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It started with a white lie [ft. Evan Talbott ]

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CAPITAINE SERDAIGLE
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MessageSujet: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Mer 18 Avr - 4:51

« Un Whisky pur feu, s’il-vous-plait » demanda la jeune sorcière en tendant trois mornilles et en se penchant par-dessus le bar afin de bien se faire entendre par le barman, un sorcier quelque part dans sa mi- trentaine. Le Trois-Balais n’était pas un endroit où la musique y était particulièrement forte, il s’agissait d’un pub bienveillant qui accueillait, entre 8h et 3h une clientèle des plus hétéroclites. Cependant, ce soir c’était samedi. Le deuxième samedi du mois d’avril, pour être plus exact, et le Trois-Balais recevait le groupe les Doxy Grinçantes, un groupe de musique relativement récent, composé de deux sorcières et d’un sorcier, qui semblait encore chercher à mettre sa baguette sur le style de musique qui lui convenait.

Clang
! Un verre enflammé se déposa comme par magie devant l’adolescente qui le regarda s’éteindre avant d’enfiler une gorgée très généreuse du chaud liquide ambré qui lui tira à la fois un plissement nez et un soupire satisfait. Elle avait vraiment besoin d’un verre. Humm, non. Elle avait surtout besoin de prendre l’air et de sortir des murs humides du château qui, par les temps qui couraient, arrivaient à peine à contenir la panique généralisée des sixièmes années, qui commençaient à regretter amèrement leurs pauvres soirées à flâner et à profiter de la vie, ou tout simplement à respirer, alors qu'ils auraient pu étudier pour leurs ASPIC. La seule chose que Wilda regrettait, quant à elle, était de ne pas s’être échappée plutôt de la harde de Serdaigles hystériques qui semblaient s’arracher les cheveux à chaque racoin du château, le regard aussi vivant que celui d’un inferi. En voyant Smith s’écrouler en larmes devant elle et rouler de gauche à droite sur le plancher de la salle commune des bleus en marmonnant incompréhensiblement, car elle venait de réaliser que son pot d’encre était à sec, Wilda n’avait fait ni une ni deux, était montée quatre à quatre au dortoir, avait enfilé une paire de jeans noir moldu, un haut lilas, qui laissait entrevoir juste assez de peau, s’était passer un coup de mascara et un léger rouge à lèvres et en autant de temps qu’il en faut pour dire quidditch, avait fui à toute vitesse vers Pré-au-Lard.

Alors qu’elle engloutissait une autre longue gorgée brulante d’alcool, elle senti quelqu’un prendre place, ou plutôt entrer dans sa bulle, sur le tabouret à sa gauche. «Mmph jolie mamzelle, n’attendez plus une seconde… votre preux chevalier est là pour vous sauver de vot’ esseulage!» Un homme chambranlant, qui dégageait une forte odeur de vieux fond de bouteille, venait de se laisser lourdement tomber à ses côtés. Wilda laissa échapper un soupir bien plus agacé que dégouté. Non mais vraiment ! N’était-il pas possible, en 1976, qu’une femme puisse lever le petit doigt par elle-même? Ils avaient quoi ces hommes, ou plutôt ces gobelins crapuleux et puants, à associer une femme assise seule avec une affiche qui criait J’AI BESOIN D’UN HOMME, JE VOUS EN PRIE DÉRANGEZ-MOI, C’EST TOUT CE QUE JE DÉSIRE. Évidemment, c’était toujours soit des vieux d’au moins 30 ans de différence d’âge ou des jeunes paons qui semblaient penser que la femme était bénie de leur douce et merveilleuse compagnie, qui s’autorisaient ce genre de dérangement. S’il avait été jeune et séduisant, avec des chevilles d’une grosseur normale et sachant aligner des mots de manière à faire une phrase, Wilda serait probablement plus tolérante au dérangement, mais ce n’était pas le cas.

Avant qu’elle ne put répondre quoi que ce soit l’ivrogne s’écria : «Un verre pour ma p’tite damzelle ici!» tout en levant mollement le bras, pour mieux le laisser retomber sur la cuisse de la jeune femme, qui cette fois frissonna de dégoût. Wilda se serait levée sèchement, mais la proximité de l’indésirable et le mur à sa droite l’empêcherait de conserver une distance suffisante entre elle et le troll. N’ayant d’autre option que de toucher cette loque, elle balaya sa main d’une claque sèche en sifflant : « Ce ne sera pas nécessaire » et rapidement elle ajouta « j-j’attends quelqu’un». Évidemment, le soulon, ayant soudainement perdu son appui sur le haut de la cuisse de la jeune femme, bascula dangereusement vers celle-ci, sa grosse tête terminant sa course en plein sur sa poitrine. Wilda laissa échapper une exclamation de dégoût et se raidie d’un coup, appuyant autant qu’il lui était possible son dos contre le mur dans une tentative perdue de mettre un peu de distance entre eux.

«’Crorait bien qui vous a posé un hibou vot’msieur» dit-il d’un ton satisfait, un sourire carnassier aux lèvres.

Pour la première fois de sa vie, Wilda, qui généralement avait réponse à tout, se sentie coincée, démunie et fit la seule chose qui lui passa par la tête : elle descendit d’un trait le demi verre de pur feu qu’il lui restait, sans même tirer une grimace. C’était bien connu, du whisky cul sec était la solution à tous les problèmes.

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Jeu 19 Avr - 21:42

Evan avait passé une journée tout à fait banal au travail, dans la salle des prophéties au Ministère de la Magie. Après avoir quitté son poste, il s'était rendu chez lui, grignoter quelques pâtes, pour ensuite se rendre au Casino Flint, là où, généralement, ses deux meilleurs amis se trouvaient. Mais, ce soir là, personne n'était présent pour lui faire passer un bon moment. Pour une raison qu'il ne connaissait pas, Demetrius et Christian avait quelque chose de mieux à faire que de jouer au billard et de boire entre amis. Soit, Evan décida alors de se rendre à Pré-au-Lard, à la taverne des Trois Balais, pour passer tout de même une bonne soirée autour d'un bon verre de scotch, alcool qu'il avait appris à aimer grâce à son écossais d'ami Moran Powell. Le jeune Talbott tenait beaucoup à ses amis, pourtant, ce soir-là, il n'avait qu'une envie : boire un coup seul, sans avoir besoin de faire semblant de croire à cent pour cent ce dont il n'était finalement pas si sûr. En tant que sang-pur, Evan avait été élevé dans une idéologie très particulière... Sa mère et son frère Amaury étaient des mangemorts, mais le cadet avait choisi de ne pas suivre cette voie, du moins il n'en était pas question pour le moment. Du plus, depuis qu'il était enfant, il se contentait de suivre les idées de ses parents sans pour autant les penser réellement. Il ne faisait que jouer un rôle, devant les autres sang-purs mais aussi devant sa famille. Oh, bien sûr il ne mentait pas sur ce qu'il ressentait pour eux, disons juste qu'il se gardait bien de réfléchir à ce qu'il pensait vraiment... En bref, le jeune Talbott n'avait pas envie d'être en compagnie de gens comme lui, de sang-purs, du moins pas ce soir.
Il s'était installé à une table non loin du comptoir, un livre dans les mains et un verre devant lui. Cela faisait déjà le troisième qu'il buvait lorsqu'il entendit un homme qui, visiblement, draguait une femme au comptoir. Même si la situation pouvait semblait tout à fait banale dans un bar, Evan décida de tourner la tête et d'observer le duo que formait le pochtron et la jeune femme qu'il tentait d'approcher. Celle-ci repoussa poliment les avances de l'homme en prétextant qu'elle attendait quelqu'un, ce qui était faux. Evan observait suffisamment les gens pour savoir quand ils mentaient pour se débarrasser de quelqu'un, et c'était exactement le cas de la jeune femme. Mais l'homme ne comptait visiblement pas lâcher l'affaire et continua ses assauts, finissant la tête la première dans le décolté de sa proie, qui semblait tout sauf à même de se libérer de l'homme. Le jeune Talbott se retourna vers son verre et le saisit. Son cerveau carburait, cherchant une solution pouvant aider celle qu'il observait depuis quelques secondes maintenant, mais, malheureusement pour lui, une seule et unique lui vint en tête : agir. Evan avait toujours été l'enfant calme, celui qui lisait ou observait les autres en train de jouer. Malgré cela, il dut se rendre à l'évidence qu'il n'y avait pas cinquante mille moyens d'aider la jeune femme, et même s'il n'était pas un homme d'action, il ne supportait pas de voir des scènes comme celles-ci. Il se leva alors, prit son livre sous le coude et se dirigea vers les deux protagonistes de cet accrochage. "Excusez-moi, mais vous êtes avachis sur ma compagne. Je vous prierai donc de la laisser" dit-il une fois arrivé à côté de l'homme.

