GRYFFONDOR : 1040 pts | POUFSOUFFLE : 390 pts | SERDAIGLE : 735 pts | SERPENTARD : 880 pts

Partagez|

Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 23
| AVATARS / CRÉDITS : Charlie Hunnman - © faust
| SANG : Sang-Mêlé, les puristes en douteraient aisément.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le vide.
| PATRONUS : Un Renard.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Mer 13 Juin - 19:06

LONG TIME NO SEE.
feat Freya Bakke
Décembre 1975, Pré-Au-Lard, l'asphalte londonien avait tombé sa couverture brûlée et laissé place à un épais drap blanc. Le bourdonnement citadin incessant d'une ville qui ne dormait jamais s'était rompu, s'abandonnant au calme et à la quiétude champêtre. Le fourmillement de ses habitants s'était évanoui, et à présent seuls quelques visages juvéniles arpentaient des rues à demi-désertes. Dans un craquement sourd, tout ce qu'il haïssait avait disparu.
Les mains dans les poches, refuge chaleureux et rempart de ce froid mordant, le sorcier déambulait le pas englué dans cette mélasse blanchâtre. Son regard perdu sur les scintillements des vitrines qui arboraient leurs plus beaux atours en ce mois festif. Ses pensées plus légères et gaies à l'idée de la revoir après de long mois d’inquiétude et de correspondance. Il allait de nouveau pouvoir partager ses craintes et ses certitudes avec celle qui avait partagé les étés de son enfance. Celle là même qui l'amusait et la fascinait. Et bien que le temps est fait son oeuvre effaçant toutes les croyances (ou presque) qui avaient parfait son éducation, elle restait.
Un coup d’œil jeté par dessus l'épaule  et le voilà qu'il poussait une lourde porte dans un grincement strident à en faire pâlir une harpie. L'effervescence des lieux lui sautait au visage. L'établissement était bondé. Le sorcier ne s'attendait pas à une telle affluence en ces périodes de fêtes de fin d'années, pensées trop naïves. » Faen! « Il s'était surpris à jurer dans sa langue natale. La clientèle se bousculait, trinquait, chahutait dans un capharnaüm monstre. Si bien qu'elle faisait passer le rush matinale du ministère pour une berceuse, une mélodie enfantine. Et le voilà qui se jetait dans la ruée, jouant des coudes dans le maigre espoir de trouver une table libre à l'abri du courant d'air glaciale et des oreilles indiscrète.
Sa robe et ses chaussures tâchées d'effluve d'alcool, le norvégien se laissait gracieusement  glisser le long d'une chaise, exalté par sa traversée solitaire. Et avant qu'il n'est pu se remettre les idées en place, un sorcier bien portant plaquait son poing potelée sur la table. Un carnet dans sa main encore libre, son regard souriant accroché dans le sien, ses lèvres s'ouvraient, mais aucun son ne pouvait lui parvenir dans ce brouhaha. Le norvégien se leva brusquement et approcha ses lèvres des oreilles du tenancier, lui murmurant quelques mots imperceptibles dans cette cohue. Il n'avait d'autre choix que rebrousser chemin, laissant l'oubliator attablé.  
☾ anesidora
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 54
| AVATARS / CRÉDITS : Annicke Shireen
| SANG : Née moldue


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Fenrir
| PATRONUS : Une loutre
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Mer 13 Juin - 20:44

L’hiver était là, avec sa neige et son vent glacial. Un plaisir pour Freya. En même temps, il y avait assez peu de saisons qu’elle n’appréciait pas. Mais l’hiver, tout était si beau, si brillant, même le sol scintillait. Magnifique. Le parc était sublime le matin, avant que qui que ce soit n’ait pu aller marcher sur la neige de la nuit. Elle se faisait souvent ce petit plaisir, de se lever tôt et de traverser le château, juste pour aller près du lac et regarder cette étendue blanche immaculée. Enfin, chacun son truc!

Mais quelque chose de mieux occupait son esprit en cette fin de vacances scolaires. Si elle était restée au château, elle entendait profiter tout de même de sa proximité avec une personne toute particulière. Un homme qu’elle n’avait pas vu depuis bien trop longtemps à son goût. Ils avaient rendez-vous aujourd’hui. C’était donc dans une grande joie qu’elle s’était préparée. Robe, coiffure, tout y était passé pour retrouver un peu de ses habitudes en dehors de ce château dont elle n’était pas encore totalement habituée. Ses collègues avaient beau être tout à fait charmants avec elle, elle n’avait pas encore eu l’occasion de réellement sympathisé avec eux. Freya avait donc plus que besoin de cette rencontre. Ils ne s’étaient jamais réellement quitté puisqu’ils s’étaient beaucoup écrit. Mais le revoir lui ferait tellement plaisir.

Peu avant l’heure convenue, elle avait donc pris le chemin de Pré-au-Lard. Presque sautillante tant elle voulait arriver rapidement, elle arborait un sourire plus que joyeux, faisant parfois même se retourner quelques personnes… Enfin, finalement c’était peut-être son accoutrement peu conventionnel ici qui les faisait se retourner… De toute façon elle n’y prêtait aucune attention! Elle fut rapidement devant la même porte bruyante que son comparse quelques minutes avant, la poussant dans le même bruit, avant de se retrouver dans la même foule. Se dressant sur la pointe des pieds pour balayer la salle du regard, sautillant par endroits, elle finit par le repérer, au fond de la salle. Retrouvant son sourire, elle se faufila entre les personnes présentes. Sur le côté, en se baissant, en enjambant, elle finit par arriver près de lui.

