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Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT

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MessageSujet: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Jeu 5 Avr - 20:35

Artemis venait de finir de s'entretenir avec la dernière patiente de la journée. Il était tard, il était vingt heures.
Elle cochait les cases dans un dossier énorme derrière lequel elle était cachée. Sa porte était ouverte, une lampe allumée, mais la psychomage restait dans son bureau. Elle n'était pas pressée de rentrer. Et pour cause. La rouquine attendait une dernière personne, qui n'avait pourtant pas besoin d'évaluation psychologique, loin de là. Là, cachée dans son bureau malgré sa chevelure flamboyante que l'on voyait à plusieurs mètres à la ronde, Artemis Croupton attendait un élève de l'école de sorcellerie pour qu'il lui pose des questions. Lorsqu'on le lui avait demandé, elle s'était empressée d'accepter, et elle était toujours ravie d'aider un garçon à trouver sa voie. D'autant plus qu'elle était une passionnée qui ne se retenait pas pour parler de ce qu'elle aimait avec ceux capables de l'écouter. C'est que, si elle entendait et prenait note des plaintes des personnes qu'elle recevait, il n'y avait cependant personne pour entendre les siennes et y répondre. Artemis vivait silencieusement une passion éblouissante, et elle était ravie d'en faire profiter un garçon qui, elle l'espérait, réalisera comme elle, son rêve.
Alors qu'elle cochait la case aptitudes orales, on toqua à sa porte. Elle posa immédiatement son crayon à papier et releva la tête en affichant un très beau sourire au jeune homme qui se présentait à elle. « Bienvenue, entrez, asseyez-vous » lui dit-elle joyeusement. Artemis était aussi chaleureuse que son mari était glacial. La psychomage se leva de son siège, lissa sa blouse blanche qui n'était pourtant pas du tout froissée, et tendit cordialement sa main au garçon : « Artemis Croupton » claironna-t-elle gentiment. Elle s'assit en face de lui, dans un siège confortable, d'une couleur beige clair. Le bureau avait des couleurs apaisantes, choisies non pas par hasard, mais par un architecte décorateur magique qu'elle adorait et qui était très gentil. La rouquine sortie sa baguette et tapota délicatement la théière pour qu'elle leur serve du thé. « Libre à vous d'en prendre ou non » précisa-t-elle quand même. A côté des tasses, les pièces de son jeu d'échec se livraient une bataille acharnée : les quatre cavaliers faisaient équipe pour détruire tous les pions, sous les applaudissements vraisemblables des rois et reines alentours. Elle avait beau les gronder tous les jours, le lendemain, ils reprenaient la bataille.


Dernière édition par Artemis Croupton le Lun 18 Juin - 15:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Ven 6 Avr - 16:04


Tout se bousculait dans ta vie depuis quelques temps.
Tes relations avec les autres étaient de plus en plus tendues depuis que tu avais réussi à te disputer à la fois avec tes frère et sœur mais aussi avec Alexandre. Bien que tu ne le montrais pas, tu t’étais, par la suite, beaucoup remis en cause et notamment aussi, grâce à l’entrevue avec Monsieur Malefoy, il y a de cela quelques mois, qui avait eu le mérite de remettre bien des choses en perspective. Le conseiller du Ministre t’avait fait prendre conscience qu’à dix-sept ans passés, tu n’étais plus un enfant et ne pouvais, de fait, plus agir comme tel. Il était temps pour toi de prendre ta vie en main et ne plus la subir comme tu le faisais depuis toutes ces années. Et cela commençait par les études à venir. Si tu avais avoué à Monsieur Malefoy ton idée de devenir psychomage, tu avais fini par comprendre que tu n’en savais pas assez sur le métier pour être certain de vouloir t’y engager. Il fallait donc faire des recherches.
Et voilà que ton récent passage à Ste-Mangouste, aussi fortuit que désagréable, t’avait aidé à avancer sur ton chemin vers la vie adulte. Le médicomage McLaggen, contre un petit service que tu étais, somme toute, heureux de rendre, avait accepté de te donner le hibou d’une de ses collègues psychomages. Aussitôt rentré chez toi, tu t’étais empressé de lui adresser une lettre pour lui demander une entrevue. Et elle avait rapidement accepté !
Contrairement à ton rendez-vous avec Monsieur Malefoy, tu en avais parlé avec tes parents qui avaient accueilli l’idée avec enthousiasme (même ta mère !) et c’est alors qu’à vingt heures, tu te présentais ce soir-là à Ste-Mangouste pour rencontrer cette bienveillante psychomage.

Bienveillante, c’était le mot parfait pour décrire Madame Croupton. A peine eus-tu toqué à sa porte qu’elle t’adressa un chaleureux sourire tout en t’invitant à entrer. Ce n’était pas du tout comme dans ce café huppé où tu avais rencontré Monsieur Malefoy. Tout, là-bas, t’écrasait de sa prestance, ton interlocuteur y compris. Ici, dans ce bureau tout à fait harmonieux, tu te sentais à l’aise et chose rare, tu avais réellement envie de démarrer cette discussion.

Serrant la main de Madame Croupton, tu te présentas. « Njal Lænsen, » lui répondis-tu de ton accent si particulier et avec un sourire sincère. Tu t’installas alors en face de la psychomage qui te proposa un thé avec bienveillance. Tu lui répondis distraitement d’un hochement de tête, étant attiré par le jeu d’échec magique dont les pièces se livraient une bataille rocailleuse sur le coin du bureau. Tu ne savais pas y jouer mais depuis l’été dernier durant lequel vous aviez vidé le manoir des McLane suite au décès de ton grand-père et où ta mère avait retrouvé un vieil échiquier qu’elle avait ramené à Londres, tu désirais apprendre. Sans jamais pour autant trouver le temps.
Néanmoins, tu délaissas rapidement le jeu pour te saisir de la tasse de thé que l’on venait de te servir. Tu te reconcentras sur l’avenante Madame Croupton. Ta première impression n’avait toujours pas fané. Elle avait le don pour apaiser les gens, les mettre en confiance, une capacité à laquelle tu n’échappais pas et que tu trouvais remarquable. Sûrement aurais-tu beaucoup de choses à apprendre de cet entretien.
« Merci pour la tasse de thé. Et merci de bien avoir voulu me recevoir, » la remercias-tu avec un nouveau sourire. « Dites-moi, votre jeu d’échec et toujours aussi indiscipliné ? » te permis-tu de lui demander alors qu’un pion volait en éclat, fracassé par les sabots de marbre d’un cavalier blanc.