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Sam 21 Avr - 22:54

La quantité de whisky qu’elle venait d’engloutir lui brulait l’œsophage, et lui fit tourner la tête un court moment - elle dû cligner des yeux pour se ressaisir. Alors qu’elle recomposait ses esprits et s’apprêtait à fermement mettre fin à cette situation indésirable telle la femme indépendante qu’elle était, une voix grave au ton distingué déclara presque froidement : «Excusez-moi, mais vous êtes avachis sur ma compagne. Je vous prierai donc de la laisser». Le robineux se releva d’un coup sec comme s’il venait de se faire piqué par un billywig, balbutia une montagne d’excuses et s’éloigna en titubant.

Wilda fixait l’ivrogne d’une expression dégoûtée, abasourdie, offensée et presque fâchée. Évidement. pensa-t-elle. La sorcière laissa échapper un très bref rire jaune. Évidemment que les hommes avaient plus de respect envers les autres hommes qu’envers la femme qu’ils indisposaient. Elle refusait sa compagnie, il n’en avait rien à battre. Un autre mâle arrivait pour reprendre son territoire, ah là par contre il se prosternait devant lui et s’exécutait en deux, trois pirouettes. Man, this is bullshit. Cerise sur le sundea elle allait maintenant devoir être toute sourire face à l’inconnu qui venait de la ‘sauver’ telle une princesse en détresse. Probablement un autre monsieur dans sa mi- cinquantaine croyant pouvoir susciter un quelconque intérêt chez une jeune femme dans la fleur de l’âge. « J’aurais très bien pu m’en sortir toute seule » cracha-t-elle en levant pour la première fois les yeux vers l’homme qui l’avait rejoint. Oh par le caleçon de Merlin! Wilda ne put empêcher une expression d’agréable surprise de se peindre sur son visage.  L’homme qui se tenait devant elle était beau, et le mot était faible, il était l’opposé d’un vieux schnock et aussitôt que ses yeux avaient rencontrés le bleu perçant des siens son agacement envers les hommes s’était soudainement dissipé. Les hommes étaient biens, elle aimait les hommes, elle était en fait, extrêmement heureuse qu’il l’ait prise pour une fillette sans défense.

D’un élan empressée elle agrippa doucement son bras comme pour s’assurer qu’il n’allait pas fuir suite à sa réplique ingrate et essaya de se reprendre : « Pardon, ex-excusez-moi, je-ce que je voulais dire, c’est que j’apprécie grandement votre aide, je suis très reconnaissante de cet intervention qui m’a sorti d’une situation de, des plus… mmh, indésirable.» Oh bouze de dragonnet puante, elle était certaine que c’était mort, pourquoi est-ce qu’elle ne pensait jamais deux secondes avant de sauter à la gorge des gens.  Fille, tu es Wilda Griffiths, tu peux rattraper n’importe quelle situation, go get it.

Elle se redressa sur son banc, de son bras droit pris nonchalamment appuie sur le comptoir tout en se rapprochant subtilement du jeune homme, le fixa droit dans les yeux - ses magnifiques et si intenses yeux bleus - et d’un sourire qui se voulait séducteur elle enchaina : « D’ailleurs – et elle pointa le verre presque vide de sa compagnie – laissez-moi vous offrir le prochain verre en guise de remerciement et pour compenser ma…promptitude? » Elle crut déceler un éclair d’incertitude dans le regard de sa contrepartie – évidemment les femmes qui payent des verres c’est toujours un sujet tabou, mais Wilda n’était pas prête à lâcher le morceau et elle devait avouer qu’elle aimait bien agacer le sexe masculin sur ce point, et puis, quoi de plus sexy qu’un homme qui assumait suffisamment sa masculinité pour accepter l’offre?

« Allez, c’est non négociable » termina-t-elle d’un ton sans réplique, le regard toujours joueur. Elle laissa d’ailleurs celui-ci courir sur les mâchoires de l’homme viril qui se tenait devant elle, intéressant. Définitivement, le whisky se faisait déjà légèrement sentir.
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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Lun 23 Avr - 21:46

Alors que l'homme partit après de plates excuses en titubant, Evan le regarda s'éloigner, éprouvant presque de la pitié pour lui. Comment pouvait-on en arriver à ce stade là ? Etre aussi esclave de la boisson et être un homme aussi lourd avec les femmes que cela ? Evan se promis intérieurement de veiller à ne jamais en venir à de telles extrémités lorsque la jeune femme qu'il avait aidé déclara assez froidement qu'elle aurait très bien pu s'en sortir seule. Le jeune homme tourna alors son visage vers elle, afin d'être sûr d'avoir bien entendu. Lorsque leur regard se croisèrent, le visage de la demoiselle changea du tout au tout, passant d'une sorte de ressentiment à une expression de surprise. "Surement, mais je vous ai aidé" déclara Evan sans pour autant en vouloir à son interlocutrice pour ses mots secs et peu sympathiques. Il pouvait tout à fait comprendre ce qu'elle ressentait, comme si les femmes ne pouvaient pas se défendre seule. La mère du jeune Talbott était la preuve vivante que c'était totalement faux, car Elise Lerouge était plus que capable de se défendre seule, pouvant également défendre ses trois enfants en plus sans éprouver trop de difficultés. Donc oui, elle aurait pu s'en sortir seule, enfin surement, mais Evan avait choisi, ou tout du moins décidé, d'agir et de l'aider. C'était, pour lui, la meilleure solution, celle qui avait le plus de chance de fonctionner.
Lorsque la demoiselle du bar agrippa le bras du jeune homme, il fut surpris et ne sut comment réagir. Même s'il était d'habitude très observateur, il n'avait pas vu venir l'action de la jeune femme. Le scotch qu'il avait bu commençait à agir sur son cerveau, l'empêchant d'être aussi vif et réfléchit que d'habitude. D'ailleurs, les excuses non plus, il ne les avait pas vu venir ! Evan se contenta donc d'hocher la tête, sans vraiment savoir ce qu'il pouvait répondre. Il n'était pas habitué à recevoir des excuses, car, dans le milieu des sang-purs qu'il fréquentait, les gens pensaient qu'avouer qu'ils avaient eu tord et s'excuser montrait le fait qu'on était faible, ce qui était totalement l'inverse en réalité !
Soudain, la jeune femme se hissa sur son coude et se rapprocha d'Evan, qui recula d'un pas devant cette intrusion dans son espace vital non prévue. Il suivit le doigt de la demoiselle et posa son regard sur son verre quasiment vide. Il releva ensuite les yeux vers elle, hésitant. Le jeune Talbott était venu dans ce bar pour passer un bon moment, avec un verre de scotch et un livre à propos des vélanes, mais pas pour boire un coup avec une personne qu'il ne connaissait ni de Merlin ni de Pinpin. Pourtant, le regard de la jeune femme, franc et doux, le faisait hésiter. Pas le temps de peser le pour et le contre, car elle déclara que c'était non négociable. Evan leva donc les yeux au ciel avec un petit sourire avant de s'asseoir à ses côtés. "Si vous insistez..." répliqua-t-il en posant son regard sur le visage de son interlocutrice.
"Puis-je tout de même savoir qui me m'offre gracieusement un verre ?" demanda finalement Evan en se disant qu'il pouvait quand même tenter d'être un minimum sociable. Le jeune homme croisait sincèrement les doigts pour ne pas entendre un nom moldu car, finalement, il avait bien envie de passer un bon moment à discuter autour d'un verre avec cette jolie jeun femme.

