C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Bandages et excuses | LUZIA

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MessageSujet: Bandages et excuses | LUZIA Dim 29 Avr - 13:47

La joue gauche bleue vif, la main droite encore bandée, Moran écrivait laborieusement son parchemin punitif que lui avait demandé Appolon Picott. La bagarre avec Evan avait eu le don de mettre le concierge dans un immense état de rage. Il fallait dire que l'un des deux protagonistes aurait très facilement pu être noyé par l'autre, tant ils mettaient de cœur et de haine à l'ouvrage. Cela faisait deux jours que l'incident était arrivé, et après quelques mots échangés avec le Directeur, Moran avait été autorisé à rentrer à sa salle commune. Il évitait Evan comme la peste noire, et veillait à se coucher très tôt pour se lever tout aussi tôt afin de ne pas croiser ses yeux gris. Il avait peur que d'un regard, l'héritier Rosier ne le tue tel qu'il aurait dû le faire au lac. En même temps, l'Ecossais avait mérité cette bagarre. Il avait détruit ses chances d'être accepté dans l'Equipe des Faucons - et il n'en était pas peu fier, en plus de cela - et Evan avait toutes les raisons du monde de vouloir sa mort.

Moran, qui était gaucher, avait quand même un peu de mal à rédiger comme il fallait son parchemin. Il avait mal à ses articulations, mais c'était davantage la main droite qui avait fait tout le travail. L'heure de colle avait, au début, été ponctuée des soupirs dédaigneux du concierge de l'école de Sorcellerie, avant qu'il ne quitte le bureau en lui sommant de se dépêcher. Ce à quoi l'Ecossais avait mollement répondu "Aye". Finalement, il fut interrompu dans son dur labeur alors qu'il faisait une pause pour se masser la main. Quelle ne fut pas sa surprise de voir dans l'entrebâillement de la porte Luzia Ozores !
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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Dim 6 Mai - 20:31

Miss Ozores, vous avez une heure de libre après la sonnerie, n'est-ce pas ?
Apollon Picott, le concierge, était venu trouver Luzia qui surveillait la cour, remplissant ainsi ses devoirs de préfète. La Poufsouffle avait répondu par l'affirmative, anticipant une nouvelle tâche à remplir.
Vous voudriez bien relever un de vos camarades qui est puni ? Il se trouve dans mon bureau. Il faut vérifier qu'il a fait correctement sa punition avant de l'autoriser à partir.

Le concierge avait l'air agacé et pressé. Luzia, qui comptait profiter de cette heure pour entamer ses révisions en vue des examens de fin d'année, sentait cependant qu'elle n'était pas en mesure de refuser. Elle assura donc au concierge qu'elle ferait ce qu'il lui demandait et le regarda s'éloigner à toute vitesse vers le parc.

À l'heure dite, la Sixième année descendit dans les sous-sols, frais en cette saison, et se dirigea vers le bureau de Picott. Ouvrant la porte, elle eut un moment d'arrêt lorsqu'elle reconnut Moran Powell. Elle ne s'était pas adressée à lui depuis leur dispute avant Noël, feignait de ne pas le voir quand ils se croisaient dans les dortoirs et évitait scrupuleusement de s'asseoir près de lui en classe. Et ce même si elle savait désormais que Moran avait raison sur toute la ligne concernant Evan Rosier... Luzia n'avait pas trouvé le courage d'aller le voir car elle regrettait les mots durs qu'elle avait eus envers le Capitaine des Verts.
Elle se rappela alors pourquoi il se trouvait là, se remémorant la dispute. Une fois de plus, Evan était concerné...

Euh, hésita Luzia, salut.
La jeune fille regarda le visage tuméfié de Moran ainsi que ses bandages - il ne s'était pas raté...
Je viens voir si tu as terminé ta punition... C'est le cas ?

Son ton, poli et mesuré, montrait sa gêne. Pourquoi fallait-il que ce soit à elle que Picott se soit adressé ?!

