C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN

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MessageSujet: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mar 27 Fév - 16:59

Avril 1975

Alors que l'heure était à la guerre, aux masques de fer et aux alliances secrètes, l'élève Travers se prélassait autour du feu de cheminée de la salle commune de Serpentard à lire les dernières nouvelles de la Gazette du Sorcier. L'attentat au Musée avait été une réussite, son frère avait dû s'y faire plaisir. Pour sa part, Christian estimait ce genre d'actes assez inutiles même s'il aurait pris grand plaisir à punir quelques sorciers impurs qui peuplaient leur communauté. Son attitude calme et posée contrastait étonnamment avec ce que le reste des Sang-Purs attendait de son nom. Oui, le second fils Travers avait de la pression de partout, mais là n'était point son affaire. Il laissait couler l'eau sous les ponts et se préoccupait des choses beaucoup plus essentielles à ses yeux comme cette idée de Conseil de Sorciers qui avait germé dans son esprit quelques années en arrière.
Toujours en marge de sa communauté, l'on pouvait cependant difficilement l'en écarter puisqu'il défendait farouchement ses idéologies anti-moldues. Le Serpentard, aux yeux de certains, était un traître sans en être un, un raté sans pour autant être un cancre, un cas sans espoir dans lequel on en plaçait pourtant beaucoup. Il suffisait qu'il arrive quoi que ce soit à Niclas et Chris prenait tout. Le poids familial, l'exemplarité pour son jeune frère et sa sœur, une bonne part de la richesse, mais surtout se verrait dans la presque obligation de rentrer dans les rangs du Seigneur des Ténèbres, ou la chose qu'il ne souhaitait pour rien au monde. Son opposition face à ce leader était bien connue des grandes familles anglaises qui voyait cet acte comme un affront à celui qu'ils considéraient comme leur guide. Pourtant, jamais le jeune Chris n'avait été puni et il vaquait donc à ses occupations comme à l'accoutumée. Qu'on le regarde d'un mauvais œil ou non, cela ne le regardait pas. Il faisait ce qu'il avait à faire et il y avait tout intérêt à ce qu'on ne lui mette pas de bâtons dans les roues.

Le regard rivé sur l'un des paragraphes du journal, un air de satisfaction passa sur son visage lorsqu'il découvrit la démission de Jenkins. Encore une dizaine d'années et plus aucun Ministre ne démissionnerait. En fait, il n'y aurait plus de Ministre du tout. Du coin de l'œil, il vit l'héritier Rosier faire irruption dans la salle commune.
« Evan. » fit-il platement en guise de salutation. Tous deux ne s'étaient jamais vraiment adressé la parole, la communication envers les autres membres Sang-Pur n'étant pas vraiment sa tasse de thé.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Ven 2 Mar - 11:40

La guerre était à la fois proche et lointaine de l’héritier durant sa sixième année. Proche car il sentait l’ombre de l’étendard du seigneur des ténèbres dont on lui demanderait prochainement de rejoindre les rangs planer au-dessus de son crâne ; lointaine car entre le quidditch et les jeunes filles nombreuses étaient les préoccupations qui l’intéressaient alors davantage. C’était d’ailleurs de l’entraînement dont il revenait lorsque le plus vieux des Travers encore à Poudlard le salua.  L’adolescent était d’une sombre humeur comme il ne s’était toujours pas remis de ses blessures et ne jouerait pas le prochain match. Son genou abîmé tremblait encore et, les cheveux et le maillot mouillé, il se laissa choir sur une chaise et suréleva sa jambe blessée pour s’aménager une pause avant de monter les dernières - mais non moins cruelles ! - marches qui le séparaient de son dortoir et des douches.

Ils étaient les seuls élèves présents dans la salle commune et l’éloignement de Christian - de sa famille comme de toute autre chose lui semblait-il - lui parut tout à fait salutaire. Evan n’était plus dans les bonnes grâces de la famille Travers depuis qu’un caprice lui avait fait rejeter dans une bourrade ses fiançailles avec Azelma il y a de cela quelques mois. Il allait sans dire que cela l’aurait tout à fait ennuyé de se voir offrir une lecture sur son comportement de goujat. Il avisa la première page du journal dont s’était délesté son aîné et un mince sourire étira ses lèvres devant la mine défaite du Ministre Jenkins qui annonçait sa démission sous les flashs agressifs des photographes. S’il avait lu à maintes reprises l’article sur l’attaque du musée pour exploser de rire avec ses meilleurs amis d’une trempe aussi cruelle que la sienne, il n’avait lu les autres colonnes qu’en diagonale. Les détails sanglants et violents lui plaisaient davantage que l’ennuyeux jeu démocratique. « Sang de bourbe Minchum ou Nobby ‘Peace’ Leach ? » interrogea-t-il le garçon avec un air soudainement un peu plus narquois en prévision des nouvelles élections. « Tu es en âge de voter et je suis curieux de savoir qui recueillera ton bulletin, toi qui ne fais jamais rien comme tout le monde ». Il aurait été plus vrai de dire que son interlocuteur ne faisait jamais rien comme les autres sang pur mais il n’eut pas la hardiesse de prononcer ces mots. Il ne doutait pas que le second fils, réputé pour être un esprit aussi brillant que celui du premier fils était réputé être barbare, devait de toute manière savoir très bien lire entre les lignes. Une douleur dans son genoux le lança et il se passa la main dans ses boucles châtains pour en chasser sommairement la sueur et penser à autre chose.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Dim 4 Mar - 22:07

