C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège]

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MessageSujet: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Lun 2 Juil - 18:22

Cap au Nord



« Dis Alex ? Est-ce que … » avais-tu abordé maladroitement ton meilleur ami alors que vous étiez en train de réviser pour une ultime évaluation que McGonagall avait cru judicieuse de vous prévoir quelques jours avant la fin de l’année. « Avec Nina et Sven, on retourne en Norvège quelques jours fin juillet et j’me disais : Est-ce que tu … »
« Est-ce que je pourrais te prêter mes cache-oreilles ? Je croyais que t’avais jamais froid, toi, » avait alors ironisé Alexandre en arrêtant de gratter frénétiquement sur son parchemin. Il n’avait rien d’agressif dans son regard. Pourtant, le croiser t’avait mis mal à l’aise, si bien que tu avais détourné les yeux. Tu n’étais pas sûr de toi et pensais regretter tes prochaines paroles.
« Non j-je me demandais juste si tu voulais venir avec nous … » avais-tu avoué d’un air un peu penaud. « Je me disais que ce serait cool après tout ce qu’il s’est passé. »

***

Avant même de lui faire la proposition, pas un seul instant tu n’avais imaginé qu’il te dirait qu’il allait en parler à ses parents. Même lorsque, quelques jours plus tard, il t’avait annoncé qu’il serait du voyage, tu ne l’avais pas cru. Tu désirais réellement passer du temps avec lui, sur la terre de tes ancêtres, après ces longues et insupportables semaines où vous vous étiez éloignés pour des broutilles. Tu le connaissais depuis maintenant presque sept ans. Vous partagiez le même dortoir, vous partagiez beaucoup de chose à vrai dire et Alexandre avait connaissance de ton attachement à tes racines sans que pour autant tu ne les partages réellement avec lui. Tu avais donc décidé de sauter le pas et maintenant que le portoloin venait de vous déposer à plus de mille kilomètres de Londres, tu ne regrettais pas un seul instant d’avoir eu le courage de lui faire cette proposition qui avait de quoi surprendre.

« On y est bientôt, » expliquas-tu en prenant la tête de la marche, quittant d’un bon pas la clairière au centre de laquelle trônait une souche d’arbre sur laquelle reposait une lanterne à huile d’un autre temps, poussiéreuse et graisseuse, votre portoloin. Puisqu’il n’était pas uniquement emprunté par les Lænsen, ce dernier ne vous avait pas déposé directement au pied du manoir familial mais à un bon kilomètre de là, au beau milieu d’une forêt de pins d’un vert profond, sur les pentes encore douces des montagnes entourant Bergen. Ici, l’air avait une senteur particulière. Si l’odeur de sève et sous-bois dominait largement, une note provenant des embruns que la mer de Norvège apportait venait saler le tout. Alors que votre petit groupe grimpait sur une sente à peine dessinée, tu respirais à plein poumons cet air aussi pur qu’apaisant comme si l’odeur fugace risquait de disparaître l’instant d’après.
Après quelques minutes de marches et un embranchement sur la droite, vous débouchâtes sur une large prairie verdoyante. Dégagée de tout arbre, elle offrait une vue imprenable sur le fjord de Bergen en contrebas. Le soleil était déjà haut dans le ciel et se reflétait sur la mer au loin. En plissant les yeux, on pouvait distinguer ou plutôt deviner la silhouette de quelques bateaux, de plaisance ou porte-containers, en transit aux alentours du port. Le vent, venu de l’ouest, soufflait un peu dans vos cheveux et faisait bruisser paisiblement les pins bordant la prairie. Quelques oiseaux chantaient dans les cimes et le léger bourdonnement des insectes affairés à butiner les innombrables et chatoyantes fleurs du pré se faisait entendre.
Devant cette vision enchanteresse, tu décidas de faire une courte halte pour admirer le paysage et renouer avec cet endroit qui t’avait tant manqué. Fermant les yeux, tu laissas les sensations et les émotions t’envahir, te ressourcer. Tu avais l’impression d’enfin retrouver ton chez-toi. Alors qu’Alex débouchait enfin de la forêt et vous rejoignait, ta fratrie et toi, tu ouvris grand les bras dans un geste d’accueil et déclaras « Welkommen til Norge, Alex ! » avec un sourire radieux. Puis tu levas le bras pour pointer l’autre bout de prairie. On pouvait distinguer, par-dessus la cime des sapins, le sommet d’un toit tout aussi pointu, couvert de vieilles tuiles, dominant une armée de cheminées aux allures variées. « Le manoir est juste derrière les arbres là-bas. On n’en a plus pour longtemps, » expliquas-tu en craignant que ton meilleur ami te maudisse pour cette randonnée improvisée. De toute façon, il allait devoir s’y faire. La Norvège ne se visitait pas en voiture et encore moins en balais volant !

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J'espère que ça te convient comme début Cute

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Dernière édition par Njal H. Lænsen le Ven 27 Juil - 15:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Mar 3 Juil - 23:35


Alexandre avait beaucoup négocié avec ses parents. Pour la première fois, il avait demandé à passer une partie de ses vacances à l'étranger sans eux. Un début d'émancipation, vraisemblablement. Contrairement à ce que l'on aurait pu s'attendre de la part d'Hans et Gerda qui laissaient en général beaucoup de libertés à leurs enfants, ils furent assez réfractaires à l'idée de laisser leur cadet partir seul à la conquête du Nord de l'Europe. Mais pas pour les mêmes raisons. Naturellement, la mère s'inquiétait de savoir son fils loin d'elle dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Etait-il assez indépendant pour s'en sortir ? Pourtant, il n'allait pas être tout seul. Njal, qu'elle commençait à connaître un minimum, allait être là. C'était même lui qui l'avait invité. Et ce fut presque pour cette seule raison que Frau Rozen avait laissé son fils partir. Quant au père, il ne voulait simplement pas donner ce plaisir à son fils. Les tensions demeuraient toujours aussi fortes entre père et fils. Cependant, la rancune n'était pas un motif valable pour empêcher le jeune homme de partir face à son épouse.
Ainsi, Alexandre se retrouvait en Norvège avec son meilleur ami Njal. Quand ce dernier lui avait proposé de venir, l'ancien préfet avait directement eu envie d'accepter. C'était impensable pour lui de ne pas passer ces quelques semaines dans le pays des fjords avec lui. L'été était la saison des possibles, elle lui donnait le courage d'espérer et surtout d'oser. Au petit matin, Njal et Alexandre accompagnés de Nina et Sven, arrivèrent au pays en portoloin qui était une lampe à huile qui avait dû en voir passer des voyageurs après un long service en tant que luminaire dans un grand manoir. Ils arrivèrent alors dans un espace verdoyant où la nature avait une odeur forte et océane. Alexandre, avec un gros sac à dos sur les épaules, prenaient connaissance de ce qu'il entourait. Ils étaient dans une clairière entourée d'arbre. Il pouvait sentir la pureté de l'air qu'il était entrain de respirer comme une bouffée de liberté. Il n'avait pas les mots.
Njal les invita à continuer le trajet, car ils n'étaient pas encore arrivés au Manoir Laensen. Alexandre lui emboîta le pas, laissant Nina et Sven derrière.
« On peut dire que ça change de Blankensee. » commenta l'allemand avec un sourire.
Bergen était un espace montagneux, contrairement au village où se trouvait le manoir Rozen. Blankensee était certes pourvu d'un lac mais sans les hauts reliefs et les forêts abondantes. Le petit groupe marcha pendant plusieurs minutes sur un terrain quelque peu difficile. L'ancien préfet était en train de regretter d'avoir mis ces chaussures.