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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Mer 9 Mai - 19:34

Moran avait bien du mal à finir sa punition tant ses articulations lui faisaient mal. Sa consolation était bien maigre, mais réelle : Evan était dans le même état que lui. Picott avait fuit le combat depuis quelques minutes maintenant, et l'idée de fuir l'avait tenté mais il serait bien vite rattrapé à un moment où un autre. A la rigueur, le septième année pouvait se dire que c'était la fin d'année et qu'il n'en avait plus rien à faire... Mais il ne voulait pas d'un mot sur son dossier scolaire. Il était déjà suffisamment déprimé d'avoir vu la coupe de Quidditch lui filer entre les doigts - sa dernière coupe, par ailleurs ! - il n'avait pas besoin de se voir refusé à l'Ecole Supérieure de Magie. Le jeune homme cependant, ne s'attendait pas à ce que ce soit la voix de Luzia Ozores qui lui demande s'il avait finit sa punition. Il releva ses yeux vers elle en suspendant sa main douloureuse. "Salut" la salua-t-il en retour. Il promena vaguement ses yeux sur elle pour voir comment elle semblait aller. Ils ne se parlaient plus depuis leur terrible dispute dans le parc au sujet d'Evan Rosier. Ce garçon décidément, était un garçon qui semblait être au centre de la vie de Moran. Il se rappelait bien de ces années de guerre avec lui, tout comme il se souvenait bien de ses regards insistants sur Daisy - il le raillait toujours beaucoup à son sujet, si bien qu'il avait finit par se demander s'il était au courant pour eux - et de la conversation qu'il avait eut avec lui au sujet de la Poufsouffle. Il avait essayé de la mettre en garde sans aucune délicatesse et il s'en était un peu voulu, quand même. Parce qu'il aurait dû l'écouter un peu plus au lieux de la traiter comme une idiote. Luzia avait eut raison de l'ignorer et de lui en vouloir, finalement. Ils étaient gênés tous les deux, parce qu'ils se sentaient coupables l'un comme l'autre. "Pas vraiment" lui répondit-il en baissant ses yeux sur sa feuille, "j'ai du mal à écrire".
Il se racla la gorge pour ajouter :" C'est Apollon qui t'envoie ?". Appeler le concierge par son prénom était quelque chose que certains élèves s'amusaient à faire. C'était saper son autorité et se moquer de lui en créant un lien affectif. Il aimait bien.
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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Sam 26 Mai - 20:29

Moran aussi était mal-à-l'aise. Il la salua avec précaution, comme s'il vérifiait la bienséance de ses mots avant de les prononcer. Le Serpentard lui répondit ensuite que c'était compliqué d'écrire, avec sa main blessée. Luzia hocha la tête. Donner des lignes à recopier n'était pas la punition la plus adaptée dans ce cas de figure. Mais c'était Picott, et le concierge se moquait bien de ce genre de détail.
Oui, fit Luzia en réponse à Moran. Je dois vérifier que tu as fait ce que tu devais faire avant de te libérer.

Elle s'approcha de la table et jeta un coup d’œil au parchemin sur lequel Moran avait griffonné maladroitement.
Tu es loin d'avoir fini, constata-t-elle, ennuyée.
Ennuyée, parce que soit elle devait repasser et se confronter une nouvelle fois à lui, ou parce qu'elle était obligée d'attendre qu'il terminât. Ou alors... Songeant que Picott ne perdrait pas son temps à vérifier lui-même la punition, Luzia se disait qu'elle pouvait libérer Moran. Abréger son calvaire. La Sixième année lui devait bien cela car il avait essayé de l'avertir au sujet de Evan et elle ne l'avait pas écouté.
C'est bon, tu peux y aller, Picott ne regardera pas ton parchemin. Il est occupé, il n'a pas le temps, c'est pour ça qu'il m'envoie.

Luzia évitait toujours de croiser le regard de Moran, mais tendit la main pour qu'il lui rendît ses parchemins.

