C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Now we are free | ASTORA (flashback)

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MessageSujet: Now we are free | ASTORA (flashback) Lun 12 Fév - 21:49

FLASHBACK

Basilius était enfermé dans son dortoir avec Aaron, le lit inondé de patacitrouilles lorsqu'un hibou avait toqué à la vitre. Les deux garçons avaient violemment sursauté, et si Aaron était tombé du lit, Basil quand à lui, s'était cogné la tête contre le mur en relevant sa tête. Reconnaissant la chouette de son amie Astora, il s'était levé en laissant son meilleur ami grogner dans son coin contre cet « imbécile de piaf »  pour aller justement, ouvrir à cet imbécile de piaf. Le jeune homme prit la lettre au péril de ses doigts, en posant une patacitrouille sur la table, que l'oiseau s'empressa de voler avant de sauter par la fenêtre. Mais les yeux sombres du Gryffondor parcouraient la lettre et n'avaient pas vu le voleur. Tandis qu'Aaron se plaignait encore, Basil finissait à peine sa lettre, qu'il plia pour la ranger dans la poche de sa veste. Il servit une excuse bidon à son ami, prétendant qu'il s'agissait d'un courrier destiné à Conleth Asquith et non pas à lui et qu'il n'avait pas très envie de le lui donner pour l'instant. Il revînt s'asseoir sur le lit pour finir de grignoter, sans pourtant sentir réellement le goût des friandises dans sa bouche.
Une fois la nuit tombée et ses camarades couchés, Basil sortit de son lit discrètement pour filer du dortoir. Il ne s'était pas mit en pyjama parce qu'il savait qu'il allait devoir s'aventurer dans le château le soir, puis que le message d'Astora avait été très explicite sur la question. Il ne craignait pas particulièrement de s'aventurer dehors. Son cœur de hardi Gryffondor battait fort dans sa poitrine, et rien ne pourrait lui faire plus plaisir que de filer au nez et à la barbe de concierge. Par deux fois, il avait manqué de croiser des préfets mais s'était réfugié dans une alcôve au dernier moment. Le sixième année était passé maître dans l'art de se cacher dans divers endroits au sein du château. Lorsque ses frères encore scolarisés l'ennuyaient, il n'avait d'autre choix que de leur échapper. C'est que Merrick et Morfin redoublaient d'ingéniosité lorsqu'il s'agissait d'embêter leur petit frère. Mais ils n'étaient plus à Poudlard et depuis le début de l'année, le cadet Carrow profitait pleinement de la liberté qu'il touchait enfin du doigt. Lui qui avait toujours été enchaîné aux dogmes familiaux, le voilà maintenant libre de faire ce qu'il voulait, quand il voulait, où il le voulait. Et cela incluait de retrouver Astora Nott ce soir. Car nul doute qu'il ne se serait pas aventuré à pareille hardiesse si le reste de la fratrie de sa famille avait été dans le château. Être surprit en compagnie d'une fille de sang-pur était déjà désolant pour sa réputation, mais être surprit avec elle, serait pire que tout. Le problème ici n'étant pas le fait qu'elle ne soit pas pure mais davantage le fait qu'elle l'était trop. Les règles de conduite édictées par leurs familles étaient si rigides qu'il était bien difficile de trouver une véritable marge de manœuvre.
Basilius arriva en haut de la tour d'Astronomie et il lui sembla qu'il était seul. Il s'approcha du rebord, s'y revît silencieusement quelques années auparavant lorsqu'il avait faillit sauter pour lâcher prise, avant d'être rattrapé par sa délicate cousine. Il n'aimait pas trop cet endroit. Le froid battait les mur, l'obscurité envahissait l'alcôve, et surtout les souvenirs assombrissaient son âme.
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Jeu 15 Fév - 23:33

« Rejoins moi à la tour d'Astronomie ce soir, j'ai besoin de te voir. » Tel était le contenu du message qu'Astora accrocha à la patte de sa chouette hulotte nommée Attila. L'haineuse créature à plume s'envola juste ensuite, allant répandre la dévastation ailleurs que dans la volière, pour son plus grand plaisir. Cet oiseau était sans doute le plus terrible que Poudlard avait jamais connu, et elle prenait un malin plaisir à tyranniser la volière et à la diriger d'une patte de fer. L'envoyer porter un message à Basilius était aussi risqué que d'envoyer un Basilic pour nettoyer ses tuyaux, et elle espéra secrètement que l'affreux volatile n'abîme pas trop son Carrow avant ce soir. Elle reprit ensuite son chemin jusqu'au dortoir des Serpentards, adressant un clin d'oeil à Artemis et Melody en passant par la salle commune des serpents pour leur signifier qu'elle avait bien envoyé le message.
Toutes les deux savaient tout à fait qu'Astora avait pris la décision de retrouver Basil ce soir là. Pour dire vrai, dès que la jeune Nott avait senti que son affection pour son Carrow s'éloignait de ce qu'on aurait attendu d'une amitié, elle en avait parlé à ses deux meilleures amies. Elle avait le caractère bien trempé, et même si elle éprouvait un peu d'anxiété, elle n'avait pas peur. Car quel que soit le dénouement de leur rendez-vous, elle savait que Basil et elle ne pouvaient se fâcher, et sans doute pas sur ce sujet.
Parfois, les gens qui l'entouraient se demandaient si elle n'auraient pas eu sa place à Gryffondor, et il était vrai qu'elle avait une fougue et un courage naturel très semblable aux rouges et or. Mais elle se distinguait dans sa façon d'obtenir ce qu'elle souhaitait, et elle avait toujours privilégié le but plutôt que les moyens. Aussi, elle n'avait pas hésité à envoyer une autre lettre pour donner rendez-vous au préfet de Serpentard, un Travers, à l'autre bout du château pour être sûre que lorsqu'elle sortirai du dortoir, il ne soit pas sur son chemin.
Lorsqu'enfin ses camarades de dortoir se furent endormies, elle sortit de son lit sur la point des pieds, encore habillée. Et récupéra son rouge à lèvre dans le petit coffret qu'elle gardait sous son lit. La jeune fille aimait la couleur, et trouvait que cette touche de maquillage lui allait bien, et quel meilleur moment pour l'utiliser ? Elle reposa doucement le petit miroir qu'elle avait utilisé pour voir son visage, et sortit du dortoir sur la pointe des pieds, ses chaussures à la main. Une fois dans la salle commune, elle les enfila, avant de prendre le chemin de la tour d'astronomie. Si ce lieu de rendez-vous n'était pas très éloigné du dortoir des gryffondor, il était néanmoins loin des cachots. Elle avait pris de l'avance pour être certaine d'arriver à l'heure au cas où elle aurait croisé un préfet quelconque, on un fantôme collabo.

