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De l'art de demander pardon • ft. Alexandre

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MessageSujet: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Dim 6 Mai - 11:43

De l'art de demander pardon



La rencontre avec Madame Croupton t’avait fait réfléchir et pas uniquement sur ton avenir. Si elle t’avait conforté dans ta volonté de devenir un jour psychomage, elle t’avait aussi appris que se remettre en question était une chose importante, une chose qu’il ne fallait pas refouler et dont il ne fallait pas avoir peur.
Même si tu avais déjà commencé ce travail sur toi-même avant votre entretient, ce dernier t’avait encore plus ouvert les yeux et tu étais à présent certain qu’il était nécessaire de faire des efforts pour changer, t’ouvrir aux autres et surtout, ne pas te fermer à ceux à qui tu tenais. Alors, même si cela te coûtait car ce n’était clairement pas dans ta nature, tu devais faire un pas en avant. Tu verrais bien où cela allait te mener.

Ce soir, comme tous les soirs depuis qu’Amycus avait eu la bonne idée de se faire renvoyer de Poudlard, tu serais seul avec Alexandre. Néanmoins, depuis quelques semaines, l’ambiance était pesante dans le dortoir car un nouveau poids, plus insidieux que Carrow, vous alourdissait tous les deux. Tu commençais à ne plus pouvoir supporter de voir ton meilleur tous les soirs sans que pourtant vous ne vous adressiez la parole. Tout ça parce que tu t’étais montré jaloux. Jaloux et égoïste.

Alex était parti faire sa ronde de préfet plus tôt dans la soirée. Il n’allait pas revenir avant quelques temps. Toi, tu tentais de finir un devoir donné par Flitwick il y a quelques jours. Tentais seulement car tu n’arrivais pas à te concentrer ni même à réfléchir correctement. Depuis des jours, tu te flagellais en disant qu’il était temps que tu t’excuses, que tu demandes pardon à Alexandre sans que jamais tu n’aies le courage ou le moment opportun de le faire. Cela te pesait vraiment, ce n’était plus supportable. Il fallait que tu le fasses, que tu le craches. Pourtant, cela impliquait tellement de choses, des choses qui t’effrayaient et que tu voulais enfuir. Tu ne pouvais pas lui avouer ce que tu ressentais pour lui. Comment réagirait-il s’il ne voulait pas te pardonner mais si, en plus, tu lui apprenais que tu étais amoureux de lui ? Il n’y avait pas besoin d’être en face de lui pour être certain de sa réponse. Tu aurais gâché ta seule et unique opportunité de te sentir enfin toi-même, libre du pire poids qu’un adolescent en pleine construction puisse supporter.
Excédé de ne pas avoir écrit une ligne pertinente sur ton parchemin, tu rangeas tes affaires avec empressement. Moins d’une minute après, tu les jetais rageusement sur ton lit avant de rester, totalement immobile, en plein milieu du dortoir. Tu serrais le poing de dépit et te perdais dans tes pensées.

Pourquoi fallait-il que tu sois toi ?

Pourquoi fallait-il que tu sois comme ça ? Que tu aies des sentiments qui n’auraient pas dû t’être donné d’avoir envers quelqu’un comme Alexandre ? Pourquoi était-il si difficile de dire les choses ? De t’exprimer, de dire ce que tu ressentais ? Pourquoi te sentais-tu toujours si honteux lorsqu’il s’agissait de mettre des mots sur tes sentiments ? Assurer au monde entier que tu allais bien était tellement plus facile et pourtant, cela ne t’avait jamais soulagé.
Tu n’en pouvais plus d’agir comme tu le faisais, savais que ce n’était pas ainsi qu’il fallait se comporter. Et pourtant … Pourtant tu répétais toujours la même scène. Parfois, tu aurais préféré ne rien ressentir. Ni amour, ni empathie, ni angoisse vis-à-vis du regard des autres. Rien. Car cela était trop pour toi, trop de sentiments que tu ne savais pas gérer. Tu en venais même à douter savoir un jour les maîtriser.

Tu ravalas difficilement ta salive, serras les dents pour empêcher un sanglot s’échapper de ta gorge. Tu étais un idiot, Njal Lænsen. Un idiot. Comment pouvais-tu seulement te supporter ?

L’envie de frapper dans un mur ne te manquait pas. Cependant alors que tu allais lever le poing pour l’abattre contre un des montant de ton baldaquin, la porte du dortoir s’ouvrit. C’était Alexandre, tu le sus avant même de le voir. De toute façon, qui cela pouvait-il être d’autre ?
Vos regards se croisèrent. Il te prenait totalement au dépourvu. Tu te sentis soudainement honteux. A quoi devais-tu ressembler là, à cet instant précis, la mâchoire serrée, les yeux brillants de larmes naissantes et le poing rageusement serré ? Pour autant, tu ne bougeas pas, planté au beau milieu du dortoir.

Tu étais risible, Njal.

Citation :
Désolé, je me suis un peu emporté  Facepalm C'est pas franchement ce qu'on aurait pu attendre comme début pour ce RP Laughing

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Lun 7 Mai - 22:30

❝  Un vide se créait au fil des jours, comme s'il manquait une partie de lui-même.❞De l'art de demander pardon.Depuis quelques longues semaines, Alexandre avait un tantinet changé ses habitudes. Depuis quelques semaines, tout ce qu'il faisait habituellement avec son meilleur ami Njal Laensen, il le faisait seul. En fait, il faisait tout pour être confronté le moins possible à lui. Suite à l'agression de Theo Wadge à cause de laquelle le jeune homme avait failli y laisser sa responsabilité de préfet, il avait tout de même écopé de deux heures de colles quotidiennes du lundi au vendredi après les cours. Cela lui donnait une bonne raison de ne pas rentrer au dortoir alors que son camarade y était. Le reste du temps, soit il restait avec d'autres personnes ou restait seul, ou bien il allait à la bibliothèque. Le soir, il partait plus tôt pour faire sa ronde et rentrait plus tard. Tout était calculé pour croiser le moins possible Njal.
Cependant, cette situation devenait sérieusement pesante pour le préfet. Il avait beau lui en vouloir, rancunier comme il l'était, son meilleur ami lui manquait. Les sourires complices que ce dernier n'adressaient qu'à lui. Les comptes-rendus de ses entraînements dans le Lac Noir. Le simple fait de pouvoir lui demander de lui passer un mortier en cours de potion. Un vide se créait au fil des jours, comme s'il manquait une partie de lui-même. Comme si on lui avait arraché la moitié de sa joie de vivre déjà ténue pour un adolescent de 17 ans à la base. Mais sa rancune et sa fierté étaient trop grandes pour faire le premier pas vers une réconciliation. De toute façon, c'était Njal le responsable avec sa jalousie mal placée ! Son meilleur ami aurait dû être content pour lui du fait qu'il trouve une petite-amie.