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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Mer 30 Mai - 18:11

Moran ne s’était jamais vraiment figuré l’idée de se réconcilier avec Luzia Ozores. Quand bien même il savait qu’il n’aurait pas dû être aussi brutal avec elle, il avait sa fierté qu’il ne comptait pas mettre de côté - celle de mec, et celle d’Écossais. Il demandait parfois à son cousin Darius comment elle allait, s’enquérait de son état. Mais rien de plus, et rien de moins, car le jeune homme ne comptait pas être intrusif. S’il savait que Darius ne voulait rien faire de mal, il craignait qu’il mette Luzia au courant de ses questions sur elle, et le garçon souhaitait éviter une conversation dérangeante pour tous les deux. Car elle aurait bien le droit de venir le voir pour lui demander sèchement de déguerpir et de cesser de poser des questions sur elle. Moran ne souhaitait pas se mettre dans cette situation-là. Il avait finit par se faire à la fougue de sa camarade espagnole et il acceptait cela, puisqu’il acceptait généralement les individus pour ce qu’ils étaient.
Ça, c’était quelque chose qui avait bien surpris la jeune femme lorsqu’ils s’étaient rencontrés autour d’une pinte de bierraubeurre lors d’un festival de musique. S’il s’était grandement amusé de sa méfiance - qui ne l’aurait pas fait ? - il avait quand même réussi à lui faire comprendre qu’il ne fallait pas mettre tout le monde dans le même panier. La jeune Poufsouffle, comme bien d’autres, voyait sa maison comme une entité à part dont ses membres étaient fichtrement étranges. Moran avait voulu lui faire comprendre que des différences, il n’y en avait partout, et que ce n’était pas parce qu’on était admis dans la maison de Salazar que l’on était pour autant un futur mage noir. Ce combat était un combat qu’il menait depuis suffisamment longtemps pour s’être fait taxer de traître parmi ses camarades, dont Evan, qui ne le supportait pas et qui pourtant, avait su s’attirer les faveurs de Luzia. Il ne pensait pas que son message serait aussi bien reçu, aussi avait-il finit par se blâmer de l’avoir rendu plus naïve. Mais alors qu’elle se tenait devant lui, mal-à-l’aise, il se demandait si c’était vraiment le cas.

Était-elle plus naïve qu’avant, plus gentille, ou suivait-elle le parcours pré-définit par son caractère ? Même si le jeune homme était d’une nature parfois assez égo-centrée, il doutait sincèrement que seule son amitié avec lui l’ait faite tomber dans le piège qu’avait tendu son camarade de dortoir. Mais d’un autre côté, n’essayait-il pas de se dédouaner de ce qu’il s’était passé ? Peut-être. La jeune femme lui fit remarquer qu’il était loin d’avoir finis et tout ce qu’il lui répondit fut une réponse à mi-chemin entre le grognement et “ouais”. Le jeune homme se sentait si incroyablement mal-à-l’aise qu’il ne savait pas quoi dire pour récupérer sa feuille et finir en silence, même si elle l’autorisait à sortir. Il comprit bien vite face à son regard, qu’elle ne désirait pas revenir encore. Moran se leva de sa chaise pour poser cette fois-ci ses fesses sur le bureau - et plus précisément sur sa feuille abandonnée là par son propriétaire et la préfette - pour prendre la parole : “Écoute euh… Je sens comme un malaise, entre nous” commença-t-il - c’était pitoyable - avant de poursuivre, “ne devrions-nous pas essayer d’éteindre l’incendie ?” lui demanda-t-il métaphoriquement. Il accrocha ses yeux sombres aux siens pour guetter sa réponse. “Je suis désolé” lui fit-il douloureusement. Cela lui coutait de l’admettre mais il ne pouvait pas décemment lui demander de faire le chemin toute seule s’il n’osait pas lui-même faire quelques pas en sa direction, “je t’ai très mal parlé et tu ne le méritais pas”.

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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Sam 30 Juin - 18:15

Ce que c'était gênant... Luzia finit par baisser le bras, comprenant que Moran hésitait entre rendre sa punition ou la finir tout à fait. Finalement, le Serpentard se leva de sa chaise et s'assit sur le bureau tandis que la préfète, prudente, esquissait quelques pas en arrière. Elle sentait poindre une discussion qu'elle voulait éviter tout comme désirait avoir.
Luzia connaissait bien Moran et son orgueil. Elle s'attendait à ce qu'il lui rappelle qu'il l'avait prévenue pour Evan. Si ces paroles étaient insupportables à entendre, la Poufsouffle resta tout de même, le regard fuyant vers les étagères chargées d'objets que Picott avait confisqués. Un malaise ? C'était un euphémisme. Luzia se racla la gorge et allait inviter derechef son acolyte à quitter la pièce quand ce dernier lâcha qu'il était désolé. Tout simplement. Luzia sentit la pression se relâcher un peu et, sous le coup de la surprise, échangea un regard un peu brusque avec Moran.
Je t’ai très mal parlé et tu ne le méritais pas, expliqua-t-il.