Il n'était pas dans les habitudes de Christian de faire comme tout le monde, il est vrai. Rien que dans ses idées, il se démarquait des autres mais l'assumait encore plus lorsqu'on lui en faisait la remarque. Son projet de réformer le Ministère ne plaisait pas à tous, et pourtant le musicien était convaincu que cela pouvait marcher. Que cela devait marcher. Leur système actuel ne permettait pas de placer les Sang-Pur à la tête du gouvernement, il suffisait de voir les candidats pour les prochaines élections. Une démocratie ? Cela sonnait creux aux oreilles de Christian. Ce qu'il fallait, rétablir le Conseil des Sorciers qui, à ses yeux, était la plus belle invention politique de toute l'histoire de leur communauté. Mais personne ne lui accordait ce bénéfice. Ils préféraient se battre et s'entretuer plutôt que d'admettre qu'un meilleur système pouvait épargner des vies de leur côté. Perdre un héritier d'une bonne famille, cela était assez dommage non ? Alors pourquoi les gens s'entêtaient à vouloir suivre une personne instable qui ne leur apportait que la mort ? Le second Travers ne comprenait pas leur logique. Ils finissaient davantage par se battre pour quelqu'un que pour une cause. C'était plutôt... Décevant.
Les Rosier et les Travers étaient assez proches, tout comme ils l'étaient des Carrow, de Yaxley et de ces autres illustres. Proches par les idéologies et les intérêts, moins proches pour la sincérité et la franchise. Les relations mondaines étaient ainsi et Christian s'y complaisait fort bien. L'art de faire semblant, les plus jeunes de son milieu y étaient initiés dès leur naissance et le résultat dépendait bien évidemment de si l'on était née fille ou garçon. Les hommes parlaient famille, pouvoir, argent et alliances tandis que les filles faisaient semblant de s'apprécier alors qu'elles pouvaient à peine se supporter, jalousant la beauté d'une ou la richesse de l'autre.

Christian ne répondit pas tout de suite à la provocation de son confrère – ou cousin très éloigné étant donné le niveau de cosanguinité au sein de la communauté – et préféra terminer tranquillement la lecture de son paragraphe. Il aimait prendre son temps. Ceci fait, Travers plia son journal et le posa sur la table basse avant de croiser les jambes, entremêler ses doigts et les poser sur son genou en regardant le Rosier d'un air faussement amusé.
« Qui aurait cru qu'Evan Rosier s'intéresserait à la politique ? Il s'agissait évidemment là d'une question rhétorique. Christian savait pertinemment que tout ce qui relevait de ce domaine n'était pas le centre d'intérêt du Serpentard.
L'héritier Travers tourna sa tête vers le feu de la cheminée avant de reprendre. Je possède justement le mérite de ne pas faire comme tout le monde. » fit-il posément de cette voix calme et plate dont lui seul possédait le secret. Il savait où cette discussion allait mener étant donné la personnalité semblable à son frère à laquelle il faisait face.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mer 7 Mar - 11:35

La politique était bien le dernier centre d’intérêt de l’adolescent qui ne répondit à la question rhétorique de son interlocuteur que par un rictus méprisant. Evan, qui n’était pas issu d’une large fratrie, n’avait jamais eu le luxe du choix. Et sans doute était-il bien plus proche en cela - comme en bien d’autres choses - de Niclas qu’il ne le serait jamais de Christian. Il était par les droits du sang l’héritier de son nom et non pas l’enfant de l’ombre (bien que son grand-père ait toujours rêvé de l’écarter au profit de son cousin plus conventionnel). Et comme on lui parlait depuis qu’il était en âge d’écouter de la politique sorcière, l’adolescent qu’il était avait naturellement rejeté ce sujet là. Jouer au quidditch et séduire les naïves, n’était-ce pas après tout des activités autrement plus réjouissantes ? L’étau se resserrait néanmoins autour de son cou ces derniers mois et il se trouvait contraint, plutôt que volontaire, à marcher dans les pas de son grand-père qui s’était lié d’amitié avec ce sombre lord lors de leurs études à l’école. S’il essayait de garder son coeur léger, se rappelant qu’il partageait somme toute les idées de ce séditieux fauteur de troubles, il ne s’était jamais senti aussi peu libre. Mais s’il n’était pas avec eux, il était contre eux, alors quel autre choix avait-il ? Il aurait encore préféré mourir que de ressembler à cette autruche à la démarche gauche de Christian Travers qui enfouissait sa tête dans le sable - ou plutôt dans ses livres - comme un lâche. Et avec quel orgueil il affirmait sa différence, presque autant que certains fous agitaient comme un fanion de fierté leur impureté, l’héritier s’en trouvait tout à fait révulser. Il ne put que froncer le nez avec dégoût pour espérer remettre les idées en place de ce garçon qui à force de vivre dans les livres avait apparemment une vision totalement difforme de leur réalité. « Ce n’est pas parce que tu parles aussi mystérieusement qu’un oracle que ce que tu dis est intelligent, ni parce que tu jouis d’une pensée que personne ne partage que celle-ci constitue la vérité » lui renvoya-t-il d’un ton tranchant en ne supportant pas, comme il y avait été éduqué, tout ce qui était différent ; mais en jalousant également secrètement cette indépendance de pensée qu’il avait. Il savait que cela demandait du cran de ne pas suivre le chemin du sombre seigneur comme lui même en manquait cruellement. « Cela ne fait de toi au mieux qu’un outsider - parla-t-il davantage en terme sportif qu’en terme politique donc - Et le mieux que tu puisses faire de ta main gauche, pendant que tu te paluches sur ta propre pensée avec la droite, serait me semble-t-il de suivre l’exemple de Teignous Nott pour écrire une thèse soporifique que personne d’autre que toi ne lira … ». Evan lui adressa un sourire narquois. L’adolescent avait beau être dans le fond de sa pensée le parfait petit héritier qu’on avait fait de lui, il en allait différemment dans la forme. Et l’hypocrisie était une politesse qu’il choisissait ou non d’accorder selon d’autres critères que la pureté ou l’âge de ses interlocuteurs. Il ne semblait même pas désolé de la violence de ses propos tandis qu’il jouait distraitement à passer son doigt dans une boucle de ses cheveux.

