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Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS)

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CAPITAINE SERDAIGLE
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MessageSujet: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Lun 30 Avr - 5:40

Samedi après-midi, 15h tapantes, Wilda Griffiths quitta la salle commune des Serdaigles en se trainant les pieds et en tournant les yeux au ciel, elle avait rendez-vous avec une gamine – de qui elle ne connaissait absolument rien  - pour lui offrir gracieusement une séance de tutorat en Sortilèges. Détrompez-vous, la sorcière ne s’était pas précipitée au bureau de son professeur afin de le convaincre de, s’il-vous-plait professeur, la laisser partager son savoir avec ses pairs dans le besoin afin de redonner à la communauté magique et d’enrichir son curriculum vitae : elle s’était faite collée. Selon les dires du professeur Flitwick, elle dérangeait la classe pour une énième fois et «cette fois-ci, mademoiselle Griffiths, il m’est impossible de laisser cette incartade impunie, et ce, bien que vous soyez une des meilleures élèves de cette cohorte. Retenue ! Samedi après-midi, au lieu de le gaspiller de manière puérile, vous allez mettre votre talent à bon escient et offrir du tutorat.» Il faut avouer que cette retenue était méritée, ou du moins qu’elle était justifiée par une accumulation d’inoffensifs écarts de conduite  sur lesquels le professeur Flitwick fermait régulièrement les yeux avec exaspération – pour une raison mystérieuse il semblait affectionner l’adolescente – mais cette fois-ci, ce fut la goutte qui fit déborder la fiole. Wilda avait trouvé particulièrement amusant de pointer sa baguette vers  un serpentard en murmurant mustismus afin de le faire bégayer comme un idiot à chacun de ses essaies à l’application du sortilège enseigné cette journée-là. Ses ricanements incontrôlés, car oui elle se trouvait hilarante, avaient fini par la vendre et elle s’était faite prendre au grand jour.  

Une fois entrée dans la vielle salle de cours, la sorcière pris une craie et écrit au tableau le sortilège en alphabet phonétique  ɛ-va-nɛ-s-ko , une prononciation implacable était la base vers la maitrise d’un sortilège et trop de jeunes sorciers ne portaient pas suffisamment attention à ce détail. Sur la table adjacente au tableau, Wilda déposa son lourd grimoire, une cuillère, une assiette, un chapeau et puis tira une chaise, bien qu’elle douta que son élève arrive à la faire disparaître en seulement une heure. En parlant du loup-garou, la petite personne convoquée à la séance de tutorat faisait son entrée dans la vielle salle poussiéreuse. S’armant d’un sourire quelque peu forcé et d’un ton beaucoup trop enthousiaste elle donna libre court à sa langue : « Ah bonjour ! Tu dois être Jeanne, moi c’est Wilda, j’espère que tu es prête pour un super après-midi dédié à la matière la plus palpitante de Poudlard, les sortilèges! » Une belle couche d’entrain bien épaisse pour commencer la séance du bon pied ou plutôt pour se convaincre soi-même qu’elles allaient vivre un bon moment en ce doux après-midi d’avril. « Alors comme ça Filius m’a dit que tu éprouvais des petites difficultés avec l’art de la disparition… mais t’en fait pas, j’suis une banque de trucs astuces et en deux coups de baguette le sors sera jeté! » continua-t-elle en offrant un sourire chaleureux à sa jeune comparse. Bon, elle en mettait peut-être un peu trop côté capital sympathie, mais elle ne voulait pas que la jeune se sente timide ou encore intimidée en sa présence. « Tu verras, ça peut même devenir amusant! » ajouta-t-elle.

Bien que Wilda avait autant envie de donner ce tutorat que d’aller nager avec le calmar géant, elle adhérait complètement au dicton qui voulait que quand la vie te donne des citrouilles trop mûres, fais en un bon jus bien sucré. D'ailleurs, la pauvre enfant n'avait pas a subir son irritement, puis qui sait, peut-être allait-elle faire une nouvelle rencontre intéressante.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Lun 30 Avr - 22:59

Sur le visage impassible de Jyn, on ne pouvait pas lire grand chose. On ne pouvait pas deviner si elle avait passé une bonne journée, une journée médiocre ou une journée normale. En sortant de sa salle commune, elle ne fit aucun signe à personne - comme elle n'avait pas ou peu d'amis - et se contenta de s'avancer dans les cachots, la tête dans les étoiles. La jeune fille portait dans son dos, son sac de cours et sa baguette était dans sa poche. Elle prenait son temps. Elle s'arrêta un moment devant la porte qui donnait sur la cour, tandis que des élèves par grappes rentraient pour fuir le jour qui déclinait. Jyn observa d'un oeil envieux les arbres dehors - elle mourrait d'envie de sortir et de sécher sa séance de tutorat - mais elle n'avait pas trop le choix. Néanmoins, alors qu'elle allait esquisser un pas pour repartir, elle aperçu plus loin Ambrosius Flint et elle se figea. La petite orpheline l'observa en silence, de loin, tandis qu'il rangeait ses affaires pour rentrer au château. Craignant qu'il ne la surprenne, elle fuit.

Jyn grimpa quatre à quatre les escaliers et arriva devant sa salle de tutorat avec les joues toutes rouges de l'effort. Elle s'adossa contre le mur en pierre froide, parce qu'elle entendait quelqu'un écrire au tableau et qu'elle ne se sentait pas encore assez sociable pour rentrer la saluer. Qu'est-ce qu'elle n'en avait rien à faire de ces cours de tutorat... Le professeur Flitwick avait insisté face à ses résultats médiocres - y avait-il seulement eu un résultat un jour, on se le demande - que la jeune fille n'essayait pas d'améliorer. Elle détestait profondément la magie, pourquoi donc s'y adonner ? Elle espérait que rater ses BUSEs allait entraîner son renvoie pour qu'elle rentre chez ses parents adoptifs au Pays de Galles. Finalement, lorsque sa respiration se fut calmée, Jyn entra dans la salle et fut accueillit par une fille plus âgée, de la maison des Aigles. L'enfant la fixa de son air profondément désintéressé - qui n'était pas feint, bien évidemment. Elle ne releva pas l'erreur sur son prénom et se demanda combien de temps cette fille allait se tromper de dénomination. Jyn se décida donc à la prendre pour une idiote finie. Le pouce sous la lanière de son sac, elle s'approcha sans rien dire ni la saluer. La Poufsouffle se contenta de s'asseoir sur la première chaise qui venait, sans guère sortir sa baguette. Elle se contenta de sortir une plume et un cahier, de manière tout à fait silencieuse. Finalement pourtant, elle dû reposer ses yeux lagons sur la fille en face d'elle et remarqua enfin les inscriptions au tableau. Elle ne savait pas lire l'alphabet phonétique. Jyn leva un sourcil faussement surprit lorsque la fille lui confia que cela allait être amusant. Tout ce qui touchait à la magie ne l'était pas, à l'exception des soins aux créatures magiques et de la botanique. La jeune fille préférait les matières manuelles qu'intellectuelle, et ne faisait donc aucun effort dans ces dernières. Comme elle avait l'impression que la fille en face d'elle attendait une réponse, Jyn se contenta de répondre : "Oui".