Un soir, Alexandre rentra un peu plus tôt de sa ronde car il avait prévu de réviser pour ses examens de fin d'année. Il s'était confronté à la difficulté de lire un bout de parchemin en marchant dans les couloirs sombres s'éclairant d'un lumos tout en devant vérifier qu'aucun élève ne se cache dans des recoins de couloir. Sans surprise, il regardait plus son cours que sa trajectoire. Il s'était butté le pied contre plusieurs marches d'escaliers, était entré en collision avec quelques armures. Donc il avait bien vite abandonné l'idée. Tant pis pour Njal ! Ses examens passaient avant sa rancune.
L'allemand ne prit pas la peine de toquer avant d'entrer comme à son habitude -c'était encore son dortoir quand même !-. Il se figea en voyant son meilleur ami immobile au milieu de la pièce d'une façon qui avait tout pour le surprendre. La mine renfrognée. Le poing serré. Les larmes aux yeux. Leurs regards se croisèrent. Rendu un peu mal à l'aise, Alexandre écarquilla les yeux.
« Euhm... » hésita-t-il. « Tu veux que je te laisse seul ? »
Njal avait l'air d'être à deux doigts de pleurer. Quelle humiliation c'était que d'être pris en flagrant délit de larmes par ses potes en étant du sexe masculin ! Toute une logique de pression sociale qui s'imposait au sexe dit fort. Pleurer, c'était pour les filles. Ce n'était pas une situation anodine pour Alexandre qui n'avait jamais vu son ami pleurer. Cela lui faisait bien plus de peine qu'il ne l'aurait pensé.
« Tu n'as pas l'air dans ton chaudron... » rajouta-t-il maladroitement.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Jeu 10 Mai - 15:12


Ta relation avec Alexandre te rendait malade. Tu l’aimais plus que tout, savais avoir besoin de lui et pourtant, depuis ces dernières semaines, le voir ou même ne serait-ce que penser à lui t’emplissait d’une colère profonde mêlée à un sentiment fort d’impuissance. Tu ne savais que faire pour l’empêcher de s’éloigner de toi. Le silence était le pire ennemi de votre relation mais à cause des sentiments que tu nourrissais à son égard, le dialogue était compliqué. Tu n’étais déjà pas doué pour converser avec autrui alors lorsqu’il s’agissait d’un sujet aussi sensible et surtout, lorsque l’issue d’une telle discussion pouvait être aussi bien libératrice que catastrophique, rien ne t’aidait à t’engager, à laisser libre court à tes émotions.

Tu aurais préféré être seul au moins quelques dizaines de minutes encore, le temps que tu te calmes. Mais le sort en avait décidé autrement. Avant même que tu puisses réagir, Alexandre s’était engagé dans la pièce et te découvrait, transi, au beau milieu de la pièce, le regard perdu dans le vide comme si tu fixais, quelques instants auparavant, une apparition fugace.
Il n’aurait pas pu apparaître à plus mauvais moment. L’instant d’avant, cela aurait peut-être été mieux. Au moins, tu n’aurais pas donné l’impression de vouloir pleurer. L’instant d’après, il t’aurait retrouvé pleurnichant sur ton lit. Là, à ce moment précis, tu avais l’air bien idiot mais des yeux brillants d’un semblant de larmes, les poings serrés de dépit et une expression d’impuissance extrême sur le visage. « Euhm...  Tu veux que je te laisse seul ? » te demanda-t-il maladroitement. Que pouvais-tu faire à présent ? Que devais-tu faire ? Faire comme si de rien n’était ? Oh Alex n’était pas idiot et il te connaissait trop bien. Un instant lui avait suffi pour comprendre dans quel état tu te trouvais. Alors quoi ? Lui dire de s’en aller ? Tu savais au fond de toi que même si tu ne voulais pas être blessant, ton état t’empêchait de lui dire les choses de la bonne manière et il le prendrait très mal.
Mal à l’aise, te sentant devenir rouge de honte, tu fis volte-face comme si cela te permettait de cacher quelque chose qu’Alexandre avait déjà remarqué. Tu étais bien idiot à ce moment et la honte qui grandissait en toi te fit rapidement oublier toute cette colère envers Alexandre, envers toi, envers le monde.

« Tu n'as pas l'air dans ton chaudron... » fit-il avec tout autant de maladresse, pourtant, dans son ton, dans sa manière de dire les choses, tu eus l’impression de retrouver là ton meilleur ami, ou du moins en partie, sans que votre récente dispute n’ait entaché quoique ce soit. Sans lui répondre, tu te laissas tomber lourdement sur ton lit, le regard perdu quelque part entre les lattes du parquet. « Dritt … » soupiras-tu en chassant les quelques larmes naissantes qui menaçaient de tremper tes joues. « Non, ça ne va pas … » déclaras-tu comme si Alex ne l’avait pas fait remarquer quelques secondes auparavant. C’était là une grande première pour toi. Rares étaient les fois où tu t’avouais vaincu, que, dans un aveu de faiblesse, tu demandais implicitement de l’aide. Tu t’en voulais énormément d’être été si mesquin et acerbe avec lui. Jamais tu n’aurais dû lui parler ainsi et maintenant, tu ne rêvais que de retrouver votre petit quotidien, partager à nouveau votre petit-déjeuner ensembles, le revoir à tes côtés durant les leçons. « Je suis désolé, » murmuras-tu sans pour autant relever le nez. Désolé pour quoi ? Il y avait de quoi se méprendre ? Désolé qu’Alexandre ait pu te trouver dans cet état ? Ça en avait tout l’air, oui, mais désolé aussi pour ce qui s’était passé, pour les mots que tu avais eus et ça, Alex devait le deviner.
Pour le moment.

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Mar 22 Mai - 12:19


Alexandre sentait son coeur battre fort dans sa poitrine. Il ne savait pas pourquoi alors il mettait ça sur le compte d'une certaine panique d'avoir surpris son ami dans cet état de faiblesse là. Ce dernier lui avait d'ailleurs tourné le dos. L'allemand baissait les yeux, ne sachant que faire. Devait-il partir sans attendre la réponse ? Faire comme si de rien n'était ? Aller le réconforter ? Lui dire d'arrêter de chialer comme une fillette qui a perdu Gudule le Botruc ? Il leva le regard vers Njal qui se laissait lourdement tomber sur son lit en lâchant un juron que depuis des années, il était habitué à entendre de sa bouche. Tout que ce savait dire Alexandre dans la langue natale de son meilleur ami se résumait "dritt".
Non, il n'allait pas bien avait répondu Njal. L'allemand s'en serait douté mais l'entendre l'admettre, cela lui fit tout étrange. Ce n'était pas comme ça qu'il avait connu son ami. Il n'y avait plus aucune hostilité entre les deux jeunes hommes par rapport aux dernières semaines. De toute façon, aucun d'eux ne se sentaient d'attaque, ou d'envie, à jeter des pics sur l'autre. Voir Njal à deux doigts de pleurer, car il fallait appeler un hibou un hibou, semblait presque avoir eu pour effet de gommer la rancune d'Alexandre qui se retrouvait tout penaud face à lui. Si le hasard avait voulu que pile le soir où son meilleur ami allait craquer face à cette situation de froid, le préfet ne décide de rentrer plus tôt de sa ronde, c'était bien qu'il y avait une raison, non ? Il avait du mal à accorder crédit à la théorie comme quoi la vie d'une personne était prédéfinie à la naissance bien que l'existence de prophéties avait pour effet de remettre en question ce jugement -ou bien peut-être qu'au contraire il s'agissait de l'exception qui confirmait la règle-. Même si en rentrant de sa ronde un peu plus tôt, le préfet avait inconsciemment accepter l'éventualité de retrouver son meilleur ami dans cette situation, il ne pouvait s'empêcher de se dire que cela devait être un coup du destin.
Alexandre s'approcha de son ami d'un pas hésitant, allant s'asseoir en face de lui dans son propre lit dans un silence religieux.
« Je suis désolé, »
Désolé ? Désolé de quoi ? Pourquoi Njal s'excusait-il ainsi ? Il n'y avait pas de raisons immédiates pour qu'il s'excuse. Ou bien il était désolé par rapport à cette fameuse dispute, une des plus conséquentes de leur amitié. Mais le préfet avait du mal à le concevoir et il ne voulait pas trop s'avancer. Il espérait que ce fut ça, qu'ils enterrent la hache de guerre, qu'ils reprennent leur train-train quotidien. Alexandre ne se sentait jamais plus seul que quand il ne se réveillait pas en entendant la voix de Njal lui dire de se dépêcher pour ne pas être en retard le matin ou lui demander s'il n'avait pas vu son livre de sortilège alors qu'il préparait son sac.
« Ne t'en fais pas... Tu n'as pas besoin de t'excuser. Ça arrive à tout le monde d'avoir le moral dans les chaussettes... Si vraiment t'en as besoin, je peux te laisser seul... » répondit-il maladroitement.
Trop pessimiste pour penser sérieusement qu'il s'agissait d'excuses avec de plus grandes ampleurs pour leur relation. Cela le chagrinait. Tout comme voir Njal aussi mal, il n'aimait pas ça. Il ressentait un petit pincement au coeur. Que son ami puisse être malheureux, Alexandre avait plus de mal à l'accepter que si c'était n'importe qui d'autre -avec qui il n'aurait pas un lien familial-. Il leva ses yeux vers ceux Njal. Et quels yeux ! Mais bien trop rapidement, il les détourna son regard brun vers le reste de la pièce.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Dim 10 Juin - 17:36


