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Loin du cœur, près de la fin | Arthur

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MessageSujet: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Mer 10 Jan - 19:00

Autant redouté qu’il était, le grand jour était arrivé. Maya voulait faire bonne impression. Elle ne savait pas dans quel but, était-ce par fierté de montrer que tout allait bien pour elle malgré l’absence d’Arthur ? Peut-être mais la réalité était bien loin de ça. Elle appréhendait énormément la discussion qu’ils devaient avoir puisque cette dernière serait un tournant dans leur histoire et elle n’était pas certaine d’être prête à assumer tout ce que cela signifiait. Ils avaient rendez-vous aux 3 balais, c’était le lieu jugé le plus approprié pour être témoin de la scène. Par chance, ils n’y retrouveraient pas tous les élèves de l’école puisqu’elle avait réussi à sortir exceptionnellement un samedi matin en dehors des heures habituelles, donc. Elle ne savait toujours pas comment un tel miracle avait pu se produire, quoique les bonbons qu’elle avait offert à Picott pour halloween avaient peut-être joué en sa faveur. Puis aussi un peu parce qu’elle avait insisté en disant qu’une vieille tante dont elle était très proche ne pouvait se rendre sur les lieux que sur cette plage horaire et qu’elle ne pourrait plus la revoir avant des mois, des années ! Elle ne se sentait qu’à peine coupable vu la situation.

Maya descendait vers Pré-Au-Lard la boule au ventre, l’estomac noué. Elle aurait eu besoin de préparer des choses à dire ou d’avoir des choses à reprocher à Arthur mais impossible, c’était elle l’unique coupable. Et cette trop grande distance qu’elle n’avait même pas été capable de tenir quelques mois. Honteuse, elle l’était et le serait encore plus lorsque face au garçon qui était toujours son actuel petit copain elle devrait avouer qu’elle fricotait déjà avec Alexandre Rozen. Son ennemi. Ou alors, elle pourrait uniquement jouer sur la distance et ce besoin trop présent de l’avoir près d’elle ? Elle fut parcourue d’un frisson dont elle ne pouvait identifier la provenance, était-ce le froid ou la gêne qui lui donnait autant envie de retourner se cacher sous sa couette ?

Arrivée dans ses ruelles qu’elle avait bien trop souvent traversée au bras d’Arthur, elle eut envie de faire demi-tour, de rentrer au château, de faire comme si de rien n’était. Elle voyait ses responsabilités lui revenir en pleine face et faisait beaucoup moins la maligne. Elle avait testé le fameux proverbe de "quand le chat n’est pas là, les souris dansent" et si sur le moment elle n’avait eu que très peu de morale, désormais Maya était envahie de regrets. Elle arriva devant le bar et hésita. Devait-elle rentrer ? L’attendait-il déjà à l’intérieur ? Son cœur se mit à battre étrangement fort dans sa poitrine tandis qu’elle réalisait qu’Arthur était quelque part ici, tout proche d’elle.


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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Sam 13 Jan - 12:16


Cela faisait longtemps que je n’étais pas retourné à Pré-au-Lard. Depuis la fin de mes études à Poudlard en fait et trouver le petit village enneigé en ce début de janvier aurait dû m’emplir de joie mais j’avais la boule au ventre. Je n’étais pas là pour une amusante sortie à Pré-Au-Lard comme elles étaient souvent organisé par l’école, j’étais là pour une raison ô combien plus importante et ô combien plus déchirante.
Cela faisait six mois maintenant que j’avais quitté les Highlands et ma relation avec Maya en pâtissait. C’était le moins que l’on puisse dire. Nous avions tellement l’habitude de nous voir, d’être toujours la main dans la main que l’éloignement nous était insupportable et ce malgré les lettres que nous nous envoyons à la rentrée. Lentement, nous nous étions éloignés. Cela faisait des mois que nous ne nous étions plus vus et, avec le rythme que les études d’Auror m’imposaient, j’avais du mal à répondre à ses lettres. Au fond de moi, peut-être étais-je déjà résigné. Ça ne m’avait pas choqué de recevoir sa lettre, la semaine dernière, me demandant de la rejoindre aux Trois Balais car nous avions à parler. Je savais de quoi elle voulait parler et je savais qu’une telle conversation devrait être mener un jour ou l’autre.
Mais je n’arrivais pas à me dire que tout cela était fini. Pas comme ça ! Une partie de moi refusait cela, voulait se dresser contre notre éloignement et pourtant, je savais que cela était impossible. Maya avait sa vie à Poudlard, ses amis. Moi, j’en avais d’autres à Londres. Et avec l’incroyable distance entre les deux, il était impossible de concilier nos deux vies. Et pourtant, ça me rendait malade de savoir que dans six mois, Maya quitterait Poudlard pour certainement rejoindre l’École Supérieure de Magie à Londres. Mais d’ici là, tout aurait changé entre nous. Tout.

