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La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS

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Bartemius Croupton Sr



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MessageSujet: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Ven 5 Jan 2018 - 21:00

Le bateau de fortune tanguait lourdement tandis que l’écume se brisait sur sa coque et les embruns marins sentaient la merde. Mais la politique parfois ça sentait juste la merde. Bartemius Croupton Sr lança un regard sombre à Lucius Malefoy sous la capuche de sa parcape des mauvais jours tout en se disant qu’il aurait dû lancer un nouvel impervius au tissu côtelé avant de quitter la jetée. Il sentait de froides gouttes ruisseler dans sa nuque. Puis il regarda son ami Harold qu’il n’appelait plus que Monsieur le Ministre aujourd’hui. Croupton Senior était un homme très protocolaire et, de nombreux points de vue, très austère également. Les deux hommes avaient grandi dans la même ville de Birmingham. Ils avaient ensemble affuté leur esprit et le bois de leur baguette au département de la justice magique mais le pouvoir avait le don de séparer les hommes plus que de les unir. Le décor offert par les ressacs de l’océan, s’il avait inspiré de nombreux poètes français, était bien différent de ceux plus confortables des salons auxquels le jeune conseiller entendait habituer le Ministre Minchum. Bartemius n’aimait lui la chaleur des salons qu’en présence de vieux livres, le risque était grand sinon que l’esprit de l’homme ne s’endormît.

C’était pour cette raison sans aucun doute qu’il avait trouvé bon de proposer aux deux hommes de le suivre à la sombre forteresse d’Azkaban en ce jour. Il était midi mais le soleil à son zénith couvert par les nuages projetait sur les visages des trois hommes une lumière entre chien et loup. La prison ne semblait pas que prisonnière de son rocher mais également du temps. Quelle que soit la saison et l’heure de la journée, il semblait toujours y faire le même temps de chien. « Saviez-vous, Lucius, que la prison était avant la forteresse d’un mage noir du nom d'Ekrizdis qui utilisait sa demeure pour attirer les marins moldus afin de les torturer et les tuer ? N’est-ce pas une histoire glaçante ? » l’interrogea-t-il gravement en projetant sa voix suffisamment fort pour que le vent sifflant ne l’emporte pas loin des oreilles du conseiller. Le vieux marin qui orientait le bateau sous sa cape fantomatique blanchie par le sel laissa entendre un rire terrifiant en dévoilant ses chicots jaunis. Il était devenu fou à force de conduire des condamnés sur l’îlot et de frôler constamment de si près ces horribles créatures qu’étaient les détraqueurs. Mais il naviguait parfaitement, aveuglé par la tempête et sa conjonctivite, sur ce chemin qu’il connaissait par coeur. Aucun sorcier n’avait jamais été fou pour souhaiter le remplacer. L’écume des ressacs se fit plus bouillonnante et sombre - la roche et le sable de l’île étaient noirs - signe qu’ils accosteraient bientôt. La présence des détraqueurs se faisaient déjà ressentir car une lourdeur remplissait les cœurs.


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Dernière édition par Bartemius Croupton Sr le Mer 16 Mai 2018 - 11:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Mer 10 Jan 2018 - 17:09

La prison d'Azkaban et ses alentours était un lieu des plus inhospitalier. Les vagues venaient se cogner sur la coque de la barque où se trouvait Lucius Malefoy accompagné de Bartemius Croupton et du nouveau Premier Ministre de la magie. Le ciel maussade ne laissait passer que quelques rares rayons de soleil. Lucius pointait sa baguette vers le haut, lui créant un parapluie invisible qui le gardait bien d'être mouillé par cette pluie orageuse. L'air marin salé se mêlait aux odeurs nauséabondes d'égout.
Dans leur petite embarcation miséreuse, les trois hommes se regardaient en chiens de faïence dans le blanc des yeux. Lucius s'accoutumait difficilement à cet environnement peu confortable qui semblait hors du temps, plutôt habitué aux salons et aux réceptions où le principal objectif était de se faire remarquer en se faisant mousser face aux personnages importants. Il ne se sentait clairement pas à sa place, au pied du lieu, le mangemort n'aurait jamais su l'avouer, qui lui provoquait des frissons de crainte tout le long de sa colonne vertébrale. Mr. Croupton avait certainement une bonne raison pour amener le Ministre Minchum ainsi que son conseiller en de tels lieux. Il brisa le silence en faisant part au jeune Malefoy une anecdote concernant le lieu et de son propriétaire originel. Ce dernier ne l'entendait que juste assez pour pouvoir répondre en raison du bruit des vents et des vagues.
« Je l'ignorais, Mr. Croupton. Cela m'a l'air d'être une histoire passionnante. Je tâcherais de ne pas l'oublier. » répondit le jeune homme par politesse et courtoisie.
La vieux marin rendu fou par ses multiples voyages laissa échapper un rire qui eut dû glacer le sang à plus d'un sorcier un peu trouillard. En approchant dangereusement de la rive, Lucius pouvait sentir son coeur inexorablement s'alourdir dû à la présence des détraqueurs qui gardaient la prison d'Azkaban. Quand la barque accosta, ce fut à reculons que le mangemort mit les pieds sur la terre ferme. L'idée de se retrouver enfermé là-bas l'horrifiait mais ne l'inquiétait nullement. Avec certitude, il n'allait jamais être amené à devoir y faire un séjour. N'était-ce pas ?
« Faîtes attention Monsieur le Ministre, la pierre est glissante. » avertit l'assistant avant que Minchum soit descendu de l'embarcation.
C'est qu'il voulait se faire bien voir ! Chaque minute qu'il passait en une quelconque compagnie devenait un numéro de charme bien ficelé. Lucius n'avait aucune difficulté à se donner une bonne image et à obtenir des contacts. Ce fut ainsi qu'à seulement 21 ans, il était devenu le conseiller du Ministre Harold Minchum.

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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Dim 14 Jan 2018 - 12:56

En tant que nouveau Premier Ministre de la Magie, Harold se devait de connaître sur le bout des doigts les lieux magiques présents sur son territoire. Ainsi n'avait-il pas hésité une seconde lorsque son ami et ancien élève Bartemius lui avait proposé cette sortie quelque peu particulière à la non moins célèbre prison d'Azkaban. Les cellules étaient comblées mais pas encore pleines à craquer, point sur lequel Minchum n'était pas satisfait. Mais heureusement, avec la réforme qu'il comptait mettre en place, la sécurité allait être davantage présente dans les rues de Grande-Bretagne. Les Aurors allaient être plus nombreux et à l'affût du moindre signe suspect. Si Harold s'était présenté aux élections, c'était bien pour une chose : prouver qu'il pouvait être un Ministre actif qui prenait les mesures nécessaires pour protéger la population. Et cela commençait en vérifiant qu'Azkaban était doté de toutes les sécurités du monde pour ne pas laisser des assassins s'échapper. Il ne supporterait pas un tel échec. Néanmoins, le Ministre était soulagé de savoir les Détraqueurs à leurs côtés. Il savait les repousser, bien entendu, mais il préférait se retrouver avec qu'eux que face à eux. Déjà la barque approchait de l'île et Harold pouvait sentir une ombre planer sur son cœur, cœur qui se serrait à mesure qu'ils arrivaient. Il écouta à peine ce que Bartemius racontait à son nouveau conseiller, ses yeux étant rivés sur le sombre bâtiment. Il n'était pas venu ici pour se raconter des histoires mais bien pour être dans la réalité. Et cette réalité n'était pas bien belle à voir.

