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Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS

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MessageSujet: Re: Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS Mer 28 Fév - 18:53

Artemis avait toujours été une jeune fille assez fleur bleue, et n'en déplaisait à certains, elle jugeait que le cœur le plus pur valait cent fois la plus vive intelligence. Si des fois les deux s'accordaient pour son grand plaisir, il ne lui semblait pas que ce soit foncièrement le cas chez le garçon avec qui elle conversait. Bien qu'il admettait difficilement – voire pas du tout selon que l'on voyait le verre à moitié vide ou à moitié plein – avoir des sentiments ou évitait copieusement le sujet tel que c'était le cas, Artemis ne doutait pas qu'il soit doté d'un cœur pur. Mais l'était-il autant que les autres, n'était-il pas empreint d'une droiture qui le rendait noir ? Cela, elle ne le découvrira que bien plus tard. Quand à l'intelligence, elle n'était pas à démontrer chez son préfet qui faisait parti des meilleurs élèves de sa promotion, voire même de tout Poudlard. Le nombre faramineux de langues qu'il parlait le laissait bien entendre, tout comme les remarques pertinentes qu'il lui répondait toujours. Sa réponse, juste, lui fit froncer les sourcils et elle ne put répondre devant tant de pessimisme. Bartemius avait déjà enchaîné sur quelque chose d'autre, et un battement de cil suffit pour qu'il se retrouve à côté d'elle en utilisant le crayon qu'elle avait coincé dans son chignon, comme avec l'idée de lui rendre sa véritable utilisation. Elle n'avait même pas eu le temps de hocher négativement la tête pour lui signifier qu'elle ne connaissait pas ce dilemme. Il avait réagit comme s'il le savait par avance, et elle se demanda curieusement s'il était doté d'une réelle perspicacité.  Artemis observa davantage le garçon que ses traits de crayon et écoutait vaguement le son de sa voix. Comme captivée par le mouvement de ses mains, elle ne sortie de son songe que lorsqu'il lui demanda frontalement ce qu'elle en pensait. La Serpentard cligna des yeux en se disant que sa réponse à lui devait être évidente. Pour elle cependant, on ne pouvait aborder le problème dans cet unique sens. « Ne prendre en compte qu'un seul paramètre est risqué » confia-t-elle dans un souffle avant de rendre les armes, « mais je ferais ce que toute personne censée ferait : je sacrifierai une personne ». Elle remarqua en levant ses yeux clairs vers lui qu'il la regardait et il se détourna finalement. La jeune fille eut une moue  légèrement contrite mais ne dit rien lorsqu'il retourna s'asseoir en abandonnant son crayon. Il ne lui venait pas à l'idée de rattacher ses cheveux comme il ne lui venait pas non plus à l'idée de reprendre la lecture de son livre. « Tu as une vision si pessimiste des émotions » comprit-elle finalement, en se demandant s'il avait un jour été blessé d'une manière ou d'une autre, « tu ne vois que leurs côtés négatifs. Si j'avais connu et aimé cette personne » – elle fit un geste impertinent vers le schéma du garçon – « je n'aurais jamais pu la sacrifier. En serais-tu capable ? » rebondit-elle, curieuse de savoir jusqu'où allait la logique imparable du jeune homme.
Elle fit une pause et prit le parchemin avec le schéma entre ses doigts pour le regarder, comme pour essayer de le comprendre réellement : « Que seraient les plus beaux mythes sans les émotions ? Que seraient les légendes d'Ulysse sans Pénélope ? » lui demanda-t-elle d'un air pourtant doux. On ne pouvait pas rejeter en bloc toutes les émotions sans jamais craindre de devenir un être terrible. « Quelqu'un dépourvu de toute droiture et de toute émotion ferait ce qu'il désire... Ne serait-ce pas dangereux ? Plus dangereux encore qu'un être passionné ? » continua-t-elle, pensive.