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Mar 1 Mai - 3:18

Un hippogriffe, deux hippogriffes, trois hippogriffes, quatre hippogriffes… Wilda, le sourire toujours placardé au visage, comme s’il y avait été collé avec un maléfice de glu perpétuelle, fixait l’enfant qu’elle venait de saluer en comptant les secondes qui passaient, se demandant si elle allait lui répondre ou si elle encaissait simplement un retard de développement. Wilda tenta d’agrandir son sourire dans l’espoir d’encourager un minimum de réaction… mais non, rien, basta, autant essayer de faire rigoler un détraqueur. Alors qu’elle était sur le point de mettre de côté l’idée d’entretenir une conversation avec la petite, celle-ci couina un léger « Oui », quelque peu froid, ou plutôt carrément dénué d’émotion. Woua, farouche la gamine, pensa-t-elle en se retenant de lever les yeux au ciel, quelqu’un lui avait glissé de la poudre à gratter dans ses souliers ce matin? Elle avait intérêt à pas la flatter dans le sens contraire des écailles, Wilda n'avait pas envie de gérer une fillette en crisette en plus du tutorat.

Puis soudainement, l’agacement de l’adolescente s’estompa : Jeane devait tout simplement être timide, il n’y avait pas d’autre explication logique à son attitude distante. Oh lala, la pauvre enfant, c’était compréhensible elle était haute comme un elfe de maison. Wilda troqua alors son sourire trop enthousiaste pour un léger sourire bienveillant et essaya d’adopter une approche plus posée et franche, après tout, ça pouvait être intimidant que de devoir prendre des cours de tutorat avec une étrangère de plusieurs années son ainée. « Tu sais, il faut pas être gênée avec moi, je suis là pour répondre à toutes tes questions sans aucun jugement et on va y aller à ton rythme, un coup de baguette à la fois. » Assez de maternage, aussitôt dit, la jeune femme se tourna vers le tableau et enchaîna « donc, comme tu le sais, aujourd’hui on va pratiquer le sortilège de disparition, ‘evanesco’ et on va l’attaquer en trois volets : 1) la prononciation – les sortilèges et les maléfices, bien qu’ils n’ont pas réellement d’émotion, sont parfois capricieux et une langue fourchue est suffisante pour miner toutes tes chances de réussite. Ensuite, on va s’intéresser au geste : la disparition, c’est un domaine moteur, c’est-à-dire que le mouvement tracé par la baguette occupe un rôle substantiel dans la réussite des sortilèges de mobilité qui résultent ultimement en un déplacement corporel, ou plutôt dans le cas présent en une suppression. Tu vois, c’est pas comme les maléfices d’attaque qui eux, sont insensibles aux mouvement s de baguette, puisque la transposition du sort en faits prend naissance d’un impact et non d’une motion comme le sortilège à l’étude aujourd’hui.» Wilda s’arrêta un moment afin de reprendre son souffle, encore une fois elle se laissait emporter dans ses déblatérations : elle aimait vraiment les sortilèges et dès son arrivée à Poudlard elle s’était intéressée à la gamique derrière la réalisation de ceux-ci, aux diverses catégories et même à l’état d’esprit le plus propice à jeter un sort réussi. « Et finalement, la meilleure dragée pour la fin, on va le pratiquer », fini-t-elle d’un clin d’œil complice. L’adolescente souriait à présent de manière sincère, ce n’était peut-être pas la fin des mandragores que de faire du tutorat à une mioche après tout, puis même si elle allait se garder à tout prix de montrer quelconque signe d’amusement – autrement Flitwick allait lui passer un savon – il fallait avouer que ça pouvait être plutôt drôle de voir les autres galérer… surtout quand ceux-ci avait une tendance pour les résultats explosifs. Merlin faites que Jeane fasse exploser un truc.

« Oh ! Mais avant de commencer j’oubliais » s’exclama soudainement la tutrice en fronçant les sourcils et en s’approchant de son élève, « dis-moi, Jeane, sur une échelle de 1 à 10, tu en es où dans ta maitrise du sortilège de disparition? Il vous a enseigné quoi Filius ? » Patiemment, Wilda attendit une réponse afin d’être plus à même de guider la jeune sorcière, cette fois-ci, elle était convaincue qu’elle avait bien établie une atmosphère de convivialité et que sa contrepartie allait se délier la langue, après tout, elle venait d’être super accueillante. Un hippogriffe, deux hippogriffes …

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Mar 1 Mai - 16:55

Cette fille donnait l'impression à Jyn d'être idiote à force de sourire pour rien. Son désintérêt pour cette séance autant que pour la matière, n'était pas forcé. La petite fille n'avait pas envie d'être là, et elle avait espoir que si elle le faisait comprendre à cette Serdaigle, elle allait lui lâcher la baguette. Le professeur Flitwick était désespéré de ses résultats, c'était pour cela qu'il lui avait imposé le tutorat. Cette fille s'était-elle proposée ? Sûrement. Mais il fallait être bête pour faire une telle chose. Ce n'était pas elle, sans aucun instinct de pédagogue qui se serait proposé en soins aux créatures magiques. Jyn n'était pas une fine psychologue - elle ne s'intéressait pas du tout aux sentiments des gens ( en avaient-ils seulement ?) alors elle ne vit pas l'agacement de la jeune femme en face d'elle. La petite Poufsouffle leva les yeux au ciel lorsqu'elle lui dit qu'elle ne devait pas être gênée. Elle faillit lui dire qu'elle n'avait pas de rythme puisque que ce soit en cours ou en tutorat, elle ne comptait absolument pas y mettre du sien. Silencieusement, elle recopia le mot en alphabet phonétique tandis que la fille déblatérait ce qu'elle voulait - Jyn ne l'écoutait pas, ou peu de toute façon. Malheureusement et malgré toute son application dans son recopiage, elle finit vite son oeuvre et dû reposer ses yeux bleus sur la fille. Elle ne connaissait même pas son nom. Est-ce qu'elle en avait quelque chose à faire ? Non, quand même pas. Savoir son nom n'allait pas changer sa vie.

L'asociabilité de la Dawkins puisait ses sources dans son enfance, raccrochée à ses parents. La petite fille, qui se rappelait au moins vaguement des traits de son géniteur lorsqu'il l'avait laissé à ses amis, avait vu sa vie tourner autour de Monsieur et Madame Dawkins, qui avaient été de meilleurs parents que ceux qui l'avaient crées. De suite attachée à eux, Jyn n'avait jamais fait d'efforts pour se sociabiliser avec les moldus de son quartier. Elle se fichait d'eux. Libre de ses gestes et de ses mouvements, la petite fille se pensant moldue passait tout son temps dans la forêt, c'était là où elle se sentait le mieux. A Poudlard, il y avait bien une forêt aussi, mais il était bien dur de s'y promener et de survivre. Lors de sa première année, elle s'y était aventurée et était tombée sur des araignées gigantesques. Elle avait eu peur. Mais le Professeur Dumbledore l'avait sorti d'affaire, quelle aubaine ! Il ne lui avait même pas crié dessus, il l'avait simplement raccompagné. Un homme étrange, Dumbledore. Peut-être autant qu'elle. Mais elle n'eut guère le temps de continuer de penser à cet individu, puisque la jeune fille l'interpella encore par ce qu'elle pensait être son nom. "Zéro" lui fit Jyn en presque toute sincérité, mais aussi avec une certaine désinvolture. Depuis quand on appelait un professeur par son prénom ? Elle était toute perturbée par cela et croisa ses mains devant elle sans cesser de fixer cette fille.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Jeu 3 Mai - 5:14