Si on l'avait trouvé à longer les murs, les lèvres peintes de rouge, à cette heure, elle ne doutait pas qu'on l'aurait sermonnée avec vindicte. Une Nott inconséquente et revêche, personne n'appréciait ça. Personne, sauf peut être Basil. Et pour dire vrai, elle n'avait pas peur de cette autorité qui pesait sur elle. Elle était libre et comptait bien le rester, et son père avait si peu d'affection pour elle, qu'il ne prendrait même pas la peine de la punir.
Malgré l'avance qu'elle avait prise, lorsqu'elle arriva en haut de la tour, Basilius était déjà là. Il lui tournait le dos, et elle était encore dans l'obscurité du haut de l'escalier. Son regard courrait sur lui et s'attachait à observer tout les détails de sa personne et de son corps. Ses cheveux qui s'ébouriffaient par un souffle de vent.
Cette contemplation lui procura un sourire sincère, qu'elle revêtissait d'habitude lorsqu'elle pensait à lui. Enfin, elle s'avança jusqu'à lui, murmurant d'une tendre voix : « Je suis là, Basilius. » précisant ensuite « Le Moine Gras a failli me voir, mais heureusement le Baron Sanglant est venu le harceler, j'ai eu de la chance » Un fin sourire amusé fleurit sur ses lèvres, avant qu'elle ne demande à son tour : « Tu n'as pas eu de problèmes pour venir ici ? »


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Dernière édition par Astora C. Fawley le Jeu 29 Mar - 21:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Sam 17 Fév - 11:49

Comme il était étonnant de trouver autant de poésie dans un souffle qui se transforme en fumée par le froid. Basilius suivait cette dernière avec un œil vague, les pensées toutes ailleurs. L'esprit d'Astora était aussi ressemblant au sien que différent. Aussi ne comprenait-il pas cette fois-ci pourquoi la jeune fille désirait le voir à cette heure. Son esprit rigide lui soufflait que ce n'était que par simple envie de rire au nez et à la barbe du concierge et des fantômes, mais son instinct autant que sa lucidité lui soufflaient que cela n'avait rien à voir. Là, perché tout en haut de la tour d'Astronomie, guère loin du dortoir des Gryffondor, le jeune homme avait une vue parfaite sur le parc en attendant son amie Nott. Il était étonnant pour un garçon qui rejetait en bloc toute son éducation – bien qu'il le fasse discrètement – qu'il tienne autant à son amitié avec une fille descendante de la famille qui avait écrit le registre par lequel tous les sang-purs juraient. Mais Astora était différente de toutes ces pestes qu'il ne supportait pas dans leur communauté. Il n'y avait bien que deux filles chez les grandes familles qu'il appréciait : Astora et sa cousine, Cassandra. Cette dernière était si présente dans la vie de son cousin qu'il en venait à la voir davantage comme sa sœur que comme sa cousine. Astora était d'une autre trempe, avait un caractère différent mais qui pourtant, plaisait beaucoup au Carrow. Il ne savait pas très bien comment considérer la Nott. Il l'aimait beaucoup, à n'en point douter et d'une manière différente de la manière dont il appréciait sa cousine préférée. Faire un parallèle entre elles était aussi risqué qu'incompréhensible, aussi, Basil préféra se concentrer plutôt sur ce qui lui plaisait chez elle. Astora était affirmée, revêche et il adorait ces tempéraments là autant qu'il les détestait. Les gens les plus affirmés étaient parfois ceux avec qui il s'entendait le moins et parfois ceux avec qui au contraire, il s'entendait le plus. Fort heureusement à ses yeux, elle faisait partie de ces gens auxquels il tenait et avec qui il pouvait traîner sans crainte de se faire juger. Jamais il ne lui serait venu à l'idée de fréquenter ouvertement Aaron et Carolyn, tandis qu'il ne se gênait pas avec elle ou Bartemius. Le statut de leur sang et la richesse de leurs noms, le faisait jouir d'une liberté à laquelle il ne touchait pas trop, habituellement. Cette pensée arracha un sourire au jeune homme, qui souriait presque de remerciement à l'idée d'être libéré de la pression familiale pour un temps, grâce à deux personnes semblables aux autres mais aussi, diamétralement différentes. C'est ce moment que choisit Astora pour se montrer et si Basilius était un maniaque, il autorisait bien son amie à avoir trente secondes de retard – et elle était la seule à jouir d'un tel privilège. On avait tant rabâché au garçon l'importance de la ponctualité qu'il ne pouvait s'empêcher de contrôler les autres pour donner son avis s'ils avaient le malheur de ne pas être pile à l'heure. Il se retourna vers elle, en s'autorisant un léger sourire ravi et la salua sommairement d'un simple « salut ». Il s'amusa de l'anecdote de la Serpentard sur les fantômes et la considéra quelques instants en silence sans se départir de son sourire. Celui qu'affichait la Nott était tout aussi joyeux que le sien, et il se rendait compte qu'il aimait bien la voir arborer celui-ci. « Je ne sais pas ce qui vaut le mieux : être surprit par le moine ou par le baron ? » lui demanda-t-il, tout amusé à l'idée qu'elle puisse être attrapée par l'un d'eux, alors que c'était son idée de sortir si tard.

Elle lui retourna la question et il appuya ses avant bras contre la barrière pour regarder le parc : « Mon dortoir n'est pas très loin, mais j'ai entendu Peeves remuer des chaises dans une salle, pas très loin » lui confia-t-il néanmoins. Être surprit par l'esprit frappeur était la pire chose qui pouvait leur arriver, et il préférait encore être glacé sur place par le fantôme des Serpentards que par celui-ci. « J'ai été surprit de recevoir ta lettre, mais Aaron n'est pas au courant que je suis sorti te voir ce soir » l'informa-t-il davantage par politesse que par réelle nécessité. Il tourna un regard conspirateur vers elle, car s'il adorait son meilleur ami, force était de constater qu'il faisait parti de ceux le comprenant finalement le moins dans le château de sorcellerie de Poudlard.