« Welkommen til Norge, Alex ! »
Au sortir de la forêt, Alexandre fit face à une vue panoramique sur laquelle se dessinait la cime des arbres et la silhouettes de toits et de cheminée. L'un ressortait parmi les autres par delà la forêt: le manoir Laensen.
« C'est donc à ça que ressemble ton pays... » dit Alexandre avec un petit sourire.
Le jeune homme, bien que plus citadin, comprenait parfaitement pourquoi son ami pouvait avoir le mal du pays. Avec de tels paysages... Il voyait Njal heureux en cet instant présent. Et ça couplé avec l'environnement suffisait à rendre Alexandre tout aussi heureux.
« Tu aurais pu me prévenir qu'on allait faire de la randonnée, j'aurais mis d'autres chaussures ! » commenta l'allemand quand il apprit qu'il allait encore y avoir de le marche.
Il ne le blâmait en aucun cas. Même si ses Converses toutes neuves avaient déjà les semelles pleines de terre. Njal faisait vraiment tout ce chemin à chaque fois qu'il revenait en Norvège ? Ce devait être sûrement une question d'habitude. Mais Alexandre n'avait pas autant de trajets à pied à faire pour se rendre à Blankensee qui était pourtant une bien plus petite ville que Bergen. Sûrement dû aux moyens de transports allemand. Pour y aller, Alexandre arrivait d'abord en Portoloin à Berlin. Une fois dans la capitale, il devait utiliser le réseau de Cheminée pour se rendre à Blankensee en passant par Luckenwalde. Mais maintenant qu'il avait son permis de transplanage, il ne s'enquiquinait plus à passer par l'étape Cheminée.
« Tu fais vraiment ce chemin à chaque fois que tu rentres ? Tu n'as jamais pensé à transplaner ? » demanda Alexandre, curieux.
Peut-être que Njal voulait simplement profiter du paysage ? C'était fort probable. Il continua la marche avec lui.
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Mer 4 Juil - 12:28


« C'est donc à ça que ressemble ton pays... » déclara Alex, un petit sourire aux lèvres, lorsque vous débouchâtes sur la prairie d’altitude. Ton propre sourire, déjà grand du contentement d’être revenu à la maison, s’élargit plus encore. Tu étais heureux de voir qu’Alexandre appréciait la vue et que ta décision de vous faire arriver par ce petit sentier avait eu l’effet escompté. Tu ne souhaitais en rien l’impressionner ou pavaner. Tu avais simplement voulu lui donner un avant-goût de ce qu’était le Hordaland et la Norvège plus généralement, ce que tu lui expliquas avec une lueur de fierté dans les yeux. « Et tu n’as encore rien vu ! Y’a des centaines de fjords ici et chacun offre une vue magnifique des alentours. » Et comme tu désignais les toits du manoir, derrière un petit bois bordant la prairie, vous vous remîmes en marche pour quelques minutes encore avant de s’offrir un repos bien mérité dans le confort rustique du manoir dont Alexandre, vraisemblablement, rêvait déjà. « Tu aurais pu me prévenir qu'on allait faire de la randonnée, j'aurais mis d'autres chaussures ! » s’exclama-t-il sans trop que tu saches s’il ironisait ou pas. Puis tu jetas un coup d’œil à ses chaussures, des Converses qui, malgré la couche de terre qui les crottait déjà, semblaient toutes neuves. Oups … Tu ne savais quoi lui dire. Pour toi, cela semblait évident, la randonnée était l’une des activités d’extérieur les plus pratiquées en Norvège. C’était tellement évident pour toi que tu avais oublié de prévenir ton meilleur ami. « J’ai peut-être oublié de t’en parler … » fis-tu sur un ton mal-assuré, un peu penaud. « Mais rassure-moi, c’est pas les seules chaussures que tu as prises ? » osas-tu lui demander même si tu imaginais déjà sa réponse. Eh bien, si c’était néanmoins le cas, tes grands-parents pourraient bien lui prêter une paire de chaussures de marche.

Alors que vous arriviez à la fin du pré et alliez vous enfoncer à nouveau dans les sous-bois, Alexandre te posa enfin une question qui le taraudait depuis votre arrivée et que tu ne fus pas surpris d’entendre. « Tu fais vraiment ce chemin à chaque fois que tu rentres ? Tu n'as jamais pensé à transplaner ? » Tu te retournas pour lui faire face tout en continuant à marcher à reculons. « Transplaner, c’est pour les fainéants ! » le taquinas-tu avec un large sourire avant de reprendre un peu de sérieux. « On aurait pu transplaner, oui, et c’est ce qu’on fait d’habitude lorsqu’on revient ici avec nos parents. Mais je voulais que tu puisses voir le paysage et te faire partager ce que je ressens quand je reviens. Et puis, le portoloin n’est pas si éloigné du manoir. On pouvait bien marcher un peu, non ? De toute façon, on … » Tu fus stoppé net dans ta phrase comme tu trébuchais sur une racine de sapin ayant des envies d’air libre. Néanmoins, tu réussis à te rattraper in extremis avant de faire le plaisir à tout le reste du groupe de te voir goûter la terre meuble et fertile de Norvège. Comme si de rien n’était, tu repris ta marche, dans le bon sens cette fois, sans pour autant te retourner et voir les têtes hilares de ton meilleur ami et de tes frère et sœur. Et d’un air tout à fait naturel, alors que la silhouette imposante du manoir se dessinait derrière les branches, tu déclaras pour cacher ta gêne. « Nous y voilà ! »

L’instant d’après, vous quittiez une nouvelle fois la forêt pour avancer à l’ombre des murs du manoir. Massif, tout de briques et de bois sombre, le bâtiment se développait autour d’une haute tour à l’allure moyenâgeuse dont le toit pointu rappelait ceux des multiples flèches de Poudlard. De nombreuses cheminées perçaient les toits en pentes des différentes ailes du manoir, permettant de chauffer cette grande bâtisse lors des longs et rigoureux mois d’hiver. Tu guidas ton petit groupe vers la gauche et rapidement, vos pieds foulèrent non pas l’herbe tendre mais une allée gravillonnée qui faisait écho à celles des nombreuses résidences luxueuses de la campagne anglaise.  L’allée menait les visiteurs du portail en fer forgé qui, plus en contre-bas, délimitait l’entrée de la propriété, à une volée de marches encadrée par deux piliers fait d’un bois séculaire dans lequel avaient été sculptées le corps longiligne du serpent de Midgard. Cet énorme porche, surmonté des armoiries de la famille Lænsen, gardait la porte d’entrée du manoir, tout aussi ornementée que l’ensemble. D’ailleurs, à peine fûtes-vous arrivés en contrebas des marches que le lourd battant de la porte s’ouvrit pour révéler, à ta grande surprise, votre grand-mère, Inge, qui ouvrit les bras dans un geste d’accueil bienveillant.
« Bestemor ! » t’exclamas-tu en recevant avec joie l’étreinte maternelle de ta grand-mère. « Oh je suis si heureuse de vous revoir, mes enfants ! Que vous avez grandis ! » Elle t’embrassa sur le front avant de répéter le processus avec Nina et Sven. Lorsque fut venu le tour d’Alexandre, elle le gratifia d’un sourire radieux. Elle déclara alors dans un anglais parfait, quoiqu’entaché d’un léger accent : « Tu dois être Alexandre, n’est-ce pas ? Sois le bienvenue ici ! » Puis, faisant volte-face pour s’adresser à tous, elle désigna d’un geste gracieux la porte et vous invita à entrer. « Entrez, entrez ! Bestefar vous attend dans le salon de réception. » Aussi vous empressâtes-vous de rentrer à l’intérieur. A peine aviez-vous passés la porte que deux Pop ! caractéristiques vous accueillir. Deux elfes de maisons qui se ressemblaient fortement s’avancèrent pour vous décharger de vos sacs. « Bon retour à la maison, messieurs et mademoiselle, » lancèrent-ils en cœur avec déférence avant de marquer un temps d’arrêt en remarquant la présence d’Alexandre. Tu le présentas alors. « C’est Alex, mon ami. Il est notre invité pour quelques jours. Tu voudras bien porter son sac dans la chambre qui jouxte la mienne, Grisnir ? » demandas-tu alors avec bienveillance. L’elfe acquiesça d’un signe de tête, demanda à Alex s’il pouvait prendre son sac et disparut dans le même pop dans lequel il était arrivé. Son acolyte, Jòstr, prit les sacs de Nina, Sven et toi qu’il porta dans vos chambres respectives. Vous étiez prêts à entrer dans le salon où vous attendait Magnus Lænsen. Tu fus le premier à t’y engouffrer, comme souvent lorsque tu revenais ici, et à venir embrasser ce grand-père à l’allure bourrue mais qui, outre une barbe plus épaisse et blanche comme la neige, ressemblait fort à ton propre père. Tu présentas une fois encore Alexandre. « Bestefar, jeg presenterer for deg Alexandre. »  Magnus s’avança alors jusqu’à ton meilleur ami à qui il offrit une poignée de main aussi cordiale que bourrue. « Aaaah ! C’est donc toi le meilleur ami de mon petit-fils ! Welkommen, welkommen ! J’espère que tu te plairas ici, mon garçon, » l’accueillit-il avec enthousiasme. Son accent était si fort que tu savais qu’Alexandre allait du mal à comprendre ce qu’il disait. « Eh bien mes enfants, cela me fait très plaisir de vous revoir ici. Je suis certain que vous avez beaucoup de choses à me raconter mais j’ai des affaires importantes à régler pour le moment. Nous nous reverrons pour le diner ! »

