Poudlard est officiellement de retour ! Bonne rentrée à tous !
Vous pouvez retrouver la liste des préfets et des capitaines en cliquant juste ici. Espérons qu'ils fassent mieux que les précédents ! Félicitations à eux !
GRYFFONDOR : 0 pt | POUFSOUFFLE : 0 pt | SERDAIGLE : 0 pt | SERPENTARD : 0 pt
La Gazette de l'été est parue ! Venez la commenter ici !

Partagez|

J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 271
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Ven 3 Aoû - 12:12

Les vacances scolaires, celles d’été surtout, avaient ce petit côté extrêmement rafraichissant, reposant, revigorant. Soyle était toujours en grande forme à cette période de l’année, prête à profiter au maximum de ce temps libre qu’elle pouvait avoir, assez rare durant le reste de l’année. Comme presque tous les ans, elle avait été retrouver la maison de vacances de son enfance, en pleine campagne polonaise. Que c’était bon de retrouver cet endroit si calme et tranquille. La belle rousse en profitait pleinement, passant des heures dans le jardin à lire ou simplement prendre du bon temps, seule ou avec des amis qu’elle ne voyait pas assez à son goût. Un pur bonheur.

Mais un hibou était venu troubler cette tranquillité. Une lettre étrange venue d’une amie dont elle n’avait plus de nouvelles depuis un long moment. Bon, jusque-là, cela pouvait toujours arriver. Mais cette lettre était étrange par son contenu. Elle lui demandait de la retrouver, et pas n’importe où. En pleine allée des embrumes. Une endroit où Soyle n’allait pas très souvent. Et c’était encore peu dire. Un endroit qu’elle trouvait assez lugubre, et surtout assez mal fréquenté. Mais son amie avait l’air d’avoir besoin d’aide. Chose à laquelle la belle était toujours assez sensible. Alors si elle avait hésité, elle avait fini par se décider à répondre présente pour elle.

Quelques jours plus tard notre rouquine se retrouvait donc dans l’allée des embrumes. Assez peu sûre d’elle, elle avait pris soin de mettre une cape légère dont elle avait rabattu la capuche pour éviter de trop se faire remarquer avec ses cheveux de feu. Même si quelques fines mèches arrivaient à tomber sur son torse, c’était déjà un peu plus discret. Enfin, surtout pour la rassurer elle en fait. Heureusement elle fut bientôt près du lieu de rendez-vous…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 98
| AVATARS / CRÉDITS : John Mayer les enfants
| SANG : Mélangé


MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Sam 4 Aoû - 22:52

Tapis dans l’ombre, sous l’une des capes d’invisibilité du Ministère, John observait deux silhouettes, à peine discernables dans l’obscurité. Cela faisait maintenant cinq jours qu’il suivait Arnold Smith – un très soupçonné mangemort, mais dont les preuves étaient nettement insuffisantes pour motiver une arrestation – car le département des aurores avait eu vent d’une possible transaction louche de reliques imbibées de magie noire. L’aurore avait les cernes jusqu’au nombril d’avoir passé autant de jours aux aguets, ne pouvant se permettre de dormir profondément, dans le confort de son lit. Il était irrité, mais terriblement motivé à mettre cette ordure en prison. À son plus grand bonheur, ce cinquième jour de filature semblait être le bon, car, de l’intersection d’où il se cachait, il entendait clairement les deux hommes discuter en langage consciemment censuré : la transaction était sur le point de se déroulée sous ses yeux.

Alors qu’il attendait avec impatience le moment où il surgirait enfin pour arrêter Smith, l’aurore aperçu une troisième silhouette s’approcher de lui, à quelques secondes de passer l’intersection et de se retrouver directement face aux deux dangereux hommes. Cette ombre, il la connaissait bien : c’était celle de Soyle Hoover, une des bonnes amies d’Audrey. Une femme profondément bonne et complètement innocente qui se dirigeait tout droit dans la gueule du loup, vers un danger certain. Amoureuse des moldus, elle allait se faire dépecée en un coup de baguette. John ne pouvait laisser une telle chose arriver, même si cela signifiait de laisser Smith filer.

Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, l’homme l’agrippa violemment par derrière, passant une main autour de sa tailler et pressant l’autre fortement contre sa bouche pour éviter qu’elle n’hurle de terreur et les mettre tous les deux en danger. Habilement, il la fit glisser sous sa cape d’invisibilité sans desserrer le moins du monde sa poigne.  John fulminait. Il bouillait de colère. À quoi jouait-t-elle, à se balader ainsi, tard le soir, dans l’allée des embrumes? Elle était suicidaire? Ne tenait pas à la vie? Si les yeux de l’aurore pouvaient tuer, Soyle Hoover ne serait pas grand-chose en ce moment. D’une proximité beaucoup trop près, il la fixait fermement dans les yeux, tentant de calmer sa respiration, accélérer par la colère. Ils restèrent ainsi de longues minutes, leurs corps collés l’un contre l’autre, les yeux plongés les uns dans les autres, à attendre qu’enfin les deux hommes disparaissent. Le vert des yeux de la sorcière semblait si doux, qu’au bout d’un moment John relâcha doucement sa poigne, réalisant qu’il lui faisait peut-être mal à la tenir ainsi.  La colère qui tempêtait en lui ne s’était pas calmée, motivé par un sentiment d’inquiétude qui lui était étranger. L’aurore aurait été incapable de laisser un innocent se diriger naïvement vers ce gouffre de danger, mais le fait que cet innocent soit Soyle – une femme pour qui il avait énormément de respect, l’amie de sa meilleure amie, qu’il avait si souvent vu chez lui, assise calmement sur le canapé à égayer de sa gentillesse, de son honnêteté et de son sourire leurs soirées – l’emplissait d’un sentiment d’angoisse qu’il n’aurait pas soupçonné.

