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Les frères Lænsen › NJAL

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POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Les frères Lænsen › NJAL Mer 11 Avr - 14:31

Assit sur un tronc d’arbre tombé au bord du lac de Poudlard, Sven attendait. Ses cheveux châtain clair en bataille semblaient prendre une teinte blonde sous les rayons du soleil et ses yeux voguant sur l’eau paisible tiraient un peu sur le vert. Loin était le temps où les nuages gris perturbaient le ciel d’Angleterre et où le sol se mouillait sous leurs pleurs déchaînés. Plus d’éclairs ni de tonnerres, simplement le calme et le silence à peine troublé par le chant des oiseaux et le vol des papillons. Le printemps était l’une des saisons que préférait le Norvégien pour sa luminosité et l’onde de positivisme qu’elle apportait. En hiver, c’était connu et peut-être un peu trop stéréotypé, on ne voulait rien faire et était simplement motivé pour rester au fond de son lit sous une couette bien chaude, armé d’une tasse de chocolat chaud. Et puis, on était déprimé, aussi. Sven était de ceux qui aimaient aussi l’hiver, mais lui pour une raison autre ; le hockey sur glace avait une grande place dans sa vie. Tout compte fait, en conclusion, le Poufsouffle n’était pas quelqu’un qui se plaignait souvent. Il aimait la vie, il aimait les gens.
Mais ces derniers temps, le conflit qui confrontait son frère et sa sœur le désarçonnait. Parce que cette fois-ci ce n’était pas juste une question de prendre trop de place sur le canapé ou pas, ce n’était pas par rapport à qui m’a volé ma dernière carte de Chocogrenouille. Njal avait révélé un gros secret à leur sœur, mais cette dernière n’avait pas très bien réagi. Il soupira en baissant la tête. Cette fois-ci, c’était une dispute sur un sujet beaucoup trop sérieux. Et encore une fois, Sven jouait les médiateurs. Il faut dire que c’était un peu son rôle au sein de cette fratrie, et ce depuis qu’il avait été en âge de parler. Le jeune sorcier n’aimait pas les tensions, c’était bien connu. Il voulait que les gens s’aiment, un peu à l’effigie de ce slogan « Peace & Love » qui lui allait plutôt bien. Et aujourd’hui, le dernier des Lænsen voulait parler à ce frère qu’il avait toujours admiré, pour qui il éprouvait énormément d’amour. La figure du premier enfant, de l’aîné de la fratrie était extrêmement importante pour le cadet.
C’est pourquoi il avait donné rendez-vous au Serpentard ici, loin des oreilles trop curieuses et loin des commérages. Simplement une discussion entre frères afin de régler le problème qui commençait à tous les séparer. Raisonner sa sœur n’avait pas été simple, non plus.
Le Poufsouffle entendit alors quelques pas survenir à sa gauche et tourna subitement la tête. Un sourire éclaira son visage et il lui fit un grand signe avant de tapoter la place qu’il y avait à côté de lui pour qu’il puisse s’assoir, heureux de le voir.
« Njal ! Comment tu vas ? » lui demanda avec joie le jeune Lænsen. C’était que le château était tellement grand et que les emplois du temps n’étaient pas toujours pratiques pour que la fratrie norvégienne puisse se voir quand ils voulaient.
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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Mer 11 Avr - 16:48


Après de longs mois d’hibernation, les jeunes pousses d’arbre sortaient de leur dormance et, sous un soleil chaleureux, verdissaient les alentours du château. La lande elle-même reprenait une teinte plus vivace : le printemps était enfin aux confins de l’Ecosse.
En ce mois d’avril, malgré l’adage selon lequel il valait mieux ne pas se couvrir d’un fil, bon nombre d’élèves avaient laissé derrière eux leur épaisse cape d’hiver et s’étaient empressés de rejoindre le parc du château en bras de chemise pour profiter de quelques rayons printaniers durant leur pause. Et chose rare, tu ne faisais pas exception à la règle pour une fois.

Cette journée radieuse avait un impact inédit sur toi : tu souriais. Ce soleil signifiait la fin de l’hiver et, avec lui, tu voulais bien l’espérer, cette période difficile de déprime dans laquelle tu avais sombré voilà quelques mois.
Étrangement de bien humeur, tu ne t’étais pas soucié de savoir pourquoi Sven, entre deux cours ce matin, t’avait demandé de le rejoindre près du lac après le repas. Et maintenant que tu descendais la douce pente qui menait à l’onde brillante, tu te disais simplement qu’il avait envie de te parler car, après tout, toi aussi avais envie de passer un peu de temps avec lui. Depuis que tu t’étais disputé avec Nina, tu n’avais pas vraiment eu de conversations, pas même durant les vacances. Trop fiers, vous étiez incapables de vous excuser, certainement car ni l’un ni l’autre ne voyait en quoi il avait été blessant. C’était un peu près la même chose avec Alex à ceci près que lui, tu le voyais tous les jours, matin, midi et soir. Oh bien sûr, tu avais pensé à t’excuser mais tu ne savais pas comment le faire, d’autant plus que tu pensais vraiment ce que tu avais dit. La vérité était parfois difficile à entendre et si Alexandre voulait faire la sourde oreille, tant pis pour lui, quand bien même cela te pesait énormément.
Alors, dans ce contexte plutôt tendu, il ne te restait plus que Sven. Tu en avais marre de rester seul tout le temps (grande nouvelle !) alors, oui, tu étais bel et bien heureux de pouvoir le retrouver en ce début d’après-midi.