Vous quittâtes donc le salon de réception aussitôt car vous saviez que si Magnus s’y trouvait, ce n’était pas pour vous y accueillir vous mais un invité important, un partenaire commercial ou une connaissance de longue date. Le vieux Lænsen n’avait jamais cessé de travailler et œuvrait constamment au rayonnement de votre famille en Norvège. « Viens, je vais te faire visiter, » intimas-tu à Alexandre en grimpant quelques marches du grand escalier de bois qui menait aux différents étages. D’ailleurs, lorsque vous arrivâmes au premier pallier, la cloche retentit, indiquant l’arrivée de l’invité de votre grand-père.

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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Jeu 5 Juil - 16:57


Gerda Rozen était une femme prévoyante. Alors, avant qu'il parte, elle avait fortement insister pour que son fils prenne plus d'affaires que nécessaires, dont une deuxième paire de chaussures. Ne savait-on jamais ce qui pouvait arriver. La mère de famille maternait sûrement encore un peu trop son petit dernier qui était pourtant déjà autonome et un minimum responsable. Néanmoins, il était content d'avoir d'autres chaussures bien plus confortables et appropriées à la marche. Il savait qu'il y allait avoir de la randonnée sans que Njal ne lui en parle mais il ne s'attendait pas à ce que ce soit dès son arrivée.
« T'as de la chance, j'en ai d'autres. Sinon, je te jure, je te les aurais fait nettoyer avec ta brosse à dents. » répliqua-t-il avec un petit sourire.
Il ne l'aurait bien évidemment pas fait. Avec une éponge, sans la magie, aurait largement suffi. Alexandre n'était pas autant habitué à la marche que Njal, et encore moins avec autant de relief. Si Bergen était un espace montagneux, Blankensee était situé sur une plaine avec de la verdure à perte de vue ainsi qu'une grande étendue d'eau. Cette différence faisait du bien au jeune allemand qui était totalement ravi de découvrir d'autres paysages. Il aimait l'odeur de conifère mêlée à celle de l'eau de mer qui régnait là. Il avait  l'impression que cet air purifiait son système respiratoire de la pollution londonienne.
Le petit groupe continuait leur route dans cet écrin de nature jusqu'à ce qu'Alexandre, pragmatique, demanda pourquoi il ne transplanait pas pour aller au manoir Laensen. Njal, tout en marchant, se retourna pour lui répondre en le taquinant. Alexandre lui tira la langue.
« J'serais toi je marcherais en marche avant. » conseilla-t-il à son meilleur ami, tout aussi pragmatique.
Sans l'écouter, le norvégien comment ça à expliquer le pourquoi du comment.... avant de trébucher. Alexandre pouffa de rire -en même temps que Nina et Sven- tandis que le maladroit se rattrapait in extremis. C'était moche de se moquer. Trop fier, Njal reprit sa marche normalement, comme si rien ne s'était passé tandis que ses trois compagnons se moquaient de lui et de sa maladresse. Ceci allait rester tout le long du voyage.
« T'inquiète, on a rien vu ! » railla l'allemand.
Pour camoufler son embarras, l'aîné des Laensen attira l'attention sur le fait qu'ils étaient arrivés.

Alexandre regardait la grande bâtisse en brique et en bois, toujours avec l'amusement aux lèvres. Il estima la date de construction de ce manoir avant la Renaissance -la Norvège était-elle au moins concernée par celle-ci de la même façon que l'était l'Allemagne ?-. Une très vieille construction, alors. Elle lui faisait sensiblement penser au château de Poudlard qui ne datait certainement pas de la dernière pluie. Perdue dans sa contemplation, l'ancien préfet ne disait rien. Ils marchaient maintenant sur des graviers. Njal les menait jusqu'à l'entrée du manoir qui était massive et ornée des armoiries familiales. Ça envoyait du lourd.
« Fais attention à ne pas tomber ! » railla Alexandre tandis qu'ils commençaient à monter les escaliers.
L'énorme porte de la demeure s'ouvrit, découvrant la grand-mère Laensen qui donnait une tendre étreinte à Njal qui la recevait avec joie. Cela fit chaud au coeur d'Alex qui avait l'impression de se voir avec sa propre grand-mère. Tout de suite, il sentait une grande complicité familiale. Inge semblait être une femme chaleureuse. Après avoir salué ses deux autres petits-enfants, elle adressa un sourire radieux à l'invité et devait déjà avoir entendue parlé de lui. Elle parlait dans un anglais impeccable avec un sensible accent norvégien, similaire à celui de son meilleur ami. Instantanément, Alexandre se sentit chez lui.
« Merci à vous de m'accueillir, Madame Laensen, c'est très aimable de votre part. » remercia poliment et timidement l'allemand.
La vieille femme les invita à entrer, ce qu'ils firent. Aussitôt le pas de la porte franchi, deux elfes de maison apparurent en deux petits "pop". Ils les saluèrent à leur tour en leur prenant leurs affaires, puis celles d'Alexandre à la demande de Njal qui le leur avait présenté avant de disparaître. Il allait donc dormir dans la chambre à côté de celle de Njal... Il le suivit par ailleurs dans le salon où se trouvait le Grand-Père Laensen que son petit fils vint enlacer. L'homme semblait bien moins accueillant que son épouse, presque rude. Alexandre fut moins rassuré par rapport à la chaleur de cette dernière. Le grand-père lui serra la main, d'une poigne froide mais polie, pour le saluer. Si son attitude semblait assez rude, sa façon de parler était enthousiaste, ce qui déroutait l'allemand presque autant que sa ressemblance avec son petit-fils. Ils avaient exactement les mêmes yeux Il avait un très fort accent norvégien, tant qu'il eut du mal à le comprendre malgré son habitude avec les forts accents -il n'y avait qu'à entendre ceux de sa famille- ou celui de son meilleur ami.
« Merci Monsieur. » remercia-t-il encore poliment avec un léger sourire.