N'aimait-il, ou n'avait-il jamais aimé personne ? Artemis se surprit à essayer d'avoir des souvenirs de lui en dehors des cours, avec des gens, peut-être même avec des filles. Elle réalisa bien vite que cela serait vain. Le garçon ne se faisait pas particulièrement remarquer et il ne lui semblait pas avoir déjà vu une fille à son bras. Comme elle n'acceptait pas que ce qu'elle ressentait s'approchait du soulagement, elle accorda cela à de l'étonnement et l'observa encore un peu. Bartemius jouissait peut-être d'un physique peu commun, pourtant Artemis réalisa qu'elle appréciait plus qu'elle ne l'admettrait jamais l'équilibre de ses traits et leur harmonie. A nouveau, ce fut sa voix qui la sortie de son songe. Il lui demanda le pourquoi du comment et cela lui arracha un sourire. Elle reconnaissait bien là les natures exaltées et curieuses de tout, désirant connaître les fonctionnement les plus complexes de la vie. « Pour plusieurs raisons » commença-t-elle en raclant sa chaise pour se rapprocher de la table, au dessus de laquelle elle se pencha pour mieux montrer avec son index, ce qu'elle voulait lui dire : « Tu vois, le ciel c'est finalement le plus simple à faire, il y a moins de traits, moins de texture. Puis, il y a peut-être aussi une question de perspective, selon les dessins » osa-t-elle formuler, car la jeune femme avait apprit seule et non à l'aide d'un professeur particulier,  « mais c'est surtout pour des raisons pratiques : dessiner le ciel en dernier, surtout au fusain, serait une erreur puisque je salirais sûrement tous les autres traits avec ma manche ». L'évidence de ce qu'elle venait de formuler la fit rire, parce que qui n'avait jamais gribouillé ne pouvait pas se rendre compte de cela. Alors qu'il faisait glisser le dessin vers elle, elle arrêta son mouvement en posant sa main dessus : « Garde-le, je dessine le lac tous les ans ».

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Dernière édition par Artemis Croupton le Mar 3 Avr - 16:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS Ven 2 Mar - 13:10

Bartemius se félicita de la réponse d’Artemis préférant raisonnablement sacrifier une personne plutôt que cinq comme s’il avait marqué un point. Mais le fier sourire qu’il arborait disparut pour faire réapparaître sa mine renfrognée tandis que la jeune fille, le perçant à jour avec une cruelle acuité, qualifiait de pessimiste sa vision des sentiments. Elle était aussi flamboyante que sa chevelure et lui aussi austère que ses boucles, seule partie de sa tête qu’il lui montrait comme il l’avait de nouveau cachée derrière son ouvrage. Si leurs deux noms appartenaient au registre de Nott, ils n’étaient pas pour autant porteurs des mêmes valeurs, et les deux élèves n’étaient pas le fruit de la même éducation. Il ne faisait aucun doute pour Bartemius que son interlocutrice vivait dans la parfaite ignorance de ce que c’était que de subir le poids écrasant d’un lourd et sombre héritage familial. Ses parents - et peut-être même leurs parents avant eux - l’avaient déjà rejeté pour elle. Lui serait la pierre angulaire qui conduirait ailleurs le destin de ses descendants. Ses prunelles d’acier qu’il avait hérité de sa mère la guettèrent par-dessus les pages du livre qu’il rabaissa un peu quand elle parla d’amour. « Est-ce que cela serait plus juste ? » répondit-il à sa question par une autre. Sacrifier cinq personnes plutôt qu’une au nom de l’amour était justement la raison qui le poussait à trouver ce sentiment aussi dangereux que la haine. Il connaissait la réponse à l’interrogation de sa camarade, et peut-être la devinait-elle également, mais il ne se sentit pourtant pas le coeur de la formuler. Il réalisait que son intelligence émotionnelle le séduisait et il n’aurait pour rien au monde souhaité la pervertir de son pessimisme (comme elle le disait si bien).