dragées:
 


Dernière édition par Evan Rosier le Mer 14 Mar - 12:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Dim 11 Mar - 17:20

Evan était différent de Christian tout comme ce dernier l’était de son frère aînée, Niclas. Tout en eux les différenciait mis à part leur sang, et l’héritier Rosier se faisait apparemment un malin plaisir à le malmener, n’en tienne à Travers. Mais Chris n’en avait que faire des babillages du jeune Serpentard et avait, très honnêtement, mieux à faire que de se prendre le chaudron avec l’un de ses confrères. Lui-même ne considérait pas comme traître. Après tout, pouvait-on traiter quelqu’un de traître simplement parce qu’il ne voulait pas courber l’échine face une personnalité instable ? Il soutenait les luttes anti-moldus et anti sang de bourbe, il respectait les protocoles de leur cercle mondain, et pourtant cela ne plaisait pas. Well, grand bien leur fasse, Christian n’était pas né pour plaire à tout le monde. Il aurait été une femme, certes. Mais ce n’était pas le cas. Il était libre – ou presque – d’affirmer ses idées comme il le souhaitait. Que cela sonne harmonieux aux oreilles de Rosier ou non. Travers pouvait presque s’amuser des airs de dégoût qui animaient son visage de sportif.
Les répliques du Serpentard sifflaient dans les airs et coulaient sur Christian comme de l’eau glisse sur une pierre lisse. Les reproches ici présentes ne lui faisaient rien et l’héritier Travers ne voyait là qu’une réaction puérile, conséquence de ce que c’était que de suivre un troupeau de moutons. S’il lui était permis de comparer, Walden possédait le genre de profil que Christian pouvait apprécier. Partisan du Seigneur des Ténèbres, certes, marqué déjà, certes, mais un esprit critique et littéraire comme le musicien aimait. Pas comme ces autres idiots qui pensaient davantage avec leur baguette qu’avec leur cerveau. Bien dommage. Ce Lord préférait donc des aveugles. Grand bien lui fasse. Ils étaient tous des abrutis finis, de toute façon.
Le musicien eut un spasme de rire silencieux et plongea à nouveau ses yeux dans le feu de cheminée de la salle commune. Il savait ce qu’allait donner cet échange verbal pour en avoir vécu un nombre incalculable de fois avec son frère – mais aussi le reste de sa fratrie. Chris avait l’habitude. Et il sortait toujours les mêmes arguments puisque, de toute manière, il faisait face à des sourds. Des sourds et des aveugles. Quelle belle armée de bras cassés.
« Vois-tu, je préfère être indépendant mais maître de mes idées, commença-t-il de sa voix neutre avant de tourner de manière ennuyée sa tête vers l’ami de son frère, plutôt qu’être un mouton qui suit le troupeau ou un chien qui obéit aux ordres de son maître. » Pourquoi diable personne ne comprenait ce raisonnement ? Ce n’était pourtant pas bien compliqué. Il suffisait de comprendre l’anglais. Pas trop dur jusqu’à maintenant ? Visiblement, si. En plus d’être sourd et muet, les partisans – ou futurs partisans dans ce cas concret – avaient le cerveau aussi rempli qu’un chaudron vide.
« Visiblement, tu ne connais pas la notion d’indépendance, » surenchérit l’héritier sans nullement craindre les foudres de Rosier qui s’abattaient déjà sur sa tête.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mer 14 Mar - 13:28

