occuper ses mains tremblantes, tandis que ses yeux étaient résolument posés sur leur activité inintéressante. Qu'elle gourde. Pourquoi n'avait-elle pas eu l'idée de transplaner directement à l'appartement qu'elle partageait avec Rookwood ? Elle serait tombée par terre et se serait peut-être même réveillée avant qu'il ne rentre ! Personne n'aurait jamais été au courant, les médicomages n'auraient pas besoin de jacasser sur sa nature incompréhensible – car oui, elle les agaçait parce qu'il ne comprenait pas ce dont elle souffrait, et elle s'en voulait de leur causer autant de rage – et elle n'aurait pas gâchée l'après-midi d'une femme qui devait avoir d'autres chats à fouetter vu son allure. Vraiment, qu'elle quiche !
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Sam 23 Déc - 22:27

L’Auror ne comprit pas tout de suite ce qu’était en train de dire la jeune fille qui, sans vraiment répondre à sa question, se fondit en excuses toutes absurdes les unes que les autres. Pourtant, il n’y avait pas lieu d’être, il était tout à fait normal que Raven ai réagit ainsi en l’amenant à l’hôpital, comme toute personne censée en fait. Non seulement en temps que personne mais également en tant qu’Auror, il était en son devoir de porter secours à autrui. Qu’elle soit l’héritière Nott ou pas. Une héritière qui semblait un peu fragile à son goût… C’est que Fawkes n’avait pas l’habitude de voir une Sang-Pure dans cet état. À vrai dire, la sorcière n’en avait pas une très bonne image à cause de son éducation à la dure, et le fait de voir la jeune Nott allongée dans un lit d’hôpital, cela lui faisait tout drôle. Elle se demandait ce qu’en pensait ses parents, s’ils étaient vraiment là pour elle à cause de ces malaises. Ou s’ils s’en fichaient complètement. Elle espérait pour la petite qu’ils se préoccupaient d’elle, même si l’inverse ne l’aurait pas vraiment étonné. Car aux dires des deux Médicomages, ce n’était pas la première fois que la miss atterrissait ici. Des malaises récurrents, donc. Cela devait faire un peu tâche au sein de la communauté. D’autant plus qu’elle était une femme… Sa vie devait être dure, psychologiquement. Tellement dure qu’elle remercia Raven avec une voix qui s’en voulait. L’Auror sourit. Elle ne voulait pas la brusquer. « Mais vous ne m’avez pas gâchée ma journée miss, sinon je n’aurais pas attendu votre réveil. » Cela était sincère. De toute façon, personne ne l’attendait à la maison, personne à part peut-être quelques dossiers qu’elle emmenait chez elle. « Est-ce que vous vous sentez mieux, miss Nott ? puis, se rendant compte de son impolitesse, rajouta rapidement, excusez-moi. Je me nomme Raven. Raven Fawkes. Je suis Auror pour le compte du Ministère. » La sorcière aux cheveux de jais se demandait comment allait réagir une héritière d’une grande famille de Sang-Pur en découvrant qu’elle avait sauvée par une employée du Ministère, une sang-mêlée de surcroît.  


Dernière édition par Raven Fawkes le Lun 25 Déc - 13:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Dim 24 Déc - 11:59


Mildred se sentait terriblement nulle. Elle comprendrait que la femme n'accepte pas ses excuses, et même la tienne pour responsable de sa journée gâchée. L'héritière ne pourrait pas lui en vouloir, parce que vraiment il fallait vraiment être pathétique pour s'évanouir dans la rue comme ça. En fait, il fallait même être sacrément pathétique pour s'évanouir n'importe où, très souvent. Elle ne pensait pas que ses joues pourraient devenir encore plus rouges, jusqu'à ce que la femme lui sourit. Ohlala, elle essayait de faire bonne figure, mais elle était sûrement en colère contre elle, au fond. Elle lui assura pourtant qu'elle ne serait pas là si elle lui avait gâché son après-midi.
La jeune femme baragouina des mots qui ne voulaient rien dire, avant de se rendre compte qu'elle s'enfonçait. Elle lui demanda comment elle se sentait et Mildred écarquilla un peu les yeux, étonnée qu'elle s'en fasse pour son état. La jeune Nott ouvrit la bouche pour répondre, mais la femme jugea bon de se présenter d'abord. Elle était Auror... Ça, c'était un beau métier. Les Auror étaient des mythes. Jamais elle n'aurait pu espérer faire ce travail, même si elle l'avait voulu. Elle aurait été un poids pour tout le monde, un danger public, sans parler du fait qu'elle n'était pas très douée en magie. Et puis... C'était une femme. Les femmes sang-pur devaient rester à la maison, c'est ce qu'on lui avait tout dit, et elle avait fait sien les maximes qu'on lui avait toujours répété. « Enchantée... » commença-t-elle un peu incertaine, « comment connaissez-vous mon nom ? ».
« Je vais bien, merci de vous en inquiéter » continua-t-elle d'une voix hésitante, « j'ai l'habitude ». Elle se sentait un peu intimidée. Mildred n'était rien face à une femme qui vivait tout. Elle était une enfant chérie et protégée comme un œuf de Fabergé enveloppé dans de la soie et caché dans une trappe secrète. L'héritière n'avait jamais vraiment pu sortir de la maison familiale à Leeds, lorsqu'elle était enfant. Quand bien même Wolfgang était encore bien vivant, elle l'accompagnait rarement dans le jardin, parce que ce n'était pas, selon sa mère, un endroit pour une fille de bonne famille. Mildred n'avait pas connu grand chose avant Poudlard. Et elle avait réellement découvert l'indépendance lorsqu'elle avait été diplômée. Elle releva ses yeux bruns vers Raven Fawkes. Cette femme avait une stature différente de la sienne. Sans qu'elle ne sache poser les mots sur la vérité, elle savait qu'elles étaient toutes les deux très différentes l'une de l'autre. « Vous avez un métier exceptionnel » dit-elle finalement pour meubler le silence.
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Lun 25 Déc - 13:46

