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Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN

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MessageSujet: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Ven 20 Avr - 19:58

Bartemius Senior n’était pas de nature à exprimer ses émotions. Quiconque connaissait l’homme dont l’une des plus grandes faiblesses résidait dans la force des habitudes se serait pourtant questionné de le voir consulter sa montre à gousset pour la troisième fois. Il fallait convenir à sa décharge que la lumière noire qui se dégageait de la salle des prophéties n’était pas des plus rassurantes. Chaque orbe prophétique posé sur les étagères environnantes semblait observer la silhouette du directeur accompagnée de celle plus élancée de l’Auror Raven Fawkes comme des intrus profanant ce lieu sacré du savoir. Et pour cause, tous les départements du Ministère dépendaient de celui de la Justice Magique, tous sauf celui des Mystères.

Mais ce jour, il ne s’agirait pas du seul principe de leur communauté que le directeur plierait à sa volonté. La guerre grondait aux portes de la plus grande institution du pays et, Senior ne se contentait plus de le redouter mais le savait pertinemment, à l’intérieur même de ces murs. Il était grand temps que la Justice Magique et particulièrement le Bureau des Aurors redevienne le bras armé de leur communauté. Les contre-pouvoirs étaient nombreux (incarnés par la parole dissonante de Albus Dumbledore, Président-Sorcier du Magenmagot et Manitou suprême de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers) et l’affaiblissaient plus encore que la corruption qui grandissait en son sein (incarnée par le jeune conseiller au bras long Lucius Malefoy). Alors aujourd’hui, et pour la première fois de son existence peut-être, Senior avait décidé de jouer en dehors des règles. La prise de risque était considérée et l’histoire dirait si son tour de force serait un coup d’état ou un coup d’éclat ; s’il attrapait le premier mangemort aujourd’hui alors la communauté lui octroierait la légitimité de changer les règles. Il en était persuadé et l’appel du pouvoir, plus encore que l’angoisse, fit trembler ses doigts lorsqu’il rangea une ultime fois sa montre à gousset dans la poche de sa robe. « Plus de vingt minutes de retard, nous sommes certains que l’information de son arrestation n’a pas fuitée ? » interrogea-t-il son amie et collègue. Raven Fawkes était la seule personne du Ministère en laquelle le Directeur avait une confiance totale. Il l’avait chargée de diligenter cette enquête et elle s’était exécutée de manière brillante. C’était elle qui avait eu l’idée, il y a de cela plusieurs semaines, de faire circuler une fausse information selon laquelle « une prophétie concernant l’autoproclamé seigneur des ténèbres » avait été découverte par la grande maîtresse de divination Cassandra Vablatsky au Kremlin. L’information était fausse, il s’agissait d’un appât lancé dans la salle des prophéties, et pourtant on avait vu des hommes masqués s’y précipiter. Un faisceau d’indices avait désigné Kierán Graves comme complice des mangemorts ; le témoignage de son collègue Augustus Rookwood avait fortement pesé dans la balance pour le désigner mais pas uniquement. La filature de l’Irlandais avait révélé des amitiés douteuses avec des familles chez qui la magie noire était forte et notamment les Malefoy (qui s’étaient encore récemment liés aux Black), il fréquentait l’allée des embrumes, il avait une sœur cracmolle et, apparemment, il était incapable d’arriver à l’heure au travail (même quand il s’agissait de sa propre arrestation). La langue agacée du directeur claqua contre son palais quand enfin les portes de la salle se rouvrirent …

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Dernière édition par Bartemius Croupton Sr le Ven 27 Avr - 14:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Sam 21 Avr - 22:55

La vie était dure et l’auror Fawkes le savait plus que trop. Cette misérable existence ne leur faisait pas de cadeaux, à aucun moment, et rares étaient les petits instants de joie comparé à la souffrance quotidienne que la plupart endurait. Les périodes de guerre étaient les plus atroces. Il s’agissait là non pas de vivre mais de survivre, autant physiquement pour sauver sa peau que mentalement pour sauver son âme. Certains semblaient l’avoir vendue au diable tandis que d’autres se raccrochaient encore à quelques petites parties que les temps sombres avaient épargnées. C’était dans ces moments-là que l’on voyait ceux qui étaient forts ou, au contraire, ceux qui ne l’étaient pas. Les apparences étaient bien belles en temps de paix, mais en temps de guerre tout resurgissait. La vraie nature, celle qui était ancrée au fond de chaque homme, de chaque femme. Lorsque c’était la survie et non la raison qui parlait. Étrange était le fait de constater que certaines personnes ne valaient, en réalité, pas plus qu’un lutin de Cornouailles, tandis que d’autres brillaient par leur héroïsme, leur humilité et leur générosité.
Voilà ce que se disait Raven pendant que son supérieur et ami sortait sa montre à gousset, comme agacé du temps précieux qu’ils perdaient tous deux. La ponctualité n’avait jamais été le fort du jeune Kieran Graves, elle le savait. Le Langue-de-Plomb prenait toujours son temps, même lorsqu’il s’agissait du travail. Un bel exemple à ne pas suivre et à certains moments, la brune n’aurait préféré ne jamais découvrir ce que cet employé trafiquait derrière le dos du Ministère. Mais l’impensable était pourtant réel, là, sous leurs yeux. Ces deux gardiens de la justice ne pouvaient pas faire comme s’il ne s’agissait que d’une broutille. Les enjeux étaient gros, et si les soupçons portés sur le sorcier s’avéraient juste, c’en était fini du garçon Graves. Cette idée de piéger l’irlandais avait été la sienne, mais Fawkes possédait assez de modestie pour ne pas le crier sur tous les toits. Elle faisait son devoir, voilà tout.
« Il ne va pas tarder. Le sens de la ponctualité n’a jamais été son fort, » fit l’auror à Bartemius Senior en lui tournant le dos pour observer une petite boule de cristal posée sur l’une des très nombreuses étagères de la Salle des Prophéties.
Raven était dans une situation délicate et connaissait plutôt bien la famille Graves, quand bien même elle n’avait jamais vraiment parlé à la plus jeune, Oona si sa mémoire était bonne. Le père de Kieran avait été son chef et son tuteur durant son début de carrière et l’aînée Fawkes lui devait beaucoup de choses. Elle se souvenait encore du moment où le fils, endeuillé, était venu lui cracher son venin dans son bureau. À cette pensée, le visage de l’auror se crispa. Son expérience lui permettait, fort heureusement, de prendre de la distance avec ce qu’elle ressentait envers ceux qu’elle interrogeait, d’autant plus lorsqu’ils étaient de bonnes connaissances. Elle soupira un peu avant de se tourner à nouveau vers le Directeur Croutpon au moment où celui-ci claquait sa langue contre son palais, agacé de plus belle. Sa tête s’orienta soudainement vers la provenance des portes qui s’ouvraient et entendit des bruits de pas.
« Enfin, » constata Raven, la voix grave.
La séance qui allait suivre n’allait pas être des plus joyeuses.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Dim 22 Avr - 0:40

"Keuf keuf keuf".