Il était des choses que l’on prenait bien trop souvent pour acquises et qui, d’une certaine façon, détonnaient dès qu’elles ne rentraient pas dans l’ordre, l’ordre des choses. On y était habitué, on n’y faisait pas attention jusqu’au jour où elles ne tournent pas rond et alors elles nous apparaissent des plus dérangeantes. Ainsi était l’idée qu’on se faisait des garçons : de grands gaillards qui jamais ne pleuraient, se montraient forts comme un roc, solide aussi bien physiquement qu’émotionnellement. Ne pas pleurer en public, c’était là la règle tacite à laquelle chaque garçon obéissait sous peine d’être l’objet de railleries voire même d’être caractérisé comme efféminé. Mais qu’importe ! Après tout, n’était-ce pas déjà ton cas ? Un homme viril ne pouvait pas en aimer un autre. Pourtant, toi, tu aimais Alexandre alors oui, pleurer ne changeait rien puisque tu ne pouvais pas te cacher, puisque tu n’étais déjà plus vraiment un homme.
Néanmoins, par fierté ou par respect pour Alexandre, tu refusas que des larmes d’impuissance et de tristesse puissent humidifier tes joues face à lui. C’était bien la dernière personne à qui tu souhaitais montrer ta faiblesse. Que devait-il penser de toi à cet instant ? Cela te rendait malade de ne pas pouvoir savoir. Alors tu t’excusas, tant pour cette situation embarrassante que pour ce qui l’avait provoquée, et tentas de reprendre un peu de contenance, ce qui, tu devais bien l’avouer, n’était pas un franc succès. Non, tu ne pleurerais pas. Pas encore. Mais cela ne changerait rien au fait qu’il était là, à présent face à toi, sur son lit, et qu’il ne pouvait que constater l’état déplorable dans lequel tu étais. « Ne t'en fais pas... Tu n'as pas besoin de t'excuser. Ça arrive à tout le monde d'avoir le moral dans les chaussettes... Si vraiment t'en as besoin, je peux te laisser seul... » tenta Alexandre avec un tact maladroit mais remarquable. Tu secouas la tête, la gorge nouée, pour lui intimer qu’il devait rester autant que pour lui faire comprendre qu’il était nécessaire de t’excuser. Avec des mots, tout cela aurait été bien plus simple mais tu n’étais pas ami des mots, encore moins lorsqu’ils n’étaient pas dans ta langue natale. Aussi, le silence régna de longues poignées de secondes entre vous deux. Tu savais devoir parler, lui dire quelque chose, t’excuser plus en détails. C’était là l’un des enseignements que tu avais tiré de l’entretient avec Madame Croupton : la communication et son essentialité. Pourtant c’était si dur, si dur … C’est alors que tu te rappelas l’une des phrases prononcées ô combien justement par la psychomage : "Il faut passer par des échecs pour toucher à la réussite après tout." L’échec, tu étais en plein dedans mais peut-être pour la première fois de ta vie, tu ne le vécus pas comme une fatalité. Au contraire, cela te délia la langue. « Je suis désolé qu’on se soit disputé, Alex. J’aurai jamais dû te parler comme ça, » déclaras-tu d’une voix piteuse, hésitant un instant à lever les yeux avant de les poser sur le joli minois d’Alexandre. Que tu demandes pardon était une chose rare mais plus rare encore était le fait que tu n’essayes pas vainement de justifier ton comportement passé. Tu faisais simplement pénitence et attendais la sentence.

Pour le moment, tu ne savais pas ce qui allait se passer mais avais le pressentiment que tout cela ne pouvait pas s’arrêter à une simple demande de pardon.

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Mar 12 Juin - 21:33


Alexandre sentait ses mains devenir moites. Et ce n'était pas à cause de la chaleur -il faisait plutôt agréablement frais dans le dortoir à cette période de l'année-. Il ignorait tant bien que mal les battements de son coeur qui martelaient sa poitrine tandis que Njal secouait la tête. Il dirigea de nouveau son regard vers lui, hésitant. Alors il s'excusait vraiment pour les propos d'il y avait quelques semaines ?
« Je suis désolé qu’on se soit disputé, Alex. J’aurai jamais dû te parler comme ça, »
Ses yeux rencontrèrent les siens. Et Alexandre se sentit submergé, emporté dans un torrent indéfinissable, noyé dans les eaux bleues de la mer de Norvège. Un long frisson lui parcourait la colonne vertébrale. Non. Il devait oublier ce sentiment. Les secondes s'écoulaient sans qu'ils ne disent quoique ce soit et que leurs regards ne se détachèrent pas. Le préfet fut le premier à baisser les yeux avant un léger sourire quelque peu désorienté. Ses mains s'étaient emparées du bout de sa cravate qu'elles tordaient de toutes les manières de façon à ce que le tissus épais apparaisse un peu froissé. Signe récurrent chez le jeune homme d'une gêne au vu des circonstances -car cela pouvait aussi témoigner d'un ennui ou d'une source d'angoisse-.
« J'imagine que tout ça appartient au passé maintenant... »
Devait-il s'excuser à son tour ? Lui aussi avait sa part de tort. Il avait eu le temps d'y réfléchir en quelques semaines. Et sa fierté n'arrêtait pas de le convaincre que tout était de la faute de Njal. Alors qu'en son for intérieur, il savait que c'était faux. Mais quelle avait toujours été la facilité pour le jeune homme ? Se mentir à soi-même plus qu'il ne mentait aux autres. Sauf que pendant que le mensonge se transplanait, la vérité allait en balai. Cette dernière, avec du retard certes, arrivait toujours à destination. Alexandre n'avait jamais été à l'aise pour parler de ce genre de choses qui le mettaient toujours dans un profond embarras. Admettre ses torts, s'excuser, parler de ses sentiments...
« Tu sais... Enfin... Je... Je pense que c'est aussi un peu de ma faute... J'ai pas été cool avec toi... De te mettre un peu de côté... Puis de te parler comme ça. » balbutia-t-il en tordant sa cravate de plus belle.
Il avait l'impression de ne plus savoir parler anglais. Ni allemand par ailleurs. Surtout, il n'osait pas regarder Njal en face. Mais il sentait la nécessité de se faire violence. Alors il se confronta de nouveaux à ces yeux bleus. Alexandre avait profondément envie que tout redevienne comme avant. Cependant, il avait le sentiment que quelque chose était entrain de changer. Il n'aurait su dire si c'était positif ou négatif. En attendant, il ne restait qu'à faire comme si.
« Ça me manquait beaucoup de ne plus parler avec toi... Ça faisait vide... Je pense qu'on peut vraiment oublier toute cette histoire, refaire comme avant. »
Il lui adressait un petit sourire timide. Il allait encore falloir quelques instants d'adaptation à Alexandre, bien évidemment. Et cela n'allait venir qu'en parlant. Des semaines à l'ignorer, ce n'était pas rien pour le jeune homme ! Il se sentait soulagé d'avoir pu lui aussi s'excuser. Dans le passé, il n'aurait jamais soupçonné le bien que cela pouvait faire sur le moral, tout le poids qui se retirait de ses épaules.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Sam 16 Juin - 14:42


