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Le souvenir du son d'une voix | JOHN

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MessageSujet: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Dim 29 Juil - 0:33

La routine était quelque chose qui rythmait la vie d'Artemis Potter, devenue Croupton, depuis qu'elle avait quitté l'École Supérieure de Magie, auréolée d'un diplôme en psychomagie sorcière. Elle prenait toujours le même thé le matin, un autre thé à 10h et un autre différent encore à quatorze heures. Elle était réglée comme une horloge depuis qu'elle s'était mariée et si cela ne lui déplaisait pas foncièrement, il serait mentir que de dire qu'elle ne cherchait pas, parfois un peu de piment. Et depuis quelques semaines, la rouquine s'était trouvé un piment tout particulier dans sa vie. Il n'était pas dans ses habitudes de discuter totalement d'elle-même à quelqu'un. Artemis livrait parfois quelques informations sur elle à ses patients pour les aider à extérioriser leurs démons, quitte à revivre elle-même de terribles moment, mais elle ne donnait jamais son point de vue ou son ressenti absolu sur sa situation actuelle. Pourtant, pourtant, c'était ce qu'elle faisait depuis trois semaines dans la chambre d'un illustre inconnu comateux.

Qu'est-ce qui lui était passé par la tête de venir se perdre dans la chambre d'un homme aux soins intensifs ? Peut-être une prémonition ou un important besoin de parler. Artemis faisait peut-être bonne figure, plaisantait toujours autant avec son compagnon de la machine à café Caradoc Dearborn, mangeait avec appétit aux repas austères qu'elle ne partageait avec personne chez elle, elle n'allait pas bien. La situation traînait, et elle n'allait pas mieux, elle se sentait lourde, lasse et ne trouvait pas de moyen d'extérioriser tout cela. Elle avait essayé le sport intensif, les siestes intempestives. Mais pour la première fois de sa vie, elle s'était trouvé le besoin de parler à quelqu'un qui ne la jugerait pas. Ce quelqu'un était un homme qu'Artemis fixait sans réellement le voir, et elle disait beaucoup de choses. Une fois, même, il lui était arrivé de pleurer. Lui, ne bougeait pas, et sans doute ne l'entendait-il pas. C'était ce qui était beau dans ces confidences, ces quelques mots lâchés chaque jours entre deux patients, et entre deux soins. C'était une sorte de rendez-vous que la rouquine n'avait pas initialement prévu, mais qu'elle appréciait désormais, malgré elle, surtout. Et elle avait adopté cette routine particulière mais non pas moins passagère. Ce jour-là, elle allait faire comme la veille et la sur-veille, mais la chambre était vide, l'homme remplacé par une femme dont elle n'eut pas le courage de lire le nom. Elle reparti, ses mèches rousses sans doute moins éclatantes que d'habitude, elle avait ce jour-là les traits tirés d'un lourd dîner de famille dont elle n'avait pas anticipé la terrible conclusion entre le père, et le fils. Cela lui pesait, et elle désirait profondément en parler. Mais son confident habituel était parti, et elle se dit finalement, que c'était pour le mieux, parce que cela signifiait qu'il était guéri.
Les jours passèrent, peut-être même qu'un mois s'était écoulé et comme pour expier ses pensées aléatoires, la psychomage décida d'attendre la fin d'une journée pour sortir un peu dans le Londres sorcier. Elle n'y venait pas pour s'acheter quelque chose car elle n'était pas d'une nature dépensière. Et elle chantonnait, sans même s'en rendre compte, comme si le simple fait de chanter quelques paroles de chants anglais mettait une touche de couleur dans sa vie. Inconsciemment, Artemis Croupton y venait avec l'espoir de faire une jolie rencontre. Et elle ne savait pas comme cet espoir allait devenir réalité.