- Min lille hvite ræv!

Oui, mon petit renard blanc… Il ne fallait pas trop chercher à comprendre ce petit surnom tout affectif qu’il était. Le grand gaillard n’avait pas grand chose d’un petit renard mais c’était resté de leur enfance. Alors qu’elle lui était pour ainsi dire tombé dans les bras pour le serrer dans les siens, Freya senti pourtant un léger mal de crâne commencer à percer. Elle ne s’en inquiéta pas, juste un peu déçue qu’un tel symptôme puisse potentiellement l’empêcher de profiter pleinement de cette entrevue qui lui tenait tant à cœur.

-Yrian! Tu as l’air bien! Comment ça va? Je suis contente de te revoir!

Son enthousiasme était plus que clair, ne serait-ce que par ce sourire qu’elle arborait sans pouvoir s’en défaire. Bientôt le propriétaire des lieux était de retour. Prêt à prendre leur commande, Freya l’entendait très mal et lui-même semblait ne pas tellement l’entendre non plus. Alors dans sa délicatesse habituelle, elle avait finit par prendre le carnet de ses mains pour y noter elle-même la commande. Après un signe de tête et un sourire, l’homme repartit vers son bar. Voyant très vite qu’ils auraient du mal à s’entendre, Freya se permit un coup de baguette et ce fut le silence autour d’eux. Ainsi isolés phoniquement, c’était plus confortable. Mettant les coudes sur la table et son menton sur ses mains liées, elle l’écoutait avec une attention toute particulière, le couvant presque du regard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 23
| AVATARS / CRÉDITS : Charlie Hunnman - © faust
| SANG : Sang-Mêlé, les puristes en douteraient aisément.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le vide.
| PATRONUS : Un Renard.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Ven 15 Juin - 1:31

La chaleur qui régnait dans l'établissement lui fit vite regretter la fraîcheur extérieur. Ces flocons se déposant sur ce visage marqué par la fatigue. Cette bise hivernal poussant au gré de ses assauts ce corps abattu par une masse de travail toujours plus accablante. Cette température polaire, mais si revigorante le faisant presque voyager vers sa terre natale. Le sorcier s'était pris à songer au pays et son apparente quiétude qui transpirait à chaque hibou reçu de son paternel. Il se retrouvait seul, enfermé dans ses pensées, l'esprit voguant vers des horizons plus lointaine où noirceur et ombre ne planaient guère telles une épée de Damoclès. Il se défit de sa cape, la posant délicatement sur ses genoux. Et tandis que ses doigts courraient sur la table, trahissant la nervosité et l'excitation qui l'habitaient, ses paupières trop lourdes s'accordèrent un répit amplement mérité.

Son âme vagabonde ne la remarqua pas. Prisonnier des songes il ne put la voir passer au travers de la devanture, son pas sautillant et enjôleur de farfadet. Il ne la vit pas non plus fendre la foule drôlement accoutré, enjambant sacs et paquets, se baissant au passage d'un plateau ensorcelé. » Min lille hvite ræv! « Une main tendue dans les mirages, sa voix cristalline le sortit de sa léthargie. Les sens en alerte, le regard vif, son visage écarlate se tournait vers elle. Elle n'avait donc pas oublié ce surnom enfantin qu'elle lui avait affectueusement donné alors qu'il n'était pas plus un qu'un botruc. Un sourire rayonnant perça chassant dans son éclat sa mine tiraillée. Skagen n'eut de temps de répliquer, le souffle coupé par son étreinte. Il avait attendu longuement ce moment, qu'il n'eut cœur à la repousser dans cette accolade asphyxiante. Tant est si bien qu'il ne remarqua pas dans l'immédiat ce petit quelque chose en Freya.

Sa présence lui redonnait l'énergie nécessaire. Les tracas de la vie au ministère, son manque indéniable de sommeil, ses incertitudes sur son futur à Londres, son enthousiasme débordant les balaya. Il se sentit aussi niais qu'une goule à sourire à s'en déchirer les pommettes. Il ne pouvait tout simplement plus s'en empêcher, comme si les ficelles d'un marionnettiste l'en obligeait. » Ja selvfølgelig! Et toi ? J'ai appris ce qu'il s'est pa...« ...Passé l'été dernier. Sa phrase resta en suspend. Devaient-ils réellement en parler, ou était-ce encore trop tôt pour elle. Il mourrait d'envie de le savoir autrement que pas le biais de sa maternel. Il crevait de désir d'en apprendre plus. Il était vrai que depuis le départ de son fils pour le Royaume-Uni, Mrs Skagen avait quelque peu perdu la raison. Il se laissait dire, qu'elle n'avait plus toute sa tête. » Nei, glem det!« Avec un peu de chance, elle n’avait sans doute pas perçu sa question à travers cette cohue.