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Dernière édition par Basil Carrow le Mar 3 Avr - 16:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Dim 25 Fév - 23:02

Astora avait toujours été très indépendante, et n'avait jamais supporté qu'on la commande. C'était pour cette raison, et aussi parce qu'elle n'était pas pétrie de préjugés, qu'elle avait des amies de tout horizon social et de tout statut du sang. Mais elle avait été agréablement surprise des années auparavant de trouver en Basilius un garçon qui lui ressemblait, et qui la complétait. Leurs deux noms leur assuraient une certaine tranquillité, car leur amitié semblait correspondre aux codes immuables qui régissaient leur petit monde. Pourtant les deux compères étaient ce qu'il y avait éloigné des valeurs sang-purs, et c'était cela qui les avait rapprochés. Le fait qu'ils soient issus de deux familles pures, et qu'ils aient grandi en connaissant des vexations similaires, les avait beaucoup rapprochés, mais c'était bien leur naturelle complicité et leur instinctive compréhension l'un de l'autre qui les avait liés.
En son Carrow elle trouvait une oreille attentive, et un esprit ouvert. Et réciproquement, elle était là pour l'accompagner et le rassurer tout autant. La réciprocité et la loyauté qui les liaient n'avaient cessé de croître depuis qu'ils se connaissaient. Si Basil était quelqu'un de réservé, elle était bien plus affirmée et revêche et n'était pas du genre à accepter qu'on la critique, ou pire, qu'on critique son Carrow. Sa dernière croisade avait été de faire taire les serpentards qui comméraient sur le garçon, et sa guerre sainte avait été couronnée d'un certain succès.

Malgré l'avance qu'elle avait prise, elle était arrivée avec quelques minutes de retard. Elle connaissait le goût de Basil pour la ponctualité, et elle fut rassurée qu'il ne le lui fasse pas remarquer. Elle s'approcha jusqu'à lui, venant poser ses mains sur la balustrade à ses côtés. « Je crois que soudoyer le Moine est plus simple, même si le Baron aurait plus de remords à accuser une élève de sa maison … » analysa-t-elle avec un sourire espiègle « Mais je crois que je préfère encore ne pas être surprise du tout, ça évite bien des complications » ajouta-t-elle en riant.

Alors qu'il répondait à sa question, elle pencha son visage sur le côté, l'écoutant en contemplant son visage avec un sourire ravi. Astora haussa ses sourcils avec surprise : « Mince, j'espère qu'il n'aura pas l'idée de venir ici ! Tu penses que les sorts marchent contre lui ? C'est un esprit, mais peut être qu'un Petrificus peut l'immobiliser ? » Peeves était la terreur de Poudlard, et à côté de lui, même sa terrible chouette Attila était une délicieuse chocogrenouille délicate

« Surpris ? Tu n'as pas aucunes idées du pourquoi je t'ai donné rendez-vous ? » lui demanda-t-elle d'une douce voix , couvant d'une regard attendri les traits de Basil. Astora pensait avoir donné des signes au jeune Carrow depuis plusieurs semaines, et si elle lui posait la question, c'était aussi pour savoir s'il avait compris ce qu'elle essayait de lui faire comprendre. Avec un sourire charmeur, elle plongea ses prunelles dans les siennes, attendant paisiblement qu'il lui réponde.


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Dernière édition par Astora C. Fawley le Jeu 29 Mar - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Mar 27 Fév - 22:49

La loyauté était une qualité qu'affectionnait particulièrement le jeune Basilius Lance Carrow. Et lui, tout comme son amie Nott, en étaient pourvus. Cette ressemblance n'était pas la seule qui unissait ces deux âmes dissonantes chez les sang-purs, qui trouvaient fort heureusement chez l'autre, quelqu'un avec qui partager leur malheur. Car des malheurs, tous les deux en vivaient avec plus ou moins d'intensité. Basil aimait trouver en sa camarade quelqu'un à qui confier ses problèmes et surtout quelqu'un qui puisse les comprendre. Ses amis de dortoirs n'étaient pas très au fait des pratiques des familles nobles et ne pouvaient en aucun cas comprendre la pression familiale qu'il ressentait au plus profond de son cœur. Il avait beau être réservé et froid, il ne ressentait pas moins puissamment les émotions que les autres. Il était en devenir, un homme passionné dont les violents sentiments seront surtout enfouis au plus profond de lui. Astora, la belle et piquante Astora, lui semblait être animée d'un plus franc goût du spectacle. Là où il veillait à raser les murs, la voilà qui faisait tout l'inverse. Et il aimait beaucoup cela, chez elle. La jeune femme s'approcha de la balustrade et il la suivit paisiblement du regard, tout en accordant une oreille attentive à ses paroles – qui par ailleurs, lui arrachèrent un rire. « Mieux vaut ne tomber ni sur les morts, ni sur les vivants » confia-t-il finalement.
Elle continua de son air amusé qu'il affectionnait de surprendre sur son visage. Astora était une fille bien faite, avec une intelligence vive et percutante. Il continua de sourire en détournant son visage pour poser ses yeux sur le parc qui s'étendait tout eux. Peeves était un sale esprit mais le Gryffondor se demandait bien ce qu'il avait été de son vivant. Car il en était certain, il n'avait pas pu être un esprit depuis sa création. Il haussa les épaules de manière impertinente : « Je ne sais pas, mais je n'aimerais pas trop essayer, vois-tu ». Le blason rouge et or qu'il portait à la poitrine soulignait certes son courage et sa témérité, mais il était surtout un garçon intelligent qui préférait se sortir d'un pétrin autrement que par le seul usage de sa baguette. A dire vrai, il avait bien une petite idée de ce qui aurait pu pousser son amie à le faire venir si tard, et ici. Mais comme il n'était pas certain et qu'il ne désirait surtout pas détruire cet instant bucolique, il hocha négativement la tête. Basilius mentait chaque jour à sa famille ce qui faisait de lui un bon menteur. Mais Astora le connaissait sans doute assez bien pour savoir lorsqu'il ne disait pas la vérité. Il reposa ses yeux sur elle pour guetter sa réaction. « Bon, j'ai peut-être une idée » admit-il en se retournant vers elle, les bras croisés sur sa poitrine si bien qu'il avait un air d'enfant capricieux, « mais je ne dirai rien. Alors ? » s'impatienta-t-il en levant un sourcil sceptique face à son amie. Non pas qu'il était mécontent d'être dehors avec elle, parce qu'il adorait Astora, réellement. Mais bon, il n'appréciait pas d'avoir l'impression qu'il y avait anguille sous roche.
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Dim 4 Mar - 23:01

Astora n'avait jamais apprécié se cacher, ou être honteuse. Car elle avait très vite assimilée que les dominants attaquaient plus facilement les individus qui semblaient faibles et peu assurés. Tout n'était qu'une question de rapport de force, et elle savait très bien qu'en s'affirmant insolemment, elle prenait l'initiative de l'attaque. La jeune Nott n'avait jamais supporté subir la critique. Sa meilleure défense était l'attaque, et avant même qu'on murmure derrière son dos qu'elle mettait du rouge à lèvres, ou qu'elle fréquentait des élèves d'autres maisons, elle s'affichait les lèvres rouges au bras de quelques gryffondors ou de quelques poussoufles. Prendre au dépourvu l'adversaire, frapper avant de l'être, étouffer les rumeurs en les assumant. Elle avait conscience que ce n'était pas des méthodes que Basilius utilisaient, mais Astora savait qu'il soutenait son initiative, et en comprenait le message.