Argh, il venait de s'étouffer avec une céréale.

Kierán se trouvait dans son appartement à Londres, en compagnie de son chien, d'un irish coffee et d'un bol de céréales sans lait - parce que ce n'est pas bon, avec le lait. Fort heureusement, une gorgée de son café au whisky avait suffit à lui sauver la vie. Il observa Spartacus qui se contentait de remuer la queue, sans doute ravi à l'idée que son maître ne décède pour finir son bol. Le langue-de-plomb, dégoûté, finit son bol de céréales bon marché, finit d'une traite son café et prit son sac pour y chercher un paquet de mouchoir. Il avait l'étrange mais néanmoins présente impression qu'il allait passer une sale journée. Il jeta un coup d'oeil à sa montre, il était pile. Kierán était donc pile en retard, comme toujours. Il avait mal à la tête à la suite d'une sale beuverie la veille dans l'allée des embrumes, dont il ne gardait qu'un souvenir nébuleux de quelques gallions extorqués pour une petite chanson. Il avait chanté pour se faire voler, tout à fait logique. Il marmonna dans sa barbe en fourrant une main dans les poches de son jean qu'il n'arrivait pas à s'enfiler pour constater qu'il n'y avait en effet, plus une pièce d'or. "Hmf".

Une fois le jean enfilé, les chaussures aux pieds, les cheveux mal-coiffés, il saisit sa baguette qu'il fit glisser dans la poche arrière de son jean qu'il recouvrit par son pull. Il sortit en prenant ses clés et ferma derrière lui, parce qu'il savait que sa sœur ne sera pas debout avant au moins midi  - c'est-à-dire lorsque l'appel du ventre la sortira du lit. Il traversa les mêmes rues que d'habitudes, s'arrêta devant un clocher pour contrôler l'heure - dix minutes de retard, déjà ! - et continua sa route en pressant le pas. Il arriva à l'entrée du Ministère dans les toilettes, et prit le même chemin qu'habituellement lorsqu'il arriva dans l'enceinte du bâtiment. Il passa naturellement par les points de contrôle, prit l'ascenseur qui le mena droit au département des Mystères. Kierán était prit d'un bâillement fou en ouvrant la porte pour constater que devant lui, se tenaient vraisemblablement Bartemius Croupton - qu'il n'avait jamais eu la chance de rencontrer merlin merci - et Raven Fawkes. Sa mine se renfrogna à la vue de l'Auror envers qui il ne ressentait que des sentiments très partagés. Il ne savait pas pourquoi ils étaient là, qui ils attendaient, et il s'en foutait pas mal. Comme ils étaient très hauts placés dans la hiérarchie magique au Ministère, il choisit tout naturellement de se désintéresser d'eux et sortit sa baguette qu'il tînt entre ses dents pour se saisir de la prophétie numérotée au 355641.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Ven 27 Avr - 12:16

L’homme attendu surgit enfin - conformément à la théorie de Raven sur son sens de la ponctualité - avec plusieurs minutes de retard. Le coeur féroce de Senior bondit dans sa poitrine, il avait soif de justice mais rage de reconnaissance également. Pendant ce temps, le langue de plomb sortait son arme de sa poche avec le sang-froid d’un dangereux criminel (jugeait déjà l’homme de loi qui resserrait quant à lui ses doigts autour de sa montre à gousset). Il était plus un homme de bureau que de terrain et, se rappelant de la présence de sa collègue et amie, n’eut pas même à lui jeter un regard de côté pour savoir qu’elle tenait le présumé coupable en joue. Il était neuf heures quarante huit et la liberté de circulation du travailleur mis en examen s’arrêtait ici. Le directeur rangea finalement le précieux cadeau de mariage de sa femme au fond de sa poche et fut le dernier à sortir sa baguette par simple mesure de précaution. « Kierán Aloysius Graves, vous êtes arrêté pour complicité avec l’ennemi, vous êtes à ce titre provisoirement suspendu de vos fonctions de langue-de-plomb au sein de notre ministère jusqu’à délivrance d’un jugement à votre encontre » récita-t-il avec hargne son arrestation qui obéissait à une justice déjà archaïque qui le serait bientôt encore davantage. L’époque n’était plus celle de la paix mais de la guerre semblait indiquer sa seconde apostrophe crachée avec dureté. « Remettez votre baguette à Mrs Fawkes et suivez-nous ».

Et sans mot ajouter, Bartemius Senior prit la porte de la Salle des Prophéties. Il se trouvait soulagé de quitter cette haute pièce aux allures de cathédrale susceptible de rappeler à tout profane y pénétrant qu’il existait peut-être une justice supérieure à la leur. Lui qui était encore un jeune roquet ne se trouvait sensible qu’à l’omnipotence qu’il pouvait obtenir en grades et son coeur battait précocement d’excitation dans sa poitrine. La porte se referma derrière les trois protagonistes et les douze portes se mirent à tourner autour du mur circulaire. Elles arrêtèrent leur course et Augustus Rookwood leur ouvrit en personne la porte de sortie. Le directeur le remercia, davantage pour tous ses autres services que pour ce dernier, d’un signe de tête courtois. Il appela l’ascenseur et se balançait d’avant en arrière sur les talons pour cacher le sentiment de franche excitation qui le gagnait. D’autres travailleurs portaient sur la scène un œil curieux, d’autres un œil effaré. Il était très rare de voir d’autres personnes que les langues de plomb traverser ce couloir et voir l’un d’eux arrêté en ces murs constituait sans nul doute un cas sans précédent. Bartemius se réjouissait d’être celui qui traçait ce nouveau chemin et pénétra dans la cage d’ascenseur dès que les portes s’ouvrirent. Il appuya sur le bouton du deuxième niveau, direction la salle d’interrogatoire …
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 3 Mai - 0:02

Le Langue-de-Plomb se désintéressa bien vite d’eux alors que les deux membres du Département de la Justice étaient justement pour lui. Bien. Il n’était donc pas au courant, l’information n’avait pas fuité. Cependant, le suspect sortit sa baguette et c’est tout naturellement qu’elle rapprocha sa main gauche de sa manche droite au cas où esquisserait un geste offensif. Elle préférait prendre ses précautions. Ils étaient tous dans un temps où il ne fallait pas hésiter une seconde. Blanc ou noir. Oui ou non. Les ordres étaient des ordres et Raven ne savait pas encore à quel point cette pensée allait bouleverser sa réalité dans peu de temps. Tous deux s’avancèrent vers le sorcier Graves et Raven sortit pleinement sa baguette. Dures étaient les arrestations de personnes qu’elle connaissait. Mais le métier était le métier. Elle ne devait pas mettre de ses sentiments dans ce genre de situations, sinon quoi elle était perdue. Son expérience le lui avait déjà maintes et maintes fois rappelé le détachement qu’il fallait avoir face à autrui. Certes, les gestes devenaient comme automatiques. Mais les aurors n’étaient pas là pour verser la petite larmichette. Son supérieur annonça donc la petite phrase conforme au protocole d’une arrestation – qui sortait de sa bouche comme une poème appris par cœur – et demanda à les suivre. Suivant les indications de Bartemius, Raven tendit la main et récupéra la baguette du Langue-de-Plomb avec une certaine froideur. Plus il grandissait et plus il ressemblait à son père. Si seulement son ancien tuteur les voyait… Elle ne savait qu’en penser.