CRACK ! Les deux hommes transplanèrent finalement, laissant un goût amer dans la bouche de l’aurore, n’ayant nul autre choix que de laisser deux criminels en liberté alors qu’il avait silencieusement assister au crime. CRACK ! Sans plus attendre, John transplana dans son salon, amenant la rouquine avec lui. Si tôt arrivée, il relâcha la professeure, lança la cape d’invisibilité au bout de ses bras avec violence et balança son poing directement dans le dossier du futon avant d’éclater. « MAIS QU’EST-CE QUI T’ES PASSÉ PAR LA TÊTE HOOVER ? MERLIN ! » gronda-t-il d’une voix menaçante en se rapprochant de la dite Hoover. « T’es pourtant très aux faits qu’une guerre fait rage et que ces puristes aux neurones brûlées par l’essence de Murlap n’attendent rien de mieux que de torturer une impure comme toi ! » continuait-il en marchant en rond tel un animal en cage. John Dawlish avait envie de tout démolir. Il envoya violement son genou dans le dossier du futon – pauvre petit futon qui n’avait pourtant rien fait – et pris finalement appuie sur celui-ci, posant ses deux mains dessus et faisant dos à la sorcière. « Professeure d’études des moldus – lança-t-il avec un petit rire jaune – ils se seraient fait un plaisir de d’offrir un traitement spécial…» L’homme ferma les yeux et ses mains se crispèrent sur le dossier du futon, dérangé par les images de Soyle, torturée, qui lui venaient en tête. John Dawlish était en colère, non pas d’avoir sabotagé sa mission, mais que la rouquine soit passée à deux doigts de vivre une série d’atrocités. Il n’arrivait pas à balayer les noires pensées qui lui venait sur son sort s’il n’avait pas été là, au bon moment. En fait, John Dawlish était beaucoup plus inquiet que fâché, mais c’était un homme grognon qui communiquait très mal ses émotions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 271
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Mar 7 Aoû - 17:34

Soyle essayait d’être efficace pour ce coup-là. Elle arriverait au point de rendez-vous , retrouverait son amie, et ferait son possible pour qu’elles quittent rapidement les lieux. C’était tout de même un point de rendez-vous étrange. Pas si étonnant si elle avait des ennuis, mais la rousse n’était clairement pas très à l’aise avec l’endroit. Et puis il y avait ces deux hommes sur son chemin, elle les voyait déjà du bout de la rue. Du bout de la ruelle. Difficile à dire en fait dans cet endroit. Mais elle les voyait. Il fallait passer tout droit, de pas y faire trop attention, raser le mur et faire comme si tout était normal. Allez, une grande inspiration et elle s’engagea sur cette route décidée, le coeur battant.

Un petit coeur mis à très rude épreuve lorsqu’on l’attrapa par derrière, plaquant une main sur son visage pour qu’elle ne puisse pas être entendue. Elle tenta bien de se débattre mais la poigne de celui qui l’avait attrapé était tout de même très forte. Et impossible d’être entendue. Ce n’est qu’après quelques seconde qu’elle put voir de qui il s’agissait. John Dawlish, un ami d’Audrey. Un auror qu’elle avait connu il y a maintenant un moment et qu’elle avait toujours plutôt apprécié. Un homme discret qui savait parfois se montrer tout à fait sympathique. Soyle l’aimait bien, elle avait souvent passé de bons moments avec Audrey et John dans leur appartement ou le sien.

Dans cette position très inconfortable, serrée contre lui, sa respiration finit par se ralentir un peu et son coeur aussi. Ils se regardaient dans les yeux sans bouger, lui qui la tenait toujours aussi fort, elle qui essayait vainement de bouger un peu pour desserrer sa prise. Soyle n’avait pas peur de lui, elle se doutait qu’il devait faire cela pour une bonne raison. Une raison qui se trouvait sans doute être à quelques mètres d’eux, ces deux hommes qui discutaient. Finalement il desserra un peu sa prise, la laissant respirer un peu mieux. La belle fit de son mieux pour ne pas avoir une respiration trop forte alors qu’elle pouvait enfin remplir ses poumons correctement. Consciente qu’il faisait sans doute tout cela pour une bonne raison, elle pris son bras pour se rassurer un peu tout de même.

Finalement les deux hommes finirent par quitter les lieux. Quelques instants plus tard, ce fut donc à leur tour de quitter cet endroit. Soyle se laissa guider jusqu’au salon de son ami. Il avait l’air furieux. La belle se contenta donc de reculer un peu sans rien dire, le laissant faire exploser sa rage.

-MAIS QU’EST-CE QUI T’ES PASSÉ PAR LA TÊTE HOOVER ? MERLIN !

Un peu surprise tout de même Soyle ne dit rien, restant bien droite lorsqu’il s’approcha d’elle.

-T’es pourtant très aux faits qu’une guerre fait rage et que ces puristes aux neurones brûlées par l’essence de Murlap n’attendent rien de mieux que de torturer une impure comme toi !

Pour le coup, au fait, elle l’était. Cela ne faisait que six ou sept mois qu’elle avait fait la connaissance concrète avec un membre de ces mangemorts. Un mauvais souvenir qu’elle aurait aimé laisser où il était. Sans Raven, Soyle savait très bien qu’elle ne serait plus là pour subir les foudres de John. Donnant un nouveau coup, il ne semblait pas se calmer. Soyle serra un peu les dents, pas sûre qu’il soit conscient qu’elle était bien plus au courant qu’il ne semblait le croire.

-Professeure d’études des moldus. Ils se seraient fait un plaisir de d’offrir un traitement spécial…

Un traitement spécial? Comme celui que lui avait déjà offert cet homme le soir de noël? Soyle se souvenait bien trop de son regard qui se posait sur elle, ce regard qui semblait ravi de la voir ainsi, couchée dans la neige. Elle se souvenait de cette sensation étrange de sentir son sang couler dans la neige sur sa robe. Cet homme qui lui avait semblé si jeune, et qui en même temps avait semblé si amusé de sa posture. Il avait réellement eu l’air d’apprécier ce qu’il lui faisait subir. Au final, il était assez difficile pour Soyle de dire ce qu’elle avait trouvé le plus dérangeant dans ses attitudes…

-Tu crois que je ne sais pas tout ça déjà? J’ai déjà passé bien trop de temps dans un lit d’hôpital, des séances obligatoires avec une psychomage, coincée à domicile pendant des semaines, sous surveillance, des heures de rééducation, j'ai marché avec une canne pendant bien trop longtemps, je sais déjà tout ça!

