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"L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG

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MessageSujet: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Jeu 25 Jan - 21:37


Mildred était accroupie devant son armoire, la tête perdue au fond d'une boîte de laquelle elle essayait désespérément de sortir une écharpe. C'est qu'en Janvier, il faisait encore froid à Londres et la jeune femme se sachant fragile, préférait ne pas tenter Mordred en ne s'habillant pas chaudement. C'est après avoir jeté derrière elle une robe, un pull, une jupe, une paire de godasses, un chapeau bleu, et deux soutiens-gorges, qu'elle se releva victorieuse en tenant dans son poing, une écharpe verte en laine qui valait à peu près aussi chère que le mobilier des chambres de Poudlard. Elle l'enroula autour de son cou, enfila sa cape qu'elle serra le plus possible pour qu'elle lui tienne bien chaud, et se mit devant son miroir. Ses cheveux lâchés redonnaient un peu vie à son visage pâle tandis qu'elle effaçait une mystérieuse trace rouge sur sa joue. La jeune femme regarda l'heure et attrapa sa baguette en catastrophe, essaya de ranger sa chambre d'un coup de sortilège qui ne fonctionna pas, et laissa tomber pour dévaler rapidement les escaliers. A peine eut-elle un pied dehors qu'elle transplana illico presto dans le Chemin de Traverse, vide en cette fin d'après-midi. Raven Fawkes lui avait énigmatiquement donné rendez-vous à l'entrée de l'allée des embrumes. Si l'héritière trouvait cela bizarre qu'une Auror aussi formidable qu'elle s'autorise à mettre le petit doigt dans une ruelle polluée par la magie noire, elle avait préféré ne pas se poser de question et se dirigea vers la rue plus sombre bien entendu, que le reste. Elle resserra sa cape autour d'elle parce qu'elle avait froid et jeta des regards frénétiques dans tous les sens, soudain inquiète de se savoir seule dans un coin si reculé du centre commercial à ciel ouvert des sorciers.
Lorsqu'elle arriva au point de rendez-vous, en avance comme on lui avait apprit à l'être, elle découvrit qu'elle était toute seule dans la rue. Étonnant, connaissant la réputation de l'allée des embrumes. Tandis qu'elle se dissimulait dans l'ombre pour ne pas être vue, son cœur se mit à battre plus que de coutume tandis qu'une étrange peur s'insinuait dans ses veines. Mildred avait le sentiment tout à fait particulier que Raven ne lui aurait pas donné rendez-vous ici et plus le temps s'écoulait et plus elle doutait. Alors que la tension montait et que ses yeux affolés allaient d'un bout à l'autre de la rue, elle entendit un bruissement et sursauta violemment. Il y avait visiblement tapis dans l'ombre, quelque chose qui ne souhaitait pas être vu. « Qui est-là ? » couina-t-elle de manière faussement brave, car Mildred bien entendu, avait été répartie chez les couards Serpents et non chez les audacieux Gryffondor. Elle se plaqua un peu plus contre le mur sans qu'il ne lui vienne un seul instant à l'idée de sortir sa baguette. « Je...J'ai une baguette » marmonna-t-elle à voix trop basse pour être entendu de quiconque ou de la personne qui se cachait dans l'ombre. Désespérée, elle jeta un regard au bout de la ruelle, là où symboliquement la lumière se faisait plus intense, émanant bien évidemment du Chemin de Traverse. Finalement, elle décida d'adopter la réaction de l'autruche et ferma ses yeux pour oublier le danger qui s'approchait. Tout allait bien Miss Fawkes allait arriver. Tout allait très très bien.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Dim 28 Jan - 20:03

Les mains moites, les genoux tremblotants, Wolfgang faisait les cent pas dans l'allée des embrumes quand, n'y tenant plus, il se laissa tomber sur le perron de ce qui semblait être l'entrée d'une habitation à l'abandon. Il déposa ses coudes sur ses genoux et enfouit son visage entre ses mains, un tic nerveux agitant sa jambe droite. De la bile lui remontait dans la gorge à l'idée de ce qu'il s'apprêtait à faire.
Il jeta un coup d'oeil à la montre d'occasion qui ornait son poignet et son ventre se serra davantage encore. Comme il regrettait d'avoir accepté la proposition de l'auror, comme il regrettait d'avoir fui sa meute pour plonger dans un inconnu qui le terrifiait, le liquéfiait littéralement sur place. Il se passa une main sur son front dégoulinant de sueur et sa lèvre se mit à saigner, il se rendit seulement compte qu'il était en train de se mordre jusqu'au sang lorsqu'un goût métallique se répandit sous sa langue.
Puis il entendit ses pas dans la ruelle d'à côté, des pas timides et il sentit sa peur à elle le paralyser lui. Tous ses sens étaient aux aguets et l'odeur de sa soeur, que lui permettait de sentir son odorat de loup, le prit aux tripes, l'assaillant d'un sentiment de nostalgie qui réussit à extirper de ses lèvres un gémissement plaintif qu'il étouffa en se plaquant une main sur la bouche. Comment trouva-t-il la force se de lever, il n'en avait aucune idée mais il se leva et s'avança de quelques pas jusqu'au lieu de rendez-vous en prenant soin de rester dans l'ombre de la ruelle dans laquelle il était dissimulé. Elle était là, éclairée par la lumière d'un réverbère, emmitouflée dans une épaisse cape d'hiver et dans une écharpe de laine. Lorsqu'elle demanda qui était là, Wolfgang déglutit avec difficulté et dût faire un effort surhumain pour rassembler le peu de force qu'il lui restait.
— N'aie pas peur, dit-il, toujours tapi dans l'ombre, je ne te veux aucun mal...
Puis il fit un pas en avant, découvrit sa tête de sa capuche et la lumière vacillante du réverbère éclaira son visage marqué par le temps et la vie à la dure. Dans sa poitrine, son coeur tambourinait si fort qu'il avait l'impression de l'entendre hurler dans ses oreilles.
— ...et je n'ai pas de baguette, ajouta-t-il en levant les mains, paumes vers Mildred.
Son ouïe hors du commun lui avait permis d'entendre les mots désespérés qu'elle avait murmurés.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Mar 30 Jan - 21:13