La jeune Nott appréciait la discrétion de Basil, et sa réserve lui semblait presque plus noble que sa revendication. Elle avait conscience d'avoir trouvé quelqu'un qui la complétait sur ce point, et l'empêchait de tomber dans de l'agression gratuite, tout en partageant avec elle un passé et des idéaux qui lui plaisaient. Physiquement le jeune Carrow révélait déjà un potentiel de séduction qui n'allait faire que s'affirmer, mais Astora s'était laissée à éprouver de plus tendres sentiments à son égard surtout au contact de leur complicité toujours grandissante et toujours plus fusionnelle.
La jeune femme acquiesça avec un sourire approbateur : « Effectivement, je crois que cette expérience peut attendre. » Il était assez clair que les risques de finir en retenue jusqu'à la fin de sa scolarité semblaient assez importants si ils tentaient d'agresser l'esprit frappeur, et elle devait avouer que cette perspective ne semblait pas une idée intéressante.
Astora attarda son regard sur les traits de Basil, et elle sembla y déceler les indices révélant qu'il savait très bien ce que cette invitation voulait dire. Elle détourna son visage pour observer le parc plongé dans la nuit, gardant un sourire sur ses lèvres.

« Je respecte ton silence. » Lui répondit-elle d'une voix sage, avant de tourner son visage vers le jeune Carrow, attardant ses prunelles sur sa moue mutine. Elle savait que le jeune garçon n'appréciait pas quand elle jouait avec lui, aussi lui adressa-t-elle un doux sourire, avant d'ajouter : « Dans ce cas, ça ne te dérange pas que je commence ? » lui demanda-t-elle.
Elle enroula nerveusement une mèche blonde autour de son doigt, mordillant ses lèvres, détournant son regard de Basil pour trouver les mots justes à ce qu'elle voulait lui dire. « Surtout que j'ai beaucoup à dire » murmura-t-elle d'une voix sincère.
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Mar 6 Mar - 19:21

Basilius était un garçon qui, déjà à l'époque, ne désirait pas perdre de temps. Il mettait toujours à profit celui-ci, qu'il optimisait du mieux qu'il le pouvait afin d'être satisfait. Aussi n'était-il pas rare de le voir rendre en avance les devoirs que lui demandaient ses professeurs. Devoirs, qui étaient toujours assortis d'une note optimale. Mais concernant les amours, le fils cadet Carrow avait bien le temps de voir son point de vue évoluer. En effet, il n'était ni un grand séducteur – pas encore tout du moins – ni même un grand observateur de la gente féminine. Après avoir longtemps rêvé d'une Poufsouffle qu'il avait rencontré pendant la première année, il s'était rendu à l'évidence et avait laissé tomber. Et là, ce soir, il avait reçu un message d'Astora Nott. Si n'importe quel garçon se serait fait beau dans l'idée de régler son affaire le soir-même – ils étaient peut-être dans les années 50 mais n'importe quel garçon avait les idées très bien placées généralement – Basil lui, était venu sans idée précise. Il avait beau se douter du sujet de ce rendez-vous en haut d'une tour, mais il préférait ne pas se lancer dans des suppositions peut-être ridicules et son amie, bien entendu, le comprit.
Elle et lui, lui et elle, se comprenaient toujours dans n'importe quelle situation, ce qui avait le don non seulement d'agacer mais aussi d'apaiser le Gryffondor. La relation qu'ils entretenaient était sans aucun doute la plus complexe qu'il avait. Astora était la seule de ses amis à recevoir ainsi ses faveurs, sans qu'il ne pense pourtant à la nommer meilleure amie. Car qui se sentait attiré par sa meilleure amie ? Il ne l'était absolument pas de Carolyn et c'était mieux ainsi. Pourtant, alors qu'il la regardait enrouler autour de son doigt une de ses mèches blondes, il la trouva jolie. Sincèrement et purement jolie. Astora lui plaisait, il en était venu à cette conclusion quelques temps auparavant. Mais comme il ne s'intéressait pas encore aux charmes féminins à l'époque, eh bien, il n'avait rien dit. « Fais donc » l'invita-t-il gentiment. Il lui sourit, comme pour la mettre en confiance. Si elle n'était pas une Gryffondor, elle avait à cet instant plus de courage et de témérité que lui. La sincérité qui se dégageait de la voix de son amie manqua de le faire rougir mais il lutta férocement contre l'envie de se détourner pour regarder le ciel sombre. Si ce qu'elle devait lui dire était si important, il valait mieux qu'ils se le disent en face.
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Sam 10 Mar - 13:21

Astora avait toujours eu une relation tourmentée avec la réussite. Elle était capable des plus éblouissantes réussites, comme des échecs les plus flagrants. Elle n'avait pas la patience d'apprendre certaines choses, et pouvait avoir un regard supérieur sur certaines matières. Pas tant qu'elle les dénigrait, mais qu'elle savait intimement qu'elle perdrait son temps inutilement à les travailler, sachant que jamais elle ne les maîtriserait parfaitement. Cette façon de se comporter s'était transposée sur les relations amoureuses, et son regard sur les hommes. Elle était très loin d'être frigide, mais elle se contentait d'accorder de l'attention à ceux qui méritaient son regard. S'ils étaient peu, c'était plus parce qu'elle avait des standards élevés, que parce qu'elle cherchait à se préserver telle une nonne.
Basilius Carrow avait longtemps appartenu à une catégorie intermédiaire, et bien qu'elle ait toujours su pertinemment que leur relation particulière n'était pas sans ambiguïté, c'était progressivement qu'elle avait développé une attirance à son égard, et qu'elle avait vu ses sentiments amicaux évolués en quelque chose de plus passionné, et de moins innocent.
La jeune Nott soutint le regard de Basil, échangeant un sourire avec lui. Elle acquiesça distraitement à son invitation à parler, et elle regroupa toute sa détermination et tout son courage pour organiser ses pensées avant de parler. Son regard dériva sur les vêtements du jeune garçon, lissés avec l'application prévisible du jeune Carrow, avant de revenir se poser dans ses iris.
Enfin, d'une voix douce, elle se décida à parler : « J'éprouve des sentiments pour un garçon de cette école. » Commença-t-elle en gardant les traits de son visage lisses et imperturbables, avant de poursuivre :  « Cela fait longtemps que nous nous connaissons, il me fait rire, et ensembles nous pouvons discuter de tout. Lorsque nous sommes tout les deux, je me sens plus forte. » Astora ne désignait pas explicitement Basilius, mais l'implicite était suffisamment clair pour que le jeune garçon sache exactement qui elle désignait. Si la jeune fille était courageuse, elle n'était pas de celle qui se dévoilait imprudemment dès les premiers mots.
« Et il est plutôt séduisant, physiquement parlant... » Ajouta-t-elle avec un rire taquin, adressant un regard explicite à Basilius, un sourire sur ses lèvres et les joues rougissantes.
Cependant, elle détourna son regard, pianotant du bout des doigts la balustrade qui donnait sur le parc. « Mais je ne sais pas si il ressent les mêmes choses, tu comprends ? » murmura-t-elle « Même si je sais qu'il n'est pas comme les autres garçons obsédés de Poudlard, je ne sais pas si une autre fille aurait capté son regard avant moi ... » A ses mots, elle tourna son visage vers Basilius, plongeant ses iris d'un bleu pâle dans ses prunelles. Elle avait dévoilé ses pensées, et désormais Basilius détenait en ses mains le sort de leur conversation.
Bien qu'elle soit très indépendante, et qu'elle n'aurait probablement jamais toléré cela d'une autre personne, le jeune Carrow était une personne exceptionnelle à ses yeux, et lui laisser la direction ne la gênait pas. La confiance qu'elle lui témoignait était sincère et totale, et le fait qu'ils puissent se fréquenter autant qu'ils le souhaitent et que son entourage ait toujours vu d'un bon œil la fréquentation d'un héritier au sang auguste n'avait fait que les rapprocher. Et le plaisir de profiter de leur impunité pour aller tout à fait à l'opposé des attentes de leurs parents était enivrant.