Arrivé sur les berges du lac, tu le trouvas rapidement, assis sur un tronc très certainement tombé durant l’hiver. Il contemplait les reflets chatoyants du soleil dans l’eau et donnait l’impression d’être perdu dans ses pensées. Néanmoins, il dut t’entendre arriver car il se tourna vers toi et d’un grand signe, t’invita à venir le rejoindre sur le tronc.
« Hei ! » le saluas-tu avec enthousiasme et en souriant franchement. Encore à quelques mètres de lui, tu comblas la distance à grandes enjambées et vins t’installer à l’endroit exact où Sven tapotait de sa main. « Ça va ! » lui répondis-tu avec entrain, toujours tout sourire. « Et toi ? Ça se passe bien dans ton trou ? » "Ton trou", l’expression que tu utilisais souvent pour désigner le terrier des Poufsouffles. Ça n’avait rien de péjoratif car après tout, toi aussi vivait dans les sous-sols du château.

Tu laissas ton regard se perdre dans l’immensité du paysage et poussas un soupir de contentement. Que cette journée était belle ! « Je suis content de te voir, Sven, » avouas-tu avec la plus grande simplicité.

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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Mer 11 Avr - 18:44

La famille et Sven, c’était quelque chose. Elle tenait une place très importante dans sa vie et l’adolescent ne voyait pas le restant de ses jours sans ses parents – bien qu’il sache qu’ils allaient finir par y passer un jour – son frère ou sa sœur. Les membres de sa fratrie étaient en première position et il y était très attaché, dur comme fer. C’est pourquoi, lorsqu’il y avait une dispute, le jeune Sven devenait assez peiné de les voir se prendre le chou pour un rien et faisait tout pour concilier les deux camps. Ce n’était pas chose facile. Njal et Nina avaient beaucoup de fierté l’un l’autre et s’excuser était loin de leur venir à l’esprit au plus grand dam du Poufsouffle qui prenait une mine un peu désespérée à chaque fois. Ses aînés étaient vraiment intenables.
Il sourit en réponse à celui de son frère, trop content de le voir aussi de bonne humeur comme ça. Les deux frères se ressemblaient beaucoup, l’air de rien. La même forme du visage, presque la même coupe, les mêmes yeux charmeurs. Cependant, leur caractère était relativement différent si ce n’était complètement opposé. Là où Sven était sociable et un peu extraverti, Njal préférait la solitude et le calme. On aurait pu croire qu’ils ne s’entendaient pas, mais c’était tout l’inverse. Entre eux, c’était le monde des paillettes. Est-ce que le beau temps allait rester au rendez-vous après ce que Sven comptait lui dire ? Ce n’était pas sûr. Le cadet Lænsen espérait fortement qu’il n’allait pas se mettre en colère, car ce n’était pas du tout ce qu’il souhaitait…
C’est en rigolant que le sorcier lui répondit. Le trou. Une bien belle image que l’on donnait aux Poufsouffle, tiens ! Mais venant de son frère, Sven savait que ce n’était pas une expression péjorative. Les serpents et les blaireaux… On ne pouvait pas dire qu’ils étaient les plus populaires de Poudlard, quand bien même Sven s’était fait sa petite réputation durant ces cinq dernières années.
« Tout va bien dans le trou, haha ! On a même le droit à de la nourriture gratos de la part des elfes comme on est juste à côté des cuisines. T’imagines bien qu’on n’a pas hésité une seule seconde avec Greta… » laissa-t-il sa phrase en suspend avec un regard malicieux lancé à son frère.
Le duo Poufsouffle était assez légendaire, Sven adorait sa meilleure amie. Ils étaient comme potion et chaudron, si vous voyez ce que je veux dire, et le garçon était absolument ravi d’avoir trouvé quelqu’un comme elle. Dès le premier jour, ils s’étaient bien entendu et depuis, ne s’étaient pas quittés. Il prouvait que, du coup, l’amitié fille-garçon était bel et bien possible !
Il lui lança un sourire attendri lorsque son frère lui confia qu’il était content de le voir. Sven était sensible à ce genre de paroles, surtout lorsqu’elles étaient dites par un membre de sa famille.
« Moi aussi, Njal. »
Puis, avant qu’un silence s’installe, Sven relança la discussion avec entrain.
« Alors, quoi de neuf ? Tu dois en avoir des choses à me dire depuis qu’on s’est pas vu ! »
C’est vrai qu’en-dehors des vacances scolaires où ils étaient tous ensemble, le blaireau voyait peu son grand-frère.
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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Ven 13 Avr - 15:23


Lorsqu’un inconnu te croisait pour la première fois, il comprenait rapidement que tu étais quelqu’un de solitaire, se contentant sans problème de ta seule présence. Pourtant, certains, comme Sven, savaient que ce n’était pas totalement vrai. Certes, tu appréciais le calme et la sérénité d’être seul avec soi-même, mais tu aimais plus encore ta famille. Nina et Sven les premiers. Pour toi, le monde pouvait bien s’effondrer, du moment qu’ils restaient à tes côtés, tu n’avais pas à t’en faire. Que ce soit votre légère différence d’âges ou vos caractères diamétralement opposés, rien n’avait réussi à vous séparer jusqu’à présent et tu espérais toujours naïvement que ce ne soit jamais le cas. Alors bien sûr, depuis que tu t’étais disputé avec Nina, ça n’allait pas fort. La famille était une valeur extrêmement importante pour toi et voir ta petite sœur loin de toi te rongeait. Il fallait que tu fasses quelque chose, tu le savais, mais puisque tu ne savais pas quoi, tu n’agissais pas, comme bien trop souvent.
Forcément, pouvoir encore profiter de passer un peu de temps avec Sven te rendait, au vu de la situation, particulièrement heureux. Non, tu n’étais pas seul, ton frère avait toujours été là pour toi. C’était simplement que ces derniers temps, tu avais eu tendance à l’oublier. Alors oui, cela te faisait un bien fou de profiter de sa seule présence et de son sourire radieux.