Alors qu'un filtre, une bulle transparente les enveloppa dans une quiétude, leur regard se perdirent l'un dans l'autre. Le sorcier avait tellement de chose à lui demander, les questions se percutaient, s’enchevêtraient dans son esprit, que sa langue finit par tourner sept fois dans sa bouche avant qu'il n'ait pu calmer son enthousiasme. » Alors grande prêtresse ? Poudlard, c'est autant la débauche qu'on ne le prêtant ? « demanda-t-il sur un ton amical mais sarcastique.
☾ anesidora
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 54
| AVATARS / CRÉDITS : Annicke Shireen
| SANG : Née moldue


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Fenrir
| PATRONUS : Une loutre
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Ven 15 Juin - 11:40

Il y avait beaucoup de monde ce jour-là. Freya avait du faire preuve d’agilité pour parvenir à atteindre son but. Une prestation pas loin d’être digne d’une gymnaste. Mais toujours avec le sourire! Après tout elle ne faisait pas tout cela pour rien, loin de là. Elle avait un but précis à atteindre après cette sortie rafraichissante et ces acrobaties. Et ce but ne collait plus du tout avec la première description qu’elle en fit ce jour-là. Il faut dire que ce surnom était resté d’une époque très lointaine où Yrian Skagen était encore plus petit et plus frêle qu’elle. Ce qui n’était plus tellement d’actualité à force. Il était tellement grand maintenant. Freya préférait parfois ne pas se rappeler d’eux lorsqu’ils étaient petits. De cette époque où elle lui prenait parfois la main pour aller jouer dans les champs. Douce époque dont elle garderait un souvenir des plus sympathique.

Elle avait vu Yrian qui somnolait dans le fond. D’où son interpellation. Alors il est vrai qu’elle l’avait peut-être serré un peu fort… Mais elle était tellement contente de le retrouver. Et puis malgré la fatigue visible mais qu’elle ne prendrait pas la peine de relever car c’était sans doute inutile. Il avait un travail prenant. Ce qui pouvait largement l’expliquer. Enfin, il avait de bonne humeur tout de même, c’était important!

-Ja selvfølgelig! Et toi ? J'ai appris ce qu'il s'est pa..

Ah oui… Sujet délicat. Forcément il en avait entendu parler. Il n’avait pas donné beaucoup de précisions pour le moment mais il ne s’en passait pas beaucoup chez elle. Surtout qui pouvaient concerner Yrian. Elle avait donc un peu baissé la tête, un peu gênée par la situation à laquelle il faisait référence.

-Nei, glem det!

Il avait sans doute senti son léger malaise. Il était donc assez gentil pour détourner un peu la conversation. Ou en tout cas ne pas exiger de réponse. D’un autre côté c’était sans doute une bonne occasion de lui signifier qu’elle-même n’en voudrait à personne pour cet évènement. Freya savait bien ce qui se passait chez les Skagen et elle avait très rapidement fait le lien.

-Non ça va… Tu sais, ta maman a un peu de mal. Elle ne va pas très bien. Je ne lui en veux pas. Mais elle a été interdite de nous approcher maintenant. Elle est trop instable pour nous…

Ignorant ce qu’on avait réellement raconté à Yrian, elle n’avait pas pris la peine de raconter une nouvelle fois cette interruption du rituel, comment sa mère avait hurlé contre elle, brandissant son athamé. Il serait mentir de dire que Freya n’avait pas eu un peu peur sur le coup. Cette femme qu’elle avait connu si gentille qui disait (même si criait serait plus exact pour le coup) qu’elle ne devait plus mener les rites, qu’elle était impure à cette place par sa condition de sorcière. Heureusement, la communauté moldue présente ne semblait pas avoir relevé cette appellation. Un nom courant même pour des moldus qui pratiquaient cet autre type de magie. Le ministère aurait été obligé d’intervenir… Cela aurait sans doute été très pénible et heureusement son mari avait fini par la maîtriser. Personne n’était intervenu pour l’incident et les choses avaient repris leur cour… Enfin… Évidemment Yrian l’avait appris. Il n’était pas mêlé à cette histoire mais Freya se doutait qu’il devait être touché par ces tristes évènements.

Finalement les choses s’étaient calmées. Au sens propre. Le bruit avait cessé de les entouré et ils avaient pu commencer une conversation un peu plus joyeuse dans le calme. Aucun ne savait vraiment par où commencer. Finalement, c’était lui qui avait lancé les hostilités.

-Alors grande prêtresse ? Poudlard, c'est autant la débauche qu'on ne le prêtant ?

Ce petit surnom venant de lui, c’était un peu ironique maintenant. C’était un peu un jeu entre eux dirons-nous. Yrian ne suivait plus tellement ce mode de vie si particulier qu’ils avaient partagé à une époque. Il avait finit par retourner à une vie plus “normale”. Là où Freya avait continué à prendre de l’importance dans ce groupe.

-Oh non, c’est bien calme au final. Les Seidr plongent bien plus dans la décadence. Ou alors je ne sais pas tout… Ce qui est plus que probable!

Elle s’en amusait pour le moment. Freya ne savait pas encore tout de cette école ou de ses habitants. Même parmi les professeurs elle étaient persuadées que de drôles d’histoires devaient se passer. Alors que leur conversation se poursuivait, sa migraine semblait vouloir s’installer réellement. Elle lançait parfois dans sa tête, ce fut à un moment si fort qu’elle porta la main à son front quelques secondes. Ce n’était pas pour autant assez fort pour décrocher ce sourire de ses lèvres, bien trop heureuse qu’elle était de retrouver Yrian. Cela finirait par passer. Sans doute aidé par ce jus d’œillet qui arrivait avec le propriétaire des lieux.