Monsieur Laensen, à ce qu'il pensait avoir compris, manifesta sa joie à l'idée de retrouver ses petits-enfants. Cependant, il avait quelque chose d'important à faire alors il ne pouvait pas converser avec eux plus longtemps. Les adolescents quittèrent alors le salon pour laisser le grand-père à sa visite. Njal invita alors Alexandre à visiter le manoir.
« Tu crois que j'ai fait bon impression à tes grands-parents ? » s'inquiéta l'ancien préfet en suivant son ami.
Pour lui, c'était important d'avoir cette information, comme s'il espérait une bénédiction qui n'allait de toute manière sûrement jamais arriver de la part d'Inge et Magnus. En tout cas, il était très heureux d'être ici avec son meilleur ami. C'était tout ce qui comptait pour l'instant.
« Tu ressembles tellement à ton grand-père, ça m'a trop perturbé ! Même tête, mêmes yeux, même attitude ! » avoua-t-il.
Alexandre avait souvent entendu dire qu'il fallait regarder comment étaient les aînés d'une personne pour savoir à peu près à quoi elle allait ressembler plus tard. Il se disait que dans le cas de Njal, ça lui semblait tout à fait acceptable.
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Sam 7 Juil - 11:59


« Tu crois que j'ai fait bonne impression à tes grands-parents ? » voulut s’enquérir Alexandre alors que vous veniez de quitter le salon de réception et que Nina et Sven venaient de grimper le grand escalier pour regagner leurs chambres. Tu ne t’attendais pas à une telle inquiétude de la part de ton meilleur ami, aussi lui adressas-tu un regard surpris. Tu lui souris alors avec malice. Ce n’était pas tant la question mais le ton avec lequel il te l’avait posée qui t’amusait. L’inquiétude d’Alexandre trahissait sa volonté de bien paraître, chose qui, tu le savais, lui tenait très à cœur alors que tu n’en voyais pas la nécessité ici.
« Je crois qu’ils t’aiment bien, oui, » le rassuras-tu avec ton sourire malicieux. Tu ne te moquais pourtant pas de lui. Tu connaissais assez bien tes grands-parents pour savoir lorsqu’ils appréciaient quelqu’un. De plus, tu avais le sentiment que le fait qu’Alexandre soit ton meilleur ami jouait en sa faveur. Inge et Magnus te savaient être un garçon fort peu démonstratif et relativement solitaire. Que tu puisses avoir noué une relation si forte avec Alexandre était certainement une preuve suffisante pour eux. « Tu auras le droit de manger avec nous, ce soir, si c’est ça qui te tracasse, » la taquinas-tu en l’invitant, d’un signe de tête, à te suivre dans un couloir partant du hall d’entrée. « Mais attention, ils vont tout vouloir savoir de toi ! Tu vas devoir concrétiser cette première bonne impression. » Magnus avait tout du parfait norvégien. Ce n’était pas quelqu’un de très démonstratif et c’était d’ailleurs une qualité lorsque l’on négociait avec des partenaires provenant de toute l’Europe et même au-delà. Mais lorsque la porte d’entrée était passée et que l’on avait le droit d’entrer dans le cercle familial, le patriarche Lænsen se révélait être un hôte merveilleux, jamais avide de bons mots et de bons jeux de mots. Sauf que, déformation professionnelle oblige, la plupart de ses invités devait auparavant répondre avec succès à des questions qui parfois, tu devais l’admettre, étaient saugrenues. « Si tu n’as pas encore révisé la situation politico-économique chez les sorciers allemands, c’est le moment. Il ne va certainement pas te louper ce soir ! » prévins-tu Alexandre sur le ton évident de la rigolade alors que vous passiez devant une première porte. « C’est la cuisine, là. C’est ma grand-mère qui prépare tous les repas avec l’aide de Jòstr. D’ailleurs, elle n’est jamais contre un peu d’aide donc si tu entres ici, y’a fort à parier que tu n’en ressortiras pas avant des heures ! C’est grâce, ou à cause, je sais pas, que mon père est aussi bon cuisinier, » commentas-tu avec plaisir tout en continuant la visite car on entendait déjà qu’Inge et son elfe de maison s’affairaient aux fourneaux. Tu lui présentas rapidement et succinctement les autres pièces du couloir, cellier, accès à la cave et anciennes pièces réservées aux domestiques avant de retourner dans le hall d’entrée. A côté du grand salon se trouvait une pièce plus petite dont la porte était toujours fermée. « Là, c’est le bureau de mon grand-père. N’y entres surtout pas. Si Grisnir te prend, tu risques de passer un mauvais quart d’heure. On m’a toujours dit que les affaires politiques ne pouvaient jamais souffrir de la curiosité d’un petit garçon. »
Ce fut alors au tour d’Alex de prendre la parole. Non pas pour commenter ta visite qui restait très formelle mais pour t’avouer quelque chose qui l’avait frappé à l’instant-même où il avait rencontré Magnus. « Tu ressembles tellement à ton grand-père, ça m'a trop perturbé ! Même tête, mêmes yeux, même attitude ! » Cela te fit sourire candidement. Tu avais l’habitude qu’on te fasse une telle remarque. « Et encore, t’as pas vu de photos de lui à mon âge ! C’est moi, mais en blond. Trop perturbant, t’imagines ? Mais bon, si je dois lui ressembler quand je serai plus vieux, ça me va. Le look dandy à la barbe impeccable, ça me convient. La mienne sera juste pas aussi blanche, » lui confias-tu en haussant les épaules. En y réfléchissant, c’était à se demander si un quelconque gène écossais était parvenu à s’exprimer chez toi. Ta mère, qui voulait pourtant préserver ses origines et ses traits gaéliques, avait dû déchanter en mettant au monde trois parfaits petits norvégiens. « J’te montre ta chambre ? » invitas-tu ensuite Alex avant de grimper quatre à quatre les marches de bois de l’escalier. Arrivé au premier étage, tu longeas le couloir et fis, en pointant chaque porte du doigt : « Sven, Nina. Là, c’est la mienne, j’te montrerai après et donc, celle-là, » lanças-tu sur un ton grandiloquent avant d’ouvrir la porte. « C’est la tienne. » La chambre était spacieuse et lumineuse. Une grande fenêtre à carreaux s’ouvrait sur l’arrière du manoir et la forêt de sapins qui s’étendait sur les flancs de la montagne. Un lit king size était recouvert d’un édredon aussi épais qu’accueillant et, à ses pieds, était posée sur un coffre en bois dont les gravures rappelaient celles de l’entrée le sac à dos d’Alexandre.

Citation :
Bienvenue à l’hôtel 5 étoiles Monsieur Rozen Laughing

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PRÉFET SERPENTARD
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Lun 9 Juil - 23:23


Malgré son étonnement et son regard malicieux, Njal fit part à Alexandre de la supposée impression qu'il avait fait auprès de ses grands-parents en toute franchise. Habituellement, l'ancien préfet ne se souciait que très peu de savoir si on l'appréciait ou non pour ne pas dire qu'il s'en fichait complètement. Néanmoins, le jeune homme tenait à avoir l'approbation de certaines personnes. Alors, savoir l'opinion qu'elles avaient de lui était très importante. Il s'agissait, entre autre, des personnes qu'il appréciait réellement -comme sa famille par exemple-. Ou bien, en l'occurrence, de la famille Laensen. Il fut rassuré d'entendre que cette dernière semblait plutôt bien l'apprécié, il ne percuta la taquinerie de son ami qu'au bout de plusieurs secondes.
« Oh cool, je ne serai pas traité comme un paria ! Ça change. » répondit-il avec humour quand Njal lui dit qu'il aura le droit de manger avec eux.
De l'humour teinté d'une certaine vérité. Voilà plusieurs mois qu'il passait une grande partie de ses repas seul sans le reste de sa famille quand il rentrait chez lui pour les vacances afin d'éviter son père -et son frère-. A Poudlard quand il était encore en froid avec Njal, il mangeait également seul. Il talonnait son ami qui l'invitait à le suivre. Comment ça ? Tout savoir de lui ? D'avance, il redoutait finalement ce repas. Cela allait être le véritable moment où les grands-parents allaient pouvoir se faire une véritable opinion de lui. Qu'est-ce que Magnus allait bien lui poser comme question ? Njal précisa, non sans un amusement certain, qu'il allait devoir parler de la situation politico-économique en Allemagne. Holy shit. Heureusement qu'il écoutait les conversations lors des réunions familiales et qu'il lisait de temps à autre la presse allemande. Si le grand-père Laensen lui posait des questions assez générales, il allait certainement pouvoir y répondre. Par contre, s'il lui demandait une mise au point sur la politique d'échanges commerciaux entre l'Allemagne et les Pays-Bas ou encore son opinion sur la situation, il aurait bien de la peine à répondre. Parce que si le norvégien adoptait le ton de la rigolade, mais Alexandre sentait venir ces questions grosses comme le ventre de Slughorn.
« Tu sais, tu as le don de me rassurer. » commenta-t-il avec ironie.
Ils arrivèrent devant une porte que Njal présenta comme la cuisine. Il lui expliqua que sa grand-mère aimait beaucoup faire la cuisine et que si l'allemand passait par là, il allait avoir fort à parier qu'il allait devoir mettre la main à la pâte. Cela ne dérangeait guère le jeune homme habitué à aider sa propre mère ou sa propre grand-mère et qui appréciait plutôt bien la cuisine. On entendait déjà que des personnes étaient en train de s'activer dans la pièce, ainsi Njal traça sa route et Alexandre le suivait. Le norvégien présentait quelques pièces d'une façon très brèves car peu importantes pour le bon déroulement du séjour de son ami. Il lui présenta ensuite le bureau de son grand-père qui allait lui être interdit. Ce genre de chose éveillait toujours la curiosité de l'allemand qui de toute manière n'allait pas avoir l'audace de braver cette interdiction. Il ne voulait pas vraiment se faire réprimander ici.
Alexandre fit alors une remarque qui lui brûlait les lèvres concernant la ressemblance de Njal avec son grand-père. Il esquissa un sourire en entendant les paroles de son ami.
« Ça t'ira très bien le look dandy. » commenta-t-il en le regardant d'un drôle d'air -en tout cas, pas celui avec lequel on était sensé regarder un ami-. « Et qui te dit que tu auras pas la barbe aussi blanche ? Tu comptes investir un max de Galions anti-cheveux blancs ? » poursuit-il d'un air taquin.
L'ancien préfet préférait ne pas se projeter à quand il allait être plus vieux. Cela lui faisait franchement peur.