Wilda fixait Jeane d’un regard mi ahuri mi amusé tout en se demandant si Flitwick ne lui faisait pas une mauvaise blague. Son professeur voulait vraiment lui donner une leçon qu’elle n’était pas prête d’oublier : il lui avait envoyé une petite qui n’avait pas la capacité d’enchaîner deux mots pour former une phrase. Ce n’était pas une tutrice qu’il lui fallait, mais l’encadrement d’un psychomage.  « Zéro. », répondit la muette. Merlin, Morgane, Flamel et tous les autres! Elle avait émis son deuxième son de la journée, ou plus probablement de la semaine, et avec arrogance en plus! L’adolescente cligna des yeux pendant que le silence régnait dans la classe et après quelques secondes, se mit à rire devant le ridicule de la situation, un rire franc et clair, quoiqu’une fine oreille y aurait certainement décelé une pointe de découragement. Wilda essaya tant bien que mal de reprendre son sérieux, mais ce n’était pas possible, qu’avait-elle fait aux licornes pour se retrouver prise avec une fillette qui entrait difficilement dans l’adolescence. Récurer à la moldu les toilettes du deuxième étage en supportant les pleurs de Mimi Geignard semblait une sanction plus attrayante que devoir jongler avec les émotions d’une pré-ado. Elle n'avait pas signé pour ça.

Si Jeane avait été plus haute que trois bouteilles de bièrreaubeurres empilées les unes sur les autres, Wilda aurait donné libre cours à sa langue et lui aurait expressément fait comprendre qu’elle pouvait aller voir au fond du lac noir si elle y était. La sorcière avait beau ne pas être reconnue pour son tact, elle ne pouvait tout de même pas s’énerver contre une enfant.  Elle secoua doucement la tête en se calmant tranquillement et vint s’assoir en indien sur le dessus de la table voisine à celle de son élève. « Dit-moi qu’on t’a lancé un sortilège de bloclang c’est pas possible! » s’exclama-t-elle en levant les bras au ciel et en les croisant ensuite sur ses jambes.

Contre toute attente, la brunette avait encore un sourire au visage. Elle était plus incrédule qu’énervée, mais elle sentait que l’impatience n’allait pas tarder à se faire sentir. Voyant qu’elle n’allait pas obtenir de réponse – pour faire changement – Wilda soupira, fronça les sourcils et pris de nouveau la parole, sérieusement cette fois-ci : « Jeane, tu ne peux pas être sérieuse, parles-moi s’il-te-plait. »

Wilda était à présent silencieuse et scrutait attentivement la blondinette assise devant elle, elle attendait une réponse, qui ne serait pas monosyllabique,  mais commençait également à se questionner sur l’état d’esprit de la jeune fille. La sorcière était habituer de s’emballer dans des monologues qui faisait en sorte qu’elle parlait seule, mais jamais avait-elle eu affaires à une interlocutrice si peu réceptive. Quelque chose ne tournait pas rond. Jeane ne lui donnait pas l’impression d’être une gamine gâtée pourrie qui était en train de faire un caprice pour échapper à une séance de tutorat. Non, sa réluctance à être présente semblait des plus sincère et pourtant, Wilda l’avait chaleureusement accueillie et avait bien fait attention de mettre de côté son ressentiment face au tutorat pour que sa toute première – et par pitié sa dernière – élève se sente à l’aise. Décidément, la jeune femme était face à une énigme digne d’un sphinx et allait devoir s’armer de patience pour arriver à la résoudre. Wilda Griffiths se surpris à ne pas être totalement désintéressée : en bonne Serdaigles, elle trouvait plaisir dans les énigmes complexes.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Jeu 3 Mai - 15:46

Jyn était une enfant incomprise par tout le monde. Elle n’avait pas vraiment d’amis, personne à qui elle était réellement attachée. Ses professeurs ne supportaient pas son manque d’implication et devaient sans doute avoir envie de la renvoyer chez elle, dans le monde moldu. Ambrosius devait la prendre pour une folle, puisqu’elle ne pouvait pas s’empêcher de prendre la fuite à sa vue ou de bégayer lorsqu’elle lui parlait. Ses parents l’avaient abandonnés - n’était-ce pas là le fait le plus marquant ? Ils avaient tout simplement et tout de suite su qu’elle n’était pas normale, qu’elle avait un problème et que le mieux était de s’en débarrasser. Si Monsieur et Madame Dawkins avaient toujours fait preuve à son égard, d’une douceur infinie, ils n’étaient pas ses parents. Ils avaient beau toujours lui dire qu’ils l’étaient, ce n’était pas vrai. Ils n’étaient là que pour l’élever et essayer de sauver les meubles. Son père en l’amenant chez eux, aurait mieux fait de la laisser au bord d’une route pour qu’elle ne meure. Alors comment cette fille dont elle ne connaissait pas le nom, pouvait espérer avoir sa confiance ? Jyn n’accordait sa confiance à personne, si ce n’est à Monsieur et Madame Dawkins. Ses piètres tentatives d’approche se révélaient être insuffisantes et pire encore, elles donnaient envie à la jeune fille d’être encore plus méchante. Son “zéro” lâché sans aucune délicatesse, ne répondait finalement pas seulement à la question de la Serdaigle, puisqu’également, elle lui signifiait son absence totale et pure, de coopération. La petite Poufsouffle ne lâchait en général que quelques mots dans la journée, sans faire guère plus d’efforts. Il n’y avait bien que pour Ambrosius qu’elle faisait des phrases bien qu’elles fussent parfois assez décousues. Elle n’avait pourtant aucun problème pour parler, mais le mutisme semblait tout de même être inscrit dans ses gènes. En regardant les différences entre elle et les autres, la petite fille se demandait souvent lequel de ses parents était comme cela. Jyn se perdit dans une espèce de songe lorsque la fille se mit à rire. La petite fille l’observa comme si elle avait été un Scroutt à pétard sans pétard. Elle évoqua le bloclang et elle se renfrogna en croisant ses bras sur sa poitrine. L’orpheline avait simplement l’impression qu’elle se moquait d’elle, et sa baguette lui démangeait désormais de lui coller un crache-limace dans la figure. Pourquoi l’ennuyait-elle ainsi ? Pourquoi faisait-elle cela ? Le sortilège pour cracher des limaces était sans doute le sortilège qu’elle maîtrisait le mieux, pour la simple et bonne raison que c’était celui qu’elle utilisait le plus à l’encontre des autres. Amycus Carrow était passé par là, quelques autres encore et un moldu, plus récemment. Jyn finissait souvent dans le bureau du Directeur ou au Ministère pour ce genre de problèmes, qui devenaient sa signature. Qu’elle l’appelle encore Jeanne lui hérissa les poils : “Je m’appelle Jyn” lui fit-elle d’un air indéchiffrable.