Ils quittèrent le Département des Mystères dans un silence pesant, Raven étant placée juste derrière le sorcier suspect. Elle salua d’un signe de tête Augustus Roockwood à qui ils devaient en grande partie l’arrestation de Kieran. C’était grâce à des éléments comme lui que les enquêtes avançaient. Un peu de coopération de la part des interrogés faisait toujours du bien pour les aurors qui voyaient cette pression s’ajouter de plus en plus à mesure que la guerre avançait. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle faisait confiance à celui qui les avait aidé. La méfiance était de mise et chacun se soupçonnait l’un l’autre. Il n’était pas rare que la délation amène certains sorciers au Bureau des Aurors qui agissait immédiatement en conséquence. Il y avait malheureusement plusieurs cas qui n’avaient été qu’une perte de temps pour eux et Raven se désolait de savoir que certains dénonçaient leur voisin pour une simple question de vengeance personnelle. Ils étaient en guerre, bon sang. Pas dans des broutilles du dimanche en famille.
Si l’attente face à l’ascenseur s’était avéré être long, l’attente dans l’ascenseur se révéla être encore plus long. Ils n’entendaient que le bruit de la cage qui circulait dans ces couloirs noirs au fonctionnement complexe dont seul la Maintenance Magique y comprenait quelque chose. Enfin, ils arrivèrent à leur Département. Le deuxième étage. Les portes s’ouvrirent et Raven laissa son supérieur et le suspect passer. Il aurait été dommage qu’il s’échappe en si bon chemin…
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 3 Mai - 15:09

Kierán ne se remettait toujours pas d’avoir faillit rendre l’âme à cause d’une céréale mal mâchée. Il ne savait pas encore que ce qui l’attendait serait pire que cela, et viendrait ponctuer avec honneur, la journée merdique qui se profilait. En voyant Fawkes et Croupton sur le pied de guerre au Département des Mystères, Kierán ne s’était rien dit. Il se fichait de leur présence comme du dernier roupillon de son clebs. La baguette entre ses dents pour bien se saisir avec précaution de la prophétie, il sursauta violemment lorsque le Directeur du Département de la Justice Magique s’adressa à lui dans un franc monologue. Le langue-de-plomb se releva, la prophétie toujours en main, pour observer l’homme et son acolyte qui le visait comme s’il avait été une cible. Encore une folle de la gâchette pensa-t-il sombrement. Il lui tendit sa baguette en signe de reddition - jamais il n’aurait provoqué un duel dans la salle des prophétie, au grand jamais - et se baissa pour la reposer à sa place, en silence, avec cet air morne naturel qu’il arborait toujours. Kierán n’avait jamais été un animal enthousiaste ou animé d’un esprit contradictoire, aussi se contenta-t-il de hausser les épaules avant de lâcher : “Très bien”. S’il était très calme, il bouillonnait à l’intérieur de lui, tout en se demandant s’il avait pu se trahir en donnant des informations à Lucius. Bartemius Croupton avait l’air d’un enfant rageur devant son cadeau d’anniversaire. Il sentait en lui une envie de le broyer mais loin de l’inquiéter, Kierán se contenta d’ignorer cette impression, tout comme il ignora le reste. Bien encadré par les deux grossiers personnages, le jeune homme se contentait de lever les yeux au plafond avec silence comme s’il était déconnecté de la réalité, ce qui était finalement un peu le cas. Il avait tout prévu pour ne pas laisser de traces, il n’était pas idiot. Quoiqu’ils aient contre lui, il ne devait pas y avoir grand chose.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Lun 14 Mai - 19:20

Le silence de l’ascenseur ne bourdonnait que de sa complexe et sorcière machinerie. Et la perception, qui tordait parfois le temps à sa mensongère guise, raccourcissait encore les secondes pour Senior. L’ascension n’était malheureusement pas encore assez rapide pour le projeter jusqu’à l’étage suprême de leur ministère. Une fastidieuse tâche l’attendait avant, celle d’une justice qui ne serait décidément jamais assez expéditive, avant que leur communauté ne redevienne respectable. Une once de dégoût se trahit dans son regard biaisé vers le langue-de-plomb arrêté. Le flegme et l’assurance dont il faisait preuve irritaient le directeur, employé autrement plus modèle de leur ministère. Si d’aucuns pouvaient lire dans le comportement de la partie faible l’indolence d’un innocent, lui n’y lisait que l’insolence d’un mangemort convaincu.

Bartemius qui ouvrait le pas de leur singulier convoi sortit le premier de l’ascenseur. La majestueuse halle du deuxième niveau éclaira subrepticement les trois personnages sous son plafond - drapé d’un fin voilage lumineux de mousseline comme si la justice ne s’était jamais trouvée ombrageuse - et tous continuèrent à évoluer silencieusement dans une contre-allée. Ils se dirigèrent ensemble vers un pan de voile qui retombait dans un coin. Seuls les membres habilités du ministère du département de la justice magique, à savoir le directeur et les aurors qui représentaient l’instruction et quiconque ils décidaient d’y escorter (de manière coercitive le plus souvent)  pouvaient le traverser sans se heurter à aucun mur. Un escalier serpentait plus bas, tournait à droite, remontait … dans ce qui paraissait être les entrailles de leur ministère. La lumière baissait pour la personne arrêtée à chaque marche qu’elle empruntait. Elle se retrouvait ainsi progressivement plongée dans l’obscurité la plus totale et, à moins qu’elle ne compte ses pas, était dans l’ignorance du labyrinthe que les initiés lui faisaient traverser. Une porte fut poussée que seuls Bartemius et Raven pouvaient voir. La lumière ne fut pour Kierán que, lorsque poussé à s’asseoir sur son inconfortable chaise d’interrogatoire, elle le doucha et lui brûla les rétines. Une table le séparait de l’auror qui lui faisait face. A gauche de la puissante sorcière, une machine à écrire dont les touches enchantées écrivaient déjà sur le parchemin la date de l’interrogatoire. A sa droite, Bartemius se tenait légèrement en retrait, la figure toujours dans l’ombre pour l’inculpé. Les deux mains jointes devant lui, son index battait la mesure de son excitation sur le dos de son autre main. Sa voix grave résonna bientôt contre les parois de la salle dont l’acoustique avait bénéficié d’un sortilège (car la salle se trouvait en réalité à peine plus grande qu’un placard à balais faute de moyens financiers). Seule la machine à écrire, qui était certes rompue au son de sa voix, lui répondait. Il répéta une nouvelle fois la formule de l’arrestation pour que la machine la prenne en note puis ajouta au chef d’inculpation la peine correspondante. « Les peines encourues pour complicité avec l’ennemi sont les mêmes que celles encourues par les principaux auteurs des infractions commises. En d’autres termes, ce qui vous pend à la baguette, Monsieur Graves, est un enfermement à perpétuité à la prison d’Azkaban. Je ne saurais que vous inciter pour la sauvegarde de notre communauté, autant que celle de vos propres intérêts, à collaborer avec notre ministère … ». Le seul moyen de transiger avec leur ministère était de donner des noms, un seul nom même s’il était bien choisi pouvait suffire. Senior tourna la tête vers Raven, à son tour de jouer.