Avec ton frère et ta sœur, tu changeais radicalement. Comme libéré, tu n’étais plus le même. Un sourire, de la sincérité, de la spontanéité. C’est ce que tu devrais être chaque jour, chaque instant, mais il n’y avait qu’avec eux que tu te sentais libre de ce poids, de ces regards, de tout le reste. Ne comptaient alors que vous et simplement vous. Oui, le monde pouvait bien s’effondrer, tu n’en ferais pas grand cas.
« Ils pourraient faire quelques mètres en plus pour nous en donner aussi, à nous ! ronchonnas-tu avec une fausse indignation en entendant que les poufsouffles avaient le droit à de la nourriture en plus. Comparé à Gryffondor ou à Serdaigle, notre salle commune, c’est la porte à côté. En plus, je suis sûr que même Slughorn ne dirait pas non ! » rias-tu en t’imaginant ton directeur de maison en train de banqueter avec ses élèves avant de te rendre compte qu’il le faisait déjà, durant ses petits diners.

Tu avouas alors à Sven à quel point tu étais heureux de le voir, chose que tu savais partagée sans même qu’il ait besoin de le dire.
Tu aurais pu rester là, assis sur ce tronc, sans rien dire, profitant simplement d’une présence rassurante mais c’était bien sûr sans compter que cette présence s’appelait Sven Lænsen et que c’était un véritable moulin à paroles.
« Alors, quoi de neuf ? Tu dois en avoir des choses à me dire depuis qu’on s’est pas vu ! »
« Ooooh … Pas grand-chose, répondis-tu évasivement en haussant les épaules. Ah si ! Dumbledore nous a finalement autorisés à reprendre les entraînements, tu sais, après ce qu’il s’est passé … Il fallait dire que savoir qu’un élève avait été attaqué par une créature du lac incitait fortement à interdire son accès à tous. Et beaucoup, par simple mesure de prévention, n’auraient pas même pris le risque d’autoriser la baignade. Néanmoins, tu te disais que tu n’étais certainement pas le premier et encore moins le dernier. Dumbledore était un homme sage qui savait qu’à présent, Rosalyn et toi allaient redoubler de vigilance. Et toi ? Les révisions pour les BUSEs se passent bien ? Pas trop stressé ? Tu sais que si tu as besoin de moi, je suis là hein ! »

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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Dim 15 Avr - 19:54

Dès son arrivée à Poudlard, Sven savait qu’il allait atterrir à Poufsouffle. Cela avait sonné comme une évidence pour lui, même son père le lui avait dit. C’est pourquoi, dès son arrivée sur le sol britannique, le petit Scandinave avait su que sa place serait chez les Blaireaux. Il ne pouvait pas en être autrement, et le Choixpeau l’avait tout de suite senti. À peine effleuré la tête du garçon qu’il avait crié le nom des Jaunes et Noirs, sous le regard médusé de Nina qui avait vu son jumeau être envoyé dans une Maison différente. Sven s’était tout de suite senti à l’aise dans ce qu’on appelait plus communément « le Trou » et trouvait, bien entendu, que ses avantages étaient plus que satisfaisants. Déjà, leur Salle Commune se trouvait à côté des cuisines. Pour un aimeur de nourriture comme lui, c’était un premier bon point. Deuxièmement, les Poufsouffle étant de nature gentille et ouverte, les elfes de maison leur faisait parfois don de restes ou même de gâteaux entiers en milieu de journée. Deuxième bon point, certainement pas à négliger. Ensuite, ils ne se trouvaient pas loin de la Grande Salle. Alors, pour un sportif comme Sven cela ne l’aurait pas dérangé de devoir descendre ou monter des marches pour se rendre au lieu, mais pour d’autres plus feignants que lui, avoir la salle presqu’à disposition était un sacré avantage. Moins de pas à faire, moins de sport, pour plus de bouffe et de plaisir. Si ce n’était pas le paradis, ça !
L’hockeyeur rit de bon cœur avec son frère qu’il n’avait pas vu depuis trop longtemps à ses yeux. Malgré la différence de Maison et tout ce qui allait avec, rien n’avait changé entre eux. À chaque fois qu’ils se voyaient, c’était toujours la même chose. Des barres à volonté. Sven regrettait simplement que son frère ne soit pas comme ça avec tous les autres, cela le rendait triste de le voir seul parfois – même s’il savait que Njal préférait la solitude au grand nombre. Mais bon, tant qu’il était bien dans ses chaussures ! C’était tout ce qui comptait.
« Qu’est-ce que tu veux, le blaireau doit leur faire moins peur qu’un serpent, rit-il avant de poursuivre, amusé, mais j’avoue que si Slug négocie avec eux, y’a moyen que vous vous retrouviez avec une petite surprise, un de ces quatre ! »
En vérité, ce n’était pas près d’arriver et tous deux le savaient. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien, comme le disait le proverbe ! Les disciples de Serpentard pouvaient toujours essayer, après tout ils n’avaient rien à perdre.