La barque enfin accosta et Bartemius descendit le premier, suivi de Lucius. Celui prit toutes les précautions afin que Minchum ne glisse pas. « Je vous remercie Lucius. » Le Ministre descendit finalement de la barque, enfonçant son chapeau melon qui avait failli s'envoler à cause d'un bourrasque de vent. Harold utilisait les prénoms de ses collaborateurs pour s'adresser à eux. Il ne voulait pas être un ministre totalement imperméable et était quelqu'un d'ouvert. En revanche, ses employés le nommaient Monsieur le Ministre comme il était de coutume. « Allons Bartemius, nous vous suivons. » fit-il à son ami. Il osa regarder au-dessus de lui et pu apercevoir, tout là-haut, des petits points noirs. Les Détraqueurs.
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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Mar 16 Jan 2018 - 11:55

Les traits grossiers de Bartemius qui semblaient avoir été taillés au burin dans de la pierre et qui n’étaient certes pas aussi doux et séduisants que ceux de Lucius se renfrognèrent encore un peu plus lorsque ce dernier lui répondit par une habile pirouette. Les deux hommes n’auraient pu être plus opposés aussi bien par le physique que par le caractère. L’arme de l’un était son charme fielleux et l’arme de l’autre la brute vérité. Le directeur du département de la justice magique aurait sans doute gagné à jouer lui aussi la bienséance politique mais son arrogance le retenait. Pourtant, ne pouvait-il s’empêcher de remuer sombrement, pourtant s’il y avait joué, il aurait peut-être été celui que les autres appelaient Monsieur le Ministre aujourd’hui.

Lorsque l’embarcation accosta lourdement sur une plage de galets noirs aussi glissants que tranchants, Bartemius qui connaissait déjà les lieux en descendit le premier. L’homme avait chaussé pour l’occasion des bottes de pluie aussi sombres que le reste de sa tenue et que son humeur car il n’aimait pas plus qu’un autre avoir les orteils mouillés. Il prétexta rajuster la capuche de sa parcape pour détourner son regard du spectacle particulièrement fatiguant du jeune Malefoy occupé à aider leur Ministre comme s’il avait été un impotent. « Bien sûr, Monsieur le Ministre » répondit-il d’un ton de soldat plus que d’ami. Bartemius ouvrit ainsi le convoi, il avait sorti sa baguette qu’il tenait d’une prise ferme contre son corps. Il ne pouvait s’empêcher de jeter des regards suspicieux vers les détraqueurs qui volaient si loin au-dessus d’eux qu’ils auraient pu avoir l’air de moucherons si leur néfaste présence n’avait pas tant alourdi les cœurs. Les gardiens d’Azkaban avaient besoin, autant que lui, de sang neuf dans leur prison. Il valait mieux rester alerte. « Les détraqueurs ont fini de sucer jusqu’à la moelle l’espoir des prisonniers qui leur ont été servis en pâture, tous sont des prisonniers de droit commun et la dernière incarcération remonte maintenant à plus de trois années - rappela-t-il le triste historique de ses prédécesseurs avec l’échec dans la voix - Je souhaite comme vous que cela change Monsieur le Ministre ». Les trois hommes évoluaient précautionneusement sur ce rocher battu par les vents autant que par les flots en empruntant un sentier particulièrement glissant qui n’avait été créé qu’à force de passages. Ils arrivèrent bientôt au pied du bâtiment dont l’unique porte se trouvait être une fente étroite qui ne permettait le passage que d’une personne à la fois. Le vent qui en sortait sifflait d’une manière aigüe et apportait avec lui l’odeur du désespoir plus pestilentielle encore que celle de la mort. Bartemius dont des sueurs froides s’étaient mêlés dans la nuque aux gouttelettes de pluie déglutit douloureusement. Il n’entrait pas pour la première fois ici - il lui arrivait d’accompagner les aurors qui souhaitaient interroger des prisonniers - mais le courage de chaque homme vacillait toujours ici. « Le risque existe que l’un d’eux ne résiste pas au fumet d’un souvenir bienheureux et approche - cela était déjà en effet parfois arrivé lors de ses précédentes visites - restons alerte si nous ne voulons pas en arriver à la délicate situation de devoir produire un patronus, n’est-ce pas Lucius ? » jeta-t-il un regard malveillant au conseiller. Bartemius aurait en réalité beaucoup aimé que cette situation se produise pour voir le plus jeune incapable de rassembler suffisamment d’espoir pour se protéger des détraqueurs. La faiblesse des mangemorts - récemment révélée par les aurors - était en effet de ne pas pouvoir produire de patronus corporel pour se défendre. « Lumos » fit le directeur en entrant le premier dans la prison pour projeter à droite et à gauche un faisceau lumineux qui dévoila des couloirs déserts de toute âme et toute créature.


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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Mar 23 Jan 2018 - 23:23

L'idée de devoir respecter plus que de raison le né-moldu qu'était le Ministre Minchum hérissait les poils blonds de Lucius. Il n'était pas juste qu'un sang des plus impurs puisse lui être supérieur. C'était contraire à toutes les valeurs qu'on lui avait inculqué lors de son enfance et de son adolescence. Lucius Malefoy avait passé sa vie à mépriser les sangs-de-bourbe, à les considérer comme de vulgaires et vils déchets et voilà qu'il devait se mettre au service de l'un d'eux.
Mais l'assistant luttait contre son dégoût car avoir une bonne relation avec le ministre lui assurait un poste haut gradé faisant accroître son influence dans la société. Le Ministre Minchum n'allait pas faire long feu se disait Lucius. Il espérait que les mangemorts allaient avoir vite fait de s'occuper de son cas sans qu'il ne soit nullement accusé. Pour lors, l'avoir à ses côtés lui garantissait l'obtention d'informations importantes. Il s'agissait d'un mal pour un bien.
Les pans du manteau de Lucius s'agitaient emporté par le vent puissant qui colportait également l'odeur salée et âcre de la mer. Le coeur lourd encrant ses pieds au sol, le jeune homme était certain de ne jamais pouvoir s'envoler emporté par une bourrasque. En ce mettant en marche vers la vieille bâtisse en pierre qui avait vu dépérir un nombre incalculable de prisonniers depuis qu'elle fut construite tandis que Mr. Croupton parlait de son projet de la repeupler. Lucius connaissait très bien le type de sorcier que ce dernier comptait cibler.
« Je vois ce que vous voulez dire Mr. Croupton. Mais ne pensez-vous pas qu'avec l'augmentation exponentielle du nombre de prisonniers dont vous venez d'esquisser le dessein pourrait mener à une surpopulation d'Azkaban et d'autres conséquences qui pourraient éventuellement avoir un impact négatif et indésirable ? »
De prime abord, Lucius ne remettait absolument pas en question le bien-fondé éventuel du projet de Bartémius, il mettait uniquement en exergue de potentiels problèmes qui pourraient se poser. Cela n'était évidemment pas dans un but parfaitement ininteressé. Par sa tournure de phrase, Lucius comptait faire entendre à Mr. Croupton ainsi qu'au ministre que cette politique instaurerait probablement un climat de peur. Peur d'être accusé à tort et envoyé à Azkaban. Bien que cela n'aurait absolument pas été le problème de Lucius qui avait pour objectif de sauvegarder la puissance du camp du Seigneur des Ténèbres.