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MessageSujet: Re: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Dim 29 Juil - 3:27

John avait enfin réussie à céduler un rendez-vous avec sa chère Madame Guipure, une sorcière d’une chaleur communicative qu’il appréciait particulièrement visiter. Détrompez-vous, l’aurore n’était pas un fanatique de shopping, mais l’atmosphère étouffante de cette boutique et le sourire maternelle de la propriétaire l’attirait d’une manière inexplicable, tellement qu’il n’était pas rare de le voir y rôder, tâtant tissus et robes, achetant en excuse un morceau pour sa petite sœur, ou encore une paire de souliers qu’il ne mettrait probablement pas. Aujourd’hui, cependant, John Dawlish était effectivement venue pour que Madame Guipure lui concocte une robe de sorcier sur mesure. Une robe adaptée à son métier, aurore. Suffisamment souple pour ne pas porter obstacle aux mouvements de sa baguette, d’un tissu qui respirait afin qu’il n’étouffe pas sous la chaleur d’une bagarre ou même d’une filature, et évidemment, munie de multiples poches afin qu’il puisse trimballer tout objet et arme magique pouvant lui être utiles sur le terrain.  

Sa robe préférée avait été réduite en lambeau lors d’une violente attaque suite à laquelle l’homme avait été grièvement blessé, frappé de plusieurs maléfice. Son corps, ne pouvant supporter autant d’attaques, s’était plongé dans un lourd coma qui, avec les soins des médicomages, le sauva probablement de la mort ou d’irréparables séquelles. John avait passé trois semaines dans un état comateux à rêver et à affronter certains de ses pires cauchemars. Il n’avait aucun souvenir de cette période, ne serait-ce qu’un dérangeant sentiment de peur, d’inconfort et d’urgence, le genre de sentiment qui te pèse au fond de l’estomac. Il se rappelait également d’une douce voix, probablement une fée ou autre mythique créature créée par son imaginaire pour l’empêcher de sombrer dans l’effroi. Peut-être n’avait-il pas été conscient pendant ces trois semaines, mais chaque parcelle de son corps savait pertinemment qu’il était en position d’impuissance, de faiblesse et d’incertitude. La dame de ses rêves, sans visage, lui avait apporté un soulagement inespéré. Il se rappelait de son réveil soudain, de cette sensation de recommencer à respirer et de ce désir qui l’avait animé de rejoindre sa fée.

Évidemment, sa réalité avait toujours été la même : il était seul. Peut-être Flora était-elle passée le visiter, ça c’était si elle n’était pas encore partie se découvrir dans un lointain pays. Audrey, il la savait en mission et Kiéran, son meilleur ami, eh bien disons qu’il était dans l’impossibilité de se rendre à son chevet. Voilà, il était seul. Il l’avait toujours été, même lorsqu’il avait des géniteurs, il n’avait pas de parents. Il avait sa sœur, mais c’était son rôle à lui de s’occuper d’elle, pas l’inverse. On n’avait jamais pris soin de John et la personne qui voudrait prendre soin de lui allait devoir se lever tôt pour y arriver : il ne le voulait pas, du moins, c’est ce qu’il pensait. Ce jour-là, à son réveil, il avait laissé échapper un court rire jaune, avait balayé de ses pensées la mélodieuse voix qui lui avait portée compagnie dans la pénombre et s’était levé en titubant, exigeant farouchement au premier membre du personnel qu’il croisa qu’on le laisse quitter l’hôpital.

Plus les nuits passaient, plus cette envoûtante voix disparaissait de ses rêves. Au début il avait été agacé qu’elle vienne le hanter à chaque nuit, en murmurant des mots indistincts, qui ne signifiait plus rien, mais lui rappelait l’angoisse qu’il avait vécu. Ensuite, alors que la voix se dissipait doucement, tel qu’il l’avait pourtant souhaité, il se surprenait à ressentir un manque, teinté d’une touche de panique, de finalité.  John Dawlish était sorti du coma depuis près d’un mois, à présent, la voix n’était qu’un vague souvenir.