Il était clair que l’éducation que Raven avait eue lui avait laissé des marques psychologiques profondes et un recul important sur les événements négatifs. L’Auror avait tendance à relativiser sur tout ce qu’il lui arrivait, car après tout elle avait vécu des choses bien pires. Rien ne pouvait égaler la souffrance physique et morale qu’elle avait éprouvée durant toute son enfance, que ce soit dû au sentiment de manque de ses parents ou les coups qu’elle avait reçu. Toutes ces années lui avaient donné une vision des Sang-Purs assez négative et la sorcière voyait d’un très mauvais œil toutes les personnes fréquentant ce milieu. L’éducation de ce milieu mondain lui rappelait trop la sienne, à la fois violente, beaucoup trop stricte et extrémiste sur les anciennes traditions familiales. Mais il fallait dire que la sienne était plutôt spéciale. Si chez les Sang-Purs, une autorité patriarcale régnait, chez les Fawkes la grand-mère de Raven avait toujours eu main mise sur tout, son mari étant un peu passif. Cependant, l’ancienne Poufsouffle n’avait jamais connu son grand-père. Ou peut-être lorsqu’elle n’était encore qu’un bébé, peut-être. Elle ne s’en souvenait pas bien, et Kathleen Fawkes ne lui en avait jamais parlé. Après ce qu’elle avait découvert cet été avec Basilius Carrow, elle comprenait pourquoi…
Toutefois, aussi malsaine son éducation fut elle, elle avait au moins eu le mérite d’épargner la belle Auror de ce milieu dirigé par des hommes, pour des hommes, la femme étant complètement délaissée comme dans les anciens temps. Ça, Raven ne pouvait le nier : vivre dans une telle société aurait été étouffant pour elle. La sorcière ne connaissait pas la jeune blessée. Mais simplement en entendant son nom, son statut social, son sexe et sa maladie, il fallait tout simplement faire preuve de logique et de bon sens. Fawkes pouvait alors en tirer une conclusion, mais elle attendait d’en apprendre plus de sa part. Voir une Sang-Pure dans un tel état… Il y avait de quoi nuancer sa vision par rapport à eux.

« Les Médicomages ont tout de suite réagi lorsque je vous ai amenée ici en disant qu’il fallait prendre soin de vous. L’Auror souria. Je comprends mieux pourquoi. » Puis la jeune femme lui annonça qu’elle avait l’habitude. Cela, la sorcière voulait bien la croire. C’était aussi ce que les deux hommes avaient dit en l’apercevant. Elle se demandait bien de quel mal son interlocutrice souffrait. Elle avait bien sa petite idée, mais elle ne voulait pas tirer de conclusion trop hâtive. En même temps, aucun symptôme de la sorte n’existait vraiment dans le monde sorcier. Des malaises à répétition. Raven avait bien entendu parler de cela, mais uniquement chez les moldus. Eliott avait eu énormément de livres sur eux… Ils avaient tous fini dans un carton. Mais la mémoire de l’Auror était parfois surprenante. Si elle ne se souvenait pas ce qu’elle avait mangé la veille, elle pouvait en revanche se visualiser certaines scènes passées il y avait des années en arrière. « C’est un métier comme un autre. Tant que l’on aime ce qu’on fait, tout nous paraît exceptionnel. Elle s'arrêta le temps d'une pause. Cela fait longtemps que vous souffrez de ce mal ? » L’aînée Fawkes se rendit alors compte qu’elle se faisait peut-être trop insistante, aussi s’empressa-t-elle de s’excuser. « Je suis désolée. Je vous importune peut-être avec mes questions. Dîtes-moi si vous voulez que je vous laisse vous reposer. » Puis, sa famille allait peut-être débarquer pour la voir, non ? Vu la mine de la jeune fille, l’Auror n’en était pas si sûre. Mais savait-on jamais…
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Lun 25 Déc - 16:07