Je n’avais aucune idée de si j’étais en retard ou pas. Si Maya n’était pas encore là, je l’attendrais. Si elle l’était, tant pis. De toute façon, elle ne pourrait pas me reprocher d’être en retard alors qu’elle savait qu’il y avait une chance pour que je ne vienne tout simplement pas.
J’arrivais bientôt en vue des Trois-Balais et, puisqu’en ce samedi matin, la rue était quasiment déserte, je n’eus aucun mal à reconnaître Maya qui attendait devant la porte. De toute façon, comme aurais-je pu la confondre avec quelqu’un d’autre ? A cette pensée, la boule dans mon ventre se fit plus grosse encore. Je ne voulais pas que tout cela soit fini. J’avais encore une chance de m’en aller mais une partie de moi me fit comprendre que si je faisais ça, je n’avais aucune possibilité de sauver notre histoire.
Prenant mon courage à deux mains, je m’approchais et m’efforçais d’adopter un ton neutre alors que ma voix risquait à tout moment de chevroter. « Ne restes pas dehors, tu vas prendre froid, » glissais-je à ma petite-amie avant même de la saluer, ce que je fis sans plus attendre mais sans l’embrasser ni lui offrir un franc sourire. D’un geste de la tête, je l’invitais à rentrer. Nous trouvâmes sans difficulté une table où nous asseoir et d’un regard appuyé, je fis comprendre à Madame Rosmerta qu’elle pouvait attendre un peu avant de venir prendre notre commande. J’étais certain de ne pas avoir envie d’une bieraubeurre pour le moment mais suivant ce que Maya avait à me dire, il allait certainement me falloir un verre Pur-feu.
Lorsque nous fûmes installés, je lui demandais alors « Tu vas bien ? » Simple question rhétorique. Nous savions tous les deux que ni elle ni moi n’allions vraiment bien. Sinon, on ne serait pas là.

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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Mar 16 Jan - 17:12

Stressée ? Oh, elle était bien plus que cela, prendre ses responsabilités c’était quelque chose qu’elle avait bien du mal à faire malgré sa majorité. Elle ne se souvenait pas la dernière fois où elle s’était sentie aussi faible. Pourtant, bien que très amoureuse, Maya savait qu’ils ne pourraient plus continuer comme ça. Et elle devait le faire, pour lui, pour elle, pour eux, pour leur histoire. C’était sûrement mieux. Son ventre se tordait d’angoisse à l’idée qu’ils ne seraient peut-être plus un couple à la fin de cette rencontre. Plus les secondes passaient, plus elle se demandait s’il allait venir. Après tout, il était peut-être occupé à autre chose, de plus intéressant, plus drôle, plus jolie qu’elle… Elle chassa l’idée qu’il puisse avoir quelqu’un d’autre de sa tête, c’était cruel de sa part d’autant plus qu’elle pêchait, qu’elle était coupable et non l’inverse ! Maya se rongeait les ongles tout en jetant des coups d’œil inquiets de chaque côté de la rue dans l’espoir qu’enfin Arthur apparaisse sous ses yeux.

Lorsqu’elle était revenue à Poudlard en septembre, elle avait rêvé de ces retrouvailles ! Et maintenant qu’elles allaient avoir lieu, le goût n’était plus le même. Pendant les premières semaines, elle avait mal vécu le manque, le fait de vivre dans ces mêmes couloirs qui avaient été témoins de leur histoire, et cette salle commune ! Un enfer de s’y retrouver seule alors que quelques mois plus tôt elle s’y pavanait au bras de son petit copain. Alors, quand le serpentard était arrivé -ou plutôt qu'elle était allé le chercher-, Maya n’avait pas réussi à faire bonne figure longtemps et, trouvant en Alexandre une épaule réconfortante, s’était rapidement perdue dans ce trop-plein d’attention. Elle ne pouvait pourtant pas accuser le garçon de quoi que ce soit, il ne l’avait forcé en rien. ELLE était fautive et personne d’autre, ce qui était encore plus dur à assumer.

