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Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN

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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 12 Juil - 13:14

L'intelligence pouvait être une formidable qualité, mais pouvait également et malheureusement, amener avec elle de vilains défauts. La vivacité d'esprit toute naturelle de Kierán le rendait sans doute beaucoup trop sûr de lui, et il s'agissait-là d'un problème tout relatif s'il n'était pas en garde-à-vue avec Raven Fawkes et Bartemius Croupton. En effet, qu'il soit imbus de sa naturelle intelligence dans la vie de tous les jours n'était pas un problème en soit, mais il avait fait des erreurs à cause de cela, des erreurs qui pouvaient le mener tout droit à la case "Azkaban". Sauf s'il manœuvrait bien. Hélas, l'Auror qui l'interrogeait avait plus d'expérience en la matière que lui, il devait bien le reconnaître, mais il ne comptait pas s'avouer vaincu. Être têtu était une marque de fabrique de son nom de famille. Qu'il était bien plus amusant d'être provocant pour les pousser dans leurs retranchements. Si Croupton était dans l'ombre, il pouvait presque sentir ses frémissements de buffle insatisfait. Comme un taureau qui désirait ardemment harponner avec ses cornes le toréador qui le provoquait de sa cape rouge. Ce jour-là, le Graves avait l'instinct espagnol du provocateur chargé d'amuser le public et d'exciter la bête. Les questions rhétoriques, les sourires amusés, les bras croisés. Sans doute que tout était calculé pour agacer. Si Raven ne montrait rien, le langue-de-plomb savait lire entre les lignes, et dans les expressions des individus. Les mots qu'employaient l'Auror étaient lourds de sens. "Vous m'accusez de trahison ? Tant que ça ?" demanda-t-il tout sourire. Ses dents blanches semblaient être la seule chose joyeuse de la pièce minuscule dans laquelle il était interrogé. Trahison... Ça valait beaucoup d'années de prison, ça. "Combien d'années de prison pour ça ?" enchaîna le jeune homme pour éviter qu'on lui pose plus de questions. Nul doute à ses yeux, que les deux individus grossiers devant lui n'avaient rien pour l'accuser. Ils essayaient de le pousser à bout pour qu'il dise quelque chose qu'il pourrait regretter. Avec son assurance, cela allait forcément arriver. Sa petite phrase murmurée n'était pas passée inaperçue. Raven l'avait saisit et quelques couleurs disparurent du visage de Kierán lorsqu'elle l'interrogea dessus. Son sourire cependant, ne faiblit pas plus qu'il ne cilla. "En voilà une idée intéressante. Attention de ne pas donner de mauvaises idées aux mauvaises personnes, Miss Fawkes" la prévînt-ilsombrement avant de s'enfoncer dans le silence provoquant de celui dont on ne sait s'il est coupable, ou s'il est innocent.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Lun 16 Juil - 9:42

Senior avait appris la subtilité d’autant de langues qu’il existait de civilisations, il ne s’agissait pour lui que des apparats que revêtait un état de nature. Que les armes soient des baguettes, des poings, des sabots ou des mots, tout n’était question entre les différents êtres que de rapports de force. Et lorsque celui-ci était perdu, il était difficile de renverser le duel. Kierán Graves avait été le premier à déstabiliser son adversaire et dissimula bien mal la joie que provoqua chez lui ce constat. L’inculpé était en confiance - peut-être trop ? - et continua à les asséner de questions comme si leur position s’était trouvée inversée. Ne suis-je pas déjà en garde-à-vue ? se tourna-t-il vers Senior pour ne se heurter qu’à son cuisant silence. Le directeur du département de la justice magique était bien déterminé à ne pas laisser le langue-de-plomb jouer au même jeu avec lui. Il incarnait leur ministère et, en tant que tel, représentait la reine de ce jeu d’échecs. Il ne se laisserait pas prendre. La bile lui montait aux lèvres en écoutant le monologue du langue-de-plomb - au moins bavard quand il s’agissait de noyer le strangulot - mais il ne la lui cracha au visage à aucun moment. Les tristes moyens de défense qu’ils supputaient étaient, au sens du directeur rompu à la justice, ceux d’un ignare qui n’avait jamais mis les pieds une seule fois au magenmagot. Les mobiles étaient nombreux qui poussaient les hommes à briser la stabilité sclérosant leur existence et cela depuis la nuit des temps. La plupart des hommes faillibles préféraient néanmoins les draps chauds d’une maîtresse au linceul froid promis par un mage noir. Senior ne connaissait d’infaillible homme que lui-même. Était-ce sa froide dichotomie que le langue-de-plomb visa ? Peu lui importait car il trahit le fond de sa pensée d’une affirmation pour la première fois de leur entretien. Insuffisamment pour l’écourter mais suffisamment pour le prolonger. Raven Fawkes partagea son silence et il devina leur connivence. Elle épingla alors au tableau le papillon virevoltant. et l’ombre dissimula le premier sourire de Senior. L’aurore, tout compte fait, l’aurait peut-être à l’usure.