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Tu le sens le mec qui ne savait pas comment commencer la discussion ? Laughing
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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Sam 7 Avr - 15:28

Artemis était une jeune femme qui, si elle avait été envoyée chez les opportunistes et égoïstes Serpentards, avait une âme tout à fait généreuse envers ceux qui nécessitaient son aide. Loin d'elle l'idée de repousser ceux qui avaient besoin de conseils. Le choix de son métier d'ailleurs, démontrait bien cette volonté, voire même cette nécessité de se donner aux autres. Répondre aux questions du jeune homme, lui faisait donc plaisir et elle ne considérait pas cela comme une corvée. Malgré l'heure avancée, la rouquine savait qu'elle ne rechignerait pas à rester jusqu'à ce que le jour se lève pour renseigner correctement cet élève. Njal Laensen se présenta tout naturellement, bien qu'il l'eut déjà fait dans sa lettre. Le jeune homme avait un accent prononcé qu'elle ne parvenait cependant pas à identifier. L'apprentissage des langues n'avait jamais été une priorité pour la jeune femme, et elle regrettait finalement son manque d'entrain en la matière. Il y avait une telle différence entre les connaissances brutes de Bartemius et celles plus théorique de sa femme, qu'elle s'étonnait presque de ne jamais y avoir songé. Alors qu'ils étaient assis, elle remarqua discrètement le regard égaré du garçon pour ses pièces d'échecs qui préféraient s'entre-tuer plutôt que de mourir d'ennuis. C'est que le jeu avait davantage un but décoratif qu'autre chose et si la psychomage savait y jouer, elle s'y adonnait finalement assez rarement. Le garçon d'ailleurs, orienta sa première question vers celui-ci, ce qui arracha un doux rire à Artemis : « Les pièces s'ennuient, donc elles tuent le temps comme elles peuvent... Vous savez y jouer, Monsieur Laensen ? Une partie vous plairait-elle ? » lui demanda-t-elle tout naturellement, guère impressionnée par l'idée de rester pour jouer avec un jeune adulte. L'ancienne Serpentard voulait bien donner de son temps pour qu'il se sente plus à l'aise. Elle n'était de toute manière pas une personne impatiente, elle n'attendait personne après lui. Pourquoi donc se presser ainsi ?
Alors qu'elle portait délicatement sa tasse à ses lèvres pour en boire une gorgée, elle interrompit son mouvement pour lui poser elle-même la première question. Elle espérait qu'ainsi, celles du garçon viendraient plus rapidement : « Qu'est-ce qui vous intéresse dans la psychomagie, Njal ? » lui demanda-t-elle doucement. Artemis était une femme douce et maternelle qui ne s'inquiétait guère des profils plus réservés et sauvages. Elle était devenue psychomage par altruisme et par volonté de bien faire. Cela était, à son sens, la base même de son métier. Seul quelqu'un réellement désireux d'aider les autres, pouvait se lancer raisonnablement dans une telle aventure. La rouquine ne savait pas encore comment était le garçon et quel était son caractère. Ce n'était de toute façon pas le but de cette entrevue. Elle était là pour l'aider, et elle comptait bien le faire.
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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Dim 8 Avr - 11:34


La psychomage Croupton avait toute la grâce d’une grande dame et bien que cela ne t’étonnait guère, tu restais subjugué par l’aura chaleureuse et bienveillante qu’elle dégageait.
Lorsque tu avais parlé de ce rendez-vous à tes parents et leur dévoiler le nom de Madame Croupton, ton père avait été agréablement surpris et pour cause, son mari, Bartemius Croupton, était le directeur de la Justice Magique et Torvald avait déjà eu le plaisir de travailler avec lui. Il t’avait appris que le couple était des gens parfaitement respectables, ce dont tu n’avais pas douté, et Madame Croupton ne te décevait pas.

« Les pièces s'ennuient, donc elles tuent le temps comme elles peuvent... Vous savez y jouer, Monsieur Laensen ? Une partie vous plairait-elle ? » S’ennuyer … C’était quelque chose que tu avais appris à faire durant les dernières semaines. Depuis que tu avais, bien malgré toi, jeté un froid sur ta relation déjà ambigüe avec Alexandre, tu ne parlais plus à grand monde. Les soirs, dans la salle commune, tu étais condamné à te saisir d’un livre et à lire jusqu’à l’heure du coucher, chose qui, autrefois ne t’aurait guère causé de soucis mais qui, depuis peu, ne te satisfaisait plus. Plus depuis que tu savais que tu avais très certainement gâcher tes chances avec Alexandre, si des chances tu avais eu.
Tu secouas la tête en signe de négation. « Je n’ai jamais appris, malheureusement, » lui expliquas-tu en haussant les épaules. Cependant, ce n’était pas bien grave. Votre discussion, même si elle venait à peine de débuter, s’annonçait déjà très intéressante. Il n’y avait pas lieu de se distraire avec une partie d’échec violente.

Madame Croupton ne sembla pas s’en offusquer et se permit, à la place, de rentrer dans le vif du sujet. La question était directe, la réponse se devait d’être précise. Néanmoins, contrairement à ton entrevue avec Monsieur Malefoy, tu ne te sentais pas oppressé et savais que tu pouvais répondre librement. Tu te pris néanmoins le temps de la réflexion. Même si votre entretient n’avait rien de professionnel, tu n’oubliais pas que tu avais affaire à une psychomage qui était experte pour lire dans ses interlocuteurs.
Tu pris une gorgée de thé avant de lui répondre d’un air pensif. « J’espère pouvoir aider les gens. Je me suis rendu compte récemment que je n’accordais pas assez d’importance aux autres et d’une certaine manière, j’ai envie de me racheter. D’autant plus que je pense pouvoir comprendre ce que les gens peuvent ressentir. » Oui contrairement à ce que qu’on pouvait penser de toi, tu étais assez empathique. Si tu ne te mêlais pas aux gens, c’était pour la bonne raison que tu ne savais pas comment leur parler et que tu avais peur de leur froisser. Et ce encore plus depuis que tu t’étais rendu compte de l’impact que pouvaient avoir tes paroles sur les autres. Alors tu ne voulais plus être celui qui faire souffrir, tu voulais aider. D’autant plus que, avec tes nombreux problèmes ces derniers temps, tu aurais bien aimé que quelqu’un puisse te venir en aide. Néanmoins, si personne ne pouvait le faire, tu voulais être ce quelqu’un pour d’autres.

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Dernière édition par Njal H. Lænsen le Sam 14 Avr - 14:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Mer 11 Avr - 0:30