L’aurore remercia poliment la couturière et quitta la boutique, un sac à la main. Alors qu’il se dirigeait vers le chaudron baveur dans l’optique d’y prendre une bière avant de regagner son logis, quelque chose le stoppa net. Ses oreilles lui chatouillèrent. Son estomac fit un bon. Un frisson longea son échine. Sa peau fut instantanément recouverte de chair de poule. Son intérieur s’emplie de chaleur. Le rythme de sa respiration s’accéléra. Il tendit l’oreille, peut-être avait-il rêvé. Il avait surement rêvé. Un deuxième frisson l’assailli, cette fois accompagné du timbre d’une voix qui lui était terriblement familière. Non loin à sa droite une femme chantonnait doucement en regardant distraitement les vitrines : sa fée, sa créature mythique. Le cœur de l’homme rata un battement. Était-elle réelle, ou était-il resté avec des séquelles de son sommeil de trois longues semaines? Pourtant, la femme de disparaissait pas. Elle se tenait droite, un petit sourire dansant sur ses lèvres, une éblouissante tignasse rousse qui lui semblait si soyeuse. Elle était magnifique, époustouflante même. John ne put se faire violence, portée par la voix de femme, il s’approcha doucement d’elle, à peine conscient de ses faits et gestes. Arrivé à sa derrière elle, l’aurore cru qu’il avait perdu la capacité d’émettre des sons.

Au bout d’un moment il déposa légèrement sa main sur l’avant-bras nu de la dame afin d’attirer son attention et lui murmura – c’était tout ce dont il était capable en ce moment –  « votre voix ».

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MessageSujet: Re: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Dim 29 Juil - 14:09

Il n'était pas dans les habitudes d'Artemis de sortir pour ne rien faire, ou de ne pas optimiser tout son temps. Elle était une femme qui aimait avancer, s'occuper. Que ce soit en utilisant son rôle de mère - il était bien plus facile de le remplir lorsque Junior n'était qu'un enfant - ou en lisant pour se cultiver et pour effectuer plus efficacement son travail. Mais ce jour-là, elle avait un besoin tout à fait étonnant et peu commun : celui de flâner. Elle n'était pas dans le Londres sorcier pour un besoin particulier, elle n'était là que pour repousser la terrible échéance qui était de rentrer chez elle pour n'être accueillie par le terrible silence qui régnait dans sa maison. Cela faisait maintenant quelques minutes que ses yeux clairs s'étaient perdu sur quelques objets de la boutique de Quidditch, fermée par l'heure actuelle. La rouquine se souvenait assez bien de sa glorieuse époque de Poursuiveuse des verts et argents. Rôle que son fils pourrait reprendre si le patriarche voulait bien entendre raison. Cette ombre au tableau sembla faner tous les joyeux souvenirs de vestiaires que se remémorait la psychomage. Le sourire léger et joyeux qui avait fais son apparition sur ses lèvres chantantes disparu aussi vite qu'il était apparu. Mais elle n'eut pas le temps de s’apitoyer sur elle-même que quelqu'un posa une main chaude sur son bras.

Artemis n'avait pas vu l'individu s'approcher d'elle dans la vitre tant elle regardait avec intérêt le tout dernier modèle de balai derrière la vitrine. Aussi sursauta-t-elle en se tournant vivement vers l'individu qui l'avait sorti de son songe. La rouquine ne le reconnu pas tout de suite. Il y avait en effet un pas immense entre un visage profondément endormi et un visage complètement éveillé, que ce soit l'expression, la couleur des yeux ou des ridules aux coins de ceux-ci. Mais en le détaillant silencieusement, elle finit par reposer un nom sur ce visage à qui elle avait parlé pendant des jours et des semaines même, de sa peine, et de sa vie. Replacer son visage n'avait pris que quelques secondes, mais l'horreur qui la saisit lorsqu'il évoqua sa voix la fit rougir si violemment que ses joues devaient désormais avoir la même teinte que ses mèches flamboyantes. "Oh" ne put-elle empêcher ce simple son de s'échapper de ses lèvres, "bonjour... Monsieur Dawlish". Car la psychomage, au bout de quelques jours, avait laissé son regard être attirée par la pancarte à côté de son lit, détaillant tous ses soins et surtout, précisant son nom. Un simple mois n'avait pas suffit à le lui faire oublier. Cependant, il se souvenait d'elle. Ou en tout cas, d'une manière inexplicable, sa voix lui disait quelque chose. Artemis avait tant parlé, et avait tant ouvert les vannes, qu'il n'était pas étonnant finalement que son timbre lui parle. Elle le regarda, et le pauvre homme, s'il allait mieux, semblait déconcerté, égaré. Finalement, elle fit mine de ne pas avoir entendu son interjection sur le son de sa voix, et préféra lui sourire sincèrement, et simplement, dans l'espoir qu'il oublie le souvenir qu'il venait d'avoir.