L’entretien se poursuivit et s’étira même jusqu’à leur rappeler qu’en cette situation, le temps malheureusement jouait contre eux. « Un mot avec vous Miss Fawkes » son directeur l’invita-t-il à la suivre de l’autre côté de la porte. Et dès que la porte fut refermée et qu’il fut certain que leur inculpé n’entendrait pas un seul mot, le directeur poussa un soupir de hargne. C’est qu’il avait la même impression que leur inculpé de se trouver enfermer dans cette petite salle depuis des jours. « Il continue à se jouer de nous et si nous ne lui arrachons pas bientôt des aveux il pourrait bien remporter sa manche sur la longueur » serra-t-il les dents avec frustration pour rappeler le dur enjeu car, sans question de temps, il était persuadé que l’aurore aurait fini par achever cette sale vermine. « Tout le ministère ne doit maintenant parler que de son arrestation et ce n’est qu’une question de minutes avant que la gazette y enfonce sa plume ! ». La gazette n’était certes pas à leur botte et il imaginait déjà les titres vendeurs accusant leur département de ternir la mémoire du héros Callaghan Graves en bafouant les droits de son fils prodigue. Senior n’aurait su déterminer quelle pensée le glaçait davantage, celle d’un mangemort de plus courant dans la nature ou celle de perdre l’opinion publique. Mais la crainte pas plus que l’angoisse n’avait jamais paralysé le cerveau mathématique de l'homme de fer du ministère. « Il a été formé pour résister à la légilimencie et au veritaserum, il ne l’a pas été pour résister à la douleur » marmonna-t-il pensif en se caressant la moustache. L’usage des impardonnables lui démangeait la baguette depuis de nombreux mois. Il détestait ne pas se battre à baguettes égales avec leur ennemi. « Un seul sortilège et nous le tenons lui et toutes les informations en sa possession sur l’ennemi » enfonça-t-il son regard de dément convaincu dans celui de l’aurore. « Un doloris - osa-t-il même souffler de tout son coeur - et nous pourrions en finir avec toute la traîtrise qui corrompt notre institution ». Le regard de l’homme était aussi noir et déterminé que son coeur. Il serra le poing pour empêcher sa main de trembler, non pas face au témoignage de son propre manque d’humanité, mais de sa seule crainte d’être pris la baguette dans le sac. Les règles du magenmagot étaient intransigeantes avec quiconque usait des impardonnables. Il était temps, lui semblait-il néanmoins, qu’il prenne les choses en main. Le ministère, c’était lui. « Je vous offre carte blanche, obtenez moi ces aveux ! » ordonna-t-il à Raven Fawkes. Il rouvrit le premier la porte. Il ne reprit pourtant pas sa chaise de directeur et resta debout. Il sortit sa baguette de sa poche et la dirigea vers la machine à écrire. « Kierán Graves, vous venez de perdre l’opportunité d’avouer de votre plein gré ». Les touches de la machine ne répondirent pas de leur bruit métallique. Le témoin de la juste procédure s’était tu.