Mildred n'avait pas vraiment l'habitude de se débrouiller seule. Elle était assistée dans presque toutes ses tâches, si tant est qu'elle doive en effectuer et se retrouver ainsi en danger sans personne pour l'aider lui donnait envie de se rendre pour qu'on ne lui fasse rien. Si elle ne luttait pas, pensait-elle candidement, rien ne pourra lui arriver, on ne lui fera aucun mal. Comme si l'agresseur potentiel était possédé par la folie démentielle de l'animal chasseur, désireux de voir sa proie se débattre avant de la mettre à mort.
Il y avait bien quelqu'un tapis dans l'ombre, et la jeune femme tressaillit en ouvrant les yeux lorsqu'il lui dit ne lui vouloir aucun mal. N'était-ce pas la maxime préférée des tueurs en série ? Elle déglutit, les bras résolument collés le long de son corps, guère dans une posture défensive. Mildred ne savait pas se défendre, que ce soit verbalement ou physiquement. L'héritière était totalement à la merci du Mal dans l'Allée des Embrumes. Finalement, la personne sortit des ténèbres en retirant sa capuche. La jeune femme ne voyait pas bien son visage à cause de l'obscurité de la ruelle, et plissa les yeux avec curiosité. Elle s'était attardée pendant quelques instant sur les mains levées du jeune homme, qui ne semblait pas être beaucoup plus vieux qu'elle. Elle ne sut pas très bien pourquoi sa peur venait de s'envoler. Mildred, habituellement peureuse comme pas deux, se serait méfiée d'avantage d'un tel inconnu, si énigmatique et visiblement surprenant. La jeune femme pourtant fit un pas en avant pour mieux observer ce visage qui de loin, avait des contours étonnamment familier. Pouvoir les replacer cependant, c'était une autre histoire. « Qui êtes vous ? » demanda-t-elle d'une voix un peu fascinée et illuminée. Obnubilée par ce personnage, elle croisa finalement son regard et recula brusquement d'un pas. Un éclair fugace dans les yeux de ce jeune homme lui rappela quelqu'un. Quelqu'un qu'elle avait aimé et connu, qui était parti depuis des années, qui avait quitté sa vie en même temps qu'il avait accueillit sa mort. L'héritière Nott n'avait jamais croisé quiconque ressemblant à son frère dans le monde sorcier ou moldu, aussi fut-elle sous le choc de l'étrange impression qu'elle venait de ressentir. « Qui êtes-vous ? » redemanda-t-elle, la voix plus fébrile désormais. Mildred posait la question sans être sûre de vouloir la réponse. Cette réponse, elle la connaissait pourtant déjà. Tantôt fantasmée, tantôt crainte, l'idée que son frère ne soit jamais mort n'avait jamais laissé indifférente la jeune femme qui, dévastée par la mort de Wolfgang, n'avait jamais réellement fait son deuil. Elle n'avait assurément pas besoin de quelqu'un pour remuer douloureusement la baguette dans sa plaie.
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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Sam 10 Fév - 17:33

Les yeux de Wolfgang rencontrèrent ceux de Milly et il s'avança tandis qu'elle reculait. Il sut alors qu'elle l'avait reconnut et il prit son pas en arrière comme un rejet. Son coeur, qui battait encore si fort dans sa poitrine quelques secondes auparavant, sembla s'arrêter et se fissurer de part en part. Elle ne voulait pas de lui, elle ne voulait pas de son retour dans sa vie. Alors il tendit une main fébrile dans sa direction, les yeux implorants.
— Je... commença-t-il pour se présenter mais il n'en trouva pas la force. Tu sais qui je suis...
Il sentait ses genoux prêts à se dérober sous lui et dut faire un effort monstre pour ne pas flancher. Sa main tendue tremblait légèrement ; il n'osait pas s'approcher davantage de peur de l'effrayer. Il fut tenté de fuir, de disparaître à nouveau dans la nature et peut-être que Mildred croirait simplement à une apparition, une hallucination ou quelque chose de ce genre, mais il n'en fit rien, il resta là, fragile et penaud devant celle dont le souvenir avait maintenu le loup en vie durant quinze longues années. C'est ce moment précis que le jeune homme avait fantasmé pendant toutes ces années, ce sont ces retrouvailles, ou du moins l'idée qu'il s'en était fait, qui avaient motivé le garçon qu'il était à se battre jour et nuit, à survivre dans la forêt alors qu'il n'avait qu'une seule envie, celle de mourir.
— Milly... C'est moi, c'est Wolf, lâcha-t-il comme en dernier recours avant de se poser une main sur la poitrine, autant pour se désigner que pour tenter d'apaiser son coeur qui s'était remis à battre douloureusement.
C'était dit, la balle était dans son camp. Il était à sa merci, il lui livrait tout son être sur un plateau d'argent et Merlin seul savait à quel point l'argent pouvait être mortel pour un lycan. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, à présent, il ferait tout ce qu'elle lui demanderait. Si elle souhaitait qu'il parte, elle ne le reverrait plus jamais. Mais si elle souhaitait qu'il reste, alors... Oh faites qu'elle veuille qu'il reste...