L'on avait toujours apprit à Mildred à être présentable. Le port altier, le nez en l'air pour marquer un certain dédain des plus faibles, le dos droit car seuls les impurs se permettaient de se tenir mal, le respect, la manipulation... Pourtant, l'héritière avait à ce moment là, oublié tous ses principes. Là, allongée sur un gros oreiller, des cernes sous les yeux et les cheveux emmêlées, elle ne ressemblait pas à la princesse de conte que l'on avait essayé de faire d'elle. La jeune femme était toujours aussi pâle mais sa tête ne tournait plus, et elle y voyait désormais très bien. Puisqu'elle avait apprit à s'autodiagnostiquer très tôt, elle était prête à parier deux cent gallions qu'elle sortirait d'ici ce soir. Raven lui répondit et Mildred rougit. Oui, avec le nom des Nott, elle avait accès à tout, avant tout le monde. La jeune femme était née avec une cuiller d'or dans la bouche : les files d'attentes ? Elle ne connaissait pas. Les provocations d'un commerçant ? Elle ne connaissait pas. Les ruptures de stock ? Qu'était-ce ? A peine prononçait-elle le nom des Nott qu'on lui offrait la bénédiction de Merlin lui-même, ce qui, avouons-le, la mettait très mal-à-l'aise. Elle ne savait pas utiliser ce pouvoir qu'on lui avait attribué à sa naissance et elle n'osait d'ailleurs pas s'en servir. Lorsqu'elle faisait ses courses avec son père, elle ne réagissait souvent pas aux remarques, mais dès que Ouranos ouvrait la bouche pour demander le respect que l'on devait à sa fille, tout le monde se taisait et lui embrassait la main comme si elle eut été une princesse divine. Là, c'était pareil. Elle se sentait un peu coupable d'être passée devant d'autres patients qui peut-être attendaient depuis longtemps... Surtout que ce n'était pas très grave.
Combien de fois s'était-elle évanouit seule ? Même si, surveillée comme du lait sur le feu, on la laissait rarement seule. Lorsqu'elle pouvait encore compter sur la présence rassurante de Wolfgang, elle avait moins de malaise, lui semblait-il. Son frère était la personne dont elle était le plus proche, et l'héritière se rendait compte que peut-être, son organisme avait engagé un système d'auto-destruction à sa mort. Elle eut un soupir que Raven heureusement, ne pouvait pas interpréter, et essaya d'effacer de ses traits cet air triste qu'elle portait toujours lorsqu'elle pensait à son grand frère décédé. La jeune femme reporta ses prunelles sur l'Auror qui lui parlait de son métier. Mildred avait les yeux brillants, parce qu'elle trouvait ça beau une femme qui s'affirmait autant. Aussi beau que déplaisant, en réalité, puisqu'elle nageait en contre-courant des idées établies dans la tête formatée de la jeune femme. Elle s'étonna de la question de la femme. Une fois encore, elle allait répondre mais l'Auror l'en empêcha en s'excusant de sa curiosité.
Mildred ouvrit ses grands yeux noisettes, étonnée : « Non vous ne me gênez pas du tout, Miss... J'aime bien la compagnie... ». C'est que depuis qu'elle n'avait plus Wolf dans sa vie, la jeune femme se sentait très seule, puisque la plupart ne voulaient pas l'approcher à cause de ses problèmes de santé. « J'ai toujours eu des problèmes... Les médicomages ne savent pas ce que c'est, et comme ils ont eu le malheur de dire qu'il s'agissait d'une affliction moldue, mes parents affirment que je n'ai rien ». Elle lâcha un petit rire faible en passant sa main frêle dans ses cheveux bruns. « Mais ce n'est pas grave » reprit-elle, « d'autres ont des problèmes plus graves que moi. Je pense sortir d'ici ce soir, d'ailleurs... ».