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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Lun 16 Juil - 17:04

L’interrogatoire avançait peu à peu. C’était lent, c’était long et Raven ne faisait qu’attraper à la volée les petits indices laissés par Graves à son insu. Mais elle le tenait, elle pouvait le sentir. Il y avait eu des interrogatoires beaucoup plus difficiles psychologiquement pour elle et ses collègues, il ne serait donc pas difficile d’obtenir des aveux de sa part. Kieran était de ceux qui jouaient les gros durs au début mais qui s’affaiblissaient d’heures en heures. Il ne s’agissait plus que d’une question de temps désormais. Mais visiblement, ce n’était pas de l’avis de son supérieur qui, voulant un peu donner la directive de cette séance, demander à s’entretenir avec elle en privé. Après un regard qui en disait long vers l’accusé, Raven se leva de sa chaise dans un grincement et sortit dans le couloir suivit de Bartemius. Elle se tourna vers lui en croisant les bras, attendant à ce qu’il lui dise que ça n’allait pas assez vite. Et ses premières paroles lui confirmèrent ses doutes avec un ton dont elle n’avait pas eu l’habitude d’entendre. Il aborda la Gazette et l’auror ne fut que plus d’accord avec lui. Les médias en parlaient déjà, les médias parlaient trop et bien souvent mal. Ils déformaient l’information et n’offraient au lectorat qu’une infime partie de ce qu’il se passait déjà, émettaient des hypothèses à tout va pendant que les gens se faisaient des films. Alors si la Gazette s’y mettait… Il suffisait que la mauvaise journaliste se coltine au sujet. Une journaliste comme Rita, par exemple. Car Raven en connaissait, des bons et honnêtes sorciers qui y travaillaient, tout comme elle connaissait Rita. Cette dernière était à l’affût de la moindre affaire croustillante pour étaler sa langue de vipère. Il fallait faire au plus vite que la sous-chef comprenait cet enjeu. Mais la suite du discours de son supérieur lui glaça le sang.
— Un seul sortilège et nous le tenons lui et toutes les informations en sa possession sur l’ennemi.
Le visage de la sorcière resta de marbre. Il ne suggérait tout de même pas… Non, c’était impossible. Pas Bartemius. Pas celui qui respectait si fidèlement la loi. Il ne pouvait pas lui demander une telle chose, une telle atrocité. Ce n’était pas pour rien si ces sortilèges étaient interdits. C’était tout simplement immoral.
— Un doloris, souffla-t-il.
Il lui semblait que le monde s’écroulait. Au grand jamais, de toute sa carrière, l’auror Fawkes aurait pu imaginer un tel mot sortir de la bouche d’un de ses supérieurs. C’était comme si toute l’institution en lequel elle croyait s’effondrait. Bartemius Croupton était corrompu, ce n’était pas possible autrement. Elle nageait en plein délire. Pendant un instant, Raven ne sut pas quoi répondre. Que répondre, en même temps ? Que c’était complètement insensé ? Qu’il n’était pas dans son état normal ? D’où lui venait cette inhumanité soudaine ? Elle était prise dans des interrogations sans pouvoir trouver une réponse instantanée. S’ils étaient pris la main dans le sac ou que Kieran l’ouvrait, s’en était fini d’eux deux et de leur carrière. Elle n’était même pas sûre que le Ministre en personne puisse quelque chose pour leur peau. Bartemius ne dût pas sentir son appréhension, car au moment où elle allait ouvrir la bouche pour contester sa pensée, il lui sous-entendit l’ordre de mettre ses paroles à exécution. Le Directeur de la Justice rentra avant elle dans la salle et l’auror l’entendit s’adresser au détenu, tout comme elle entendit la machine à écrire s’arrêter de fonctionner. Il comptait vraiment en arriver là… Raven ferma les yeux un instant avant de les rouvrir en expirant bruyamment. Elle n’y croyait toujours pas.
La puissante sorcière rentra à nouveau dans la salle en fermant la porte derrière elle et fit face à l’héritier Graves. Elle ne pouvait tout bonnement pas. Raven sortit sa baguette et pendit son bras le long de son corps.
— Nous vous donnons une dernière chance de passer aux aveux, Mr. Graves.
Sa voix résonnait tel un dernier avertissement. En la présence de son supérieur, elle était obligée d’appliquer les ordres. Que cela lui plaise ou non.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Mar 17 Juil - 12:56