Elle avait elle aussi haussé un peu le ton, ce qu’elle n’avait jamais eu besoin de faire avec lui. Soyle avait pourtant le sentiment qu’elle ne pouvait simplement pas le laisser lui rappeler tout cela sans se défendre un minimum. La belle sorti donc sa lettre, prenant un ton plus posé pour poursuivre.

-Kaja est une vieille amie à moi, une polonaise que j’ai connu enfant. Elle m’a écrit cette lettre me demandant de l’aide. Je sais qu’elle est venue vivre en Angleterre il y a quelques temps. J’imagine maintenant que tu vas me dire que cette lettre est fausse et je ne suis pas sûre de vouloir savoir où est vraiment Kaja maintenant...


Soyle s’approcha de nouveau de lui, posant une main douce sur son épaule. Elle voulait qu’il comprenne sa position, même si elle pouvait comprendre qu’il soit en colère d’avoir sans doute raté un gros coup par sa faute.

-Je… ça va faire plus de six mois maintenant, la surveillance que miss Fawkes m’avait mise en place a été levée. Je ne peux pas continuer à surveiller et remettre en doute tous mes courriers, je vais devenir folle sinon! Et je t’en prie, si tu me dis qu’il faut remettre en place cette surveillance, je te jure que je me jette de suite pas la fenêtre!

Même si elle savait que cela avait été nécessaire, cette période avait été très difficile à supporter. Elle qui avait eu beaucoup de mal à rester en place ne se voyait pas recommencer. Et puis l’idée que ces Aurors se relayaient devant sa porte était assez dérangeante aussi en fait. Ils devaient rester là des heures, juste pour elle. Alors qu’elle savait à quel point leur temps était précieux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 98
| AVATARS / CRÉDITS : John Mayer les enfants
| SANG : Mélangé


MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Mer 22 Aoû - 14:25

L’homme en furie serrait le dossier du futon d’une poigne si crispée que ses jointures étaient blanchies. Sa respiration était inégale, ses biceps contractés frissonnaient légèrement sous la colère. John Dawlish n’était pas un homme facile d’approche, son entourage limité en était une démonstration flagrante. Ainsi, le flot d’émotions qui l’assaillait avec violence à l’idée de perdre un être proche le menait dans un tourbillon de contradictions qu’il ne saisissait pas, au centre duquel il lui était difficile d’y voir clair. La peur lui nouait le ventre, l’urgence lui démangeait les jambes, la colère enflammait son cœur, l’inquiétude cillait à ses oreilles et une affection refoulée pouvait lui humidifier les yeux. À son avis, l’aurore était un meilleur homme lorsqu’il ne ressentait rien. Dans ces moments, alors, pouvait-il réfléchir froidement et réagir promptement, avec justesse. Agacé par ce manque de contrôle, John évitait comme la peste ces situations et, surtout, ces liens de proximité qui donnaient naissance à l’affranchissement de ses émotions.

Aux yeux du commun des mortels, Soyle Hoover n’était pas une personne proche de John Dawlish. Leur relation était à des lunes de la relation de confidence qui pouvait exister entre deux êtres, elle ne collait pas non plus à la définition communément acceptée d’une amitié et pouvait se classer sous le volet d’une simple connaissance. Cependant, dans le grimoire de John, une personne qui venait passer régulièrement des soirées dans son salon – même s’il essayait de lui adresser le moins possible la parole et d’ignorer les possibles atomes crochues – était une personne qui partageait son quotidien. Un individu ainsi le bienvenue dans son logis était en quelque sorte une personne qui avait gagné un fragment de sa confiance, son respect et même son affection. John Dawlish ne se bâdrait pas des politesses et l’apparente tolérance qu’il avait eu pour la rouquine tout au long de ces années était pour lui une forme d’affection, d’appréciation. Le sorcier l’appréciait. Peut-être ne l’avait-il jamais démontré, mais sa présence ne l’avait jamais ennuyée, au contraire, sa douceur, sa simplicité et son impressionnante patience lui avait toujours drôlement réchauffé le cœur, à l’insu de la professeure. En sommes – et peut-être étrangement – John considérait Soyle comme une personne proche, une personne qu’il ne souhaitait pas voir disparaître de sa vie. Il vivait très mal l’idée qu’on aurait pu la tuer, voir la torturer froidement. D’autant plus qu’elle était une âme tellement bonne et généreuse et que de lui toucher ne serait-ce qu’un cheveu serait un crime de la pire espèce.

C’est pourquoi lorsqu’elle leva le ton, ses propos lui transpercèrent le cœur, leur écho résonnant dans son esprit. Ses doigts s’enfoncèrent de plus en plus dans le dossier,  comprenant que la femme n’en était pas à sa première attaque. Les détails ne celle-ci lui étaient étrangers, mais il comprenait par le choix des mots et par le ton de la rousse, qu’elle avait été attaquée, torturée. CRACK! Le fin montant de bois qui découpait la silhouette du dossier de cassa sous sa poigne. Il ne réagit pas, ne desserra pas les mains, mais au contraire, serra la mâchoire. L’aurore était déjà furibond de pensée que Soyle avait passé à un coup de baguette de se faire attaquer, apprendre qu’elle avait déjà été une victime le faisait rager. Lorsque la femme lui posa la main sur l’épaule, John sursauta, prenant conscience du dossier cassé entre ses mains. Il tourna machinalement son visage vers sa compagne, et le temps d’un instant son regard fut dénudé de tout voile, de tout filtre, de tout mur, permettant d’y déceler une inquiétude sincère à laquelle s’ajoutait une touche d’effarement et rancœur. Rapidement, son regard repris son éternel voile autoritaire, voire menaçant et il continua de l’écoute, la respiration plus égale.