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Mar 24 Avr - 5:19

Wow. Wilda était littéralement jetée par terre. L’homme venait de faire un pas en arrière – un pas – un vrai pas au complet – alors qu’elle s’était rapprochée, de quoi, à peine deux centimètres? Elle se redressa bien droite, refroidie. Insultée? Non, plutôt désemparée. Elle ne savait plus trop comment agir, habituellement les garçons, à Poudlard du moins, étaient plutôt chaleureux à sa compagnie. Histoire de taper sur la tête du gnome un peu plus fort, il leva les yeux au ciel à son invitation à prendre un verre. Alors qu’elle sentait la chaleur montée à ses joues, chaleur qui n’était pas dû au Pur feu cette-fois, et sa confiance se décomposer, il s’assied à ses côtés, un sourire au visage telle une rune indéchiffrable. Ne sachant pas trop comment entamer la conversation, elle chercha solution dans l’alcool, pour la deuxième fois ce soir, et profita du silence incertain pour commander un verre de scotch et un verre de whisky. Elle aurait reconnu l’odeur du scotch à des milles à la ronde : son père en prenait un verre à tous les soirs, sans faute.

Une fois la commande passée, elle retourna son regard vers monsieur à ses côtés et nota que le sien était toujours dirigé vers elle, sans pour autant sembler être sur le point de se mettre à parler. Après ce qui lui parut une éternité, il lui demanda enfin son nom, d’une phrase magnifiquement formulée, qui la fit sourire et qui sembla réchauffer l’atmosphère – ou peut-être était-ce dû au verre d’alcool qui venait d’apparaître devant elle. « Wilda Griffiths, enchantée » répondit-elle d’une voix chantante en lui tendant la main avec l’intention de lui servir une poignée de main bien ferme telel que maman Griffiths lui en avait appris l’importance. Bon, elle était consciente qu’ils n’étaient pas en rencontre d’affaires, mais après avoir été témoin du bon qu’il avait fait lorsqu’elle s’était subrepticement approchée de lui, elle n’allait certainement pas lui présenter sa joue, non?

Soudainement elle se mit à espérer qu’il n’était pas un grand fan de Quidditch, la sorcière n’avait aucunement envie que sa compagnie, qui venait à peine d’accepter de lui adresser la parole, l’associe avec la fille de 16 ans de la seule et unique Glynnis Griffiths – vous savez cette attrapeuse des Harpies de Hollyhead qui a fait remporté la coupe du monde à son équipe en 1953 lors du match les opposant à l’Allemagne, un match qui avait durée sept petits jours. Bon, sa mère avait marqué l’histoire du Quidditch, elle devait se rendre à l’évidence, il allait probablement faire le lien. Par contre, à moins qu’il soit fan de tabloïds et de gossips, les chances étaient minces qu’il puisse connaître son âge. D’ailleurs, une mère qui léguait son nom de famille à ses enfants était aussi rare qu’une licorne en plein centre-ville - c’est qu’il faut dire que les femmes Griffiths faisaient partie d’une classe bien à elles – il n’allait pas l’associer, pas vrai? Juste au cas, elle décida, d’un léger manque de jugement, d’approfondir sa présentation. « Je suis en deuxième année à l’école de commerce magique international d’Angleterre et j’aimerais me spécialiser en droit des humains, sorciers et créatures magiques… » Wilda se lança dans ce mensonge, un mensonge qui en était bien un, mais qui n’en était pas un non plus, enfin, outre qu’elle était encore à Poudlard, il était vrai que ce domaine la passionnait et qu’elle mangeait tous les livres et articles qu’elle trouvait sur l’égalité en droit et l’égalité en fait, sur la balance entre les droits et les obligations, mais surtout sur « enfin tu sais, comment s’assurer que tout ça – le commerce – arrive à profiter à la nation tout en respectant les êtres doués de raison. Comment les sorciers peuvent transposer, dans leur pratique de tous les jours, des techniques et des lignes de conduites qui prennent en compte plus que leur propre besoin, mais qui considèrent les êtres ou plutôt l’être même qui subit substantiellement et directement les contrecoups… Je ne sais pas si tu comprends, je m’explique très mal ce soir – elle pointa son verre d’alcool fort – mais tu sais, nous, les sorciers, on a tendance à profiter des autres pour atteindre notre confort.» Les yeux de la sorcière s’étaient illuminés tout au long de cette conversation, aussi unilatérale soit-elle, et sa confiance était sans aucun doute de retour, supportée d’une franche passion. Wilda se mordit légèrement la lèvre, pensive, elle avait oublié un instant qu’elle mentait, c’était si facile, car c’était sincèrement ce qu’elle souhaitait faire après Poudlard. Enfin, comme plan B. « Mais bon, on verra bien où le vent me mènera, car j’ai bien l’intention d’être la meilleure poursuiveuse que les Harpies de Holyhead auront jamais vu », plaisanta-t-elle avec un grand sourire, « mes projets d’intellectuelle devront attendre encore un moment». La jeune sorcière reporta son attention sur le mystérieux sorcier à sa gauche et pria silencieusement Merlin qu’elle ne le fasse pas fuir avec ses monologues sans fin… elle n’avait pas la langue dans sa poche et avait tendance à se laisser aller à ses passions. Elle avait beau chercher une lueur d’encouragement dans les yeux de sa contrepartie, en vain, Wilda n’arrivait pas à déchiffrer la signification du regard de cet homme. Alors elle fit ce qui semblait la sauver depuis le début de la soirée, elle pris une belle gorgée de whisky. « Et toi, parle-moi de toi, qui es-tu et que fais-tu seul en ce samedi soir aux Trois-Balais ? » demanda-t-elle, sincèrement intéressée.

Nota bene, se réinscrire en cours de runes.