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Mar 13 Fév - 15:41


Il y avait eu un avant, et un après Wolfgang Nott. Mildred avait reçu sur ses frêles épaules tout le poids d'un héritage qu'elle devait autant entretenir qu'honorer, malgré elle. Un temps fille cadette, désormais fille unique, l'héritière aurait pu très bien vivre la mort de son aîné. Mais ce n'était pas là son caractère et au contraire, sa tragique disparition n'avait rendu que plus fragile encore, une enfant déjà cassée. Les résultats de ses examens de santé n'avaient fait qu'empirer depuis l'événement, résultat certain d'une dépression qu'elle n'avait jamais vraiment surmonté. Évoquer le nom d'un garçon qui gisait au cimetière depuis des années, agitait fortement la jeune femme qui devait souvent lutter contre les larmes. Aussi, le prénom de Wolfgang était tabou à la maison, ce qui semblait tout à fait convenir à ses parents. Si les Nott avaient été affectés par la mort de leur aîné – sans doute davantage à cause de l'idée de ne pas perpétuer leur lignée familiale – ils avaient semblé bien s'en remettre, à l'exception de la jeune femme.
Voir donc, dans l'ombre de l'Allée des Embrumes un garçon qui lui ressemblait, brisait le cœur de l'héritière qui se sentait lentement défaillir. Son instinct – ou peut-être était-ce l'appel du sang – lui dictait qu'il s'agissait bien devant elle de ce garçon qu'elle avait aimé et qui partageait son sang. Mais son esprit, tristement terre à terre, lui hurlait qu'elle avait vu le cercueil être mit en terre. Mildred se rappelait du torrent de larme qui s'était échappé de ses yeux à la nouvelle de sa mort. Elle pouvait presque sentir encore les traces sèches sur ses joues pâles. Mais pourtant, la voix du garçon, avait bel et bien un timbre qui lui rappelait le défunt. La main du jeune homme était tendue, mais fébrile, autant que les siennes de toute évidence.
Qu'est-ce qui lui fit la saisir ?
Elle ne le savait pas. Mais elle referma sa main sur la sienne, comme désirant une preuve de ce que son instinct lui hurlait désespérément. Mildred était bien trop innocente pour s'imaginer qu'il puisse s'agir d'un subterfuge pour l'enlever – car il serait bien avisé celui qui s'en prendrait à elle : la rançon que ses parents seraient prêts à payer, davantage par peur de n'avoir aucun héritier plutôt que par la peur que l'on s'en prenne à leur fille, serait immense. La jeune femme voulu parler, mais sa voix brisée, et sa gorge sèche l'en empêchaient. Des larmes envahissaient ses yeux bruns de la même manière que le jour où il était mort.
Mort.
Mais que faisait-il là, alors ? « Comment est-ce possible ? » murmura-t-elle d'un air défait alors que finalement, ses larmes franchissaient la barrière de ses paupières. « Comment... Peux-tu être en vie ? » hoqueta-t-elle en se réfugiant contre lui. Sentir sa présence, c'était une preuve qu'il ne s'agissait pas d'un imposteur. Sentir son odeur, c'était comme pour vérifier que rien n'avait changé depuis qu'ils s'étaient quittés. Mildred se sentait partagée entre désespoir et regret, entre tristesse de ce qu'elle avait perdu avec lui et culpabilité de ne pas l'avoir cherché. Elle l'enserrait de ses bras frêles en pleurant contre lui, imperméable à tout autre chose. Il se passait en elle bien des choses. La jeune femme se sentait blanchir sans pourtant arriver à réagir, elle sentait que ce poids qui était tombé dans son ventre à l'instant où elle l'avait entendu parler avait disparu miraculeusement. Mais surtout, elle se sentait trahie, bouleversée,  coupable. Et elle s'évanouit.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Mer 14 Mar - 15:33

Lorsque Mildred saisit sa main, Wolfgang la serra de toute sa force, comme il se serait accroché à une main amie s'il avait été suspendu à une falaise, le corps dans le vide. Alors elle se jeta contre lui et il l'enserra de ses bras. Il pouvait enfin la toucher, la sentir et il inspira profondément en enfouissant son visage dans son cou, son odeur étant comme la première bouffée d'air frais qu'il prenait depuis quinze ans.
— Oh, Milly, murmura-t-il en la serrant plus fort encore.
Il ne répondit pas à sa question, estimant qu'il était préférable d'attendre que le choc des retrouvailles soit passé pour lui apprendre qu'il était un loup-garou et qu'en plus de cela, ses parents étaient responsables de son abandon auprès de Fenrir Greyback. Et il eut raison de penser que sa santé était trop fragile pour encaisser une telle nouvelle car, aussitôt qu'il eut pensé cela, elle s'évanouit dans ses bras. L'euphorie qu'il avait pu ressentir se changea aussitôt en panique et il desserra son étreinte, pris soudain d'une furieuse culpabilité à l'idée qu'il ait pu être la cause de son évanouissement en la serrant trop fort. Se sentant impuissant, il la hissa en glissant un bras sous ses cuisses et tandis qu'elle gisait, inerte comme une poupée de chiffon, au creux de ses bras, lui jetait des coups d'oeil alarmés tout autour de lui à la recherche d'une aide qu'il savait introuvable dans un lieu comme celui-ci. Il se décida alors à l'emmener dans le repère où il louait une chambre depuis quelques temps maintenant (en échange de menus travaux d'entretien après la fermeture), un repère bien sale au doux nom de Ragtag & Bobtail qui regroupait tous les déchets du monde magique. Mais c'était là le seul endroit à peu près sûr qui lui était venu à l'esprit. A peu près sûr, pour un gars comme lui, évidemment.
Il ne croisa quasiment personne, ni sur le chemin, ni au pub car par chance, l'escalier qui menait aux chambres étaient à l'écart de la salle d'où provenaient de la musique, de grands éclats de voix et des tintements de verres qu'on entrechoquait. Il monta à l'étage avec facilité, sa force de loup-garou aidant à soulever sans effort le poids plume de sa petite soeur. En arrivant au premier, il traversa le couloir jusqu'à atteindre une porte un peu miteuse à l'écart de toutes les autres. C'est qu'il ne payait pas réellement pour dormir ici, aussi devait-il utiliser la chambre la plus moche de l'auberge. Il ne s'en plaignait pas, ceci dit, il avait connu pire. Il ouvrit la porte d'un coup de pied et vint déposer le corps inanimé de Mildred sur son lit défait au matelas défoncé. C'est à cet instant qu'il réalisa à quel point était pathétique sa petite piaule sans même une fenêtre qui sentait le bouc et la poussière... Il eut très honte et regretta de l'avoir amené ici, dans son antre misérable. Il attrapa le seul t-shirt qu'il possédait en dehors de celui qu'il portait sur lui et le passa sous l'eau à l'évier qui trônait dans un coin de la chambre, un évier fendu, sans eau chaude, sans miroir. Il vint poser le linge humide sur le front de Milly avant de se relever, les genoux tremblotants. Il se mit alors à faire les cent pas à côté du lit, toujours habité par la panique à l'idée qu'elle ne se réveille jamais. Mais son alter ego de loup entendait son pouls résonner à ses oreilles, ce qui le rassurait un peu.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Dim 18 Mar - 19:27