Brusquement, il agrippa Soyle par le coude, la tirant près de lui et répondit fermement : « Non. » Il n’allait très certainement pas la laisser se jeter par la fenêtre, autant la laisser marcher droit dans la gueule des deux hommes qu’ils surveillaient. Comprenant à rebours qu’il s’agissait plutôt d’une expression que d’une affirmation, il relâcha sa prise, mais pas trop, juste au cas. « Tu aurais dû venir me voir, ou Fawkes, ou n’importe quel aurore. T’élancer comme ça dans l’allé des embrumes, de nuit ou de jour, était irréfléchie et stupide » la gronda-t-il. Il avait bien saisie qu’elle était plus que consciente de la réalité qui déchirait la communauté sorcière, mais il ne pouvait pas lui dire qu’il comprenait ou même qu’il aurait fait la même chose. Non, en aucun cas il ne voulait qu’elle se justifie sa décision et qu’elle recommence. « C’est notre job. » ajouta-t-il d’un ton  sans réplique. John maudissait mentalement l’aurore Fawkes d’avoir levée la surveillance autour de Soyle. Professeure d’études moldues, par Merlin, c’était de loin la cible de prédilection de tout adepte de la théorie du sang. Une situation comme la sienne méritait une garde rapprochée plus forte que celle du ministre, non? L’homme analysa longuement le regard de la femme, déchiré entre l’envie de lui coller une armée aux basquets et de respecter sa volonté, son intimité et sa liberté. Il en vint à la conclusion qu’avec quelques potions insomniaques il devrait arriver à guetter sa demeure la nuit et à se rendre au bureau le jour, pour les quelques semaines qui les séparaient de son retour à Poudlard. Il n’était pas nécessaire de l’informer de ses intentions, ni de lui exiger une brigade, un petit oiseau lui disait qu’elle tenterait tout pour le décourager ou pour s’échapper.

« Je ne savais pas » murmura-t-il, en guise d’excuse. S’il avait su qu’elle s’était fait attaquer, jamais il ne lui aurait crié des propos aussi froids et crus. Ou alors, les aurait-il hurlés plus fort? Bref, il se senti soudain mal d’avoir fait preuve de si peu de délicatesse, de s’être laissé ainsi emporté alors qu’elle essayait seulement de venir en aide à une amie, tentative tout de même stupide. Au bout d’un moment, il ajouta : « donne-moi ta lettre, je mènerai mon enquête dès demain » je la retrouverai , voulu-t-il ajouter, mais il savait mieux que de formuler des promesses qu’il ne pourrait tenir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 271
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Sam 15 Sep - 17:05

Si elle avait déjà passé un certain temps avec John, jamais elle ne l’avait vu ainsi. Il avait l’air purement fou de rage. Difficile pour Soyle de réellement savoir si c’était parce qu’elle lui avait fait manquer son coup. Pour le mettre dans un tel état, cela devait être une mission vraiment importante. Elle le félicitait intérieurement d’avoir assez de coeur pour être intervenu pour elle. Soyle n’était pas du genre à s’emporter, et elle ne s’était permis de hausser le ton que parce qu’il touchait un sujet sensible. Mais visiblement cela avait eu sur lui un certain effet. Elle avait à demi-mot partagé avec lui les quelques souvenirs de ce moment difficile qu’elle avait traversé au moment de noël. Un bruit et Soyle se rendit compte que le meuble sur lequel il s’appuyait depuis le début de leur conversation venait de se briser entre ses doigts. Alors qu’elle avait posé une main sur son épaule pour tenter de l’apaiser, il avait tourné vers elle un regard qu’elle ne lui connaissait pas. Il avait l’air… difficile à dire en fait. Mais il avait l’air de réellement se sentir concerné par ce qu’elle lui racontait, et même un peu inquiet. Ce qui n’était pas dans ses habitudes. Pendant un court instant Soyle en avait été un peu perturbée. Mais surtout ça l’avait touché. Elle avait pourtant continué, donnant une image à ses pensées qui ne sembla pas du tout plaire à John. Ce dernier lui attrapa le bras pour l’attirer de nouveau à lui.

-Non.

Ok, il était clairement un peu trop sur les nerfs. La rouquine le regarda un peu surprise avant qu’il ne relâche un peu la pression sur son bras. Elle n’était pas dérangée par le fait d’être près de lui de la sorte. C’était plutôt son regard qui la mettait un peu mal à l’aise. Il n’était pas clair, entre plusieurs émotions, et elle ne savait pas trop comment le calmer.

-Tu aurais dû venir me voir, ou Fawkes, ou n’importe quel aurore. T’élancer comme ça dans l’allé des embrumes, de nuit ou de jour, était irréfléchie et stupide.C’est notre job.


Et bien il semblerait qu’elle n’était pas assez vieille pour échapper au sermon. Elle pouvait comprendre sa réaction, mais elle avait horreur de ça. Et puis, il étaient assez nombreux à le faire à force. Quelle idée d’être amie avec autant d’aurors aussi… Alors c’était plus fort qu’elle mais elle tenait ce regard de défi qui ne le calmerait sans doute pas. Mais Soyle n’entendait pas non plus se laisser gronder comme une enfant. Finalement il avait eu l’air de se calmer un peu.

-Je ne savais pas

Bon, Soyle aussi se détendit. Il avait l’air de revenir un peu sur ce qu’il lui avait dit plus tôt. Et si elle savait être caractérielle, elle ne pouvait pas trop lui en vouloir non plus.

-T’en fais pas, c’est pas de ta faute. Et puis, je ne vais pas en vouloir au monde entier pour ça…

Si Soyle ne savait pas avec certitude qui était caché derrière ce masque qui lui était tombé dessus, elle savait que John n’était pas responsable. Il ne méritait donc pas qu’elle reste de mauvaise humeur en sa compagnie.

-donne-moi ta lettre, je mènerai mon enquête dès demain

La rouquine était réellement inquiète pour son amie. Et elle savait qu’elle avait de très bonnes raisons de l’être. Elle ne s’était pas spécialement attendu à ce que John décide de personnellement se mêler à l’affaire. Soyle le pris dans ses bras, à la fois reconnaissante et espérant que cela l’aiderait à se calmer un peu.

-Je te remercie… Même si je sais qu’il y a peu de chances d’avoir des résultats. C’est gentil à toi d’essayer.

Elle s’écarta un peu de lui, le regard un peu honteux. Après tout, elle aussi avait des choses à se faire pardonner.