Kierán avait l'habitude de savoir les choses, de se douter de leur fin. Pourtant, il lui était bien impossible maintenant de mettre des mots sur ce qui allait lui arriver. Car la violence à ses yeux, n'était pas la finalité, ce n'était pas le moteur des Hommes ni même quelque chose de nécessaire pour obtenir ce qu'on voulait. Son intelligence froide lui criait au contraire, que la manipulation était la plus belle des armes contre les esprits brillants, et que tout pouvait être arraché, si la conversation d'aventure, était bien menée. Il se félicitait d'être capable d'éviter la plupart des pièges de l'Auror sans entraînement réel. Car le jeune homme n'utilisait là que son esprit de déduction pour repérer ce qu'il devait dire et ne pas dire. Et le temps s'étirait, encore et encore, si bien qu'il finit même par bâiller. Il s'ennuyait.
Son propre interrogatoire, loin de lui déclencher une angoisse prémonitoire, l'ennuyait, et il se désolait profondément de devoir être là plutôt qu'à son travail. Il perdait du temps se disait-il en faisant passer ses yeux d'un individu à l'autre, et c'était leur faute. Terrible chose que voilà. Il cru voir le bout du tunnel lorsqu'ils sortirent, et il en profita pour s'étirer. Ses sens ne lui disaient pas ce qui allait se passer, car son esprit logique se fiait à la maxime du Ministère tout entier. Kierán pensait ne risquer physiquement rien et éteignait donc toutes les alarmes que son âme lui hurlait. Lorsqu'ils revinrent et que Croupton se mit à parler, un doute s'insinua dans ses veines et l'angoisse naquît dans son ventre lorsqu'il éteignit la machine à écrire. Il était trop fier pour demander si on le libérait et trop intelligent pour savoir que ce n'était pas le cas. Les yeux plissés, les sourcils froncés, il les observa suspicieusement : "Qu'est-ce que vous allez faire ?". Il entendit tout comme eux la légère appréhension dans le ton qu'il utilisa, bien malgré lui de toute évidence et tourna ses yeux semblables à ceux de son père, sur Raven lorsqu'elle lui donna une ultime chance de s'en sortir. "Je n'ai rien à déclarer" répondit-il en levant haut son menton fier d'Irlandais.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 19 Juil - 16:03

Kieran Graves, pour la première fois depuis le début de cet entretien, n’avait pas l’avantage. Il n’avait pas une longueur d’avance et ne les menait pas en bateau. Cette fois-ci, les deux représentants de la justice magique prenaient les rênes de cet interrogatoire avec toutes les conséquences que cela pouvait avoir sur leur réputation. Raven ne pouvait pas croire qu’elle s’apprêtait à faire cela. À prononcer ce sort défendu qu’elle avait toujours détesté. Finalement prendre le même chemin de sa grand-mère et devenir le même type de monstre qu’elle. Devenir le même type de monstre qui avaient tué son époux. Se rabaisser au niveau de ceux qu’ils combattaient, tous autant qu’ils étaient. Elle ne pouvait pas croire que son supérieur et ami lui demandait de faire une chose pareille. Toute cette mise en scène n’était qu’un cauchemar, ce n’était pas possible autrement. Bartemius Sr était un être irréprochable. Kieran n’avait rien fait et surtout pas trahi sa propre communauté. Et Fawkes n’allait certainement pas lancer de Sortilège Impardonnable. Et pourtant, tout cela était bien réel, l’auror sentait ses pieds toucher le sol. Elle ne rêvait pas, malheureusement.
— Nous vous aurons prévenu… souffla-t-elle avec une note de regret dans son regard.
L’auror ne voulait pas et s’en sentait bien incapable. Mais les ordres étaient des ordres. La sorcière ne pouvait pas les contester, elle ne pouvait pas aller à l’encontre des décisions de ses supérieurs. Elle savait qu’elle allait s’en vouloir toute sa vie et pensa à son parcours. Tout ce pour quoi elle s’était battue pendant presque quinze ans. Toutes ces années à patienter pour monter en grade et pour avoir une certaine connaissance. Car l’ancienne jaune et noir n’était pas dupe. Elle savait pertinemment que si elle refusait, Bartemius trouverait une bonne excuse pour la faire tomber de son siège. Et la sorcière avait beaucoup trop de fierté et d’honneur sur ce sujet-là pour se laisser descendre de la sorte.
Le moment où Raven leva sa baguette sembla lui prendre une éternité et elle glissa un regard dans le même temps vers Croupton pour être certaine de ce qu’il voulait. Mais celui-ci ne se préoccupait pas vraiment d’elle, plutôt de l’accusé et de ce qu’il allait bien pouvoir dire par la suite. Raven se moquait pas mal à présent de si Kieran avait été un informateur ou non. Elle ne voulait pas le faire. Je suis tellement désolée Kieran… Callaghan… eut-elle simplement le temps de penser.
— Endoloris.
La voix qui venait de sortir de sa bouche n’était pas la sienne, de même que le sort qui venait de percuter le jeune homme de plein fouet ne sortait pas de sa baguette. Raven, à ce moment, se sentait étrangère dans son propre corps. Elle regardait, impuissante et remplie d’effroi, le Langue-de-Plomb hurler de douleur et de surprise mais malgré tout ce qu’elle ressentait, son visage demeurait neutre comme absent de tout sentiment. Même si l’horreur de ses actes la dégoûtait d’elle-même, Raven ne montrait rien. Elle ne devait pas montrer une once de faiblesse face à ces deux hommes.