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Lun 30 Avr - 11:26

La jeune femme sembla outrée de voir le jeune Talbott reculer lorsqu'elle s'avança vers lui, ce qui amena un petit sourire sur les lèvres d'Evan. Il ne savait pas vraiment se comporter avec les jeunes femmes, et il le savait bien. D'ailleurs, cette soirée semblait tout à fait incertaine, chose à laquelle le jeune homme n'était absolument pas habitué. Le silence entre les deux jeunes gens dura quelques minutes avant qu'enfin Evan se décide à parler. Il n'avait jamais vraiment su, non plus, comment engager une conversation avec une inconnue, alors il se contenta d'être basique, mais cela fonctionna. La jeune femme se présenta et tendit sa main. Evan la saisit et la serra avec douceur. "Enchanté également, Griffiths". Wilda Griffiths Joli nom, qui ne disait absolument rien au fils d'Elise Lerouge. Pourtant, il avait toujours été un jeune homme observateur et se souvenait de nombreux de ses camarades de Poudlard, au moins de leur nom du moins. Avait-elle été ailleurs qu'à Poudlard ? C'était possible, mais le grand brun n'y croyait pas vraiment.
Evan écouta la jeune fille décrire ce qu'elle aimait dans le commerce magique international, qu'elle étudiait visiblement depuis deux ans. Ce sujet n'avait jamais vraiment passionné le jeune homme, il fallait bien l'avouer. Il n'avait jamais songé à en faire sa carrière... Pourtant, le sujet trouva grâce à ses yeux, ce soir-là, surement parce que la manière dont Wilda en parlait était beaucoup plus passionnée et intéressante que quand les autres personnes le faisaient. "Je vois", se contenta-t-il de dire. En effet, de ce point de vu, cela pouvait être un métier intéressant. Même si Evan arqua un sourcil lorsque la jeune femme déclara que les sorciers se servaient souvent des autres pour parvenir à leur petit confort, il ne dit rien. Après tout, était-ce faux ? Pas vraiment, Evan le savait bien... Mais, heureusement, ce n'était pas le cas de tous les sorciers ! La jeune Wilda parla ensuite de son rêve de devenir une joueuse de quidditch professionnelle et, avec un grand sourire carrément magnifique, affirma que ses projets intellectuels devront attendre. Ce projet fit sourire Evan, qui déclara "Joueuse professionnelle, c'est intéressant comme projet !".
La jeune femme lui demanda ensuite qui il était t ce qu'il faisait là, seul, un samedi soir. Cette remarqua arracha un léger sourire à Evan, qui se présenta en bonne et due forme "Je m'appelle Evan Talbott, et je travaille en tant que Langue-de-Plomb au Ministère". Il dit cela comme s'il était à un entretien professionnel, de manière calme et distante. Les relations sociales n'étaient, en effet, pas le fort du jeune Talbott, et cela se voyait. "Quant à la raison pour laquelle je me retrouve ici..." murmura-t-il en cherchant à comprendre pourquoi il se retrouvait là. D'habitude, à cette heure là en ce jour de week-end, il était au Casino avec Demetrius et Christian, ses deux meilleurs amis, mais aujourd'hui ils ne s'y trouvaient pas. "J'avais envie de passer une bonne soirée hors de chez moi avec un bon livre et un verre de scotch" déclara-t-il en se souvenant qu'il avait encore son livre sous l'épaule. Les vélanes Il le posa donc sur le bar, à côté de lui.

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Jeu 3 Mai - 3:30

Au contact de la main du jeune homme, Wilda ressentie une légère chaleur s’emparer d’elle et la douceur de sa poignée de main l’a surpris agréablement, la sorcière aurait pensé que celle-ci serait froide et brève. Décidément il y avait une couche d’écaille à gratter pour saisir ce mystérieux jeune homme. Intéressant. D’ailleurs, il semblait pertinent de souligner que la sorcière trouvait incroyablement enivrant, pour ne pas dire excitant, que son compagnon l’appelle par son nom de famille, de sa chaude et grave voix. Ou alors était-ce l’effet du whisky qui lui faisait tourner la tête… il fallait dire que l’adolescente était plus habituée à la bièrreaubeurre qu’à l’alcool fort.

Le visage de Wilda se fendit d’un grand sourire qu’elle ne put retenir lorsque le sorcier à ses côtés releva – en souriant précisons-le - l’intérêt de son projet de carrière : peu nombreux étaient les hommes qui ne lui faisaient pas remarquer qu’il s’agissait d’un rêve futile de petite fille naïve. À leur défense, ils ne l’avaient pas vu sur un balai, c’est qu’elle était une farouche joueuse Griffiths Jr! La jeune femme s’apprêtait à se relancer dans un monologue sur le comment du pourquoi était-elle dont passionnée de Quidditch, lorsque sa contrepartie se présenta : Evan Talbott. Evan, comme dans Evan Rosier le mec qui l’avait déflorer pour mieux la jeter. L’ignoble troll qui avait cassé son Nimbus chéri. Le sourire de la sorcière flancha quelque peu à ce souvenir, le cassage du balai évidemment, et elle essaya de masquer son amertume en avalant une brûlante gorgé du liquide ambré qui sommeillait dans son verre avant de relever les yeux vers Evan « Enchantée Evan » dit-elle doucement. La vue du visage d’Evan Talbott semblait être suffisante pour donner à ce prénom son absolution inconditionnelle. Evan. Evan. Evan. Ravissant prénom, vraiment. Langue de plomb. Non mais vraiment, tout pour ajouter au mystère… et au charme. «Whao, langue-de-plomb !» s’exclama-t-elle, les sourcils relevés, impressionnée. La sorcière mourrait d’envie de lui poser mille et une questions sur son travail, sur les reliques, les sortilèges, les créatures, les grimoires et Merlin seul savait quoi d’autre les murs du département des mystères contenaient. Elle se mordilla la lèvre inférieure afin d’éviter, pour une deuxième fois en quelques secondes à peine, de submerger son interlocuteur d’une panoplie de questions sans fin. Valait mieux ne pas le couper dans sa lancé, il n’était déjà pas très bavard cet Evan.

Wilda rigola doucement alors qu’il semblait avoir oublié la raison de sa présence, « pour venir à la rescousse d’une sorcière en détresse » plaisanta-t-elle, le regard joueur. L’homme à ses côtés posa son livre sur le comptoir les vélanes, évidemment Wilda, jeune femme habitée d'un humour propre à elle, ne pouvait passer outre et décida de s’amuser un peu, après tout, malgré son ton légèrement froid, il lui faisait maintenant de petits sourires… elle pouvait tenter la blague non? Elle n’y réfléchie pas plus longtemps, curieuse de la réaction de son compagnon.

« Hmm-mm, les vélanes » dit-elle d’une voix volontairement sulfureuse, les sourcils bien haut « je ne peux pas te reprocher de trouver le sujet… captivant, Evan» continua-t-elle en le fixant fermement dans les yeux, « ravissantes, envoutantes, ravageuses… sexy » fini-t-elle en détachant chacun de ses mots. Wilda se concentrait de toutes ses forces pour garder son acte et ne pas éclater de rire devant l’expression d’Evan : elle prenait un malin plaisir à jouer avec lui. L’adolescente savait pertinemment que l’intérêt pour les Vélanes ne résidait pas dans leur physique – du moins pas aux yeux des sorciers d’un intellect suffisamment élevé pour passer un samedi soir à lire un manuel sur celles-ci – mais bien dans la puissance de leur pouvoir qui suscitait une fascination dépassant leurs séduisantes courbes. D'une curiosité intellectuelle difficile à rassasier, Wilda avait elle-même consulté quelques livres à leur sujet.

Finalement, au bout d'un moment, elle déposa doucement sa main sur l'avant bras du jeune homme comme pour le réconforter et le rassura en souriant : « Je plaisante ».