Il retrouva vite sa nature haute quand elle parla des mythes et de leurs héros et un rictus ironique lui échappa. « Ce ne serait plus des mythes justement » répondit-il simplement pour souligner le caractère fictif des belles histoires qu’elle aimait se raconter. La plus belle histoire d’amour homérique qu’elle vantait - et qu’il avait lu sous un autre angle pouvait-on se douter - était à son sens aussi mensongère que les dessins que la jeune fille se plaisait sans nul doute également à contempler. Il ne put arborer qu’un sourire un peu moqueur en considérant qu’il ne l’aurait décidément jamais deviné faite d’une nature romantique avant cette présente soirée qui les réunissait. Mais sa camarade retrouva heureusement son sérieux, la jugea-t-il, en évoquant les excès auxquels la raison pouvaient également conduire. « Certainement - referma-t-il finalement doucement son livre qu’il ne lisait de toute manière plus depuis de longues minutes - tout ce que nous pourrions espérer serait que cette personne agisse pour le bien commun plutôt que pour sa seule grandeur » conclut-il en la regardant très sérieusement de son regard dans lequel semblait brûler un monstre sacré. Il aurait été permis de se demander quelles auraient été les pensées du jeune préfet quelques siècles auparavant à l’heure où les familles de sang pur constituaient la plus large partie de la population comme sa définition du bien commun semblait être le résultat de la somme de tous les intérêts individuels des sorciers. Le fils de Caspar et Charis était, à bien des égards, bien plus serpentard que la plupart des camarades de sa maison qui lui reprochaient d’être une tâche d’huile sur la bannière verte et argent. La grandeur était une notion sur laquelle il ne pouvait s’empêcher de s’interroger de jour comme de nuit. Et si son intérêt pour les langues le poussait à vouloir voyager de frontières en frontières, celui qu’il ressentait déjà pour le pouvoir le poussait au contraire à considérer une carrière au sein de la coopération magique internationale du ministère.

Artemis lui expliqua alors une technique du dessin et il l’écouta attentivement se disant que, s’il apprenait que chaque trait obéissait à une règle, peut-être se surprendrait-il à aimer cet art. Mais il fronça les sourcils comme l’équation lui semblait à la fois plus simple et complexe que nulle autre qu’il ne s’était jamais posée. Selon les perspectives ? n’osa-t-il pas l’interroger deux fois de suite de crainte de lui apparaître sous le jour d’un ignare. Il finit par lui adresser un fin sourire complice quand elle se mit à rire car le pragmatisme était un art qu’il pouvait entendre et dans lequel la jeune fille semblait encore le surpasser. « Tu es une jeune fille très pragmatique » s’autorisa-t-il à lui prêter cette qualité dont elle avait plusieurs fois fait montre au cours de leur conversation. Il n’ajouta pas qu’il s’agissait d’une très belle qualité mais le regard brillant avec lequel il l’observait l’autorisait à le deviner. Et en retour, elle l’autorisa à conserver son dessin. Ce geste le décontenança un peu comme sa fruste éducation ne l’avait pas habitué à être gâté de présents et surtout pas quand il n’avait pas agi pour les mériter. Le bout de ses oreilles rougit encore tandis qu’il glissait le dessin du lac noir derrière la quatrième de couverture de son ouvrage pour ne pas l’abîmer car il lui semblait qu’il s’agissait à la fois de la chose la plus futile et précieuse qu’il n’avait jamais reçu. « Et tu peux garder mon ‘‘dessin’’ du Poudlard Express » releva-t-il finalement la tête, sinon son regard vers la jeune fille, pour tenter un trait d’humour avec un fin sourire sur les lèvres pour dissimuler sa gêne.  

dragées:
 


Dernière édition par Bartemius Croupton Sr le Mar 6 Mar - 9:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS Dim 4 Mar - 12:22

L'exemple provoquant qu'avait utilisé le jeune homme pour lui démontrer son tort laissait un goût doux-amer dans la bouche de la jeune Serpentard. Si elle était dans cette maison, c'était aussi parce qu'elle était faite d'une fierté sans borne. Elle avait peut-être perdu une bataille, mais certainement pas la guerre. Si Bartemius préférait éviter les questions qui le dérangeaient, ce n'était pas son cas à elle qui lui répondait toujours, quitte à admettre qu'elle avait tort. En cela se disait-elle, elle était plus mature et plus intelligente que lui – essayait-elle simplement de se rassurer face à une intelligence au moins aussi vive que la sienne, c'était peut-être le cas aussi – ce qui comptait beaucoup pour elle. Artemis avait grandi dans une famille cultivée qui lui avait transmis la passion des livres, du savoir et de la philosophie. Le garçon en face d'elle, semblait avoir reçu une éducation tout aussi complète. La réponse du préfet, qui s'échappait par le biais d'une autre question la fit froncer les sourcils tant l'acte était outrageusement vexant. Sa question ne méritait donc aucune réponse ? Ou avait-il trop honte de la formuler ? La jeune femme avait beau être très perspicace pour son âge, il lui semblait étrangement que le jeune homme était doté d'une carapace qui l'empêchait de voir clair dans son jeu. Aussi n'avait-elle réellement aucune idée de ce qu'il lui aurait répondu. Son optimisme concernant les émotions la poussait à vouloir croire qu'il aurait choisit la seule personne qu'il aimait et non pas les cinq autres, tandis que sa raison lui intimait qu'elle ne pouvait pas décemment croire cela compte tenu de leur conversation. « Je n'ai pas dit que cela le serait » argua-t-elle prudemment en se sentant prise au piège dans son propre raisonnement, « et cela ne le serait sûrement pas. Ce que je veux te dire, c'est qu'il y a des failles que la raison ignore ». Artemis en vint tristement à la conclusion que peut-importe la personne, la décision du jeune homme serait la même. Tant d'indifférence dans un cas comme celui-là lui faisait dresser les cheveux sur le crâne – si tant est que ce fut possible.