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MessageSujet: Re: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Mar 31 Juil - 2:45

Son sourire était ravissant. Son visage était d’une beauté dont il avait rarement été témoin. Ses traits étaient d’une finesse propre aux plus grands artistes de ce monde et sa voix… sa voix le chatouillait de l’intérieur comme peu de choses ne l’avaient jamais chatouillé. John Dawlish ne comprenait pas exactement ce qu’il se passait avec lui, mais il se sentait inexplicablement attiré vers cette femme, qu’il ne connaissait pas. Ses grands yeux verts ne lui disaient rien, son étincelant sourire lui était inconnu. Et pourtant, le timbre de sa voix éveillait en lui une chaleureuse sensation de confort qu’il n’avait jamais ressenti auparavant. Cette femme était un mystère qu’il se devait de décrypter. Bien qu’il se doutait à présent qu’ils se connaissaient d’une manière ou d’une autre, l’aurore fût surpris lorsqu’elle prononça son nom, directement, presque sans détour. Ainsi donc avait-elle un franc souvenir de lui, et lui avait-il qu’un simple écho de mélodie en tête. Se pouvait-il qu’elle ait été sa médicomage? L’homme plissa les yeux. Était-il arrivé quelque chose à Caradoc, son fidèle médicomage de famille? Non, il se rappelait l’avoir vu rôdé la semaine dernière, non loin du bureau des aurores, probablement à la recherche de l’ainée Fawkes. L’avait-il confié à une autre médicomage, par manque de temps? Peut-être. L’aurore secoua imperceptiblement la tête, tentant de regagner contrôle sur lui-même et adressa finalement la parole à sa contrepartie, plus maladroitement qu’il ne l’aurait souhaité : « Bonjour, votre voix m’est particulièrement familière… » L’homme s’éclairci la gorge et dû se retenir de ne pas lever les yeux au ciel tellement il était découragé de sa propre performance. « Par tout hasard, feriez-vous partie de l’équipe de médicomages de Ste-Mangouste? » demanda-t-il en tentant de récupérer la situation.

Incertain, John leva le bras et vint se gratter le derrière de la tête d’un geste qui mis bien en évidence son biceps musclé, puis il reporta attentivement son attention sur la femme qui se tenait devant lui. John, pourtant habituellement vif d’esprit, ne remarqua qu’à ce moment la rougeur des joues de sa compagnie et vi l’étincelle d’angoisse qui semblait briller au fonds de ses yeux. L’aurore compris alors que le sentiment était mutuel : les deux étrangers représentaient l’un pour l’autre une importance improbable qu’eux-mêmes ne comprenaient pas et qu’ils n’auraient jamais pensé être partagée. « J’aimerais beaucoup vous connaître, j’ai l’impression de vous connaître… » déclara-t-il d’une voix grave à laquelle il ne s’était lui-même pas attendue. Il n’arrivait pas plus à quitter les yeux de la rouquine qu’à même de l’ordre dans sa tête. « Écoutez, ce n'est pas du tout dans mes habitudes, mais si vous n’êtes pas trop pressée, accepteriez-vous de partager un verre en ma compagnie? » demanda-t-il finalement. Il ne savait pas quoi lui dire, ainsi, au milieu du chemin de traverse, posé devant la vitrine de la boutique de Quidditch. Et s’il ne trouvait rien de pertinent à lui raconter de sorte qu’ils n’entretiennent que politesse de coin de ruelle avant de regagner chacun leur vie? L’aurore avait le besoin d’investiguer un peu plus l’effet que lui faisait cette femme. Il devait comprendre la provenance de son effarement. Il devait mettre sa baguette sur le souvenir des paroles de cette voix qu’il sentait danser sur le bout de sa langue. Et surtout, il souhaitait entendre sa voix plus longtemps que pour de platoniques politesses.