Christian prononça le mot d’indépendance une première fois et le sourire d’Evan se figea sur son visage en même temps que le doigt qu’il entortillait dans une de ses boucles châtains. La seule personne indépendante et maître de ses idées qu’il connaissait, en dehors de son interlocuteur, était la figure de son propre père qu’il n’admirait guère. La couarde sagesse de Laomédon Rosier l’avait néanmoins toujours empêché de le revendiquer et sans doute ne méritait-il son salut dans cette guerre qu’à l’opinion communément partagée dans leur petite société qu’il n’avait plus toute sa tête.  Le véritable patriarche de la famille était le plus vieux Thanatos Rosier. Et dans l’ombre de son grand-père, d’autant plus imposante qu’elle était le prolongement de celle du seigneur des ténèbres, l’adolescent luttait dans sa quête d’indépendance. Il savait néanmoins que ce serait dans le sang et les larmes, et non pas dans de poussiéreux ouvrages, qu’il trouverait son émancipation. Le discours du petit frère de Niclas qui l’accusa de manière ostentatoire de manquer d’indépendance - autant que d’intelligence devinait-il derrière ses propos - finit donc de le consumer de rage. Christian était peut-être plus éduqué que lui mais Evan ne pouvait néanmoins s’empêcher de le voir comme le plus sot d’entre eux. Du point de vue du futur mangemort, il ne faisait pas grâce à son intelligence à parler « conseil des sorciers » comme un excité du bulbe quand tous les autres se préparaient déjà en lustrant leur baguette pour rejoindre les rangs d’une guerre déjà vieille de cinq années contre le pouvoir en place. Christian aurait sans doute pu être l’ami d’Evan en temps de paix sauf que leur époque était celle de la guerre. « Reste le maître de tes idées alors, tu ne seras jamais le maître de rien d’autre - lui cracha-t-il en réponse quand l’autre lui parlait de manière tout à fait décontractée - Je n’ai pas encore eu l’honneur de rencontrer notre seigneur mais j’ai hâte que tu me racontes, si tu es encore vivant pour le faire, ce qu’il pense de ton indépendance ». Le mage noir qui s’était autoproclamé Lord Voldemort était le plus puissant que leur continent ait connu depuis Gellert Grindelwald. Et il ne semblait pas être doté d’une personnalité se plaisant à partager le pouvoir. Voilà les deux seuls éléments dont Evan Rosier était conscient après la lecture, quoi que en diagonale, du torchon qu’était leur gazette. « Tu ne dois sûrement ta vie qu’à ton insignifiance alors ravale ta prétention et ce que tu crois savoir de moi le traître » conclut-il le regard menaçant sans ne plus du tout sourire.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mar 20 Mar - 13:00

L'attitude d'Evan le faisait sourire. Il n'était qu'un enfant à ses yeux, quand bien même l'héritier Rosier n'avait qu'un an de différence avec lui. L'âge ne comptait pas, n'est-ce pas ? Christian s'estimait mature par rapport à tous ces joueurs de baguette qui ne pensaient qu'à la violence et au sang. Non pas qu'il était contre, cela s'était prouvé en Transylvanie – sa violence dans certaines situations en avait d'ailleurs étonné plus d'un qui le pensaient incapable de produire un Sortilège Impardonnable quel qu'il soit – mais il n'utilisait cette réserve qu'en cas de grande nécessité, qu'en cas de grand recours. Sa nature calme et posée l'empêchait de se comporter comme son frère, mais le second Travers préférait largement être comme il était plutôt que comme le bouledogue qu'était Niclas.
Christian écoutait avec un certain amusement les remarques que pouvait lui balancer le jeune sorcier. Il se prenait au-dessus des gens ? Certainement. Pour lui, les fidèles de celui qui se faisait appeler le Seigneur des Ténèbres n'étaient que des petits moutons. Lui valait bien plus que cela.
« Je préfère rester maître de mon destin plutôt qu'elle soit contrôlée de toutes parts par un seul homme. répliqua-t-il platement en le regardant d'un air ennuyé.
Chris trouvait cette discussion sans intérêt, Evan savait déjà quelle était sa position sur la question. Il émit un léger rire moqueur.
– Je peux parier sur ma baguette que ton Seigneur des Ténèbres ne me fera rien, Evan. Il n'a que faire d'une personne comme moi. »
Et tandis que l'héritier Rosier continuait d'enchaîner les réflexions stupides, Christian se dit pensivement qu'il avait oublié de fermer la fenêtre de leur dortoir. Il allait faire sacrément froid lorsqu'il irait se coucher. Il soupira longuement avant de tourner sa tête vers son interlocuteur.
« Mais qu'est-ce qu'un traître pour toi ? »
Travers sentait que le protégé de son frère commençait à s'énerver. Il aimait voir cet excès de colère arriver si vite chez les personnes au tempérament fougueux.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Lun 26 Mar - 9:53