Les trois hommes arrivèrent au pied de la prison, devant une mince porte. La crainte montait en Lucius tandis que Bartémius évoquait le risque d'une attaque inopinée de détraqueur en lui lançant un regard mauvais.
« Cela fait bien des années que je n'ai pas lancé ce sortilège. Depuis que je l'ai appris à Poudlard, me semble-t-il. »
Le mangemort pouvait bien tromper le Ministre, mais il ne trompait certainement pas l'homme aux traits grossiers. Jamais il n'avait su produire de Patronus, jamais il n'avait essayé. C'était peine perdu. Lucius s'en savait incapable. Et même si cela avait le cas, une légende racontait que ce sortilège lancé par une personne ayant de mauvaises intentions verrait des insectes sortir de sa baguette pour venir le dévorer. Etant étudiant, Lucius s'était toujours arrangé pour ne pas avoir à tenter ce sortilège. Tantôt il était malade, tantôt il avait perdu sa baguette.
Mr. Croupton entra en premier dans la prison, éclairé par sa baguette. Lucius le suivait succéder par Monsieur le Ministre. L'atmosphère était humide et une odeur de moisissure envahissait l'espace froid et confiné. Une chance que le jeune Malefoy ne souffrait pas de claustrophobie en plus de redouter les détraqueurs. Bienvenu en enfer, cher Lucius. Bienvenu dans ton enfer.

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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Mer 24 Jan 2018 - 22:57

Nul ne savait d’où exactement provenaient les Détraqueurs si ce n’est qu’ils étaient nés des Ténèbres. Mais ce qui était sûr, c’était qu’ils suscitaient chez tous, que ce soit du côté du mal ou du côté du bien, un sentiment de tristesse et de désespoir. Tels étaient les mots qui venaient à l’esprit lorsque l’on rentrait sur leur territoire et à cet instant, le Ministre ne put s’empêcher de frissonner lorsque son pied toucha la terre ferme. L’endroit sentait le mort, sentait la transpiration liée à la torture. Il y avait ces jours où il s’en voulait de faire subir de telles choses à des personnes humains, puis il se rappelait de ce que ces personnes en question avaient fait et, finalement, se disait qu’il faisait bien. La répression punie par l’oppression. Il n’y avait que cela qui marchait. Le dialogue ? Jenkins avait tenté maintes et maintes d’avoir un contact avec eux afin de les raisonner, rien ne mettait de freins à ce Lord Noir en puissance. Minchum avait donc décidé de passer aux choses sérieuses. Il ne pouvait plus supporter de voir tous ces corps tomber comme des feuilles mortes. Un homme politique devait être celui qui prenait des décisions pour le bien du peuple. Et à son goût, les cellules d’Azkaban n’étaient pas assez remplies pour que ce dernier se sente en sécurité. « Et cela changera mon ami, cela changera, répondit le Ministre d’un air confiant. Il était persuadé que ses réformes, peu importe le temps que cela prenait, allaient marcher. Son plan était infaillible. Son conseiller intervint alors avec une remarque des plus intéressantes mais qui, malheureusement pour lui, était dénuée de tout sens pour Harold. Si l’on voulait, on le pouvait. Et bien nous ferons construire une nouvelle prison monsieur Malefoy. Ne nous mettons pas de barrières si vite. » Le Ministre estimait que c’était le manque d’expérience du jeune homme qui parlait. Mais il était bien décidé à lui faire comprendre que lorsque l’on entrait dans le monde politique, trop réfléchir aux conséquences d’une surpopulation carcérale était comme s’enfermer dans une cage en fer à double tour.

Ils atteignirent alors l’entrée de la prison, cette fente étroite dans laquelle ils passèrent un par un. Lorsque le directeur de la Justice Magique le prévint d’une potentielle agression, Harold ne put s’empêcher de frémir. Oui, il n’était pas un ancien lion. Simplement un blaireau qui faisait correctement son travail. Il n’avait jamais été un homme au courage exceptionnel, et même il doutait que n’importe quel courageux qu’il soit soit en mesure de garder la tête haute en entrant ici. Ses créatures, l’air de rien, pouvaient échapper à tout contrôle. Il fallait que le Minstère garde le monopole sur eux. Son chapeau dans sa main gauche, Harold sortit néanmoins sa baguette comme le lui suggérait son ami. L’on n’était jamais trop prudent. La lumière fut et le Ministre put voir de part et d’autre des couloirs en pierre, pierre lissée par les années et le souffle froid. Il tenta d’oublier cette angoisse qui lui serrait le cœur et marcha à la suite de Bartemius, Lucius à sa suite.


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Bartemius Croupton Sr



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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Jeu 25 Jan 2018 - 11:39