Mildred n'était pas complètement inconsciente mais pas complètement consciente non plus. Elle semblait à la limite de la clairvoyance et du néant. C'était un sentiment étrange. Celui de ne pas contrôler son corps mais de sentir les choses se dérouler quand même. Elle sentit lorsqu'on la souleva de terre, elle sentit des bras autour d'elle sans pourtant pouvoir bouger les siens pour se rapprocher un peu plus de la présence réconfortante de celui qui la portait. Elle ne savait pas qui l'emmenait mais elle savait qu'elle ne devait pas avoir peur, comme un sixième sens étrange qui la réconfortait toujours. Ça lui rappelait des souvenirs d'enfance sans qu'elle ne sache pourquoi, sans qu'elle ne sache comment mais elle aimait cela. Au bout d'un moment, elle ne se sentit plus bouger, mais au contraire, posée délicatement sur quelque chose de pas très mou mais de différent néanmoins du sol. Ses yeux finirent par papillonner lorsqu'elle sentit quelque chose de froid sur son front. Ses yeux bruns furent immédiatement alertes pour venir se poser sur la personne qui était avec elle : son frère.
Elle avait mit tellement de temps à accepter sa mort, à se convaincre que le cercueil qu'elle avait enterré avec ses parents par une froide journée était celui d'un garçon qui partageait son sang, que son esprit logique ne comprenait pas comment il pouvait faire les cent pas devant elle. Mildred dû prendre sur elle pour ne pas pleurer à nouveau et l'observer paisiblement tandis qu'il était détourné d'elle. Il n'était pas le plus grand de leur famille, mais toujours plus grand qu'elle. Il avait les cheveux bruns, comme les siens. Le regard hagard, les genoux tremblants. Elle aurait pu avoir peur et ne pas le croire, se croire enlevée à des fins barbares. Mais elle savait qu'il s'agissait de son frère, parce qu'outre son sixième sens, elle reconnaissait ses propres traits en lui. Wolfgang était vivant et par tous les mages, elle ne savait pas comment c'était possible. Lorsqu'elle fut sûre qu'elle pouvait se relever sans tomber à nouveau, elle fit glisser le chiffon de son front sans guère le regarder. L'héritière se releva en position assise. Mildred fit un sourire si pur et sincère à son frère que jamais personne ne pourrait imaginer qu'il soit faux.
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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Jeu 3 Mai - 0:04

Lorsque Wolfgang se retourna, Milly était assise sur son matelas, à lui sourire avec douceur. Il resta un moment interdit, la bouche entrouverte, les canines apparentes et les bras ballants le long de son corps, incapable du moindre mouvement, de la moindre réaction. Elle était là, assise sur son lit, dans sa chambre, et elle lui souriait de ce sourire qui lui arrachait le coeur de la poitrine. Il fit un pas dans sa direction, s'arrêta, ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais finalement la referma, aucun son ne daignant franchir la barrière de ses lèvres sèches. Assez maladroitement, il retourna à son évier de fortune et s'empara du gobelet en cuivre qu'il renversa pour laisser tomber dans le lavabo sa brosse à dents. Il actionna le robinet et remplit le gobelet d'eau froide avant de retourner au chevet de sa soeur.
— Bois, lui ordonna-t-il en lui tendant le verre, ça te fera du bien.
Puis il recula d'un pas et la regarda boire comme si c'était là l'action la plus incroyable qu'il lui ait été donné de voir dans sa vie. Il la fixait sans vraiment réaliser qu'elle était bien là, devant lui. Ses gestes de ses mains frêles, ses cheveux tombant en cascade sur ses joues, ses paupières parfois ouvertes, parfois closes, sa gorge qui déglutissait à mesure qu'elle avalait... il inspectait tous ses mouvements avec un souci du détail que seul un loup pouvait avoir. Et son odeur, oh, son odeur ! Elle n'avait pas changé depuis quinze ans, il l'aurait reconnu entre mille.
Lorsqu'elle eut fini, il détourna la tête, gêné. Sa chambre lui semblait encore plus laide à présent, tout était toujours plus fade en comparaison de l'éclatante beauté que dégageait l'héritière Nott.
— Je ne sais pas pourquoi je t'ai amené ici, s'expliqua-t-il sur un ton d'excuse, dardant son regard un peu partout dans la pièce excepté sur Milly, tu es tombée, et... je ne savais pas quoi faire. C'est sale, ici. Quand tu te sentiras mieux, on ira ailleurs... enfin si tu veux.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Sam 5 Mai - 14:57

Mildred observait Wolfgang comme si elle le voyait pour la première fois de sa vie. N’était-ce pas un peu ça, finalement ? Elle était si jeune lorsqu’il était partit, ou lorsqu’il était mort - après tout, il pouvait bien s’agir d’un fantôme que cela aurait eu le même effet sur elle - que la petite héritière ne se rappelait de son frère que dans son corps de petit garçon. Maintenant, c’était un homme, il avait vingt-six ans, elle en avait vingt-deux et elle eut tristement l’impression qu’on leur avait volé leur relation. Il semblait étonné de la voir ainsi sourire, Mildred n’avait pas réellement changé. Elle restait une enfant, malgré un corps de femme, et sa gentillesse naturelle n’avait pas mûri avec le temps : elle était restée tristement naïve et sincère, et personne ne pouvait l’imaginer mauvaise. Peut-être que son frère s’en rendait compte, et peut-être qu’il n’y croyait pas. Elle l’observa avec un regard un peu éteint se précipiter sur le lavabo pour lui donner un verre d’eau, auquel elle n’osait pas dire non. A dire vrai, elle était assoiffée et guère perturbée par la propreté du verre, elle le porta à ses lèvres pour en boire de grandes rasades. Le silence semblait appesantir leurs âmes, tandis qu’elle tenait bien entre ses doigts fin, ce qu’il lui avait donné.