La vérité terrible qu'il énonça concernant les mythes la laissa pantoise pendant quelques secondes. N'avait-il pas lu comme elle ces récits d'aventures ? Regrettait-il seulement de s'être penché sur ces ouvrages pour en découvrir l'histoire ? Artemis avait tant aimé l'Odyssée qu'elle ne pouvait imaginer un monde où il ne furent pas écrits. Son prénom d'origine grec semblait avoir prédit sa passion pour cette culture et pour ses mythes. « Ne crois-tu pas que cela serait une perte de ne pas avoir ces récits ? » demanda-t-elle à brûle pourpoint, « après tout, outre l'histoire à l'eau de rose entre Ulysse et Pénélope, il y a tous les autres récits qui étaient à l'époque et qui sont toujours, dans l'imaginaire commun ». Elle l'observa avec une certaine délectation fermer son livre, comme s'il s'était agit d'une victoire sur son esprit retord. Elle avait réussi à le détourner du gobelbabil et elle jugeait cet acte comme un exploit qui mériterait de figurer dans l'Odyssée du XXème siècle après Jésus Christ. Les paroles du jeune homme la laissèrent dubitative et elle fronça à nouveau les sourcils. Son esprit n'était-il fait que d'un monde manichéen entre le bien et le mal ? « Nous n'avons pas tous la même définition du bien commun : ton monde idéal ne sera peut-être pas celui de ton voisin, même si ta raison te crie que c'est le cas » osa-t-elle formuler simplement avant de croiser les bras sur sa poitrine, abandonnant son livre à son tour. Elle ne pouvait oser penser à imposer sa vision des choses à quelqu'un que cela fusse pour le bien commun ou le mal-être commun. Ne s'approcherait-on dès lors pas de la dictature dans tous les sens du terme ? La vision du garçon, si elle était intéressante, n'était pas à ses yeux exempte de défauts et elle ne comptait pas le laisser s'en sortir aussi facilement. Il n'y avait pas de volonté de le convaincre ou de le faire radicalement changer d'avis. Simplement une envie de lui faire comprendre que tout point de vue avait ses failles et qu'il fallait, en conséquence, essayer de les refermer.

Leurs conversations concernant le dessin semblaient au contraire les insérer dans une bulle de calme où tous les deux, s'ils n'avaient pas la même vision de l'art, pouvaient au moins discuter sans essayer de s'entre-tuer. La passionnée Potter pouvait parler pendant des heures de l'art du dessin sans que jamais elle ne fut ennuyée. Elle savait que cela ne serait sûrement pas le cas de Bartemius et, alors qu'elle riait de l'évidence de ce qu'elle énonçait, il la crédita de ce qui, lui semblait-il était un compliment. En toute honnêteté, elle n'avait jamais réellement réfléchit à ce qu'elle était ou ce qu'elle n'était pas. Était-elle pragmatique ? Peut-être. Évidemment, selon lui. La manière dont il l'observait, moins sauvage et plus ouvert qu'au début de leur conversation, lui laissait entendre qu'il considérait cela comme un compliment. Elle rougit jusqu'aux oreilles, mais ne trouva néanmoins pas le courage de le remercier pour son compliment. La tournure que prenait la conversation la laissait assez dubitative, au moins assez pour qu'elle se permettre de lui donner son dessin. Rares étaient ceux qui en recevaient un de sa part. Si elle n'était habituellement pas une jeune femme égoïste, elle voyait son art comme quelque chose de très personnel. Artemis pensait sincèrement qu'il allait refuser et le lui laisser, aussi étira-t-elle un franc sourire lorsqu'il le glissa dans la quatrième de couverture de son livre et lorsqu'il se permit un trait d'humour concernant son schéma : « C'est très aimable à toi » s'amusa-t-elle en retour de ce cadeau qu'elle glissa, tout comme lui, dans son livre. A peine cependant eut-elle dit cela que la porte de la bibliothèque s'ouvrit. Le visage déjà rouge de honte de la Serpentard vira au cramoisi lorsqu'elle s'aperçut qu'il s'agissait-là du concierge de l'école de srocellerie Poudlard.