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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Lun 25 Déc - 17:40

La jeune Mildred semblait être impressionnée par le métier qu’exerçait Raven. Il y avait de quoi. Devenir Auror n’était pas une tâche facile et beaucoup d’étudiants à l’ESM abandonnaient dès la moitié de leur première année malgré leurs résultats brillants. La pression était telle qu’ils lâchaient l’affaire. Pour Raven, ce travail était à la fois très dur, autant psychologiquement que physiquement, mais aussi stimulant. Cette sensation qu’elle avait lorsqu’un dossier avançait, lorsque les pistes étaient de plus en plus nombreuses, cette sensation qu’elle ressentait sur le terrain à ne faire qu’un avec sa baguette, à contrer divers sorts. Pour beaucoup, les Aurors étaient l’élite – ce qui était le cas – les sorciers courageux qui gagnaient contre les méchants à chaque fois – ce qui n’était pas toujours le cas malheureusement – et la population avait foi en eux. Fawkes était fière de représenter ce que le monde sorcier attendait de ce groupe aux excellents duellistes. Fière mais non pas moins inquiète. Le Bureau n’était pas assez garni, les recrues n’étaient pas nombreuses étant donné que l’on ne prenait que les meilleurs. Et donc les affaires n’avançaient pas assez vite, s’entassaient sur les bureaux, dans les tiroirs, certains dossiers étaient parfois oubliés à cause de la surcharge de travail. C’était aux Aurors de prendre leur responsabilité, certes. Mais être en sous-nombre était très compliqué, surtout quand leur travail était ensuite jugé négativement. Ainsi, l’autre moitié de la population ne les aimait pas, les qualifiant d’incapables ou d’inexpérimentés. Le genre de remarques qui agaçaient profondément Raven. Qu’ils viennent voir sur place un jour le travail qu’ils avaient, la course que c’était entre chaque réunion, entre chaque mise au point, entre chaque urgence signalée d’une seconde à l’autre. Et ils comprendraient qu’ils n’étaient pas là à se tourner les pouces.

L’Auror sourit gentiment lorsque Mildred Nott lui annonça qu’elle ne la dérangeait pas. Mais son sourire se fit un peu triste à la suite de sa phrase. L’héritière était seule. Ou plutôt, elle se sentait seule. Ce n’était pas bien étonnant, après tout chaque personne se sentait seul malgré la présence de l’autre. Il y avait toujours une certaine solitude qui émanait des gens, voilà pourquoi les groupes existaient. Pour combler cette impression de vide et de solitude. Dans le cas de Mildred, ce sentiment était encore plus accentué du fait de sa maladie. Son quotidien devait être tellement pénible que l’Auror aurait voulu faire quoi que ce soit pour lui venir en aide. Cependant, il n’était pas certain que cette offre fasse plaisir aux parents Nott. Raven avait déjà dû les apercevoir du temps de son enfance, lorsque sa grand-mère l’obligeait à l’accompagner lors de dîner mondains auxquels elle était conviée mais la sorcière les avait bien vite effacés de son esprit. Il en était bien mieux ainsi. Raven fronça les sourcils. Ses parents qui affirmaient qu’elle n’avait rien. C’était absolument faux, sinon pourquoi leur fille finissait systématiquement à Ste Mangouste ? Le cas était assez grave et urgent à traiter, contrairement à ce que son interlocutrice lui disait. Cependant, elle fut assez soulagée de savoir qu’elle allait pouvoir sortir le soir-même. Mais les méninges de l’Auror fonctionnaient toujours lorsqu’il s’agissait de résoudre un problème. Les casse-têtes, elle aimait ça. Heureusement, c’était un peu en quoi consistait son métier. « Je pense savoir ce que vous avez, annonça-t-elle en réponse, mais je ne suis pas certaine du nom de cette maladie. Mon mari possédait plusieurs livres sur les moldus, c’était un passionné de bouquins. » Il était encore difficile pour Raven de parler d’Eliott au passé. Mais si l’héritage de manuscrits qu’il avait laissé derrière lui pouvait servir… « Votre cas n’est pas le plus grave, je vous l’accorde, mais il me paraît tout de même nécessaire que l’on s’en préoccupe. La sorcière se permit d’ajouter, malgré votre situation familiale, il vous faut régler ce problème. Je peux vous apporter l’aide que vous estimerez nécessaire si vous en avez le besoin. Après une légère hésitation, elle continua néanmoins. J’accorde peu d’importance au nom, miss. Ce qui importe, c’est la personne que l’on est. Et vous avez besoin d’aide. » Raven avait toujours été du genre franche et directe sans passer par le moindre détour. Elle disait ce qu’elle pensait, point. Certains pouvaient considérer cela comme un défaut, d’autres comme une qualité, il n’empêche que ce trait de caractère lui avait valu une excellente intégration au sein du Bureau et tout récemment, le poste de sous-chef des Aurors.