Dragées:
 
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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Ven 13 Juil - 15:02

La réaction de la jeune femme lorsqu’il dit s’appeler Evan n’échappa absolument pas au regard affuté de l’intéressé. Il était assez clair qu’elle connaissait un homme du même nom, et pas un du genre qu’on est heureux de connaître visiblement. Que lui avait-il fait pour que son ravissant sourire flanche comme cela sans qu’elle ne puisse le contrôler ? Alors qu’Evan se posait cette question, il réalisa ce qui était en train de se passer : il la trouvait belle, et drôle en plus de cela. Pourquoi ? Il ne serait surement incapable de l’expliquer. Pourtant, il pouvait dire avec certitude qu’il n’avait pas perdu sa soirée à traîner dans un bar, finalement, puisqu’il passait un bon moment avec une ravissante jeune femme qui n’était pas une de ces potiches qu’on pouvait trouver dans le cercle des sangs purs. Non, cette Wilda Griffiths était d’une toute autre trempe, avec de vrais rêves et l’envie de se battre pour les réaliser.
Evan sourit lorsque la jeune femme s’exclama quand il lui dit le métier qu’il faisait. L’ensemble des mystères qui entouraient cette profession avait le don d’attiser leur curiosité et de faire apparaître une flamme d’intérêt dans leurs yeux. Cette vérité l’était aussi pour la jeune femme en face d’Evan, qui semblait se retenir de lui poser des millions de questions. De toute façon, le jeune homme ne pouvait rien révéler sur son travail, sur le Département des Mystères et sur les Prophéties qui s’y trouvaient.
« Alors vous pensez que j’avais prévu de sauver une jeune femme ce soir ? » demanda-t-il en souriant, un petit rire se faisant presque entendre. Il était vrai qu’elle lui avait donnait au moins une bonne raison de rester dans ce pub fréquenté par quelques mauvais garçons, des poivreaux et des femmes à la petite vertu. Ce pub, agréable dans la journée, se transformait en nid à problèmes à la nuit tombée.
Evan n’était pas très bon lorsqu’il s’agissait de décoder les signes évidents de drague de la part des jeunes femmes. Alors qu’il sentait ses jours rosirent très légèrement, il ne comprenait pas que Wilda faisait exprès de provoquer ça. Non, la jeune Talbott n’était vraiment pas doué pour décrypter les signaux que pouvait envoyer la gente féminine… Il regarda longuement la jeune femme face à lui sans rien dire, hypnotisé par ses grands yeux bleus. Les vélanes représentait, aux yeux du sang pur, un intérêt tout autre que celui de la beauté irrésistible qu’elle possédait, mais bien de leurs pouvoirs plus qu’étonnants. Wilda était-elle une descendante de vélane ? Mais qu’est ce qui lui prenait bon sang ?! La jeune femme jouait avec lui, ça il s’en rendait compte, alors il décida de tenter le coup, lui aussi. « Vous ne partageriez pas le sang de ces créatures, par tout hasard ? » demanda-t-il d’une voix volontairement plus grave. L’alcool faisait plus d’effet que d’accoutumé sur le jeune homme visiblement, car il ne se reconnaissait plus. Evan n’était pas un dragueur, encore moins un beau parleur. Il se reprit rapidement « Pardon, ça ne me ressemble pas du tout », ne put-il pas s’empêcher de murmurer.
La main de la jeune femme sur son bras provoqua une hausse de sa chaleur corporelle, ce dont, encore une fois, il n’avait pas l’habitude. Les femmes provoquaient-elles toujours cet effet quand elles étaient aussi proches ? Il ne lui semblait pourtant pas avoir déjà ressenti quelque chose comme cela, tout du moins pas depuis un petit bout de temps.

HORS RP:
 
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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Jeu 19 Juil - 3:49

Wilda Griffiths était bouche-bée. La main toujours légèrement déposée sur le bras de son compagnon, elle n’arrivait pas à parler. Ce n’était pas parce qu’elle ne savait que répondre – certes elle ne savait pas exactement où mettre ses balais – mais bien parce que son cerveau semblait avoir momentanément cessé de fonctionner. Elle fut assaillie d’une bouffée de chaleur, qui lui fit tournée la tête… sacré alcool, pas vrai? Alors qu’elle avait pris un malin plaisir à regarder le jeune homme rougir sous ses paroles, elle n’aurait pas cru qu’il saurait la décontenancer avec autant de sincérité, d’humilité. À l’instar de la majorité de la gente masculine, Evan Talbott lui avait chantonné un compliment préconstruit et décoré à outrance d’une vulgaire couche clichée, qui en temps normal aurait déclenché une pointe d’agacement chez la sorcière, prêcheuse de sincérité. Cependant, au contraire de ces dits hommes, le brun ténébreux avait fait preuve d’une franche reconnaissance de ses paroles dénuées de créativité, et ce geste l’avait charmée et avait affectée substantiellement ses capacités mentales. Le ton de sa chaude voix et son long regard silencieux qui avaient précédé ses paroles y étaient aussi peut-être pour quelque chose.

La sorcière ne savait que répondre. Devait-elle le remercier de l’avoir associé à une créature au physique envoutant? Devait-elle lui dire que ce n’était pas grave, qu’elle comprenait? Elle qui avait habituellement le sourire séducteur facile et dont les exclamations charmeuses lui venaient aisément, ne savait que faire. Dans sa courte vie, jamais avait-elle rencontré un homme qui ne se cachait pas derrière une façade qui suintait la confiance, la suffisance ou l’arrogance. Elle s’était fait prendre à son propre jeu et avait complètement perdue le contrôle de leur échange.

Wilda ne le quittait pas des yeux, elle le trouvait de plus en plus sexy. Incroyablement sexy. Il n’était plus seulement question du bleu de ses yeux, de la carrure de sa mâchoire ou de ses boucles, ça, elle pouvait gérer. Cependant, la force tranquille qui semblait émanée de son aura, l’intelligence et l’honnêteté la faisait fondre plus qu’elle ne l’aurait pensé. Elle se sentait petite, incertaine. Toujours incapable de répondre quelque chose de censé, elle laissa donc libre court à ses émotions de peindre son expression. Un sourire timide s’étira sur ses lèvres, ses doigts se refermèrent inconsciement sur eux-mêmes, glissant avec douceur sur l’avant-bras du jeune homme. Il la trouvait jolie. Le temps d’une seconde elle mordilla l’ongle du pouce de sa main libre, baissant son regard sur le comptoir, puis l’écarta aussitôt de sa bouche, croyant entende raisonner au loin les remontrances de sa mère. Finalement, elle mordilla légèrement sa lèvre inférieure, qui était toujours décorée d’un timide sourire, et releva les yeux vers son voisin de tabouret. Misère, elle ne savait pas plus quoi dire, quoi faire. Il lui semblait qu’elle aurait pu plonger son regard dans le sien pendant d’interminables minutes, voir heures.

La jeune femme se rappela enfin la présence de son verre d’alcool, son fidèle sauveur, et en bu la toute dernière gorgée. Son verre était terminé. La soirée, elle, ne pouvait se terminer ainsi, si tôt, ils avaient à peine fait connaissance. Si seulement elle pouvait retrouver sa langue et le retenir par ses conversations sans fin. « Evan, j’aimerais prendre un autre verre en ta compagnie » lui avoua-t-elle avec un brin de nervosité, craignant qu’il refuse. « Tu veux bien me porter compagnie encore un peu plus longtemps? » lui demanda-t-elle franchement, son ton de voix moins fort qu’à l’habitude.