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MessageSujet: Re: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Mar 31 Juil - 15:45

Artemis ne pensait pas que quelques confidences lâchées à un comateux pouvaient conduire  à une rencontre en bon et due forme entre eux, au beau milieux du chemin de Traverse. Elle était véritablement stupéfaite de la tournure des événements et elle ne savait pas encore ce qui l'attendait. La rouquine le regardait avec une horreur amusée. Elle ne savait pas si elle devait rire, ou pleurer de l'étrange situation dans laquelle elle s'était empêtrée, par simple besoin de parler. Elle aurait pu aller voir un confrère et le laisser se pencher sur la question. Mais elle trouvait cela diablement ironique d'aller voir un psychomage alors qu'elle en était une également. Cependant, il serait mentir que de dire qu'elle était capable de se psychanalyser. Comme elle l'avait déjà fait remarquer à Njal Laensen lorsqu'il était venu la voir, on ne pouvait pas avoir de point de vue objectif sur nous-même ou sur nos proches. Nos sentiments, s'ils étaient trop présents, faussaient tout. Elle eut un rire cristallin, profondément sincère aux paroles de John Dawlish. Artemis replaça une mèche de cheveux roux derrière son oreille. "Je ne suis pas médicomage, mais psychomage" lui répondit-elle, amusée à l'idée qu'il se lance dans un cluedo magique pour retrouver l'origine de sa voix. Devait-elle le lui dire, ou devait-elle plutôt garder le secret et le laisser s'imaginer qu'il avait rêvé ? La rouquine se demandait bien ce qu'il convenait le mieux de faire. Elle trouvait cependant agréable voire mignon l'embêtement dans lequel s'enfonçait l'ancien médicalisé de Sainte Mangouste. Elle croisa les bras sur son torse en même temps qu'il passait un bras pour se gratter l'arrière du crâne. Elle se disait que si elle lui en parlait, elle devrait probablement revenir aux problèmes qu'elle lui avait exposé lorsqu'il n'était pas en mesure de lui répondre, et l'épouse Croupton doutait d'en être capable. Car elle avait été profondément soulagée d'en discuter, et ne désirait pas revenir sur des démons qui n'étaient pas partis de sa maison. Si elle avait allégée son coeur en traduisant par des mots tous ses terribles ressentiments vis-à-vis de son mariage, et de son fils, elle doutait qu'en parler à nouveau à quelqu'un qui puisse lui répondre la soulage. Artemis avait profondément et irrémédiablement peur d'un jugement. Elle ne se sentait pas prête à endurer des conseils qu'elle ne pourrait pas accepter. Il la sortit de son songe par le ton qu'il avait pris pour lui parler de sa voix grave. Un sourire gêné cette fois-ci s'étira sur les lèvres d'Artemis Croupton, et elle se frotta les avants-bras, sans rien répondre. Il lui était pourtant impossible de ne rien répondre à la délicate proposition d'aller boire un verre avec lui.

La rouquine aurait pu dire non, et sans doute qu'elle aurait eut raison. Elle aurait eut raison si elle avait une raison de rentrer à l'heure chez elle. Mais elle n'en avait aucune. Peut-importe l'heure à laquelle elle rentrait, elle arrivait toujours plus tôt que Bartemius qui s'éternisait - à raison - au Ministère de la Magie. Si les premiers temps, elle l'avait attendu pour manger, la psychomage avait laissé tomber depuis longtemps déjà. Parfois, ils s'entre-croisaient lorsqu'elle s'attardait avant d'aller se coucher, devant un vieux croquis qu'elle reprenait pour se refaire la main. Mais c'était tout, et ce qui l'avait charmé chez son époux lorsqu'ils étaient adolescents était sans doute la chose qui lui manquait le plus désormais : les discussions. Ils avaient eut de jolies conversations tous les deux à Poudlard, sur des sujets dont elle ne se souvenait même pas. Elle se rappelait simplement de leur étonnante mais logique dualité. Depuis qu'il était entré au Ministère, ces discussions s'évanouissaient une à une pour être remplacées par un silence profond et austère. "Avec plaisir" répondit-elle donc, tout bonnement, "mais je crois détenir la réponse à vos questions sur ma voix" ajouta-t-elle en affichant son habituel sourire malicieux. Il n'était pas étonnant de voir la jolie femme sourire, car c'était quelque chose de tout naturel, pour elle. Artemis n'aimait pas la fadeur, elle aimait l'éblouissant, la sincérité. Les sourires égayaient les âmes même les plus sombres : "Nous en parlerons au Chaudron Baveur, si vous le voulez bien".