-Je suis désolée pour tout à l’heure. Je t’ai fait manquer quelque chose j’ai l’impression…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 98
| AVATARS / CRÉDITS : John Mayer les enfants
| SANG : Mélangé


MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Mer 7 Nov - 2:40

Malgré sa colère, nourrie par l’inquiétude, John remarqua l’étincelle de défi qui brilla dans les iris de la professeure, ce qui, étrangement peut-être, participa à la calmer. L’aurore interprétait cette opposition, silencieuse, mais claire, à ses remontrances comme un signe d’intelligence et de caractère qui indiquait qu’elle n’adoptait pas qu’une simple position passive et insouciante. Elle n’acceptait pas de se faire reprocher ses actes, comme si elle n’avait pas conscience du danger. Son regard s’adoucie aussitôt lorsqu’elle accepta ses excuses et l’aurore fut reconnaissant de sa clémence et de cette baisse de tension. À ses paroles de réconfort, John eu envie de répondre qu’elle avait tous les droits du Monde d’en vouloir aux ignobles goules qui lui avaient fait du mal au nom d’idées arriérées et dénuées de sens et que si elle ne leur en voulait pas, il leur en voulait terriblement, mais il se contenta de serrer les dents, ne se sentant pas suffisamment habile pour lui répondre sans empirer la situation. Avant qu’il ne puisse penser à un autre sujet de conversation, la rouquine se jeta dans ses bras, comme ça, sans crier gare, ce qui laissa l’homme complètement désarçonné l’instant d’un moment. Les effluves de son parfum vint lui chatouiller agréablement les narines et eu pour effet de lui faire reprendre contenance : il enserra enfin ses bras ballants autour des épaules de Soyle d’un geste qui respirait une aisance naturelle. John avait beau être malhabile pour verbaliser ses émotions, mais il se rattrapait largement quand venait les démonstrations physiques d’affection ou de réconfort. Peut-être était-ce dû aux innombrables moments où il avait dû serrer sa sœur dans ses bras et lui flatter les cheveux pour lui faire comprendre que tout irait bien, alors qu’il était incapable de l’affirmer à haute voix. Cependant, Soyle Hoover n’était pas sa sœur et s’il n’avait pas eu les pensées si occupées à se questionner à savoir si cette accolade recherchait réconfort ou exprimait reconnaissance, il aurait réalisé à quel point tenir son petit corps contre le sien lui plaisait. « Je vais mobiliser les ressources qui me sont disponibles…» lui répondit-il platement en remontant machinalement sa grande main à la base de sa nuque pour la serrer un peu plus contre lui, avant de la laisser reculer son visage. John plongea son regard dans ses yeux, quelque chose en lui avait envie de lui dire qu’il ne fallait pas être pessimiste, qu’il fallait y croire, qu’il la retrouverait, pour elle, mais sa rationalité pris le dessus sur cette urge. De toute manière, il ne faisait de bien à personne de se bander les yeux, et Soyle semblait comprendre pertinemment la réalité. « Je suis désolée pour tout à l’heure. Je t’ai fait manquer quelque chose j’ai l’impression… » Les sourcils de John se froncèrent, était-elle entrain de s’excuser d’être une victime? De ne pouvoir circuler dans une ruelle sans craindre de se faire violenter? Elle s’excusait de lui avoir fait manquer son arrestation. Par le caleçon de Merlin, pensait-elle qu’il lui en voulait? Qu’il avait cassé la structure du futon, car il rageait contre elle? Il ne lui en voulait pas du tout! À vrai dire, il n’avait même pas songé aux conséquences d’avoir choisi la vie de la professeure avant une possible arrestation. « Ne t’excuses pas » dit-il d’un ton plutôt sec, avant d’en prendre conscience et de tenter de l’adoucir, « je n’aurais pas pu les laisser t’attaquer…» ajouta-t-il plus calmement en lui relevant délicatement le menton pour l’empêcher de conserver cette posture honteuse. Sa peau était douce et ses yeux bleus l’hypnotisèrent un moment et il se demanda une seconde si sans ce doux regard, il ne serait pas un peu agacé d'avoir louper son arrestation, après tout, John Dawlish n'était pas reconnu pour sa patience. L’atmosphère se chargea, elle était près, elle était belle. Une bouffée de chaleur s’empara de l’aurore et il se rendit compte de la situation, de son toucher et des paroles à double sens qu’il venait de lâcher. Il s’éclaircit la gorge, retira rapidement sa main et appuya un peu plus son dos contre le dossier brisé du futon, comme pour mettre un peu de distance entre eux, « Ahem, je veux dire, c’est mon job…protéger les innocents » formula-t-il maladroitement en se gratta le fond de la tête, marquant inconsciemment son malaise. Il se racla une deuxième fois la gorge avant qu’une bouteille de Whisky moldu capte son attention, « un verre de Jameson? » demanda-t-il sans aucune originalité, alors qu’il sautait sur l’occasion pour faire un pas de côté et s’éloigner de la rousse à la quête de la bouteille. Il espérait qu’elle n’ait pas vu la rougeur de ses pommettes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 271
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Dim 11 Nov - 21:58

Soyle était une femme patiente, clémente, raisonnable… un chouille rancunière mais on lui pardonnait souvent ce tord en la connaissant. Une femme douce qui avait généralement plus d’amis que d’ennemis. Du moins de son point de vue. John faisait partie de ces amis. Elle appréciait donc qu’il puisse s’inquiéter pour elle. En revanche elle appréciait beaucoup moins le discours qu’il lui avait tenu. La belle rousse n’était plus une enfant et elle n’appréciait pas qu’on lui parle comme si c’était le cas. Même en comprenant bien la position de son ami. C’est pourquoi elle lui pardonnait son ton autoritaire.

Elle lui avait parlé de la raison de sa présence à cet endroit précis, fait part de ses inquiétudes. Soyle avait été touchée par la réaction spontanée de son ami, prêt à l’aider. C’était donc presque tout naturellement qu’elle l’avait doucement pris dans ses bras, remerciement pour elle des efforts qu’il était prêt à fournir. Il faut avouer qu'elle sentit ce moment où elle regretta un peu son geste, consciente qu'il gardait ses bras ballants, visiblement sans comprendre. La rouquine était sur le point de se retirer en s'excusant d'avoir peut-être été trop directe quand il finit par l'entourer de ses bras. Un fin sourire qu'il ne verrait pas étira ses lèvres.