Le sentiment de malaise que provoquait les détraqueurs était l’un de ceux auxquels on ne s’habituait jamais et ce fut avec le coeur au bord des lèvres que le directeur ouvrit la marche, éclairant les couloirs et les quelques traîtres alcôves qui s’y dissimulaient avec vigilance. Il souhaitait effrayer le conseiller mais nullement risquer la vie du ministre. Il regretta un instant de ne pas avoir demandé le soutien d’aurors pour les entourer. Le bureau était déjà débordé s’était-il dit. Il secoua la tête dans un tic nerveux comme pour empêcher les détraqueurs d’entrer dans sa tête. Ses nerfs, pourtant faits d’acier, se tordaient déjà. Il écoutait d’une oreille distraite les échanges entre les deux hommes. Il avait connu Harold comme ami et mentor avant de le connaître comme ministre. Ils s’étaient ensemble fait leur baguette au magenmagot pestant dans leur barbe de l’immobilisme de leurs pairs. Les méthodes des deux hommes divergeaient parfois mais le même dessein les animait : supprimer les ennemis et recouvrer la paix. Aussi fut-il heureux d’entendre la voix de son vieil ami essuyer comme les embruns sur son épaule l’inaction, plus dangereuse encore en temps de guerre lui semblait-il, avancée par son conseiller. L’emprise de Lucius Malefoy n’était donc pas encore faite. Le directeur de la justice magique prit à son tour part à la conversation en montant prudemment les marches qui les conduisaient à l'étage supérieur où les premières cellules étaient habitées de corps sinon d’âmes. « C’est dans leur tête et non dans leur cellule que les hommes sont prisonniers - rappela-t-il prudemment au conseiller car l’idée d’une prison physiquement surpeuplée faisait tout à fait fantasmer le moustachu qui n’était pas plus moldu que français et n’avait que faire du respect des droits de l’homme - Renforcer le nombre de détraqueurs ici et l’amenuiser ailleurs serait je pense l’une des rares mesures que le gouvernement pourrait adopter sans craindre l’impopularité. Ne vous sentez pas vous-même plus rassuré Lucius de les savoir réunis et bien nourris ici plutôt que affamés et peut-être égarés devant votre porte ? » conclut-il par une question tout à fait rhétorique. Le conseiller avait évoqué d’autres conséquences sans oser les énoncer et l’homme de loi fut soulagé de ne pas avoir à y répondre, il lui plaisait à lui de combattre la peur par la peur mais n’était pas certain que cette méthode rencontre l’aval de l’élu du peuple. Il voulait susciter la peur chez leurs ennemis. Plus la prison était inhumaine et plus le risque de s’y voir enfermé était grand, plus il s’en satisferait. Il avait ainsi déposé sur le bureau du jeune Lucius Malefoy un dossier pour que les coupables de complicité de crime encourent la même peine que les criminels - rendant ainsi plus floue la définition d’ennemi pour que chaque sorcier soit potentiellement visé - mais craignait que ce dossier se soit égaré et que leur ministre n’en ait pas même eu connaissance. Les mesures qu’il souhaitait faire adopter et pour lesquels il avait besoin de l’aval du représentant du pays voyaient leur procédure étrangement ralentie voire bloquée.

Bartemius Senior se protégea le nez d'un mouchoir lorsque, finissant de grimper la dernière marche, une odeur particulièrement fétide lui frappa les narines. Il vérifia qu’aucun détraqueur ne se soit joint à leur compagnie du bout de sa baguette et tourna la tête vers le conseiller pour lui jeter un regard sévère derrière son épaule et lui répondre d'un ton sec. « Vous devriez si le sortilège du patronus ne vous est plus familier ». Ainsi donc le jeune et brillant conseiller toujours propre sur lui et sorti de l'école avec des résultats plus que honorables se trouvait rouillé de la baguette ? Comme cela était pratique, pensa ironiquement le fin limier. Bartemius Senior était blanc comme un linge et s’enquit à son tour de l’état du seul ami commun qui semblait réunir les deux hommes en tous points différents. « La visite ne durera pas plus longtemps que nécessaire Monsieur le Ministre, uniquement le temps d’interroger un détenu - le cri aigu et perçant d'un prisonnier qui avait sombré dans la folie résonna dans leur couloir - s’il est en état ». Il avança pour dégager un passage aux deux hommes qui le suivaient et redoubla de vigilance. Il n'était pas rassuré à l'idée de savoir qu'il était le seul en mesure de protéger le ministre en cas d'attaque et craignait que cette visite ne puisse se retourner contre lui.

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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Ven 2 Fév 2018 - 23:00

Bien vite, Bartemius et le Ministre se mirent à deux pour balayer d'un revers de paroles les objections du conseiller encore jeune et peu expérimenté mais qui avait une idée bien ancrée dans on esprit: limiter les dégâts et les pertes chez les mangemorts sans compromettre son image toute proprette qu'il s'était crée. Il n'en avait cure de toutes ces histoires de droit de l'Homme et du sorcier. Comme si les nés-moldus pouvaient être traités de la même manière que les véritables sang-purs !
Ce n'était pas grave, Lucius n'avait pas qu'un seul argument dans sa poche. Mais il estima plus malin de ne pas tout déballer dès maintenant. Il laissait le temps aux idées de faire son petit bonhomme de chemin dans l'esprit du Ministre Harold Minchum. Insister aurait paru suspect et loin était le désir d'éveiller les suspicions du né-moldu. C'était tout ce qu'attendait le directeur du Département de la Justice Magique. L'héritier Malefoy était dans les filets du diable, il ne pouvait se permettre d'être irréfléchi: il devait avancer consciencieusement.
« Si, Monsieur Croupton. » confirma Lucius, détestant l'idée de devoir donner raison à cet homme.
Ce n'était absolument pas par hasard ou par une maladresse qu'un certain dossier avait mystérieusement jamais atterri entre les mains du Ministre, il y avait de cela quelques jours. Le mangemort n'avait absolument rien retrouvé sur son bureau. C'était la version qu'il comptait raconter, si l'occasion se présentait. Ce dossier, le conseiller l'avait lu avec toute l'intention dont il était capable avant de le glisser dans son porte document afin de l'emporter chez lui et le brûler à l'aide d'un incendio en toute tranquillité, comme s'il n'avait jamais existé.

Les trois hommes entrèrent dans la prison. L'humidité rongeait peu à peu la pierre de l'édifice massif, la rendant lisse et usée par le temps. Lucius fronça le nez. Une odeur irrespirable émanait d'on ne savait où. Il en était sûr, sur le long terme, elle était colporteuse de maladie. Il regretta de ne pas avoir un mouchoir en tissus imbibé de parfum à disposition.
La tête de Mr. Croupton se tourna vers lui pour lui adresser un regard sévère au sujet du sortilège du patronus. Le jeune adulte se réjouissait en secret de ne pas avoir été à Poudlard en même temps que les deux trentenaires; cela lui évitait bien des soucis. Il affrontait son interlocuteur du regard à travers l'obscurité.
« Il faudra bien si nous y sommes amenés. » répondit-il.
Il y avait un fossé énorme entre le conseiller et le Directeur du Département de la Justice Magique, ne serait-ce que par leurs valeurs et leurs idées qui étaient aux antipodes l'une de l'autre. On aurait dit qu'il ne vivait pas dans le même monde, sur la même Terre. Pourtant, par bien des égard, ils avaient des points communs qu'on ne remarquait pas au premier abord. Pour commencer, ils avaient tout deux été à Serpentard. Ensuite, ils étaient très extrêmes dans leurs idées. Et bien sûr, ils ne s'appréciaient guère mutuellement.
De pas en pas en suivant Mr. Croupton, Lucius sentait son coeur se serrer. Jamais il ne s'était senti aussi oppressé et dans un état de profond malaise provoqué par la présence des détraqueurs. Un cri déchirant se fit entendre, interrompant Mr. Croupton. Le coeur du jeune adulte avait fait un grand bond dans sa poitrine.
« Et à quel fin voulez-vous interroger ce détenu ? » demanda-t-il après avoir repris un rythme cardiaque à peu près normal.
S'il avait été à la place de Bartemius, il ne se serait pas embarrassé de ce rendre jusqu'à ce lieu inconfortable et se serait contenté de faire emmener le prisonnier jusqu'au Magenmagot. Il n'était pas prisonnier. Alors pourquoi aurait-il à subir la même chose qu'eux, même le temps d'une demi-heure ?