Christian n’était qu’un bourgeois, le blâmait secrètement son plus jeune camarade. Evan était l’héritier d’une petite fortune en plus d’un nom mais il s’agissait d’une étiquette qu’il avait toujours méprisé. La seule indépendance qu’il souhaitait obtenir, il l’avait longtemps trouvé dans le sport du quidditch. Il semblait à l’adolescent au caractère combattif qu’il pouvait encore la trouver dans les rangs de Lord Voldemort. Il serait plus fier d’être marqué de l’emblème des ténèbres plutôt que de celui familial de la rose et préférait compter les morts qu’il ferait chez ses ennemis en bon soldat plutôt que des pétales en bon penseur. « Un seigneur dont nous partageons les idées » corrigea-t-il celui dont sa patience souffrait de moins en moins la conversation pour mieux examiner, sous sous ses paupières plissées, son niveau de traîtrise. Quelles étaient exactement les idées de Lord Voldemort que Christian Travers rejetaient et quelles étaient celles qu’il admettait ? Était-ce une différence de couleur magique et politique ou n’était-ce finalement qu’un concours de la plus grosse baguette ? Evan se détendit d’un rire goguenard tandis que l’autre admettait au moins son insignifiance car au fond, et quelle que soit la raison de son indépendance si fièrement revendiquée, lui la trouverait toujours risible.

Le frère de Niclas et Azelma choisit cet instant pour venir le caresser dans le sens du poil. Quel grand honneur lui faisait-il de lui demander son avis. L’adolescent ne se rappelait pas s’être jamais fait interroger sur sa pensée jusqu’à présent, il s’agissait après tout du premier pas vers la traîtrise que d'avoir une pensée propre, ne lui répondrait-il pas en ces termes. « Pour moi ? Mon avis ne compte à la fois guère plus que le tien - haussa-t-il les épaules avec nonchalance - et tellement plus comme il est partagé ». Il serra de nouveau les mâchoires avant de darder un regard aussi éteint que l’âtre de la cheminée qu’il rencontra. « Si tu n’es pas avec le Seigneur des Ténèbres, alors tu es contre lui Christian - souffla-t-il finalement la réponse entre ses dents serrés avant de tourner des pupilles de nouveau brillantes contre l’aîné ; s’il lisait lui aussi la gazette il devait connaître le sort réservé à ceux qui tournaient le dos au Seigneur des Ténèbres (les plus chanceux disparaissaient, les autres voyaient leurs enfants mordus par un loup-garou sanguinaire) - Tu es contre nous ». Le cavalier noir qui l’habitait galopait dans son estomac, il espérait que son interlocuteur perde un jour de son insignifiance et gagne en superbe pour qu’on leur demande de le supprimer.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Lun 26 Mar - 23:04

Un maigre sourire fleurit sur les lèvres de Christian tandis que le farouche étalon Rosier valorisait cet homme qu’il appelait maintenant « seigneur ». Cette appellation le faisait rire. Ils n’étaient que des idiots, tous ceux qui se revendiquaient Mangemorts. Il n’y avait pas un pour rattraper l’autre, si ce n’était Walden et Lucius – les deux seuls hommes qui avaient sa considération. Lord Voldemort était presque considéré comme un dieu – si ce n’était pas déjà le cas – mais Christian préférait suivre sa propre route et se créer son destin plutôt que remettre sa vie aveuglément entre les mains de quelqu’un qui pouvait mourir du jour au lendemain. Ce sorcier était puissant, certes. La puissance finissait toujours pas tomber. Un gouvernement stable, non. Le Ministère avait ses failles par lesquelles Christian avait bien l’intention de s’infiltrer pour le détruire de l’intérieur. Lucius était déjà au courant de ses intentions et voulait d’ailleurs accéder au poste de conseiller du futur Ministre pour faire rentrer davantage le poison dans cette grande institution qui était en réalité une coquille vide. Les Directeurs de Département ? Tous des incompétents. La Ministre Jenkins ? Une incompétente, la preuve. Tous se faisaient marcher dessus et ne prenaient pas les choses en main. Il était temps qu’un sang-pur digne de ce nom reprenne les rênes de cette communauté qui partait sérieusement en vrille.
Le regard de Travers continuait à observer tranquillement son interlocuteur qu’il ne considérait non pas comme un rival mais simplement comme un conformiste – sentiment qui n’était visiblement pas partagé.  Après tout, l’erreur de la jeunesse était bien là. On voulait faire comme tout le monde, on suivait le mouvement et finissait par devenir identiques les uns aux autres jusqu’à s’oublier. Evan était une victime comme tant d’autres. Et c’était bien dommage. Quel gâchis. Leur seigneur continuait à les pourrir jusqu’à la moelle.
À la dernière réplique sifflante du Serpentard, Christian répondit par un long silence qu’il prit soin de prolonger. L’on pouvait même entendre le crépitement du bois mourant sous le feu.
« C’est drôle, mon frère me dit exactement la même chose. »
Il lui sourit tranquillement et tourna sa tête vers la cheminée. Il faisait bien trop froid, aussi décida-t-il, d’un coup de baguette gracieux, de raviver la flamme qui se mourrait lentement. C’était bien mieux ainsi. Christian le constatait de plus en plus, Evan commençait à ressembler l’aîné Travers. Dans sa manière de parler, d’agir, par sa violence et ses idées extrémistes… Tout le monde voulait ressembler à Niclas, c’était indéniable. Sa jeune sœur Azelma faisait partie de ces gens-là. En même temps, il y avait de quoi. Nick était dans la lumière, Nick était charismatique, Nick était emporté et colérique. Tout ce que n’était pas Christian et ce dernier était loin de jalouser ce grand-frère pour qui il ressentait non pas une haine profonde, mais plutôt un ennui profond. Même en étant plus âgé, Niclas n’avait pas grand-chose dans la cervelle comparé à son cadet, et ça Chris en était bien conscient. Le musicien n’avait strictement rien à lui envier.
« Ais-je déjà soutenu des causes de sang-de-bourbe ? »
Oh ça que non, Christian était connu pour partager les idées de sa famille, quand bien même sa discrétion était légendaire.
« Ais-je déjà lié une quelconque amitié avec des impuretés ? »
La pureté du sang. Il n’y avait que cela qui comptait à ses yeux.
« Ais-je déjà eu la moindre compassion envers les traîtres ? Les vrais traîtres, je précise. »
Il entendait par là les Potter, les Croupton, le dernier des Black, que sais-je encore ?
« Tu vois bien que notre combat est le même, Evan. Christian planta à nouveau la prunelle de ses yeux dans les siennes pour tenter de désépaissir la noirceur de l’âme du Serpent. Nous ne nous battons simplement pas sur le même front. »
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mer 28 Mar - 10:47