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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Lun 25 Déc - 21:34


Lorsque l'on grandissait, on se rendait petit à petit compte des existences réelles des autres personnes dans le monde. On réalisait qu'elles avaient d'autres expériences, d'autres idées, d'autres vies. On ne se rendait pas forcément compte de son anormalité, jusqu'à ce qu'elle soit pointé de la baguette, puisqu'on ne connaissait que cela. Mildred ne savait pas ce que ça faisait d'avoir une vie sans les évanouissements, sans porter le deuil. Comment pouvait-elle savoir ? Elle ne se rappelait pas avoir eu une santé normale dans sa vie, et si elle se rappelait distinctement de son frère et de sa vie joyeuse avant sa mort, elle se souvenait surtout du sentiment qui avait déchiré son cœur en apprenant sa disparition. La jeune femme avait vu tant de spécialistes, son père avait dépensé tellement de gallion pour aller voir les meilleurs médicomages, qu'elle doutait sincèrement qu'une femme sortie de nulle part ai la réponse à son affliction. Sans doute, et l'on reconnaissait bien là une marque des Nott, Mildred la sous-estimait un peu. Oh, bien entendu, elle ne sous-estimait pas la femme dans son entièreté, ni dans son travail. Juste dans certaines de ses connaissances. Comment pouvait-elle en avoir plus qu'un médicomage ? Les yeux dans le vague, elle réfléchissait à la réponse à donner à l'Auror, alors qu'elle savait exactement ce qu'elle allait lui répondre au moment même où la femme avait prononcé ses paroles. « J'accorde moi-même peu d'importance au nom, ou au sang, vous savez... » commença-t-elle d'une voix plus forte que prévu, « mais je décline respectueusement votre proposition. C'est très gentil de vous inquiéter pour moi, Miss Fawkes, mais je peux vivre comme cela ». Elle lui fit un gentil sourire, toute convaincue qu'elle était que sa maladie était de toute manière incurable et qu'au point où elle en était, ce ne pouvait guère être pire. « Merci de m'avoir proposé de l'aide, en tout cas, et bien entendu, encore merci de m'en avoir apporté sur le chemin de Traverse. Vous savez, ce n'est pas tout le monde qui m'aurait aidé » dit-elle paisiblement, de son air de poupée sage qui écoutait tout ce qu'on lui disait. La jeune femme ne savait pas ce qu'allait être son futur. Elle n'y accordait pas trop de crédit. L'héritière espérait juste trouver un mari pour lui donner un descendant et remplir son devoir de femme. Vivrait-elle ? Elle ne le savait pas. Sa situation allait-elle s'empirer ? Peut-être. S'en fichait-elle ? Sûrement.
Mildred était déconnectée de sa propre existence, comme si elle la regardait de loin. C'était comme si elle regardait la petite lumière s'éteindre sur une luciole qui venait de mourir. Elle se sentait concernée par son sort, mais pas trop quand même. Elle n'avait pas la main sur sa vie, et elle ne l'avait jamais eu. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'est avoir une existence un peu plus paisible, tout simplement.
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Lun 25 Déc - 22:38

La miss n’accordait pas ou peu d’importance au sang ou au nom. Raven voulait bien la croire, cependant elle n’était pas sûre que ses parents soient de cet avis et la laissent penser ainsi. Il était même certain qu’ils la forçaient à adopter une conduite de bonne sang-pure héritière comme le veut la tradition des grandes familles anglaises. Quel dommage… Ce genre d’éduction, pour elle, ne laissait pas les personnes être comme elles souhaitaient être. Elles étaient juste formatées dès leur plus jeune âge à être en accord avec les codes de leur société mondaine, hautaine et extrémiste. Car si l’on regardait bien, si on enlevait tous les moldus, les nés-moldus et sang-mêlés, et bien il ne restait plus grand monde. À peine une poignée de survivants. Mildred refusa sa proposition, l’Auror n’étant pas très étonnée. Étant donné qu’elle avait vécu avec cette maladie depuis toujours et que les plus grands Médicomages ne savaient pas ce que c’était, la petite devait être persuadée qu’aucun remède n’existait. Cependant, Raven avait la sensation que ces Médicomages avaient été manipulés par les parents Nott. Une hypothèse d’une maladie moldue ? L’option était à éradiquer. L’Auror était presque certaine que les choses s’étaient déroulées ainsi, elle avait une bonne idée de ce que pouvait être la psychologie des pro sang-pur malheureusement.
L’héritière la remercia à nouveau et Raven inclina la tête en guise de remerciements. « Ce n’est rien, ne vous en faites pas. » Mais sa tête était ailleurs. En réalité, elle cherchait depuis tout à l’heure le nom de cette maladie. Il lui semblait que son ancien compagnon lui en avait parlé longuement car les symptômes l’avaient intrigué. Et en bon Serdaigle, forcément qu’il s’y était intéressé. Car ce dont souffrait la jeune fille disait étrangement quelque chose à Raven. Ané… Non. Si ? Aminia ? Non. Elle était pourtant persuadée d’être sur la bonne piste. Mais la sorcière ne voulait tellement pas se tromper… Par simple respect. Pour ne pas engendrer de faux espoirs à la jeune fille. Alors elle se creusa la tête encore et encore, tentant de se souvenir d’une bribe de discussion datant de sept ans en arrière, d’une image quelconque pouvant lui faire un déclic… Soudainement, son visage s’éclaira. L’Auror avait trouvé. Elle posa sa main sur le bras de la blessée et, tout sourire, lui annonça calmement « J’ai trouvé le nom de votre maladie. Vous souffrez d’anémie, c’est une maladie moldue. Malaises à répétition, c’est exactement ça. L’Auror recula au fond de sa chaise, pensive. Mon mari possédait un livre sur les maladies moldues avec ses remèdes. Remèdes moldus, j’imagine… Elle releva la tête Je suppose que vous ne voulez toujours pas de mon aide » insinua-t-elle, un air de défi dans le regard. Raven s’était toujours battue durant toute sa vie. Elle refusait de voir quelqu’un en détresse se laisser mourir. C’était contre ses principes, l’Auror n’allait pas laisser une jeune femme aussi adorable sonner aux portes de la mort à chaque fois qu’elle était victime d’un de ces malaises… Il en était hors de question.
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Mar 26 Déc - 12:29