Artemis étant mère d'un fils, elle était assez au fait de la psychologie adolescente. Elle connaissait les difficultés que rencontrait tout le monde et personne, et comprenait leur complexité. La psychomage savait qu'il était dur de délaisser l'enfance pour devenir un adulte, qu'il était dur de délaisser les rêves pour accueillir la réalité. Cette réalité si difficile à accepter et à dompter. Qu'ils étaient loin ses rêves candides de petite fille qui rêvait simplement de se marier pour fonder une famille. La vie, la réalité, prenait parfois les gens de court et leur rappelait tristement que tout ne se passe pas sans accrocs. Toutefois Njal Laensen n'était pas là pour lui parler des malheurs qu'il vivait psychologiquement à la suite de tous les bouleversements psychologiques qu'il vivait à cause de son jeune âge. Mais finalement, il venait aussi pour être aidé, d'une certaine manière. Un besoin d'être guidé, d'être aiguillé. Artemis pouvait faire tout cela, puisque c'était la base même de son métier, après tout. Elle pouvait lui faire réaliser des choses. Elle pouvait lui apprendre des choses, également. Pas seulement sur lui-même d'ailleurs. « Si vous avez besoin un jour d'autres informations, je vous apprendrai à y jouer » lui promit-elle toute sincère qu'elle était lorsqu'il lui confia ne pas savoir manier les petites pièces. Elle couva les siennes d'un œil amusé, avant de se reconcentrer sur le jeune homme. Un cavalier était maintenant tombé de son cheval, et était au sol tandis que deux pions s'acharnaient sur lui. Ce jeu d'échec était un véritable mystère. Il ne leur manquait plus qu'un sortilège pour qu'ils puissent parler, et ce seraient presque de vrais individus. Derrière son bureau, elle avait étudié leurs querelles entre deux patients. La Reine blanche avait apparemment, des envies dictatoriales qui ne plaisaient guère au couple noir. Le Roi blanc préférait discuter stratégie militaire avec le fou, généralement. Toute une histoire.
Mais la rouquine se focalisa sur le jeune étudiant toujours en face d'elle. Artemis ne pouvait pas dire qu'elle sentait chez lui du potentiel alors qu'ils venaient tout juste de se rencontrer. Lui poser une question pour le mettre plus à l'aise était quelque chose de normal, et elle préférait discuter avec des gens calmes qu'avec des gens stressés. L'ancienne Serpentard était une femme qui pouvait s'avérer être aussi paisible que passionnée, bien qu'elle n'eut pas l'occasion de montrer ce deuxième aspect de sa personnalité à beaucoup. Pour ses patients et collègues, elle était Madame Croupton ou Artemis la rouquine qui souriait toujours et avait cet air paisible sur le visage. Ses problèmes personnels restaient en dehors de son lieux de travail, et ceux professionnels restaient en dehors de sa maison. C'était là une maxime qu'elle avait décidé de s'appliquer en réalisant l'acharnement néfaste de son époux dans sa tâche. Bartemius était si investi qu'il en oubliait de vivre, et si elle ne pouvait le sauver de lui-même, elle comptait au moins ne pas finir comme lui. « Vous remettre en question est une bonne chose et ce n'est pas quelque chose que tout le monde fait, vous savez » lui confia-t-elle d'une voix douce. Il ne le savait pas, mais elle faisait elle-même référence à celui qui partageait son lit. « Aider les autres est la base du métier de psychomage. Vous devez mettre à part tous vos préjugés, tous vos jugements et accueillir telle qu'elle, la personne qui vient vous voir. Voyez-vous comme la lumière d'un couloir et imaginez que votre patient est dans une pièce noire. Les psyhomages sont l'espoir des gens, et trop souvent, ils ne s'en rendent pas compte » continua la rouquine en se renfonçant dans son siège. Ne pas avoir de remerciements ne la dérangeait pas, ce n'était pas ce qu'elle cherchait. La reconnaissance n'était pas son objectif final tant elle était généreuse dans le don de soi. Artemis savait se sacrifier pour les autres, et elle ne savait tristement pas, que cela causera sa fin.

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Sam 14 Avr - 14:33


« Si vous avez besoin un jour d'autres informations, je vous apprendrai à y jouer. »
« Ce serait avec plaisir, » répondis-tu avec sincérité.
Madame Croupton était une femme douce et attentionnée. Sa simple présence, alors que tu ne la connaissais que depuis quelques instants, suffisait à te mettre à l’aise et c’était là une preuve de cette bienveillance qui la ceignait telle une aura. Tu n’étais pas quelqu’un faisant facilement confiance aux autres et généralement, les gens avec qui tu te sentais bien et dont tu savais qu’ils ne te jugeraient pas se comptaient sur les doigts d’une main. Et tu avais l’impression qu’une nouvelle personne venait de s’y ajouter.

Comme la psychomage te demandait ce qui te motivait à envisager de telles études, tu lui répondis avec réflexion mais surtout avec sincérité. Il y a quelques mois encore, cette idée de devenir l’auditoire de personnes en détresse n’avait été motivée que par la découverte de ton don pour lire dans les pensées -un don qui ne s’était pas remanifesté depuis, d’ailleurs- mais beaucoup de choses avaient changé depuis et tu les voyais sous un angle différent, un angle peut-être plus mature et adulte.
Madame Croupton t’expliqua que c’était là une chose, de se remettre en question, et que bien des gens en étaient incapables. Tu n’étais pas si certain que cela des bienfaits de la remise en question car tu restais une personne très critique envers toi-même (même si passer au crible tes relations avec les autres était quelque chose de véritablement nouveau). Tu avais cette impression que cela pouvait te pourrir la vie. On disait bien "un imbécile heureux" et souvent, oui, tu aurais mieux voulu être un idiot qui se contenait de prendre la vie comme elle venait. Néanmoins, tu te gardas bien d’en faire la réflexion à Madame Croupton qui, d’ailleurs, reprit ses explications.

« Aider les autres est la base du métier de psychomage. Vous devez mettre à part tous vos préjugés, tous vos jugements et accueillir telle qu'elle, la personne qui vient vous voir. »
Cela, tu en avais conscience. C’était une évidence-même pour toi. Toutefois, tu doutais de pouvoir y arriver ou du moins te demandais-tu comment cela pouvait être possible chaque jour, pour chaque patient et chaque cas difficile. C’était une question qui te taraudait avant même que tu viennes dans ce cabinet et puisque ton interlocutrice était une oreille aussi attentive que bienveillante, tu te décidas à lui demander son ressenti. Après tout, c’était bien pour cela, pour obtenir des renseignements, que tu avais sollicité une entrevue.
« Comment faites-vous pour garder cette distance professionnelle avec tous vos patients ? N’êtes-vous pas confrontée à des cas plus touchants que d’autres ? demandas-tu avant de reprendre une gorgée de thé pendant qu’il était encore chaud. Vous dites que l’empathie est, en quelque sorte, la base de votre métier alors qu’il faut pourtant savoir garder une certaine distance. Comment faites-vous pour gérer cela ? »
Les émotions étaient peut-être ce qui caractérisait le mieux l’être humain alors comment ne ta se sentir concerné ou du moins touché par les histoires des gens ? Comment était-il possible de concilier professionnalisme et écoute bienveillante ?  

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Dim 15 Avr - 20:06

Artemis savait se montrer aussi aimable qu'une licorne et aussi mauvaise qu'un dragon. La jeune Potter, désormais Croupton, était une femme loyale prête à vendre son âme au diable pour protéger ses proches. Elle était en effet de nature généreuse et ne lésinait pas sur les moyens pour faire plaisir. Malheureusement, son caractère trouvait quelques limites en les personnes de son époux et de son fils. Ainsi se trouvait-elle diablement frustrée par l'un et diablement rejetée par l'autre, ce qui la rendait triste. La rouquine, si volontaire et désireuse de bien faire, avait l'impression de marcher en dehors du chemin tracé par le père et dans lequel le fils marchait. La jeune femme était résolument à l'écart par sa bonté et son caractère en général, mais elle devait faire avec. Comme elle était tout à fait compréhensive, cela ne la dérangeait guère de s'adapter à eux, plutôt que de leur demander de changer. Artemis détestait forcer les individus à faire ce qu'elle voulait qu'ils fassent, ainsi si trouvait-elle toujours très démunie devant le métier de son mari - car la jeune femme le trouvait à bien des égards, beaucoup trop sévère tandis qu'elle serait passablement laxiste - qu'elle essayait néanmoins de comprendre par tous les moyens. Pourtant, si elle était psychomage, elle se trouvait bien incapable de comprendre ne serait-ce qu'un peu l'individu qui partageait sa couche, et l'individu duquel elle avait changé les couches. Fort heureusement, elle n'avait pas ce problème avec ses patients, qu'elle s'efforçait de comprendre lorsqu'elle n'y arrivait pas sur le coup. Elle avait tant de profils différents que s'adapter était devenu sa seconde nature, et cela expliquait sans doute aussi qu'elle ne déploie aucun effort pour rester intègre dans sa vie de famille. Njal, peut-être, ne se rendait pas compte de tous les bouleversements qu'entraînaient un tel métier, mais Artemis ne souhaitait pas le dégoûter. Il était ici pour apprendre, et faire un choix. Cependant, il serait bien malhonnête pour elle de ne pas le mettre en garde. Heureusement pour lui, elle était une femme honnête qui n'acceptait guère la tromperie. "Le métier de psychomage vous change" lui confia-t-elle à demi-mots, comme s'ils eut été interdits de quelque manière que ce soit, "on apprend à s'adapter aux gens. On ne discute pas avec un vieillard aux troubles anorexiques de la même manière qu'avec un étudiant qui s'interroge sur ses études" finit-elle malicieuse - car elle n'était pas là pour lui faire peur mais bien plutôt pour éclairer sa lanterne.