Mais si cette discussion portait une apparence tout à fait normale, c’était pour une chose bien précise que le cadet des Lænsen avait demandé à voir son aîné. Et il sentait que s’il rentrait tout de suite dans le vif du sujet, Njal pouvait se braquer comme un serpent le ferait en crachant s’il se sentait menacé. C’était un peu vicieux de la part du Poufsouffle, mais il faut dire qu’il était là dans un esprit purement pacifique. Bon, aussi pour profiter de la présence rassurante de son grand-frère. Mais ça, c’était encore autre-chose.
« Oh, génial ça ! fit-il en souriant de toutes ses dents à l’adresse du vert et argent, j’avais peur qu’il interdise l’accès au lac par précaution… Tu vas mieux d’ailleurs, par rapport à ce qu’il s’est passé ? » L’esprit altruiste du Norvégien qui reprenait le dessus. Toujours. L’accident qu’avait eu Njal l’avait pas mal secoué – il faut dire que se faire attaquer par des Strangulots était assez effrayant – et Sven ne souhaitait qu’un chose : que son frère ne soit pas traumatisé par la nage. Mais apparemment, ça allait !
« Les BUSEs, ça va. Je le sens bien ! J’ai un peu de mal en bota, Chourave est un peu confuse dans ses consignes des fois… T’y arrives bien dans cette matière toi ? Parce que clairement, c’est un peu la seule où je suis limite à la rue… Pourtant je bosse comme tu le sais bien, mais rien n’y fait. J’aimerais pas planter mes exams juste à cause d’un plant de Mandragore si tu veux… Sans jeu de mot ! » ajouta rapidement le moulin à paroles avant d’éclater de rire. Ça n’avait pas été voulu, vraiment. Le Poufsouffle faisait parfois des blagues sans vraiment s’en rendre compte, c’est dire à quel point son esprit tournait vite.

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J'attends un peu avant de parler du cas Njal/Nina Hinhin
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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Ven 20 Avr - 15:44


« Qu’est-ce que tu veux, le blaireau doit leur faire moins peur qu’un serpent, argumenta Sven face à cette terrible injustice. Tu ne pus cependant qu’hocher la tête. Les elfes étaient des créatures impressionnables et l’idée-même de rôder autour de l’antre des serpents devait les terrifier. D’autant plus que les emblèmes des Maisons n’avaient pas été choisie au hasard, ils représentaient au mieux le caractère et les valeurs de chaque fondateur, attributs qui, grâce au choipeau, étaient valorisés pour chaque étudiants. Alors oui, si le serpent avait été choisi par Salazard, c’était peut-être bien parce qu’au fond de chacun des jeunes sorciers qui suivaient son chemin sommeillait un reptile fourbe et imprévisible. Mais j’avoue que si Slug négocie avec eux, y’a moyen que vous vous retrouviez avec une petite surprise, un de ces quatre ! »
A ceci, tu rias franchement.
« Slug ? Négocier avec des elfes de maison ? t’exclamas-tu, presque hilare. Autant demander à Carrow de tolérer la présence d’un né-moldu à sa table ! »
Aaaah Amycus ! Une chose était certaine : il ne risquait pas de te manquer, ce crottin d’hippogriffe. Depuis le premier jour où Alexandre et toi l’avaient rencontré et qu’il avait fait de vos vies un enfer, vous étiez certains qu’il était bête comme un manche à balai et, qu’un jour ou l’autre, il allait devoir prendre la porte. C’était chose faite à présent ! Et tu te réjouissais de ne plus avoir à supporter ce singe dans ton dortoir. Le soir où tu avais compris qu’il remballait ses affaires pour de bon, tu n’avais pas pu t’empêcher de sourire à pleines dents. C’était si inhabituel que Carrow en avait paru surpris, tellement qu’il n’avait pas eu l’idée de "te remettre à ta place" comme il l’aurait si bien dit. Néanmoins, tu t’étais bien gardé de le railler et de faire la moindre remarque. Un idiot comme lui, acculé de la sorte, n’aurait pas hésité une seule seconde avant de recommencer ce pourquoi il avait été exclu. Et cette fois, ça aurait été pour ta pomme. Mais une fois qu’il eut passé la porte de la salle commune, ce que vous aviez ri, Alexandre et toi ! L’égalité et la tolérance avaient eu, pour une fois, raison des "bons principes" qui faisaient l’éducation douteuse d’Amycus.

Lorsque Sven te demanda ce que tu avais de neuf à lui apprendre, tu pensas un instant hausser les épaules et soupirer un "rien" décevant. Tu te rappelas néanmoins avoir une grande nouvelle à lui annoncer. Non, pas que tu t’étais trouvé une copine mais bien que Dumbledore avait donné son aval pour que vous repreniez vos entraînements, Rosalyn et toi. Oui, une bien grande nouvelle qui enthousiasma ton petit frère.
« Oh, génial ça ! j’avais peur qu’il interdise l’accès au lac par précaution… »
« Oui, moi aussi, j’ai eu peur que plus personne ne puisse aller au lac à cause de moi. »
« Tu vas mieux d’ailleurs, par rapport à ce qu’il s’est passé ? »
Tu haussas simplement les épaules. Tu n’avais toujours aucune idée de ce qui t’avait attrapé la jambe mais cela avait eu assez de force pour te plonger dans les ténèbres et te laisser quelques belles marques sur la jambe. Jusqu’à ce que le médicomage McLaggen fasse un travail remarquable ! A vrai dire, tu avais bien cru que tu allais mourir ce jour-là. Noyé, le comble pour toi ! Heureusement qu’après de longues, très longues secondes à te débattre comme un diable et à tenter de te saisir de ta baguette (qui, placée dans un étui sur ta jambe, avait été coincée par la créature), tu avais réussi à te libérer d’un sort bien lancé.
« Ça va, dis-tu sans grande conviction. Pour l’instant, tu ne pensais qu’à retourner nager mais c’était évident que tu aurais une appréhension lorsque tu plongeras la prochaine fois. Bah ! Disons que c’est des choses qui doivent arriver ! »

Un peu mal à l’aise, tu préféras changer de conversation et demandas à Sven son ressenti vis-à-vis des examens qui approchaient à grands pas. L’entendre te dire qu’il ne se faisait pas trop de soucis te fit sourire. Oui, toi non plus, tu ne t’en faisais pas pour lui. Ni même pour Nina. Ils étaient bons élèves et ramèneraient des notes tout à fait correctes à la maison.
Tu éclatas au même moment que ton frère après son petit jeu de mot tout à fait involontaire puis tu lui répondis avec bienveillance.
« C’est vrai que Chourave s’emballe rapidement. A l’entendre, le snargalouf est la plus merveilleuse des plantes ! Mais oui, je veux bien voir ce que je peux faire pour t’aider. Si tu veux, on peut se voir demain, je suis libre juste avant midi. »
Il fallait bien avouer que depuis que tu ne parlais plus à Alexandre, tu n’avais pas grand-chose à faire pour tuer le temps. Etudier, ça allait bien trente seconde ! Heureusement, avec le retour du printemps, tu allais pouvoir reprendre les entraînements plus souvent.