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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Lun 12 Mar - 13:13

C'était la vie d'échec de Basilius qui l'avait conduit à être là ce soir. Où se serait-il trouvé s'il avait été comme tous les autres garçons de sa famille ? Dans la salle commune des Serpentard, à bavasser avec des gens qui lui ressemblaient, à se moquer des plus faibles et des impurs ? Ou bien se serait-il assoupi dans son lit aux couleurs des verts et argents, après avoir lu pour la troisième fois un essai d'un ancêtre justement d'Astora qu'il venait voir ce soir ? Toute sa petite existence aurait été remise en cause par sa simple répartition à Gryffondor. Il n'aurait pas été autant punit par son père, peut-être même qu'il aurait été heureux. Il était finalement passé à un cheveux de l'être, mais sans doute un gène défaillant lui avait-il était donné par un de ses deux parents, ce qui le rendait traître. Son amie Nott ne vivait pas la traîtrise de la même manière que lui, mais il était un garçon ouvert d'esprit. Peut lui importait finalement qu'elle le crie dans les couloirs ou qu'elle agisse dans l'ombre. Le principal, c'était qu'elle ne soit pas un échec pour lui.
Mais n'en était-il pas un pour elle, finalement ?
Les mots de la jeune femme, firent mouche sur le Gryffondor qui afficha un sourire gêné. Il ne s'était donc pas trompé. Cependant il se demandait bien ce qu'elle pouvait lui trouver. N'était-il pas, finalement, un élément cassé dans leur société si bien huilé ? N'était-il pas la pièce défectueuse qui pourrait lui attirer des problèmes ? Basil se tenait droit, silencieux, pensif. Était-ce juste de répondre favorablement à la jeune femme, même si lui-même ressentait des émotions proches des siennes ? « C'est une situation délicate » souffla-t-il du bout des lèvres, les joues rougissantes malgré lui. Son côté « petit garçon candide » était tout ce que son père s'appliquait à détruire depuis sa première correction à la cave. Pas d'affection, pas de reconnaissance. Il était tout juste accepté dans sa propre maison. Astora ne pourrait-elle pas le libérer de ses chaînes, d'une certaine manière ?
Il s'en voulu immédiatement de penser cela.
Cela revenait à l'utiliser elle, et cela ne lui plaisait pas. Basilius avait assurément des sentiments envers elle, mais jamais ils ne devaient être masqués par un opportunisme désolent, davantage emprunté à la maison à laquelle elle appartenait. Il n'osait pas, ne serait-ce que penser qu'elle ne soit pas sincère. Il la connaissait assez, à son sens, pour ne pas la soupçonner ainsi. « Moi aussi, je suis attiré par quelqu'un » confia-t-il bien sobrement, sans s'étaler dans la poésie qu'elle lui avait la première présentée. « Mais je ne sais pas si ce serait une bonne idée » ajouta-t-il en coulant un regard vers ses yeux clairs, si différents des siens. Un couple de traître, ne serait-ce pas merveilleux ? Pas tant que cela, à ses yeux. Lui qui essayait parfois de se fondre dans le moule de leur société, se voyait attiré irrémédiablement vers un endroit plus lumineux, dont Astora lui montrait le chemin.

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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Ven 16 Mar - 15:09

Astora Nott avait toujours été une fille téméraire et rebelle. Elle ne se laissait pas raconter des histoires, et avait un sens de la justice, et de l'injustice, très accru. Très jeune, elle avait pu voir le comportement de sa famille changer à l'égard de sa mère, jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Lorsqu'elle comprit que la raison de cette haine familiale envers sa génitrice était son nom, Prewett, et l'allégeance de sa famille maternelle, elle prit le parti de renier toute l'éducation paternelle pour se concentrer sur celle que sa mère avait pu lui donner. Aussi, elle avait très jeune considéré que son grand-père, Teignous, auteur du registre et de plusieurs essais suprémacistes, était un homme dangereux et déséquilibré mentalement. Elle n'avait jamais cru ses paroles, et sa vieillesse n'avait guère amélioré son éloquence qui avait toujours été faible. Astora avait aussi surtout compris qu'on croyait ce qu'on voulait y croire, en lisant ces traités. Car face à l’œil acerbe de la jeune fille, la faible et pathétique argumentation suprémaciste de son grand père n'avait aucune chance de la convaincre. C'est suite à cela, qu'elle comprît que chercher à se conformer, était une erreur. A moins qu'on soit capable de le faire à la perfection, sinon cela ne servait à rien, et ne faisait que faire paraître une faiblesse. Car effectivement, pour la jeune Nott, chercher à se conformer ne faisait qu'affirmer les arguments adverses. Se conformer présupposait l'idée d'une norme, qu'elle refusait, et l'idée qu'on était déviant, ce qu'elle refusait tout autant. Chaque être avait sa norme, et jamais elle n'accepterait de se conformer à celle d'une autre personne. Avec ces convictions profondément ancrées en elles dès sa plus jeune enfance et après la disparition de sa mère, elle n'avait depuis jamais cessé de les appliquer.