Mildred ne désirait pas d'aide. Oh, elle était reconnaissante à Miss Fawkes de l'avoir amené à Sainte-Mangouste, mais elle ne désirait vraiment pas d'aide concernant sa maladie. On l'avait suffisamment de fois aidé, elle finissait elle-même pas en avoir marre de ne pas pouvoir se débrouiller seule. La jeune femme avait l'impression de n'être qu'une vague assistée aux yeux du monde entier. Lorsqu'elle était enfant, il y avait toujours quelqu'un avec elle pour s'assurer qu'elle ne fasse pas de malaise intempestif. Elle ne pouvait jamais avoir la paix. Et maintenant qu'elle était adulte et qu'elle trouvait un résidu d'indépendance farouchement – on y croit – arraché à son père, on la lui enlevait à nouveau. L'héritière se sentait lésée par la conversation. Lorsque Raven lui dit le nom de sa maladie, Mildred fronça les sourcils.
Elle n'avait jamais nié être malade, contrairement à Ouranos et Gaea Nott qui affirmaient qu'elle avait juste un corps faible – après tout, n'était-elle pas une femme ? – et que ce n'était rien d'autre. L'héritière pourtant, savait qu'il y avait autre chose au delà du « rien » déclamé par ses parents. Mais Raven ne se rendait peut-être pas compte qu'il y avait une raison pour laquelle elle ne pouvait pas accepter d'en savoir plus. Mettre un nom sur ses démons, c'était accepter définitivement que ses parents avaient torts et qu'elle était bien malade d'une maladie moldue. Qui pourrait donc vouloir d'elle dans un mariage après cela ? On dirait d'elle qu'elle était impure, indigne d'un sang-pur, et se marier enfin était la seule chose que désirait la jeune femme. Elle se fichait de connaître le nom de cette maladie ou de trouver des remèdes moldus – dont elle doutait fortement de leur efficacité. Après tout, les inventions des moldues n'étaient-elles pas toutes plus stupides les unes que les autres ? « C'est gentil à vous de vouloir m'éclairer, Miss, mais c'est sincèrement inutile » reprit-elle toujours de sa voix douce, « je ne veux toujours pas de votre aide » s'amusa-t-elle à lui répondre. Mildred pouvait être aussi conciliante que têtue. Elle suivra toujours, envers et contre tout, les préceptes familiaux. S'il n'y avait pas de raison de s'en faire, c'est que c'était vrai. « Je ne veux pas vous retenir, Miss, je suppose que vous avez beaucoup de choses à faire » finit-elle. Mildred lui offrit un sourire gentil. Une Auror devait avoir mieux à faire que de proposer des « remèdes » moldus à une jeune fille de bonne famille.
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Mar 26 Déc - 15:35