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MessageSujet: Re: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Mar 21 Aoû - 4:59

À chaque parole que prononçait la rousse, les oreilles de l’aurore semblaient frissonner de bonheur et son cœur, étrangement, se serrer. Comme ça, elle était psychomage…impressionnant, mais également questionnant. John n’avait jamais rencontré de professionnel de la santé mentale auparavant. Oh, il aurait surement dû, et il y gagnerait surement encore, mais il craignait comme la peste de replonger dans son enfance et dans cet ignoble sentiment d’abandon qui l’envahissait au moindre souvenir de sa génitrice et de son géniteur. Valait mieux le garder bien caché dans un coin de son esprit, isolé. Si elle n’était pas sa médicomage et qu’il n’avait pas de psychomage, alors comment était-ce possible qu’il connaisse si bien cette voix…cette voix triste, parfois optimiste et parfois joviale. À sa grande surprise, la femme répondit tout naturellement au flot de questions qui se bousculaient dans sa tête. Il s’agissait plutôt d’une demi-réponse, voire d’une vague indication qu’elle détenait peut-être la clef de son émoi, l’explication derrière cette étrange proximité qu’il ressentait envers la rousse. Ainsi, elle pourrait peut-être répondre au mystère qui embrumait l’esprit de l’aurore. Se jouait-elle de lui? Tel un prédateur se jouait du pauvre lapin déboussolé par la tournure inattendu des évènements. Perspicace, il ne faisait aucun doute que la femme avait décelé son trouble, et pourtant, elle avait décidé de le faire languir et de repousser le moment où elle le sortirait de son tourment. En temps normal, John aurait été agacé. Il aurait probablement tourné les talons et quitter en grommelant qu’il n’avait pas le temps, ni l’envie, ni la fierté pour se faire mener en portoloin. Évidemment, rien de cette rencontre ne déclenchait des réactions auxquelles il était accoutumé et  au lieu d’être agacé, l’aurore se surprit à se détendre et à vouloir jouer, lui aussi. Après tout, John Dawlish venait de trouver sa fée, il n’allait certainement pas s’en éloigner aussitôt.

En reprenant son assurance, l’homme lui répondit d’une voix basse et chaude: « vous êtes définitivement une femme intrigante mmm…» il voulut conclure en l’appelant par son nom, mais il se rappela qu’il ne le connaissait pas. Il ne connaissait qu’une chose de la belle étrangère et c’était le doux timbre de sa voix…et maintenant son regard enivrant. John se contenta donc de porter son regard vers sa compagnie et de plisser yeux et sourcils en guise d’interrogation, un léger sourire dansant sur ses lèvres, reflétant à sa manière l’air malicieux de la femme. Après quelques secondes à la fixer fermement dans les yeux, il arqua son sourcil gauche, insistant, et laissa étirer un peu plus les coins de sa bouche. « Me feriez-vous l’honneur de me dire votre nom, ou dois-je également attendre que nous ayons un verre à la main ? » demanda-t-il, taquin, avant d’effleurer d'un geste conscient, mais mesuré, le bas du dos de la rouquine afin de l’enjoindre à lui emboîter le pas vers le Chaudron Baveur.