A la grande surprise de la jeune femme, son frère commença à s’excuser de l’avoir amené dans cet endroit - qu’était-ce ? Elle n’en avait aucune idée - mais la jeune fille fut triste qu’il s’en excuse. Peut-importait ce qu’était cet endroit, finalement. Il aurait pu l’abandonner dans la rue, et repartir, mais Wolfgang ne lui avait pas fait cela. Le lien indéfectible qui s’était tissé entre eux dès lors qu’ils s’étaient rencontrés ne semblait pas avoir pu se briser par la mort ou la disparition de l’autre. “Mais ne t’excuse pas” lui répondit-elle doucement en posant le verre vide sur le lit, duquel elle se leva. Mildred fit quelques pas en sa direction pour lui prendre les mains, comme pour s’assurer qu’il n’était pas un spectre d’ectoplasme mais bien un homme de chair. “Tu n’imagines pas comme je suis heureuse de te voir” lui confia-t-elle en s’empourprant doucement, “l’endroit où nous sommes et son état, n’a que peu d’importance”. Mildred lui offrit un sourire resplandissant de bonne humeur, comme si quelques minutes - presque une heure auparavant déjà ! - avant, elle ne s’était pas effondrée dans ses bras. La jeune femme avait apprit à ne plus avoir honte de sa faiblesse physique et de l’accepter pour ce qu’elle était. Que pouvait-elle y faire ? Rien. Rien du tout. La jeune femme leva sa main pour lui caresser doucement la joue : “Qu’est-ce qui t’ai arrivé ?” lui demanda-t-elle. Elle posait la question pour tout. Elle sentait qu’il n’était plus tout à fait le même, sans pourtant être capable de poser le doigt sur ce qu’il n’allait pas. L’instinct fraternel devait être rouillé se disait-elle tristement, tandis qu’elle faisait courir ses yeux bruns sur son visage, comme pour évaluer l’ampleur du changement. Wolfgang était un homme désormais, et n’était plus un enfant. S’il gardait les traits communs avec le petit garçon qu’elle avait connu, il avait mûri, et changé, et la jeune héritière avait sincèrement envie de pleurer de ne pas avoir été là pour lui pendant toutes ces années.

Soudain, elle s’en voulu de ne pas l’avoir cherché, de n’avoir rien fait pour lui, de s’être retirée dans sa luxueuse propriété, noyée par le chagrin et étouffée par les larmes. Mildred voyait tout cela comme un énième échec personnel, qui venait s’ajouter malheureusement à une liste trop longue pour elle.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Jeu 10 Mai - 13:56

Mildred se leva, s'empara de ses mains et le regard du loup-garou tomba sur ses doigts entremêlés aux siens. Sa peau était si pâle qu'il pouvait voir circuler le sang dans ses veines tandis qu'il sentait battre son pouls à ses poignets fins. Elle était là, pour de vrai, devant lui, il pouvait la toucher, la sentir... Lorsqu'elle caressa sa joue, un frisson parcourut l'échine de Wolfgang qui, dans un sursaut, s'empara du bras de sa soeur. Que lui était-il arrivé, hein ? Mais par où commencer ?
— Tu ne te souviens peut-être pas, lui dit-il, de cette affaire qui avait fait la Une de la Gazette peu avant ma disparition... Elle concernait Pa... Ouranos. Ça avait fait grand bruit, je me rappelle de l'excitation à la maison, même si à l'époque je ne comprenais pas pourquoi...
Wolf soupira et prit quelques secondes pour reprendre sa respiration ; il n'avait pas l'habitude de parler autant mais il pressentait que la simple explication « Je suis un loup-garou » ne suffirait pas à justifier quinze ans de disparition.
— Ouranos travaillait au département de contrôle et de régularisation des créatures magiques à l'époque, ajouta-t-il, les yeux toujours rivés sur ses mains. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant mais... enfin bref, c'est lui... c'est lui qui a créé, avec son équipe, l'unité de capture des loups-garous.
Il marqua une pause à ces mots et releva la tête, plongeant son regard dans le sien. Avait-elle compris ? Avait-elle saisi à présent toute la gravité de la situation ?
— En créant cette unité, il a offensé personnellement Greyback, Milly... Alors il s'est vengé, Greyback s'est vengé. Il a attendu une nuit de pleine lune et... et il a envoyé un de ses sbires s'introduire dans ma chambre. J'ai vu sa silhouette bondir par la fenêtre et je n'ai pas eu le temps de hurler qu'il était sur moi, sa patte sur ma bouche et ses crocs dans ma peau...
Wolfgang tira sur sa manche droite et pencha la tête sur le côté pour laisser apparaître deux belles cicatrices blanches dans son cou.
— Après une nuit de suées, de vertiges, Gaea à mon chevet... Greyback est venu en personne à la maison et il a menacé Ouranos de s'attaquer à toi s'il ne me laissait pas partir avec lui. Ce qu'il a fait... Tu n'étais pas encore debout que j'étais déjà en route, mon baluchon sur l'épaule, avec celui qui deviendrait mon mentor pour les quinze années suivantes...
Son histoire terminée, Wolfgang se tut. Sa bouche était sèche et son coeur était lourd dans sa poitrine tant il était difficile pour lui de se remémorer cette nuit-là, ces quelques minutes qui avaient scellées à elles seules toute sa vie entière. Mais à présent qu'il avait parlé, il se sentait mieux, comme libéré du poids du mensonge qui l'avait accablé pendant tant de temps. Mildred était là, avec lui, ils étaient réunis et qu'importait le reste.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Dim 13 Mai - 21:45