Tu n’avais aucune idée de l’endroit où aller vous mener cette conversation, cette confession, cette demande de pardon et cela te terrifiait. Pourtant, tu avais compris qu’il était nécessaire de briser la glace, de dire ce que tu ressentais vis-à-vis à de cette dispute même s’il y avait un risque qu’Alexandre ne soit pas prêt à entendre tes excuses, ne soit pas prêt à te pardonner. Si tu avais déjà volé en éclats, il était encore possible de les éparpiller au loin pour que jamais on ne puisse les recoller. Et cette simple idée, aussi démente que futile, occupait ton esprit alors que tu essayais mollement, avec lassitude, de formuler des remords sincères.
Levant les yeux, tu croisas le regard d’Alexandre que tu ne sus pas déchiffrer. Tu n’avais jamais été doué pour ce genre de choses et l’état de détresse dans lequel tu étais n’y aidait pas. Tu ne savais pas ce qu’Alex pouvait penser à cet instant précis et, le voyant détourner le regard te fit craindre le pire. Pendant une fraction de secondes, tu crus que toute possibilité de réconciliation allait être balayée. Tu te haïs d’avoir ouvert ta bouche. Ça ne t’apportait jamais rien de bon. Jamais rien, ce jour-là en était une fois de plus la preuve. Pourtant. « J'imagine que tout ça appartient au passé maintenant... » murmura Alex. Quoi ? Tu fronças les sourcils, surpris par une telle déclaration. Qu’est-ce que cela voulait-il dire ? Il te pardonnait ? Tu avais pourtant si odieux avec lui. Tu ne méritais pas un tel pardon. « Tu sais... Enfin... Je... Je pense que c'est aussi un peu de ma faute... J'ai pas été cool avec toi... De te mettre un peu de côté... Puis de te parler comme ça. » Tu n’osais plus le regarder à présent. Les yeux résolument tournés vers le parquet de votre dortoir, tu ne lui répondis que d’un « Hmm … » peu convaincant, ne sachant quoi dire d’autre. Ce n’était pas ce que tu voulais et pourtant, tu l’avais tant espéré. Selon toi, tu étais l’unique fautif dans cette histoire. C’était toi qui, consumé par ta jalousie maladive, lui avais craché d’horribles mots à la figure, d’abord concernant Maia puis ensuite Wadge. Tu avais su au moment-même où tu avais parlé du pauvre poufsouffle que cela allait faire du mal à Alexandre et pourtant tu n’avais pas retenu tes mots, tu avais réellement voulu le faire souffrir, uniquement parce qu’il te faisait souffrir atrocement. Tu étais un égoïste qui ne méritait pas qu’on formule des excuses à ta place. Tu étais l’unique personne en tort dans cette histoire. Alex n’avait fait que se défendre, et d’une manière remarquable qui plus est. Il n’avait rien à se reprocher. Pas comme toi. « Je … » commenças-tu avant d’être interrompu.
« Ça me manquait beaucoup de ne plus parler avec toi... Ça faisait vide... Je pense qu'on peut vraiment oublier toute cette histoire, refaire comme avant, » rajouta Alexandre avec un petit sourire aussi timide que peiné. Voir à quel point ton meilleur ami était touché par les conséquences de cette idiote dispute te fit monter les larmes aux yeux mais tu serras les dents pour ne pas craquer. Incapable de parler, tu hochas la tête. Oui, tu voulais que tout revienne comme avant. Tu n’avais jamais voulu ça et ne le voudrais jamais. Tu voulais simplement être auprès de lui, être heureux avec lui. Ravalant difficilement ta salive, tu soupiras : « Merci … » Merci de ne pas t’en vouloir mais merci surtout d’accepter un retour à la normale après tout ce que tu avais pu dire. « J’ai jamais voulu ça, Alex … Je veux juste qu’on se parle de nouveau, qu’on retrouve notre binôme en potions. Qu’on passe de nouveau du temps. »