Rosier observait les langues du feu ravivées par Travers s’étendre dans l’âtre de la cheminée, ce spectacle autant que la mélodie du craquement des bûches offraient un reflet agréable de son âme et l’apaisait. Il lui semblait que Christian ouvrait encore plus sa bouche depuis que Niclas avait quitté les bancs de l’école, cela rendait son absence définitivement regrettable aux yeux de son ancien camarade. Le mangemort avait longtemps été source d’admiration pour l’adolescent qui refusait de suivre les modèles que lui offraient sa famille. Ce n’était donc pas étonnant que la langue venimeuse des deux ennemis de l’intellectuel sifflent des propos si proches. Evan ne répondit rien et s’enfonça dans l’assise de son fauteuil rendue plus confortable par la chaleur de la cheminée qui lui parvenait. Ce n’était pas à lui d’ordonner au cadet d’écouter son grand-frère. Il avait déjà des traîtres - autrement plus flagrants d’ailleurs - à redresser au sein de sa propre famille. Il s’agissait d’un fardeau que les premiers nés se transmettaient entre eux depuis des temps ancestraux. Sans doute était-ce pour cela également que, malgré son âge plus jeune et son caractère plus fougueux, il ne pouvait s’empêcher de considérer son interlocuteur comme son inférieur. Les justifications dont Christian ne tarda pas à se prévaloir étirèrent un sourire mauvais sur le visage angélique de Evan. Cela lui plaisait de l’entendre plaider sa cause comme s’il s’adressait à un bourreau qui aurait déposé le bout de sa baguette sur sa tempe. La suite lui plut moins car il était dérangeant d’entendre pérorer « combat » et « front » un rat de bibliothèque qui n’avait jamais fait couler une seule goutte du sang des ennemis qu’il venait pourtant de si bien identifier. « Et quelles sont tes dernières victoires contre nos ennemis ? - le railla-t-il en retrouvant son amusement premier - Qui ta plume acérée a-t-elle pourfendue dernièrement ? Tu ne tues au mieux que des moutons quand tu griffonnes et uses des parchemins seul dans ton coin ». Depuis que Niclas avait quitté Poudlard, Evan et lui n’étaient plus en contact que lors des événements mondains qui réunissait les familles, il était prêt à parier néanmoins que le nombre de victimes qu’il avait à son actif resterait supérieur à celui de son jeune frère. La plume était pour les temps de paix. La baguette était pour les temps de guerre. Christian était au mieux un couard, au pire socialement inadapté. « Si au moins tu suivais l’exemple des autres peureux de ton espèce pour te la fermer - ne put-il regretter que sincèrement comme ses paroles avaient ce don de le saouler - mais il faut encore que tu te revendiques intellectuel pour tenter de créer des dissensions au sein de nos familles si étroitement unies pour la première fois depuis Grindelwald ». Rosier et Travers étaient deux noms qui avaient particulièrement été unis sous l’empire de ce premier mage noir, et le représentant de la première famille trouvait les unions par le sang plus intéressantes par la guerre que par le mariage.

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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Ven 30 Mar - 15:58