La jeune fille ne le lâcha pas du regard, attardant ses prunelles sur les traits du visage de Basilius. La rougeur que revêtissait ses joues lui prouvait qu'il n'était pas insensible à ses propos, mais qu'un profond dilemme prenait place dans ses pensées. Elle préféra ne pas répondre à sa constatation. Effectivement il s'agissait d'une situation délicate, mais qu'est ce qui n'était pas une situation délicate lorsque l'on parlait des Sangs-purs ? En un sens, elle n'était pas certaine que cette relation soit si problématique, son père et tant d'autres personnes qui étaient au courant de son comportement peu conventionnel, seraient ravis de la voir batifoler pour une fois avec quelqu'un qui ne risquerait pas de souiller son sang. De même elle savait que les parents de Basil seraient trop heureux de le voir se rapprocher d'une Nott. Mais toutes ces choses ne la faisaient pas désirer le jeune Carrow, bien au contraire d'ailleurs, car elle avait horreur de faire ce qu'on attendait d'elle. Aussi, si elle surmontait ce conformisme indésirable, c'était au prix de réels sentiments, et d'une réelle affection pour Basilius.

Il sembla confirmer qu'il ressentait de l'affection pour une certaine personne, et la rougeur précédente de ses joues, ainsi que son regard éloquent, eurent tôt fait d'indiquer à Astora que les sentiments qu'elle avait dévoilés, semblaient réciproques. "Et pourquoi ça ne serait pas une bonne idée ? Que crains-tu ? Qui crains-tu ?" Demanda-t-elle rhétoriquement d'une voix douce et presque tentatrice à la suite de son questionnement, se contentant de rajouter avec fierté : "Ce n'est pas aux autres de nous dire quoi faire, encore moins à une Nott ou à un Carrow." La jeune fille laissa paraître un sourire ironique, pour une fois que son nom lui servait à quelque chose ! "C'est tentant de croire que nous pouvons nous fondre dans ce qu'on attend de nous."murmura-t-elle. Oui, c'était tentant de penser que cela était possible. Mais c'était illusoire, surtout lorsque l'on sentait qu'on s'éloignait irrésistiblement de ce moule présenté comme le seul chemin possible. Elle savait que Basilius était encore tiraillé entre le conformisme, et une indépendance plus affirmée. Elle ne voulait pas l'y pousser contre son gré, mais elle savait déjà quel chemin lui permettrait de goûter à une vie heureuse, et lequel le confinerait dans un monde qui ne pourrait jamais le satisfaire.  
" Le faire, c'est renoncer à notre liberté de penser, et d'agir. Et que recevrions-nous en retour ? Un amour hypocrite ? Je ne crois que ça en vaille la peine. " Murmura-t-elle d'une voix fluette. Cela faisait bien longtemps qu'elle avait cessé d'espérer voir une lumière de fierté dans le regard de son père, ou de tout autre membre de sa famille.
"Surtout lorsque l'amour et la confiance sincère sont si proches de nous..." ajouta-t-elle finalement, levant sa main pour déposer sa paume fraîche sur la joue de Basil, un sourire
flottant sur ses traits.

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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Mar 20 Mar - 17:06

L'enfance de Basil, marquée par un père violent, une mère froide, des frères sadiques et une claustrophobie naissante, ne lui avait jamais fait réellement prendre conscience de son potentiel autre que génétique. On lui avait martelé l'importance de sa noblesse et de sa pureté, il en avait apprit les règles et les avait récité. On lui avait tout expliqué, tout enseigné. Mais jamais on ne l'avait aidé à s'assumer en tant qu'être humain. C'était quelque chose qu'il essayait d'accomplir silencieusement et seul, sans que personne ne soit au courant. Son père l'enfonçait, ses frères se moquaient, et sa mère l'ignorait. Comment se convaincre de valoir quelque chose alors que sa propre famille martelait que l'on ne valait rien ? Alors la question d'Astora évoqua beaucoup de choses en lui. Son incapacité flagrante à s'affirmer, à accepter son propre point de vue, à faire face à son père. Il avait dû assumer ses responsabilités lorsque le choixpeau l'avait envoyé dans la maison des lions et non pas dans celle des serpents. Que craignait-il ? Qui craignait-il ? Basilius était davantage un agneau blessé qu'un lion dominant. Pour l'instant, en tout cas.
Il craignait le regard des autres, les railleries. Il craignait la déception de son paternel qu'il avait toujours rêvé d'impressionner. Cela ne semblait pas prêt d'arriver. Fréquenter Astora ne lui semblait pas être une bonne idée. Ses frères, peut importe sa petite amie, allaient le railler, il le savait. Ils n'étaient plus à Poudlard, mais cela importait peu, finalement. Un baiser sur la bouche de la jeune femme et tout le monde sera au courant, d'une manière ou d'une autre. Son père, s'il aimait le nom des Nott, ne le voyait pas finir avec une de leur représentantes. Il voulait unir son fils à une Rowle d'après les bruits qui courraient, mais la jeune fille était encore trop jeune pour se retrouver attachée à un garçon beaucoup plus vieux. Alors Ollender attendait patiemment l'heure de son dernier fils à marier. Et puis... Astora était tellement plus impertinente que ne le seras jamais une Rowle. Il fallait une fille docile, pas une fille qui réponde. Cela, Basil l'entendait depuis longtemps et comprenait le mutisme de sa mère.
Elle ajouta dans un murmure une phrase si vraie qu'elle fit hocher silencieusement la tête du Carrow. Il n'avait jamais été à l'aise dans sa communauté ou sa famille. Et il sentait grandir dans son cœur un ressentiment désagréable, quelque chose de froid, et piquant envers son géniteur. Existait-il un moule pour lui, quelque part entre sécurité et bonheur, pour l'accueillir ? Il était si différent de ce que son nom prônait qu'il en doutait, malheureusement. « Ce serait un pied de nez à beaucoup de monde » souffla-t-il légèrement séduit par l'idée, « mais as-tu pensé aux conséquences ? ». Basil s'accrocha à la barrière, cette même barrière qu'il avait escaladé quelques années auparavant pour se jeter dans le vide avant que sa cousine ne vienne le chercher. Il l'escalada à nouveau, sans guère penser au suicide cette fois-ci, et s'assit confortablement, ses jambes pendant dans le vide. « Mon père me voit déjà unit à une Rowle, le tient doit avoir un contrat de mariage en tête aussi » commença-t-il sans passer par quatre chemins, « tu imagines ce que cela déclencherait si... ». Il n'osa pas finir sa phrase, parce que la finir la rendrait réelle. Il eut un premier rire, un rire froid, dépourvue de toute joie, à la seule perspective de ce qu'il entendrait sur lui si cela arriver. Et il continuait de rire, comme si c'était absurde.
Soudain, il eut un rire ironique à la notion d'amour hypocrite que lançait Astora. La notion d'amour était proscrite dans sa famille. On se mariait par obligation, l'obligation de la perfection et de la pureté d'un individu. Certains avaient des tares, pourtant, et Basilius était certain qu'il y en aura une, tôt ou tard, dans sa famille. Les paroles de son amie n'étaient pas dénuées de sens, le Gryffondor voulait bien l'admettre. Ce qu'il lui manquait à cet instant, c'était du courage. Lui qui savait être téméraire, se retrouvait bien lâche face à une Serpentard déterminée qui semblait avoir tout prévu dans sa tête. Il se garda bien de répondre et s'enferma dans un silence religieux, en laissant ses yeux bruns se perdre sur la ligne d'horizon.