Cela rejoignait ses propos sur les préjugés. Il semblait que ces derniers étaient collés aux hommes sans qu'ils ne parviennent à s'en défaire, et il semblait d'autant plus à Artemis que la société les formatait à réagir selon les coutumes. Si certains avaient une allure un peu gauche, la plupart des gens auraient une réaction négative, et se poseraient des questions sans réaliser que peut-être cela était dû à une maladie. De même qu'une personne balafrée sera toujours observée soit avec tristesse soit avec méfiance sans que l'on se doute qu'il s'est peut-être battue pour sa famille. Et cela ne concernait hélas, que les troubles physiques. Concernant les troubles psychologiques, c'était bien pire et la plupart des gens avaient un réflexe de protection tout à fait négatif pour les individus en face. La rouquine, qui était une personne ouverte, avait elle-même parfois quelques relents de préjugés qu'elle s'en voulait bien de ressentir. Elle savait, mieux que personne, comme il était difficile de ne plus en avoir. Les questions du jeune homme, firent sourire un peu plus la jeune femme qui se trouvait là, devant son plus grand problème de psychomage. "Si vous saviez comme il est difficile pour moi de garder une distance avec mes patients" se trouva-t-elle amusée de lui confier comme elle était une femme joyeuse qui assumait ses propres travers. "Cela est d'autant plus difficile si la personne vous ressemble, parce que l'on comprend ses problèmes à défaut de les avoir vécus. Lorsque vous étudierez la psychomagie, vous réaliserez qu'avant d'être un bon psychomage, vous devrez faire d'abord un travail sur vous-même, accepter vos défauts et vous remettre en question, ce que vous faîtes déjà, fort heureusement. A votre âge, je ne voyais la psychomagie que comme la simple chose d'écouter les gens parler et de leur parler en retour pour les aider, mais c'est finalement, bien plus profond que cela" continua-t-elle en portant à nouveau son  thé à ses lèvres. Elle fit parcourir sur son visage ses yeux clairs, avant de laisser continuer. Ses questions étaient pertinentes, et la rouquine se plaisait à converser avec lui. "Je pense que la distance s'acquiert au fil du temps. Au début, on est scandalisé par les expériences de quelqu'un, on se retrouve à faire une hiérarchie entre les patients... Mais il faut comprendre que les problèmes de l'un finalement ne sont peut-être pas plus importants que ceux d'un autre. Ils n'auront peut-être pas la même portée, mais c'est le même désastre pour quelqu'un. Certains de mes patients sont presque devenus des amis pour moi, je ne suis malheureusement pas la meilleure incarnation de la distance professionnelle. Mais sachez qu'au bout d'un moment, et je suis triste de vous dire cela, on a vu tellement de monde passer que... Plus rien ne nous scandalise vraiment" lui expliqua la Croupton d'un air désolé. Cela était vrai. Au début, l'innocente et fraîche adulte, pensait encore que rares étaient ceux qui avaient réellement connus la souffrance. Elle avait été outrée et désolée de voir que cela n'avait pas été le cas. Il avait été dur pour elle de ne pas penser à eux chez elle, tandis qu'elle se trouvait devant son carnet de croquis devant le feu ronflant de la cheminée de sa maison bourgeoise. Quelques temps après, elle n'y pensait que par vagues, un mot, une fleur, un détail qui lui rappelait quelqu'un. Et à la fin, maintenant, Artemis se trouvait à avoir clôturé son esprit. "L'expérience est la meilleure chose pour la distance, vraiment. On apprend que les problèmes du travail doivent rester au travail et les problèmes de la maison doivent rester à la maison".

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Sam 21 Avr - 15:05


« Le métier de psychomage vous change, te confia Madame Croupton avec sincérité. C’était cela qui t’avait frappé chez elle et que tu appréciais. C’était une femme douce, compréhensive et bienveillante et pourtant, elle ne te cachait pas la vérité, ne l’enrobait pas dans une gangue doucereuse et mielleuse. Il était évident que d’autres, trop contents qu’un jeune élève pas même encore sorti de Poudlard vienne les rencontrer pour discuter de leur métier, se seraient empressés de te dépeindre un tableau lumineux et alléchant de la profession de psychomage. Madame Croupton ne cherchait pas à te convaincre de quoi que ce soit. Elle était simplement là pour te renseigner du mieux qu’elle le pouvait. Puis, ce serait à toi de faire un choix. Elle avec toi en avaient parfaitement conscience. On apprend à s'adapter aux gens. On ne discute pas avec un vieillard aux troubles anorexiques de la même manière qu'avec un étudiant qui s'interroge sur ses études. »  
Tu souris à sa remarque. Néanmoins, cela fit son chemin dans ta tête. Il ne fallait pas s’imaginer que le travail de psychomage se réduisait à auditionner des employés du Ministère surmenés par leur emploi ou bien des sorciers dévastés par une séparation difficile. La dépression était une chose mais il y avait aussi la maladie et l’exemple, peut-être tout à fait anodin, qu’avait pris Madame Croupton te fit y réfléchir.

Comme elle continuait sa réponse, tu l’écoutas avec attention, oubliant jusqu’à la tasse de thé fumante qui reposait de ton côté du bureau.
« Si vous saviez comme il est difficile pour moi de garder une distance avec mes patients, s’amusa-t-elle. En effet, tu trouvais cela plutôt ironique mais cela ne t’arracha pas un sourire. Non, tu ne jugeais pas Madame Croupton pour cet aveu. C’était simplement là la vérité du métier et elle te prouvait bien qu’il fallait se montrer vigilant à chaque instant. Cela est d'autant plus difficile si la personne vous ressemble, parce que l'on comprend ses problèmes à défaut de les avoir vécus. Lorsque vous étudierez la psychomagie, vous réaliserez qu'avant d'être un bon psychomage, vous devrez faire d'abord un travail sur vous-même, accepter vos défauts et vous remettre en question, ce que vous faîtes déjà, fort heureusement. »
« Oh je ne sais pas si on peut appeler ça un travail sur soi, glissas-tu avec modestie, un peu gêné. Si, ça l’était. Tu souhaitais simplement minimiser la chose car tu n’étais pas certain de là où cela allait te mener et si cela était très enviable. Mais après tout, c’était peut-être certainement ça devenir adulte.  
« A votre âge, je ne voyais la psychomagie que comme la simple chose d'écouter les gens parler et de leur parler en retour pour les aider, mais c'est finalement, bien plus profond que cela. »
En effet, si tu avais pu penser cela il y a quelques mois, lorsque tu avais envisagé cette possibilité d’études, ce n’était plus vraiment le cas et encore moins depuis les toutes dernières minutes en la présence de Madame Croupton.