Elle ressemblait à un basilic qui avait des envies de meurtre - normal, pour un basilic ? Mais Jyn n’était pas pour autant une gamine stupide. Elle savait que si elle restait là sans rien dire, la fille allait la harceler et vraiment, c’était la dernière chose qu’elle désirait. Son asociabilité la poussait à l’acte paradoxal qui était de lui adresser la parole pour dire au moins une phrase. Si elle la contentait, peut-être qu’elle arrêterait ? “Tu m’ennuies” lui fit-elle remarquer avec une pointe de désobligeance, “et je n’aime pas la magie”. Comme si cela allait régler tout le problème, Jyn dû lutter contre l’envie de ranger sa plume pour la planter sur place, sous le choc, sans doute. Elle l’ennuyait beaucoup.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Ven 4 Mai - 23:44

L’adolescente sentie son sourire couler sur son visage comme une lignée d’empestine lorsque Jeane l’informa froidement qu’elle s’appelait en fait J-Y-N. Oupsi. Wilda se mordit l’intérieur de la joue, elle savait qu’elle n’était pas la sorcière la plus délicate du château, mais quand même, ne pas avoir portée suffisamment attention à la lecture du prénom que son professeur lui avait transmis c’était bas. Pas fort. Elle se sentait sincèrement mal d’avoir bafoué son nom aussi ouvertement et à répétition. La petite était nettement égarée d’être à Poudlard et de ne pas aimer la magie. Selon l’humble avis de Wilda, le seul fait de ne pas aimer la magie faisait d’elle une hurluberlu ! Même les moldus étaient fan de magie, Merlin! Comment un individu normalement constitué pouvait ne pas trouver enivrant de sentir sa baguette bourdonner au creux de sa main pendant qu’il faisait virevolter des trucs dans les airs ou simplement incroyablement satisfaisant de faire son lit d’un coup de bout de bois? Mystère.

Alors qu’elle allait s’excuser d’avoir errée sur son appellation, sa jeune contrepartie lui déclara qu’elle l’ennuyait, lui sapant ainsi toute once de culpabilité. Caractérielle, farouche, n’aime pas la magie… leur leçon de tutorat était morte dans l’œuf de doxie. Flitwick allait assumer que le tort reposait sur les épaules de Wilda, qui ne l’aurait pas prise au sérieux et il allait la coller pour le reste de l’année… Avec un peu de chance les deux sorcières allaient revivre ce moment à répétition. La jeune femme leva les yeux au ciel avant de rétorquer d’un sourire arrogant : « Tu m’ennuies aussi ma p’tite! Le plaisir est partagé. » Wilda se leva d’un bon, vint se placer entre le tableau et la belette et plaça ses deux mains sur ses hanches : « Tu te mets la baguette dans l’œil si tu penses que je suis ravie d’être ici en ce magnifique samedi après-midi! » déclara-t-elle un peu trop fermement. La sorcière soupira en laissant tomber mollement ses mains contre ses cuisses. Elle se senti automatiquement mal d’avoir été si directe, la petite n’avait pas plus que 13 ans et, autant non coopérative soit-elle, elle ne pouvait pas lui répondre ainsi. « Mais ça va, c’est pas la fin du monde non plus » reprit-elle doucement tout en pensant que ce serait fichtrement plus agréable si Jyn y mettait un peu du siens.

Le professeur Flitwick prenait un tantinet trop à cœur la réussite de ses élèves et Wilda savait pertinemment qu’il allait lui demander un compte-rendu détaillé de la session de tutorat et que sa liberté dépendait des progrès de la sorcière-anti-magie ici présente. Adieu à mes samedis pensa-t-elle sans espoir.  « Bon alors maintenant que toi et moi on est sur la même longueur de baguette, je te prierais d’adopter une attitude plus coopérative si tu veux pas y passer la journée, je t’en serais reconnaissante vois-tu. » S’exclama-t-elle en claquant ses deux mains ensemble. Wilda avait décidé de forcer la leçon, tant pis si c’était sans consentement, ça devait se faire. « Tu vas me sortir ta baguette et on va passer directement au mouvement! » fini-t-elle en faisant turlupiner ses doigts comme si ils étaient sa baguette.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Sam 5 Mai - 21:41

Jyn était la représentation typique d'une enfant à problèmes. Cela pouvait se voir à des kilomètres, comme son nez au milieu de sa figure. La petite fille portait sur ses épaules une histoire trop difficile à supporter, qu'elle ne parvenait pas à accepter comme la sienne. Elle la rejetait à chaque jours, à chaque heures, sur tout le monde. Cela pouvait se faire par un sortilège lancé au détour d'un couloir à un badaud moqueur, comme cela pouvait se solder par les poings et le sang. L'orpheline écossaise qu'elle était ne voyait aucune honte à se battre comme une moldue, puisqu'elle se considérait comme une moldue. Pas comme une sorcière. Pour être une sorcière, selon elle, il na fallait pas seulement avoir des pouvoirs, il fallait aussi les embrasser et les accepter. Jyn ne les acceptait pas du tout. Elle les rejetait en masse, signifiait à qui voulait l'entendre que la magie était une chose inutile qui rendait oisif. De toute manière, l'enfant était franche et se préoccupait bien peu de la réaction des autres et de leurs états d'âme. Elle errait souvent dans le château comme une âme en peine - sans savoir comment, par ailleurs - cela la rendait insensible aux autres, bien trop souvent. La Poufsouffle ne savait pas bien pourquoi elle ressentait cet espèce de désespoir d'être ainsi enfermée dans le château, et s'était vite rendu compte que le seul bonheur qu'elle ressentait réellement apparaissait lorsqu'elle était dans la nature, et qu'elle profitait de celle-ci. Ce n'était pas pour rien qu'elle sortait après le couvre-feu pour aller à la lisière de la forêt interdite. La petite fille avait besoin de braver le danger pour sentir les choses de la vie. Là et seulement là, elle se trouvait à avoir une sensibilité exacerbée. "Cool" lui répondit-elle lorsqu'elle lui confia qu'elle l'ennuyait aussi. Cela lui passait par dessus la tête. La fille s'était mise devant le tableau et l'observait avec un résidu de détermination qui ne touchait pas la petite orpheline.

Jyn poussa un profond soupir comme si tout ceci n'était pas sa faute à elle, mais celle de sa tutrice et d'un air résigné, elle rangea tout simplement ses affaires, sans arrêter de l'écouter. Elle avait essayé ! Elle avait essayé de venir ! Que pouvait-elle faire de plus ? Ecrire sur un papier le mot en phonétique qu'elle n'était pas capable de lire n'avait servit à rien sinon à user son parchemin. La Serdaigle claqua dans ses mains et le bruit sec fit sursauter violemment Jyn qui était affairée à bien fermer son sac. La petite fille se contenta de tourner vers la fille ses yeux bleus et se leva. Elle prit son sac, le lança par dessus son épaule, et sortit de la pièce sans un mot.
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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Mar 8 Mai - 2:35

Wilda se tenait encore entre le tableau et la table où Jyn prenait place, ou plutôt prenait place quelques secondes auparavant. Elle était médusée par la situation qui se déroulait sous son nez, elle n’y comprenait plus rien et à vrai dire, pour l’une des premières fois de sa vie, elle ne savait que faire. Clairement la petite n’avait non seulement aucune envie de participer activement à son apprentissage, mais elle s’y opposait avec une violence qui ne pouvait appartenir à une enfant de son âge. L’aiglonne n’était pas une adolescente que l’on pouvait qualifier de «sensible», mais de se faire laisser si sauvagement en plan, alors qu’elle avait été plutôt sympathique, l’affectait plus qu’elle ne l’aurait cru. Elle sentait le vif manque de respect lui pincer le creux de l’estomac et éveiller en son for intérieur une myriade de questions, de remise en question et même déclencher une introspection de ses agissements des cinq dernières minutes. Ultimement, la sorcière conclue que le problème ne venait pas d’elle cette fois-ci, il ne s’agissait pas de propos non songés qu’elle avait laissé maladroitement glisser, à l’exception de l’erreur sur le prénom, mais personne ne pouvait être sensément aussi offusqué d’une naïve erreur. Non, le problème venait de Jyn et si l’adolescente n’avait pas été si submergée par son ressentiment face à la séance de tutorat ou par son ennuie face à l’attitude de la Poufsouffle, elle aurait peut-être été en mesure de déceler que celle-ci n’était pas dû au caractère malappris d’une pré-adolescente et  ou encore à une timidité maladive. Quelque chose n’allait pas et quelqu’un devait y prêter attention.