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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 24 Mai - 23:08

Derrière le flegme et le calme olympien qu’affichait Kieran Graves, Raven devinait se trouver de la pure rage. Elle se souvenait encore de ce moment où il était venu la trouver quelques jours après le décès de son père, à l’époque chef des Aurors. De la colère noire qui avait illuminé ses yeux tout le long. Raven savait que depuis ce jour, le Langue-de-Plomb ne la portait pas dans son cœur, et ses raisons étaient tout-à-fait valables. Il la tenait responsable de la mort de son paternel et l’auror s’en voulait toujours, même si ce qu’il s’était passé n’avait pas été de sa faute. Aux yeux des enfants du défunt, pourquoi elle aurait survécu et pas leur père ? Il fallait bien un coupable dans tous les cas, et les Mangemorts étaient des êtres trop inaccessibles pour leur faire porter le chapeau. Et aujourd’hui, Fawkes s’apprêtait à interroger le fils de celui qui l’avait longtemps prise sous son aile. Elle espérait que son ancien supérieur, de là où il était, ne lui en voulait pas trop. Mais Kieran devait payer pour ses crimes si les soupçons portés sur lui s’avéraient vrais.
Ils sortirent tous trois de la cage d’ascenseur, Raven fermant la marche, et s’orientèrent vers un mur que seuls les membres de la Justice Magique étaient aptes à traverser. L’emplacement des salles d’interrogatoires étaient tenues au secret des autres membres du Ministère. Quelques documents confidentiels s’y trouvaient, il ne fallait pas qu’elles tombent entre de mauvaises mains. Ils descendirent les marches de l’escalier dans un silence de mort, marches que Raven connaissait par cœur et qui pouvait presque marcher en fermant les yeux. Tous ces virages, ces montées, ces descentes… Cela n’en finissait plus. Le chemin était long jusqu’à leur lieu d’arrivée, mais ils poussèrent enfin la porte qui les menèrent à l’intérieur d’une toute petite pièce rectangulaire. Les moyens du Ministère
Et la lumière fut.
Tandis que Bartemius se mettait légèrement derrière elle, Raven fit un coup sec de sa baguette et la machine à écrire se mit à taper la date de l’interrogatoire. Sans broncher, elle s’assit en face du suspect et ouvrit le dossier beige qu’elle avait entre les mains pendant que Bartemius clamait le discours officiel. L’auror capta le regard de son supérieur et ami et hocha imperceptiblement la tête avant de planter son regard dans celui du Langue-de-Plomb.
« Mr. Graves, autant ne pas y aller par quatre chemins, commença-t-elle de sa voix médium. Vous êtes soupçonnés d’avoir divulgué des informations importantes et confidentielles à l’ennemi. Que faisiez-vous dans la soirée du 28 mars ? »
Grâce à leur source nommée Augustus Rookwood, Raven et Bartemius savaient très bien ce que Kieran avait fait cette soirée-là. Mais plus qu’une simple dénonciation, il leur fallait des preuves. Et connaissant suffisamment le caractère entêté du sorcier, Raven savait qu’il n’allait pas être leur meilleur collaborateur de tous les temps.

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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Ven 25 Mai - 16:22

Kierán était un garçon qui avait toujours été calme. S’il cachait un certain côté passionné derrière un aspect blasé, c’était également parce qu’il ne désirait pas que l’on s’intéresse à lui. Le jeune homme avait toujours bénéficié d’un farouche calme olympien, sans doute hérité de son père. Il ne pouvait faire de comparaison avec sa mère qui était décédée avant qu’il ne puisse construire des souvenirs d’elle, aussi se basait-il sur la tendre patience de son père, qui, loin de le juger ou de le violenter, avait toujours été à l’écoute de ses enfants. Ainsi mettait-il toute sa patience et son calme à l’œuvre alors qu’il était encadré de deux hauts gradés de la justice. Tous ceux qu’ils croisaient savaient désormais qu’un langue-de-plomb venait d’être arrêté, et la raison probablement, ne serait pas difficile à comprendre par les temps qui courraient. Merci Croupton, merci Fawkes pour l’affichage public. Le jeune homme se contentait de lever les yeux sur les lumières de l’ascenseur pour y observer un papillon se brûler les ailes contre elle. La destinée de cette petite chose semblait s’arrêter dans ce lieux, tandis que lui, ne savait pas où il allait. Au fond de lui, il bouillonnait. Il bouillonnait parce qu’on venait l’arrêter alors qu’il avait du travail. Croupton par ailleurs, avait fait venir Fawkes, il devait donc avoir peur qu’il se rebelle et sorte sa baguette. Kierán jugeait l’attitude stupide mais pas moins protocolaire, alors, il n’avait pas son mot à dire.