Comme elle l’avait prédit, la miss refusa poliment son aide, une fois de plus. Raven n’était pas trop étonnée. En même temps, pourquoi accorder à une inconnue ce que les Médicomages les plus réputés n’avaient pas réussi à trouver ? Cela n’avait aucun sens, Raven voulait bien le concevoir. De plus, elle se doutait bien que l’héritière Nott voulait un peu de liberté et s’agaçait de se voir ainsi maternée en permanence depuis sa plus tendre enfance. Peut-être n’avait-t-elle jamais connu une vie sans soin, sans hôpital, sans Médicomage, sans malaises et autres belles choses que la vie lui avait offert. Quelque part, l’Auror s’en désolait. Mildred n’avait jamais connu d’existence normale. Mais après tout, qu’était-ce donc que la normalité ? Cette notion était tellement relative en fonction du quotidien de chacun. Si on lui enlevait sa maladie, peut-être bien que la jeune fille verrait la vie différemment et qu’elle ne pourrait pas s’accoutumer à cette vie « normale » parce qu’elle ne serait pas habituée. Raven n’en savait trop rien. Mais elle avait cette impression, ce sentiment que Mildred était partagée entre son devoir d’héritière et tout ce baratin sur le nom, sur le sang, sur les moldus ou races inférieures, et cette envie d’en finir avec cette maladie. La sorcière aux cheveux de jais ne savait pas bien comment se positionner. Elles venaient tout juste de se rencontrer, de quel droit la sorcière pouvait se permettre de l’enquiquiner ainsi ? L’Auror resta silencieuse un long moment, se contentant de regarder par la fenêtre. « Ne vous en faites pas. C’est mon jour de repos. Mais il ne faut pas que je vous importune plus que cela. » Mais l’Auror sentait qu’il ne fallait pas qu’elle insiste trop afin de ne pas paraître désagréable comme personne. Mais si elle disait ce qu’elle pensait sans avoir honte, Raven faisait également attention à l’image qu’elle renvoyait. Héritière ou pas, il était important que les Aurors se fassent bien voir. Déjà que l’image qu’ils avaient était assez aléatoire en fonction des personnes.

Elle se leva alors et posa sa main sur son avant-bras « Je vais vous laisser vous reposer. Raven émit une longue pause avant de reprendre. Avant de partir, je voulais simplement vous dire… Je peux imaginer ce que vous traversez. Cette pression familiale, je la connais. Cette place de la femme chez les Sang-Purs, je la connais. Même si chez les Fawkes, l’autorité avait été plus matriarcale en raison de la disparition de son grand-père, Raven avait pu voir de ses propres yeux comment la femme était considérée lors de rassemblements mondains. Et cela l’avait écœurée. Ne baissez jamais les bras, miss Nott, jamais, poursuivit Raven avec détermination, même s’il s’agit de jouer un rôle pendant des années, n’oubliez jamais qui vous êtes. L’Auror se redressa alors et joignit ses mains derrière son dos. C’est le plus important. » Elle fit un mouvement de tête en guise de salut et se dirigea vers la sortie. Intérieurement, elle espérait que la jeune Nott l’interpelle pour davantage discuter de tout ça. Mais si elle ne le faisait pas… Tant pis.
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Mar 26 Déc - 20:35


Mildred était une personne sincèrement gentille.
Elle prendrait volontiers les coups à la place de quelqu'un, parce qu'elle ne supportait pas de voir le malheur chez les autres. Peut-être même se sentait-elle heureuse que ce soit elle qui souffre d'une tête affliction et non pas quelqu'un d'autre. En tant que personne gentille, elle s'étonnait parfois que d'autres le soient avec elle. L'héritière avait grandit dans un monde bien violent, où la gentillesse était perçue comme une faiblesse. Gaea lui avait très souvent dit d'être plus vindicative sous peine de se faire marcher dessus comme la sous race des nés-moldus. Mais ce serait dès lors, aller en contre-courant de sa propre nature. Des années après son altercation avec Darius Abbot, Mildred s'en voulait toujours autant de son attitude qu'elle jugeait maintenant condescendante. Etait-elle condescendante avec Raven Fawkes ?
Paniquée à l'idée de lui faire de la peine, elle la regarda se lever pour sortir d'un air un peu choqué, alors même qu'elle lui avait presque ouvert la porte pour qu'elle le fasse. L'avait-elle vexée ? Mildred ne pensait pas avoir besoin de repos. Elle désirait juste une discussion – de n'importe quel type, d'ailleurs –  qui ne déborde pas sur le sujet de sa maladie. Nott était suspendue aux lèvres de Raven, qui philosophait désormais sur le rôle d'une femme dans cette société que Mildred vénérait presque.  Sa dernière phrase eut le don de la faire réfléchir. Elle se mit à regarder par la fenêtre en se demandant justement si, par l'attitude qu'elle venait d'avoir, elle n'oubliait pas qui elle était réellement. La jeune femme était toujours peiné que l'on refusât son aide. Pourtant, c'était ce qu'elle venait de faire, parce qu'elle ne voulait pas ébranler les piliers de sa société. Avant que Raven ne sorte, Mildred l'alpaga : « Vous avez raison, Miss Fawkes ». La jeune femme disait cela pour l'empêcher de sortir et gagner du temps pour réfléchir à ses mots. « Mais pourquoi donc me dispensez-vous de tel conseils ? » lui demanda-t-elle franchement, sans effacer son sourire faible de ses lèvres. « Que voyez-vous en moi qui vous force ainsi à me dire cela ? » ajouta-t-elle en réajustant sans tête dans son oreiller. Les sourcils un peu froncés, elle observait paisibement l'Auror en se demandant exactement ce qu'elle avait pu vivre pour savoir. Mildred se sentait bien dans son cercle, dans sa famille, son éducation et son système. Elle ne comprenait pas vraiment où était le problème. La place de la femme n'était pas, à ses yeux, derrière un bureau mais au foyer, parce qu'elle était convenable. Elle n'avait jamais comprit ces femmes qui désiraient du pouvoir. Le pouvoir était la source d'une rivière dangereuse, dans laquelle Mildred pour rien au monde, ne se serait baignée.
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MessageSujet: Re: Pour vous sortir d'une mauvaise situation, appelez Raven au 118 218 || MILLY || Mar 26 Déc - 22:14