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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Jeu 22 Fév 2018 - 11:44

Si le Ministre avait décidé de renforcer la sécurité dans les rues, de faire gonfler les rangs de ceux qui se battaient à leur côté et d’ainsi, remplir les cellules d’Azkaban, la prison n’en restait pas moins effrayante à en glacer le sang. Harold n’était pas un ancien lion, il était loin d’être le plus courageux des hommes. Juste un politicien qui faisait correctement son travail, s’occupant des négociations et donnant toutes les directives afin que les lois et les nouvelles mesures soient appliquées à la lettre dans tout le pays. Ainsi, son but de faire d’Azkaban la seconde demeure des Mangemorts n’était que plus motivant pour cet homme qui tenait à ce que ses objectifs soient atteints, peu importe le prix. C’est autour de cette même motivation que Bartemius et lui s’accordaient à merveille malgré ce fossé qui s’était creusé entre les deux hommes depuis qu’Harold avait accédé à cette fonction de ministre. Les affaires au nom de leur communauté avant tout. Le reste arrivait en second temps, mais il fallait savoir s’armer des meilleures personnes afin d’être plus fort. Croupton en faisait partie, sans conteste. « Que chacun reste à sa place, enchaîna vivement le Ministre en ôtant son chapeau afin de passer dans la fente qui faisait office d’entrée, faisant résonner sa voix. Les Mangemorts à Azkaban, les Détraqueurs pour les garder et le reste des sorciers vivant en paix. Son ton indiquait qu’il n’attendait pas de contestation. Fidèle à son poste, son autorité allait de paire avec le charisme imposant qu’il dégageait.

À mesure que la discussion avançait, Harold sentait entre son ami et son conseiller une tension palpable. Ces deux-là étaient prêts à se jeter l’un sur l’autre si le Ministre n’avait pas été présent et Minchum avait assez d’expérience dans le comportement humain pour savoir lorsque deux personnes ne s’appréciaient pas. Il espérait ne pas avoir à les mettre en garde. Si la tension coexistait avec eux au sein du Ministère, c’en était fini. Il fallait que tous restent solidaires et non pas se dévorent les uns les autres comme une meute de chiens affamés. C’est entendu, Bartemius. » La question de Lucius résonna à son tour dans cette espèce de caverne aux parois lisses et austère. De même que son conseiller, le Ministre attendait une réponse. Après tout, c’était bien le Directeur de la Justice qui leur avait proposé cette visite.
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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Mer 28 Fév 2018 - 11:13

Albus Dumbledore lui avait demandé, dans le premier courrier qu’il lui avait envoyé lorsqu’il avait accédé à ses fonctions, de débarrasser la prison des détraqueurs. Son ancien professeur de métamorphose devenu directeur de l’école de sorcellerie avait insisté sur le caractère maléfique de ces créatures uniquement tournées vers le désespoir. Il craignait qu’elles puissent être retournées dans la guerre qui était la leur. Bartemius Croupton n’avait pas accédé à cette demande. Il n’appartenait qu’à leur gouvernement de nourrir grassement ces cagoules sans âme pour s’acheter leur loyauté et il s’agissait pour lui d’une excellente affaire comme il s’agissait d’un prix qu’il entendait payer. La magie noire et les créatures maléfiques n’effrayaient pas le fils de Charis Black. Et dans ses méthodes, sinon dans les fins qu’il poursuivait, sans doute était-il plus proche de l’ennemi qu’il entendait anéantir que du chef de leur gouvernement. Mais qui sinon lui pour accomplir la sale besogne ? Le temps était à la guerre et le peuple avait réclamé le bourreau que Harold Minchum leur avait offert. Que le dernier fils Malefoy puisse partager la pensée de cet idéaliste de Dumbledore, cela aurait sans doute étonné Bartemius s’il n’avait pas déjà été convaincu qu’il n’était qu’un faux-jeton. Ce qu’il ne savait pas, c’était l’autre jeu auquel il jouait ; et il s’agissait d’un secret qu’il aurait payé cher pour découvrir.

Bartemius ne répondit rien et continua à avancer le long du couloir le coeur alourdi. Certaines cellules étaient habitées par des corps faméliques et des visages émaciés et ce n’était que des regards vides qui suivaient leur progression. La prison sorcière était inhumaine et aurait soulevé le coeur de tous les sorciers doués de sensibilité mais il s’agissait d’une catégorie à laquelle l’homme de loi n’appartenait pas. Les mangemorts à Azkaban, les détraqueurs pour les garder et le reste des sorciers vivant en paix était la maxime de leur nouveau ministre qui rencontrait pleinement son agrément. L’air se faisait glacial et compact et le souffle des trois politiques créa bientôt de la buée à chacune de leur respiration. « Morfin Gaunt - souffla-t-il bientôt avec difficulté le nom de l’hôte qu’ils visitaient - est incarcéré ici depuis plus de trente ans, il s’agit du plus ancien prisonnier de l’île ». Le couloir suivant était plus sombre que les précédents et lorsque Bartemius l’éclaira de sa baguette, un sursaut manqua de lui faire perdre la prise autour du bois de sureau. Un détraqueur affamé qui semblait leur avoir tendu un guet-apens poussa un cri strident en s’enfuyant par la seule fenêtre situé au bout du couloir dans lequelle le pan de sa robe déchirée finissait de disparaître. Ils avaient eu chaud. « Ne nous attardons pas - intima l’éclaireur en accélérant le pas en même temps que son récit - Gaunt a été enfermé pour l’assassinat de trois moldus à Little Hangleton, un crime effroyable dont on ne soupçonnait pas à l'époque qu’il serait suivi par une série d’autres ». Le meurtre de Thomas, Mary et Tom Jedusor avait eu bien plus de retentissement dans le monde moldu que sorcier mais prenait, pour le directeur de la magie, un nouveau sens éclairé par tous ces nouveaux crimes commis contre les moldus au cours de leur guerre. « Aussi les aurors n’ont-ils pas à l’époque poussé leur interrogatoire, il est temps d’y remédier, il aura peut-être des noms ». Dans la dernière cellule du couloir, un homme se tenait prostré dans un coin vêtu d’une guenille qui avait autrefois été une robe de sorcier. Seul le doux balancement de la silhouette confirmait qu'un coeur y battait encore. L’odeur émanant de sa cellule était particulièrement fétide et la seule réaction humaine du directeur fut de froncer les ailes de son nez, il était davantage incommodé par l'odeur que par la vision. « Malefoy » invita-t-il le conseiller à entrer le premier en ouvrant la porte grinçante. Lui tenait à assurer les arrières de leur ministre au cas où le détraqueur séditieux revienne …

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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Lun 5 Mar 2018 - 23:26