Avec les explications qu’elle t’apportait, tu commençais à trouver le tableau assez sombre et doutais de faire preuve des qualités que requerrait le métier. Néanmoins, ton interlocutrice qui, tu ne devais pas l’oublier, semblait tout à fait épanouie dans sa vie professionnelle, apporta une touche de couleur à l’ensemble. Elle t’expliqua les erreurs qu’on était amenées à faire en début de carrière mais relativisa en ajoutant que l’expérience jouait beaucoup sur la distance professionnelle. Il ne restait plus qu’à savoir à partir de combien d’années de pratique on était assez expérimenté pour pouvoir faire la part des choses, n’est-ce pas ?

Ceci dit, sa réponse amena une nouvelle question de ta part, peut-être un peu idiote te rendis-tu compte après l’avoir posée.
« Et vous êtes amenée à travailler avec un patient donné combien de temps ? Je pense bien que cela dépend du problème mais cela ne doit certainement pas se faire en une unique séance, non ? Et justement, avec les patients dont vous dites être devenue l’amie, cela ne pose-t-il jamais problème ? »
Oh ce n’était pas tant que tu te liais facilement aux gens. C’était même plutôt l’inverse depuis de nombreuses mais tu avais à cœur de bien faire et imaginais facilement être tiraillé entre une vision objective et professionnelle et l’une, bien plus détendue et forcément bien plus subjective, de la rencontre.

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Ven 27 Avr - 23:10

Artemis était une femme qui était toujours profondément ravie de pouvoir aider les autres, en témoignait son métier qu'elle prenait particulièrement à cœur. Si elle n'était une Croupton que par alliance, il semblait pourtant que cela soit l'apanage de cette ancienne famille qui voyait en ses membres des personnes dévouées, quitte à ce que cela les détruise lentement mais sûrement. La jeune femme se vouait profondément à sa cause et à son métier, mais n'était pas là pour servir un plateau doré au garçon. Il s'agissait en effet de sa future vie, et il était en son devoir de lui donner les informations nécessaires afin qu'il ne se trompe pas de voie. Elle avait été une étudiante tant angoissée à l'idée de changer de voie, qu'elle s'en voudrait de tromper Njal Laensen par cette manière-là. "Lorsque l'on écoute quelqu'un, qu'on le comprend, et qu'on est quelqu'un empathique, on se sent proche de lui" lui confia-t-elle doucement. "Après, il faut savoir limiter la casse". Lorsque l'on voyait des patients depuis des années, on les connaissait très bien. On connaissait leur famille, leurs amis, leurs connaissances, leurs problème, leurs joies et leurs peines. On était une partie d'eux qui s'en allait avec eux lorsqu'ils sortaient de l'hôpital et il fallait en avoir bien conscience. "Être psychomage, c'est accepter de donner de sa personne" conclut-elle le sujet doucement. Le jeune homme semblait maintenant être lancé dans la discussion, et cela faisait grandement plaisir à Artemis qui lui souriait gentiment. Elle se trouvait à bien apprécier le garçon pour le simple fait qu'il soit venu la voir avec des questions concernant son métier. Comme elle était assez généreuse, elle était ravie de pouvoir l'aider, et se trouva toute contente qu'il continue : « Et vous êtes amenée à travailler avec un patient donné combien de temps ? Je pense bien que cela dépend du problème mais cela ne doit certainement pas se faire en une unique séance, non ? Et justement, avec les patients dont vous dites être devenue l’amie, cela ne pose-t-il jamais problème ? ». Artemis reposa doucement sa tasse sur la table, à côté de son jeu d'échec tortionnaire. Elle se saisit d'une pièce pour s'amuser un peu avec elle. Il s'agissait d'un fou qui faisait de grand gestes, outré qu'on le soustrait à sa bataille. "Une séance ne sera jamais suffisante pour personne, en effet" lui confia-t-elle, pensive, "je me donne trois séances pour cerner efficacement le problème. Certains patients seront ravis de vous parler et ce ne sera dès lors pas très compliqué avec eux. Mais certains sont méfiants, sauvages. C'est comme si vous décidiez d'apprivoiser un mustang, il faut qu'il vous fasse confiance" continua-t-elle en observant la petite pièce entre ses doigts. Artemis ne souriait guère plus, mais c'était davantage parce qu'elle réfléchissait que parce qu'elle était contrariée. La question du jeune homme était intéressante, et elle ne pouvait pas lui répondre sans réfléchir aux mots qu'elle allait employer pour la fin de sa phrase. "D'après mon expérience, le plus grand danger de la psychomagie est de devenir proche de ses patients. Car en effet, il est après bien difficile de faire abstraction de sa vision émotionnelle des choses. On risque de perdre l'objectivité propre au métier, si bien qu'il est parfois dur de psychanalyser. Vous réaliserez si vous suivez cette voie, que les personnes dont vous êtes le plus proche risquent aussi d'être celles qui sont le plus mystérieuses pour vous" lui expliqua-t-elle en reposant sa figurine qui se déplaça pour aller assommer un pion. Artemis elle-même, n'avait jamais réussi à psychanalyser son fils, ou son époux, qui demeuraient tous deux, de brillants et complexes mystères pour elle. "Lorsqu'un ancien patient devient votre ami, vous pouvez toujours vous en sortir. Vous le sentez, vous avez déjà eu une vision totalement neutre de lui, vous gardez donc, d'une certaine manière, une vision assez extérieure de sa vie. Si d'aventure vous voyez que c'est peine perdu, il est nécessaire de le renvoyer vers un collègue, si vous ne désirez pas perdre son amitié" conclut finalement la rouquine en prenant sa tasse pour boire une gorgée de son thé tiède.

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Mer 2 Mai - 11:33


Madame Croupton te confia une nouvelle fois à quel point il était difficile de garder une distance professionnelle vis-à-vis de patients que l’on côtoyait souvent, que l’on comprenait leurs problèmes, que l’on compatissait parce qu’on était un brin empathique. Tu n’étais pas certain d’être le garçon le plus empathique qui soit. Sensible, oui, c’était évident. Ce n’était pas pour rien que tu te renfermais dans une carapace glaciale. Cela te permettait de t’éloigner des autres, de ne pas avoir à souffrir de tout ce qu’ils pouvaient t’infliger. Mais empathique … C’était une tout autre histoire. La plupart du temps, tu ne comprenais pas les gens ou n’étais pas touché par ce qu’ils ressentaient. Combien de fois t’étai-t-il arrivé de dire des choses affreuses à ceux que tu appréciais sans même te rendre compte de l’impact que pouvaient avoir les mots que tu avais prononcés ? Tu savais que cela devait changer mais, au fond de toi, tu doutais d’en être vraiment capable. Tu étais comme ça, c’était tout. Peut-être était-il vain de vouloir changer sa nature quand bien même les récents évènements, que ce soit vis-à-vis d’Alexandre ou de Nina, pouvaient faire penser que tu produisais de vrais efforts en la matière.