Ses yeux perdus dans les siens, elle avait toujours sa main déposée sur son avant-bras. Elle sursauta furtivement lorsqu’elle prit conscience que son touché avait perduré tout ce temps et, à contre cœur, retira sa main, la déposant non loin, sur son propre genoux. Wilda avait une forte envie de recréer le contact avec le jeune homme, mais il était bien peut délicat de sa part d’envahir ainsi, si longtemps, la bulle d’un inconnu. Pas vrai? Elle qui crut un jour que ses hormones se déferlaient avec force, n’avait pourtant jamais vécu un tel moment. L’atmosphère avait changé du tout au tout en l’instant d’un claquement de doigt. Elle se sentait attirée par le jeune homme, d’une attirance qu’elle peinait à contenir, qui lui faisait tourner la tête, tambouriner le sang contre ses tympans. Inexplicablement, cet homme lui faisait un sacré effet. Le whisky aussi, peut-être.
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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Ven 20 Juil - 18:23

Le jeune Evan Talbott n’avait jamais été un grand dragueur. En fait, il n’avait jamais été un dragueur tout court. Il n’était pas sorti avec beaucoup de fille, comparé à son frère ou à ses amis, qui avaient pas mal de succès auprès des membres du sexe opposé. Ils étaient rieurs, blagueurs, bout-en-balais et savaient s’amuser. Lui était tout l’inverse : calme, discret, réfléchi et plutôt réservé. Bon, il fallait tout de même avouer qu’un aspect de lui attirait parfois quelques jeunes femmes, son physique bien entendu. La Langue-de-Plomb était beau, bien bâti et avec de magnifiques yeux bleu foncé, mais celles qui s’aventuraient à l’approcher finissaient souvent par déguerpir devant son caractère bien particulier. En bref, Evan n’avait quasiment jamais eu de petites copines. Il n’avait d’ailleurs jamais vraiment éprouvé de sentiments amoureux à l’égard des sorcières, sauf à de rares exceptions. L’une d’elle était Andromeda Black, maintenant nommée Tonks. A l’époque, cela remontait à Poudlard, Evan et elle étaient meilleurs amis. La jeune fille souhaitant reculer le plus possible, voir empêcher, ses fiançailles avec Walden, Evan avait fait croire qu’elle l’avait demandé en mariage. Cela avait bien ralenti les choses, et tout le monde y avait cru ! Ce mensonge était tellement bien fait que même Evan commença à se prêter au jeu et à ressentir des choses pour la jeune et jolie Black. Quelle déception ce fut pour lui lorsqu’il apprit pourquoi elle voulait réellement annuler ses fiançailles : elle sortait avec un né-moldu et s’est même finalement mariée avec lui. Le jeune Talbott s’était senti trahit, plus que quiconque, par celle à qui il avait pourtant accordé toute sa confiance… L’amour et lui, il avait conclu que ça faisait deux, voire trois. Echaudé par cette expérience, le cœur d’Evan était resté sec depuis bien longtemps, jusqu’à ce que…
Devant son compliment masqué mais bien maladroit, la jeune femme sembla abasourdie. Elle ne savait que répondre et le silence fut plus long qu’à l’accoutumé. Heureusement, Evan n’avait pas peur des silences, au contraire même, alors il lui laissa le temps de digérer ses mots. Lorsqu’elle prit la parole, un léger sourire naquit sur les lèvres du sang-pur. Ce n’était pas un sourire moqueur ni même charmeur, simplement un sourire satisfait. Elle avait envie de continuer à être avec lui, et lui aussi, alors pourquoi couper court à cela ? Evan regarda l’heure. Il était déjà tard, et il commençait tôt demain. Ce n’était pas raisonnable de rester plus longtemps, mais il n’avait pas vraiment envie de l’être, pas ce soir en tout cas. Il releva les yeux vers Wilda en plantant son regard dans le sien. « Si vous acceptez que je vous offre un verre, ce sera avec grand plaisir » déclara-t-il.
Lorsque Wilda retira sa douce main de son bras, il la regarda se poser plus loin avec une pointe de tristesse, qu’il voila bien entendu. Il avait maintenant presque froid à l’endroit où, quelques instants plus tôt, une main était posée. Etrangement, et surement pour la première fois de sa vie, son corps réclamait le contact d’un autre. Ce sentiment était fort, ce qui surpris beaucoup celui qui le ressentait, très peu habitué à ce genre de choses.
"Que buvez-vous ?" demanda-t-il en faisant un petit signe au barman.

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Mar 31 Juil - 3:44

Un sourire incroyablement satisfait s’étira sur les lèvres de la jeune femme lorsqu’il accepta de prendre un autre verre avec elle et un frisson de plaisir lui parcoura l’échine. C’est alors qu’il planta fermement ses grands yeux bleus dans les siens. Son regard lui fit monter le rouge au joue et une vague de chaleur l’assaillie. Elle ne brisa pas le contact visuel, mais releva, au contraire, son regard, avec autant d’ardeur.  « Un Pûr feu, s’il-te-plait » dit-elle, en ne regardant que lui, comme s’ils étaient les seuls accoudés au bar. Lorsqu’Evan brisa leurs regards, pour suivre le mouvement de sa main des yeux, Wilda eu l’impression de se remettre à entendre, comme si soudainement, son ouïe s'était remise à fonctionner. Elle fit un petit saut. Il lui sembla que le nombre de décibels avait triplé. Rapidement, les hurlements de la clientèle lui fit comprendre que les Doxy Grinçantes venaient d’entamer la plus populaire de leurs chansons en montant d’un cran le volume de leur musique. Intéressée, la jeune femme sonda du regard la salle qui s’était soudainement animée avec tant d’énergie et un sourire  contagieux ne put s’empêcher de flotter sur ses lèvres. Elle avait toujours aimé les foules, le dynamisme communicateur d’un groupe de personnes qui vibraient au même rythme. Puis tous ces sourires, ces exclamations : certains des clients semblaient revivre sous les temps de la musique. L’adolescente retourna son visage vers Evan et lui fit une comique mimique qui semblait dire ‘eh bien, on se s’entend plus dans ce boucan’, puis elle plissa brièvement le nez avant de se laisser glisser sur son tabouret et d’atterrir sur ses deux pieds. Ce rapidement changement de position lui fit brièvement tourner la tête, de sorte qu’elle du agripper le bar d’une main ferme, avant d’approcher dangereusement son visage de celui de son compagnon.