Wilda poussa un énième soupir et s’élança à la poursuite de la jeune sorcière « Jyn, s’il-te-plait, attend!» s’écria-t-elle. Sans surprise, la jeune ne montra aucune réaction à sa demande et continua son chemin. Il n’en fallut pas plus à la Serdaigles pour dégainer sa baguette. Elle voulait bien lui porter attention, mais la materner pas question, de toute manière elle avait la ferme impression que la voix douce ne mènerait pas à grand-chose. Elle hésita un bref instant se demandant si la stupéfixer était un peu trop agressif comme réaction, elle ne souhaitait pas traumatiser l’enfant plus qu’elle ne l’était déjà, alors elle opta pour un maléfice qui semblait se répandre de plus en plus dans les couloirs du château : « Levicorpus! ». En autant de temps qu’il en faut pour dire Quidditch , la pauvre Jyn se retrouva tête en bas, suspendue d’un pied par un crochet invisible, son sac à dos éventré sur le sol. Une légère frayeur effleura l’esprit de la sorcière : peut-être aurait-elle déclenché les foudres de la jeune Dawkins … l’adolescente était soulager de se rappeler que la gamine était de trois ans sa cadette et que sa formation magique était lacunaires.

Wilda s’avança tout près du petit corps pendu tête en bas, le contourna, et vint s’agenouiller à ses côtés de manière à ce que sa tête soit à la hauteur de celle de sa victime. « Pardonnes-moi Jyn, mais vois-tu, j’ai besoin de te parler et tu ne m’as pas laissé d’autres choix » dit-elle doucement avec un petit sourire mi coupable, mi amusé. « J’ai essayé d’être agréable avec toi, sympathique, malgré que je n’aie pas eu plus envie que toi de participer à cette séance de tutorat. » L’adolescente pris une courte pause, elle ne savait pas trop comment s’exprimer, ni même où elle se dirigeait exactement avec cette conversation, probablement unilatérale, mais elle savait qu’elle devait rester en compagnie de son élève, faire quelque chose. « Je voulais te dire que j’ai compris, que ce n’était pas moi qui t’ennuyais …bon je sais je parle un peu trop à ton goût et tu sembles me trouver sincèrement ennuyante, je le suis, je sais t’inquiète. Ce que je veux dire c’est que, euhm, tu n’es pas fâché contre moi, ça ne ferait pas de sens. Mais tu es fâché. » Fini-t-elle incertaine. La sorcière déplia ses genoux pour venir s’asseoir en tailleur et déposa son menton sur son poing, pensive. Que faire avec une gamine frustrée, indisciplinée, non coopérative, muette, agressive à qui on voulait parler, mais qui clairement ne partageais pas ce sentiment. Voler. Bien sûr! Pour Wilda, toutes les réponses se cachaient sur le terrain de Quidditch, c’était son refuge, son lieu de confort. « Bon je te propose un truc, on met le cours de Sortilège de côté pour aujourd’hui et on va se défouler, sans vouloir t’offusquer, je pense que tu en as grand besoin, tu me sembles avoir une petite crotte sur le cœur – elle la regarda avec un air de défi – oui je sais je t’ennuie et blablabla, mais ce n’est pas tout. Bon, je ne peux pas te garantir que Flitwick ne te forcera pas à reprendre cette séance un autre jour, mais on verra en temps et lieu ce qu’on peut arriver à faire toi et moi.» Wilda se relava en étirant ses jambes engourdies avant de continuer son monologue « Je t’amène sur le terrain de Quidditch – t’as pas vraiment le choix malheureusement, vois-tu je suis plus habile à la baguette que toi et si il faut que je t’y amène dans cette position, je le ferai – et soit on va faire des tours de terrain en volant ou en courant. Faire sortir le méchant tu vois. Si tu veux, je vais limiter au minimum nos conversations, il me semble que ce serait un comportement que tu tolérerais plus, je me trompe? » En parlant de la position de la jeune fille Wilda sembla se rappeler qu’ainsi accrochée le sang de Jyn devait commencer à s’accumuler dans sa tête et s’empressa de ressortir sa baguette, mais avant, prudente, elle crue bon de lancer un avertissement : « Bon, Jyn, je vais te décrocher, ça va peut-être être un peu brutal, encore une fois tu ne m’a pas donné d’autre choix… Je suis plus grande, plus agile, je contrôle ma baguette alors j’apprécierais que tu ne m’obliges pas à devoir en faire plus ample usage … » Et avec un sourire d’excuse, elle libéra enfin sa comparse, « Liberacorpus » qui s’écrasa d’un bruit lourd au sol, Wilda aurait bien aimé la rattraper dans ses bras, mais elle était convaincue que Jyn préférait s’écraser au sol que de se retrouver dans une situation de proximité physique réconfortante. « Désolée. »

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Mar 8 Mai - 23:02

Jyn n'avait absolument aucun scrupule à abandonner à son sort sa tutrice. Elle se préoccupait bien peu des problèmes qu'elles pouvaient avoir pour ne pas avoir fait et assisté à ce cours. Elle avait déjà eut plus de problèmes que certains septièmes années alors qu'elle n'était qu'en troisième, et la petite fille n'avait donc pas peur d'une nouvelle colle. Finalement, ce cours de tutorat en était une aussi. On la forçait à venir pour les beaux yeux d'un professeur à moitié nain alors qu'elle n'en avait rien à faire. La Poufsouffle soupira sans s'arrêter lorsque la Serdaigle le lui demanda - elle la jugeait comme une enfant insistante alors qu'elle était celle qui agissait comme une immature - mais ne put guère faire que quelques pas de plus, avant d'être soulevée et de se retrouver en pleine lévitation au milieux du couloir. Jyn devînt rouge pivoine tandis que son cri restait étranglé dans sa gorge. Elle jeta un regard profondément mauvais à la jeune fille qui était censé lui faire la libérer sans plus de délais, mais elle ne s'en embarrassa pas et commença son discours : "Mais lâche-moi !" répétait inlassablement la petite orpheline comme une terrible litanie. Elle était scandalisée, encore plus lorsqu'elle lui dit qu'elle n'avait pas le choix. On a toujours le choix ! Elle aurait pu lui courir après et se poster devant elle pour l'empêcher de fuir, mais non ! Un sorcier doit toujours utiliser son bâton de bois et ne sait pas faire sans ! Sa haine de son propre groupe ne fit qu'enfler au fur et à mesure que la Serdaigle parlait, comme si elle essayait de la convaincre de quelque chose, mais elle ne savait pas quoi.  Jyn avait déjà bien du mal à l'écouter alors qu'elle avait ses deux pieds sur le sol, mais alors là, avec les fers en l'air et la tête en bas, c'était peine perdue ! En plus, d'après ce qu'elle comprenait entre ses propres paroles et les siennes, elle essayait de l'analyser.