Maya jeta de nouveau un coup d’œil dans la rue et là son cœur eut un raté. Il était là ! Il marchait vers elle ! Elle ne put pourtant pas le regarder plus longtemps et se concentra sur l’entrée du bar tout en soufflant un bon coup. Il était là. Elle voulait jauger son expression, déceler en lui de la colère, de la tristesse, quelque chose ! Mais impossible de bouger, elle était tétanisée de voir la déception dans le regard d’Arthur. Plusieurs secondes passèrent durant lesquelles elle imagina qu’il avait fait demi-tour mais soudain elle entendit sa voix. Des frissons la parcoururent, elle ne le méritait pas. "Arthur…" lui murmura-t-elle comme si elle ne parvenait pas à croire en sa présence. Hésitante, elle le suivit pourtant et ils s’installèrent à une table. Maya gardait toujours le regard baissé, elle n’osait pas prendre le risque de croiser son regard mais une envie d’observer le moindre petit détail de son corps, de son visage la saisissait. Lorsqu’il lui demanda si elle allait bien, Maya leva enfin les yeux. "Non." Lâcha-t-elle d’une petite voix. Avec lui, elle n’avait pas envie de mentir, il était l’une des personnes qui la connaissait le mieux alors de toute façon ça ne servait à rien. "Et toi ?" Elle lui avait retourné la question dans le but de prendre la température puisqu’elle savait qu’il savait pourquoi cette conversation avait lieu.


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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Sam 27 Jan - 15:09


Généralement, lorsqu’on entrait dans un bar, c’était pour laisser les problèmes de sa vie derrière soi le temps d’un bon moment, retrouver des amis, s’amuser. Pourtant, ce n’était pas le cas en ce samedi matin. Et j’ai la certitude qu’après notre entrevue, je ne pourrais plus jamais mettre les pieds aux Trois Balais dans l’unique but de m’y détendre avec quelques amis. Et de toute façon, c’était certainement la dernière fois que j’y allais avant un bon bout de temps. Après cette matinée, plus rien ne me retiendrait dans les environs de Poudlard. Il y avait peu de chances que tout redevienne comment avec Maya.

En entrant dans la taverne, elle comme moi tirions des têtes d’enterrement si bien que je n’eus pas besoin de m’épancher pour expliquer à Madame Rosmerta qu’il valait mieux qu’elle reste derrière son bar quelques temps avant de se risquer à reprendre une commande.
Installés à une petite table dans un coin de la salle, nous restâmes tous deux silencieux un long moment. Maya n’osait pas me regarder comme si elle avait peur de ma réaction. Certes, je n’étais pas heureux d’être là mais ce n’était pas entièrement de sa faute non plus. Il s’était passé beaucoup de choses ces derniers mois. Il y avait les cours. Il y avait la coloc. Il y avait Ange. Il y avait Agapia. Si on en entendait là aujourd’hui, c’est parce que j’en étais responsable. J’avais moi-aussi laissé trainé les lettres. Moi-aussi je ne m’étais pas secoué pour qu’on se voie plus durant les vacances. Alors non, je n’allais pas réagir excessivement. Du moment, je n’allais pas lui cracher au visage tout mon dégoût quant à la fin de notre histoire.

Je finis par lui demander si elle allait bien tout en connaissant déjà la réponse. « Non, » souffla-t-elle, finissant par relever la tête. Je pus enfin l’observer clairement, ne laissant rien paraître sur mon visage si ce n’est peut-être un léger air peiné de la voir dans cet état en sachant que j’étais la cause de tout ça. « Et toi ? » Je restais un moment muet et déglutis avant de lui répondre d’un ton las. « On ne serait pas là si ça allait bien. » Ça n’avait rien d’un reproche ou plutôt rien de reproche uniquement à son égard. Nous étions tous les deux fautifs dans cette histoire. Je me tus ensuite et pendant de longues minutes, nous n’échangeâmes pas un mot, s’observant d’un air nostalgique comme si tout était déjà fini alors qu’aucun mot fatidique n’avait été prononcé. Pourtant, ce fut moi qui relançai la conversation bien que l’envie n’y était pas. « Tu voulais me parler, » soupirai-je en la regardant avec douceur et lassitude. Elle avait des choses à me dire et je ne voulais pas qu’elle pense que j’allais m’emporter. Elle me connaissait. Je ne lui dirais jamais rien de blessant. Du moins, jamais rien de volontairement méchant. « Sois franche. » Je me retins de rajouter que je savais pertinemment pourquoi nous étions là mais j’espérais qu’elle comprendrait où je voulais en venir. Elle n’avait pas à vouloir me cacher que ce soit. Au point où on en était, peut-être valait-il mieux que nous jouions cartes sur tables.