Ce qu’il était plaisant de voir l’héritier Rosier lui cracher toute sa haine comme s’il n’était que le dernier des imbéciles. Christian se savait plus cultivé avec un meilleur sens critique que lui et Evan le savait. Ceux qui n’avaient rien dans la cervelle agissaient donc par la force pour compenser cette faiblesse. C’était bien connu. Il suffisait de voir Amycus Carrow qui lui, de la pire espèce, dépassait de loin Evan et Niclas. Non seulement il était violent, mais en plus il était bête comme un trou. C’était… Désespérant. Voilà donc le genre de sorciers que Voldemort voulait dans son camp. Des hommes incapables de penser par eux-mêmes, des abrutis qui obéissaient simplement à ce qu’on leur disait de faire, à la limite des illettrés. Christian était bien content de savoir ce qu’il connaissait et d’être assez lucide d’esprit pour ne pas ressembler à ces pantins de bois instrumentalisés pour faire la sale besogne. Le troupeau du sorcier en puissance lui faisait plus de la peine qu’autre-chose et il n’effrayait nullement le jeune Travers. Pour avoir grandi dans une famille qui plaçait le sadisme et la cruauté comme blason, on pouvait dire que oui, il ne craignait pas grand-chose. Une espèce de je m’en foutisme se dégageait de lui sans que cela paraisse insolent. Christian possédait cette classe dont Evan était apparemment démuni.
« La guerre vient de commencer, mon cher, rétorqua l’héritier avec l’ombre d’un sourire, à quoi bon attaquer tout de suite lorsque l’on peut mieux détruire après ? »
Cette discussion ennuyait profondément Christian qui, sous ses airs impassibles, constatait qu’il se justifiait à chaque fois auprès des autres concernant ses choix politiques alors qu’il n’avait pas à le faire. À quoi bon ? On l’écoutait au pire avec de la cire dans les oreilles, au mieux l’information rentrait et ressortait de l’autre côté. Soit on l’acceptait, soit on ne l’acceptait pas. Il n’y avait pas juste milieu pour le musicien. Et il voyait très bien dans quel camp se rangeait Evan sans que cela ne le dérange outre mesure, car le joueur de Quidditch n’était rien pour lui. Simplement comme ces fruits que l’on trouve beau de l’extérieur mais qui sont en fait pourris jusqu’au pépin.
Une petite moue se forma sur sa bouche lorsqu’il entendit le mot « peureux ». Ah. Cela aurait dû le toucher peut-être ? Bon et bien, tentative ratée. Il soupira de lassitude et posa sa cheville droite sur son genou gauche.
« Si je suis dangereux que ça pour cette harmonie, qu’attendez-vous pour m’éliminer ? Je suis sûre que cela te ferait le plus grand bien. »
Christian le provoquait, bien entendu. Le sang chaud de ce type de personnes était bien connu dans leur communauté et il constatait avec désolation qu’Evan prenait le même chemin que son frère aîné alors qu’il valait bien mieux. C’était dommage. Mais bon. C’était la vie, aussi.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mar 3 Avr - 11:00

Evan, que cette conversation avait manqué d’agacer, continuait maintenant à se détendre. Le fauteuil confortable et le feu ronflant participaient sans aucun doute à étirer sa patiente humeur. Christian, commençait-il à penser, n’avait pas une cervelle aussi gonflée que son égo. Il ne répondait à aucune des interrogations, qui pourtant constituaient autant d’invitations à partager sa précieuse pensée, et ne répondait que par une plate rhétorique qui, quand elle n’était pas vide de sens, ne poursuivait pour seule fin que de l’individualiser. Il ressemblait de plus en plus aux yeux méprisants du joueur de quidditch à un adolescent en crise proche de sa traîtresse cousine blairelle … Le syndrome de tout enfant numéro deux qui souffre d’un manque d’attention et l’adolescent se trouvait presque triste que ces temps de guerre rendent si coupable un comportement simplement immature. Rosier, qui s’était fait doucher par l’entraînement de quidditch, ne maîtrisait néanmoins pas plus le beau temps que l’esprit de son époque. Et celle-ci, en dépit de ce que le ministère puis la honteuse gazette avaient clamé sur la place publique, se trouvait belliqueuse depuis l’année 1970. « La guerre dure déjà depuis cinq années, compterais-tu en années chiens en plus de japper inutilement ? » le renvoya-t-il gentiment dans ses anneaux. Cela ne l’étonnait finalement pas que le petit frère se trouve si réceptif à la propagande de leur communauté, cela ne prouvait rien d’autre que la profondeur de sa vacuité mentale. L’héritier premier continua à contempler les flammes en dessinant autour de son index une boucle châtain qu’il avait sur la tempe. Sa nonchalance était naturellement plus insultante qu’aucun de ses mots. Un sourire torve s’étira discrètement sur ses lèvres lorsque l’idée séduisante fut suggérée de se débarrasser de son interlocuteur aussi promptement qu’un elfe à la retraite. « Ce n’est pas plus mon devoir que mon privilège de balayer devant la porte de ta famille » répondit tout simplement le fougueux adolescent en ne retenant que de justesse un malheureusement. Chacune de leur grande et noble famille portait son lot de cas sociaux favorisé par une consanguinité séculaire. Les assassiner était à la fois un acte aussi ingrat et jouissif que de se débarrasser d’une poubelle puante. Christian n’était simplement pas son détritus. Il aurait préféré pourtant car sa figure ennuyeuse suscitait plus d'indifférence chez lui que celle d’une cousine qu’il avait aimé et protégé enfant.
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mer 4 Avr - 16:41