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Mer 20 Juin - 0:08


Alexandre, depuis quelques mois déjà, mettait toute son industrie à devenir quelqu'un de meilleur, autant sur un plan scolaire que moral, si l'on pouvait dire cela ainsi. Il voulait être là pour ses véritables amis et non pas ceux avec qui il était par pur intérêt, pour cacher ce qu'il avait peur de dévoiler, qui au final en avaient rien à faire de lui. Il renonçait à l'idée d'être un suiveur pour se fondre dans la masse d'un groupe qui ne lui correspondait même pas. De toute façon, cela n'avait même pas fonctionné. Trop différent pour passer inaperçu, sans doute. Il devait se remettre dans le droit chemin, celui qu'il aurait toujours dû suivre. Non pas celui que son père aurait décidé pour lui. Ni celui que les autres auraient voulu qu'il suive. Non. Celui qu'il voulait suivre, quitte à faire fausse route et devoir faire demi-tour. Sa vie, ses choix. L'être humain était libre par essence. Il devait être le seul maître de sa destinée en tant que vivant.
Le chemin était semé d'embûche. Trop occupé par sa histoire de pseudo-amour avec Maïa, il en avait négligé son meilleur ami depuis sa première année à Poudlard. C'était une erreur. S'excuser était une chose qu'Alexandre se forçait à faire autant par besoin que dans l'optique de devenir un meilleur lui-même. Mais également par peur de le perdre. Et il sentait que c'était le bon choix. Njal murmura un remerciement, ayant détourné le regard. En regardant ce visage peiné, le préfet se demandait alors s'il ne faisait pas fausse route. S'il ne faisait pas fausse route avec Maïa. La dispute était partie d'elle, non ? Non pas qu'elle eut essayé de clairement séparer les deux amis mais n'avait-elle pas été l'élément déclencheur de cette dispute qui aurait été en somme que la conséquence de ce mauvais choix d'Alexandre ? Cela méritait réflexion.
« Sans toi, je suis vraiment une catastrophe ambulante en potion... » dit-il avec un petit sourire.
Suite au cours de potion où ils avaient dû préparer un Philtre de Mort Vivante dans lequel le jeune homme avait totalement échoué dans sa préparation, ses vêtements s'étaient imprégnés de l'odeur de cadavre en putréfaction. Il avait dû faire usage d'une forte potion anti-odeur spécialement conçue pour le textile pour faire partir une bonne fois pour toute l'affreuse puanteur. C'était une véritable plaie. Il avait même envoyé une lettre à l'aide à sa mère.
« Tu sais, avec ses ASPICS, Maïa est très occupée... Alors on pourrait en profiter pour essayer un peu de rattraper le temps perdu... »
Il était vrai qu'elle était plongée dans la révision de ses parchemins et accordait de ce fait beaucoup moins de temps au jeune homme. Enfin, c'était assez relatif car elle était d'une nature très collante -et possessive- et ça, il n'était guère en mesure de le nier car cela était flagrant. Mais il ne voulait pas se mettre en tête que la jolie Serdaigle essayait véritablement l'éloigner du norvégien comme si elle était menacée par ce dernier. D'autant plus qu'elle n'avait pas de raison de se méfier de Njal, selon lui. En tout cas, la vérité était qu'elle commençait à baisser sa garde au mauvais moment, il semblait.
« Et puis j'dois t'avouer que ça fait un peu du bien... Maïa est très gentille, mais un peu envahissante parfois... »
Entendre son meilleur ami formuler une critique à l'égard de sa petite-amie devait certainement sonner agréable à l'oreille de Njal. D'autant plus que son absence momentanée dû à ses examens allait lui permettre de se rapprocher d'avantage du préfet, de renouer les liens sans entrave. Tout en espérant que la perspective de la distance fasse que ce couple n'en soit plus un. En tout cas, Alexandre et Maïa étaient de ces couples qui ne duraient pas plus de quelques mois, c'était tout vu. Si Bertha Jorkins avait eu le culot de parier sur ça -en sachant à quel point elle connaissait le préfet et ses penchants-, elle se serait fait un peu d'argent de poche.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Ven 22 Juin - 17:32


« Sans toi, je suis vraiment une catastrophe ambulante en potion, » avoua Alexandre avec une sincérité qui te réchauffait le cœur. Une véritable catastrophe, oui ! Tu n’avais pas souvenir avoir senti une décoction plus nauséabonde que la sienne lors du dernier cours du professeur Slughorn. Un philtre de mort-vivante, voilà ce que vous aviez dû préparer et voilà ce qu’Alex avait lamentablement raté. Néanmoins, tu ne doutais pas que sa mixture, si quelqu’un l’avait ingérée, aurait eu un effet bien plus définitif, de ceux que même une potion Wiggenweld ne pouvaient soulager.
« C’est certain que si j’avais été à côté de toi la dernière fois, j’aurai pu faire quelque chose pour éviter que tu nous asphyxies, » renchéris-tu avec un sourire franc mais néanmoins narquois. Tu étais bien meilleur que lui en potion, c’était notoire, et tu ne comptais plus le nombre de fois où tu lui avais sauvé la mise durant des travaux pratiques. "Alex, n’oublie pas la poudre d’asphodèle", "Non, tu dois remuer dans l’autre sens …" étaient autant de conseils que tu lui prodiguais souvent, réussissant presque à chaque fois l’exploit de surveiller à la fois ta potion et la sienne. « Quoique … Celle-là, elle avait l’air plutôt dure à sauver, » rajoutas-tu pour le titiller encore un peu. « Même moi je n’aurai rien pu faire ! »

Maintenant que les excuses, d’un côté comme de l’autre, étaient faites, les larmes qui avaient menacées de te faire passer pour une fillette étaient un lointain souvenir, de même que toutes ces longues semaines où, trop fiers, ni l’un ni l’autre n’aviez eu la faiblesse ou le courage de faire un pas en avant. Si cela était parti d’un mot trop insupportable et d’un sujet que tu voulais à présent oublier, Alex y revint malheureusement, te faisant aussitôt perdre le sourire. Non, Maïa n’était pas une personne dont tu voulais entendre parler. Qu’elle soit occupée avec les ASPICs te réjouissait néanmoins. L’idée qu’elle puisse se perdre dans ses révisions était une perspective tout à fait délectable. Heureusement, Alex eut la bonté de se rattraper en admettant enfin, et à ta plus grande joie, que Maïa était d’une possessivité étouffante. Néanmoins, tu eus la courtoisie de ne pas renchérir sur ce sujet ô combien délicat. « Je crois qu’on en a, des choses à nous dire, oui, » acquiesças-tu finalement en hochant la tête, préférant oublier la mention hasardeuse de cette pigeonne possessive. Des choses à vous dire, oui, c’était certain. La première d’entre elles te rendait d’ailleurs particulièrement heureux et bavard. D’un bond, tu pris place sur ton lit, en tailleur, le dos bien droit face à ton meilleur ami. Dans tes yeux brillait une lueur qu’il était rare d’apercevoir. « Tu sais, je t’avais parler d’une psychomage ? Et bien je suis allé la voir durant les vacances ! J’ai rarement vu une personne aussi bienveillante. Elle m’a expliqué beaucoup de choses sur son métier et j’y réfléchis encore mais je crois que ça pourrait bien me plaire ! »
Tu étais véritablement enthousiaste depuis que tu avais fait la rencontre de Madame Croupton. Cela t’avait en quelque sorte ouvert les yeux et surtout te conforter sur le chemin que tu étais en train de prendre, que ce soit aussi bien pour tes études futures que pour tes relations avec les autres. Après tout, tu devais bien avouer que si tu venais de te libérer d’un poids ce soir en admettant enfin la nécessité de demander pardon à Alexandre de sorte à pouvoir continuer de l’avant, c’était en partie grâce à la douce psychomage.

Citation :
Tu m'excuseras, je trouve pas le post très fou mais j'ai fait ça durant mon inteeeeeeeeeerminable attente à la gare de l'est GOSH

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Sam 23 Juin - 0:13


Cette complicité qu'il y avait toujours eu entre eux et ce dès la première année, Alexandre y tenait comme la prunelle de ses yeux. Avec Njal, il ne perdait jamais trop de vu ce qu'il était réellement. Parfois, c'était déplaisant mais nécessaire pour ne pas se perdre soi-même. Tout lui paraissait tellement naturel avec le norvégien et non régis par des règles tacites préconisant ce qu'il fallait faire, ce qu'il ne fallait pas faire. La lueur taquine dans son regard avait manqué à Alexandre. Entre eux, son niveau exécrable en potion était devenu un motif récurrent de plaisanteries, de railleries. Sans Njal, il aurait probablement fait exploser quelques chaudrons supplémentaires ou fait empester quelques fois de plus la salle de potion en ces quelques années d'étude à Poudlard. Des catastrophes avaient sûrement été évitées.
« Oh abuse pas ! » répliqua Alexandre avec un petit sourire. « Slug' a dit que j'avais sûrement trop fait cuire la cervelle de paresseux. Et tu peux pas dire, je me suis amélioré par rapport à l'année dernière. T'es de mauvaise foi ! » se défendit-il, bon enfant.
Le fait de savoir ce qu'il voulait faire de sa vie l'avait motivé à prendre ses études en main. Depuis le début de l'année scolaire, on ne l'avait jamais vu travailler autant et aussi rigoureusement bien qu'il y avait quelques écarts. Cette matière qu'Alexandre détestait qu'était les potions, il s'était rendu compte qu'elles allaient lui être très utile et qu'une bonne connaissance en ce domaine était requise pour entrer dans la voie qu'il désirait. Il avait passé une bonne partie de ses vacances d'été à essayer de combler ses lacunes et s'était au final surpris à trouver cela plutôt intéressant.