Wilda en était venue à la conclusion que si elle voulait entretenir quelconque conversation avec le jeune homme au milieu de ce vacarme, elle n’avait d’autre choix que de lui parler à l’oreille, pas vrai? Pas vrai. C’est donc ce qu’elle fit : elle porta sa bouche à son oreille. « Evan, tu sais que tu peux me tutoyer » dit-elle d’un ton léger. La sorcière avait remarqué depuis un moment qu’il ne se départait pas de ses politesses – ce qui était tout à son honneur – alors qu’elle n’arrivait pas à maintenir le vouvoiement. Elle recula son visage de quelques centimètres dans l’attente d’une réponse et croisa les yeux du jeune homme. Près. Beaucoup trop près. Wilda n’avait pas analysé qu’en lui parlant ainsi elle allait se ramasser si près de son visage, tellement près qu’elle avait l’impression de loucher. Ne sachant que faire, elle se recolla à son oreille – ainsi elle ne pouvait se perdre dans le bleu de ses yeux – et sortit la première chose qui lui vint à l’esprit : « J’adore cette chanson! Tu la connais? ».  La serdaigle n’adorait pas particulièrement cette chanson, mais elle la connaissait: elle n'était pas mauvaise et était bien rythmée. C’était un sujet futile, mais c’était une bonne échappatoire. Qui sait, peut-être allait-il même la faire danser? À cette drôle de pensée la jeune femme ne put retenir un petit rire, qui secoua doucement sa personne de manière à ce que ses cheveux chatouillent le cou d’Evan Talbott. Elle n’avait pas l’intention de replacer son visage face au siens, pas à une si petite distance, ainsi, elle attendit qu’il lui répondre à l’oreille. Oh, elle aurait pu s’éloigner et attendre qu’il se rapproche pour lui répondre vous dites? Et bien… peut-être n’en avait-elle pas envie. Il fallait avouer que cette proximité - rendue possible grâce aux Doxy et au Whisky - n'était pas déplaisante.
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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Mar 31 Juil - 22:28

Wilda était une femme bien étrange, mais dans le bon sens du terme. Elle avait quelque chose que les autres n’avaient pas. Un léger sourire étira de nouveau les lèvres du jeune Talbott. Cette jeune femme avait décidemment beaucoup de caractère pour boire des Pûr feu ! Elle était bien plus intéressante qu’aucune autre femme dont Evan avait croisé le chemin au cours de sa courte vie. Cette fille-là, elle était incroyable. C’était sincèrement ce que pensait le jeune homme. « Bien, alors deux ! » dit-il en se tournant vers le bar man. « Servez-nous deux Pûr feu s’il vous plait ! » demanda-t-il sans se départir de sa politesse habituelle que ses parents lui avaient apprise. Dans le milieu des sang-purs, il fallait être poli, bien élevé et ne jamais dire un mot plus haut que l’autre. Sinon, ça ne faisait pas correct, ça jetait une certaine honte sur la famille, sur le nom, et jamais il ne fallait faire une chose pareille, le patriarche Talbott avait été très clair là-dessus. Evan n’avait jamais brisé cette règle. Il n’avait jamais brisé aucune règle, d’ailleurs. Ni chez lui, ni à Poudlard, ni au Ministère. Certains pouvaient trouver ça idiot, disant qu’Evan ne s’était jamais affirmé, mais il s’en fichait bien. Sa vie lui allait. Parfois, il valait mieux bien vivre en respectant toutes les règes plutôt que de finir en martyr en les brisant. Wilda ne pensait surement pas comme ça, mais le jeune Talbott n’en avait surement pas encore conscience… Cela briserait il tout ? Y-avait-il quelque chose à briser ? Il était encore beaucoup trop tôt pour le dire.
Lorsque la jeune femme s’approcha de son visage, Evan n’eut pas de mouvement de recul. Peut-être était-ce l’alcool ? Non, en réalité il avait envie qu’elle s’approche de lui, qu’elle le touche de nouveau le bras, ou même l’épaule, voire la joue. S’il s’écoutait, il lui donnerait le droit de tout toucher, comme elle l’entendrait. Heureusement, c’était un jeune homme civilisé et bien élevé, alors il se contenta de la laisser faire tout en sentant son doux parfum. Wilda déclara, toujours à son oreille, qu’il pouvait la tutoyer. Lorsqu’elle recula son visage, il comprit qu’elle attendait une réponse. Pouvait-il vraiment la tutoyer ? Cela enfreignait toutes les règles qu’on lui avait enseignées depuis qu’il était jeune. Pourtant, il mourrait d’envie de la tutoyer, car cela signifiait qu’ils se rapprochaient, ne serait-ce qu’un peu… Evan se racla alors légèrement la gorge, avant de répondre « Si vous… Si tu m’y autorise, alors avec plaisir, Wilda ». Il avait la gorge sèche et les joues chaudes.
Evan sortait de temps en temps, pour venir dans ce bar miteux en général. Il venait y lire tranquillement dans un coin, sans jamais vraiment prêter attention à la musique qui y passait. Alors, quand Wilda lui demanda s’il connaissait ce morceau qu’elle aimait, il secoua la tête. « Non, pas du tout » avoua-t-il. « C’est grave, tu penses ? » demanda-t-il en souriant, avec un air taquin collé sur son visage. Ce n’était pas habituel, c’était surement l’alcool…

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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Dim 5 Aoû - 5:34

Wilda était ravie de cette nouvelle proximité avec le jeune homme. Une proximité qu’elle trouvait à la fois enivrante et confortable. Ne sentant pas de gêne ou de mouvement de recul de la part de son compagnon, la sorcière se détendit et laissa son corps s’appuyer légèrement contre le sien, tout en étirant furtivement le bras pour attraper le verre de whisky qu’Evan venait de lui offrir. Elle s’enfila une rapide gorgée en savourant le goût de l’alcool qui envahissait sa bouche – alcool qui semblait d’ailleurs étrangement de moins en moins chaud – et rougie de ravissement lorsqu’il accepta de la tutoyer. Wil-da. C’était si joli lorsqu’il le prononçait avec sa voix et son articulation distingué. Elle pourrait l’écouter le prononcer toute la journée. Hummmm.Wilda Griffiths s’envenait définitivement pompette avancée : les joues rouges, le cerveau un peu embué, le sourire fendu jusqu’aux oreilles et les doux petits rires à tout et à rien.

Lorsqu’Evan démarra habilement dans le jeu de la séduction comique, la serdaigle y plongea avec plaisir. Elle recula son visage pour faire face au beau brun, un sourire taquin au visage. Elle semblait tolérer cette proximité beaucoup mieux que quelques minutes auparavant, mais l’alcool lui fit tourner la tête et elle perdit légèrement l’équilibre, de sorte qu’elle vint appuyer son coude sur le dossier du tabouret d’Evan, laissant reposer sa main sur son épaule en murmurant un léger « Oups ». Elle ne se bâdrait plus trop à se demander si elle pouvait s’approcher ainsi, il ne lui venait même plus à l’esprit de penser si c’était décent ou non : elle suivait ce que son être saoul voulait, et en ce moment elle se sentait irrévocablement attirée vers lui. Wilda tapa son doigt sur le torse du jeune homme en prenant un air très faussement fâché, comme une mère qui grondait son enfant, et lui répondit – sans pouvoir garder son sérieux – « Oh, je pense que c’est très très grave … qu’est-ce qu’on và faire… c’est dommage je t’aimais bien… » Elle fit mine de quitter dramatiquement en hochant la tête de gauche à droite, décolla à regret son corps du sien et fit un pas vers l’arrière d’un geste faussement dramatique, tout en gardant sa main gauche sur le dossier du tabouret. Aussitôt éloignée – à peine, ceci dit – Wilda perdit toute envie de continuer sa blague et ressentie tout de suite le fort désir de retourner se loger contre Evan. La sorcière ne connaissait rien au magnétisme, mais c’était sans aucun doute le meilleur terme pour décrire ce qu’elle ressentait en ce moment. Il lui était difficile de s’éloigner ainsi, comme si tout son être hurlait pour y retourner, replonger dans son odeur, sa chaleur, sentir le souffle de sa respiration contre son oreille lorsqu’il lui répondait de sa chaude voix. Tout ça était complètement ridicule, ce devait être l’alcool, elle ne s’était éloignée que d’un pas, elle avait même encore sa main sur le dossier du banc, mais elle se sentait comme angoissée: et si il ne réagissait pas, si il la laissait s’enfoncer dans sa blague et partir?