« J’te montre ta chambre ? »
« Ah j'ai même le droit à une chambre pour moi tout seul ? »
Il plaisantait, mais cela ne lui aurait pas déplu d'être dans la chambre de Njal. Absolument pas. Il suivit son ami qui montait les escaliers. « Fais gaffe à ne pas tomber. » se sentit-il obligé de le taquiner. En arrivant à l'étage, le norvégien présenta chaque chambre en disant à qui elles appartenaient. Il ouvrit ensuite la porte à côté de celle de sa chambre: c'était celle d'Alexandre. Une chambre digne d'un grand sorcier. L'idée qu'on se faisait d'une chambre de château. Spacieuse et lumineuse avec une fenêtre donnant sur un paysage fabuleux. Il siffla.
« Eh bah, on fait pas les choses à moitié chez les Laesen. Je vais me sentir comme un prince ici ! »
Son sac avait été posé sur un coffre au pied du lit king size. L'invité s'avança dans la pièce avec un léger sourire au lèvre et vint s'asseoir sur le lit pour tester le moelleux du matelas. Parfait. Il n'était pas habitué à autant de "grandeurs". Le manoir Rozen était plus petit que celui des Laensen, sans aucun doute. A vrai dire, les petits espaces ne déplaisaient pas à Alexandre, ni les grands d'ailleurs.
« Je vais me sentir seul dans un si grand lit. » fit-il remarquer avec un petit sourire équivoque en regardant Njal dans les yeux. « Il va falloir que je trouve quelque chose, ou quelqu'un, pour me tenir compagnie. »
On avait fait plus subtil, comme remarque.
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Mar 10 Juil - 14:53


Tu appréciais grandement ton grand-père et son style toujours tiré à quatre épingles. D’un âge assez avancé, il ne ressemblait toutefois guère aux vieux sorciers qu’on pouvait aisément croiser à la sortie du Chemin de Traverse ou du Chaudron Baveur, vêtus de longues robes aux couleurs chatoyantes. Magnus Lænsen, lui, ne portait pour ainsi dire jamais de robe sorcière. Parce qu’il travaillait aussi bien avec des sorciers que des moldus, le costume trois-pièces était de mise. C’était pour ainsi dire son bleu de travail et lorsqu’il le portait, Il émanait de lui une aura de prestance et surtout d’autorité, le plus parfait par une barbe superbement taillée et qu’il choyait certainement plus que ses petits-enfants.
Qu’Alexandre te confit être certain que ce même look t’irait comme un gant te fit agréablement plaisir. Entre vous, vous étiez relativement avares de compliments. Aussi, lui souris-tu avec un sourire minaud, comme si ce venait d’être une jolie fille qui venait de te faire une remarque plaisante. « Je suis pas blond. Je crois que je vais plutôt finir poivre-et-sel, comme mon père, » lui répondis-tu avec sérieux lorsqu’il te demanda pourquoi tu n’allais pas finir avec une barbe blanche digne de Merlin ou de Dumbledore. « Mais bon, j’ai encore le temps d’y penser, hein ? Il faudrait déjà qu’elle pousse, cette barbe ! » Il était vrai que mis à part quelques poils qui commençaient à assombrir ton menton, tu étais loin de pouvoir te faire passer pour plus vieux que ton âge.

Tu décidas alors de mener Alexandre au premier étage, là où se trouvaient vos deux chambres ainsi que celles de tes frère et sœur. Tu lui fis succinctement la présentation en passant devant chaque porte du couloir avant de lui ouvrir celle qui menait à la chambre qui serait la sienne pour les quelques jours à venir. L’effet du lit king size et de la vue sur les paysages enchanteurs du Hordaland fut immédiat puisqu’Alexandre se mit à siffler d’admiration avant même de mettre un pied dans sa chambre. « Eh bah, on fait pas les choses à moitié chez les Lænsen. Je vais me sentir comme un prince ici ! » déclara-t-il en s’avançant de quelques pas sur le parquet ancestral de la pièce. A cette remarque, tu lui souris bêtement, véritablement heureux qu’il puisse trouver les lieux à son goût. Tu ne désirais qu’une chose : qu’il se sente bien ici, chez toi. Et le contrat semblait se remplir doucement. « J’te l’avais dit, tu vas passer les meilleures vacances de ta vie ici, Kronprinz ! » minaudas-tu alors que ton meilleur ami n’arrivait pas à résister plus longtemps à l’appel de l’édredon si moelleux qu’il testa dans la seconde avant de faire remarquer, comme si de rien n’était : « Je vais me sentir seul dans un si grand lit. Il va falloir que je trouve quelque chose, ou quelqu'un, pour me tenir compagnie. » Tu ne sus pas ce qui te fit réagir ainsi, la remarque en elle-même ou le fait qu’il la dise en te fixant droit dans les yeux, mais tu sentis ton cœur faire un bond. Terriblement perturbé, ne sachant qu’en penser car tout cela avait tout l’air d’être des avances -choses qui ne ressemblaient guère à Alexandre mais que, disons-le, tu attendais depuis des siècles-, tu évitas son regard et gagnas la fenêtre dans l’espoir d’un peu de répit. Puis, rapidement, comme une évidence, une révélation, tu décidas de rentrer dans son jeu. Après tout, l’inviter à passer quelques jours ici n’était non plus tout à fait innocent. « Ça y est, ça fait à peine deux semaines qu’on a quitté Poudlard et je te manque déjà ? T’as beaucoup trop l’habitude qu’on dorme dans la même pièce, » répondis-tu en secouant la tête dans un air de désapprobation alors que, pourtant, tu gardais ton petit sourire malicieux. « Et bon courage pour trouver quelqu’un. Je suis pas sûr que Nina ou Sven veuillent bien te tenir compagnie. » rajoutas-tu en omettant volontairement de te mentionner dans la phrase. « Oh mais je sais, attends ! » Tu fis alors volte-face et ouvris l’armoire avant de farfouiller à l’intérieur mais de revenir bredouille car de toute façon, tu savais que ce que tu cherchais ne se trouvait pas là. « Ah non, dommage. Y’a plus d’ours en peluche, là … C’est con, tu vas devoir te débrouiller tout seul … »