Bien sûr que quelque chose clochait chez elle, c'était pour ça que ses parents l'avaient laissé à des boulangers, non ? Ce ne pouvait être que pour ça que son père l'avait amené par-lui même au pays de Galles, alors qu'elle était prête à mettre sa main à couper qu'il était Ecossais. Qu'était-il ? Un mécanicien ? Un médicomage ? Un employé du Ministère ? Un balayeur pour le Ministère ? Qu'en savait-elle ? Rien ! Rien du tout ! Parce que ses parents n'avaient pas jugé bon qu'elle le sache. Jyn était une petite fille bizarre même pour ses propres parents, et elle n'avait pas besoin de l'entendre de la bouche de cette fille qui s'était même trompée sur son prénom. Son prénom, c'était le seul héritage qu'elle avait de ses réels géniteurs, et il semblait étrange au point qu'on le confondit avec Jeanne. Elle était vexée comme jamais. La Serdaigle vînt s'asseoir en tailleurs et Jyn réalisa que différemment d'elle, elle ne connaissait pas son prénom. Mais tant pis ! Sa fierté l'empêchait de lui poser la question. Sa tutrice la menaça de l'amener par le bout de la baguette au terrain de Quidditch et la petite orpheline rougit encore plus de rage. Elle se défoulait assez, d'après elle mais soit. Elle préférait encore l'air frais à cette odeur de renfermé dans la salle de classe. La Poufsouffle ne se sentait jamais aussi bien dehors que dedans, et ne supportait pas l'enfermement. Elle avait besoin du grand air, ce que procurait le terrain de Quidditch, bien que cela ne soit pas son sport préféré, ni son endroit préféré dans le château.

La petite fille finit par s'écraser brutalement au sol et se releva comme si elle avait été piquée par un bourdon. Elle observa la Serdaigle d'un air profondément mauvais et se baissa sans un mot pour ramasser rageusement ses affaires, dégoûtée de ne pas avoir remporté cette manche de malheur. Jyn balança son sac sur son dos et fourra les mains dans ses poches sans cesser de fusiller du regard la sixième année. "Comment tu t'appelles ?" croassa-t-elle quand même, pour satisfaire sa curiosité personnelle.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Mer 16 Mai - 14:25

Si un regard pouvait tuer, Wilda serait probablement réduite à la poussière en ce moment. Clairement, la jeune Poufsouffle n’avait pas apprécié de se balancer tête en bas au milieu des couloirs de Poudlard. Évidemment, elle n’était pas à blâmer, peu de gens étaient friands de l’expérience et l’adolescente elle-même l'aurait détesté. Cependant, la Serdaigles rationalisait son geste en se basant sur le fait qu’autrement elle aurait dû pourchasser sa petite cible en criant son nom telle une goule sans tête et probablement sans succès. En regardant Jyn ramasser ses bouquins éparpillés au sol, Wilda eu envie de l’aider d’un coup de baguette, mais se rappela à la dernière minute le franc « je n’aime pas la magie » que Jyn lui avait balancé quelques minutes plus tôt et se retint de justesse de fairlamalle à ses affaires, puis décida de patienter en silence en la scrutant attentivement. Que pouvait-il bien lui avoir arrivé pour qu’elle n’apprécie pas la magie à ce point? Comment une gamine de 13 ans pouvait humainement avoir tant de soucis et de colère en elle? La vie n’était-elle pas supposée être simplette et amusante à cet âge? À la pensée que la jeune Dawkins ait eu une enfance bouleversante, Wilda sentie un poids tomber dans le fond de son ventre et un léger vertige passager. Les enfants n’étaient pas faits pour être ainsi troublés, ils étaient faits pour être aimés, pour devenir le centre de l’univers de leurs parents, leur priorité numéro un, telle qu’elle-même l’avait été et l’était toujours aux yeux de sa mère et de son père. Pour Wilda, cette affirmation était sans équivoque et toute situation contraire était selon elle un type d’injustice auquel on devait pallier. La bleue n’avait aucune idée de ce que la gamine avait vécue, ce qui hantait ses pensées, mais même les plus faibles images qu’elle pouvait concevoir l'outraient et éveillaient en elle un étrange sentiment de devoir, d'action.

Alors que la sorcière était complètement partie dans ses réflexions et ses instincts altruistes, quelque chose d’incroyable se produisit : Jyn parla. « Comment tu t'appelles ? » Cette si petit question, posée avec une si grande haine, suscita un sentiment de joie démesurée chez Wilda. La gamine lui avait, de son propre chef, adressé la parole ! Elle lui avait posé une question et qui plus est à son sujet. Elle lui avait demandé son nom. Si ça ce n’était pas une preuve d’intérêt alors qu’était-ce? La jeune femme pencha légèrement sa tête vers la gauche, les sourcils froncés en signe d’interrogation, elle était pourtant certaine de s’être présentée au tout début de leur séance. N’était-ce pas la moindre des choses que de se présenter face à un inconnu? La pauvre Jyn était tellement submergée par ses tracas qu’elle ne devait pas y avoir porté attention. En haussant vaguement les épaules et en prenant un ton doux et généreux, la sorcière lui répondit : « Je m’appelle Wilda, je suis en sixième année chez les Serdaigles » fini-t-elle en soulignant l’évidence de sa maison dont les couleurs se retrouvaient partout sur son uniforme. Craignant de briser le fragile calme qu’elles semblaient avoir atteint, la sixième année laissa un silence passer, ne sachant si ses prochains gestes ou paroles mettraient le feu à ce qui ressemblait à une trêve ou à un abandon de la part de l’enfant.

Se rappela soudainement qu’elles devaient se rendre sur le terrain de Quidditch – elle l’avait carrément menacé de la réattaquer si elle n’obtempérait pas – Wilda s’éclaircit la gorge, dissipant le silence et commença : « Hum, si tu veux me suivre…» elle fit maladroitement un signe vers la sortie « c’est par là » finit-elle en se sentant stupide d’indiquer le chemin à une de ses collègues, mais la sorcière, qui avait l’habitude de parler ouvertement à tous et chacun, marchait sur des œufs de doxies ici. Lorsque le soleil de la fin du mois d’avril frappa son visage, la Serdaigles sourie de contentement et ouvrit la bouche pour l’exprimer, mais se retint une fois de plus au dernier moment : Jyn ne semblait pas être fan de ses monologues, mais au contraire le silence l’apaisait et Wilda était décidée à se montrer à l’écoute de la petite. C’est donc en silence qu’elles atteignirent le terrain de Quidditch, son chez soi, son petit havre de paix.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Ven 18 Mai - 15:30