L’Auror s’arrêta la main au-dessus de la poignée. Elle avait raison ? Réellement ? Raven tourna lentement la tête. Ironiquement, elle avait du mal à croire ce qu’elle avait pourtant bien entendu suite aux multiples refus qu’elle s’était vue essuyer. La sorcière retourna s’asseoir près de la demoiselle qui la regardait présent avec un mince sourire. Vinrent ensuite les questions. Excellentes questions, soit dit en passant. En vérité, Raven n’avait pas eu de but précis en lui disant tout cela. Elle en avait simplement ressenti le besoin parce qu’elle percevait chez Mildred Nott une chose qui avait courbé l’échine face à l’autorité parentale et face au poids familial. L’Auror ne savait pas si l’héritière Nott était véritablement heureuse ou pas. Faisait-elle tout simplement ce qu’on lui disait de faire par simple principe de faire plaisir à autrui ? Ou les faisait-elle pour elle-même ? Il y avait une grande différence, et Raven était quasiment persuadée que l’anémique avait cette réponse en elle, bien qu’elle ne le veuille se l’avouer. Mais elle ne voulait pas s’avancer trop vite. Aussi prit-elle le temps de bien réfléchir à la question pour ne pas répondre de manière trop brutale. L’Auror releva finalement la tête avec son dos droit tel qu’on lui avait toujours enseigné et planta ses yeux dans ceux de Mildred. « Trouvez-vous ça normal que la femme soit traitée ainsi, miss ? » Oui, elle répondait à une question par une question. Moyen d’esquiver ? Absolument pas. « Chez les Sang-Purs, trouvez-vous ça normal que les femmes exécutent simplement ce qu’on leur dit, sans qu’elles ne puissent dire quoi que ce soit ? » Car c’était un peu ce que l’héritière Nott lui donnait comme impression. Qu’elle se pliait simplement aux exigences de ses parents, de sa famille. Qu’elle était impuissante. Or, aucun être vivant sur cette planète ne devait être impuissant. Raven ne voulait pas lui dire noir sur blanc ce qu’elle pensait. Elle voulait plutôt la faire réfléchir sur certains sujets, remettre en cause certains faits de société. « Je pense que vous n’êtes pas sotte, miss Nott, et que vous voyez où je veux en venir. J’ai été battue toute mon enfance par ma grand-mère non seulement parce que j’étais une femme, mais aussi parce que j’étais ce que vous appelez chez vous, une « impure ». » Raven s’arrêta un instant, le souffle court, avant de reprendre « Je ne vous connais pas. Je ne vous connais pas, et pourtant je connais votre nom. Je suis persuadée que vous valez bien mieux que toutes ces idéologies qu’on vous a mise dans le cerveau, idéologies que l’on a tenté de m’imposer aussi. » Raven avait l’impression que ce qu’elle disait n’avait ni queue ni tête. Qu’elle se contentait simplement de balancer ce qu’elle avait à dire. Mais après tout, n’était-ce pas mieux d’être spontanée sans n’avoir rien prévu derrière ? De dire les choses simplement comme on les pensait, sans vouloir diriger les fils d’une marionnette ? L’Auror ne savait pas vraiment ce que son interlocutrice allait rétorquer. Rares étaient les conversations où Raven ne savait pas où elle allait.

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Tu m'excuseras pour la médiocrité de ce post Laughing
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