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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Mer 11 Juil - 14:22


« Je suis pas blond. Je crois que je vais plutôt finir poivre-et-sel, comme mon père, »
« Les cheveux poivre-et-sel, je trouve que ça donne toujours du charme, comme les pattes d'oies aux yeux. Le charme de l'âge. »
Alexandre ne pouvait pas vraiment se baser sur l'apparence de son père pour essayer de deviner à quoi ses cheveux allaient ressembler quand il allait atteindre un certain âge car ce dernier, malgré ses quarante-cinq ans passés, ne montrait toujours pas signe de vieillissement capillaire. Les cheveux du père de famille étaient toujours aussi châtain que durant sa jeunesse. Son fils le soupçonnait de faire usage de potions pour éviter les cheveux vieillissant. Il pouvait toujours se baser sur son grand-père, néanmoins. Friedrich Rozen avait les cheveux gris et pas de calvitie -merci Merlin-.
« Oh t'inquiète, ça va finir par arriver. Et même sans, tu restes tout beau. »
Alexandre n'était pas beaucoup plus avancé niveau pilosité faciale que Njal, si ce n'était encore moins. L'un comme l'autre de toute manière, ils n'auraient pas pu se faire passer comme étant plus vieux. Même s'il avait 17 ans, on continuait de lui demander des papiers d'identité pour lui servir une bièraubeurre.

Il semblait à Alexandre qu'il n'y avait pas de chambres aussi grandes que celle là au manoir de Blankensee. Bien que plus petit que le manoir Laensen, celui des Rozen était bien plus moderne dans son architecture datant du XVIIIème siècle dans un style baroque donnant par conséquent un aspect plus léger qui compensait la taille. Donc il ne put s'empêcher de commenter la chambre qui lui avait été attitré et, au passage, commencer à se montrer entreprenant avec Njal. Alexandre n'était pas particulièrement timide quand il s'agissait de ce genre de choses. Mais cela pouvait surprendre le norvégien dans la mesure où il n'en avait jamais été la cible. C'était une première et tellement soudain. Il comprit très rapidement ce que son ami était en train d'entreprendre et ne tarda pas à rentrer dans le jeu. Pourquoi rater une si belle occasion ? L'ancien préfet fut étonné, ne s'attendant pas à ça de la part de son meilleur ami d'un naturel peu démonstratif, mais n'en montra rien. D'autant plus qu'en principe, se faire "draguer" par son ami n'était pas ce que l'on aurait nécessairement voulu car justement, il ne s'agissait que d'un ami. Alexandre avait-il donc été aussi aveugle que cela vis-à-vis des sentiments de Njal ?
« Bah oui, ça va me manquer de ne plus entendre tes ronflements. » répliqua-t-il malicieusement d'un air enfantin avec des yeux doux.
Sept longues années qu'ils dormaient dans le même dortoir. L'un comme l'autre, ils savaient des choses sur l'autres qu'ils n'auraient jamais su autrement. Par exemple, Njal savait qu'Alexandre était incapable de dormir sans couverture quand bien même c'était la canicule ou encore qu'il lui fallait toujours avoir la tête un peu surélevée par plusieurs oreillers.
« Ils sont tellement pas solidaires. » commenta l'allemand à propos de Nina et Sven.
Njal fit mine d'avoir un éclair de génie avant de se tourner vers l'armoire pour fouiller à l'intérieur pour se retourner vers Alexandre, bredouille. Ce dernier rit en entendant son ami.
« Me débrouiller seul pour faire quoi ? » demanda-t-il avec un sourire malicieux, équivoque. « Je demande juste de la compagnie et on ne peut pas s'auto-tenir compagnie. Cela nécessite une autre personne que soi-même. Donc non, je ne peux pas me débrouiller tout seul pour le coup. Je vous ai connu plus rigoureux, Herr Laensen. »
Jouer avec les mots, voici quelque chose que l'allemand aimait faire. Que ce fut pour une dispute ou une phase de taquinerie. En temps normal, il ne se montrait jamais aussi pointilleux avec autrui.
« Et en tant que bon hôte, tu devrais te dévouer à la tâche, pour me tenir compagnie. En plus, je suis sûr que tu ferais un parfait ours en peluche. Même mieux. » conclut-il, toujours en le regardant droit dans les yeux avec un sourire qui laissait peu de place au doute.
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Jeu 12 Juil - 14:55


Le comportement d’Alexandre te surprit grandement, tout autant qu’il te rendait suspicieux. Se rendait-il compte de ce qu’il disait ou était-ce toi qui, mourant de ne pas arriver à le séduire, t’imaginais des choses folles et déformais ses propos ? Après tout, cela était bien étrange. Cela faisait pratiquement sept ans que vous vous connaissiez et au moins deux que tu avais commencé à ressentir des choses vis-à-vis de lui. Et durant tout ce temps, il n’avait jamais rien fait qui aurait pu t’amener à penser que vos sentiments étaient réciproques. Pas le moindre mot, le moindre geste alors que plusieurs personnes dont tu étais bien moins proche avaient remarqué les regards dérobés que tu lui volais de temps à autres. Il était difficile de croire que pendant si longtemps, il n’avait jamais rien remarqué. C’était d’ailleurs pour cela que tu désespérais de pouvoir un jour lui révéler tes sentiments : pour toi, il le savait pertinemment mais n’était pas intéressé. Alors pourquoi se réveillait-il maintenant ? Se moquait-il de toi ? Trouvait-il que le manoir familial était un lieu plus approprié pour laisser libre court à des avances, alors que vous aviez été seuls dans votre dortoir depuis des mois ? Une partie de toi se méfiait mais une autre, peut-être plus optimiste ou qui n’en pouvait plus d’attendre, voulait croire aux paroles nouvelles d’Alexandre. C’est pourquoi donc tu décidas de répliquer avec tout autant de malice, faisant basculer votre conversation qui n’avait alors plus rien d’une banale discussion entre meilleurs amis.

« Bah oui, ça va me manquer de ne plus entendre tes ronflements, » rétorqua Alex lorsque tu lui reprochas d’être déjà nostalgique de vos nuits seuls dans le dortoir.
« Je ronfle pas. Je respire fort, c’est tout, » tranchas-tu avec un brin de mauvaise foi. Tu refusais de donner raison à Alexandre sur ce point. Jamais. Ton père ronflait. Pas toi. C’était ainsi, le débat était clos. Jusqu’à ce que ton meilleur ami ne le relance …

Tu te mis alors à farfouiller vainement dans la penderie, dans le faux espoir de trouver Gudule le botruc afin qu’il tienne compagnie à Alexandre par les froides nuits norvégiennes. Il allait devoir se rendre à l’évidence, il n’aurait pas de peluche pour les prochains soirs. Du moins pas une faite de tissus et de rembourrage, ce qui, apparemment, lui déplaisait puisqu’il se mit à jouer sur les mots et à te démontrer par A plus B que ce que tu disais n’avait pas le moindre sens. Tu levas alors les yeux au ciel. Non pas d’exaspération mais parce qu’il avait totalement raison. Comme bien trop souvent d’ailleurs.
« Et en tant que bon hôte, tu devrais te dévouer à la tâche, pour me tenir compagnie. En plus, je suis sûr que tu ferais un parfait ours en peluche. Même mieux. »
« Même mieux ?! Je te signale que c’est dur, là, » répliquas-tu en pointant ton abdomen que les années d’entrainement avaient rendu ferme. « Y’a pas de gras. C’est pas confortable comme oreiller … Touche si tu me crois pas, » le défias-tu avec une lueur insondable dans le regard. Tu savais qu’il n’allait pas se gêner pour le faire mais tu savais d’ores et déjà que cela n’allait pas te déplaire. « Et puis je te ferais remarquer que je suis autant un invité que toi, ici. Le véritable hôte ici, c’est mon grand-père. D’ailleurs, je suis certain qu’il ferait un meilleur ours en peluche que moi. Toi aussi je t’ai connu plus rigoureux, Herr Rozen, » rajoutas-tu en contournant le pied du lit pour venir t’installer à l’opposé d’Alexandre. Tu tâtas l’édredon et testas les ressorts du matelas avant de faire remarquer. « C’est vrai qu’il m’a l’air plus confortable que mon lit, celui-là … »  