-Et toi le Ministère? C’est aussi froid qu’on le pense?

Toujours dans l’humour, c’était souvent ce que l’on entendait de ces gens aigris qui avaient eu affaire à cet endroit que la plupart essayaient d’éviter. Mais elle avait poursuivi rapidement sur un ton où une légère inquiétude transparaissait.

-Ce n’est pas trop dur? Tu as un peu de temps pour toi?

C’était plus fort qu’elle. Depuis toujours. Freya ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour lui, peu importait pour quoi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 23
| AVATARS / CRÉDITS : Charlie Hunnman - © faust
| SANG : Sang-Mêlé, les puristes en douteraient aisément.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le vide.
| PATRONUS : Un Renard.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Dim 17 Juin - 18:10

Un peu de mal, trop instable, interdite de les approcher. Elle n'avait rien perdu de sa franchise. Un troll n'aurait été plus bourru. La délicatesse du sujet semblait lui avoir quelque peu échappé. La santé mentale de sa mère déclinait, il le savait, en avait pleinement conscience, même s'il préférait botter le cognard en touche. Il s'était peut-être dérobé trop longtemps à ses obligations; trop loin pour donner un sens à tout cela, trop impliqué dans son travail pour réaliser, inquiet du contexte dans lequel il évoluait. Si bien que se le faire entendre par une personne externe à la sphère familiale égratignait son ego, sa fierté. Elle n'était pas n'importe qui certes. Ils avaient pratiquement grandi ensemble, partagé les mêmes croyances dans leur enfance, pratiqué un culte qui les avaient sciemment rapproché. Tant est si bien qu'elle était bien plus qu'un crush de colonie, une amie sur qui il pouvait compté, elle était comme un sœur. La réalité revenait au galop et son fer glacé lui arrachait une petite moue déconvenue. Pendant des mois il s'était soustrait à ses responsabilités, elle l'avait seulement aider à prendre conscience de la gravité des événements. » Du har rett... « finissait-il par dire. Il ne désirait pas s'éterniser sur le sujet. Il culpabilisait assez de ne pas être un support sain sur lequel sa maternel aurait pu se raccrocher, et il se sentait blâmable de l'avoir délaisser.

Poudlard, calme, il n'en revenait pas. Il s'était peut-être emporté sur la réputation de cette école de sorcellerie. La rivalité installée entre les différents établissements de magie laissait penser que Poudlard n'était qu'un orphelinat pour enfants à problèmes, ceux dont les autres instituts magiques européens ne voulaient attirer dans leur filet par peur ou dégoût. Au final peut-être était-ce une école sans histoire, aussi fade que Beauxbâtons. Son interlocutrice avait tout de même l'air d'y avoir pris ses marques, ce qui en soit démontrait à quel point Skagen s'était mépris et emporté sur la réputation de cette institution. Il allait s'en dire que Poudlard avait gagner une formidable sorcière pour dispenser des cours. La réponse de la jeune femme à son attaque tout aussi amicale que leur relation ne se fit pas attendre. La Ministère de la magie froid ? Ce n'était pas peu dire. La décoration n'aidait sans doute pas à réchauffer l'atmosphère, comme si tout avait été pensé pour obliger ses employés à fuir ce lieu sinistre. Le norvégien n'en était pas fan, mais son poste lui permettait de ne pas se brûler la rétine à fixer son propre reflet dans l'atrium lugubre. » C'est de bonne guerre, mais je dois avouer que l'endroit est aussi chaleureux qu'un funérarium...« lâchait-il sur un ton amusé son sourire de nouveau suspendu aux lèvres.

Elle s’inquiétait à son sujet, il trouvait toujours cela tellement attachant bien qu'il n'ait plus six ans, son cheveu sur le langue et son regard espiègle. Il était vrai qu'il ne fallait pas avoir la perspicacité d'un aveugle pour se rendre compte que le sorcier était pour ainsi dire au bout du rouleau. Retard dans ses rapports, montagnes de dossiers, la vie au ministère n'était pas un long fleuve tranquille, son sommeil empatissait. Bien qu'il ne frôlait le burn out à chaque nouveau cas d’usage abusif de la magie, il avait toujours cette flamme en lui qui le poussait à aller de l'avant. Décidé à ne pas plus l'inquiéter sur son hygiène de vie et le cruel manque de repos, il truqua légèrement la vérité. »Tu me connais, même si je dois travailler vingt-quatre heures, j'arrive toujours à trouver un peu de temps pour souffler...« Le sorcier était piètre menteur, mais sur celui-ci il jurait sans être bien sorti. Il s'accordait une gorgée de jus d’œillet qu'elle leur avait commandé. Le liquide manqua de passer par le mauvais trou. Au final, elle ne devait pas si bien le connaître pour lui commander ce jus de chaussette. »La prochaine tournée est pour moi! « annonçait-il son sourire angélique en coin de lèvres.
☾ anesidora


Dernière édition par Yrian R. Skagen le Dim 17 Juin - 22:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 54
| AVATARS / CRÉDITS : Annicke Shireen
| SANG : Née moldue


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Fenrir
| PATRONUS : Une loutre
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Dim 17 Juin - 22:18

Freya bien qu’assez diplomate n’avait pas pour habitude de mâcher ses mots. Elle avait donc été assez directe avec Yrian. Il faut dire aussi qu’elle le pensait assez au fait quand à la situation de sa mère. Freya avait encore une certaine affection pour elle. Ce qui s’expliquait par la proximité qui avait existé entre les deux familles. Rapprochant au passage les deux enfants qu’étaient Freya et Yrian. Mais la belle savait que la situation plus que délicate devait être difficile à vivre pour son ami. Ce qui se confirmait largement par cette mine déconfite qu’il affichait. Elle s’en voulait un peu de provoquer chez lui ce genre de réactions. Il ne semblait pas vouloir insister pour autant, elle n’allait donc pas insister.