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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Lun 26 Mar - 18:49

Le père d'Astora n'avait jamais apprécié sa fille, et ne s'en était jamais beaucoup occupé. Aussi, malgré l'âge de la jeune fille qui commençait à avancer, on ne cherchait pas à la marier. Il y avait bien quelques prétendants, mais le paternel refusait de payer un centime pour la cérémonie où pour l'installation possible du couple quelque part. Ainsi malgré le sang d'Astora, elle n'avait pas de fiancé officiel. Ses deux cousines avaient déjà ramené des alliances, l'une se mariant notamment à un Malefoy, le rôle de la jeune Nott était ainsi bien moindre qu'on aurait pu le penser.
La réalité était aussi que le caractère rétif de la jeune Nott faisait craindre à l'ensemble de sa famille un esclandre au cas où l'on aurait cherché à lui faire épouser quelqu'un contre son gré. L'institution du mariage n'était pas quelque chose qu'elle vénérait, sans pourtant la haïr, et elle ne prêtait pas beaucoup d'attention au fait de se trouver un fiancé.
« Je suis dans l'humeur pour faire un peu de chaos, à deux. » plaisanta Astora avec une petite moue fière. « Et puis je ne crains pas les conséquences. » ajoute-t-elle d'une voix plus posée, suivant du regard le jeune Carrow escalader la barrière. Après quelques instants d'hésitation, elle l'escalada à son tour, précautionneusement, utilisant son agilité d'attrapeuse des Serpentards pour y réussir sans aides. « Ce n'est pas une proposition de mariage que je te fais, Basil. » souffla-t-elle avec une petite moue réaliste : « Si tu tiens vraiment à ta Rowle et à faire plaisir à ton père, tu pourras l'épouser dans une dizaine d'année, quand elle aura mon âge. » Astora accompagna sa phrase d'un rire las, en croisant ses bras sur sa poitrine. D'une main, elle rangea quelques mèches de cheveux blonds qui voletaient autour de son visage, soulevées par le vent qui soufflait sur la tour d'Astronomie.
« Qu'est ce que tu veux vraiment Basilius ? Au fond de toi. » demanda-t-elle en tourna son visage vers le jeune Carrow, les traits lisses et son regard voilé glissant sur ses cheveux secoués par le vent. « C'est la seule question qui importe. » ajouta-t-elle en déposant sa paume sur le dos de la main de Basil, posée sur la fraîche pierre de la ballustrade.
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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Mer 28 Mar - 20:44

Basilius n'était pas encore l'homme révolté et farouche qu'il allait un jour devenir. Il était toujours cet adolescent apeuré par son père et désireux d'effacer sa traîtrise en le rendant fier d'une manière ou d'une autre. Ses excellents résultats, témoignaient en effet de cette volonté, pourquoi en effet se donnerait-il autant de peine alors que les études n'étaient pas sa plus grande passion ? Le jeune homme préférait mille fois apprendre des langues et agir, plutôt que de rester complètement amorphe à relire des passages entier de livres vieux comme le monde afin de les mémoriser. Il préférait user de ses connaissances déjà acquises, plutôt que d'en acquérir de nouvelles. Ainsi, son apprentissage était particulièrement difficile. Cela ne faisait cependant pas de lui un mauvais élève, et dans bien des matières, il se retrouvait premier de la classe ou peut-être était-il parfois le deuxième qui talonnait le premier. Ollender Carrow pourtant, n'était jamais satisfait. Sa lèvre supérieure ne s'étirait jamais pour former le charmant sourire qu'on lui connaissait lorsqu'il ramenait ses résultats d'examen. C'était tout juste s'il y jetait un œil une fois son fils partit. Il était beaucoup plus attentif avec les deux jumeaux cependant, au grand dam du petit dernier qui se sentait délaissé par un père qu'il rêvait d'impressionner. Ne pas filer droit n'allait pas l'impressionner et si c'était le cas, cela le serait dans le mauvais sens du terme.
Basilius ne voulait pas agacer son père, lui rappeler que lui, le Gryffondor de la famille faisait encore parler de lui. Fréquenter Astora entraînerait un choc auquel il survivrait cependant, considérant son nom. Mais en même temps, son besoin de contrôle serait bafoué et ses plans, tomberaient à l'eau. Son égo surdimensionné ne pourrait pas le supporter bien longtemps. Une amourette de passage, oui, si cela durait trop, il ferait volontiers cesser les choses. Et cela impliquerait que quelqu'un d'extérieur commanderait la fin. La perspective de la fin de quelque chose qui lui plaisait, le mettait particulièrement mal-à-l'aise. Oh oui, il avait envie de se mettre avec Astora. Elle lui avait toujours plu, peut-être était-ce dû à son côté pimbêche. Il glissa un regard sur ses jambes lorsqu'elle escalada la barrière pour le rejoindre, avant de poser distraitement à nouveau, ses yeux sur l'horizon. Il n'y avait presque plus de trace du soleil, sauf peut-être un léger reflet à des centaines de milliers de kilomètres d'eux. Le rire las qui accompagna la phrase de la jeune femme, loin de le faire sourire, le fit rougir de honte. Elle décrivait simplement, purement et fidèlement, son asservissement. Et il ne savait pas tout à fait comment le prendre. Aussi, comme toujours lorsqu'il était mi-figue mi-raisin, il ne répondit rien. Avec une famille comme la sienne, il était passé maître dans l'art d'être là mais silencieux et imperméable à tout. A la question de savoir ce qu'il voulait, ce fut à nouveau un silence qui répondit à la Nott, parce qu'il restait assez étonné qu'elle lui pose la question. Le problème n'était-il pas plutôt ce qu'il voulait et ce dont il avait besoin ? Car c'étaient là deux choses bien distinctes et différentes, chez lui, qui se battaient en dualité dans son ventre comme deux léopards pour un même territoire. « Ce que je veux, ce que je ressens et ce dont j'ai besoin, sont des choses bien distinctes Astora » préféra-t-il la prudence plutôt que l'affirmation impulsive et infondée. Il soupira longuement, il sentait qu'il devait prendre une décision et il n'était pas encore l'homme responsable qu'il sera un jour. Basil restait un adolescent sans attaches ni réel sens du devoir, pour l'instant. La main posée de la jeune fille dans son dos, le força à articuler : « J'aimerais pouvoir être libre de faire et d'être qui je veux ». Il tourna la tête dans sa direction pour le regarder dans les yeux. « Moi, j'aimerais bien Astora » lui dit-il simplement.