Tu demandas alors à la psychomage des informations plus pratiques sur son métier. Elle se fit alors plus pensive, pesant les mots qu’elle utilisait. Tu compris alors qu’elle voulait être la plus claire et la plus précise qu’il soit, de sorte à ne pas t’induire en erreur.
« Je me donne trois séances pour cerner efficacement le problème. Certains patients seront ravis de vous parler et ce ne sera dès lors pas très compliqué avec eux. Mais certains sont méfiants, sauvages. C'est comme si vous décidiez d'apprivoiser un mustang, il faut qu'il vous fasse confiance » Tu souris à cette idée, t’imaginant Madame Croupton faire de grands gestes de sorte à apaiser un étalon fougueux. A tout bien y réfléchir, peut-être que tu aurais pu être le cheval. Il était certain que, si vous vous étiez rencontrés dans d’autres circonstances, au détour d’une séance de psychanalyse, tu n’aurais pas été le plus coopératif des patients. Ce n’était jamais très simple pour évoquer des sujets sensibles avec toi. Tu étais un solitaire qui préférais se tourmenter en recherchant des solutions seul plutôt que d’exposer tes soucis aux autres. « Vous réaliserez si vous suivez cette voie, que les personnes dont vous êtes le plus proche risquent aussi d'être celles qui sont le plus mystérieuses pour vous, » glissa-t-elle après t’avoir expliqué le plus grand danger de sa profession. Tu trouvais cette affirmation un peu étrange. Malgré les différences évidentes entre toi et tes frère et sœur, tu n’avais aucun mal à les comprendre. Il suffisait le plus souvent d’un regard pour savoir ce qui les tracassait et tu réussissais généralement à arranger la situation. Du moins était-ce le cas avant ta récente dispute avec Nina. Tu avais l’impression que depuis, tout avait changé. Et puis, tu devais bien avouer que comprendre le fonctionnement d’Alexandre n’était pas une partie de plaisir.
« C’est vrai que mon meilleur ami reste souvent un mystère pour moi, » soufflas-tu avec le besoin évident d’extérioriser ce que tu ressentais vis-à-vis de ce drôle de garçon.

Madame Croupton t’expliqua alors qu’il n’y avait toutefois pas lieu de trop s’inquiéter mais qu’il fallait, lorsque cela s’imposait, savoir s’avouer vaincu et se tourner vers un confrère. En résumé, la psychomagie était faite d’ouverture d’esprit, d’empathie, de recul et surtout de beaucoup de sang-froid.
« Il faut donc à tout moment être sur la brèche, » dis-tu à voix haute ce qui était plus une réflexion personnelle. Néanmoins, cela résumait bien ce que tu pensais comprendre de votre conversation.

Tu repris quelques gorgées de ton thé qui commençait sérieusement à refroidir. Evoquer les collègues psychomages te fit penser à quelque chose, une nouvelle question qui, peut-être, était tout à fait futile mais méritait néanmoins d’être posée.
« Est-ce que vous acceptez toute sorte de patients ? Je veux dire, est-ce que certains psychomages sont spécialisés disons dans les dépressions et d’autres dans le traitement du stress post-traumatiques ? Ou traitez-vous tous les problèmes sans distinctions ? » Madame Croupton t’avait déjà laissé entendre qu’elle avait eu affaire à des profils de patients différents mais qu’en était-il des pathologies ?

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Sam 5 Mai - 15:33

Artemis savait pour être passée par la place de Njal, combien il était dur de savoir quoi faire de sa vie. Il fallait analyser ses passions, connaître ses propre réactions, et certains n’étaient même pas capables de se connaître eux. Finalement, le secret du bonheur résidait grandement en cela. Nombre de personnes ne se plaisaient pas dans leur travail à cause d’erreurs identifications et d’échecs malheureux, et la Croupton se trouvait heureuse de ne pas avoir faillit en cela. Elle ne pensait pas avoir la vie parfaite - et se demandait d’ailleurs si celle-ci existait - mais ne cherchait pas forcément à avoir mieux. Certains détruisaient les fondations de leurs propres existences parce qu’ils avaient voulu plus, et elle ne désirait pas tomber dans ce piège. Njal aujourd’hui, était venu la voir pour qu’elle l’aide justement à ne pas se tromper de chemin, et finalement à acquérir au moins un bonheur tout relatif dans sa vie professionnelle. Elle n’était pas savante, et elle n’était pas devin, il lui était impossible de prédire l’avenir du jeune homme mais elle lui souhaitait avoir un ciel découvert et joyeux.

Artemis parlait bien entendu de son métier avec une certaine passion qui pouvait la rendre subjective, aussi faisait-elle de son mieux pour ne pas trop s’emporter et pour être juste. Et cela, il fallait le faire pour tout. Tel était le problème, finalement. Avec les proches, il était difficile de ne pas être subjectif. Il y avait l’amour, il y avait l’affection, parfois, il y avait même une volonté d’ignorer les vices pour conserver un tableau beau et pur de la personne que l’on aimait. La rouquine comprenait le jeune homme vis-à-vis de ses sentiments par rapport à son meilleur ami, puisqu’elle éprouvait les mêmes vis-à-vis de son fils et de son époux. “C’est parce que vous l’appréciez” lui expliqua-t-elle avec pédagogie, “avec quelqu’un que l’on aime, on se trouve face à une difficulté d’être objectif. On refuse d’admettre parfois l’évidence même parce qu’inconsciemment, on souhaite garder une image parfaite de la personne qu’on aime”. Elle observa Njal avec un air un peu maternel : “Vous désirez m’en parler ?”. Son côté psychomage ressortait toujours et elle ne pouvait rien faire pour l’empêcher. Elle faisait ce métier pour aider. Même s’il ne s’agissait pas d’une séance de psychanalyse, s’il y avait un moyen pour qu’il se sente mieux, elle était prête à donner de son temps. Ce n’était pas comme si elle était attendue à la maison.

D’autres pourraient prendre la relève si Njal le désirait, s’il se sentait mal-à-l’aise avec elle. Être psychomage, c’était accepter que sa méthode ne fonctionne pas, et accepter qu’un autre puisse mieux s’en sortir. Il n’y avait pas la place pour l’égocentrisme insupportable dans un tel métier. S’il était présent, il se faisait dès lors au détriment du patient. Malheureusement, nombre de psychomages ne se remettaient pas assez en question aux yeux de l’ancienne Serpentard. “C’est exactement ça” acquiesça-t-elle à la conclusion du garçon. Renvoyer des patients vers d’autres, avec des méthodes différentes, c’était aider le patient.  Les mains croisées sur les genoux, Artemis attendait la suite avec une certaine impatience. Elle adorait répondre aux questions où elle seule avait la réponse. ou du moins, une des réponses. Son avis ne sera jamais le même qu’un autre psychomage et elle était consciente de ne pas voir tous les problèmes ou toutes les qualités, aussi passionnée pouvait-elle être par son travail. “Ah” fit-elle pensivement lorsqu’il décida de se lancer. “Je dirais que cela dépend des goûts  de chacun. Pour ma part, je m’intéresse et me débrouille mieux avec des patients dont le problème est psychologique et non psychiatrique. Mais pour certains de mes collègues, c’est l’inverse. J’accepte généralement tout le monde pour ma part, mais je n’hésite pas à renvoyer le patient vers un collègue qui sera plus efficace que moi selon le cas. Une fois que le patient est cerné, c’est finalement assez facile de savoir s’il nous correspond ou non” lui expliqua-t-elle. Elle prit sa théière et fit un signe au garçon pour savoir s’il en voulait, avant de s’en resservir une tasse, qu’elle porta à ses lèvres. Le thé avait le don de la calmer et de l’apaiser. “Avez-vous d’autres piste que le métier de psychomage pour votre future vie professionnelle ?” lui demanda-t-elle par simple curiosité.