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Dernière édition par Artemis Croupton le Mar 3 Avr - 16:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS Mar 6 Mar - 11:23

Les failles étaient pour le garçon une allégorie pertinente des sentiments mais, si la raison de la jeune fille prenait sans aucun doute plaisir à les ignorer, il en allait différemment de celle de son préfet. Il s’agissait d’autant de plaies qu’il aimait panser pour que sa raison puisse très justement les ignorer et ne jamais, ô grand jamais, être dicté par elles. « Chez le commun des mortels sans aucun doute » répondit-il en laissant deviner, à l’air superbement hautain qu’il arborait, qu’il ne se comptait pas parmi cette catégorie. Il était juste néanmoins de reconnaître au garçon sa volonté farouche de s’éloigner de tout ce qui faisait de lui un humain. La plupart de ses camarades subissaient leur humanité, la jeune fille semblait même s’y complaire, quand lui la voyait davantage comme une maladie gangrénant la raison pure. La magie noire ne constituait pas un tabou au sein de sa famille et s’il refusait de s’y adonner ce n’était pas car elle elle était illégale - les sirènes de sa puissance étaient au contraire diablement séduisantes - mais car elle demandait des hommes qu’ils puisent dans leur émotion. De la même manière, et bien qu’il soit l’un des élèves les plus brillants de l’école, il n’avait jamais su produire un patronus corporel. La défense contre les forces du mal avait toujours été, de manière paradoxale compte tenu du nombre fulgurant de mages noirs que son destin le pousserait plus tard à enfermer, la seule matière dans laquelle il ne brillait pas. Croupton avait la volonté d’être un surhomme et se sentait déjà supérieur à tous ceux qui l’entouraient au château à bien des égards. Il n’avait décidément rien de sympathique et ce n’était pas étonnant qu’un instinct naturel pousse les camarades de maison qu’il côtoyait plus que ceux des autres maisons par la force des choses à l’abhorrer. Cela était une bonne chose sans doute qu’il ne jouisse d’aucun charisme car cette lacune l’empêchait de s’entourer d’adeptes contrairement à un autre brillant élève que leur maison avait accueilli il y a de cela quelques années …

Il était ainsi permis de supposer que les raisons qui avaient poussé les deux camarades à apprécier la lecture de l’Odyssée n’étaient pas les mêmes. C’était à travers cette épopée - et celle autrement plus réjouissante avait-il trouvé de l’Iliade - que Bartemius avait appris le grec ancien. Le livre était de plus un recueil fort intéressant d’un point de vue historique et était un brillant témoignage sur l’existence de quelques sorciers célèbres parmi lesquels la fameuse Circée. Il ne pouvait de plus que puiser une grande source d’inspiration dans ce personnage à l’intelligence si rusée. Ulysse avait été le héros de sa propre odyssée mais également de l’enfance du jeune serpentard. Sa romance ne faisait par contre pour lui que figure d’un leitmotiv comme un autre, plus ennuyeux même que beaucoup d’autres. Il avait été gêné également par les problèmes d’articulation et détails contradictoires entre les chants qui faisaient perdre au récit de sa cohérence. « Bien sûr que cela serait une perte et pas uniquement pour l’histoire de la magie - avoua-t-il en haussant les épaules et sans se contredire lui semblait-il car il n’avait fait que rappeler au récit sa nature de mythe sans rejeter les réalités historiques sur lesquelles il s’appuyait - je trouve simplement l’intelligence rusée du héros plus inspirante que son idylle ». Cette œuvre - et peut-être la mythologie grecque plus largement - passionnait à ne pas s’y tromper sa camarade dont le regard clair brillait d’une flamme passionnée. Ses parents ne s’étaient sans doute pas égarés en choisissant de l’appeler Artemis, l’observa-t-il avec un fin sourire. « Si nous ne sommes que trois et que ma vision de notre monde converge avec celle de mon voisin de gauche, mon voisin de droite n’a qu’à s’y adapter » répondit-il en retrouvant son ton tranchant qui n’incitait généralement pas à la contradiction mais semblait pourtant étrangement la susciter plus farouchement encore chez son interlocutrice. « La plus grande difficulté me semble-t-il est de connaître l’échelle de ce monde » se caressa-t-il de nouveau au-dessus de la lèvre supérieure. « Sa taille n’est pas la même selon que l’on prenne l’échantillon de notre maison, de la communauté sorcière, magique ou du pays ». Il y avait matière à penser que si le secret magique avait été levé, nombre de moldus n’auraient pas aimé savoir certains des leurs si facilement oubliettés par les sorciers. Quant à leur communauté dite magique, elle aurait mérité de s’appeler communauté sorcière à bien des égards. Il s’agissait de ces trois dimensions qui questionnaient actuellement le garçon. L’échantillon de ses camarades de maison centrée sur la pureté de leur sang - souvent plus revendiquée que avérée par ailleurs mais néanmoins vide de sens dans les deux cas - était de son point de vue aussi étroit que leur vision même. Bartemius ne s’y intéressait guère.