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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Ven 2 Fév - 19:13

Elle perdait complètement les pédales. Arthur, Alexandre, Alexandre, Arthur. Que devait-elle faire ? Au fond, elle le savait parfaitement mais en était capable maintenant qu’il était face à elle ? L’ambiance n’était pas au beau fixe et il y avait de quoi. Elle avait horriblement peur de cette conversation, peur de ce qu’elle dirait, peur de passer pour ce qu’elle ne voulait pas être mais qu’elle était sûrement, peur de lui faire du mal, peur de laisser son histoire sur une table des 3 balais, peur, tout simplement. Et peu fière. Mettre une distance par écrit avait été plus simple puisqu'ils n’avaient pas été obligés d’en parler, il avait suffi d’ignorer pour ne pas affronter et c’était ce manque de courage qui la menait maintenant à devoir assumer plus qu’elle n’aurait dû.

En réalité, elle n’avait pas vraiment envie de savoir comment il allait. Enfin si. Mais elle craignait que la réponse ne soit pas celle qu’elle attendait. Ça ne rata pas et son estomac en prit un sacré coup. Même si elle n’avait pas voulu ressentir ce fourmillement dans son ventre, elle n’aurait pas pu l’empêcher. Ils n’allaient pas bien. Elle ne voulait pas être celle qui le ferait. Pourtant l’idée de sauver son couple n’était plus d’actualité, parce qu’elle était déjà ailleurs. Cette idée la frappa de plein fouet. Outch, la remise en question s’annonçait plus rude que prévu. Dès qu’elle croisait le regard de son premier amour et qu’elle y voyait tout ce qu’ils avaient traversés ensemble, elle ne pouvait pas se résigner à le faire. Elle l’aimerait toujours, quoiqu’il arrive.

Puis il brisa le silence pesant et elle sut qu’il était temps. La franchise ? Qu’était-ce finalement ? Qu’avait-il entendu à propos d’elle ? Peut-être valait-il mieux qu’il ne sache pas tout ? Pour qu’il puisse garder l’image qu’il avait d’elle ? Mais si par malheur il l’apprenait par quelqu’un d’autre, ne serait-ce pas pire ? Elle prit une grande respiration. "On est peut-être tout simplement arrivé au bout." tenta-t-elle la voix tremblante. Elle voulait se justifier, expliquer pourquoi elle pensait ça mais elle craignait de ne réussir qu’à s’enfoncer encore plus. Dans un geste désespéré, elle tendit le bras dans la direction du garçon pour lui prendre la main mais se ravisa à mi-chemin. Elle n’avait pas le droit. Pourtant, qu’est-ce qu’elle en avait envie ! Ne pouvaient-ils pas retourner en arrière ? Elle était arrivée à Pré-Au-Lard convaincue de ce qu’elle devait faire et maintenant elle ne savait plus. Il restait Arthur après tout, son Arthur. La seule chose qui pourrait encore la réconforter serait qu’il soit du même avis. Ils étaient deux personnes majeurs, responsables et matures, non ? Elle devait essayer. "Je sais que c’est fou ce que je te demande mais est-ce qu’on ne pourrait pas… être d’accord ?" Ces mots si maladroits à peine sortis, elle se rendit compte que sa demande était, au-delà de sacrément égoïste, vraiment étrange. S’il répondait oui tant mieux, s’il répondait non que ferait-elle ?