-Je vais mobiliser les ressources qui me sont disponibles…


La belle senti ensuite la main de son ami monter dans sa nuque, l'enserrant doucement, la rapprochant encore un peu de lui. Cette légère étreinte qu'elle avait lancée s'était doucement changée en quelque chose de plus profond, plus rassurant. Et elle était bien loin de s'en plaindre. Alors qu'elle finit par se séparer de lui, elle vit quelque chose dans son regard, ce petit quelque chose qui la rassurait, ou à défaut lui rendait un peu son sourire... et ses rougeurs aux joues. Moment qu'elle choisit pour s'excuser, ce qui ne sembla pas tellement au goût de son interlocuteur.

-Ne t’excuses pas. je n’aurais pas pu les laisser t’attaquer…

Le moins que l'on puisse dire c'est que cela venait du cœur. Son ton d'abord sec l'avait même un peu surprise. Mais il traduisait une forme d'inquiétude que Soyle trouvait tout à fait touchante. Lui qui ne montrait généralement pas grand chose lorsqu'ils se voyaient avec Audrey, elle en voyait beaucoup cette fois. Plutôt agréable en fait. Toute occupée à apprécier ce que ces demi paroles pouvaient vouloir dire, souriant doucement, touchée par ses mots, elle ne pris pas le temps de répondre. Sur le moment elle en venait à apprécier ce peu de distance entre eux. Il fut le premier à réagir.

-Ahem, je veux dire, c’est mon job…protéger les innocents


Elle l'imita en raclant sa gorge, remettant un mèche rousse derrière son oreille en baissant la tête. Aucune ne le dirait mais un léger malaise était présent. Elle se contenta de hocher la tête pour approuver cette réponse avant qu'il ne fasse un pas de côté.

-un verre de Jameson?

Toute enseignante d'étude des moldus qu'elle était, il lui fallut un instant pour être sûre de comprendre de quoi il s'agissait. En même temps, elle ne donnait pas de cours sur les alcools. Mais la proposition était si surprenante. Soyle ne buvait pas souvent. Mais pour une fois, elle n'était pas contre.

-Pourquoi pas, je suis en vacances.


Soyle croisa les bras un peu gênée le temps qu'il lui apporte la boisson demandée plus tôt. Consciente qu'au final ils semblaient tous les deux vouloir passer à autre chose, la belle repris une contenance et pris sur elle de lancer un nouveau sujet.

-Cela faisait un moment qu'on ne s'était pas vu, j'espère qu'il n'en faudra pas tant la prochaine fois...


Soyle pris un gorgé de la boisson avant de reprendre, un doux sourire aux lèvres.

-J'espère que je n'ai rien fait pour...


Ce doute soudain lui donna un regard un peu inquiet. Il est vrai qu'elle ne lui avait pas donné beaucoup de nouvelles non plus. Mais il faut dire qu'elle trouvait cela assez dommage au final.


Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 98
| AVATARS / CRÉDITS : John Mayer les enfants
| SANG : Mélangé


MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Lun 12 Nov - 18:22

Pendant qu’il servait deux bons verres de Jameson, John fit dos à la rouquine qui semblait l’avoir décontenancer aussi vite que s’il avait but d’un trait trois verres de ce liquide ambré qu’il versait distraitement. Son attention occupé à replacer ses esprits à la bonne place, il se rendit compte trop tard qu’il avait été très généraux dans ses portions d’alcool…tant pis, il n’allait pas se mettre à reverser le whisky dans la bouteille. Boire un verre n’était probablement pas l’idée du siècle en ce moment : il venait de passer cinq jours éprouvants en filature, à ne presque pas dormir. Mais d’un autre côté, la soirée avait été quelque peu éprouvante et quelques gorgés qui lui brûlerait l’œsophage étaient les bienvenues. Comme pour appuyer ses pensées, l’homme porta le verre à ses lèvres une première fois avant de se retourner et de tendre le deuxième à sa jolie compagnie. Alors qu’il aurait pu prendre place sur le divan, comme une personne normale, il resta debout face à la rousse, quelque peu rigide. « Ouais…il faut en profiter, dans quelques semaines à peine tu seras entourée de gamins » et je n’aurai plus à me soucier de ta sécurité. Il se surprit à penser qu’il aurait dû profiter de l’été pour tenter de joindre Soyle et Audrey pour passer un peu de temps avec elles, il n’avait pas fait grand-chose cet été, et puis la professeure allait tomber de nouveau indisponible… ça aurait pu être plaisant de profiter des chaudes soirées de juillets avec elle. La rousse semblait penser la même chose, car elle souligna qu’ils ne s’étaient pas vu depuis un long moment, et – John s’étouffa avec son whisky – sous-entendait-elle qu’elle aurait aimé qu’ils n’aient pas besoin d’un prétexte de vie ou de mort pour passer une soirée ensemble? Il toussa doucement pour faire passer sa gorgé et chassa d’un mouvement de la tête ses pensées idiotes : Soyle ne parlait probablement que par politesse, il n’était pas vraiment la personne avec qui on voulait passer de jolies soirées estivales.