Il ne doutait pas que se battre contre Croupton en duel serait presque un jeu d’enfant. Il était non seulement doté d’un esprit doué mais également d’une magie incisive qu’il n’avait jamais eu aucun mal à maîtriser. Ainsi était-il un très bon duelliste et un puissant sorcier. Mais il n’était pas assez fou pour penser pouvoir combattre Fawkes et s’en sortir. Elle était Auror, et elle avait l’habitude des combats, tandis que lui, devait se contenter de quelques duels issus disputes à propos d’un verre d’alcool mal digéré dans une rue annexe du Chemin de Traverse vers minuit. Ainsi s’était-il rendu - pouvait-il se rendre s’il n’avait rien fait ? - de manière tout à fait pacifique. Le langue-de-plomb ne voyait pas très bien de quoi on pouvait l’accuser. Il ne se sentait pas traître puisqu’il ne servait pas les intentions du Seigneur des Ténèbres par idéologie. Il ne leur rendait pas de compte, que ce soit à ce groupuscule ou à un autre, ou au Ministère. Kierán vivait avant tout pour lui-même. Cependant, cela ne faisait certainement pas de lui un anarchiste, il ne sentait simplement pas représenté et ne se sentait pas à sa place. Voilà tout. De fait, il pouvait tout au plus être accusé de divulgation d’informations sensibles du Département des Mystères, selon lui. Les informations qu’il livrait n’avaient tué personne et n’avait mené à la mort d’aucun individu. Ce n’était pas comme s’il avait donné l’emplacement de la maison Prewett ainsi que la faille de sécurité pour les assassiner. Après tout, il ne parlait que de ce que certains considéraient comme des fadaises. Cela n’en était pas pour lui, mais vraiment. En quoi cela pouvait intéresser Bartemius Croupton ? C’est sur cette étrange pensée qu’ils sortirent de l’ascenseur pour emprunter quelques couloirs qu’il ne connaissait pas. Kierán arrivait bien trop souvent en retard pour se permettre de flâner çà et là. Le Ministère n’était pas un lieux qu’il souhaitait visiter pensait-il sombrement, tandis qu’ils descendaient maintenant un escalier dont il percevait à peine les marches. Ses yeux sensibles à la lumière en furent tout étourdis puisqu’il n’y en avait pas ici, et il finit par avoir un mal de crâne, pressentant qu’il se trouvait là dans un labyrinthe. Il passa une main dans ses cheveux comme s’il allait disparaître alors qu’il se décoiffait, mais cela ne fonctionna pas. Brusquement, tous les trois se retrouvèrent dans une pièce qu’il devinait être l’endroit où il allait être interrogé. Il fronça les sourcils parce qu’il ne se rappelait pas avoir passé une porte quelconque. L’Irlandais réalisait combien il était dur de s’évader de cet endroit, et il avait l’impression funeste qu’il s’agissait de l’antichambre d’Azkaban.

Il avisa la chaise qui attendait son séant, et s’assit - s’affala - en remontant les manches de son pull comme si la vue de ses bras sains de tout tatouage de crâne et de serpent allait le disculper de toutes les charges. Aussi, il faisait cela pour être plus à l’aise. Le jeune homme gémit brusquement face à la lumière qui venait inonder ses pupilles claires et il se cacha les yeux avec ses mains pour s’habituer à celle-ci. En voilà une sadique expérience. Il bâilla ensuite lorsque Croupton commença son speech - il s’agissait-là de quelques propos totalement inintéressants pour lui qui avait quelques connaissances juridiques - et posa ses yeux bleus sur l’Auror en face de lui. Il détestait tellement cette femme depuis de nombreuses années qu’il ne pouvait que trouver fortement ironique la situation qui se déroulait sous ses yeux, et dont il était le principal acteur. Cela était tellement ironique d’ailleurs, qu’il en eut un rire jaune. Raven Fawkes, quelques années auparavant, avait été incapable de sauver la vie de son père, et la voilà maintenant qui questionnait son fils pour l’envoyer très probablement en prison. A croire qu’elle avait une dent contre son nom et d’ailleurs, pensa-t-il hargneusement, c’était à elle qu’on devait une cellule à Azkaban. Les ressentiments qu’il ressentait à son égard lui donnaient envie de lui répondre que la soirée du 28 Mars avait été passée en la charmante compagnie de sa sœur, mais ce n’était pas le cas. Il ne souhaitait pas mettre Melody dans une situation délicate où elle devrait mentir pour l’aider ou se taire et l’envoyer en prison. Il craignait par ailleurs que soit, ses propos ne soient pas crus, ou soit, qu’ils soient pris pour de la provocation. Kierán ne désirait pas cela. “Vous pensez que je me souviens de toutes les soirées de ma vie, Miss Fawkes ?” s’amusa-t-il simplement du manque de précision de l’Auror, “surtout qu’elle date, celle-là”. Il soupira, et préféra ne pas se trahir d’un quelconque langage corporel angoissé : “Je devais probablement jouer du saxophone au Ragtag and Bobtail, dans l’Allée des Embrumes. Ou alors j’étais pianiste au Starduck’s Coffee. Ou alors j’étais alcoolisé dans mon canapé, je n’en sais rien, Miss Fawkes, parce que toutes les soirées sont les mêmes et se ressemblent. Remarquez, peut-être que j’étais aussi au poste de police magique pour payer une contravention de ma soeur”. En parlant de Ragtag and Bobtail… “D’ailleurs, puisque vous êtes-là, un gobelin du nom de Jeresec m’a volé hier soir une bourse pleine de gallion au Ragtag, j’aimerais bien la récupérer” continua-t-il comme s’ils discutaient naturellement comme deux amis.

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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Lun 28 Mai - 22:13

L’auror passa outre le comportement irrespectueux du Langue-de-Plomb. Il les faisait simplement tourner en bourrique comme il le faisait avec le Ministère depuis quelques années déjà, du moins l’en soupçonnait-on. Il était grand temps d’arrêter cet espion et ce traître dont l’âme, loin d’être aussi noble que celle de son père, s’encrassait déjà de tous ces pêchés. Raven se promit en cet instant de lui faire dire tout ce qu’il savait. Elle, ainsi que Bartemius, ne connaissaient pas la nature exacte des informations que Graves avait transmis à l’ennemi et les deux gardiens de la justice espéraient avec ferveur qu’il ne s’agissait pas d’éléments cruciaux, sinon quoi les dommages allaient être sans pitié. Il y avait eu assez de pertes comme ça ces derniers temps, leur pays n’avait pas besoin de crouler sous le poids des cadavres. Raven avait du mal à croire que le fils de Callaghan était capable d’une telle atrocité… Trahir sa propre communauté pour l’envoyer tout droit vers les enfers. Ce n’était pourtant pas l’éducation que lui avait inculqué son ancien supérieur. Cal’ avait été un homme bon. Et l’auror avait espéré que ses enfants soient la continuité de sa droiture d’esprit, ce qui n’était visiblement pas le cas.
Son visage resta impassible – comme il l’était souvent dans ce genre de situations – face au ton légèrement moqueur du suspect. Kieran agissait comme lors d’une petite pause au Chaudron Baveur autour d’une pinte de bière, mais le contexte ici présent était… Comment dire. Légèrement… Différent ? Ce n’est pas comme s’il était suspecté d’avoir trahi la plus haute institution du monde magique anglophone. Il fallait dire que l’ambiance était des plus sereines, évidemment. Elle le regarda un instant sans broncher, lui et son petit sourire narquois, gardant son calme avant d’entremêler ses doigts face à elle.
« Une de nos sources du Ministère vous a dénoncé, Mr. Graves. Inutile de faire semblant. Nous savons ce que trafiquez derrière le dos de notre institution. La sorcière aux cheveux noir jais et aux yeux bleu métal fit une pause minime avant de reprendre. Mieux valait miser cartes sur table même si Fawkes et Croupton Sr n’avaient aucune preuve concrète. Au poker, cela s’appelait du bluff. Collaborer avec nous est le seul moyen pour vous de nettoyer votre âme, Mr. Graves, » continua-t-elle gravement.
Raven avait surtout envie de lui dire de penser à son père. Mais elle savait qu’en remettant Callaghan dans le jeu, la partie allait tourner à son désavantage. L’auror n’avait pas envie de perdre leur atout le plus précieux dans cette affaire. C’était son dossier, et elle comptait bien le conclure.
« Depuis combien de temps fournissez-vous des informations confidentielles à nos ennemis ? »
Les chances pour qu’il réponde à cette question étaient nulles, mais en tant qu’auror elle ne devait pas lui lâcher la cape. Toujours revenir à la charge. Sans cesse. Kieran allait sûrement finir par leur avouer quelque chose…
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Ven 1 Juin - 20:03