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Mer 9 Mai - 22:56


« C’est parce que vous l’appréciez, » t’expliqua Madame Croupton sur un ton bienveillant au sujet d’Alexandre.
Tu te sentis aussitôt t’empourprer. Tu n’étais pas vraiment rendu compte, sur le coup, que tu avais extériorisé une pensée que tu aurais préféré garder enfouie. Ta relation avec Alexandre était un sujet très sensible et pas uniquement parce que vous vous étiez récemment disputés pour, somme toute, des broutilles. Le problème, justement, était que tu ne l’appréciais pas. C’était bien plus fort que ça, bien plus fort que tu n’aurais voulu que ça le soit. "c’est parce que vous l’aimez", voilà ce qu’aurait dû dire Madame Croupton. Mais ça, ni elle ni même la plupart des personnes de ton entourage n’était au courant et, pour être franc, tu n’avais pas vraiment envie de t’épancher. Quand bien même la psychomage se rendit compte de ton besoin inavoué, tu ne voulais pas lui parler du cœur de tes problèmes. Il ne la connaissait que depuis moins d’une heure après tout et tu avais peur que, malgré son professionnalisme évident, l’aveu d’un tel problème, car c’était ainsi que l’homosexualité était toujours considérée à ton époque, n’altère irrémédiablement cette relation de bienveillance et de bonne entente qui s’était aussitôt installée entre toi et Madame Croupton. Finalement, tu étais de ces étalons que la psychomage devait savoir apprivoiser pour pouvoir leur apporter son expertise par la suite.
« On s’est disputé, » concédas-tu finalement dans un soupir désemparé. « Et j’en suis à un point où je ne sais plus qui de nous deux a raison. Et j’ai peur d’avoir été … très blessant. »
Tu n’en dis pas plus. C’était déjà bien assez ou peut-être bien trop pour toi. Pourtant, il était évident de par ta posture, tes soupirs, ton regard fuyant, que cette histoire te touchait bien plus que tu ne voulais l’admettre. Pour toi, ce n’était pas une simple dispute et Madame Croupton devait certainement le comprendre. Il serait cependant mal avisé de te pousser à t’épancher plus encore.

Heureusement, votre conversation reprit un ton bien plus aseptisé, professionnel comme Madame Croupton t’expliquait qu’il était du devoir d’un bon psychomage de savoir s’avouer vaincu par moment, d’accepter de remettre son patient entre les mains d’un collègue plus à même de traiter son problème. Il fallait à chaque rendez-vous être vigilant, être "sur la brèche" comme tu le résumas si bien après avoir retrouvé un peu de ta contenance.
Tu pris une gorgée de ton thé pour te remettre définitivement dans cette conversation et te reconcentrer. Tu lui demandas alors si elle acceptait tout type de patients, ce à quoi elle te répondit avec réflexion et toujours autant de bienveillance.
« Je dirais que cela dépend des goûts de chacun. »
Tu hochas la tête, signe que tu entendais parfaitement ses explications. Cela te rassurait aussi, un peu. Jamais on ne t’obligerait à accepter un patient sur ton divan si tu ne te sentais pas capable de l’aider. Il y avait d’autres psychomages sur lesquels il était possible de compter, l’essentiel étant d’aider au mieux le patient.

Madame Croupton te surprit alors avec une question, puisque jusqu’à présent, c’était toi qui les posais, les questions. Voilà qu’elle voulait connaitre tes autres options d’orientation. Tu allais malheureusement devoir la décevoir. De dépit, tu secouas la tête.
« C’est, pour le moment, ma seule idée, » avouas-tu, un peu désemparé.  « Dans le pire des cas, avec sa position au Ministère, mon père devrait réussir à me trouver un petit poste dans un quelconque département. Je n’aurai plus qu’à gravir les échelons mais ce n’était ni ce qu’il voudrait, ni ce que je veux. » Tu haussas les épaules d’impuissance. Tu ne doutais pas que, si c’était là la seule option, ton père n’hésiterait pas à jouer de son influence. Mais tu savais qu’il rechignerait à le faire et que ce serait là une véritable déception pour lui, de voir son ainé contraint d’accomplir de petites tâches de bureau parce qu’il n’avait pas eu l’ambition d’obtenir ce qu’il voulait. Et cela, cette idée-même t’était insupportable. Tu ne voulais pas décevoir ton père, c’était là une des rares choses dont tu étais certain.

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Ven 11 Mai - 22:46

Artemis avait toujours eu l'extraordinaire propension à comprendre les autres et à avoir envie de les aider. Il s'agissait là d'une qualité qui avait sa place dans son coeur depuis qu'elle était toute petite. Fort heureusement en grandissant, celle-ci ne l'avait pas quitté comme d'autres. Certains enfants généreux pouvaient devenir égoïstes une fois qu'ils étaient façonnés par la vie, mais pas elle. La psychomage gardait cette volonté-là et la mettait au profit de tout le monde. Rares étaient les faux pas où elle posait la mauvaise question, au mauvais moment. Tout était une question de timing également, et maintenant qu'elle avait sa place dans la famille Croupton, elle s'était habituée à un tout à fait particulier. Njal commença à s'expliquer et elle ne réagit pas, se contentant de l'écouter. Elle ne fronça pas les sourcils, même si elle se posait des questions, et même si elle savait qu'il y avait probablement quelque chose qu'il n'osait pas dire. Mais la rouquine ne dit rien, et se contenta de lui accorder un doux sourire. Les mots blessants portaient les plus vives douleurs, Artemis en était bien consciente pour en avoir souvent fait les frais. Sa propension à défendre farouchement son territoire familial comme une lionne enragée l'avait bien trop souvent conduit à des propos qu'elle avait ensuite regretté.

Mais il n'était pas question d'elle dans cet entretient, mais bien de Njal qui avait besoin de tracer sa voie pour être finalement heureux dans sa vie. Si Artemis pouvait l'aider professionnellement, elle se ferait un plaisir de le faire. Sa naturelle gentillesse l'aidait. Il était un garçon qu'elle trouvait agréable mais malheureusement, pas tous l'étaient. Surtout pas ses patients. Un jour, un homme lui avait craché au visage en l'insultant de tous les noms de pitiponk qu'il connaissait. Elle ne s'en était pas formalisée bien entendu, elle était restée calme et professionnelle, mais il fallait être conscient que certains cas étaient particuliers. La question du jeune homme en conséquence, était bien posée. Il allait devoir faire une sélection sur les gens qu'il devrait voir. Il fallait le savoir : "Vous ne pourrez pas voir tout le monde. Vous n'imaginez pas comme il y a du monde qui requiert l'assistance d'un psychomage". Il n'y avait pas beaucoup de psychomage et ce n'était pas très difficile de comprendre pourquoi. Les gens devenaient trop égocentrés pour s'occuper des autres et oser mettre de côté leur propre existence au profit d'autres individus. C'était assez terrible, et Artemis était contente finalement de se livrer corps et âme à con métier.
"Je comprends" lui confia-t-elle, "l'aide d'un père est toujours bonne à prendre, mais il vaut mieux pour vous comme pour lui, de vous débrouiller par vous-même". Il faut prouver à son géniteur que l'on vaut quelque chose. Njal en avait besoin pour lui, pour évoluer correctement. Artemis ne pouvait pas imaginer un monde dans lequel tout était donné ou dû, dans lequel on ne bat pas pour obtenir sa place. Si elle avait un nom que certains appelaient purs et d'autres traîtres, elle ne l'avait jamais utilisé pour obtenir sa place. Elle avait travaillé dur, essuyé des échecs pour finalement y arriver. "Il faut passer par des échecs pour toucher à la réussite après tout, Monsieur Laensen".

