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De l'art de demander pardon • ft. Alexandre

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MessageSujet: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Dim 6 Mai - 11:43

De l'art de demander pardon



La rencontre avec Madame Croupton t’avait fait réfléchir et pas uniquement sur ton avenir. Si elle t’avait conforté dans ta volonté de devenir un jour psychomage, elle t’avait aussi appris que se remettre en question était une chose importante, une chose qu’il ne fallait pas refouler et dont il ne fallait pas avoir peur.
Même si tu avais déjà commencé ce travail sur toi-même avant votre entretient, ce dernier t’avait encore plus ouvert les yeux et tu étais à présent certain qu’il était nécessaire de faire des efforts pour changer, t’ouvrir aux autres et surtout, ne pas te fermer à ceux à qui tu tenais. Alors, même si cela te coûtait car ce n’était clairement pas dans ta nature, tu devais faire un pas en avant. Tu verrais bien où cela allait te mener.

Ce soir, comme tous les soirs depuis qu’Amycus avait eu la bonne idée de se faire renvoyer de Poudlard, tu serais seul avec Alexandre. Néanmoins, depuis quelques semaines, l’ambiance était pesante dans le dortoir car un nouveau poids, plus insidieux que Carrow, vous alourdissait tous les deux. Tu commençais à ne plus pouvoir supporter de voir ton meilleur tous les soirs sans que pourtant vous ne vous adressiez la parole. Tout ça parce que tu t’étais montré jaloux. Jaloux et égoïste.

Alex était parti faire sa ronde de préfet plus tôt dans la soirée. Il n’allait pas revenir avant quelques temps. Toi, tu tentais de finir un devoir donné par Flitwick il y a quelques jours. Tentais seulement car tu n’arrivais pas à te concentrer ni même à réfléchir correctement. Depuis des jours, tu te flagellais en disant qu’il était temps que tu t’excuses, que tu demandes pardon à Alexandre sans que jamais tu n’aies le courage ou le moment opportun de le faire. Cela te pesait vraiment, ce n’était plus supportable. Il fallait que tu le fasses, que tu le craches. Pourtant, cela impliquait tellement de choses, des choses qui t’effrayaient et que tu voulais enfuir. Tu ne pouvais pas lui avouer ce que tu ressentais pour lui. Comment réagirait-il s’il ne voulait pas te pardonner mais si, en plus, tu lui apprenais que tu étais amoureux de lui ? Il n’y avait pas besoin d’être en face de lui pour être certain de sa réponse. Tu aurais gâché ta seule et unique opportunité de te sentir enfin toi-même, libre du pire poids qu’un adolescent en pleine construction puisse supporter.
Excédé de ne pas avoir écrit une ligne pertinente sur ton parchemin, tu rangeas tes affaires avec empressement. Moins d’une minute après, tu les jetais rageusement sur ton lit avant de rester, totalement immobile, en plein milieu du dortoir. Tu serrais le poing de dépit et te perdais dans tes pensées.

Pourquoi fallait-il que tu sois toi ?

Pourquoi fallait-il que tu sois comme ça ? Que tu aies des sentiments qui n’auraient pas dû t’être donné d’avoir envers quelqu’un comme Alexandre ? Pourquoi était-il si difficile de dire les choses ? De t’exprimer, de dire ce que tu ressentais ? Pourquoi te sentais-tu toujours si honteux lorsqu’il s’agissait de mettre des mots sur tes sentiments ? Assurer au monde entier que tu allais bien était tellement plus facile et pourtant, cela ne t’avait jamais soulagé.
Tu n’en pouvais plus d’agir comme tu le faisais, savais que ce n’était pas ainsi qu’il fallait se comporter. Et pourtant … Pourtant tu répétais toujours la même scène. Parfois, tu aurais préféré ne rien ressentir. Ni amour, ni empathie, ni angoisse vis-à-vis du regard des autres. Rien. Car cela était trop pour toi, trop de sentiments que tu ne savais pas gérer. Tu en venais même à douter savoir un jour les maîtriser.

Tu ravalas difficilement ta salive, serras les dents pour empêcher un sanglot s’échapper de ta gorge. Tu étais un idiot, Njal Lænsen. Un idiot. Comment pouvais-tu seulement te supporter ?