Comme le disait Njal, ils avaient beaucoup de choses à se dire. En fait, Alexandre ne savait pas du tout ce qui s'était passé dans sa vie ces derniers temps et était extrêmement curieux de savoir. Tout à coup, il se sentit un peu coupable. Il y avait beaucoup de choses qu'il ne disait pas à Njal, et même bien avant leur dispute. Alors que c'était sensé être son meilleur ami. Pourquoi ? Que risquait-il à lui dire qu'il avait peut-être trouvé sa voie ? Il n'était pas son père, il n'allait pas le blâmer. Ou sinon, cela aurait été parce qu'il ne connaîtrait pas encore assez son ami.
D'un geste enthousiaste, Njal se redressait et s'assit en tailleur sur son lit. Alexandre le regarda faire avec un léger sourire. Le norvégien ressemblait à un petit garçon qui s'apprêtait à révéler quelque chose. Le préfet décela dans son regard une lueur bien trop rare, une lueur qui lui fit chaud au coeur. Il avait l'air joyeux. Chose assez rare pour le noter. Piqué par la curiosité, l'allemand lançait un regard interrogatif à son ami en desserrant puis retirant sa cravate qu'il laissa tomber au sol d'un geste négligé pour être plus confortable. Puis en l'écoutant parler, il s'allongea sur son lit sur le ventre dans le sens de la largeur, lui faisant face en s'appuyant sur ses coudes. N'était-il pas sensé être rentré au dortoir pour réviser ? Au diable l'histoire de la magie ! C'était plus intéressant ce que racontait son ami.
« Mais non, tu ne m'en as jamais parlé. J'savais même pas que tu t'intéressais à la psychomagie ! Ça t'es venu quand ça ? »
Il était assez étonné. Il avait du mal à voir son meilleur ami travailler dans ce domaine, surtout que Njal n'en avait jamais manifesté d'intérêt. En tout cas, pas devant lui. Donc pour qu'il s'intéresse à cela, il avait fallu un élément déclencheur, non ?
« Ça a l'air intéressant en tout cas. Je crois qu'à Blankensee, on a quelques livres sur la psychomagie, la psychologie et la psychanalyse. Il faudrait q"ue je vérifie la prochaine fois que j'y vais. »
Dans le manoir familial des Rozen se trouvait une grande bibliothèque avec toute sorte d'ouvrage autant sorciers que moldus. La majorité était en allemand mais en fouillant un peu, il avait pu trouver certains livres en anglais, en français, en russe, en norvégien ou encore en italien. D'autres semblaient très anciens. Il y avait également des sujets improbables tel que: "La place des sécrétions de véracrasse dans l'écosystème de la Forêt Noire".

Citation :
La joie de la SNCF Mdr
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Dim 24 Juin - 12:00


Cela faisait à quelque peine quelques instants que vous vous étiez mutuellement excusés mais tu avais déjà l’impression que cette histoire regrettable était déjà extrêmement loin. Cela te réchauffait le cœur de retrouver la complicité que tu avais avec ton meilleur ami en si peu de temps. C’était bien la preuve qu’un lien fort vous unissait tous les deux, un lien fort qui, pourtant, n’était pas celui que tu escomptais, à ton grand dam.
A présent que la houle était passée, que le beau temps était reparu après la tempête, tu te plaisais à voler quelques regards à Alex. Par Odin, ce qu’il t’avait manqué ! Lorsque vous étiez en froid, tu n’osais pas même lui jeter un regard, de peur qu’il puisse se méprendre mais aussi parce que tu étais trop fier pour lui faire croire que tu regrettais tout ce qu’il s’était passé. A présent, tu pouvais à nouveau plonger dans ses yeux noisette. Un plaisir coupable auquel tu ne renoncerais pour rien au monde.

« Mais non, tu ne m'en as jamais parlé. J'savais même pas que tu t'intéressais à la psychomagie ! » déclara avec surprise Alex. Eh bien ! Il n’était pas le seul à être interloqué. A l’entendre, tu fronças les sourcils. Tu ne lui en avais pas parlé ? Tu en étais pourtant persuadé ! Si toute ta famille était au courant pour ton entrevue avec Madame Croupton, Alexandre devait l’être aussi. Apparemment, ce n’était pas le cas mais au moins, il le savait à présent. « Ça t'es venu quand ça ? » te demanda-t-il avec septicité.
Tu haussas les épaules avec nonchalance. Il était vrai que les circonstances qui t’avaient fait envisager une telle poursuite d’étude n’étaient pas banales mais ça n’avait pas vraiment d’importance. Le tout était que cette possibilité t’enthousiasmait et que tu ressentais pour elle un vrai intérêt. « Ça fait quelques mois, je crois. Mais je sais plus trop comment ça m’est venu. Tu sais, c’est comme si je m’étais réveillé un matin en me disant : "Et pourquoi pas la psychomagie ?" » lui répondis-tu en occultant volontairement le véritable déclencheur de ta vocation. Tu n’étais pas encore prêt à révéler à ton meilleur ami que tu avais la capacité de lire dans les pensées des gens, quand bien même tu étais incapable de maîtriser ce don pour le moment ! Alexandre approuva alors cette nouvelle vocation en t’indiquant qu’il était possible que le manoir de Blankensee renferme quelques ouvrages en la matière. Tu étais véritablement intéressé par la possibilité de les lire. « Tu m’aideras si jamais ils sont en allemand ? » demandas-tu innocemment avec un petit sourire en sachant pertinemment qu’Alex t’aiderait même si le sujet le barberait certainement dès les premières minutes.
« Et toi, d’ailleurs ? » lâchas-tu sans préambule. « Tu en es où avec les études supérieures ? » Ce n’était pas vraiment le sujet que ton meilleur ami aimait aborder car il était notable que, malgré les volontés de son père, Alex ne voulait pas devenir un Auror et n’avait d’ailleurs peut-être pas les qualités requises. L’idée qu’il puisse finir par être pousser à entamer de telles études contre son gré t’était insupportable et tu espérais réellement qu’il puisse faire valoir sa voix face à son père.