Et la voilà qui lui souriait, le regard enjôleur. L’aurore senti une vague de chaleur l’envahir – causé par l’alcool pas vrai? – et ne put s’empêcher de reproduire ce petit sourire à son adresse. Lui qui était pourtant tolérant à la boisson, se sentait déjà plus léger, voir un peu étourdit. Le regard de la professeure changea subitement et John y décela l’inquiétude. Aussitôt, sa main libre vola vers sa poche pour se crisper autour de sa baguette et il fit volte-face pour affronter le danger, juste au moment où la douce voix de la femme se questionna si elle avait fait quelque chose pour le décourager de la contacter. Eh merde, faut te détendre mec, pensa-t-il en fermant les yeux devant sa réaction démesurée. Il laissa retomber ses épaules et se retourna lentement vers son invité, pour qui il esquissa un petit sourire gêné. « Pardon, je- j’ai cru… je suis un peu sur le qui-vive en ce moment…» marmonna-t-il en regardant son verre. « Oh, c’est moi qui aime pas trop la compagnie…» lui répondit-il enfin. Venait-il de lui dire qu’il ne souhaitait pas la voir? Ses paroles sonnaient de la sorte…bien que ce n’était pas le message qu’il souhaitait passer. Que lui arrivait-il? Il n’était pas le plus habile avec les mots, certes, mais il n’était pas dans ses habitudes de s’emmêler autant dans ses propos. « Je veux dire, j’ai toujours beaucoup aimé ta présence…» et voilà, maintenant c’était trop, beaucoup aimé, 10 points pour tes choix de mots Dawlish, « mais tu me connais, je ne suis pas vraiment du genre à organiser des soirées…et puis Audrey est rendue bien occupée avec Skâgen. » termina-t-il maladroitement. John Dawlish n’était pas normalement malhabile avec les femmes, il respirait la confiance – ou était-ce l’indifférence – et c’est pourquoi il ne comprenait pas trop quelle nargole venait de le piquer. Il prit une gorgée de plus et mis le blâme sur la fatigue, et non sur le regard enjôleur de la professeure qui, pour la première fois, lui faisait tourner la tête. « Tout ça pour dire que, la prochaine fois que tu auras envie de me voir, viens simplement cogner, ça me fera plaisir de t’ouvrir…pas besoin de manigancer une complexe mise en scène » blagua-t-il en faisant référence à son sauvetage et en se détendant enfin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 271
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Lun 12 Nov - 22:47

La soirée n’avait pas très bien commencée.La journée n’avait à vrai dire pas très bien commencé. Depuis qu’elle avait reçu cette lettre de son amie, elle avait été inquiète, stressée, et un peu plus inquiète encore. Elle n’avait pas réussi à sortir cette inquiétude tout à fait justifiée de son esprit jusqu’à ce rendez-vous totalement raté dans l’allée des embrumes. Heureusement pour la rouquine, John s’était trouvé sur sa route. Soyle se retrouvait donc chez lui, un peu secouée mais bien plus détendue, à attendre un verre de whisky. Tout cela ressemblait assez peu à la professeur au final. Mais de temps à autres, la belle aussi s’accordait une détente qu’elle estimait méritée. Et pour le coup, elle avait besoin de souffler un peu aussi. Sans compter que les réactions de John étaient assez imprévisibles. Difficile donc de se repérer. Elle ne fit donc aucune remarque quand à la quantité d’alcool servie. Au pire cela ne ferait qu’un verre au lieu de plusieurs. Et puis ils verraient bien. Une fois la première gorgée passée Soyle se dit que finalement, elle n’était tenue à rien, du moins pas ce soir.

-Ouais…il faut en profiter, dans quelques semaines à peine tu seras entourée de gamins

Ah, vu comme ça, après un petit soupir elle eut un léger rire en regardant son verre avant de le lever vers son ami qui n’avait pas bougé d’un poil, rigide comme pas permis.

-Et bien trinquons un bon coup puisque je n’ai aucun exemple à donner ce soir!

Une bonne gorgée plus tard Soyle finit par s’asseoir sur l’accoudoir du canapé pour ne pas s’y mettre réellement mais ne tenant pas non plus à rester debout comme il pouvait étrangement le faire. Faisant finalement une petite remarque sur le fait que cela faisait tout de même un moment qu’ils ne s’étaient pas vu, elle le vit s’étouffer à moitié avec un grande surprise, lui donnant des yeux ronds puis un petit rire alors qu’elle-même repris un petit peu du liquide ambré qui  finalement glissait plus facilement que prévu. Il semblerait que cela lui passe tout de même puisqu’il lui sourit agréablement. Soyle finit par se demander si elle n’avait quelque chose à voir avec le fait qu’il n’ait pas cherché plus que cela à reprendre contact. Posant la question il avait bondi, la faisant un peu sursauter également, la poussant à vider un peu plus son verre par sureté.

-Pardon, je- j’ai cru… je suis un peu sur le qui-vive en ce moment…

Un peu amusée tout de même elle ri doucement avant de se relever pour revenir vers lui et poser un main (la libre) sur son bras pour lui faire comprendre qu’il pouvait se détendre.

-Je vois ça oui! Mais je pense qu’il n’y a plus grand chose à craindre là…

Encore un peu gênée, elle repris un peu ses distance, reprenant une petite gorgée histoire d’alléger encore un peu.

-Oh, c’est moi qui aime pas trop la compagnie…

Ah… euh… d’accord. Une certaine gêne la poussa à replonger quelques instants dans son verre. Pour ne rien cacher, il faut dire qu’elle commençait à avoir le rose aux joues, ce qui devait au moins cacher un peu sa gêne face à cette réponse.

- Je veux dire, j’ai toujours beaucoup aimé ta présence…

Ou alors il était perdu. Au choix. Finalement c’était un rire léger qui repris le dessus, ses petits yeux bleus pétillants sous l’effet de l’alcool qui commençaient à monter un peu trop vite. Il faut dire qu’elle n’avait jamais eu une très grande résistance à l’alcool…

-Et bien John, je te perturbe à ce point?

Il faut dire qu’elle-même n’était pas très fraîche. ce qui ne devait pas aider beaucoup.

-mais tu me connais, je ne suis pas vraiment du genre à organiser des soirées…et puis Audrey est rendue bien occupée avec Skâgen.

Audrey avait souvent, voire toujours, été le centre de leurs différentes rencontres. Et avec le temps, forcément, ils devenaient indépendants les uns des autres. Soyle d’un regard décidé (ou du moins dans sa tête cela devait y ressembler) elle se rapprocha de lui, un peu mystérieuse.

-Mais mon petit John, personne n’a parlé d’organiser quoi ce que soit, tu peux aussi simplement envoyer un hibou et me retrouver pour un verre ou autre chose. Mine de rien, l’école, ça laisse pas mal de libertés! Bon on évitera peut-être certains endroits avant de se mettre une mine, mais à part ça…


Un grand sourire aux lèvres et ne le lâchant pas des yeux, Soyle repris une gorgé, sentant que quand même elle commençait peut-être à se laisser un peu aller. Mais ce n’était encore rien de bien grave.