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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Jeu 29 Mar - 18:48

Astora Nott était le fruit de l'union, qui a l'époque était banale, et désormais excentrique, entre une Prewett et un Nott. En elle s'affrontait une part de douceur et de bonté, qui rentrait en concurrence d'une personnalité plus ambitieuse et beaucoup plus tranchante. Mais jamais elle n'avait cherché à contenter son paternel. Car elle savait par le fruit d'une longue expérience, que ce dernier ne serait jamais satisfait de son comportement. En effet, pour être satisfait du comportement de quelqu'un, il faut définir ce que l'on veut qu'il soit. Mais son père était beaucoup plus fluctuant, et indécis que cela, et il était bien incapable de l'encourager à suivre un chemin ou à l'en dissuader. Ainsi, face à l'inutilité de rechercher la conformité où la fierté de ses ancêtres, elle avait appris à vivre pour elle.
Aussi, elle n'avait pas peur, et elle ne doutait pas. Car elle avait la conviction intime qu'aucun autre chemin que celui qu'elle empruntait eut été envisageable. Que son père s'agace, elle n'en avait cure. Et pour une fois, elle aurait un argument de poids face à lui, même si paradoxalement elle était dégoûtée d'avoir à l'utiliser, c'était que Basil portait un nom figurant dans le registre.
Astora n'éprouvait que peu de surprise face à l'asservissement, fut-il celui de Basil. Cette domination de l'individu était partout dans leur société, et elle l'avait tant vu qu'elle ne s'en émouvait que très peu. Et ce n'était pas parce qu'elle avait pris le parti de s'en libérer et de se révolter ouvertement, qu'elle ne comprenait que cela puisse être plus dur pour d'autre.

« Pas autant que tu peux le penser. » Murmura-t-elle en réponse à Basil, en déposant son menton sur son poing d'un air songeur. « C'est parce que tu adaptes ton regard à celui de ta famille. » lui expliqua-t-elle d'une voix posée, en fixant le soleil mourant à l'horizon. Dans son enfance, elle avait eu l'habitude de chercher à atteindre une certaine norme de la petite fille parfaite, jusqu'à ce qu'elle comprenne que cette norme pouvait tuer. Et tuer notamment sa mère. Cette volonté de se conformer était aussi nocive que la norme, car elle la reconnaissait et la justifiait. Et une chose était sûre, il n'y avait pas de demi-mesure. Soit l'on prenait le parti d'être libre, soit l'on s'asservissait pleinement, mais l'entre deux n'existait pas, ou du moins conduisait à une mort prématurée.

« Tout le monde aimerait pouvoir. » laissa-t-elle échapper aux propos de Basil. « Moi aussi, j'aimerais être parfaitement libre. » Car il était assez évident que bien qu'elle soit la plus libérée des sorcières pures de sa génération, elle n'en demeurait pas moins ridiculement asservie à certaines règles que même elle et sa hargne ne pouvaient détruire. « Mais l'important c'est d'essayer, et de toujours essayer de repousser les limites de notre asservissement, jusqu'à ce qu'il s'effondre. » prononça-t-elle d'une voix à la fois déterminée et séduisante, en fixant les iris de Basil. Elle garda sa main sur la sienne, sans la presser, comme si ce contact l'assurait de communiquer plus pleinement avec son Carrow.


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MessageSujet: Re: Now we are free | ASTORA (flashback) Sam 31 Mar - 16:16

« Dépassé par les événements ».
« Pas dans le coup ».
Toutes ces analyses auraient pu résumer à la perfection Basilius à cet instant. A seize ans, il ne se sentait pas prêt à assumer la réalité de sa traîtrise et la provocation d'une amitié forte voire plus. Il restait ce petit garçon emmené à la cave par un père qu'il essayait résolument d'impressionner, qu'il gardait comme modèle dans son esprit en se convainquant qu'il avait raison de le punir. Le désormais Gryffondor n'avait jamais jouit d'une réelle liberté de parole, de pensée et il ne connaissait pas le principe même du libre-arbitre. Aussi se fourvoyait-il sur les désirs qu'il pensait en accord avec ceux de sa famille. Ils étaient différents, mais il se forçait à se dire qu'ils ne l'étaient pas tant que ça, qu'ils étaient la triste mais lourde continuité d'une éducation familiale violente. « Peut-être » dit-il en haussant les épaules avec impertinence, « mais je ne connais que ça ». C'était assez triste qu'il se retrouve abattu ainsi comme un lion au fond de sa tanière. Il se retrouvait à vouloir cracher sur un sang qu'il avait apprit à aimer, il voulait déchirer les tableaux de ces gens qui lui avaient transmis leurs gènes sans lesquels il ne serait pas là alors qu'il avait apprit à les vénérer. La dualité violente déchirait son crâne et lui étrillait les pensées.  
Pourtant, pourtant... Il avait fait un effort pour faire un pas vers elle. C'était à ce moment précis, la seule chose dont il était capable sans craindre de reculer de plusieurs mètres pour s'échapper d'elle, farouche et craintif. Basilius était outré qu'elle ne saute pas sur l'occasion et lui donne au contraire une chance de plus de partir. Il baissa les yeux vers leurs mains liées, et se demanda pendant quelques instants ce que cela donnerait s'ils étaient ensemble, réellement. Ses pensées se présentaient à lui sans qu'il ne puisse les contrôler. Il se voyait avec elle marcher dans les couloirs, entre les cours, dans le parc et il devait bien admettre que la perspective de rester avec elle lui plaisait particulièrement. Mais il craignait son père. Le spectre de son géniteur planait au dessus de lui comme une épée de Damoclès pour l'observer de ses yeux sombres en attendant qu'il sombre dans l'abîme que provoquait la douce et délicate Astora Nott. Il descendit de son perchoir comme l'oiseau de nuit qu'il n'était pas et lui tendit la main pour qu'elle fasse de même. « Je suppose que si je ne saute pas sur l'occasion, je ne repousserai jamais ces frontières » ironisa-t-il son impossibilité de se libérer de ses chaînes.
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