-Du har rett...

Elle respecterait son choix et n’en rajouterait pas. Il allait sans doute avoir besoin de temps pour réellement accepter les choses. A côté, elle ne pouvait que compatir et lui apporter un certain soutien. Du mieux qu’elle le pouvait. Alors qu’ils ne se voyaient pas toujours régulièrement. L’un de ses grands regrets.

Et cette migraine qui ne voulait décidément pas la quitter. Elle en avait presque mal jusque dans le cou. Ainsi que cette étrange sensation de parfois entendre un son très aigu, comme pour la couper du reste de ce qui l’entourait.
Mais très vite le sujet de la conversation fut le plus prenant. Il faut dire que l’école où elle enseignait avait une sacré réputation. Chose qu’elle venait de réfuter. Finalement elle s’y sentait plutôt bien. Bon, Freya n’y enseignait que depuis quelques mois. Mais c’était plus sympa que ce qu’elle avait pu imaginer. Et il faut dire que la défense contre les forces du mal avait cet avantage d’être une matière intéressante et très active. Une matière qui avait tendance à bien plaire aux étudiants. Alors puisqu’ils étaient dans ces petites chamailleries, elle avait enchainé sur le lieu de travail de son ami.

-C'est de bonne guerre, mais je dois avouer que l'endroit est aussi chaleureux qu'un funérarium...


Freya eut un rire chaleureux (malgré le fait qu’il lui avait semblé l’entendre raisonner dans son crâne comme amplifié de façon excessive) à cette réponse pour le moins honnête.  Mais comme à son habitude, l’inquiétude l’avait vite rattrapé. Il faut dire qu’elle avait toujours eu cette tendance à vouloir le protéger, quand bien même ce n’était pas du tout son rôle, et encore moins aujourd’hui. Mais c’était plus fort
qu’elle, attachée à lui comme elle l’était.

-Tu me connais, même si je dois travailler vingt-quatre heures, j'arrive toujours à trouver un peu de temps pour souffler...

Il avait l’air assez convaincu de ce qu’il disait. Elle ne le croyait pas réellement pour autant. En fait, même si il pensait réellement tout cela, elle n’avait pas l’impression que c’était vrai. Tout simplement parce qu’il avait de véritables valises sous les yeux.

-Moui, justement je te connais. J’espère que tu auras des moments plus calme, je te le souhaite…

Finalement ce qu’elle avait commandé était arrivé. Il avait eu l’air un peu déçu et avait même manqué de s’étouffer. Oh elle savait très bien pourquoi. C’était entre la petite plaisanterie et la prévention. Histoire surtout de se donner bonne conscience. Après tout, ils avaient grandi dans une communauté ou célébration rimait avec boisson. Et pas du jus d’oeillet pour le coup…

-La prochaine tournée est pour moi!

Freya eut un nouveau rire. Elle se doutait bien de ce que cela donnerait. Il n’avait pas apprécié sa commande, et elle l’avait prévu.

-Oh je sais bien ce que tu veux Yrian. Mais vois le bon côté des choses, nous aurons été raisonnables le temps d’un verre! Mais je prendrais la suivante alors!

En riant elle avait approché sa main de la sienne dans le but de la serrer un peu amicalement. C’était comme ça, Freya était quelqu’un qui aimait le contact physique. Une habitude qu’elle allait peut-être regretter.

A peine l’avait-elle touché qu’une horrible sensation la pris. D’abord, elle cru manquer d’air, alors elle inspira rapidement dans sifflement angoissant. Puis une très violente douleur, c’était généralisé, tout son corps se crispa d’un coup. Cela avait provoqué un violent mouvement de recul. Une douleur vraiment atroce, mais le souffle coupé elle n’avait pas même eu la possibilité de crier. Ses yeux clos, elle avait pourtant quelques images. Tout était sombre, mais quelque chose brillait, comme un visage, mais pas humain. C’était comme une statu d’argent, mais uniquement une partie, juste ce visage qui ne semblait pas vraiment en être un. Un rire aussi, et quelque chose qui pendait au-dessus d’elle. Des cheveux, des cheveux sombres et bouclés.