Les explications de Wolfgang, Mildred comptait les écouter avec une attention toute particulière. Elle avait été bien trop proche de son frère - et semblait toujours l’être pour qu’il réagisse tel qu’il l’avait fait - pour imaginer un seul instant qu’il était parti de son plein gré, en mettant en scène sa mort au nez et à la barbe de leurs parents. La jeune femme en effet, était beaucoup trop naïve pour s’imaginer sur ses géniteurs étaient dans le coup depuis le début. Elle croyait indéfectiblement aux larmes de sa mère et au regard défait de son père devant le cercueil qui aurait dû abriter le corps de son frère, mais elle était crédule, malheureusement. Si seulement elle pouvait se rendre compte de la vérité. Mais non, la petite héritière en y repensant, se disait candidement qu’Ouranos et Gaea Nott allaient être immensément heureux de revoir leur fils et elle se sentait euphorique à l’idée des retrouvailles familiales. La voix de son frère justement la coupa dans ses utopiques pensées lorsqu’il évoqua le nom de leur père. Les sourcils de Mildred se froncèrent. Pourquoi l’appelait-il par son prénom et non pas par “Père” ? Cependant, elle ne fit pas de commentaire et écouta son histoire de l’oreille la plus attentive qui soit. Ses yeux bruns ne quittaient pas son visage, elle essayait de déceler ses émotions autrement que par ses mots.

Mildred cependant, ne comprenait pas tout. En réalité, elle faisait tout pour ne pas comprendre et ne pas admettre la réalité. L’héritière avait été élevée dans l’idée farouche de la supériorité du sorcier, de la supériorité des sang-purs sur les moldus, et sur les autres espèces. Les loup-garous, les vampires, les centaures… Tous ces êtres que sa famille ne considérait pas tout à fait comme des hommes mais plus comme des vermines. Comment faire pour nier tout ce qu’on lui avait apprit ? “Tu aimes tes steaks saignants, maintenant ?” osa-t-elle sérieusement. Cela ne pouvait être que ça, rien de plus, rien de moins. Wolfgang - malgré un prénom terriblement annonciateur - n’avait rien comme ça, d’un loup-garou. Ses oreilles avaient entendu tant de choses sur eux, qu’elle ne les considérait que comme des bêtes sanguinaires. Pourtant le garçon devant elle, était simplement un homme, un peu perdu, peut-être. “Qu’est-ce que… Père et Mère t’ont juste… Laissés partir ? Tu es sûr que tes souvenirs ne se sont pas hum, euh… Mélangés ?” lui demanda-t-elle laborieusement. Ses grands yeux bruns le fixaient avec tout l’espoir qu’elle pouvait avoir. Elle avait espoir qu’il ne soit pas un loup, tout comme elle avait espoir qu’il se trompe simplement au sujet de ses parents.
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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Lun 21 Mai - 11:49

Wolfgang fronça les sourcils face au déni dont faisait preuve sa petite soeur. Forcément qu'elle ne pouvait pas croire en la culpabilité de leurs parents qui avaient si bien joué le jeu qu'ils avaient même réussi à verser un flot de larmes convaincantes sur la tombe vide de leur fils. Mais le pauvre garçon était contrarié car, sachant la santé de Milly fragile, il ne souhaitait pas que le choc de la responsabilité d'Ouranos et Gaea quant à sa disparition n'en vienne à perturber la sorcière au point qu'elle en fasse de nouveau un malaise. Les retrouvailles d'avec son frère avaient déjà été un coup dur pour elle si bien qu'il était tiraillé entre l'idée de lui marteler la vérité et celle de la préserver encore un peu. Finalement, il décida de continuer sur sa lancée, de lui parler avec franchise. Elle n'avait plus cinq ans -même si, comme lui, elle ne semblait pas aussi mature que les gens de son âge-, aussi se dit-il qu'elle était capable de comprendre.
— Mildred... je suis un loup-garou, lui dit-il simplement en articulant bien comme s'il dialoguait avec une enfant à qui il fallait tout expliquer minutieusement. Et j't'assure que mes souvenirs sont intacts. Ils ont mis en terre une tombe vide pour ne pas faire de scandale chez les Nott.
Il avança une main vers le visage de sa soeur et vint délicatement replacer une mèche de ses cheveux bruns derrière son oreille. Elle semblait si frêle, si facile à briser que Wolfgang s'en voulut de lui faire du mal.
— J'aurais préféré que ça soit faux, ajouta-t-il la gorge nouée.
Il inspira profondément, les yeux clos, et il laissa retomber sa main le long de son flanc. A présent, il était là et pour l'instant c'était ce qu'il y avait de plus important. Milly prendrait tout le temps qu'elle voudrait pour réaliser ce qu'il venait de lui dire, l'essentiel était qu'il était là pour elle, qu'il ne la laisserait plus tomber.
— Tu es devenue magnifique... lâcha-t-il dans un sourire en la désignant d'un geste de la main. Regarde toi, tu es une vraie femme.
Quinze ans à rattraper et il ne savait pas vraiment par où commencer. Tout se bousculait dans sa tête, toutes les questions qu'il voulait lui poser, tous les détails de sa vie qu'il voulait connaître...