Christian n’avait jamais été pour la violence. Jamais. Même tout petit, l’héritier Travers évitait de blesser ses camarades de jeux à l’inverse de Niclas qui, lui, n’hésitait pas une seule seconde à se montrer brusque. Excepté peut-être cet air hautain qui peignait son visage de temps à autre et cette allure d’aristocrate, Chris, de premier abord, n’avait pas l’air d’un Travers. À vrai dire, il était lié à cette famille simplement par le sang et par les quelques idées qu’ils partageaient. Rien de plus, rien de moins. Il ne se sentait nullement affilié à eux pour autre-chose et se complaisait largement dans ce choix qu’il avait fait depuis que la fratrie avait eu l’âge de se faire la guerre, au grand dam de leurs parents. Le musicien savait que beaucoup d’espoirs étaient placés en lui. Rien à faire. Aucun argument n’ébranlait la volonté du fils Travers, à savoir celle de faire renaître de ses cendres le Conseil des Sorciers, un système ingénieux selon lui, injustement mis de côté. Quelle erreur de la part de leurs ancêtres…
L’ironie avec laquelle Rosier lui répondit ne lui fit ni chaud ni froid et Christian voyait simplement là un affront de la part du protégé de son frère, incapable d’avoir ses propres idées. Voilà comme il considérait ces dits Mangemorts ; une seule et unique pensée sans rien pour les différencier. Ils étaient comme une personne sous le fouet d’une autre, et c’était en voyant cette loyauté presqu’aveugle que certains lui vouaient que Christian se disait qu’il y avait un gros travail dans les mentalités à faire. Cette décadence le faisait secouer doucement la tête avec une mine un peu désespérée sur le visage.
« Je prends mon mal en patience. Il soupira. Vous autres êtes tellement pressés que cinq ans vous paraît énorme. »
Ils n’avaient pas la même notion du temps. Christian vivait dans la politique, où chaque question se devait d’être traitée en longueur, ou il fallait parler pour mieux agir, réfléchir pour que les actions appliquées soient plus efficaces. Evan vivait dans l’instant présent, il fallait faire et tout de suite. Forcément, le discours et les idées n’étaient pas les mêmes. Le Conseil n’allait pas se monter en une année. Il allait falloir du temps, des gens et de l’argent. Du temps, il en avait. De l’argent, il ne comptait plus. Restait plus qu’à savoir qui le soutiendrait dans son projet. Et il avait déjà quelques idées sur la question.
« Alors tu peux missionner mon frère pour le faire. Il s’en fera une joie. » enchaîna-t-il avec une voix moqueuse.
Des excuses, que des excuses. Tous agissaient sous des masques et n’étaient même pas capables d’agir pour leur propre chef. Si Evan l’avait voulu, il y aurait eu un meurtre à ce moment-là. Or, ce n’était pas le cas. Seulement, ce n’était pas ainsi que Christian raisonnait. Il voulait faire quelque chose, il le faisait, point. Le sorcier prenait simplement le temps dont il avait besoin pour atteindre son but.

Citation :
On conclut du coup ? Very Happy
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MessageSujet: Re: Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es › EVAN Mer 11 Avr - 10:31

Evan regrettait d’avoir si longtemps considéré son interlocuteur comme un intellectuel alors qu’il ne s’agissait finalement que d’un rêveur. Et à l’instant où cette fugace pensée caressa sa conscience endormie par la chaleur du feu ronflant et du confortable fauteuil, il souhaita naturellement se retirer. Lui qui était un adolescent aussi pragmatique que fermé d’esprit ne voyait aucun intérêt à continuer d’échanger plus longuement avec son aîné qu’il avait fini d’étiqueter. « La guerre favorise naturellement ce décompte mais tu enfouis la tête dans tes livres comme un niffleur dans une terre stérile, comme un enfant faible et gâté que la guerre terrifie, comme ma cousine - l’insulta-t-il plus durement en l’assimilant volontairement à une gamine de poufsouffle convolant avec un sang de bourbe - c’est ton erreur ». Il s’appuya sur sa jambe au genou blessé et grimaça de douleur avant de se retirer claudiquant vers la porte de son dortoir. Il était persuadé que la pâle figure du grand enfant n’avait connu aucun mal hormis peut-être ceux liés à trop respirer la poussière de ses livres. Il passa derrière son fauteuil et, continuant à s’éloigner, glissa ces derniers propos venimeux sous une menace à peine voilée. « Qui sait, Christian, de combien de mois ou de jours jouiras-tu à ta sortie de l’école ? » souhaita-t-il insuffler un peu de peur dans ses veines. Car l’enfant terrorisé, s’il en existait un entre eux deux, était en réalité l’héritier Rosier. Il ne portait pas dans son coeur la racaille moldue et tout ce qui en était issu (comme tout ce qui menaçait un ordre établi qui profitait à leurs grandes et privilégiées familles). Il aurait finalement préféré que les temps soient à la paix, qu’il puisse rêver à une carrière de poursuiveur dans une belle équipe après sa sortie de l’école et non au marquage d’un ignoble tatouage sur son bras. Et se heurter à une personne aussi détendue que le grand frère d’Azelma - et comme il aurait aimé davantage lui ressembler sans doute - le rendait bileux et d’autant plus mauvais. Si Evan Rosier avait peur, tous devaient trembler. Il claqua derrière lui la porte de son dortoir et se laissa doucement voguer vers d’autres pensées moins terrifiantes … Car qui pouvait savoir qui avait raison après cet échange ? L'histoire les départagerait plus tard ou les condamnerait ensemble.

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