Dernière édition par Raven Fawkes le Mar 24 Juil - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Ven 20 Juil - 9:50

Kierán Graves n’avait rien à déclarer ? Il n’avait qu’à le leur prouver ! La règle de ce nouveau ministère n’était plus la présomption d’innocence mais de culpabilité. Il était temps de renverser la vapeur et d’arrêter de se faire mener à la baguette par des ennemis qui avaient toujours un coup d’avance. Le prochain son que le directeur voulait entendre de leur inculpé était un cri de douleur.  Il avait trahi leur ministère et qui pouvait savoir combien de vies il avait emporté avec lui ? Qui sait combien sa trahison en emporterait encore s’il leur échappait ? Croupton Senior ne comptait les vies que des honnêtes sorciers et pas celles de crapules décadentes. Le traître connut encore une seconde de tranquillité de trop à son goût alors le directeur tourna un oeil suspicieux vers Raven Fawkes. Se pouvait-il que l’aurore vacille si près de leur but d’obtenir des aveux ? Il s’attendait à se heurter à quelques confortables scrupules de la part du magenmagot en la matière, mais pas de la part des aurors. Doloris, prononça-t-elle enfin sous son regard avide.

Kieran Graves se contorsionna enfin de douleur sur sa chaise et n’en tomba pas que grâce aux liens magiques qui retenaient ses poignets. Senior trouva le spectacle de sa torture - écho à celui de sa puissance - jouissif. Il s’avança vers le bureau en dégageant d’un tour de baguette leurs chaises maintenant vacantes. Les poings fermes appuyées contre la table, il dominait par la taille la misérable proie déjà écrouée. La froide lumière qui frappait ses traits grossiers déformait son visage pour rendre perceptible - le temps d’un rare instant - son âme monstrueuse. Chaque guerre comptait dans le camp vainqueur un bourreau depuis la nuit des temps, leur ministère venait de trouver le sien. « Cela ne changera rien à la fin de notre journée … et c'est une longue journée ... » répéta-t-il sa sentence d'un ton placide comme si aucune séance de torture n’était intervenue entretemps. « Nous ne vous accordons que dix secondes de réflexion, Monsieur Graves, pour compter les noms de mangemorts que vous connaissez. Je ne peux quant à moi que vous souhaitez qu’ils soient plus nombreux que le nombre de proches qui constitue votre pathétique existence ». Un chien et une cracmolle avait-il compté. Croupton observa son adversaire sans ciller et en laissant planer sur cette dernière phrase un lourd doute. Jusqu’où le nouveau directeur du ministère était prêt à se rendre ? Aussi loin qu’il le lui faudrait, espérait-il que le mangemort suppose. A compter de ce jour la peur ne serait plus le seul apanage de leur ennemi.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Jeu 26 Juil - 14:37