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Sam 9 Juin - 12:38


La remarque de Madame Croupton trouva un écho particulier en toi. "Vous n'imaginez pas comme il y a du monde qui requiert l'assistance d'un psychomage" Ne serait-ce que toi, finalement. Tu étais le parfait exemple de ces gens que la vie tourmentait ou plutôt qui se tourmentaient pour un rien et qui auraient bien besoin d’une discussion aussi enrichissante que salvatrice avec un psychomage sans que pour autant, ils ne se résolvent à pousser la porte du cabinet. Par peur, par fierté ou pour n’importe quelles autres raisons qui les poussaient à se persuader que ce n’était pas eux qui allaient mal mais le monde qui les entouraient. Il était certain que si tu t’embarquais dans l’insolite aventure qu’était la psychomagie, les patients te mettraient souvent face à tes démons, d’où la nécessité de savoir faire preuve d’abstraction et de professionnalisme. Laisser le travail au cabinet et les problèmes personnels à la maison, voilà ce qu’il te faudrait apprendre avant de pouvoir prétendre exercer ce métier noble mais tout autant éreintant.

Lorsqu’elle te demanda, à ta grande surprise, si tu avais d’autres projets que celui pour lequel tu étais venu à sa rencontre, tu avouas à Madame Croupton que c’était malheureusement là ta seule piste de réflexion, quand bien même la fin de tes études à Poudlard approchait à grands pas. Pour toi que l’idée de décevoir un jour ton père hantait, l’idée-même d’avoir à lui demander d’user de son influence et de ses contacts pour t’assurer un avenir t’était insupportable. Ce n’était pas ainsi que devaient se passer les choses et tu le savais parfaitement, une idée dans laquelle, d’ailleurs, Madame Croupton te conforta, elle qui savait ô combien le développement personnel, surtout à ton âge, était d’une importance capitale.
« Il faut passer par des échecs pour toucher à la réussite après tout, Monsieur Laensen, » ajouta-t-elle d’un ton neutre, sans la moindre once de volonté de te sermonner. Pourtant, tu lui adressas un regard insondable. C’était là une vérité qu’il était difficile d’accepter. Ce serait mentir de dire que tu n’étais pas perfectionniste et la moindre petite erreur, qui souvent n’était pas une faute capitale, t’apparaissait comme un échec monumental. Pourtant, tu étais comme Madame Croupton et tous ses patients : un humain. Et les humains faisaient des erreurs. Qui n’en faisait pas ? Mais le savoir ne t’était pas d’un grand secours. Tu appréhendais le jour où tu aurais à choisir à quelle voie te destiner et l’idée-même que tu puisses te tromper te terrifiait.
« Ce serait bien plus simple si on ne faisait jamais d’erreur, » soupiras-tu d’un air absent. Ton regard se perdit sur le charnier qu’était à présent le jeu d’échec de Madame Croupton. Malgré un brave dernier carré, les blancs s’étaient retrouvés acculés et voilà qu’on menaçait leur roi, le seul encore debout, d’une pique. Échec et mat. Finalement, tu relevas les yeux vers Madame Croupton à qui tu posas une question peut-être un peu trop personnelle. « Quand est-ce que vous est venue la vocation de devenir psychomage ? »

Citation :
Eh bien ce fut laborieux mais voilà enfin ma réponse. Désolé du retard Cry

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Re: Psychomagie et conseils d'orientation | SUJET CLÔT Sam 16 Juin - 15:24

L'hésitation et la réticence étaient deux sentiments que les Hommes se trouvaient un jour à ressentir. Certains les ressentaient dans leur enfance, d'autres dans leur adolescence à cette période où l'on est amené à faire beaucoup de choix pour le futur, et d'autres enfin, leur faisaient face à l'âge adulte. Quoiqu'il en soit, il n'était jamais très agréable pour quelqu'un de devoir démêler ces deux terribles émotions, car après tout, elles pouvaient vous faire rater votre vie. Elle pouvait vous détruire de l'intérieur et vous empêcher de réaliser vos rêves. Si elles étaient associés à de la peur, elles étaient bien plus épouvantables encore. Artemis dans son métier, voyait beaucoup de gens qui avaient succombé à l'hésitation mauvaise et la réticence vicieuse. Elle-même avait tôt appris à s'en servir pour elle et non contre elle. Qui ne ressentait pas l'hésitation ? A trois ans, on hésitait à sauter du fauteuil. A dix ans, on hésitait à dire notre mauvaise note à nos parents. A quinze ans, on hésitait parfois à s'échapper de notre chambre pour aller joyeusement festoyer ailleurs. Tout cela n'étaient que des hésitations bénignes, sans grande importance, et pourtant à l'âge adulte, on hésitait pour un travail, on hésitait pour des études, on hésitait pour un mariage. Que des choses qui finalement, allaient impacter violemment notre vie si on n'y faisait pas attention. L'hésitation provoquait donc à fortiori l'erreur, qui n'était pas, d'après la psychomage, quelque chose à rejeter en bloc.

Il y avait certes dans l'erreur la terrible vérité qui blessait l'ego, celle qui nous disait que l'on s'était trompé, et que l'on aurait pu mieux faire. Ceux qui pensaient cela ne voyaient le verre qu'à moitié-vide et avaient souvent une nature trop pessimiste pour voir la beauté de la bêtise. Dans l'erreur se trouvait également l'expérience, et c'était le dessein de tous de la rechercher. Comment avoir de l'expérience si on ne faisait jamais d'erreur ? Artemis entendait également beaucoup de gens lui raconter ce qu'ils avaient fait, ce qu'il regrettaient. Comment ne pouvaient-ils pas voir ce qu'elle voyait ? Elle fut triste finalement de la remarque du jeune homme et hocha négativement la tête, sans pourtant effacer un gentil sourire de ses lèvres : "Vous êtes peut-être encore trop jeune pour réellement saisir que l'erreur, outre le fait de vous donner une mauvaise expérience, a au moins le mérite de vous donner du savoir, de la connaissance et demeure un excellent apprentissage" lui fit-elle gentiment remarquer. Toute prise dans la conversation qu'elle était, la rouquine en avait oublié son thé sur sa table basse. "Car après tout, si nous étions des êtres parfaits sans besoin d'expérience, la vie vaudrait-elle la peine d'être vécue ?" lui demanda Artemis sans se départir de son optimisme qui avait toujours dicté sa vie. La psychomage suivit le regard du garçon vers le charnier qu'était son jeu d'échec, et elle eut un soupçon de pitié pour le Roi qui se démenait pour survivre avec une pique.

Elle se retourna vers le jeune homme qui lui demandait ce qui avait été la révélation pour elle. Elle soupira en se remémorant ses années Poudlardiennes, et plus particulièrement une conversation particulière avec un certain Bartemius Croupton. Artemis à l'époque, avait déjà une petite idée de son métier, mais sa conversation avec le garçon qui allait plus tard l'épouser, l'avait décidé. Elle avait compris mieux qu'avant combien aider les gens était quelque chose qui lui tenait à cœur, et combien il fallait s'interroger sur les sentiments de chacun. "Eh bien, j'étais encore à Poudlard, je savais ce qui me plaisait chez les gens, j'aimais bien les aider et les écouter. Puis j'ai un jour discuté avec un garçon qui était à mille lieux de comprendre ce qui m'intéressait dans les sentiments de gens. Aussi étonnant que cela soit, cela m'a décidé".

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