S’il y avait bien quelque chose qui différenciait généralement Oona Graves et Kierán Graves (outre leur sexe), c’était bel et bien la politesse. Pourtant, tandis qu’il prenait de haut l’Auror en se moquant délibérément de son imprécision, nul n’aurait pu dire qu’ils n’étaient pas frère et sœur. Là où la plus jeune se montrait enflammée, le plus âgé se montrait plus tempéré, là où elle devenait une malotrue, il faisait preuve de diplomatie. Mais Raven avait toujours eut le don extraordinaire de lui donner envie de commettre un meurtre. Cela n’était pas quelque chose qui était profondément ancré dans ses gènes. Il n’était pas dans les habitudes des Graves de haïr qui que ce soit, et même ses ancêtres qui avaient longtemps été opprimés n’avaient guère éprouvés de haine. Mais Kierán - comme s’il ne se démarquait déjà pas assez de ses aïeuls - vouait une féroce aversion pour cette femme depuis qu’elle avait été incapable d’empêcher la mort de son père. Le jeune homme avait l’impression que ce n’était guère Bartemius Croupton qui se tenait dans l’ombre mais plutôt la haute figure de son père qu’il n’avait plus vu qu’en rêve depuis qu’il l’avait mit en terre. Raven Fawkes l’avait certes connu, sans doute admiré, mais Kierán avait toujours été bien trop conscient des différences entre son paternel et lui-même. Il avait longtemps essayé de lui ressembler, devenant un élève particulièrement studieux, il avait fait de la musique, avait appris l’équitation. Il avait fait tout ce que Callaghan voulait pour lui faire plaisir et lui ressembler. Son fantôme se tenait entre eux comme s’il devait arbitrer cette joute verbale. A cette pensée, le langue-de-plomb se sentit mal.

Oh, il était conscient que ses actions n’étaient pas très morales. Il était conscient que de son vivant, il aurait eut à faire au visage défait de son père. Mais son père était mort, et imaginer sa réaction était non seulement déplacé mais également terriblement irritant. Il n’avait pas besoin de se dire qu’il devait le décevoir alors qu’il n’en était que trop conscient. “Éclairez ma baguette, Miss Fawkes” l’invita-t-il d’un geste lorsqu’elle lui confia savoir ce qu’il trafiquait dans le dos du Ministère. Ironiquement, il se dit qu’ils devaient être au courant qu’il achetait du poteen sur le marché noir, mais il craignait que les accusations ne soient plus sérieuses - suffisamment en tout cas, pour venir le chercher sur son lieu de travail. Raven continuait, grandiloquente au possible au point de l’agacer. Sauver son âme, hein ? “Qui vous jugera pour sauver la vôtre ?” demanda-t-il en claquant la langue contre son palais d’un air défiant. Croupton ne faisait maintenant plus que parti du paysage et Kierán avait presque oublié sa présence. C’était comme s’ils ne s’étaient pas complètement tout dit huit ans auparavant, comme s’il restait des interrogations et des provocations à dire. Huit années supplémentaires avaient donné de nouvelles mauvaises pensées au jeune homme à chaque fois qu’il regardait un cliché de son père, ou à chaque fois qu’il regardait ce qu’étaient devenus les Graves depuis la mort de Callaghan. Alcooliques ? Il était prêt à parier qu’il l’était, et sa sœur l’était tout autant. Le domaine familial ? Les portes étaient closes depuis trop longtemps. Qu’était devenu leur nom en Irlande ? Une vieille relique dont plus personne ne se souciait plus désormais. Il n’y avait que leur famille qui se souciait encore de leur nom, et encore. C’était fou tout ce à quoi il pouvait penser en échangeant seulement quelques mots avec une Auror qui l’interrogeait pour des méfaits - pensaient-ils ! - qu’il aurait commis pour nuire au Ministère. S’ils savaient comme il ne se souciait ni de leur Institution ni de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. “Je ne fournis rien du tout, à personne. Je suis langue-de-plomb, j'ai bien lu le contrat que j'ai signé avant de travailler ici” répondit-il avec nonchalance, avant de se renfoncer dans son siège comme un enfant réfractaire. Il observa Raven avec un regard provocateur, comme si tout ce qui se passait ici n’était que l’aboutissement logique de leur terrible relation depuis huit ans.


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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 14 Juin - 17:33

Le directeur de la justice magique explorait depuis si longtemps les sombres entrailles du ministère et de l’âme humaine qu’il commençait à s’y confondre (ironie du sort de celui qui ne rêvait que d’être élu au grand jour nouveau ministre de la communauté magique). Aussi la nonchalance naturelle dont faisait preuve Kierán Graves à l’égard de Raven irritait-elle particulièrement Bartemius. Il était un habitué de l’allée des embrumes, un alcoolique notoire, il ne se cachait pas de son statut de coupable idéal mais refusait d’avouer toute implication dans les derniers crimes de ses amis mangemorts qui avaient défrayé la chronique. L’ombre cachait le faciès dégoûté de l’homme de fer qui éprouvait la plus vive répugnance pour la brindille qui lui faisait face, se tordait mais ne se rompait pas. Penser que cette raclure était le fils de l’ancien chef du bureau des aurors le faisait tressaillir. Il ne put s’empêcher de recentrer le débat lorsque l'ancien langue-de-plomb se trouva suffisamment effronté pour renvoyer à son interlocutrice directe sa question. « Réfléchissez deux fois avant de répondre à la prochaine question Monsieur Graves … - l’avisa-t-il non sans bon sens - Vous pouvez consentir à nous offrir des aveux complets sur tout ce que vous savez des activités du lord noir et de ses partisans ou nous pouvons vous arracher autrement la vérité ». Il n’était pas nécessaire d’exposer sa figure pour faire montre de son sérieux et de sa gravité, le dernier mot implacable résonnait contre l’acoustique magique de la pièce. Le directeur était né en brandissant le fanion de la quête de vérité. Il aimait décortiquer les livres comme les cerveaux à la recherche de leur substantifique moelle et n’aimait pas les palabres ennuyeux qui entouraient parfois et malheureusement leur recherche. Kierán Graves avait plus d’une chose à cacher, Senior en était intimement convaincu ; tout comme il l’était de savoir qu’il parviendrait à sa fin. Il parvenait toujours à ses fins. « Cela ne changera rien à la fin de notre journée - poursuivit-il tranquillement - mais vous pourriez quant à vous ne plus jamais revoir la porte de votre appartement … ». L’homme qui lui faisait face ne se montrait pas effrayé. Il devait être aussi fou que dangereux. Le directeur observa du coin de l’œil le profil froid de la puissante sorcière et talentueuse auror. Jusqu’où, elle, serait prête à aller ? Il s’agissait à son sens de la seule inconnue de l’équation posée par l’étouffante petite pièce.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Dim 24 Juin - 23:26