Que diable se passait-il dans la tête de John Dawlish? Cet éternel bourru tentait-il sa chance au dangereux jeu qu’était celui de la séduction? Ses regards profonds et sa voix grave semblait être de forts indicateurs que l'aurore avait, pour une rare fois, spontanément décider de sauter le pas. Sans parler de sa soudaine envie de prendre de son temps de solitaire pour partager un verre avec une pure inconnue. C’est qu’elle avait une si jolie voix…
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MessageSujet: Re: Le souvenir du son d'une voix | JOHN Mer 22 Aoû - 23:34

Toute la logique du monde venait d'ébranler celle bien rodée pourtant d'Artemis Croupton. Elle avait des habitudes auxquelles elle ne dérogeait jamais. Mais il fallait toujours une bonne exception, elle était la première à l'admettre. Cette exception semblait étrangement porter les traits de John Dawlish, exception qu'elle n'avait pas prévu et qu'elle n'avait pas forcément voulu. La rouquine avait ses plans pour la soirée, plans qui ne changeaient jamais d'une journée sur l'autre, plans qui restaient les mêmes années après années. Emprisonnée dans sa routine, le jeune homme venait mettre un coup de pied dedans comme il avait mis un coup de pied dans sa logique. Et si elle contemplait les ruines de sa routine et de sa logique, la psychomage ne pouvait pas s'empêcher de sourire délicatement. Elle qui pensait vainement que rien ne pouvait plus la surprendre se trouvait étrangement tétanisée par l'ancien comateux de Sainte-Mangouste. Son sourire s'élargit à la qualification que lui trouva John, si bien qu'un rire amusé s'échappa de ses lèvres. "Pas vraiment" répondit-elle alors que ses yeux clairs s'illuminaient d'une lumière toute particulière. Artemis n'était pas une femme qui pensait valoir plus que d'autres, et elle ne se considérait certainement pas comme particulière. Elle était bien simple, d'après elle, dans la norme, ses cheveux à part. Ils commencèrent à s'aventurer dans le chemin de traverse, et la question de John, posée seulement à demi-mot, fit sourire encore la rouquine qui avait l'étrange impression de retrouver pleinement les mouvements de son visage en compagnie de cet homme. Il n'était pas incroyable de croire que la morosité était quelque chose de permanent dans sa maison, bien que son fils égaie un peu les sombres pièces de la demeure Croupton. L'envie de le faire patienter l'anima pendant quelques instants, mais elle préféra ne pas pousser le vice."Je m'appelle Artemis Croupton" l'informa-t-elle simplement en rangeant ses mains dans les poches. Il n'y avait plus grand monde sur le chemin de traverse vu l'heure, et la psychomage était prête à parier que le pub, cependant, ne serait pas si vide que cela.

Et c'est exactement ce qu'elle constata en voyant la foule au Chaudron Baveur. Elle se tourna vers son compagnon de mésaventure, et lui dit : "Je vous laisse choisir nos sièges, vous aurez sans doute la main plus chanceuse que la mienne". Car elle ne voyait pas beaucoup de place ce soir-là, malgré ses yeux plissés pour voir plus loin. Ils s'assirent finalement à une table près d'une fenêtre après qu'un couple se soit levé et Artemis croisa ses bras sur la table en jetant un regard au dehors, qui donnait sur la partie moldue. Ces gens, ces passants qui marchaient ne se rendaient même pas compte qu'à quelques mètres d'eux, se trouvaient des individus qu'ils n'oseraient même pas imaginer, et que certains de ses individus, même, leur voulaient du mal. Ils étaient si vulnérables se disait-elle toujours en pensant à la terrible ironie qui les touchait, qu'ils seraient facilement manipulables, et immédiatement dominés. Mais elle ne faisait pas partie de leur monde, et son sang n'était pas réputé pour compter parmi ses gènes, des gènes moldus. Elle reporta son attention sur l'ancien patient de Sainte-Mangouste. "J'espère qu'il leur reste du cognac..." souffla-t-elle doucement, car lorsque la rouquine avait quelque chose en tête, il devenait bien difficile de le lui retirer. Et ce soir, pour éterniser un peu la soirée, et pour ne pas penser à son retour chez elle, elle comptait bien étouffer sa gorge d'un alcool à 40 degrés.

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