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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Lun 16 Juil - 13:58


Il connaissait Njal depuis si longtemps. Il ne savait expliquer pourquoi il avait commencer à ressentir ces choses pour lui seulement maintenant d'une façon aussi soudaine. On pouvait éventuellement mettre ça sur le compte de la distance qu'il y avait eu entre eux pendant plusieurs semaines qui lui auraient fait réaliser à quel point le norvégien était important pour lui, plus qu'il ne l'imaginait. Entre ses tout premiers émois amoureux et maintenant, Alexandre avait beaucoup grandi aussi bien physiquement que mentalement. Il semblait, du haut de ses dix-sept ans, beaucoup mieux accepter ses sentiments "interdits". Sans aucun doute, le fait de savoir que Njal était du même bord y aidait grandement. Sinon, il y aurait eu fort à parier que le Serpentard n'aurait pas été aussi explicite. Voire n'aurait rien tenté du tout. Au moins, il se disait qu'il avait l'ombre d'une chance qu'il pensait ne pas avoir eu avec son premier amour, ce qui rendait ces sentiments beaucoup moins pénibles et effrayant.
Alexandre aurait été très mal à l'aise d'agir de la sorte à Poudlard, peu rassuré. Ce pourquoi il avait préféré attendre d'être en Norvège pour véritablement se montrer entreprenant. Durant les dernières semaines de cours, il s'était contenté de jeter sans cesse des regards à son meilleur ami sans pouvoir s'en empêcher. Il avait parfaitement conscience que ce n'était pas des choses que l'on faisait avec son meilleur ami, qu'il mettait peut-être leur amitié en péril si cette relation d'une nature nouvelle entre eux se révélait n'être qu'éphémère. Si cela se finissait mal, pouvaient-ils revenir à leur relation passée en faisant comme si de rien n'était ? Alexandre préférait garder ces préoccupations loin et profiter de l'instant présent.
« Dur ? Vraiment ? » fit-il, faussement sceptique en réponse à Njal.
Njal signala qu'il n'y avait pas un gramme de graisse, qu'il n'aurait pas fait un bon oreiller et l'invita même à constater de lui-même. Bien sûr, l'allemand n'allait pas se gêner, surtout si c'était son ami qui l'y invitait. Il s'avança vers lui et, avec autant de gêne que Njal avait de gras, il posa ses deux mains sur les pectoraux du norvégien avant d'appuyer dessus pour en estimer la dureté en maintenant le contact visuel. Il laissa ses mains plusieurs secondes avant de les retirer.
« Pas mal, pas mal. Peut mieux faire. » dit-il avec une mauvaise foi manifeste. « Mais je suis sûr que tu la stockes ailleurs ton gras. Avec tout ce que tu manges ! »
En apprenant à le connaître, Alexandre avait vite constaté que Njal mangeait beaucoup, contrairement à lui. L'ancien préfet avait longtemps mangé des repas très équilibrés et carrés par rapport à son activité sportive pour laquelle il devait rester relativement mince. Ce ne fut qu'en entrant à Poudlard (et surtout en rencontrant Njal) qu'il commençait à se lâcher sur son alimentation en commençant simplement à grignoter entre les repas. Couplé à la non pratique sportive, cela fit qu'il avait commencé à prendre du poids. Qu'il n'avait toujours pas perdu. Les cinq kilos pris lors de son premier mois à Poudlard était toujours là ce qui au final n'était pas plus mal.
Ce fut au tour de Njal de faire remarquer à Alexandre son manque de rigueur en venant s'installer de l'autre côté du lit. L'allemand esquissa un léger sourire.
« Pas faux, j'irai lui demander au dîner alors. J'suis sûr qu'il acceptera direct. Mais sauf ton respect, il me semble que c'est toi qui m'a invité à venir. »
Il regardait son ami tâter l'édredon et tester le matelas en souriant. Le norvégien fit une remarque par rapport à son propre lit.
« Raison de plus pour me servir d'ours en peluche. » commenta Alexandre en s'allongeant sur le ventre sur le lit en se rapprochant de son ami tout en veillant à se pas salir le lit avec ses chaussures.
Décidément, ce n'était pas une conversation amicale.
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Dim 22 Juil - 16:09


Comme tu t’en doutais, Alex ne se fit pas prier pour tester, comme tu l’invitais à le faire, le moelleux -ou plutôt la dureté- de ton torse. Il s’approcha à pas de velours comme le ferait un chat en quête d’une proie puis posa sans la moindre gêne ses deux paumes bien à plat sur ton torse, tout en gardant son regard rivé au tien. Tu ne bronchas pas mais tu sentis ton cœur s’emballer à cause de ce contact physique et l’idée-même que là, avec ses mains, Alexandre puisse ressentir l’accélération de ton cœur le faisait pomper encore plus fort.
« Dur ? Vraiment ? » lâcha-t-il sur un ton que tu savais faussement septique. Vous ne vous quittiez pas des yeux et tu pouvais lire dans ceux d’Alex un petit quelque chose de malice et surtout de délectation. Cette conversation n’avait plus rien d’amicale, pas plus que les gestes qu’il esquissait sans la moindre honte. Tu voyais dans ses yeux qu’il appréciait la situation et ç’aurait été mentir de dire que tu n’aimais pas cela. Tu aimais sentir ses mains posées tout contre ton torse, le savoir si près de toi jusqu’à sentir son souffle sur ton cou.
Tu ne savais plus que penser. Devais-tu faire un pas de plus ? Franchir la ligne ? Cela faisait des mois que tu rêvais de ce moment, que tu avais l’espoir fou qu’un jour cet instant puisse arriver. Cependant, pourquoi maintenant ? Pourquoi Alexandre se montrait-il si entreprenant alors qu’il n’avait jamais rien laisser paraître durant tout ce temps et qu’on pouvait vous surprendre d’un instant à l’autre ? Il suffisait que Nina ou Sven ait quelque chose à te demander et voilà que cet instant magique tombait à l’eau. Alexandre devait le savoir pourtant. Il le savait, c’était certain. Peut-être se payait-il ta tête alors ? Cette idée insensée s’imposait à ton esprit lorsque, le moment suivant, ton meilleur ami rompit le contact entre ses mains et tes pectoraux. Tu allais peut-être un peu trop loin, te dis-tu. Tu ne pouvais pas te permettre de céder aux premiers signes de sa part. Qu’en savais-tu ? Tu ne doutais pas de tes sentiments mais qu’en était-il des siens ? Il n’avait jamais, jamais, rien tenté en deux ans, même lorsque vous étiez seuls dans votre dortoir alors pourquoi maintenant ? Pourquoi ?

Perturbé, tu t’éloignas un peu de lui pour venir t’asseoir de l’autre côté du lit. Tu devais être certain de ce qui était en train de se passer, certain qu’il pensait vraiment ce qu’il disait et prévoyait ses gestes. Tu décidas alors de le tester en lui renvoyant la balle au sujet de la rigueur de son raisonnement. La mention de ton grand-père ne sembla pas le faire broncher. Il la balaya d’une simple remarque. Il s’accrochait, c’était certain et persistait même en rétorquant un « Raison de plus pour me servir d’ours en peluche. » lorsque tu testas ses défenses en lui avouant préférer ce lit au tien. Ce qui n’était pas forcément vrai. Cela faisait si longtemps que tu n’avais pas dormi à Bergen que tu ne te souvenais même plus du moelleux du sommier qui avait été le tien pendant tant d’années. « Je te croyais plus adulte que ça, quand même, » répliquas-tu au sujet de l’ours en peluche. « Gudule le botruc, ça va bien quand t’as cinq ans. A dix-sept, c’est moyen. » Tu le regardas droit dans les yeux pour pouvoir y lire sa réaction sans pour autant laisser paraître quoique ce soit. « En plus, pourquoi je dormirai dans une chambre d’ami alors que la mienne est juste à côté ? » glissas-tu finalement, curieux de voir ce qu’il allait répliquer.