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Lun 25 Juin - 1:55


Alexandre écoutait avec attention son ami lui parler de son ambition nouvelle. Bien que surprenante, il était content pour lui qu'il ait peut-être trouvé une vocation. Il savait à quel point cela pouvait être ardu. Si pour certains élèves, c'était une évidence, il y en avait beaucoup d'autres pour la question était plus compliquée pour diverses raisons. Certains ne se trouvaient bons pour aucune profession ou ne s'y projetaient pas. D'autres, comme avait été le cas du préfet, devaient faire face à des parents ne les voyant que dans une unique voie. Pendant de nombreuses années, l'allemand avait essayé de se persuader que devenir auror était ce qu'il voulait réellement avant de se rendre à l'évidence. Il n'avait pas les épaules pour cette profession. Ni le goût à y consacrer sa vie.
« Ça t'est venu comme une envie de pisser en fait. » résuma Alexandre avec un petit sourire.
Il trouvait quand même cette explication un peu rapide. Cela se serait su si l'on pouvait découvrir sa vocation dans une boîte de Bertie Crochue. A la limite, il voulait bien croire que l'on puisse la découvrir par la divination. Cette explication le laissait un peu perplexe, malgré son sourire, et Njal était capable de le ressentir. Mais il prit le parti de ne pas poser plus de question. Il savait qu'il allait finir par le savoir, tôt ou tard. Il n'aimait cependant pas savoir que son meilleur ami lui cachait des choses, bien qu'il faisait exactement la même chose avec lui.
Cependant, il évoqua brièvement les livres sur les sujets intéressant Njal qu'il y avait dans la bibliothèque du manoir de Blankensee. Quinze années durant, Alexandre n'avait accordé aucun intérêt à cette qu'on aurait dit inépuisable d'ouvrages en tout genre, parfois rares. Mais depuis deux ans, elle avait attiré son attention. Lors des vacances d'été au manoir familial, il passait un bonne petite partie de sa journée dans cette bibliothèque à feuilleter des ouvrages de potions, de philosophie, de sciences occultes, d'occlumancie... Un peu dans le dos de ses parents. Il n'avait encore pu trouver des ouvrages traitant de magie noire. Mais il était sûr qu'il y en avait . Cachés quelque part. L'existence de tels livres dans la demeure Rozen ne serait pas quelque chose dont se venterait cette famille, tellement attachée à leurs valeurs.
« Ecoute, si tu veux. Ça me fera une petite introduction à la psychomagie. Je crois que j'ai quelques lacunes en la matière. »
Quoique les ouvrages de Freud lui faisaient de plus en plus de l'oeil, bien qu'il eut douté de leur valeur scientifique. Cela n'en restait pas moins intéressant.

Ce fut au tour de Njal de poser des questions concernant l'orientation professionnelle d'Alexandre. Cela avait toujours été un sujet sensible. Et cela l'était encore plus depuis quelques mois. L'entente père / fils se faisait de plus en plus difficile. Hans commençait certainement à se rendre compte que son cadet ne comptait pas se calquer sur le modèle familial. C'était qu'il lui trouvait de plus en plus de ressemblance avec son arrière-grand-père et cela déplaisait profondément au père de famille. Il avait toujours su qu'Alexandre avait été trop proche de lui.
« Ah le sujet qui fâche... » commenta le préfet avec un petit sourire résilié, qu'il perdit bien rapidement, en regardant le sol. « J'pense savoir vers quoi m'orienter maintenant. J'y ai beaucoup réfléchi. Ça m'a même obsédé pendant des mois. »
Il levait son regard distraitement vers les mains de Njal.
« J'pense au final m'orienter vers des études pour devenir langue-de-plomb... Mais j'l'ai pas encore dit à mon père. En fait, je crois que je ne vais lui dire au dernier moment. C'est pas le grand amour entre nous ces derniers temps. »
Hans Rozen ne tenait pas une haute estime de cette profession, malheureusement. Trop sombres et mystérieuses à son goût. Il venait à dire que beaucoup d'employés du département des Mystères avaient une inclination pour le Seigneur des Ténèbres, ce qui n'était pas forcément faux. Et il dénonçait également la portée top secrète des recherches effectuées.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Lun 25 Juin - 16:09


« Ça t'est venu comme une envie de pisser en fait, » commenta avec neutralité Alex.
« Tu as toujours eu le don de magnifiquement résumer les choses, » répliquas-tu aussitôt avec un sourire tout aussi fin. D’habitude, tu te serais formalisé d’une telle remarque mais ce n’était pas le cas, peut-être parce que tu étais trop heureux de retrouver une relation normale avec ton meilleur ami et surtout, retrouver une spontanéité qui vous avait manqué à tous les deux les dernières semaines. « Mais pour une fois que les choses me viennent si soudainement, je vais pas m’en plaindre. »
Alex te proposa gracieusement de farfouiller dans l’imposante bibliothèque de Blankensee à la recherche d’ouvrages en la matière. Tu ne doutais pas que le Manoir des Rozen devait receler de livres et traités rédigés par Freud et d’autres psychanalystes de renom qui seraient certainement utiles pour t’informer sur ton choix d’études mais aussi le jour où tu serais effectivement amené à apprendre toutes ces théories complexes.

Maintenant qu’Alexandre était plus au clair avec tes projets d’avenir, tu te risquas à lui demander ce qu’il en était pour sa part. Sujet glissant, tu le savais bien. Ses parents, et notamment son père, n’envisageaient pour lui qu’une carrière brillante d’auror au sein du Ministère. Par les quelques bribes que ton meilleur ami te faisait parvenir, tu savais que Hans Rozen n’était pas un homme tendre avec son cadet pour qui, pourtant, il aspirait au meilleur, le meilleur étant devenir Auror comme son grand frère. C’était évident qu’Alexandre ne comptait pas suivre cette voie, il n’y avait pas besoin d’être son meilleur ami pour le savoir. Pourtant, et même si tu te doutais qu’il n’allait pas se conformer aux volontés de ses parents, tu ignorais ce à quoi il pouvait aspirer pour s’y soustraire.
« Ah le sujet qui fâche... » soupira Alexandre alors qu’il fuyait ton regard qui se voulait pourtant compatissant. Tu ne voulais pas le mettre dans l’embarras. Tu ne souhaitais que le meilleur pour lui, il devait le savoir et l’avoir compris depuis le temps. Tu voulais simplement être une oreille attentive s’il avait besoin de s’épancher sur ce sujet ô combien sensible. « J'pense au final m'orienter vers des études pour devenir langue-de-plomb... » lâcha-t-il finalement en relevant un peu le nez.
Langue-de-plomb ? C’est ce qui s’appelait avoir de l’ambition ! « C’est cool ! » t’enthousiasmas-tu alors. Non, tu ne t’attendais pas à une telle révélation et pourtant tu avais le sentiment que ce métier correspondrait bien à Alexandre. Non pas qu’il était très mystérieux mais il y avait un petit quelque chose -tu n’aurais su dire quoi- qui te faisait sentir qu’il serait mieux au département des mystères qu’à celui du bureau des Aurors. « Il faut avoir le cœur bien accroché apparemment mais je suis sûr que tu peux y arriver, » l’encourageas-tu avec un franc hochement de tête malgré les réserves qu’il émettait, notamment au sujet de son père qu’il ne voulait prévenir qu’au dernier moment. C’était un choix que tu désapprouvais, chose que tu tentas de lui faire comprendre sans envenimer la conversation car tu savais ô combien la relation qu’il avait avec son père était conflictuelle. « Je suis pas sûr que ce soit la bonne solution, Alex. Il ne risque pas de le prendre encore plus mal que si tu le lui annonces avec plus de préavis ? T’as pas peur que ça lui donne une raison de ne pas te laisser faire ce que tu veux, justement ? » glissas-tu avec tact, en affichant une mine concernée. Car oui, tu te sentais réellement concerné par tout cela.