Jyn était suffisamment agacée par toute l’espèce humaine pour ne pas être poursuivit par une fille qui voulait lui donner une leçon. D’ordinaire, c’était elle qui jetait les maléfices, et qui partait en courant - sa spécialité était de fuir les représailles lorsqu’elles pointaient le bout de leur nez - mais là, elle avait la tête en bas pendant qu’une fille de laquelle elle n’avait pas écouté le nom (elle aurait dû) lui parlait et lui parlait encore. Elle, elle gigotait pour essayer de se défaire du sortilège, comme une moldue l’aurait faîte au lieu d’utiliser justement et habilement sa baguette. Il ne lui venait même pas à l’idée de la sortir pour défaire le sortilège et s’enfuir en courant, parce qu’elle ne pensait jamais selon une logique sorcière. Sa logique toute erronée lui affirmait que même en tant que moldue elle pouvait s’en sortir, et elle rejetait par dessus tout la soit-disant toute puissance des sorciers. Souvent, elle se demandait si elle était d’ascendance sorcière et se demandait si ses parents étaient extrémistes, ou pacifistes. Prônaient-ils la surpuissance sorcière à n’importe quel prix - y comprit au prix des vies moldus ?- ou était-ils plus ouverts ? Jyn partait du principe que comme ses parents adoptifs étaient moldus, cela signifiait que ses réels parents n’étaient pas intolérants. Une petite voix dans sa tête lui soufflait qu’elle rêvait sans doute beaucoup et qu’elle disait cela pour se rassurer. Ainsi, Wilda représentait la toute puissance sorcière qu’elle détestait tant et dont elle cauchemardait que ses parents en soient aussi la représentation.

Lorsqu’elle la délivra enfin, Jyn ne put que s’enquérir de son nom. Ce n’était pas par réel intérêt, mais davantage pour pouvoir l’insulter mentalement qu’elle lui demandait cette information. Elle lui confia être en septième année à Serdaigle - élémentaire mon cher Watson - et pour toute réponse, la petite orpheline haussa les épaules. La Poufsouffle avait l’impression que la fille - Wilda de son nom - marchait sur des oeufs enflammés et elle ne savait pas très bien si elle en était vexée ou fière. “Ie*” lâcha-t-elle simplement lorsqu’elle l’invita à la suivre. Jyn n’était pas certaine que tout cela soit une très bonne idée, il n’y avait rien de pire à ses yeux que d’utiliser un sport sorcier pour faire passer les mauvais sentiments. Les siens ne risquaient pas de s’estomper aussi rapidement. La petite fille se mura dans un silence de plomb en croisant les bras sur sa poitrine, mais malheureusement, elle devait toujours les décroiser pour remettre en place son sac, qui tombait de ses petites épaules. La fille marchait un tout petit peu devant elle et Jyn se contentait de lui jeter de temps à autre, des regards mauvais. Lorsqu’elles arrivèrent à une intersection, la gamine se dit que c’était le moment où jamais de s’enfuir. Wilda tourna à gauche et la petite orpheline, machinalement, tourna à droite et accéléra le pas pour la semer correctement. Ce n’était pas une sorcière qui allait lui donner des ordres ! Personne, ni même les professeurs, n’arrivaient à lui faire respecter convenablement le règlement. Même le Professeur Dumbledore ne s’y essayait pas, parce qu’il avait comprit de quelle trempe était faite la petite orpheline. L’Ecossaise n’était pas n’importe qui, et seuls ses parents adoptifs pouvaient se targuer d’avoir un pouvoir contre elle. Peut-être avait-elle peur qu’ils l’abandonnent comme ses géniteurs l’avaient fait lorsqu’elle leur désobéissait. Ainsi, elle évitait. Mais Wilda Griffiths, malheureusement ne représentait rien d’autre à ses yeux que la tutrice ennuyeuse qu’elle n’avait pas envie de suivre.

*oui



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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Lun 21 Mai - 20:24

Wilda marchait nerveusement aux côtés de la petite blondinette, lui jetant des regards en diagonale, se retenant de ne pas sourire en la voyant furieusement croiser et décroiser ses bras telle une gamine frustrée qui souhaitait afficher clairement son mécontentement. C’était mignon, mais elle se gardait bien de faire transparaitre ce sentiment. Arrivées à la dernière intersection avant la porte qui donnait sur l’extérieur du château, un bruit attira l’attention de l’adolescente qui vit sa petite comparse s’éclipsée vers la droite. Pauvre enfant, si la serdaigle ne s’était pas efforcée de garder le silence pour lui faire plaisir, elle n’aurait jamais entendu la jaune s’enfuir et ainsi celle-ci aurait été enfin libérée de son emprise, mais la situation était autrement et rien n’avait échappé à la bleue. Celle-ci poussa un soupir plus découragé qu’irrité, avant de bifurquer et d’emboiter le pas à la gamine.

Une deuxième utilisation du  sortilège de lévitation lui effleura l’esprit : il s’était avérer efficace pour empêcher la jeune de continuer sa lancée, cependant Wilda ne pouvait fermer les yeux sur l’agacement et le malaise qu’avait ressentie la petite d’avoir été ainsi suspendu magiquement par les pieds. Malgré qu’elle se montrait insistante à partager un moment non désiré avec la poufsouffle, l’adolescent avait tout de même le souci d’adopter une conduite qui tendait à respecter le vouloir de sa comparse, du moins autant qu’il l’était possible dans une telle situation de contrainte. La sorcière mis donc de côté la solution magique et accéléra le pas jusqu’à atteindre un petit jog qui lui permit aisément de rattraper la courte personne qu’était Jyn. Effectivement, les jambes de Wilda devaient faire deux fois la taille de celles de la jaune. Eh beh, qui aurait cru que la manière moldu était efficace, pensa-t-elle satisfaite de ses enjambées. Maintenant arrivée à sa hauteur, la serdaigle ne savait plus trop que faire. L’attraper par le bras? Ça lui semblait plutôt barbare. L’attraper par le collet de sa robe de sorcier… encore pire et l’agrippé par le haut de son sac à dos n’était pas une option, des histoires pour qu’il déverse une fois de plus son contenu sur le sol. Wilda fit donc ce qui lui semblait le moins pire et se plaça en plein au milieu du chemin de la Jyn qui avançait d’un pas rapide et ferme et qui s’écrasa durement contre son torse. Par chance, sa poitrine avait amortie le choc de sa tête, lui évitant ainsi une migraine ou un nez cassé et tirant un sourire à l’adolescente qui était convaincu que Jyn allait être horripilée par la situation. Peut-être la petite allait-elle repenser son opinion sur la méthode magique versus la méthode moldue. « Ahum, Jyn, je n’ai pas l’intention de te laisser aller. Pas aujourd’hui, ni jamais, tu es prise avec ma douce compagnie pour encore au moins un an. » Déclara la sorcière d’un ton amusé et quelque peu autoritaire. « Maintenant, si tu veux bien me suivre, j’ai bien envie de goûter au soleil de cet après-midi! » fini-t-elle plus doucement.

Wilda était plus que jamais déterminée à apprivoiser la belette farouche et quiconque connaissait la serdaigle, savait que lorsqu’elle se fixait un but, sa victime n’avait pas la moindre chance d’y échapper.