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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Jeu 26 Juil - 19:48


Tout ce qui était en train de se passer lui semblait extraordinairement naturel. Il le faisait avec beaucoup de spontanéité sans aucune préméditation. Il n'essayait pas de manipuler Njal en lui faisant croire des choses fausses. Tout ce qui se passait était vrai et aucune suspicion d'illusion ne pouvait avoir sa place, selon Alexandre. Aussi réel que le coeur de Njal qu'il sentait battre la chamade sous ses mains posées sur son torse. Cette sensation l'enivrait de satisfaction et il en voulait plus comme un accro au Pèteuforik qui passait à la Poudre Lunaire. Il voulait embrasser ce grand garçon. Mais il savait qu'elle étaient là. La famille Laensen. Il avait peur que l'un d'eux débarque à tout moment, les surprenant dans les bras l'un de l'autre. Ce fut à regret qu'il ôta ses mains du torse de son ami avant de se détourner de lui pour revenir à sa place initiale.
Cependant, il ne se laissait pas refroidir dans son jeu de "séduction". Oh oui qu'il aurait volontiers dormi près de Njal. Mais il savait pertinemment que cela n'allait pas arriver cette nuit-là -ou même celles qui allaient suivre-. Il se contentait alors de baser la conversation sur cette éventualité dans l'objectif de bien faire comprendre certaines choses à son ami. Ce dernier s'amusait à le taquiner en mettant à l'épreuve son répondant: il se prenait a u jeu. Alexandre rit légèrement à l'évocation de Gudule le Botruc. Il s'agissait d'une expression qu'il utilisait fréquemment pour désigner une quelconque peluche. En vérité, Gudule était le prénom du botruc en peluche que son père avait étant un petit enfant. Un beau dossier qu'avait balancer la mère de ce dernier qui l'avait transmis au Serpentard alors qu'il avait déjà un âge avancé. Aujourd'hui, il occupait un coin du bureau de la chambre de l'adolescent.
« Ok, on va déjà mettre les choses au clair. » s'exclama-t-il. « Ma peluche préférée, c'était Sniffeur le Niffleur, d'abord ! Et en plus, lui, il bougeait pas. Alors que Njal l'humain en peluche bouge. C'est encore mieux ! »
Njal posa alors une question assez pertinente mais dont la réponse était évidente pour Alexandre. Pourquoi aurait-il dormi dans sa chambre alors que la sienne était juste à côté. Bien que l'ancien préfet savait clairement pourquoi, la réponse ne prit pas forme d'elle-même. Elle était plus simple à penser qu'à dire. Il lui fallut plusieurs secondes pour réfléchir en regardant son ami.
« C'est une question pertinente. Mais pourquoi s'embarrasser de tels questionnements, dis-moi ? » esquiva-t-il sous couvert de l'humour.
Cette question l'avait déstabilisé parce qu'il n"osait pas vraiment exposer la véritable raison d'une manière aussi directe. Il y avait un blocage. Ces mots ne voulaient pas sortir. C'était comme si on demandait à un sorcier ayant le vertige de voler à balai dix mètres au dessus du sol.
« Et puis parce que tu me trouves irrésistible. Admets-le. » ajouta-t-il avec un air malicieux.
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MessageSujet: Re: Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège] Ven 27 Juil - 16:07


Il t’était difficile de garder un semblant de contenance et de sérieux face à cette gueule d’ange qui t’avait fait rêver et espérer durant les deux dernières années. Une partie de toi, petite, infime, se méfiait des mots et des actes d’Alexandre, le trouvant étrangement bien entreprenant alors que le reste de ton être brûlait du désir coupable de croire ses avances fondées, d’y céder et d’enfin embrasser ses lèvres rosées.
Si tu avais de rentrer dans son jeu de séduction, c’était tout d’abord pour être certain de son fondement mais tout ton être ne voulait plus jouer au chat et à la souris. Il voulait y céder, tout simplement céder et s’abandonner. Tu voulais garder un peu de contenance mais ton corps et même ton âme semblaient jouer à un jeu qui n’était pas celui voulu par ton esprit. « Oui justement, je bouge. Et je bouge même beaucoup, » répliquas-tu dans une fausse tentative de le mettre une nouvelle fois en échec alors qu’il t’avait totalement conquis. « Je m’en voudrais de te grimper dessus en pleine nuit … » Avance à peine dissimulée, sous-entendu des plus subtils, voilà que même ton être commençait à te jouer des tours. Tu voulus te défendre en lui demandant quel intérêt il y avait à dormir dans une chambre qui se trouvait à moins de deux mètres de la sienne mais comme toujours, Alex écartait d’un revers de main les sujets fâcheux. « C'est une question pertinente. Mais pourquoi s'embarrasser de tels questionnements, dis-moi ? » Alex faisait du Alex, tu le reconnaissais bien là. Et tu n’eues plus aucun doute sur ses intentions. Il venait de se trahir ou plutôt de te donner par son esquive la confirmation que cela n’était pas un jeu de faux-semblants et de moqueries mais bien ce que tu aurais dû croire depuis le début : un jeu de séduction.
Ton cœur s’emballa à l’idée, toute simple, que tout cela était vrai, qu’Alex s’était approché de toi avec des envies toutes autres que simplement te toucher, éprouver la dureté de ta musculature. Tu commençais à avoir terriblement chaud et les mots de ton meilleur ami ne firent qu’empirer ton état précaire. « Et puis parce que tu me trouves irrésistible. Admets-le, » minauda-t-il avec malice sans quitter des yeux ton visage qui se décomposait et devenait de plus en plus rouge à cet chaque instant. Que devais-tu faire ? Tu avais terriblement envie de sentir son contact, de lui prendre la main et même plus. Devais-tu ? Pouvais-tu ? Était-ce le moment de tout lui révéler ? Ton seul silence, accompagné du rosissement de tes joues, te trahissait de toute façon. « Heu … j-je … » voulus-tu dire sans trouver les mots car il n’y avait pas de mots pour exprimer ce que tu ressentais à cet instant précis. Les mots s’étaient envolés et ta bouche restait vide, incroyablement sèche, tarie de salive et paroles. Bien maladroit, tu laissas alors parler ton corps comme ta main glissa sur l’épais édredon pour rejoindre celle d’Alexandre.
Néanmoins, tu dus te stopper à mi-chemin. On toquait à la porte. « O-oui ?! » t’exclamas-tu en n’osant plus regarder Alex dans les yeux comme si tout ce que vous aviez entrepris venait d’éclater comme une bulle de savon. La porte s’ouvrit alors pour révéler la frêle silhouette de Jòstr qui sembla bien surpris de te voir dans la chambre réservée à votre invité. « M-monsieur Njal, Monsieur Rozen, Madame Lænsen vous a préparé un gâteau au chocolat. Elle vous fait savoir qu’il vous attend dans la cuisine. » Puis l’elfe disparut dans un pop sonore avant même que tu aies pu lui dire d’attendre en vue de lui dire -ou plutôt lui faire comprendre- que rien de ce qu’il avait vu ne devait sortir de cette chambre.
Alex et toi auriez pu rester ici mais la bulle de rêve venait d’éclater et il n’était jamais bon de laisser refroidir le fondant au chocolat de grand-mère Inge. D’un regard insondable, tu invitas Alexandre à descendre avec toi.

Citation :
La conclusion la plus pourrie du siècle mais au moins, Njal n'aura plus de moyen de s'échapper la prochaine fois Coeur Cute

  • Faire un post de plus de 500 mots - 2 dragées
  • Faire un post où le prénom de votre personnage n'apparait pas - 2 dragées

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Cap au Nord • ft. Alexandre [Norvège]

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