Freya avait rapidement repris ses esprits. Cela n’avait peut-être duré que quelques seconde, quelques courtes secondes d’ailleurs. La belle était pourtant tendue à l’extrême, s’était écarté de la table, une main sur la poitrine où elle avait manqué d’air, l’autre sur la table pour se tenir. D’un coup très pâle et le regard encore terrifié, elle ne savait pas trop ce qui s’était passé. La Spakona venait visiblement d’avoir une vision. Jusque-là, elle savait un peu le reconnaitre. Mais il ne lui était encore jamais arrivé de la sentir si violente. Surtout que cela semblait concerner Yrian. Elle n’avait encore jamais eu de prédiction avec une personne qui n’était pas concernée. Ce qui ne la rassurait pas tellement…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 23
| AVATARS / CRÉDITS : Charlie Hunnman - © faust
| SANG : Sang-Mêlé, les puristes en douteraient aisément.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le vide.
| PATRONUS : Un Renard.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Hier à 15:37


Skagen lui était reconnaissant de n'avoir rien à redire là-dessus. Sa mère, cette maladie et tout ce qu'elles engendraient, l'inquiétude et les remords, la culpabilité et la peur. Bien qu'il nourrissait envers elle une confiance indéfectible, il ne souhaitait pas aborder tout cela, pas en ce jour, pas en ce lieu. Et la simple idée de mettre des mots, de parler ouvertement de ce mal exempt de magie, le plaçait dans un cruel embarras. Il ne se sentait simplement pas d'humeur d'épiloguer à propos de sa maternelle. Il savait au fond de lui, qu'il ne pourrait cependant pas se dérober à ses responsabilités éternellement, que le moment opportun, il devrait y faire face. Son esprit fut tellement torturé par ce tabou, qu'il n'avait su remarquer que son interlocutrice souffrait elle aussi silencieusement, massant avec délicatesse son front. Le reste de leur conversation fut d'un ton plus léger, abordant leur travail respectif, la dureté de leur tâche. Son petit mensonge n'avait clairement pas eu l'effet escompté. Il savait pertinemment que son visage tiré le trahirait, que toute la volonté du monde ne dissimulait ses petits yeux bouffis, rongés par un manque cruel de repos. Il n'avait juste pas envie de l'alarmer, elle avait sans doute d'autres jardins à dégnomer. Il lui souriait toujours aussi bêtement, il ne pouvait pas refréner cet excédent de joie. » Je songerais à plus de calme quand les rats auront fuis le navire. « lâchait-il d'un ton détaché inaudible, un léger souffle filant entre ses lèvres. La société déraillait, ses règles désuètes les tiraient dans les abîmes et tout le monde (ou presque) s'en accommodait. Alors pour ce qui était d'une bonne nuit de sommeil, il s'en était volontiers passé. Le destin lui en voulait, sa chienne de roue ne tournait plus et la case sur laquelle elle bloquait ne lui laissait présager une éventuelle éclaircie, un futur dans la lumière.

Son verre entre les doigts, il s'amusait à lui donner le tournis.  Il aurait juré pendant un instant que son contenu se vidait par lui-même, comme s'il répondait à ses désirs d'un breuvage plus costaud, d'un remontant corsé. Et alors que son regard se portait sur celle qui partageait la tablée, le petit récipient roulait d'avant en arrière, bercé par le vide incondionnelle qui l'habitait, avant de percuter son coude. Dans un geste vif, son bras gauche s'était portée à hauteur de son visage. Le barman accourait, fendant la marée humaine, il disparut un moment avant d'apparaître dans un léger craquement sonore. Ravi d'être tiré de derrière son comptoir, il griffonnait de son écriture brouillonne le commande du norvégien. L'oubliator le congédiait d'un hochement de tête, dans ce même bruissement le tenancier les abandonnait. » Laissons la raison pour les sages et dis moi tout, je veux tout savoir, comment s'est passée ta rentrée, le niveau de cette école... « Il la dévisageait presque se rapprochant, le buste au dessus de leur table. Il était consumé par la curiosité. » Un sorcier avec qui déambuler dans les couloirs? « demandait-il sur un ton amusé, mais toujours aussi sérieux. Son arrière train de norvégien de nouveau sur l'assise de sa chaise, son regard taquin dans le sien, un sourcil arqué pour marquer son intérêt.

Son rire raisonnait encore, percutait leur cocon de quiétude et se tut brutalement. La chaleur de sa main dans la sienne se laissait chasser dans un courant d'air frais. Son sourire s'évanouissait subitement. Son regard s'était durci. Un bruit de bois raclant le sol accompagnait son élan. Ses jambes l'avaient porté aux côtés de Freya en un battement de paupières. Il avait empoigné la sorcière avec force et douceur. L'esprit vif, ses pensées se bousculèrent. Il n'avait aucune idée de ce à quoi il assistait impuissant. Le souffle coupé, les sens en alerte, il balayait la salle dans une œillade emplie de noirceur. Il cherchait désespérément la source de cette agonie horrifiante. Chacun vaquait à ses occupations, riant, buvant dans un capharnaüm des plus silencieux. Le corps de son amie s'était figé de douleur. Ses yeux clos n'avaient rien de rassurant pour Skagen. Seul sa respiration sifflante témoignait d'une signe de vie. » Store søster ! «  Le plat de sa main battait vigoureusement la joue creusée de la sorcière. Il savait qu'elle avait le don de seconde vue, qu'elle était emprunt à des prédictions, mais pour une première, il ne s'était pas attendu à cela. Le teint pâle, le front perlé, le temps s'était figé. Elle était en transe depuis une poignée de secondes qui lui était apparut être une incommensurable éternité. Il allait définitivement avoir besoin d'un bon remontant après tout cela.