Ce vieux Harold Minchum prenait définitivement ses rêves pour des réalités. Il rêvait d'un monde idyllique sans personne pour venir perturber l'ordre qu'il souhaitait de tout coeur réaliser à tout prix -à savoir établir une égalité parfaite entre les sangs-. Alors même qu'il avait fait le choix de s'entourer d'un obstacle à cet objectif dont il était incapable d'identifier la présence néfaste. Le Ministre se laissait charmer par quelques belles paroles et une apparence toute proprette que se donnait Lucius Malefoy. Un homme peu malin aux yeux de ce dernier, il n'allait pas s'en plaindre.
Le prisonnier que ce fou de Bartemius Croupton avait prévu de visiter était Morfin Gaunt, précisa-t-il à la demande du mangemort. Ce dernier avait beaucoup entendu parlé de cet homme enfermé bien avant sa naissance. On disait qu'il avait assassiné les trois membres de la famille Jedusor. Le conseiller n'estimait pas les trois victimes d'une grande perte. Si sa mémoire ne lui faisait défaut, il s'agissait d'impurs et de traîtres à leur sang. Cette pauvre Mary n'en serait pas six pied sous terre si elle ne s'était pas amusé avec ce moldu. Il aurait dû advenir le même sort à tout les sorciers de sang-pur ayant commis cette erreur, souillant toujours plus leur noble sang.
Les trois hommes pénétrèrent dans un couloir plongé dans une ombre plus profonde que les précédents. Lucius sentit son coeur sauter dans sa poitrine face à l'arrivée inattendue d'un détraqueur. Sa face dissimulée derrière un voile noire lui permettait de se confondre à l'obscurité de la pièce et des coeurs des prisonniers. La créature des ténèbres s'enfuit dans un cri aussi glaçant que sa présence même. On aurait dit que Bartemius Croupton avait agi tel un bouclier. Le coeur de Lucius tambourinait dans sa poitrine comme s'il voulait s'en échapper. Le jeune homme devait paraître bien pâle, témoignant de sa peur qu'il n'aurait jamais su avoué. Suite à cet assaut n'ayant point abouti, le directeur du département de la justice magique invita le Ministre et son conseiller à accélérer le pas avant de poursuivre son récit. Il ne fallait pas le dire deux fois au blond qui lui emboîta le pas.

Ils arrivèrent face à la dernière cellule de ce long couloir tandis que Croupton expliquait la raison de leur venue. A travers l'obscurité et la poussière, on apercevait un homme à l'air misérable. Il n'était plus que l'ombre de lui même. Débraillé, vêtu de guenilles. De là où il se tenait, Lucius pouvait déjà sentir une odeur fétide. L'odeur d'un homme n'ayant pas pris de bain depuis des années, même l'odeur de transpiration avait été dissimulé par l'odeur de la peur et de la crasse mêlé à celle de l'humidité. L'héritier Malefoy sentait la nausée monter en même temps que la panique alors que le trentenaire le priait de rentrer le premier en ouvrant la porte en métal grinçante. Le jeune homme lui lança un regard, essayant de dissimuler son état de panique avant de rentrer d'un pas hésitant dans la cellule.
Voir le prisonnier de près le rebutait encore plus. Il ne lui adressa même pas un signe de tête. Ce n'était plus un homme. C'était un déchet. Un sous-homme. Une lueur mauvaise brillait dans le regard du détenu à l'égard des trois hommes.
« Il est enfermé à perpétuité, je me trompe ? » demanda-t-il en renseignement.
Il valait encore mieux être condamné à mort qu'à perpétuité. Lucius préférait mourir dignement que de passer le reste de sa vie à pourrir dans une cellule, abandonnant tout amour propre et toute fierté.
« Avez-vous songé à le soumettre au véritasérum pour obtenir des informations ? Car si cela est le cas, je ne vois pas ce que nous faisons ici. »
Si cela avait été le cas, cette affaire aurait déjà été close à moins que Morfin Gaunt ne fut occlumens. Un puissant occlumens. Lucius ne savait que peu de choses sur cette affaire qui n'était plus de son temps, bien trop antérieure à sa naissance. Le mangemort essayait d'abréger le malaise qu'il ressentait dans cette prison.

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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Sam 17 Mar 2018 - 13:35

Il était impressionnant – quoique davantage effrayant – de voir à quel point un lieu pouvait vous serrer le cœur et vous faire pâlir, quitte à ressembler à un cadavre. Construite au XVIème siècle, cette prison n’en était pas une au départ mais inspirait tout de même la crainte en raison de ces lugubres créatures qui peuplaient déjà l’endroit, autrement dit les Détraqueurs. Tout compte fait, c’était davantage par leur présence que par l’apparence d’Azkaban que les sorciers évitaient à tout prix de poser pied sur cette île ou que les Mangemorts craignaient d’y être emprisonnés. Dès la naissance des petits sorciers, cet endroit était lié à la peur d’y être envoyé si on ne finissait pas sa soupe à la citrouille. Puis, lorsque l’on grandissait, on se rendait vite compte qu’Azkaban était bien loin et que jamais dans notre vie nous n’allions fouler le sol de la prison. Harold, malgré son ascendance moldue, avait eu la chance de grandir dans une famille sorcière – même si ne pas connaître ses parents biologiques en était la contrepartie – et se considérait ainsi davantage sorcier que moldu. Il avait ainsi pu croire, enfant, en ce conte qui disait que Morgane kidnappait les plus jeunes qui ne finissaient pas leur assiette pour les envoyer tout droit à Azkaban à la merci des Détraqueurs. À la différence près des autres enfants devenus grands que Minchum traversait en ce moment-même le couloir de la prison.
Une sueur froide lui glissa le long de la nuque alors qu’il n’avait pas spécialement chaud et le Ministre ne pouvait s’empêcher de jeter des regards dans les cellules sombres qu’ils dépassaient. L’on pouvait difficilement deviner le contour des corps tellement ces derniers étaient recroquevillés sur eux-mêmes, n’essayant même plus d’échapper au baiser du Détraqueur. Si Harold était un homme chaleureux, compréhensif et tout ce qu’il y avait de meilleur, il n’éprouvait en revanche aucune sympathie pour ceux qui avaient tué, violé et torturé. Même les Détraqueurs, à ses yeux, ne rachetaient pas leur faute. Les hommes et les femmes qui se trouvaient ici avaient été conscients des risques qu’ils encouraient selon le camp qu’ils choisissaient. Leur décision avait été bien souvent synonyme de leur perte. Car même s’ils se pensaient à l’abri de tout soupçon, de tout regard, le Ministère finissait toujours par les attraper et les incarcérer.
Toujours.

« Morfin Gaunt. »
Oh, Harold connaissait bien cet homme. Non pas pour l’avoir connu personnellement, mais de ce qu’il en avait entendu le sorcier était loin d’être un ange.
Le Ministre sursauta en coupant net sa respiration lorsqu’un Détraqueur surgit devant eux. La lumière projetée par la baguette de Bartemius suffit à le repousser, mais Minchum fut d’accord quant à ne pas rester trop longtemps dans cet endroit nuisible. Respirer l’air de l’extérieur allait leur faire le plus grand bien.
Les trois sorciers continuèrent à une allure plus rapide leur petite marche tout en entendant l’histoire du Directeur de la Justice résonner contre les parois de la prison. C’était, en effet, un meurtre effroyable qui n’était sans doute rien comparé aux crimes actuels mais qui, pour l’époque, n’était que le précepteur de toute une série dont les aurors avaient du mal à en voir le bout. Il suffisait de voir les piles de dossiers qui s’élevaient toujours plus vers le haut pour se douter de la charge de travail subit par ces gardiens de l’ordre et de la paix. S’il y avait bien des personnes pour qui Harold portait une grande estime, c’était bien pour le Bureau. Une des plus belles inventions du Ministère.