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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Mer 23 Mai - 11:37

Généralement, lorsque Jyn mettait un plan à exécution, il fonctionnait. Pourtant, elle agissait la plupart du temps sur un coup de tête, et là d'ailleurs, c'en était un. La petite fille n'avait pas du tout prévu de tourner à droite alors que Wilda allait à gauche, et comme elle n'y avait pas pensé, elle avait mal analysé les failles. Ou alors, elle se fichait des failles, ce qui n'était pas totalement faux non plus. Par ailleurs, en règle générale, lorsqu'elle fuyait une personne deux fois, l'autre - la victime - de son caractère insupportable laissait tomber. Et c'est forte de ces expériences là que la galloise était convaincue que la Serdaigle n'allait pas la poursuivre. Elle n'était pas du genre à se monter la tête pour rien, et encore moins du genre à tout prévoir à l'avance, alors elle n'avait rien espéré de spécial. Elle désirait juste que la fille comprenne qu'elle n'était pas là pour l'amuser ou lui tenir compagnie, juste parce qu'un petit professeur l'avait décrété ainsi. Jyn marchait avec la détermination sûre de quelqu'un aux volontés sans failles, les pieds bien ancrés dans le sol à chaque foulée et le regard rivé sur la porte qui allait être son salut. La Poufsouffle ne restait globalement pas assez avec le genre humain pour réellement comprendre la diversité de chacun. Si sa stratégie fonctionnerait avec une grande partie des gens, elle éludait volontairement la minorité qui forçait le passage - comme elle, en somme. Comme elle n'avait encore jamais rencontré quelqu'un qui lui ressemble, la petite orpheline s'était convaincue qu'elle était le maillon faible, seul, désespéré, et unique. D'aucun auraient pu considérer cela comme de l'outrecuidance ainsi que de l'arrogance, mais il s'agissait, du point de vu de l'enfant terrible, d'une épouvantable malédiction. Elle aurait beaucoup aimé se fondre dans le moule comme tout le monde, et elle était toujours très envieuse de ceux qui arrivaient à se supporter entre eux. Si elle les enviait, elle ne parvenait pas à faire des efforts, et préférait mener une vie solitaire dénuée de toute connaissance. Sa solitude puisait autant ses sources dans son ADN que dans son caractère. Jyn ne le savait malheureusement pas, mais c'était bien de son père qu'elle avait hérité d'un tel trait de caractère.

Mais Wilda n'était pas de sa famille, et vraisemblablement pas faite de la même trempe ni des mêmes gènes. Peut-être que cela aurait été mieux ou peut-être pas, mais la petite Poufsouffle leva des yeux effarés vers elle lorsqu'elle lui barra le chemin. Elle fut sincèrement tentée de faire demi-tour et afin de la provoquer encore, mais cette fois-ci, la jeune femme ne lui avait pas jeté de sortilège et l'ego de la petite fille en était reconnaissant. Les mots qu'employa sa tutrice sur le soleil furent ceux qui convainquirent l'élève récalcitrante. Jyn avait une certaine proximité, voire une certaine contiguïté avec la nature de laquelle elle n'était que trop éloignée dans le château de sorcellerie. Les murs ne laissaient rien passer d'autre que le froid et le désespoir aux yeux de la petite fille, qui se faisait de plus en plus morose au fur et à mesure que le temps passait. Elle avait, elle aussi, envie de voir le soleil et de marcher dans l'herbe, même si ce n'était pas la même que celle du terrain de quidditch. Un pouce sous la lanière de son sac, et elle la suivit. Le parc du château avait son lot d'élèves vu le moment de l'année, ce qui ne manqua pas de frustrer Jyn qui les voyait comme des éléments perturbateurs de sa propre tranquillité. Mais le terrain de Quidditch était moins bruyant, et vide, ce qui ne manqua pas de l'étonner. D'habitude, il y avait toujours un ou deux élèves en quête d'amélioration sportive, souvent des mâles qui voulaient impressionner la femelle comme s'ils faisaient une parade. Mais là, à part Wilda et elle, il n'y avait personne. Comme la petite orpheline était profondément agacée de devoir être ici dans une compagnie qui l'exécrait pour une raison obscure, elle ouvrit la bouche pour formuler : "Et pourquoi sommes-nous ici ? Je ne vois pas en quoi grimper sur un balai sera utile...".


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MessageSujet: Re: Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS) Sam 26 Mai - 16:38

Wilda ne put s’empêcher d’afficher un sourire niais tout au long de leur parcours vers le stade de Quidditch. Elle avait réussie. La petite poufsouffle la suivait, en silence, semblant avoir enfin abdiquée toute tentative d’échappement, mais, juste au cas, la serdaigle restait aux aguets. La sorcière avait l’impression d’apprivoiser un hippogriffe. Un pas à la fois, consciente que chaque faux mouvement était susceptible d’entrainer des conséquences explosives. Ne pas fixer dans les yeux, ne pas s’approcher trop près, ne pas la toucher, ne pas lui tirer une plume… Qui sait, peut-être allait-elle un jour la laisser monter sur son dos? À cette pensée absurde l’adolescente laissa échapper un bref gloussement, puis relocalisa son attention sur leur destination : le terrain de Quidditch.

À chaque pas qui la rapprochait de cet endroit, Wilda avait l’impression que ses voies respiratoires s’ouvraient, comme nettoyées de la poussière et de l’humidité parfois étouffante du château. Son cœur s’accélérait, elle sentait déjà le sang pomper dans ses veines et la chair de poule lui monter le long des bras : l’excitation l’envahissait tout comme un profond sentiment de bien-être, de paix. Là, aux abords du terrain de Quidditch, le vent lui ébouriffant doucement les cheveux, les rayons du soleil lui léchant le visage, la sorcière se sentait complète, libérée d’un stress qu’elle ne réalisait même pas qu’elle vivait. À la question de la fillette, dont elle avait momentanément oublié la présence, elle se confia doucement, encore un peu perdu dans ses pensées : « Ici, c’est mon lieu à moi, l’endroit où je me sens bien, malgré tout ce qui peut se passer. » Réalisant qu’elle ne répondait pas vraiment à la question elle enchaîna : « Je veux dire, c’est l’endroit vers lequel j’ai le réflexe de me tourner quand j’ai besoin de me changer les idées, ou de me défouler, ou même de rendre moins exécrable une session d’études d’astronomie ou de potion. » termina-t-elle en se remémorant les quelques fois où elle s’était installée sous les estrades, à l’abris du vent et des regards, pour faire mijoter quelques potions qu’elle n’arrivait pas à maitriser en classe. « Apporter le négatif, dans un lieu positif, tu vois? » ajouta-t-elle, incertaine de se faire comprendre. « Bref, je sais pas si ‘grimper sur un balai’ sera utile, mais ça te défouleras peut-être – Wilda regarda Jyn d’un œil semi inquiet par les mots qu’elle venait de prononcer – ne  le prend surtout pas mal, mais tu m’sembles avoir une petite crotte sur le cœur… » fini-t-elle sans pouvoir retenir un clin d’œil. Puis, la sorcière se souvint que sa comparse n’était pas fan de magie et réalisa que l’idée de monter sur une branche ensorcelée lui était peut-être infect – bien qu’elle ne put comprendre comment une personne normalement constituée pouvait ne pas aimer le sentiment que le vol engendrait – la serdaigle ouvrit donc à nouveau la bouche, « on peut faire la course, où littéralement courir sur nos pieds, ou bien un autre truc, pour faire sortir le méchant … ».
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Pratiquons main dans la main l'art de la disparition - Jyn S. Dawkins (CLOS)

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