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Je viens de relire mon dernier post, désolé, il était tout pourri Mdr

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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Sam 5 Mai - 16:30

Sven rit de bon cœur à la remarque de son frère. Il était vrai qu’imaginer Slug dans une telle situation laissait un peu à désirer, le Directeur de Serpentard n’étant pas vraiment de cette trempe-là. Mais il y avait quelque chose dans son attitude, cette petite chose burlesque qui faisait que le jeune Poufsouffle aurait pu l’imaginer dans n’importe quel contexte cocasse. De toute manière, pas beaucoup de monde adressait la parole aux elfes de maison, comme s’ils existaient à peine – alors que c’était un peu grâce à eux, tous ces bons repas. Après, ils se faisaient un peu discrets – c’était dans leur nature de serviteur, mais quand-même – et prenaient soin de rester dans les cuisines. Les lions parlaient trop fort, les aigles restaient dans leurs bouquins, les serpents étaient cyniques et, si l’on voulait rester dans les stéréotypes, les blaireaux étaient les plus aimables. Sûrement pour ça que ces petites créatures daignaient montre le bout de leur nez en présence des jaunes et noirs. Quelque part, Sven n’avait pas tort de relever cette différence de réputation entre les Maisons.
Lorsque Njal compara Slug à Carrow, il eut une mine amusée. C’était clair que ce Serpentard, bien que le scandinave n’ait jamais eu à se frotter à lui, n’avait pas l’air très commode. Maintenant qu’il était renvoyé, cela devait donner un nouveau souffle au dortoir de Njal et Alexandre qui, Sven s’en doutait assez, n’avaient dû bien vivre cette colocation avec l’autre brute. Né-moldu, sang-mêlé, sang-pur… Des sornettes, des histoires à dormir debout. Tout le monde était sorcier au final, non ? Beaucoup d’aurors, donc l’élite de la population sorcière, il fallait bien le préciser, étaient des sang-mêlé voire des né-moldu. Cela n’enlevait en rien leur talent et leurs capacités. Cette histoire de sang, c’était tout dans la tête et leur monde manquait cruellement de tolérance. On était en guerre, après tout.
« Ça doit vous faire de ces vacances dans le dortoir ! » fit-il en parlant d’Amycus.
Il connaissait un peu le caractère de son frère et savait que Njal n’était pas trop le genre de personne à se confronter à plus grand que lui. Il était réservé, son aîné, préférait le calme et la solitude. Un bon représentant de Serpentard, après tout. Sven l’aimait comme ça. Tout comme il connaissait un peu le caractère d’Amycus. Pas des plus tendres. Est-ce que Njal aurait un peu souffert du baraqué Carrow ? Cela ne l’aurait pas étonné. Et il en voulait tellement à ce troll s’il avait fait du mal à son aîné.

Sven comprenait l’inquiétude du Serpentard quant à la potentielle interdiction d’aller au lac. En même temps, savoir que tout élève était susceptible de se faire attaquer par un Strangulot n’avait rien de rassurant pour les parents qui laissaient leur enfant en toute liberté à Poudlard. Si Dumbledore aurait pu prendre les mesures nécessaires, il avait néanmoins autorisé les étudiants à se baigner encore dans cette étendue d’eau qui rendait paisible plus d’un. À condition d’être accompagné, bien sûr. C’était, aux yeux du norvégien, un compromis tout à fait acceptable. Mais on ne savait jamais et le hockeyeur avait tout de même une petite appréhension lorsque son grand-frère allait se détendre en quelques longueurs au lac.
« Des choses qui doivent arriver, je dirais pas ça, fit le cadet Lænsen pensivement, tu feras attention quand-même, hein ? » rajouta-t-il en lançant un regard inquiet vers le sorcier.
Sven avait toujours grandement admiré son grand-frère. S’il lui arrivait quoi que ce soit… Il ne pouvait pas supporter une telle idée.

La discussion dériva sur les études. Aah, les études. ASCPICs, BUSEs. BUSEs, ASCPICs. Des examens dont les échéances approchaient et qui commençaient à stresser bon nombre d’étudiants. Le jeune scandinave, lui, prenait tout ça avec légèreté. Il n’avait jamais été du genre à se prendre la tête et vivait les choses comme elle venait.
« Oh ouais, pourquoi pas ! Si ça te dérange pas. La botanique, c’est pas trop mon truc… »
Mais si Sven avait demandé à voir son grand-frère, c’était pour une toute autre raison. Cela faisait un peu calculateur d’agir comme ça, mais le jeune sorcier n’avait pas su comment s’y prendre autrement. La dispute entre sa jumelle et son aîné le taraudait. Il n’aimait pas les voir en conflit, jamais il n’avait aimé les voir hausser le ton et refuser de s’adresser la parole l’un l’autre. Le blaireau se voyait coincé entre les deux, tentant de réconcilier les deux parties, et en général cela marchait plutôt bien. Pour raisonner, Sven était plutôt fort. Mais là, il sentait que les choses étaient un peu plus complexe que Nia voulant prendre toute la place sur la canapé.
« Je voulais te parler de Nia, » déclara Sven de but en blanc en fixant l’horizon. Il n’aimait pas tourner autour du pot et sentait que le moment était venu pour lui de faire connaître à son frère les vraies raisons de leur rencontre ici. Les choses sérieuses allaient commencer, pour le meilleur ou pour le pire…