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Mar 26 Juin - 23:56


« C'est de la synthétisation Deutsche Qualität ça, tu crois quoi ? » répliqua Alexandre avec un petit sourire.
L'allemand faisait parti de ces personnes qui appelait un chat un chat. Dans son langue, il cherchait l'efficacité. Pas question de faire de longues tournures de phrase pour exprimer une seule idée. Il aimait que ses idées soient clairement exprimées et de façon précise. Sa langue maternelle l'avait fortement influencé en ce sens. Quand on avait remarqué ce petit fait, il était facile de remarquer quand Alexandre ne voulait pas vraiment répondre à une question: il se mettait à faire des phrases qui manquaient de clarté -en plus de se reprendre à plusieurs fois avant de faire une phrase complète- par rapport à d'habitude. Tout ce qui était dit à demi-mot étaient des choses sur lesquelles il n'était pas particulièrement à l'aise, ou bien volontairement sous-entendu pour plus de discrétion.
« Et puis au point où tu en es, autant tenter. C'est ça ou rien pour l'instant. »
Alexandre accepter d'aider Njal avec les ouvrages en allemand tout en ayant connaissance de la difficulté qu'il allait avoir à les traduire -les problèmes de mots, tout ça-. Mais il faisait ça pour lui. Il ne l'aurait très certainement pas fait pour quelqu'un d'autre. Il n'était prêt à le faire que pour lui.

Alexandre avait toujours aimé expérimenter. Cela l'ennuyait de juste apprendre, il voulait découvrir. Ainsi, il apprenait toujours mieux en autodidacte qu'avec un professeur (ou bien par expérimentation) dans les domaines théoriques car il ressentait la satisfaction d'avoir le sentiment d'avoir découvert quelque chose par lui-même. Il lui fallait quelque chose de ludique, de manuel. Par exemple, suivre bêtement une recette dans un livre de potion était quelque chose qu'il trouvait un peu ennuyeux et il décrochait rapidement. Car bien qu'il s'agissait d'une activité dite "manuelle", cela ne le faisait pas réfléchir ni comprendre. Pourquoi mettait-on tel ingrédient dans telle potion ? C'était pour cela qu'il aimait bien cuisiner et surtout faire des expériences culinaires. Ou encore l'astronomie qu'il appréciait de plus en plus.
Njal se réjouissait que le préfet ait peut-être trouvé sa voix, même s'il n'avait pas choisi la facilité. Non seulement le niveau était très élevé et en plus, il devait envisager l'hypothèse que le travail au Département des Mystères n'était pas comme il l'avait imaginé. Car tout ce qu'on savait sur ce département en général, c'était qu'il s'agissait de la recherche. Les activités y restaient secrètes et obscures. Cependant, dans cet enthousiasme, le norvégien y voyait une ombre pas négligeable. Alexandre ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel.
« Bon bah je vais juste attendre le moment propice alors. »
L'allemand disait vraiment cela pour faire plaisir à son ami. Ils savaient aussi bien l'un que l'autre qu'il n'y allait pas avoir de moment propice. Jamais il n'y avait eu une tension aussi forte et qui durait autant sur la durée entre père et fils.
« De toute façon, il ne va m'empêcher à rien du tout. Je suis majeur. Il n'a plus aucune décision à prendre pour moi. Et parce que tu crois que lui se préoccupe de savoir si je vais bien prendre telle ou telle chose ? Il s'en bat les cognards, mec. »
Faire des choses dans le dos de son père devenait le quotidien d'Alexandre et cela allait encore plus le devenir dans les mois à venir. Il valait sûrement mieux qu'Hans Rozen ignore encore certaines choses concernant son cadet, selon ce dernier.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Jeu 28 Juin - 16:40


La réponse que t’offrit Alexandre ne te surprit pas le moins du monde, que ce soit aussi bien la concession qu’il venait de te faire alors que, tout comme lui, tu savais que c’était simplement un moyen de clore le débat, ou bien la réplique qu’il fit au sujet de son père. Le conflit qui opposait Alexandre à son père te préoccupait et te renvoyait en écho les quelques échauffourées que tu avais pu avoir par le passé avec ta mère. Tu n’avais que réellement eu le loisir de discuter des heures avec Hans Rozen mais, par le portrait que te tirait son fils de lui, il t’était aisé de faire un rapprochement à ta propre mère. Une exigence sans borne et une obsession de la perfection, la perfection selon leurs propres standards, cela allait de soi. Et à cause de ce parallèle, tu avais peur que ton meilleur ami fasse une erreur en pensant pouvoir tenir tête à son paternel uniquement parce qu’il était à présent majeur. « Prendre des décisions à ta place est une chose. Essayer de faire de son mieux pour te guider alors que tu ne l’écoutes pas en est une autre, » te risquas-tu à lui glisser en veillant à ne pas paraître hostile. « Je ne dis pas que tu dois forcément l’écouter et suivre la voie qu’il espère pour toi mais au moins discuter avec lui de tes choix à toi. Il est contre. D’accord. Soit. Mais pourquoi exactement ? Juste parce qu’il veut te voir devenir Auror ? C’est ton père, Alex. Il ne t’a pas fait pour devenir Auror. La plus grosse erreur que tu puisses faire, c’est de ne pas lui parler parce que tu crois déjà savoir ce qu’il va advenir. » Tu te tus aussitôt, redoutant la réaction d’Alex. C’était un sujet sensible, tu le savais bien, et il aurait été dommage de se disputer alors que vous veniez de vous retrouver. Tu pensais savoir ce qu’Alexandre allait te rétorquer. Que pouvais-tu en savoir, toi, celui qui jamais ne parlait aux autres ? C’était justement pour cette raison précise que tu pensais avoir ton mot à dire. Les dernières semaines t’avaient fait réaliser à quel point refuser une discussion pouvait être préjudiciable, surtout pour celui qui se terrait dans le mutisme, et tu ne souhaitais en aucun cas que ton meilleur ami puisse expérimenter une telle situation. Tu t’efforçais de changer, de t’ouvrir aux autres. Aussi avais-tu le courage de dire les choses à Alexandre car tu ne voulais pas qu’il devienne ce toi que tu essayais de faire disparaître.
« Enfin … J’vais arrêter de parler de ça, » repris-tu car tu sentais que la situation risquait de t’échapper et que tu ne voulais en aucun cas perdre à nouveau ton meilleur ami. D’ailleurs, ton regard glissa sur le corps d’Alex qui, dans cette position, avait tout l’air d’un enfant à qui on racontait une histoire. Cette idée te fit sourire alors que tu plongeais tes yeux dans les siens. « Je suis vraiment content que tu sois là, » soufflas-tu avec sincérité. Tu avais dit cela comme s’il avait été absent. C’était vrai en quelques sortes. Absent de ta vie pendant de trop longues semaines, voilà ce que cela voulait dire. Tu n’avais pas souvenir que quelqu’un ait pu te manquer à ce point Même lorsqu’en première année, tu avais fait ta rentrée à Poudlard sans Nina et Sven, tu n’avais pas ressenti cela. Peut-être parce que tu savais que tu allais les retrouver aux prochaines vacances alors que cette fois-ci, avec Alexandre, tu avais bien cru le perdre à jamais. Alors oui, tu étais véritablement heureux de pouvoir poser ton regard sur lui ce soir-là. Pour le moment, cela te suffisait. C’était déjà un miracle. Il ne fallait pas s’en attendre à un second …

Citation :
Je sais pas ce que tu en penses mais ton prochain post pourrait conclure le RP nan ? Histoire qu'on passe à autre chose Cute

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  • Faire un post où le prénom de votre personnage n'apparaît pas - 2 dragées

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De l'art de demander pardon • ft. Alexandre

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