-Tout ça pour dire que, la prochaine fois que tu auras envie de me voir, viens simplement cogner, ça me fera plaisir de t’ouvrir…pas besoin de manigancer une complexe mise en scène

Un air entre le choc et l’amusement, la belle posa son verre pour venir contre son ami en le touchant du doigts à répétition.

-Mr Dawlish, je préciserai que si vous étiez chez vous si souvent que vous semblez le dire ça serait avec grand plaisir! Mais je crois qu’à ce niveau le plus simple serait encore que ce soit toi qui vienne jusqu’à mon bureau, et c’est dire…

Pour le coup elle n’avait pas pris le temps de se reculer, restant proche de lui en riant, le regardant dans les yeux.

-Mais du coup je pense bien te prendre au mot, j’ai encore un peu de temps devant moi avant de retourner en cours, et il est encore temps de préciser ta pensé quand à ma présence si tu ne veux pas que je t’apprenne à sortir…


Un grand sourire aux lèvres, presque un regard de défi accroché au visage, elle était contre lui, le regardant d’en bas puisqu’il était bien plus grand qu’elle malgré les talons qu’elle avait tout de même pris la peine de porter.

dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 98
| AVATARS / CRÉDITS : John Mayer les enfants
| SANG : Mélangé


MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John] Mar 13 Nov - 0:23

« Et bien John, je te perturbe à ce point? » Ledit John ne répondit pas à cette question. Le perturbait-elle? Non. Peut-être un tout petit peu, mais c’était clairement causé par l’alcool et la proximité qu’elle semblait créer entre eux, sans crier gare. Après tout, cela faisait déjà un moment qu’il n’avait pas été intime avec une femme, et Soyle s’avérait être une femme – c’est ce qu’il était en train de réaliser – sacrément jolie d’ailleurs, douce et intelligente. Cependant, il la respectait bien trop pour tenter de profiter de cette soirée imprévue pour satisfaire à quelconque envie qu’il pourrait avoir. Autrement, la rouquine ne l’avait jamais perturbé, du moins, il ne s’y était jamais vraiment attardé. Bien qu’il garda le silence à sa sournoise question, celle-ci eu pour effet de lui faire reprendre contenance. John Dawlish était un dominant, il avait l’habitude d’être en contrôle de la situation, voire de la discussion, et il n’appréciait pas qu’on assume si ouvertement qu’il ne l’était pas. Elle osait même le qualifier de ‘petit John’, il était temps qu’il calque son comportement au siens.

L’aurore la laissa parler, admirant ouvertement ses yeux pétillants et sa chevelure de feu. Il ne la quittait maintenant plus des yeux. Elle était resplendissante. D’ailleurs, il semblait avoir compris que la dame qui se tenait dans son salon souhaitait le voir plus souvent, voire passer quelques soirées avec pour seule compagnie lui et quelques verres. Était-elle entrain de flirter audacieusement avec lui? Probablement pas. Aurait-il aimé qu’elle le fasse? Probablement. Du moins, c’est ce que son cerveau embrumé par le whisky lui commandait. L’homme but une gorgée de son verre, en la regardant déposer le sien d’un œil amusé, avant qu’elle n’entreprenne de s’approcher dangereusement de lui. La rousse le tapa à répétition de son fin index, comme s’il était un enfant qu’on grondait. Devant cette drôle de mise en scène, il ne put retenir un sourire avant de lui attraper doucement le poignet de sa main libre, et d’embarquer dans son jeu. « Professeure Hoover, ce sont de graves accusations que vous portez là…connaissez-vous seulement mon horaire? » dit-il d’une voix grave, en ramenant son poignet prisonnier près de son torse. « Je n’ai point souvenir d’avoir reçu quelconque hiboux de votre part, me convoquant à votre bureau, ou ailleurs…notre absence de sortie semble être une faute partagée, une faute à laquelle il faudra remédier », ajouta-t-il sans détourner son regard du sien.

Elle était si près. Il sentait son petit corps contre le sien. Elle le regardait avec défi. Il avait la tête qui tournait. Elle était belle. Il avait envie de l’embrasser. Elle reprenait le contrôle des évènements. Il perdait le contrôle des évènements. Elle lui offrait un sourire éblouissant. Il lâcha son poignet, et l’alcool lui susurra de lui agripper la nuque pour mieux attirer ses lèvres aux siennes et l’embrasser avec fougue. Sa raison, quant à elle, argumenta qu’il était simplement dans la nature de son amie de provoquer autant de contacts physiques innocents avec les gens, elle était chaleureuse et accueillante et l’embrassé ainsi serait complètement inapproprié. Évidemment la sage raison gagna et il s’écarta doucement, mais fermement, d’elle et se dirigea vers le divan. Il devait mettre un peu de distance entre eux s’il ne voulait pas laisser la boisson le mener par le bout…du nez. « Entre toi et moi, on est bien plus confortables dans mon salon ou dans le tiens, que dans un pub bondé de gens criards et inconscients. » lui répondit-il en désignant du bras le salon, avant de prendre place sur le divan. « En plus t’as de la chance, mes divans sont tout neufs… Flora m’a cassé la baguette pour que je refasse la décoration…elle trouvait ça froid » déclara-t-il en roulant les yeux au ciel en pensant à sa sœur, à qui il n’arrivait pas à refuser quoi que ce soit. Finalement, John tapota la place à ses côtés, signe qu’il l’invitait à l’accompagner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John]

Revenir en haut Aller en bas

J'aurais pu le faire toute seule! Quoi que... [John]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» moi j'préfère rester toute seule ~ lys&lloyd
» Parce que l'amour vous fait faire n'importe quoi... [PV : Andrew Clensen / Alistair M. Fitzbern]
» Il ne faut pas faire traîner les angines [Livre I - Terminé]
» Ayaka, toute seule Ô_o[Libre]
» C'est mon trésor ! [PV Larynda]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Londres :: L'allée des embrumes-