« Qui vous jugera pour sauver la vôtre ? »
La sorcière se raidit. Elle avait très bien compris l’allusion et ne désirait pas rentrer dans son jeu. Elle valait mieux que ça, mais il était terriblement décevant de constater que Kieran ne marchait pas dans les pas de son père. Callaghan avait été l’exemplarité même de la droiture d’esprit et Raven l’avait toujours admiré pour cela. Qu’en était-il de ses enfants ? L’auror aux cheveux de jais ne pouvait pas en dire autant. Le destin était fait d’une telle ironie qu’il rassemblait les personnes dont le passé était intrinsèquement lité. Elle et Basil. Elle et Kieran. Raven avait fini par croire que son avenir n’allait pas être de tout repos entre la guerre et les conflits personnels. Et elle avait bien raison, malheureusement, de penser ainsi.
Il lui sembla que le temps s’était arrêté et que les mots de cette question se répétaient en boucle, indéfiniment, comme un écho intarissable. La sorcière revoyait la scène de ce fameux soir où son supérieur, ancien tuteur et ami avait perdu la vie pour sauver la sienne. Ce sacrifice qui lui avait coûté tout ce à quoi Callaghan tenait le plus. Elle se souvenait de sa mine effarée, des yeux haineux de son fils quelques jours après. Raven subissait parfois la malédiction de sa mémoire visuelle.
Elle ne reprit contenance qu’au son froid et grave de Bartemius. Sans un regard pour lui, ni un geste, elle le remercia cependant du fin fond de sa pensée.
« La garde à vue serait une des éventualités, Mr. Graves, fit-elle en complément de l’avertissement de son supérieur. L’une des nombreuses éventualités que nous avons. »
Raven laissa planer un instant le silence qui semblait caractériser le suspect numéro un et feuilleta distraitement le dossier en reprenant le cours de l’interrogation. Le trouble s’était lu sur son visage bien trop longtemps à son goût, et la sorcière ne souhaitait en aucun cas que le Langue-de-Plomb puisse avoir un quelconque avantage sur elle. Ici, Raven posait les questions. Pas l’inverse.
« J’ai connaissance, à titre personnel, de votre dent contre le Ministère. Contre moi, surtout, omit de rajouter l’auror. Votre mobile pour conspirer avec l’ennemi serait on ne peut plus évident. Vous ne pouvez nier cela. »
Elle laissa reposer son dos contre le dossier de la chaise en entremêlant ses doigts, plantant son regard glacial – dont Graves se foutait royalement – dans celui du presque trentenaire.
« Nous vous savons intelligent, Mr. Graves. Ce n’est pas pour rien si vous travaillez au Département des Mystères. Et c’est justement pour cette intelligence-là… Elle se rapprocha, que nous savons que vous nous cachez quelque chose. »
Raven en avait vu des durs à cuire comme lui. Il n’allait pas se laisser faire. Pas si l’on employait la manière forte, et encore. Mais l’auror ne voulait rien lâcher. Cet homme méritait la prison.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Lun 25 Juin - 13:57

L’être intelligent qu’était Kierán Graves se trouvait être influencé par ses ressentiments à l’encontre de l’Auror, si bien qu’il utilisait ici davantage ses instincts que ses neurones. Grand mal lui fasse, puisqu’il ne pouvait s’empêcher de provoquer inutilement - et au risque de s’enfoncer - Raven Fawkes pour éprouver seulement une fraction de satisfaction personnelle. Le règlement de comptes entre eux ne semblait pas être une chose raisonnable qui se serait érigée entre deux êtres pensants mais plutôt une muraille entre deux nations protégées par leurs armées. Leurs troupes se faisaient continuellement face depuis plus de huit ans, et l’irlandais prenait un plaisir malsain à nourrir l’animosité de celles-ci. Il n’était pas un homme revanchard, et pourtant, pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’en vouloir profondément et irrévocablement à celle qu’il avait désigné tout seul comme coupable. Il s’agissait là davantage d’une attitude d’un adolescent mécontent que d’un adulte bien pensant, et ainsi, le langue-de-plomb se portait en exemple admirable des failles qui existaient chez les êtres les plus intelligents. Car il ne faisait guère preuve d’intelligence à nourrir des ressentiments violents et haineux envers une femme seule. Quel piètre descendent d’un grand fonctionnaire il faisait, se plaisait-il à se répéter lorsqu’il se réveillait avec une bouteille vide entre les mains. Sa pique eut au moins le mérite de faire se raidir la jeune femme et un sourire sardonique s’étira sur ses lèvres. Non mécontent de lui, il préféra ne rien ajouter de plus pour voir si elle allait répliquer. Ce qu’elle ne fit pas. Raven Fawkes n’avait peut-être pas tant changé que cela en huit années au Bureau des Aurors, et sans doute que cela sera également la perte de ce dit Bureau. Le jeune homme espérait du plus profond de son cœur meurtri par le deuil que les supérieurs de cette femme finiraient par se rendre compte de leur erreur, qu’ils finiraient par la punir pour tout ce qu’elle avait fait. Il ne niait pas qu’elle était une sorcière douée, car l’aveuglement rageur du garçon avait tout de même des limites que son intelligence naturelle délimitait, mais nul ne pouvait nier qu’elle manquait parfois de discernement. Et elle en manquait farouchement avec lui. Kierán ne supportait pas d’être questionné par elle, à dire vrai, et en cela, la voix de Croupton, qui surgissait de l’ombre comme celle de son père l’aurait fait s’il avait encore été en vie, le rassura quelques instants malgré les funestes paroles qu’elle amenait avec elle. “Ne suis-je pas déjà en garde-à-vue ?” demanda-t-il en se tournant vers le Directeur, “concernant mon appartement, tout ce que je me demande c’est qui, de mon chien ou de ma sœur, nourrira l’autre”. Savoir qui de Spartacus ou d'Oona s'occupera de l'autre était en effet quelque chose qui amusait énormément le langue-de-plomb. Il leva un sourcil autrement plus interrogatif avant de croiser les mains sur la tables, ses manches toujours clairement relevées sur ses avant-bras, tandis que l’Auror continuait. Se croyait-elle dans une pièce de théâtre ? “Ne pensez pas que j’étends ma haine à votre encontre à toute notre Institution, Miss Fawkes. Ne pensez pas, je vous prie, que vous êtes la seule chose qui compte dans ma vie” lui répondit-il d’un ton défiant, “je n’ai jamais et ne détesterai jamais le Ministère. Pourquoi le haïrais-je alors qu’il apporte une stabilité certaine dans ma vie depuis des années ?”. L’argument, valait la peine d’être posé.