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mais non, il était génial ! Câlin ! désolée pour le temps de réponse Euhhh
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SERPENTARD
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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Lun 7 Mai - 11:53


Qu’Amycus ait été viré de Poudlard était une très bonne chose selon toi. En temps normal, tu n’étais pas du genre à te préoccuper des affaires des autres. Cela ne te concernait pas et tu considérais te porter toujours mieux dans l’ignorance des relations conflictuelles que pouvaient nourrir les autres. Néanmoins, Carrow était un cas tout à fait insolite et exceptionnel puisqu’il te concernait directement. Oh oui, Alexandre et toi en avez bavé pendant ces six dernières années avec cet énergumène. Plus encore depuis qu’il s’était mis en tête de répandre l’insupportable rumeur vous concernant. Qu’il se soit fait exclure à cause de sa propre stupidité était un dénouement satisfaisant pour une relation qui avait pourri de nombreux moments de ta vie à Poudlard.
« Ça doit vous faire de ces vacances dans le dortoir ! » remarqua Sven à propos de ce manche à balai d’Amycus.
« T’imagines même pas ! » répondis-tu avec un sourire radieux. En vérité, depuis ta récente dispute avec Alexandre, il régnait dans le dortoir un silence religieux qui devenait de plus en plus pesant de jour en jour. Même si cela te chagrinait, tu préférais tout de même cela au rire gras et aux remarques moqueuses de Carrow.

Tu fus d’abord heureux d’apprendre à ton frère que Dumbledore vous avait autorisé à nouveau l’accès au lac mais aborder plus en détail ta mésaventure d’il y a quelques semaines te gêna particulièrement. Comme à ton habitude, tu préféras prétexter que tout allait bien et accompagner le tout d’un petit sourire et rejetant catégoriquement toute répercussion émotionnelle. Ce qui, bien sûr, était totalement faux.
« Tu feras attention quand-même, hein ? »
« Est-ce que ça me ressemble de ne pas agir sans faire attention ? répliquas-tu rhétoriquement avec douceur. Je ferai plus attention, » ajoutas-tu avec amertume. Tu étais ce genre de personnes à rarement agir sur un coup de tête. Tu préférais tout prévoir et t’imaginais être à l’abri des imprévus. Cela te tuait qu’une telle chose te soit arrivée et préférais autant passer à autre chose. Car oui, tu avais honte, véritablement honte alors que tu n’y étais pour rien.

Tu préféras changer de sujet puisque celui-ci te rendait mal-à-l’aise. Tu savais que Sven n’était pas un garçon à se faire du souci pour les examens, néanmoins tu préférais en avoir le cœur. Et il t’apprit, à ta grande surprise, qu’il galérait en botanique. Par chance, tu étais plutôt doué dans cette matière et lui offris donc tes services pour un peu de soutient du soir.
« Bien sûr que ça me dérange pas, t’exclamas-tu en ébouriffant les cheveux de ton petit frère. Tu verras, tu vas devenir le premier de la classe, le chouchou de Chourave ! » D’ailleurs, tu te demandais si ce n’était pas déjà le cas. Sven, de par son sérieux mais aussi son implication, était à n’en pas douter un élève apprécié par le corps enseignant.

Néanmoins, la félicitée d’un moment complice entre deux frères ne devait pas durer. Trop content de retrouver ton cadet, tu ne t’étais pas imaginé un seul instant qu’il puisse t’avoir fait venir pour une raison particulière. Te rendre compte que c’était le cas plomba ton moral. La raison, plus encore.
« Je voulais te parler de Nia, » se risqua Sven d’une petite voix, sachant que c’était là un sujet sensible.
« Hmpf, » grognas-tu en te renfrognant. Que voulait-il te dire ? Que ce n’était pas bien d’avoir réagi ainsi ? Qu’il fallait savoir mettre sa fierté de côté pour tenter de se faire excuser ? Ce n’était pas une question de fierté. Sven n’avait aucune idée de la difficulté que tu avais à t’ouvrir aux autres. Il ne pouvait pas même s’en faire une idée, lui qui était si à l’aise en face des gens, lui le grand orateur, le grand médiateur.
Sans un mot, tu te levas du tronc d’arbre et rejoignis la rive du lac à quelques pas de là. Tu n’osais pas regarder Sven aussi restas-tu résolument le regard fixé sur les reflets aveuglants du soleil sur l’onde. Tu attendis que ton petit frère parle, qu’il te dise exactement pourquoi il avait tant tenu à briser cet instant de complicité. Mais l’un comme l’autre, vous restiez désespérément silencieux. Finalement, ce fut toi qui fis le premier pas.
« Qu’est-ce que tu veux me dire ? » lâchas-tu peut-être un peu brusquement sans pour autant te retourner.

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POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Dim 13 Mai - 11:06

Amycus Carrow était une grosse brute, le genre de personne à qui ça ne faisait ni chaud ni froid de se faire renvoyer de Poudlard. Connaissant sa famille de nom – qui ne connaissait pas les Carrow, les Lestrange ou les Black – Sven se doutait bien que cela avait été un véritable soulagement pour le sang-pur. Le scandinave l’avait plusieurs fois entendu rouspéter qu’il avait hâte de partir, c’était chose faite. Un abruti de moins. Il fallait de tout pour faire un monde, certes, mais il y avait parfois certaines personnes dont on se serait passé volontiers… Dommage qu’il se soit fait renvoyer seulement au bout de six années. Ce gars-là avait fait bien trop de mal à beaucoup de monde au château, que ça soit Sybille, Marlene ou encore Theo. Trop de dégâts pour une seule personne, le laisser scolarisé ici aurait été une grosse erreur de la direction. Fort heureusement, Dumbledore était lucide et ne permettait pas qu’un danger aussi gros qu’Amycus perturbe cette paix poudlarienne.