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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Dim 18 Fév - 12:02


Je venais de lui demander d’être franche et ça me rendait malade aussi bien parce que je savais de quoi elle voulait m’entretenir que parce que, sur le point de la franchise, je n’étais pas le plus blanc des magiciens. De l’eau avait coulé sous les ponts pour elle comme pour moi. Et si cette malheureuse entrevue avait été organisée par Maya, c’était uniquement parce qu’elle avait eu plus de courage que moi pour affronter toutes les choses qui s’étaient passées depuis septembre et qui, à petit feu, avaient réduit notre couple en cendres. Je me sentais coupable, face à elle, d’avoir fait tout ce que j’avais fait, d’avoir flirter avec Agapia, de ne pas avoir vu dans les gestes réconfortants d’Ange uniquement une marque d’amitié. Et voir Maya tout autant perdue que moi, assise à cette table d’une auberge remplie d’un silence oppressant, me faisait beaucoup de peine. Je n’étais pas certain de vouloir entendre ce qu’elle avait à me dire. Je voulais, d’une certaine façon, me convaincre qu’au moins l’un de nous-deux avaient bien agi pour notre couple alors que je savais pertinemment que ce n’était pas le cas, que nous étions tous les deux à blâmer dans cette triste histoire.

« On est peut-être tout simplement arrivé au bout, » lâcha-t-elle avec difficulté. L’entendre dire une telle chose qui, pourtant, crevait les yeux, me coupa le souffle et me laissa pantois un bon moment, si bien que je ne vis pas son geste désespéré, à demi-avorté, de me réconforter. On est arrivé au bout ? Cette question résonnait en boucle dans ma tête. Non, je ne voulais pas l’admettre ! Cela faisait si peu de temps. Comment aurions-nous pu déjà brûler toute notre histoire ? Il paraissait évident que nous étions allés trop vite, beaucoup trop vite, que déjà nous nous étions brûlés les ailes et que l’on retombait lourdement au sol. J’aurai voulu lui dire que non, ce n’était pas le cas. Mais ma bouche resta résolument close, comme si une partie de moi savait, abondait dans son sens sans me laisser le choix. « Je sais que c’est fou ce que je te demande mais est-ce qu’on ne pourrait pas… être d’accord ? » Être d’accord ? Par Merlin si seulement cela pouvait être facile ! Je n’étais déjà pas capable d’être d’accord avec moi-même ! Oh ! Il aurait été tellement plus facile de faire la sourde oreille et de ne pas venir à ce rendez-vous …

Nous restâmes silencieux longtemps. Je savais ce que je devais dire, ce qui était le mieux pour elle comme pour moi, pour nous, mais je me refusais à le formuler. Finalement, après m'être suffisamment mordu l’intérieur de ma lèvre, je me décidais à briser le silence insoutenable. « On a été d’accord pour beaucoup de choses après tout … » commençai-je avec lenteur, mesurant mes paroles en sachant très bien qu’elles allaient créer un bouleversement irrémédiable dans nos vies. « Mais tout ce que je veux, c’est qu’on se sente mieux, toi et moi. Si tu penses que c’est la meilleure solution, alors, oui, je serai d’accord avec toi. » Je restai muet un instant, lui laissant prendre la mesure de ce que je venais de dire, avant de continuer. « Alors je te le demande : es-tu certaine qu’il n’y a pas d’autres solutions ? » Ce n’était pas une décision à prendre à la légère et je devais m’assurer qu’elle y avait bien réfléchi. Pourtant, je savais qu’elle avait retourné le problème dans tous les sens et n’avait pas trouvé d’issue favorable. Néanmoins, j’espérais quand même. Je me refusais toujours à être d’accord avec ce qui crevait les yeux.

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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Sam 10 Mar - 23:41

Depuis qu’elle avait réalisé la situation, car oui il y en avait une et elle était fortement dramatique, Maya ne pouvait plus cesser d’y penser. Elle était d’ordinaire déjà une jeune fille plutôt stressée qui passait bien plus de temps qu’il ne fallait à avoir la boule au ventre alors, depuis qu’elle s'était mise dans de si beaux draps, son inquiétude de décevoir les autres n’avait fait que s’intensifier. Elle avait passée plusieurs nuits plus que difficiles sans savoir vers qui se tourner tant elle avait honte de son comportement. Si Arthur, lui, n’était au courant de rien, le château entier avait sûrement eu vent de ses petits batifolages avec Alexandre et l’idée même que son actuel petit copain, sur le moment du moins, ait pu l’apprendre ne l’avait pas empêché de jouer allègrement avec le feu. Elle voulait tester ses limites et, malheureusement pour son couple, les avait franchies.