L’envie de frapper dans un mur ne te manquait pas. Cependant alors que tu allais lever le poing pour l’abattre contre un des montant de ton baldaquin, la porte du dortoir s’ouvrit. C’était Alexandre, tu le sus avant même de le voir. De toute façon, qui cela pouvait-il être d’autre ?
Vos regards se croisèrent. Il te prenait totalement au dépourvu. Tu te sentis soudainement honteux. A quoi devais-tu ressembler là, à cet instant précis, la mâchoire serrée, les yeux brillants de larmes naissantes et le poing rageusement serré ? Pour autant, tu ne bougeas pas, planté au beau milieu du dortoir.

Tu étais risible, Njal.

Citation :
Désolé, je me suis un peu emporté  Facepalm C'est pas franchement ce qu'on aurait pu attendre comme début pour ce RP Laughing

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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Lun 7 Mai - 22:30

❝  Un vide se créait au fil des jours, comme s'il manquait une partie de lui-même.❞De l'art de demander pardon.Depuis quelques longues semaines, Alexandre avait un tantinet changé ses habitudes. Depuis quelques semaines, tout ce qu'il faisait habituellement avec son meilleur ami Njal Laensen, il le faisait seul. En fait, il faisait tout pour être confronté le moins possible à lui. Suite à l'agression de Theo Wadge à cause de laquelle le jeune homme avait failli y laisser sa responsabilité de préfet, il avait tout de même écopé de deux heures de colles quotidiennes du lundi au vendredi après les cours. Cela lui donnait une bonne raison de ne pas rentrer au dortoir alors que son camarade y était. Le reste du temps, soit il restait avec d'autres personnes ou restait seul, ou bien il allait à la bibliothèque. Le soir, il partait plus tôt pour faire sa ronde et rentrait plus tard. Tout était calculé pour croiser le moins possible Njal.
Cependant, cette situation devenait sérieusement pesante pour le préfet. Il avait beau lui en vouloir, rancunier comme il l'était, son meilleur ami lui manquait. Les sourires complices que ce dernier n'adressaient qu'à lui. Les comptes-rendus de ses entraînements dans le Lac Noir. Le simple fait de pouvoir lui demander de lui passer un mortier en cours de potion. Un vide se créait au fil des jours, comme s'il manquait une partie de lui-même. Comme si on lui avait arraché la moitié de sa joie de vivre déjà ténue pour un adolescent de 17 ans à la base. Mais sa rancune et sa fierté étaient trop grandes pour faire le premier pas vers une réconciliation. De toute façon, c'était Njal le responsable avec sa jalousie mal placée ! Son meilleur ami aurait dû être content pour lui du fait qu'il trouve une petite-amie.

Un soir, Alexandre rentra un peu plus tôt de sa ronde car il avait prévu de réviser pour ses examens de fin d'année. Il s'était confronté à la difficulté de lire un bout de parchemin en marchant dans les couloirs sombres s'éclairant d'un lumos tout en devant vérifier qu'aucun élève ne se cache dans des recoins de couloir. Sans surprise, il regardait plus son cours que sa trajectoire. Il s'était butté le pied contre plusieurs marches d'escaliers, était entré en collision avec quelques armures. Donc il avait bien vite abandonné l'idée. Tant pis pour Njal ! Ses examens passaient avant sa rancune.
L'allemand ne prit pas la peine de toquer avant d'entrer comme à son habitude -c'était encore son dortoir quand même !-. Il se figea en voyant son meilleur ami immobile au milieu de la pièce d'une façon qui avait tout pour le surprendre. La mine renfrognée. Le poing serré. Les larmes aux yeux. Leurs regards se croisèrent. Rendu un peu mal à l'aise, Alexandre écarquilla les yeux.
« Euhm... » hésita-t-il. « Tu veux que je te laisse seul ? »
Njal avait l'air d'être à deux doigts de pleurer. Quelle humiliation c'était que d'être pris en flagrant délit de larmes par ses potes en étant du sexe masculin ! Toute une logique de pression sociale qui s'imposait au sexe dit fort. Pleurer, c'était pour les filles. Ce n'était pas une situation anodine pour Alexandre qui n'avait jamais vu son ami pleurer. Cela lui faisait bien plus de peine qu'il ne l'aurait pensé.
« Tu n'as pas l'air dans ton chaudron... » rajouta-t-il maladroitement.
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MessageSujet: Re: De l'art de demander pardon • ft. Alexandre Jeu 10 Mai - 15:12