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Mer 23 Mai - 15:20

Qu’on se le dise, la jeune Mildred Nott n’avait jamais été la plus vive des élèves à Poudlard. Bien qu’elle fut particulièrement attentive en cours, certaines logiques échappaient à son intelligence naïve, ce qui la faisait rater beaucoup trop de sortilèges. La jeune femme avait eut tout juste assez de ASPICs pour être diplômée de Poudlard. Mais pour une fois, son genre lui avait été favorable, puisqu’une femme était davantage censée accoucher et s’occuper de la marmaille plutôt que de faire des exploits avec une baguette. Ce type d’activité était réservée aux hommes, ce que la jeune femme comprenait tout à fait. Elle n’était pas là pour être douée en magie, son époux, si elle a un jour la chance d’en trouver un - ce n’est pas gagné - maniera très bien la chose tout seul. Mais parfois intelligence et magie semblaient aller de paire, et l’héritière avait parfois tendance à penser qu’elle était dépourvue des deux. C’est en tout cas ce qu’elle ressentit au fond de son cœur lorsque Wolfgang formula à voix haute ce qu’elle avait su deviner et non accepter. Il lui sembla qu’un œuf obèse d’occamy venait de lui tomber dans l’estomac, si bien que ça mâchoire se crispa, quelque peu sous le choc.  Son frère ne faisait dès lors plus partit des êtres sains et purs de la société, mais était un être défaillant. Il était un loup-garou, touché par une malédiction dont la jeune femme ne connaissait même pas l’origine. Et non seulement il était ainsi - elle l’acceptait tout à fait, loin d’elle l’idée de le rejeter ! - mais en plus, leurs parents étaient au courant ?

Toutes ces larmes et ces lamentations. Toutes ces déprimes et ces inquiétudes. Mildred avait l’impression d’avoir vécu toute sa vie dans une tour d’ivoire qui s’effondrait et elle avec. La jeune fille avait tant confié ses états d’âmes à sa mère qui agacée, avait finis par l’envoyer paître. Elle avait tant pleuré toute seule dans sa chambre en regardant une photo de son frère qu’elle avait réussi à subtiliser. Tout cela pour s’entendre dire que ses parents savaient qu’elle souffrait uniquement d’une séparation et non d’un deuil, sans qu’ils ne pensent nécessaire de lui en parler. La jeune femme, par cette révélation, se sentait épuisée. Elle demeurait profondément silencieuse et le resta tout autant lorsqu’il leva une main pour caler derrière son oreille, une de ses mèches de cheveux. Ses yeux bruns restaient fixés sur ses mains si grandes par rapport aux siennes, mais pourtant si familière d’après elle. “Pourquoi ne m’as-tu jamais envoyé de lettre ?” demanda-t-elle timidement. Elle se sentait terriblement partagée entre la joie de l’avoir retrouvé et le désespoir de ce qu’avaient fait ses parents. Le laisser en pâture à un loup-garou, comment avaient-ils pu ? “O-on aurait pu garder contact au nez et à la barbe de-de nos parents. On aurait pu s-se voir” dit-elle presque pleine d’espoir comme si elle essayait de réécrire l’histoire. Il n’y avait rien à réécrire et l’égoïsme de leurs parents était bien ancré en eux. Ils avaient abandonnés leur propre fils aux mains d’un individu qu’ils ne connaissaient pas, et suffisamment dangereux pour qu’il transformât leur premier fils. Comment pouvaient-ils se regarder dans un miroir, et lâcher des larmes pour un garçon qui était toujours bien vivant et non un cadavre ? Ses yeux lui piquaient parce qu’elle commençait à réaliser doucement tout ce qu’on lui avait arraché.

Son frère avait été tout son univers pendant toute son enfance. Elle avait toujours été fourrée avec lui, à se chamailler à ses côtés, accessoirement à lui voler quelques cubes, aussi - sa spécialité. Lorsqu’il avait disparu, Mildred s’était sentie seule. Elle avait perdu la seule personne qui comptait réellement à ses yeux. La petite héritière avait été bien plus proche de lui en quelques années que de ses parents en vingt-trois ans d’existence. Et maintenant, elle leur en voulait profondément. Elle les tenait pour responsable de son malheur et de sa santé qui avait rapidement décliné à partir du faux-décès de l’héritier Wolfgang Nott. Inattendu et pourtant réel, il lui fit un compliment. La jeune femme n’était guère plus habituée à ce qu’on lui en fasse, si bien qu’elle rougit violemment sans pouvoir empêcher un sourire ainsi qu’un rire de sortir de ses lèvres. “Tu exagères” soupira-t-elle en essayant de contenir le flot d’émotion qui menaçait de se matérialiser en larmes. Elle était amusée néanmoins qu’il la complimente ainsi, “tu as l’air beaucoup plus en forme que moi”. Et pour cause, il avait dû vivre une vie plus dure mais également plus excitante que la sienne. Elle, elle avait attendu un prétendant, était tombée amoureuse de l’un d’eux pour être après rejetée comme une mal-aimée. Mais Wolfgang de retour, cela ne risquerait plus d’arriver, n’est-ce pas ? “Tu vas revenir à la maison ?” lui demanda-t-elle du bout des lèvres.


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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Ven 15 Juin - 14:20