Il avait lâché son emprise sur elle, reculé de quelques pas, les mains fermement appuyées contre sa taille. Il la surplombait de toute sa taille. Planté, le corps immobile, le regard interrogateur, la mine inquiète. Il avait reprit ses esprits. Tout s'éclairait à présent, son don, ses visions. Effrayant, il n'avait aucun autre mot pour décrire ce qu'il venait de se passer. Il prit encore quelques secondes pour raisonner, se mettre au clair. La manche de sa robe épongeant son front, il essayait de trouver des réponses à tout cela. Il pensait au rythme de sa respiration, bien trop vite pour être concis. Il aurait pu faire le rapprochement. Le contacte aussi court fut-il, le déclenchement de sa vision, tout était lié. La prédiction avait à voir avec lui. Quelque chose allait se passer et à en croire la douleur qui irradiait de Freya, cela ne pouvait être une partie de plaisir. Cependant, il était encore trop nerveux pour faire le rapprochement. Inquiet pour son amie d'enfance qui s'était quasiment effondrée de douleur. Terrifié qu'elle se retrouve de nouveau prise dans une crise. Anxieux car au fond de lui une petite voix lui murmurait des inepties qui ne pouvaient s'avérées sérieuses. Ses poumons se remplirent d'air et il s'agenouillait auprès de la Spakona. Il lui prit la main, elle tremblait encore, elle devait être dans le même état d'esprit que lui, voir pire. » Tu... Ça va ? « finit-il par dire d'une voix peu assurée. Il n'avait rien trouvé de mieux à dire. Il ne souhaitait pas lui demander ce qu'elle avait vu ou ressentit, elle consentirait à lui dire l'objet de cette vision par elle même.

☾ anesidora
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 54
| AVATARS / CRÉDITS : Annicke Shireen
| SANG : Née moldue


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Fenrir
| PATRONUS : Une loutre
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke] Hier à 23:58

Plus le temps passait, plus il était évident pour Freya que le lien qu’elle pouvait avoir avec Yrian était fort. Elle avait ce sentiment qu’il était important pour elle, que son bonheur à lui participait au sien. Cela n’avait rien à voir avec une relation amoureuse. Cela faisait bien longtemps qu’elle faisait cette différence. Non, elle avait pour lui cette forme d’attachement et de compassion extrême. Il était comme de sa famille, comme son frère. Alors le lien s’était fait, s’était renforcé, et s’était petit à petit bien ancré. Aujourd’hui c’était ce lien qui la rendait si heureuse de le voir. Tout comme c’était lui qui la faisait presque culpabiliser d’avoir parlé de sa mère. Elle était malade, Freya le savait. Cela la rendait un peu triste aussi d’ailleurs. C’était une femme qui avait été si charmante. Il avait été assez choquant pour Freya qu’elle puisse tenir de tels propos et tels geste envers elle. La concentration et l’énergie qu’avaient demandé le rituel en cours n’avaient pas aidé à faire passer les choses. Mais c’était ainsi. Et Yrian lui-même devrait faire avec. Ce n’était pas elle qui pourrait y changer grand chose…

Ils s’étaient ensuite intéressé à la situation du jeune homme. Plus précisément à son sommeil visiblement trop rare pour être réellement en forme. Même si elle le voyait tout à fait joyeux ce jour-là et prompt à rire aux éclats avec elle, ces traits tiré et ces yeux gonflés de fatigue n’avaient pas pu lui échapper.

-Je songerais à plus de calme quand les rats auront fuis le navire.

Son sourire et sa bonne humeur ne pouvaient pas laisser Freya dans son inquiétude. Elle avait donc repris les siens, souriant franchement et de bon coeur à ce petit quelque chose qui faisait qu’elle aimait tant son petit renard blanc.

-Je t’offrirais un chat si il le faut mais crois-moi ça viendra, et le plus tôt possible. Tu fais peine à voir avec tes yeux noirs!


Elle plaisantait un peu. Et même si il y avait une part de vrai dans ses propos, c’était surtout pour une fois de plus se moquer un peu de lui. Au fond, Freya ne voulait que son bonheur. Mieux encore, pouvoir le partager avec lui lors de moments de complicité comme ils étaient en train de le faire. Même si cette entrevue autour d’une table avec ce jus d’oeillet avait presque quelque chose de formel par rapport à leurs habitudes. Ne pouvant pas l’inviter à venir la voir à l’école, ils n’avaient pour le moment pas beaucoup plus d’options. Alors il avait fini par demander une autre boisson, sans doute quelque chose de plus fort. Ce qui n’était pas pour déplaire à la belle.

-Laissons la raison pour les sages et dis moi tout, je veux tout savoir, comment s'est passée ta rentrée, le niveau de cette école...

Elle n’avait pas eu le temps de répondre qu’il se penchait vers elle avec ce petit regard espiègle qu’il avait déjà étant enfant. Elle avait plissé les yeux en retour, se penchant elle aussi au-dessus de la table pour rejoindre son regard.

-Un sorcier avec qui déambuler dans les couloirs?

Un éclat de rire la raccompagna jusqu’au fond de son siège. Forcément! Il était curieux de savoir si un sorcier pouvait faire battre son petit coeur. Ce qui n’était encore jamais arrivé.

-Si tu veux tout savoir… Non! Mais pour rattraper avec ton autre sujet, je suis sûre qu’il se passe des choses chez les collègues! Le professeur de vol et d’astronomie ont sûrement une histoire! J’en suis presque sûre! Ils n’arrêtent pas de se glisser des regards! Et j’ai cru comprendre qu’une autre collègue, le professeur d’étude des moldus, semblait se prendre du bon temps après qu’elle ait été attaquée l’année dernière. En même temps je peux la comprendre… Mais sinon c’est une équipe quand même très féminine… Je ne pense pas trouver en cherchant par là…

Puis reprenant doucement son propre regard en coin et son sourire plein de malice elle avait naturellement enchainé sur un…

-Et toi?