Le blaireau fut rassuré mais pas vraiment lorsque son aîné lui assura qu’il ferait attention. Njal avait toujours été très secret comme gars. Il gardait tout pour lui, même ses pires souffrances, Sven s’en doutait. Il s’en doutait à son regard tantôt joyeux, tantôt triste alors que ses paroles disaient le contraire. Le petit des Lænsen avait appris à déceler ce qui se cachait derrière ce qui semblait évident pour tout le monde. Mais l’hockeyeur connaissait sa famille mieux que personne. Quand quelque chose troublait sa fratrie, il le savait, tout comme il avait deviné ce qui tracassait sa sœur jumelle. En même temps, ces deux-là étaient comme des livres ouverts, quand bien même Njal était assez fort dans le domaine. Aussi se doutait-il que son frère avait été vraiment chamboulé par les récents événements. Lorsqu’on avait été à deux doigts de la mort, on n’en ressortait jamais indemne. Mais Sven ne voulait pas que son frère se sente oppressé par son inquiétude de cadet.
« Ça me rassure que tu me dises ça. Merci, fit le norvégien en tournant la tête vers le Serpentard avec un fin sourire, je m’en voudrais trop si quelque chose t’arrivait, tu sais… » ajouta-t-il d’une petite voix.
Sa famille était ce qui comptait le plus à ses yeux. Il était fier d’elle et n’avait pas honte une seule seconde de ce qu’elle était, prêt à tout pour la protéger contre tous ceux qui lui voulaient du mal. C’était ça, au final, la force des Lænsen. Malgré les disputes entre ses membres, le lien de sang revenait toujours.

Ils abordèrent rapidement un sujet bien fâcheux pour beaucoup d’élèves dans ce château, à savoir les BUSEs. Même si Sven était un très bon élève – sans non plus être l’excellence incarnée – la botanique restait une énigme pour lui. Il avait déjà entendu parler d’un certain Serdaigle en septième année pour qui ce domaine n’avait plus de secret, et si son frère avait été un cancre dans cette matière aussi, nul doute que le blaireau se serait tourné vers ce grand qui allait passer ses ASPICs. Une aide n’était jamais refusée à ceux qui la demandaient après tout, non ? Et puis les Serdaigle étaient gentils.
Sven rigola lorsque son frère lui ébouriffa les cheveux. Qu’il était bon de le retrouver dans ces conditions. S’il n’était pas venu pour autre-chose, le cadet de la famille aurait bien voulu continuer sur ce ton détendu et fraternel.
« Le chouchou, abuse pas » répliqua-t-il avec un rire.
Il se savait apprécié du corps enseignant mais n’en profitait pas pour autant. Il n’était pas comme ça.

Mais il fallait, tôt ou tard, aborder le sujet houleux, appuyer sur la corde sensible. Nina. La dispute qui avait un peu séparé le frère et la sœur Lænsen n’était pas la première et n’allait pas être la dernière non plus. Il en était ainsi depuis déjà bien longtemps… Mais tout finissait par se résoudre. Cependant, plus les enfants grandissaient et plus les sujets devenaient sérieux. Plus leur fierté grandissait, aussi. Les réconcilier était une tâche un peu plus difficile chaque jour, Sven s’en rendait bien compte. Aussi ne fut-il pas surpris de la réaction de Njal. Il s’était préparé au pire. Il le regarda poser les pieds à terre et se diriger vers le lac. Sven était un peu perdu et ne savait pas trop quoi faire. Il essayait de s’adapter à chaque situation, comme toujours. Au bout d’un moment, il décida lui aussi de descendre de son perchoir et de s’avancer vers le Serpentard qui gardait un regard obstinément porté vers l’horizon. Pendant quelques minutes, le silence fut leur seul moyen de discussion. Ce n’était pas très concluant, mais le Poufsouffle ne savait pas vraiment comment aborder la chose. Njal se réfractait vite, comme le serpent qui rentre dans sa grotte obscure. Jusqu’à ce que la voix de son aîné brise enfin ce silence pesant.
« Je ne suis pas venu pour te faire des reproches, Njal. Et ce n’est pas Nina qui m’envoie, se sentit-il obligé de rajouter. Elle m’a tout raconté de votre récente dispute, notamment sur ce que c’était et… Il hésita un peu avant de reprendre. Je lui ai expliqué que ça n’avait pas dû être facile pour toi, qu’elle s’était trop emportée, et je pense qu’elle a compris. Tu la connais notre Nini, un peu trop sanguine comme toujours… Sven eut un petit sourire à cette pensée. Je voulais juste te dire qu’on est là, Njal. La famille avant tout, tu te souviens ? Je veux dire… Je sais que tu as de bonnes raisons d’en vouloir à Nina, mais j’ai pas envie que tu t’éloignes de nous à cause de ça… Il posa une main sur l’épaule de son frère qui se voulait réconfortante. On t’aime beaucoup trop pour qu’il t’arrive quoi que ce soit, tu sais ? Moi, je t’aime comme tu es, même si tu préfères les garçons tu restes le frère que j’ai toujours admiré, continua-t-il sincèrement. Peu importe que tu me l’ai dit ou pas et que ça ai été Nini, je ne t’en voudrais jamais. Je ne te dis pas que tu dois aller t’excuser auprès d’elle, mais peut-être si vous aviez une autre discussion, je sais pas… Je lui ai conseillé la même chose. »
Sven, lorsqu’il était lancé, parlait beaucoup. Voire beaucoup trop. Mais au moins, il disait les choses telles qu’il les pensait et espérait n’avoir pas trop touché à la fierté de son frère.
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MessageSujet: Re: Les frères Lænsen › NJAL Mer 16 Mai - 13:45