Elle qui possédait des valeurs importantes sur la fidélité et l’amour se retrouvait bien bête. Elle s’était trop souvent permise de juger ses camarades féminines sur leur comportement malhonnête et déloyal et en faisait désormais partie. Quel genre de fille était-elle devenue ? Quel genre de fille voulait-elle être vraiment ? L’avenir de son questionnement reposait sur ce rendez-vous, sur cette discussion et Maya craignait plus que tout que l’issue de ces derniers ne lui plaisent pas.

Elle se sentait hypocrite et coupable d’avoir laissé cette histoire prendre des proportions ingérables. Ils auraient pu sauver leur couple, elle le savait mais il était maintenant trop tard. Le mal était fait. Elle fricotait avec Alexandre et se doutait bien que le retour à la civilité pour un garçon aussi mignon qu’Arthur avait du être aussi sacrément mouvementée. Cette idée lui fit un pincement au coeur et une nouvelle fois, elle se sentit égoïste de ne penser qu’à elle alors que son presque-plus-petit-copain devait ressentir le même genre de sentiments. Malgré tout l’amour qu’elle avait pu éprouver pour lui, qu’elle éprouvait à ce moment précis et qu’elle continuerait d’éprouver pour un bon bout de temps, elle ne pouvait plus. Elle se sentait lourde d’un poids et essayer de tomber d’accord avec l’amour de sa vie était une fausse solution. Elle n’en sortirait pas plus soulagée.

Elle fixa ses mains aussi longtemps que dura le silence qui suivit sa question. Se séparer en bons termes ? Elle n’aurait pas pu rêver mieux mais était-ce vraiment possible ? Pourrait-elle échapper à des reproches ? Ne pas mentionner son rapprochement avec un certain serpentard ? Elle avait pensé à éviter au maximum le sujet mais peut-être préférait-elle qu’Arthur la haïsse pour qu’il puisse accepter plus facilement l’idée de leur séparation ? D’autant plus qu’elle était curieuse de savoir ce qu’il en était du côté de son copain, avaient-ils tous les deux sentis que leur relation prenait une triste tournure ? Elle ne put s’empêcher de se demander s’ils avaient autant pécher l’un que l’autre.

Arthur prit de nouveau la parole et Maya aurait préférée affronter le silence encore plus longtemps pour oser espérer n’avoir jamais à y répondre. Il n’y avait pas de solutions, il n’y avait plus de solutions. Les larmes lui montèrent aux yeux et, bien qu’elle fasse le maximum pour les contenir, ne put se retenir. En silence comme toujours. Du revers de la main elle essuya les traces de sa faiblesse puis avec un effort surhumain osa affronter son regard. "Oui. lâcha-t-elle avec tristesse. J’ai pris conscience que…, elle avala difficilement sa salive, on se ferait plus de mal qu’autre chose à rester ensemble." Elle se mordilla la lèvre pour tenter en vain de canaliser la nouvelle montée de larmes qui ne saurait tarder. "Arthur, je t’aime…, elle voulait lui dire, encore et encore même si ça ne changeait rien à leur rupture imminente. Elle voulait qu’il le sache. mais je n’ai pas été totalement honnête avec toi..." lui dit-elle honteuse d’avoir à assumer qu’elle n’avait pas hésité à trouver du réconfort ailleurs. Elle venait de se jeter dans la gueule du loup et il serait  maintenant compliqué de faire demi-tour.


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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Sam 24 Mar - 11:01


A l’instant-même où mes mots avaient franchi mes lèvres, je les regrettais. Par pur égoïsme. Non, bien sûr que non, je ne voulais pas que l’on s’éloigne, qu’on mette fin à cette histoire qui, somme toute, était et resterait la plus belle que j’ai eu à vivre. On n’avait pas le droit de s’en aller comme ça, ni elle ni moi. Qu’importe ce qui avait pu se passer, je voulais croire qu’il était encore possible de tenir. Quelques mois encore, juste quelques mois. Après, Maya me rejoindrait à Londres et tout pourra reprendre comme avant.
Néanmoins, ce n’était pas ainsi que fonctionnait un couple. On ne pouvait pas laisser passer son égoïsme avant l’autre, qu’importe combien c’était dur. Et j’étais totalement sincère en lui disant que je ne voulais que notre bien à tous les deux. Si notre histoire devait en finir là pour nous libérer d’un poids, alors peut-être était-ce la meilleure solution. J’avais toutefois peur que Maya veuille prendre là une décision inconsidérée qu’elle regretterait et qu’elle regrettera très certainement par la suite. Tout comme moi.