Décidément, son cerveau était brisé. Décidément, cet homme – calme, mais discrètement amusant, poli, mais joueur – lui faisait beaucoup plus d’effet que tous les garçons qu’elle avait rencontré au cours de sa courte vie. Elle appréciait comment il s’adressait à elle avec respect et intelligence et était complètement envoûtée par ses sourires timides et ses regards teintés de mystères. Il semblait posséder un mélange de qualités qui s’harmonisait parfaitement avec les siennes, sans parler des réactions physiques de son corps qui s’émoustillait et s’échauffait au moindre contact du sien. Alors qu’elle optait pour la facilité et mettait tout sur la faute de l’alcool, Wilda Griffiths ignorait qu’elle venait de rencontrer un homme qui bouleverserait sa vie et non seulement un inconnu qu’elle ne verrait pas plus qu’un soir.
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MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Jeu 30 Aoû - 13:57

Wilda sembla perdre l'équilibre un instant et, avant que le jeune homme ne réagisse pour l'aider, elle se rattrapa au dossier de la chaise et posa sa main sur l'épaule d'Evan. Ce geste, tout a fait anodin en temps normal, semblait revêtir quelque chose de plus sensuel... La langue-de-plomb posa un instant son regard sur la petite main délicatement posée sur sa forte épaule et dirigea de nouveau son visage vers celui de la jeune femme qui égayait sa soirée plus qu'il ne l'aurait escompté. Comme un simple contact pouvait déclencher en lui cette douce chaleur et ce sentiment d'insatiabilité ? Il en voulait plus, encore plus. Lui aussi voulait se rapprochait d'elle, mais rien ne l'y autorisé, alors il n'en fit rien, se contentant de profiter de l'instant. "Peut-être faudrait-il que... que tu poses ce verre, à moins que tu ne veuilles vraiment trébucher" proposa le jeune homme avec une certaine douceur.
Soudain, Wilda posa son doigt sur le buste du jeune Talbott, entraînant en lui une vague de chaleur supplémentaire. Il sourit devant sa phrase, qu'il espérait plus taquine qu'autre chose. Elle l'aimait bien ? Elle réussit à lui décocher un sourire de plus. Cette fille était vraiment surprenante. Puis, soudain, sous le regard médusa d'Evan, Wilda fit mine de s'éloigner, de manière assez théâtrale pour qu'il comprenne qu'elle faisait une blague. Pourtant, peut-être à cause de l'alcool ou de son manque d'expérience avec les femmes, le jeune sang pur ne comprit pas que tout ceci était soigneusement mis en scène par la jeune femme qui n’espérait qu'une chose : qu'il la rattrape. Evan fut alors soudainement comme perdu. Que devait-il faire ? Ce moment avec Wilda avait pourtant été parfait, ils avaient bien discuté, s'étaient rapprochés... Pourquoi voulait-elle d'un coup s'éloigner ? N'était-elle pas bien avec lui ? Le jeune Talbott n'avait qu'une seule idée en tête : ne pas la laisser partir. Non, il ne pouvait pas ne pas la retenir. Il se sentait irrévocablement attiré par cette jeune femme, comme un aimant avec un autre. Il se leva alors de son haut tabouret de bar, posa un pied au sol, et fit un pas vers Wilda, qui lui était dos à lui. "Wilda... Reste, s'il te plait" murmura-t-il en lui prenant délicatement le bras. Rien dans son esprit ne semblait fonctionner correctement. Jamais il n'avait fait une chose pareille, jamais il n'avait ressenti ce besoin d'être auprès de quelqu'un. Il avait envie qu'elle revienne se blottir contre lui, mais c'était stupide, non ? Il ne comprenait pas, et pour une fois dans sa vie, il n'avait pas envie de comprendre. Il désirait simplement laisser libre court à ses désirs... "Tu n'as qu'à m'apprendre à aimer cette musique" déclara-t-il avec un léger sourire gêné, comme s'il prenait conscience de ses paroles une fois sorties de sa bouche.

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| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: It started with a white lie [ft. Evan Talbott ] Ven 28 Sep - 17:32

Qu’est-ce qui lui avait pris? Pourquoi avait-elle fait mine de partir ainsi? Pourquoi ne pouvait-elle pas réserver son humour douteux aux moments exclusivement passés avec Darius – qui était doté d’un humour tout aussi particulier. Alors qu’elle allait se retourner pour rejoindre l’homme qu’elle venait de quitter, Wilda sentie une main lui prendre délicatement le bras et son cœur lui donna l’impression d’avoir triplé de taille lorsqu’elle réalisa que la main appartenait à Evan. Une douce chaleur se répandue le long de son bras. Radieuse, elle fit rapidement volte-face et plongea son regard dans le bleu profond des yeux du jeune homme où elle y resta absorbée de longues secondes sans rien dire. Machinalement sa main libre vint rejoindre celle d’Evan. Il ne s’agissait pas d’un geste entièrement conscient, mais plus de l’expression physique du désir d’être près de lui.

En temps normal, la sorcière aurait probablement rigolée face au minois perdu du jeune homme et à sa demande qui frôlait le désespoir et aurait fait usage de cette répartie qui l’habitait. Mais il ne s’agissait pas d’un moment qui s’inscrivait dans la normalité connue de l’adolescente. Ainsi près de lui, le regard dans le sien, elle était à peine consciente qu’elle se tenait au milieu d’un bar qui grouillait de sorcières et de sorciers bruyants. La musique qu’Evan avait mentionnée d’un ton penaud semblait sourde à ses oreilles. Elle avait l’impression d’être dans une bulle, une bulle qui leur appartenait, une bulle étrange et inattendue qui semblait se renforcer plus la soirée avançait. Son grand sourire niait et son absence de vocabulaire devait être causée par un bris de ces choses que les moldus appelaient des «neurones». « Je ne veux pas vraiment te quitter » souffla-t-elle tout bas, avant de faire un pas vers son compagnon et ainsi réduire encore un peu plus l’espace entre eux.

C’est alors qu’un sorcier saoul, complètement insensible à la manifestation électrique entre les deux êtres stoïques qui se déroulait près de lui, trébucha violement sur le couple, les aspergeant de son verre plein – à l’odeur il ne faisait aucune doute qu’il s’agissait d’un excellent Rhum vieilli – et précipitant Wilda au fond des bras d’Evan. Évidemment, ce rapprochement ne se fit pas avec douceur et le front de la sorcière percuta avec force le menton du jeune homme. Saoule et sonnée de douleur, l’adolescente agrippa à deux mains le collet d’Evan pour se stabiliser et vint appuyer sa tête à la base de son cou, entre ses deux points, le temps que la douleur passe. « AAHHH, aoutch » laissa-t-elle échapper, le visage tordu par une grimace tout en sentant des larmes de douleur remplir sournoisement ses yeux. Oh non non non, come on Wilda tu vas pas pleurnicher dans son chandail. Elle pressa un peu plus fort son front contre lui pour s’assurer que ses stupides larmes ne pouvaient être vue. « C’est du solide ce menton, de quoi faire rougir un cognard de jalousie… » marmonna-t-elle inconsciemment d’un ton quelque part entre la plaisanterie et le mécontentement.

Elle était maintenant bel et bien revenue à la réalité, le bourdonnement de la musique était fort contre ses tympans et elle était si consciente de la foule et si irritée par son apparente faiblesse, qu’elle en oubliait maintenant leur proximité.

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