A présent, plus rien de ce dont vous aviez parlé précédemment n’importait. Envolée la libération du joug de Carrow, envolé la perspective des examens. Envolées l’insouciance et la complicité du moment.
Tu avais été naïf de penser que Sven souhaitait simplement partager quelques instants avec toi. Mais à ta décharge, ton cadet n’était pas le genre de personnes à ourdir dans l’ombre, préparant son coup patiemment et à endormir la vigilance avec des faux-semblants. Pourtant, c’était peut-être pour cela qu’à l’instant où il t’avait annoncé la véritable raison de votre entrevue, tu t’étais senti trahi. Trahi, idiot et en colère. Tu pensas d’abord, tout à fait égoïstement, que ce n’était pas là ses affaires, que tu ne lui devais rien. Et surtout, tu en voulus atrocement à Nina que tu pensais derrière toute cette mascarade. Tu connaissais bien ton frère et ta sœur. Ils ne pouvaient jamais cacher quelque chose bien longtemps à leur jumeau et, au moment-même où tu t’étais livré à ta sœur, tu aurais dû savoir, te douter, avoir ne serait-ce qu’une très légère intuition que, d’une manière ou d’une autre, Sven finirait par être au courant. Mais non, tu avais eu besoin de te livrer et n’avais pas vu plus loin que le bout de ton nez. Voilà pourquoi tu détestais l’idée-même de se confier à quelqu’un : cela ne se passait jamais comme escompté.

Il n’y avait pas besoin que Sven en dise plus pour que tu comprennes la véritable raison de sa venue. Tu l’avais compris au moment-même où il avait prononcé le prénom de votre sœur. Pourtant, d’une voix rauque et sur un ton passablement irrité, tu l’enjoignis brusquement à développer le fond de sa pensée sans que, pour autant, tu n’espères qu’il trouve les mots justes pour t’apaiser -ce qui était mal connaître ton petit frère.
« Je ne suis pas venu pour te faire des reproches, Njal. Et ce n’est pas Nina qui m’envoie. Elle m’a tout raconté de votre récente dispute, notamment sur ce que c’était et… Et ? Ca, bien sûr, tu le savais que Nina n’était pas à l’origine de cette conversation. Elle était bien trop fière pour demander que Sven joue les intermédiaires, ce qu’il te confirma par la suite. Je voulais juste te dire qu’on est là, Njal. La famille avant tout, tu te souviens ? Je veux dire… Je sais que tu as de bonnes raisons d’en vouloir à Nina, mais j’ai pas envie que tu t’éloignes de nous à cause de ça… »
Tu sentis ton cœur se serrer comme il posait une main apaisante, fraternelle, sur ton épaule. Non, bien sûr que non, tu ne voulais pas non plus t’éloigner d’eux à cause de cette histoire. Tu ne l’avais jamais voulu et ne le voudrais jamais. Mais comment y résister ? Cela allait bien plus loin que votre fratrie. Tu savais que jamais votre mère ne voudrait entendre parler de cette histoire et quant à votre père, tu te refusais à lui parler. Un jour ou l’autre, tu le savais, tes préférences t’éloigneraient de ta famille, quand bien même Sven et Nina les acceptaient.
Ton petit frère ne s’en tint pas là. Il continua à dispenser de douces paroles, rassurantes et encourageantes alors que ton cœur se faisait de plus en plus gros, menaçant d’exploser. Tu l’avais au bord des lèvres et redoutais de ne pouvoir le réprimer très longtemps.

Après un long silence où tu cherchais aussi bien tes mots qu’à ne pas céder à tes émotions, tu tentas de lui répondre d’une voix étranglée par le chagrin et la douleur d’un amour propre blessé, te tournant pour faire finalement face à ton frère.
« Mais tu sais ce qu’elle m’a dit ? te plaignis-tu dans une tentative vaine de légitimer ce que tu savais être une idiote dispute. Elle m’en voulait que je ne lui aie rien plus tôt ! C’était dur pour moi de le lui dire et tout ce qu’elle a trouvé à dire, c’est qu’elle était déçue de pas avoir été au courant plus tôt ! crachas-tu avec colère. J’aurai mieux fait de t’en parler plutôt qu’à elle … »
Tu connaissais ta sœur et savait qu’elle réagissait souvent avec excès. Tu aurais été plus sage de te tourner vers Sven qui, lui, était toujours une oreille attentive et réfléchie. Pourtant, si tu ne l’avais pas fait, c’était pour une bonne raison que, cependant, tu te gardais bien de lui révéler. Son avis t’importait bien trop et bien qu’il ait été une personne raisonnable, tu redoutais de le décevoir. D’une certaine manière, tu voulais immortaliser cette image de grand frère modèle et savais que tout cela mettait en péril la vision qu’il pouvait avoir de toi, quand bien même il t’assurait le contraire.
Plantant ton regard empli de tristesse, de remord et de colère, dans celui de ton frère, tu te mordis l’intérieur de la lèvre pour ne pas céder à ce flot d’émotions contraires qui déferlait en toi. Tu savais faire une terrible erreur en refusant de discuter avec Nina mais pour le moment, et maintenant que Sven avait fait remonter la douleur de votre conversation, il t’était trop difficile d’imaginer pouvoir pardonner Nina.
Ton petit frère allait devoir se montrer plus convaincant et surtout faire preuve de la plus grande des patiences.

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