Leur discussion faite de différents sons de cloche - qui constituait malgré tout aux oreilles du préfet une joyeuse harmonie - se trouva bientôt interrompue par le grincement de la lourde porte de la bibliothèque. Le fier préfet perdit un peu de sa superbe - en même temps que son air hautain - lorsqu’il coula un regard vers l’horloge lui indiquant qu’ils avaient outrageusement dépassé le couvre-feu d’une heure puis vers la figure de collectionneur satisfait du jeune Apollon Picott. L’adolescent se leva aussi vivement que si une bête lui avait piqué le postérieur et faillit bien voir sa chaise basculer en arrière. Il aurait de loin préféré que son intelligence rusée affronte Circée plutôt que le concierge et se trouva à ouvrir et fermer la bouche plusieurs fois d’affilé sans trouver le bon mot. Jamais l’adolescent n’avait enfreint une seule règle de leur école et, ainsi pris en faute d’inattention plus que de sédition, il commença à rougir aussi sûrement qu’un rapeltout.

dragées:
 
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MessageSujet: Re: Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS Jeu 8 Mar - 22:06

Certains se prenaient pour ce qu'ils n'étaient pas, dans le bon sens du terme, comme dans le mauvais. Artemis jouissait certes d'un physique plutôt avantageux malgré son jeune âge, d'une personnalité assez agréable et d'une intelligence vive, il n'en demeurait pas moins qu'elle évitait d'afficher sa supériorité comme certains. Certains, comme Bartemius Croupton. Sa phrase aurait pu paraître bien simple pour un mal-avisé, mais pour elle qui avait autant que son préfet, un esprit rodé de Serdaigle, elle ne pouvait qu'être étonnée. Non pas qu'elle n'ai pas noté cette certaine suffisante qui se dégageait de sa personne mais elle ne s'attendait pas à ce qu'elle se montre si violemment. Elle l'observa quelques secondes mi-figue mi-raisin, avant de conclure qu'il ne valait mieux pas quelle en rajoute une couche. Pour un esprit aussi brillant que celui de son préfet – elle avait bien comprit que, comme elle, il aurait dû être réparti à Serdaigle – il fallait au moins que l'égo ne suive pas pour ne pas en faire un être imbuvable. Néanmoins, Artemis appréciait leur conversation malgré tout et ne pouvait donc lui attribuer une mauvaise image. Pourtant, la jeune femme en fine perspicace, aimait bien juger objectivement ses camarades. Il lui semblait qu'elle ne l'était pas tout à fait avec le garçon sans comprendre pourquoi. Une vision si flou d'un jeune homme si clair, la laissait perplexe. Si la Potter aimait réfléchir et se questionner sur ses camarades, elle aimait tout autant le faire sur les personnages de ses livres préférés. Si l'Odyssée avait été un ouvrage qu'elle avait dévoré – et plutôt deux fois qu'une – c'était avant tout parce que son romantisme exacerbé avait été comblé, de la même manière que l'avait été sa soif d'en apprendre plus sur l'Histoire de la Magie. Car l'ouvrage satisfaisait autant les intellectuels que les sensibles individus. Bartemius ne semblait appartenir qu'à la première classe tandis qu'elle se classait orgueilleusement dans les deux. Le jeune homme admit que faire disparaître cet ouvrage serait dommage et cela arracha un sourire victorieux à la rouquine qui se sentait enfin comprise. Malheureusement, cette douce sensation disparue bien vite à l'entente de ce qu'il confia ensuite. « Bien entendu » nota-t-elle avec une pointe de désolation, « et c'est bien normal, car c'est à mon sens son épopée qui nous en apprend plus sur la magie ». Mais comment serait un héros sans sentiments ? Bien fade, selon elle, mais comme son interlocuteur connaissait déjà son avis là-dessus – et qu'il ne le partageait pas, malgré ses efforts  pour le faire changer d'avis – elle ne rajouta rien de plus. La grande force d'Artemis, c'était d'admettre lorsqu'une bataille était perdue.