Ta relation avec Alexandre te rendait malade. Tu l’aimais plus que tout, savais avoir besoin de lui et pourtant, depuis ces dernières semaines, le voir ou même ne serait-ce que penser à lui t’emplissait d’une colère profonde mêlée à un sentiment fort d’impuissance. Tu ne savais que faire pour l’empêcher de s’éloigner de toi. Le silence était le pire ennemi de votre relation mais à cause des sentiments que tu nourrissais à son égard, le dialogue était compliqué. Tu n’étais déjà pas doué pour converser avec autrui alors lorsqu’il s’agissait d’un sujet aussi sensible et surtout, lorsque l’issue d’une telle discussion pouvait être aussi bien libératrice que catastrophique, rien ne t’aidait à t’engager, à laisser libre court à tes émotions.

Tu aurais préféré être seul au moins quelques dizaines de minutes encore, le temps que tu te calmes. Mais le sort en avait décidé autrement. Avant même que tu puisses réagir, Alexandre s’était engagé dans la pièce et te découvrait, transi, au beau milieu de la pièce, le regard perdu dans le vide comme si tu fixais, quelques instants auparavant, une apparition fugace.
Il n’aurait pas pu apparaître à plus mauvais moment. L’instant d’avant, cela aurait peut-être été mieux. Au moins, tu n’aurais pas donné l’impression de vouloir pleurer. L’instant d’après, il t’aurait retrouvé pleurnichant sur ton lit. Là, à ce moment précis, tu avais l’air bien idiot mais des yeux brillants d’un semblant de larmes, les poings serrés de dépit et une expression d’impuissance extrême sur le visage. « Euhm...  Tu veux que je te laisse seul ? » te demanda-t-il maladroitement. Que pouvais-tu faire à présent ? Que devais-tu faire ? Faire comme si de rien n’était ? Oh Alex n’était pas idiot et il te connaissait trop bien. Un instant lui avait suffi pour comprendre dans quel état tu te trouvais. Alors quoi ? Lui dire de s’en aller ? Tu savais au fond de toi que même si tu ne voulais pas être blessant, ton état t’empêchait de lui dire les choses de la bonne manière et il le prendrait très mal.
Mal à l’aise, te sentant devenir rouge de honte, tu fis volte-face comme si cela te permettait de cacher quelque chose qu’Alexandre avait déjà remarqué. Tu étais bien idiot à ce moment et la honte qui grandissait en toi te fit rapidement oublier toute cette colère envers Alexandre, envers toi, envers le monde.

« Tu n'as pas l'air dans ton chaudron... » fit-il avec tout autant de maladresse, pourtant, dans son ton, dans sa manière de dire les choses, tu eus l’impression de retrouver là ton meilleur ami, ou du moins en partie, sans que votre récente dispute n’ait entaché quoique ce soit. Sans lui répondre, tu te laissas tomber lourdement sur ton lit, le regard perdu quelque part entre les lattes du parquet. « Dritt … » soupiras-tu en chassant les quelques larmes naissantes qui menaçaient de tremper tes joues. « Non, ça ne va pas … » déclaras-tu comme si Alex ne l’avait pas fait remarquer quelques secondes auparavant. C’était là une grande première pour toi. Rares étaient les fois où tu t’avouais vaincu, que, dans un aveu de faiblesse, tu demandais implicitement de l’aide. Tu t’en voulais énormément d’être été si mesquin et acerbe avec lui. Jamais tu n’aurais dû lui parler ainsi et maintenant, tu ne rêvais que de retrouver votre petit quotidien, partager à nouveau votre petit-déjeuner ensembles, le revoir à tes côtés durant les leçons. « Je suis désolé, » murmuras-tu sans pour autant relever le nez. Désolé pour quoi ? Il y avait de quoi se méprendre ? Désolé qu’Alexandre ait pu te trouver dans cet état ? Ça en avait tout l’air, oui, mais désolé aussi pour ce qui s’était passé, pour les mots que tu avais eus et ça, Alex devait le deviner.
Pour le moment.

Citation :


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