Kierán sentait que la situation lui échappait lentement. Comme de la fumée sur laquelle on ne peut refermer ses doigts, il perdait l'avantage sans pourtant savoir comme il pouvait le perdre. Il ne faisait pas d'énormes erreurs d'après lui, au contraire, il en disait assez pour les agacer, mais trop peu pour que ce soit décisif. Qu'est-ce qui clochait ? Ses yeux avaient beau aller de l'un à l'autre, rien ne le trahissait. Et pourtant, son ventre, son coeur et peut-être même son instinct lui disait que ce qui allait suivre n'allait pas être agréable. Au contraire. Comme l'instinct nous dicte parfois la funeste finalité des choses, l'Irlandais sentait qu'aujourd'hui, la chance légendaire que l'on attribuait à son pays n'allait pas être là pour lui. Lorsque l'Auror tant détestée par les deux derniers Graves pris la parole, un violent frisson parcourra son échine et lui fit craindre le pire. Le pire, qu'il n'acceptait pas de voir comme un Doloris. Son usage était interdit, martelait la logique implacable du langue-de-plomb, et rien ne saurait justifier son utilisation, pensait-il encore. Pourtant, c'était bien la formule du sortilège de torture que Raven Fawkes prononça sans regrets.
Kierán avait eut la chance de n'avoir jamais subit de Doloris de sa vie. Et il aurait préféré continuer comme cela encore un peu. La douleur qui le traversa de toute part le fit s'effondrer sur sa table, la tête contre le bois, pour pousser un hurlement que lui-même n'entendit pas. Son coeur battait fort dans ses oreilles, et il lui sembla que la sentence irrévocable durait des heures. Il était de coutume de dire qu'il fallait penser à autre chose pour que la douleur passe, mais il en était bien incapable. Tout comme il était incapable de faire autre chose que de gémir lorsque le sortilège prit fin. La voix de Croupton pourtant semblait être une musique bien désagréable pour un homme qui se savait déjà prisonnier de leur Institution. "Allez... Vous faire foutre, Monsieur Croupton" eut-il simplement la force de formuler, sans relever la tête de la table contre laquelle il était appuyé. Les langues-de-plomb avaient du caractère, généralement. Ils ne se laissaient pas faire, savaient endurer des interrogatoires, si tant est qu'ils soient simples, et sans torture. On ne les formait pas à résister à la torture. Ce qu'il faisait là, il ne l'avait appris nulle part et allait le chercher simplement dans son entêtement personnel. Il ne savait pas s'il allait encore être soumis au Doloris, mais il avait l'impression, vu l'intonation de Croupton, qu'il s'agissait là d'une bien longue journée pour lui.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Mar 31 Juil - 10:09

Kierán Graves avait le crâne écrasé contre la table. Senior pouvait distinguer très clairement une veine battre sur sa tempe et les muscles de son corps trembler de douleur. L’inculpé ne résisterait pas, ce n'était pas dans sa nature de traître. Le langue de plomb continua pourtant à faire le fier et le directeur de la justice magique ne put que lui retirer le dernier crédit de son intelligence. « Est-ce que vous savez encore compter jusqu’à dix, Monsieur Graves ? Ou est-ce que je dois vous y aider ? ». Le haut fonctionnaire baissa finalement les yeux vers sa montre à gousset et commença à lever la main pour donner le signal à l’aurore de recommencer dans trois secondes … deux …

Bartemius ne considérait pas Kierán Graves comme un individu doté d’une âme. Il l'avait vendue à Lord Voldemort en même temps que des informations secrètes à ses partisans. Il n’était qu’un cerveau amoindri par le doloris et un corps qui expierait bientôt la vérité. Et celle-ci avait fort intérêt à valoir la peine qu'il se donnait et les risques qu'il endossait. L’enquête menée par l’aurore avait révélé deux informations particulièrement intéressantes sur l’homme qui leur était soumis. Le témoignage d’Augustus Rookwood assermentait que son collègue langue-de-plomb trahissait leur Ministère en même temps que le secret de sa profession. La filature avait encore révélé que le faible homme discutait fort souvent avec l’un des plus hauts conseillers du Ministre de la Magie. Lucius Malefoy. Que Kierán Graves, par un seul aveu, fasse le lien entre ces deux informations, il en serait fini de la corruption de leur Ministre et de leur Ministère. Bartemius Croupton Senior n’en avait vraiment que faire de faire trembler de douleur ce corps qu’il assimilait au cancer de leur communauté. Il ne s’agissait pour lui que des jouissifs symptômes d’une maladie asphyxiante sous leur baguette pour que survive et brille un bien commun plus grand. Sa main se baissa lorsque le temps s’écoula dans une dernière seconde … zéro.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Lun 6 Aoû - 0:23