Question habituelle. Même si elle n’étais pas forcément au courant que sa fameuse collègue, Soyle Hoover, avait également profité du temps de son ami. En même temps, si elle l’avait appris avant, il aurait été probable qu’elle prenne la peine d’en apprendre plus sur la belle rousse. Peut-être était-ce une occasion. Ou peut-être avait-il d’autres choses à lui avouer. Ou peut-être rien d’ailleurs…

Très vite, en une fraction de seconde, la situation avait totalement changé. Sa vision avait provoqué une réaction si violente qu’elle n’avait sur le coup pas compris ce qui se passait. Elle ne l’avait pas même entendu l’appeler de ce doux surnom qu’elle trouvait toujours aussi touchant de sa bouche. Elle n’était pas sa soeur, elle ne le serait jamais. Et pourtant c’était un peu comme si elle l’avait toujours été. Elle n’avait pas senti sa main sur sa joue, ni son emprise alors qu’il l’avait saisi avec vigueur. Tout ce qu’elle sentait c’était cette douleur atroce. Tout ce qu’elle voyait, c’était cette forme argentée plus loin. Tout ce qu’elle entendait, c’était ce rire qui la glaçait jusqu’aux os et la hanterait sans doute encore un moment si elle se souvenait de cette prédiction une fois réveillée. Yrian était comme dans un autre monde pour elle, un monde qui refusait de s’ouvrir.

Enfin, elle finit par reprendre le dessus, mettant fin à cette douleur et plus généralement à cette vision. Freya se sentait encore très mal, tendue, tremblante, comme un peu endormie, sa tête tournait un peu, et elle avait l’impression d’avoir été vidée de son énergie. Elle avait pris quelques secondes pour reprendre une respiration correcte. Tête baissée, repliée sur elle-même, elle ne pouvait que voir ses mains sur la table. Il était encore à côté, une bonne nouvelle. Après une vision aussi violente il aurait été mentir de dire qu’elle n’appréciait pas un peu cette présence si positive. Ce qui avait été plus apprécié encore lorsqu’il s’était approché pour se mettre à sa hauteur. Sentir sa main chaude autour de la sienne était si réconfortant. La sienne devait être glacée. Elle tremblait, ne savait plus trop où elle en était, et voyait maintenant ce regard sur le visage de son ami. Soudainement vidée, elle avait lentement été poser sa tête sur l’épaule si amicale d’Yrian.

-Tu... Ça va ?

Finalement un peu remise, elle s’était redressé avec un sourire timide. Fatiguée, visiblement, mais déjà bien mieux que quelques instants avant. Dans un nouveau geste affectif plein de tendresse et de bienveillance elle avait passé sa main (toujours aussi froide cela dit) sur la joue de son ami.

-Oui je… ça va.

Un nouveau rire visant plus à le détendre lui qu’elle avait glissé de sa gorge. Un léger, petit, un qui pouvait flotter dans toutes les oreilles sans choquer personne.

-Excuse-moi, j’imagine que c’était assez impressionnant. Je… c’était assez intense, mais ça va, je t’assure. Elle m’a prise par surprise celle-là, c’est tout. Mais je vais bien, ne t’en fais pas.

En fait, un fois un peu redressée, elle n’avait plus même cette migraine. Alors à part le fait qu’elle avait réellement eu un mal de chien et qu’elle était maintenant vidée de toute énergie, elle se portait plutôt bien. Mais ce n’était pas inhabituel qu’elle soit un peu fatiguée. Sans compter que celle-là avait été vraiment intense. Elle ne voulait pas s’avancer sur ce qu’elle avait vu. Surtout si ça le touchait réellement lui. Après tout, ça avait été bien trop court pour qu’elle comprenne réellement quelle place elle avait pu occuper dans cette scène.

-Tu… Tu ne m’avais jamais vue en vision n’est-ce pas? Pour une première tu as tapé fort. Il y a des plus douces heureusement… Ne t’en fais pas, je ne sens plus rien, je ne devrais plus en avoir, pas tout de suite, tu peux te détendre.

Freya termina son jus d’oeillet, rafraîchissement bienvenu après de telles émotions. Même si elle ne dirait sans doute pas non à plus fort quand la commande d’Yrian arriverait. Puis relevant les yeux vers lui, elle eut un petit soupir amusé, de ces rires qui n’en sont pas réellement par manque d’énergie ou de volonté.

-Je t’écoute. Tu as l’air d’avoir des questions plein la tête. Je connais ton regard min lille hvite ræv, je te connais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke]

Revenir en haut Aller en bas

Le vent souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais où il va. ☾ [Flashback] [ft. Pf. Bakke]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Maya ~ Le vent souffle où il veut, tu l'entends mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va.
» Maya ~ Le vent souffle où il veut, tu l'entends mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va.
» HAITI SURPRISE !UN AUTRE VENT SOUFFLE SUR LE PAYS !
» Quand le vent souffle, la tempête se déchaîne
» Le vent souffle la solitude [PV Hayley and Estéban]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Pré-au-Lard :: La rue commerçante :: 
Aux trois balais
-