Voyant ses yeux s’humidifier de larmes, je fus pris de remords. Jamais je n’aurai dû lui dire ça, lui laisser la lourde tâche de mettre fin à notre relation. Je lui pris alors la main dans un geste réconfortant, peut-être le dernier, lui adressant un léger sourire peiné. Elle savait qu’elle pouvait avoir confiance en moi mais je trouvais important de le lui rappeler. Finalement, elle se confia avec difficulté.
« J’ai pris conscience que… on se ferait plus de mal qu’autre chose à rester ensemble. » Et qu’on se ferait moins mal en se quittant ? pensais-je aussitôt sans pour autant me risquer à le dire tout haut. Ceci dit, Maya avait raison. On s’attachait à des brides de quelque chose qui fut mais qui ne faisait plus vraiment partie de nos vies, qu’importe les illusions que se figuraient. « Je t’aime… Alors pourquoi en être arrivé là ? hurla sourdement une partie de moi.  Mais je n’ai pas été totalement honnête avec toi... » Je fronçais les sourcils non pas de colère mais de surprise. Que voulait-elle dire ? Sans me rendre vraiment compte de mon geste, je retirai ma main de la sienne, reprenant mes distances sans m’imaginer un seul instant que ça lui ferait du mal.
Voilà que mon esprit s’imaginait des choses horribles. Et surtout, je prenais conscience que ce n’était pas pour rien que nous étions arrivé au bout. J’avais mes raisons, mais Maya aussi. Des raisons que, peut-être j’aurai préféré ne pas entendre. Néanmoins, je devais savoir. Je ne pouvais pas la laisser se défiler, pas maintenant que je pouvais avoir la véritable raison de ce rendez-vous. « Que veux-tu dire ? » demandai-je dans un souffle. Je la dévisageais avec un regard d’incompréhension. Je me fichais bien, à cet instant, qu’elle souffre. Mon égoïsme avait repris le contrôle. Il y avait quelqu’un d’autre, c’était ça qu’elle voulait me faire comprendre. Quelqu’un d’autre qui avait réussi à me supplanter et qui, par sa seule présence, était la seule raison des tourments de Maya.
Oh jalousie, quand tu nous tiens !

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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur Jeu 12 Avr - 21:52

Elle n'arrivait pas très bien à contrôler ses émotions. Pourtant dans sa chambre quand elle s'était entraînée et qu'elle avait répétée en boucle les mots qu'elle comptait lui dire, elle avait tenu le coup. La force et le courage ne semblaient plus du tout être dans ses cordes et elle s'effondra encore plus vite que ce qu'elle avait imaginé. Elle dû prendre beaucoup sur elle pour répondre, les mots étaient bloqués dans sa gorge et elle ne reconnut pas sa voix lorsqu'ils éclatèrent enfin, tremblants.

Alexandre et elle ? Impossible de l'expliquer. Leur rapprochement avait été si soudain et inattendu qu'ils en avaient été les premiers étonnés. Maintenant, elle était perdue entre qui elle était et qui elle croyait être tout en ayant une étrange sensation que dans tous les cas, elle risquait de faire de la peine à quelqu'un sans même s'épargner. Lorsqu'il retira sa main de la sienne alors qu'elle n'avait même pas encore commencé ses explications, elle eut envie de tout laisser tomber, de rentrer au château et de se cacher sous sa couette jusqu'à la fin de ses jours. Elle perçut ce geste comme un coup de poignard en plein coeur et ce dernier s'affola tant elle prenait conscience que ce n'était que le début.

Elle rougit de honte et de gêne suite à sa question. Il savait, elle était persuadée qu'il savait et qu'il ne manquerait pas de la juger. Il était bien trop dur pour elle de soutenir son regard et elle regretta amèrement qu'ils n'aient pas commandés de l'alcool ce qui aurait pu lui donner du courage. « Je... commença-t-elle sans savoir comment elle allait amorcer la chose, en fait... j’ai… Elle n’y arrivait pas, elle n’y arriverait pas.

Puis après quelques secondes et contre toute attente, elle lâcha le morceau en un murmure si faible qu’elle se demanda même s’il l’avait entendu : « J’ai fricoté avec quelqu’un. » Elle n’osa plus lever les yeux vers Arthur, trop préoccupée par ce qu’elle pourrait y trouver.
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MessageSujet: Re: Loin du cœur, près de la fin | Arthur

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Loin du cœur, près de la fin | Arthur

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