Mieux valait, à son sens, concentrer ses efforts sur autre chose.
Sa vision absolutiste d'à peu près tout, par exemple.
Elle fronça les sourcils d'un air tout à fait désapprobateur lorsqu'il lui répondit qu'à deux contre un, l'autre devait purement et simplement se soumettre à la volonté de la majorité. Si sa droiture lui soufflait qu'il avait raison et que c'était juste, son humanisme soulevait quand même une révoltante injustice. Ce paradoxe la laissait quelque peu perplexe. « Mais pourquoi ne pas essayer de trouver une solution qui satisfasse tout le monde ? » s'étrangla-t-elle presque, les yeux ronds comme des vifs d'or. Le jeune homme enchaîna néanmoins sur une réflexion tout à fait étrange, et Artemis admit silencieusement ne jamais s'être posée de questions sur l'échelle du monde. Aussi l'observa-t-elle un peu indécise quand à sa réponse. « C'est en effet l'essence même d'une échelle » s'autorisa-t-elle comme trait d'humour puisqu'elle ne voyait pas comment nourrir la réflexion du jeune homme autrement que par une plaisanterie.
Elle l'observa d'un regard lumineux pendant qu'ils s'échangeaient leurs dessins, jusqu'à ce que la lumière dans ses yeux clairs s'éteigne en même temps que leur tranquillité arrachée à la bibliothèque. Appolon Picott faisait peur à beaucoup d'élèves, et pour cause. Il n'était pas franchement un homme très agréables, et était au contraire, à ses yeux, répugnant. Le regard vif et le sourire narquois qu'il afficha donna envie à la jeune fille de quatorze ans de disparaître sous terre. Elle était tellement raide et surprise qu'elle ne bougea pas de sa chaise, contrairement à son préfet qui sembla se mettre au garde à vous sans qu'elle ne le remarque outre mesure. « Eh bien, sont-ce là des élèves réfractaires ? » demanda-t-il en s'approchant de sa démarche de canard en attardant un regard sur leurs blasons : « Dont un préfet ? ». Artemis, était, contrairement à nombre de Potter, une jeune fille tout à fait couard. Aussi s'estima-t-elle heureuse que l'attention du vilain bonhomme soit détournée de sa personne. Elle se serait volontiers cachée derrière lui avant qu'il n'arrive pour échapper à une sanction, mais c'était trop tard. « Suivez-moi ». L'ordre ne laissait pas de place à la discussion, aussi n'osa-t-elle pas couler un regard vers Bartemius, qu'il fusse désolé ou amusé par la situation. La jeune femme ne se sentait pas particulièrement coupable de la situation – bien qu'elle eut jeté sur la porte un sortilège pour les mettre à part et donc, les couper de l'extérieur de la bibliothèque – et blâma au contraire, soit les élèves qui les avaient enfermés, soit Bartemius qui n'avait pas vu le temps passer malgré son statut de préfet. Artemis n'avait jamais été punit et jouissait d'une réputation d'élève modèle. Ses joues rouges s'enflammèrent encore plus à la simple pensée des railleries qu'elle entendra sur elle le lendemain matin.

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Le gobelbabil c’est de la balle | ANNEE 1956 | SUJET CLOS

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