Ils arrivèrent finalement devant la dernière cellule et son ami invita son jeune conseiller à rentrer en premier. Le grincement que fit la porte à son ouverture fit frissonner le Ministre qui, décidément, n’était toujours pas habitué à cet endroit – après tout, qui l’était réellement ?
« À perpétuité, en effet, » confirma le Ministre sans attendre celle de Bartemius. Il avait peu étudié ce dossier-là – après tout, ce n’était pas son travail – mais connaissait plutôt bien les sentences appliquées à des criminels de la sorte.
Dépassant de peu Lucius qui, visiblement, ne comptait pas s’approcher de plus près du prisonnier, Harold fut fasciné de voir l’état dans lequel les Détraqueurs l’avait mis. Un travail monstrueux – dans tous les sens du terme. Et dire que cette chose immonde avait été un homme, autrefois… C’était peu croyable.
« Si sa mémoire a été modifiée, même le plus puissant des véritasérums ne peut rien y faire, Lucius, » répondit Harold toujours sur le mode de la fascination tandis que son ami refermait la porte à nouveau dans un grincement.
Il lui semblait que les respirations du prisonnier ressemblaient davantage à un râle qu’à autre-chose.
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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Jeu 22 Mar 2018 - 12:18

Les crimes de Morfin Gaunt étaient trop anciens pour que aucun des trois hommes n’en conserve un souvenir de sa mémoire d'homme, le jeune Malefoy n’était pas même né à cette époque, mais le nom n’était pas inconnu des deux hommes plus âgés qui avaient ensemble évolué au Département de la Justice Magique. Il y avait eu la paix avant la guerre et la plupart des infractions commises contre les moldus s’étaient à cette époque davantage assimilées à de mauvaises farces déférées devant le service des usages abusifs de la magie plutôt que devant le magenmagot ; toutes les infractions sauf ce triple crime. Le Ministre Harold Minchum en conservait un excellent souvenir de sa mémoire étudiante et put ainsi renseigner Lucius Malefoy ; ce qui soulagea son fidèle ami comme discuter avec le blondinet ne manquait jamais de l’importuner. « Il est possible qu’il conserve quelque souvenir utile pour nous aider à coincer le mage noir qui nous préoccupe ou certains de ses partisans » expliqua-t-il sommairement car il partageait la même intuition que son vieil ami que sa mémoire avait dû être modifiée comme il s'agissait du mode opératoire de leurs ennemis présents. Il lui adressa un regard complice de courte durée car l’impression le gagna un instant qu’ils étaient redevenus les deux hommes de loi qu’ils avaient un temps été ensemble. Tous trois discutaient devant la pathétique et tremblotante silhouette comme si elle n’avait pas été présente.

Bartemius remonta finalement les manches de sa robe et combattit sa révulsion pour attraper le prisonnier par son haillon et l’obliger à se redresser pour le confronter. Son regard était celui d’un dément comme ses yeux semblaient regarder dans deux directions opposées mais celui du directeur resta droit. « Gaunt - l’appela-t-il pour lui rappeler son nom que la démence semblait même lui avoir fait oublier - Gaunt c’est ton nom ». La tête du prisonnier dodelinait follement de droite à gauche et un long filet de bave coula sur la main du Croupton. Mais rien, absolument rien, quand il était en quête de vérité, n’était de nature à le faire vaciller. Les gémissements du prisonnier étaient si confus que son oreille mit du temps à percevoir le message qu’il répétait en boucle. « Je l’ai perdue, j’ai perdu la bague, père, père » répétait-il autant d’informations diablement utiles qui n’intéressèrent pourtant pas une seule seconde Bartemius. Il resserra son emprise sur le col et son regard, quoi que droit, brilla un instant de la même démence. « Ton père était la même raclure que toi, il était dans cette même cellule, et il est mort » prononça-t-il durement sans la moindre trace de compassion. « Coopère et nous te libérerons - mentit-il comme un arracheur d’écailles de dragon au prisonnier qui s’agitait encore et il dut placer son avant bras sous sa gorge pour l’empêcher de se mouvoir - Coopère » ordonna-t-il. « Mary, Thomas, Tom Jedusor … Qui était avec toi pour leur meurtre ? Qui l’a ordonné ? Qui était complice ? Crache les noms ! Crache un nom et nous te libérons ! ». Mais le pauvre diable ne répétait inlassablement que le même message qui commençait à étreindre la lassitude du Croupton. « Je l’ai perdue, j’ai perdu la bague, père, père ». « CRACHE ! » hurla-t-il le visage déformé par la colère à quelques centimètres à peine de celui du détenu qui lui cracha sur le visage en réponse tandis que son hurlement se répercutait encore contre les murs. Bartemius s’éloigna dans un juron sorcier et fit apparaître du bout de sa baguette un mouchoir dont il s’essuya le visage avec une mine dégoûtée puis un second à la senteur lavande dont il s’essuya les mains. « Il vous en dira peut-être plus Lucius - suggéra-t-il au conseiller de s’avancer à son tour - Il est bien connu que vous parvenez toujours à vos fins et je m'étonnerais si vous ne lui arrachiez aucune information » fit-il avec un reniflement mauvais et dédaigneux. Le jeune homme semblait certes obtenir tout ce qu’il souhaitait depuis qu’il avait rejoint leur ministère, peut-être pourrait-il pour une fois obtenir un aveu qui leur servirait. Quelque chose pourtant lui disait que la promesse de quelques gallions ne lui serait ici d’aucun secours. Le spectacle de le voir échoué lui serait au moins jouissif. « Jedusor, Jedusor, Jedusor » haletait inutilement la raclure qui avait retrouvé le confort de son sol poisseux.