Wolfgang baissa la tête, un peu honteux, alors que Milly lui demandait, les yeux implorants, pourquoi il ne lui avait pas écrit. La pauvre ne savait pas ce que c'était que de vivre avec Fenrir Greyback dans un monde où toute magie était bannie. Il avait mis quinze ans à fuir la meute et en quinze ans, jamais il n'avait réussi à subtiliser un hibou ou même rien qu'un bout de parchemin et une plume. Même la photographie de sa soeur qu'il avait réussi un temps à garder secrète sous la semelle de sa chaussure lui avait été prise.
— Ils ne m'ont pas laissé le droit de t'écrire, fit Wolf d'une petite voix, les yeux toujours rivés sur les lames de plancher usées à ses pieds. Ils m'auraient tué si je t'avais envoyé quoi que ce soit.
Par « ils », il était difficile de savoir s'il parlait de Greyback et de ses sbires, ou de ses parents qui n'auraient pas toléré que le renié de la famille n'apprenne à leur dernière héritière que son frère était finalement en vie.
Les joues de Mildred s'empourprèrent et Wolfgang pouffa doucement. Comment une si belle jeune fille ne pouvait-elle être habituée à recevoir des compliments ? Il l'aurait complimenté tous les jours, s'il avait pu.
— En forme ? répéta-t-il en riant, les sourcils haussés. Une chance que tu ne m'aies pas vu un lendemain de pleine lune, alors.
Était-ce trop tôt ? Peut-être. L'ambiance retomba d'un coup, surtout après que Mildred lui demanda s'il comptait rentrer à la maison. A présent qu'il avait trouvé une indépendance qu'il n'avait jamais eu, comment seulement envisager de retourner sous le même toit que les personnes qui l'avaient abandonné ? Par vengeance ? Peut-être un jour, mais pas tout de suite car il n'était pas prêt, devait déjà prendre ses marques et grandir, mûrir, laisser derrière lui le louveteau qu'il était encore.
— Pas pour le moment, répondit-il avec une sincérité nuancée pour ne pas anéantir tous ses espoirs. Et puis tu imagines la tête d'Ouranos s'il me voyait débarquer à sa porte ? « Salut, c'est ton fils, tu te souviens de moi ? »
Il rit doucement d'un rire sans joie. Non clairement, son apparition surprise n'était pas envisageable pour le moment, même si ses géniteurs devaient bien se douter qu'il réapparaîtrait un jour. Après tout, ils ne l'avaient pas laissé pour mort, ils l'avaient refourgué bien vivant à ce cher Fenrir.

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MessageSujet: Re: "L'improvisation de nos retrouvailles" | WOLFGANG Dim 17 Juin - 18:32

Pour Mildred, la vie complexe était quelque chose qui n'existait pas. Elle avait grandi dans un cocon, où tout lui était donné et où tout était facile. Si la petite fille qu'elle était jadis voulait quelque chose, elle l'avait. Si la petite fille qu'elle était jadis, suivait les règles, tout allait bien. Même si elle avait vécu des épreuves, et même si les difficultés commençaient à s'accumuler sur le pas de sa porte - comme sa santé ainsi que son célibat prolongé - elle n'avait aucune difficulté pour vivre, contrairement à la plupart des gens. Les individus avaient tous à un moment dans leur vie, un gros soucis, le type de gros problèmes qui nous empêchait de faire quelque chose. Que ce soit d'ordre financier ou d'ordre sentimental, la complexité de la vie finissait toujours par nous toucher et Mildred en voyant ainsi son frère, le comprenait. Là où elle avait grandi en sécurité, Wolfgang avait tout affronté. La jeune femme compris soudain que pendant toutes ces soirées qu'elle avait passé à penser à lui, à pleurer sur son oreiller en pensant à son cercueil - en réalité vide - il était dehors, à souffrir, à pleurer peut-être. Il n'avait pas eut une vie facile, et pourtant, cela avait été son cas à elle. N'était-ce pas injuste ? L'héritière brusquement, ne se sentit pas digne de lui. Et les mots de son frère ne firent qu'accentuer sa terrible détresse. Comment ne pouvait-il pas lui en vouloir ? Comment pouvait-il toujours être réconfortant et protecteur ? De grosses larmes envahirent les yeux bruns de la jeune femme, sans qu'elle ne parvienne à expliquer ce qu'elle ressentait. Ayant peur qu'il ne la rejette si elle lui disait le fond de sa pensée, elle se blottit contre lui en essayant - vainement - ne pas pleurer. Quelques larmes salées en effet, s'échappaient de ses yeux pour se sécher contre la tunique sale de Wolfgang.

Il y avait quelque chose de particulier à pleurer contre lui, comme si elle le redécouvrait. Certains auraient été méfiants et se seraient dis - peut-être justement - qu'il avait changé, qu'il n'était plus le même et qu'il fallait donc s'en méfier. La jeune femme aurait pu le penser si la méfiance était une part de son comportement. Mildred ne connaissait pas cela, car elle transposait sa naturelle gentillesse à tous autour d'elle, au risque d'être prise pour une idiote - ce qu'elle était. Finalement, elle se détacha un peu de lui pour le toiser. Il avait grandi mais elle ne le sentait pas changé. Se faisait-elle des idées ? Bien entendu se reprit-elle silencieusement, il était maintenant un loup-garou. Il ne pouvait qu'avoir changé. "J'imagine que ce ne doit pas être facile... Qu'est-ce que tu ressens qu-quand tu te transformes ?" osa-t-elle demander avant d'écarquiller les yeux devant sa  curiosité malsaine, "pardon, ce n'est pas..." une question que l'on pose ne put-elle finir sa phrase. Elle détourna timidement les yeux pour les poser sur un meuble sans intérêt. Lorsqu'on le regardait, on pouvait deviner un garçon un peu introverti. Mais pouvait-on réellement imaginer les horreurs qu'il avait vécu ? Comment pouvait-on le rejeter en tant que parents après cela ? Si elle avait toujours eut à cœur de suivre les directives familiale, il n'y en avait aucune qui pourrait la faire s'agenouiller devant son père pour lui promettre d'ignorer son frère. Que dirait son paternel en apprenant qu'elle savait ? La punirait-il ?
La terrible vérité de la chose sauta aux yeux de l'héritière qui se dit que son père était déjà assez déçu d'elle. Pourtant, elle ne pouvait pas abandonner Wolfgang. "Je comprends" lui répondit-elle sincèrement sans relever la dernière phrase du jeune homme, "prends ton temps !". Essayer de répondre à une tentative d'entrain par une autre ne faisait que rajouter du malaise, mais Mildred ne s'en rendait pas vraiment compte - elle ne se rendait pas compte de grand chose il fallait dire - alors, elle ajouta : "Est-ce que je peux t'être utile d'une manière ou d'une autre ? Tu veux que je t'aide à trouver un toit ? Ou tu veux un peu d'argent ?" lui demanda finalement la jeune femme en désignant la pièce d'un geste vague, les yeux brillants d'une volonté sincère.

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