Kierán n'avait jamais pensé subir un jour la torture, et il serait mentir que de dire qu'il aurait préféré ne jamais subir le Doloris. Il avait l'étrange impression d'être brûlé à feu vif sur chaque parcelle de son corps et, lui semblait-il, la sensation variait pour que ce soit le plus terrible possible. Ses membres engourdis mirent du temps à réagir lorsque le sortilège fut brisé pour laisser Croupton placer son intrigue. Il y prenait du plaisir, semblait-il au langue-de-plomb, qui n'avait maintenant plus qu'une seule envie, celle de vomir. Sa joue était collée contre la table, et il prit enfin consciente qu'il la tenait fort avec ses doigts. Comme il était fou, ce dont on était capable sous la douleur vive et intense du fameux sortilège impardonnable. "N'avez-vous pas... Honte ?" demanda-t-il rhétoriquement, tant à l'Auror, qu'au directeur du Département. La moquerie de Croupton sur son incapacité à compter jusqu'à dix maintenant qu'il venait de subir un Doloris le vexa terriblement. Sans doute que seul un esprit qui avait l'habitude de compter jusqu'aux trillions pour s'endormir pouvait se scandaliser de ce genre de provocations. "Je ne dirai rien, parce que je ne sais rien" continua-t-il de plaider. Têtu comme un Irlandais. Il mentait, bien évidemment.

Et il commença à regretter de mentir lorsque le second Doloris le toucha de plein fouet. Il se demanda si ses deux bourreaux prenaient du plaisir à l'entendre hurler, le front maintenant collé contre la table, les veines saillantes visibles désormais dans son cou et sur ses tempes. Kierán avait l'impression d'imploser. Il regretta sa loyauté à des gens qui ne la méritaient sans doute pas, et qui ne lèveraient pas le petit doigt pour l'aider. Que ce passerait-il commençait-il à penser, s'il parlait ? Car il sentait qu'il allait livrer ses informations, et une peur panique commença à lui ronger le ventre. Il n'avait jamais pensé être incarcéré, et torturé pour ses informations. Il pensait pouvoir soutenir un interrogatoire tout naturel, tout humain. Mais pas une séance de torture, et qu'il pense à tout livrer, était là un aveu de sa culpabilité.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Mar 7 Aoû - 16:49

Le déshonneur, l’infériorité, l’humiliation, la honte … autant de mots que le fin linguiste connaissait mais ne ressentait en cet instant pas. Seul l’être misérable qui était à sa merci était coupable. Senior ne croyait pas en son innocence. Et son corps expia une seconde fois le péché de son mensonge … La seule réaction du directeur fut de froncer les sourcils quand un cri particulièrement effroyable lui perça le tympan. « Ce n’est pas moi qui crie comme une goule » grommela-t-il simplement et tardivement dans sa moustache plus droite et impeccable que son âme.

Et le silence revint enfin, seule langue propice à la naissance de la vérité. L’homme taciturne, le regard toujours vissé sur la nuque blanche de son ennemi, attendit qu’elle s’exprime. Il pressentait qu’elle était proche et retenue au bord de ses lèvres. « Des noms ! » tempêta-t-il en abattant un poing sur la table. Les mangemorts étaient nombreux mais un seul nom lui suffirait, un seul pour remporter la victoire. Lucius Malefoy, il voulait entendre sa victime lui offrir cette seconde en pâture. « Un nom … - mentit-il en enfonçant son regard du langue de plomb et il ne pouvait ignorer lequel il voulait entendre - Un nom et vous partez libre ».
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Mar 7 Aoû - 20:28