Raven Fawkes était la seule forme de vie et la seule chose tout court, qu’il haïssait profondément et viscéralement - mais pas au moins de haïr tout ceux qui portaient le nom des Fawkes si vous voyez ce que je veux dire - et le jeune homme n’avait absolument rien contre le Ministère. Il y travaillait depuis des années, il aimait son travail et ses recherches. Sa vie se résumait grandement au Département des Mystères, qu’elle le veuille ou non. Malgré tout, elle ne pu s’empêcher de souligner cette particularité dans ses paroles suivantes. A dire vrai, aussi mauvaise foi pouvait-il être lorsqu’il s’agissait d’elle, Raven avait tristement et terriblement raison.
Kierán avait donné des informations - sacrées infos, parfois ! - contre le Ministère et pour le lord. Non pas pour des raisons idéologiques mais davantage pour des raisons pratiques. Qui se chargera de lui s’ils venaient à gagner ? Il n’avait pas envie de finir aussi tôt entre les quatre planches d’un cercueil à Galway. Tout comme il ne voulait pas que sa sœur y finisse également. Lui, les risques qu’il prenait et qui se retournaient contre lui, il le faisait pour eux. Pour leur sécurité, bien que cela leur passe totalement au dessus de la tête. Ils ne pouvaient pas comprendre, eux et leur stupide idéologie manichéenne. “Rien n’est pire que de voir le monde tout noir ou tout blanc” se permit-il de murmurer comme seules paroles à la question de la trentenaire. Sa voix à peine marmonnée venait de raisonner dans la pièce tristement sombre et autrement vide du Ministère. Qu’ils pensent ce qu’ils voulaient de lui, et qu’ils fassent ce qu’ils voulaient - pauvre être naïf. Kierán ne dira rien, pour l’instant.

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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Mer 11 Juil - 23:44

En quinze ans de carrière, Raven Fawkes avait vu de tout. Des fragiles. Des tenaces. Des provocateurs. Certains dotés d’un flegme à en faire pâlir les tombes. Des violents, des fous furieux. Ce n’était pas le profil de Kieran qui lui faisait peur. En quinze ans de fonction, la vraie peur se situait sur le terrain, non pas dans une simple cellule d’interrogation. Car celui qui, après tant d’années d’expériences, prétendait ne plus avoir peur de rien se voilait la face. Cette crainte était toujours présente et nouait toujours les tripes lorsque l’on faisait face à la mort. L’expérience n’effaçait pas tout cela. L’expérience apprenait simplement à mieux la maîtriser.
Des suspects comme Kieran Graves, la puissante auror en avait déjà croisé, et plus d’une fois malheureusement. Il était de ceux qui n’allaient rien avouer en jouant avec les autorités. De ceux qui se moquaient ouvertement d’eux. Dans la provoque et le répondant. Qui, vraisemblablement, donnait l’impression qu’il n’en avait rien à faire d’être arrêté ou non, sachant qu’il faudrait des preuves concrètes ou des aveux pour être envoyé à Azkaban. Des preuves concrètes, le Directeur de la Justice et la sous-chef des Aurors n’en avaient pas tant que ça. Du moins, pas assez pour le faire coffrer en bonne et due forme. Quant aux aveux, le Langue-de-Plomb n’était pas prêt à les donner.
Elle ne répondit rien à son interrogation sans importance sur son chien et sa sœur – tout en sachant que sa cadette lui vouait une haine toute aussi farouche que son aîné – mais fut cependant agacée de sa réponse suivante. Il les menait tous deux en bateau et s’en amusait énormément. Graves était intelligent, certes, un brin surdoué, certes, mais complètement immature. Et dire qu’il était le descendant direct de Callaghan Graves. Il ne fallait pas comparer là où les choses n’étaient pas comparables, mais Raven ne put s’empêcher de penser que le fils de son ancien supérieur était tombé bien bas.
« Pourquoi le haïrais-je alors qu’il apporte une stabilité certaine dans ma vie depuis des années ?
— C’est la question que nous nous posons, Mr. Graves. À savoir d’où vous est venue l’idée de le trahir. »
Kieran n’allait pas rendre les armes tout de suite, Raven en était bien consciente. Ce n’était pas pour rien si les employés du Département des Mystères étaient surnommés les Langues-de-Plomb. Ils étaient doués pour garder les secrets et garder leur bouche close à toute interrogation. S’ils devaient avoir une certaine formation en la matière, certains possédaient déjà quelques prédispositions en la matière.
« Rien n’est pire que de voir le monde tout noir ou tout blanc. »
Cette simple phrase voulait tout dire, malheureusement pour lui. Cette simple phrase indiquait à l’auror Fawkes qu’elle tenait un bout de quelque chose. De la manière dont ces mots avaient été prononcés et l’attitude du sorcier… Rien n’était perdu.
« Il est donc peut-être plus facile de jouer sur les deux tableaux. Noir. Blanc. Gris. On s’ôte toute responsabilité en cas de victoire ou de défaite et on prend le meilleur parti à la fin. Ais-je bien résumé ? »

L’interrogation poursuivait depuis plus d’une heure maintenant et le Langue-de-Plomb restait sur ses positions malgré les questions pertinentes de l’auror qui ne lâchait pas l’affaire une seule seconde. Elle sentait son supérieur s’impatienter derrière elle, et sa réaction était bien normale. Ils tenaient là un suspect important et ne pouvaient se permettre de le relâcher en liberté. Il fallait qu’ils aient ses aveux, peu importe le temps que cela allait prendre. En coincer un pouvait permettre de coincer les autres et de remonter à la source. Kieran commençait à fatiguer et l’auror sentait poindre une légère touche d’agacement en elle. Jusqu’à quoi allait déboucher cet interrogatoire… ?
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Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN

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