Ainsi donc, il l'admettait. L'Espagnole savait ce que cette demie-excuse lui coûtait. Cependant, il l'avait blessée avec son manque de forme - même si, elle devait être honnête, il avait eu raison en ce qui concerne le contenu.
Et moi, fit-elle, je ne t'ai pas écouté. Alors que tu avais raison.
Sur toute la ligne. Evan Rosier n'était qu'un beau salaud. Il s'était moquée d'elle, avait maltraité Delilah. Luzia avait failli laisser sa peau en rencontrant la fiancée de Evan dont elle n'avait jamais entendu parler auparavant.
Quelque chose lui disait de ne pas tout révéler à Moran, pas avant quelques minutes. Mais Luzia ressentait une telle culpabilité, et depuis si longtemps, que maintenant que Moran avait ouvert une brèche, elle peinait à tout retenir.

Tu avais raison, répéta-t-elle, j'aurais dû t'écouter... Je ne l'ai pas fait - je ne l'ai pas voulu.
Un tremblement traversa ses membres et elle préféra s'adosser à un placard contre le mur.
Je me trouvais tellement bien avec Evan, confessa-t-elle en rougissant de honte.

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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Mer 4 Juil - 21:40

L'orgueil de Moran puisait ses sources dans l'orgueil légendaire des Écossais. Et il en était un jusque dans ses gènes les plus profonds et jusque dans sa voix naturellement basse, rehaussée pourtant par un accent qu'il n'essayait plus de cacher désormais. Il n'avait honte de rien. Rien de ce qu'il avait ne pouvait l'embarrasser, que cela soient ses "r" presque exagérément roulés ou son orgueil d'Écossais. S'excuser auprès de Luzia rendait donc la chose autrement plus sincère que quiconque aurait pu le penser. Il avait trouvé en la jeune femme une amie fidèle et agréable, et bien qu'il faudrait le torturer pour qu'il l'admette, elle lui manquait un peu. Il avait beau mûrir, il avait parfois certaines tendances irascibles qui pouvaient déranger les autres, et c'est cette tendance-ci qu'il lui avait craché à la figure lorsqu'ils s'étaient disputés quelques temps plus tôt, à cause de l'infâme Evan Rosier. Il avait finalement eut raison à propos de ce dernier, et bien qu'il se soit excusé, il attendait un peu plus que le simple hochement de tête auquel il s'attendait.
Mais sans doute sa perspicacité le trahissait-elle, puisque la jolie Espagnole mit elle même les armes sur le côté pour s'incliner et s'excuser. "Bien" répondit-il en hochant la tête à son début d'excuse. Il pouvait se satisfaire de cela. "Hum" dit-il en claquant dans ses mains pour se relever de son bureau. A son sens, ils avaient tous les deux fait le plus dur dans cette histoire et il était satisfait autant de lui-même que d'elle. Il la regarda s'adosser contre une étagère d'un oeil interdit tandis qu'elle continuait les confidences. Moran soupira avec un air de boeuf désemparé. "Evan est doué pour les beaux mots et les jolies promesses" dit-il en essayant de desserrer sa mâchoire contractée par la mauvaise humeur dans laquelle l'enfonçait Luzia sans le vouloir. "Tu es surtout trop bien pour lui". Il ne voyait pas là un moyen de retrouver plus facilement les faveurs de la Poufsouffle, mais plus un moyen de la rassurer et de la faire relativiser. Evan ne valait pas grand chose, alors, il valait mieux pour elle qu'elle se trouve quelqu'un qu'elle méritait vraiment, à son sens.
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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Mer 11 Juil - 22:27

Après avoir déballé ses aveux, Luzia se rendit compte d'une chose : Moran acquiesçait à ses dires - du moins était-ce ainsi qu'elle interprétait ses monosyllabes - mais il semblait encore crispé. La jeune fille se tut, fronçant les sourcils. Avait-elle bien compris ? Avait-il bien dit qu'il reconnaissait lui avoir mal marqué ? La Poufsouffle en aurait mis sa main au feu - mais alors, pourquoi une telle distance, une telle froideur ?
Le garçon soupira et lâcha une phrase sur un ton blasé. Hochant la tête, Luzia ne pouvait que convenir du fait que Evan était un maître dans l'art de la manipulation. Mais elle avait aussi été vraiment très naïve, ignorant délibérément les signaux qui l'avertissaient du danger....