Kierán avait beau se tortiller comme un ver sur la table qui lui permettait de ne pas tomber par terre, il y avait au fond de sa tête, une petite voix qui lui criait qu'il valait cent fois mieux que le Directeur de la Justice Magique et sa goule au nom funeste de Raven Fawkes. Lui pouvait au moins se targuer de n'avoir jamais torturé, ni même tué personne. Les informations qu'il donnait à Lucius Malefoy n'étaient que des informations pratiques sans réel danger pour quiconque. Pourtant, l'homme fort qui était devant lui et qui se moquait ouvertement de sa douleur ne pouvait pas en dire autant. Bien qu'il souffrait, et bien qu'il criait, le cerveau du langue-de-plomb ne se perdait pas dans l'oisiveté. Devait-il, ou ne devait-il pas parler ? Quelles seraient donc les conséquences pour lui ? Pour sa soeur ? Bartemius Croupton décapita d'une phrase toutes ses interrogations et finit de le convaincre. "D'accord... C'est bon ! Arrêtez, arrêtez..." demanda-t-il - implora-t-il - ses bourreaux. Il ne jugea pas bon d'ajouter une formule de politesse comme ils étaient dans une situation fort peu familière.
"J-je suis informateur" avoua-t-il les lèvres tremblantes une fois qu'il eut calmé les désagréables soubresauts de ses mains, "je rends mes comptes à Lucius Malefoy". Il décida, à partir de ce terrible moment, de se murer dans le silence et laissa retomber mollement sa tête contre la table, qui témoigna d'un bruit sourd de la violence du choc.
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MessageSujet: Re: Kierán Graves, vous n'avez pas le droit de garder le silence | KIERAN, RAVEN Dim 7 Oct - 22:45

La sorcière était complètement effarée face à l’attitude de son supérieur. Ce qui se déroulait sous ses yeux avait tout l’air d’un rêve, ou plutôt d’un cauchemar, mais il s’agissait bien de la dure réalité. Ils étaient en train de torturer un suspect malgré l’interdiction des lois et de leur sens moral. Enfin… De son sens moral à elle, puisqu’apparemment Bartemius n’en possédait pas. Où était l’humanité dans un tel acte, pourquoi s’abaisser au niveau de leur ennemi alors qu’ils étaient censés promouvoir la paix et la sérénité ? Raven se demanda comment elle allait pouvoir dormir après aujourd’hui, comment elle allait pouvoir fermer les yeux sans entendre les hurlements de douleur de Graves. Elle était désolée que cet interrogatoire se passe ainsi, mais malheureusement le détenu ne le voyait sûrement pas du même œil.
Ces cris, la sous-chef les connaissait bien pour les avoir entendus de sa propre bouche du temps de sa jeunesse. Pour la sorcière, il était intolérable qu’elle agisse comme sa grand-mère avait agi sur elle. Raven ne pouvait pas, tout simplement. Le lancer une première fois avait rouvert de profondes blessures en elle et elle savait ce sort suffisamment douloureux pour ne le souhaiter à personne, en tout cas pas à Kieran.
Elle restait en retrait pendant que le Directeur de la Justice Magique pensait faire ce qui était bon sans broncher. Son visage exprimait une parfaite impassibilité car il était en son devoir de ne rien montrer. Encore une fois, Raven agissait selon les ordres et non selon ses propres envies. Sa main droite cachait celle de gauche, crispée autour du manche de sa baguette, pendant que ses yeux bleus métalliques suivaient avec pitié le calvaire du Langue-du-Plomb. Un nom… Elle n’en croyait pas un mot sur cette promesse de délivrance, mais si cela fonctionnait…
Lucius Malefoy.
L’auror rata un battement de cil. Lucius. Malefoy. Le conseiller du Ministre. La personne qui suivait cet éminent personnage au millimètre près et qui était au courant de tous ses fais et gestes, qui le conseillait. Si Kieran Graves disait vrai, alors le Ministre de la Magie était en grand danger sans même s’en rendre compte. Raven espérait tellement que cela soit un autre mensonge du sorcier car il n’y avait à priori aucun lien entre lui et Malefoy… Et pourtant, la famille de ce dernier avait une certaine réputation dans le domaine magique. Les rumeurs étaient des rumeurs, mais en ces temps bien sombres, tout était à prendre en compte.
Raven osa enfin reprendre le contrôle de son corps et s’avança d’un pas discret vers son supérieur.
« Le suspect nous a fourni un nom important Monsieur, il serait peut-être plus judicieux de reprendre les interrogations plus tard. Il a besoin de repos. Elle hésita avant de reprendre. Vu son état et son endurance face à ce type de sort, je peux vous assurer qu’il ne dira plus rien.
Elle allait se faire cracher dessus, c’était certain. Raven voyait enfin le véritable visage de son ami et, pour la première fois depuis leur rencontre à Poudlard, elle se rendait compte que Bartemius l’effrayait. Ce n’était pas de bonne augure pour la suite…
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