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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Lun 26 Mar 2018 - 23:43


De toute évidence, Lucius allait devoir subir cet interrogatoire jusqu'au bout. Aucun moyen d'y réchapper. Croupton semblait déterminé à obtenir des réponses de ce prisonnier enfermé depuis des décennies. Le mangemort était sûr que cette entrevue allait être vaine. Pourquoi ce vieux Gaunt aurait décidé de parler du jour au lendemain après des années de silence, si tant fut qu'il eut encore des réponses à apporter. Le zèle du directeur du département de la justice magique n'allait amener à rien d'autre qu'une perte de temps monstrueuse. Lucius se retint de soupirer après avoir entendu les intentions de Croupton.
Ce dernier s'approcha du détenu en remontant les manches de sa robe de sorcier. Il obligea Gaunt à se redresser alors qu'il semblait au bout de ses forces dans cette prison de l'enfer. Lucius observait la scène avec attention. Il oscillait entre terreur et révulsion face à ce misérable. La bouche de ce dernier laissait couler un filet de bave immonde sur la main de Croupton. Il baragouinait des paroles sans aucun sens, ni structure. Cependant, elles avaient le mérites d'interpeller la curiosité du mangemort qui y trouva un intérêt tout particulier, contrairement à Bartemius qui essayait de le faire plier à coup de mots violents mais parfaitement inutiles. Il haussait de plus en plus le ton, la colère prenant possession de son être. La seule réponse qu'il récolta fut un crachat. Il se recula, une mine dégoûté au visage. A l'aide de baguette, il fit apparaître un mouchoir pour essuyer l'immondice. Il s'adressa alors à l'assistant du Ministre, l'invitant à essayer d'obtenir des réponses, dédaigneux.
Lucius le dévisagea, l'air de dire que ce n'était pas son travail. Il n'avait aucune envie de s'approcher de cette chose répugnante. Croupton le provoquait. Mais en présence du Ministre, il ne pouvait pas faire grand chose si ce n'était obtempérer. Il s'approcha donc du détenu d'un pas non enthousiaste. Il gardait une bonne distance car il ne voulait pas subir quoi que ce fut de lui. Il préférait être prudence. D'autant plus que plus proche il était, plus l'odeur était insoutenable. Et malheureusement, il avait besoin d'oxygène pour vivre.
« Jedusor, Jedusor, Jedusor » ne cessait de répéter Gaunt, assis au sol.
Lucius ne prenait même pas la peine de se mettre à sa hauteur, il restait debout à le regarder de haut. Il préférait le laisser là, dans sa crasse, dans son élément.
« Les Jedusor sont morts. Tu les as tués. » répliqua-t-il d'une voix forte mais posée.
« Jedusor, Jedusor, Jedusor »
Le pauvre homme n'avait plus toute sa tête, incapable de donner un discours cohérent. Pour Lucius, c'était l'échec assuré et Croupton en avait pleinement conscience. Sinon pourquoi aurait-il demandé à ce jeunot prétentieux de s'en charger ? Il n'était pas allé à Serpentard pour rien. Ils ne jouaient pas dans le même camps mais ils étaient semblables.
« Jedusor. »
« Jedusor, Jedusor, Jedusor »
« Tu n'as rien de plus à dire ? »
« La bague, la bague... Père, la bague... »
« Quelle est cette bague ? »
« La bague, la bague... LA BAGUE ! »
Au fil des secondes, Gaunt s'agitait de plus en plus, démontrait de plus en plus sa folie qui donnait des frissons à Lucius. Il commençait à devenir agressif, à hausser la voix en un cri de démence. Cette histoire énervait déjà le mangemort car il savait que cela était inutile, qu'il n'allait parvenir à aucun résultat.
« Dis moi ce qu'est cette bague ! » cria-t-il juste assez fort pour recouvrir la voix du prisonnier.
« PERE ! »
Dans un geste de colère, Gaunt tenta de cracher sur Lucius comme il l'avait fait précédemment à Bartemius sauf que là, il ne réussit à n'atteindre que les chaussures du mangemort dont une mine dégoûté se dessina sur le visage. Une lueur de démence et de fureur brillait dans le regard du pauvre sorcier qui glaçait le sang du riche héritier. Ce dernier se tourna vers Croupton et le Ministre. Son visage affichait un agacement, une colère.
« Je pense qu'on ne tirera rien de lui aujourd'hui, Monsieur le Ministre, Monsieur Croupton. Il n'est clairement pas en état de parler. Il a totalement perdu la raison. »
Cela faisait beaucoup trop longtemps que Morfin Gaunt était resté enfermé dans cette cellule. Azkaban avait fini par avoir raison de son statut d'homme, de sa capacité à réfléchir, à communiquer. Il aurait fallu obtenir les informations souhaitées bien plus tôt car elles étaient probablement perdues, désormais. Lucius regardait ses interlocuteurs à tour de rôle, espérant que ce supplice soit abrégé.


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MessageSujet: Re: La noirceur de l'histoire laisse des traces | SUJET CLOS Mer 4 Avr 2018 - 22:39

Cela devait être la première fois que le sorcier se trouvait devant un des prisonniers d’Azkaban. Il avait été l’associé de l’ex-Ministre Jenkins et n’avait pourtant jamais eu droit à ce privilège, celui-ci étant accordé au Ministre en place, ses conseillers et quelques Directeurs de Départements. Mais cela s’arrêtait là. Maintenant qu’il se trouvait dans cette cellule, entouré de Lucius et de Bartemius face à Morfin Gaunt, il comprenait pourquoi ce privilège était restreint à peu de personnes. Rien que l’entrée donnait la chair de poule et l’intérieur… Après ce léger incident avec le Détraqueur, le Ministre préférait ne pas aborder le sujet. Mais là, il ressentait simplement un mélange de fascination et de dégoût face au prisonnier, tellement qu’il ne pouvait s’empêcher de fixer des yeux sa chevelure grasse qui cachait le reste de son visage. Cet homme le répugnait réellement et il suivait les échanges qui se faisaient comme un spectateur de Quidditch qui tourne la tête de droite à gauche pour ne pas rater une seconde des échanges. Gaunt semblait avoir perdu toute sa tête et de sa raison il ne restait que le vide intersidéral. Quel piètre personnage. Empathique qu’il était, Harold aurait pu avoir une once de compassion voire un peu de pitié envers lui en voyant l’état misérable dans lequel il était. Puis il se souvint de la raison pour laquelle il était enfermé ici et sa mâchoire se serra sur un spasme de haine. Ce sorcier n’était qu’un assassin. Il méritait ce qu’il lui arrivait.
« Je rejoins l’avis de Lucius, cette fois-ci. Nous ne tirerons rien de cet homme aujourd’hui. » La voix pleine et grave du Ministre résonna dans toute la cellule. Un peu déçu, et pourtant il s’était attendu à un tel comportement. Tous ceux qui atterrissaient à Azkaban n’en ressortaient pas indemne, voire n’en ressortaient pas tout court. C’était une prison à vie, ici.
Alors que le prisonnier les fixait de son regard de chauve-furie, haletant, le Ministre s’approcha de lui et s’agenouilla.
« Vous ne mourrez pas sans que la vérité soit rétablie, Mr. Gaunt. De force ou non, nous vous ferons parler. »
Et avant qu’il ne puisse lui cracher dessus comme il l’avait fait précédemment sur Bartemius et Lucius, Harold se releva vite et recula d’un pas. D’un geste de la main, il lissa son manteau qui commençait déjà à empester le rat.
« Si nous n’avons plus rien à faire ici, nous pouvons partir, » annonça clairement le Ministre sans lâcher Morfin de vue.

Citation :
J'ai voulu faire avancer les choses, dites-moi si ça vous convient Laughing
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