Devant l'air ombrageux de Moran, l'Espagnole eut envie de lui demander pourquoi il réagissait ainsi, lui qui, il y avait de cela quelques minutes, semblait pressé de faire la paix. Seulement, il la devança :
Tu es surtout trop bien pour lui.

Luzia cilla. Elle avait eu, elle, l'impression du contraire, qu'il était trop bien pour elle. Beau, intelligent, charmeur... Elle se sentait souvent ridicule devant lui, ne sachant pas comment répliquer à ses mots d'amour, à ses paroles envoûtantes. Et en fait, ce n'était que du vent...
Manifestement, murmura-t-elle avant de marquer un temps d'arrêt. Je voulais tellement - j'étais persuadée que j'arriverais à lui faire comprendre que les moldus valent tout autant que les autres...

Et Moran qui ne disait rien alors qu'elle vidait son sac !
Dis quelque chose, au moins, s'il te plaît...
Même si c'était pour qu'il l'invective. Son silence était bien plus terrible que la colère qu'elle percevait chez lui.

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MessageSujet: Re: Bandages et excuses | LUZIA Ven 13 Juil - 19:28

Moran ne se rendait pas bien compte qu'il stressait un peu Luzia avec son air ombrageux. Il venait de s'excuser et selon lui, il n'y avait plus rien à s'en faire. En effet, il n'en voulait pas à la jeune femme. Il en voulait sincèrement à Evan, qui avait essayé de le couper de ses amis, de Daisy.  Ce garçon était l'archétype du psychopathe en puissance, et il se trouvait finalement triste pour la Poufsouffle qu'elle se soit faite avoir. L'ombre de Jack l'Éventreur planait sur le Rosier et cela n'aurait pas étonné Moran qu'il soit son lointain descendant. Il ne connaissait pas grand chose de sa famille, et ne connaissait que les branches proches de la famille Abbot, à laquelle il était lié par sa mère. Le reste, c'était flou. Sans doute était-il un lointain cousin du garçon, qu'elle horreur. L'explication candide de la jeune femme fit beaucoup de peine au Serpentard. Dans quel univers vivait-elle, au juste ? Il ne savait pas comment lui présenter la chose. Comment lui faire comprendre que ce qu'elle avait voulu faire était forcément voué à l'échec ? Evan, comme beaucoup de ses camarades de maisons, étaient des gens formatés dès l'enfance, il n'y avait rien à faire, sauf miracle. Il dû rester longtemps silencieux puisqu'elle lui demanda de dire quelque chose. Il sembla sortir d'un songe, et afficha un sourire un peu triste : "Tu ne peux pas changer ces gens-là. Je ne sais pas comment tu te figures les sang-purs, Luzia, mais tu te les figures vraisemblablement mal" lui dit-il. Il était vexant, mais il valait mieux dire les choses telles qu'elles étaient. "Je t'ai un jour dis qu'il y avaient des exceptions partout, surtout dans les maisons de Poudlard. Mais ces exceptions sont d'autant plus rares chez les sang-purs, à part ceux qui sont déjà désignés comme traîtres. Comme moi" continua-t-il en se relevant de son bureau pour mettre en ordre les papiers sur sa table. S'occuper les mains lui permettait d'éviter le regard sombre de l'Espagnole. "Il a été formaté dès l'enfance à penser comme ça. Son père, ses grands-parents, ses oncles, tantes, cousins, que sais-je encore. C'est comme ça que ça marche. C'était très louable à toi de penser pouvoir le faire changer d'avis mais..." ne put-il finir. Il l'enfonçait, et c'était vraiment mal. "Pardon, je ne devrais pas te dire ça" s'excusa-t-il piteusement. Il secoua finalement sa tête. Il valait mieux ne pas en dire plus. Moran marmonna finalement dans sa barbe : "Je suis content qu'il ne te soit rien arrivé".
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