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The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves

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MessageSujet: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Lun 6 Aoû - 0:57

La nouvelle de l’arrestation de Kieràn Graves avait fait le tour de la communauté sorcière aussi vite qu’un cognard fou. Tous et chacun murmuraient et extrapolaient à souhait sur l’évènement, sur le pourquoi du comment, sur les circonstances de l’arrestation – selon certains un duel aurait éclaté et Graves se serait transformer en goule, soit la forme originel qu’il avait avant que Vous-savez-qui ne pratique l’art de la métamorphose sur la goule et l’utilise comme un pion – bref, un tas d’âneries. Selon John Dawlish, 90% de la communauté sorcière était complètement imbécile et, à son plus grand damne,  celle-ci était sa source d’information première en ce moment. En effet, un malaise avait envahie le département des aurores suite à l’arrestation dont les plans n’avaient pas été divulgués à l’entièreté de l’équipe. Seul Fawkes et Croupton – même pas aurore celui-là d’ailleurs –avaient procédé à l’arrestation et connaissaient les réels motifs derrières elle.

Lorsque la nouvelle avait fait son chemin aux oreilles de John, celui-ci avait eu l’impression de s’être fait percuter par un énorme troll volant. Tomber de son balai à 1000 pieds d’altitude aurait été plus doux que d’apprendre que son meilleur pote était un traitre de la pire espèce et qu’il fricotait allègrement avec mangemorts et mangemortes. L’aurore s’était jurer de se montrer impliable face aux criminels et aux être à l’allégeance sombre. Il passait sa vie à les pourchasser sans relâche et à les mettre en prison, parfois avec un orteil en moins. L’homme se sentait blessé. Il avait l’impression qu’on avait abusé de sa confiance et de son amour tel ses vils géniteurs l’avaient fait avec sa jeunesse. Pour en rajouté encore, il se sentait imbécile. Faible d’esprit de n’avoir jamais vu clair dans le jeu de cet homme qu’il appelait son meilleur ami, cet homme à qui il avait accordé ouvertement sa confiance. John avait passé la semaine à arpenter l’aile des aurores en passant du blanc au noir, en se demandant s’il avait pu y avoir une erreur et en rageant contre le côté vicieux des humains. Finalement, il avait décidé d’éclaircir lui-même ce mystère. Bien qu’il craigne de se faire entourlouper par ce soupçonné criminel, l’attente était intenable. L’aurore avait donc interrogé subtilement Raven Fawkes au sujet des motifs justifiants l’arrestation en manipulant habilement leur conversation de sorte qu’elle lui donne suffisamment d’indices sur la location du lieu où Kieràn était détenu. Il avait ensuite assemblé les pièces du puzzle : il connaissait bien les techniques de Fawkes avec qui il travaillait depuis le début de sa carrière. John avait ensuite attendue que l’aurore quitte son bureau pour s’introduire dans celui-ci et y prendre toutes les clés qu’elle y conservait. Il s’était ensuite dirigé vers l’étage juste au-dessous du Mangenmagot et avait essayé clefs après clefs, portes après portes jusqu’à ce que l’une d’entre d’elle s’ouvre finalement sous ses yeux. John Dawlish était un excellent aurore et son instinct d’enquête faisait partie de son succès.

Armé de sa baguette, il passa la porte qui donnait sur une salle où l’obscurité régnait en maitre. D'un geste de sa baguette, le sorcier alluma toutes les chandelles qui ornaient les coins des murs de la pièce et aperçût finalement son ami – ou celui qu’il croyait être son ami – recroquevillé dans un coin. Une pointe de triste lui piqua le cœur à la vue de l’homme qui était dans un piètre état, mais celle-ci fut bien rapidement rattrapée par un éclair de colère face au traite. « C’est amusant fraterniser avec l’ennemi à ce que je vois » articula John d’une voix à faire geler le plus chaud des volcans.
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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Mar 7 Aoû - 20:14

Kierán avait l'impression que tout allait de mal en pis. Si son arrestation ne lui aurait fait ni chaud ni froid si elle était restée classique et orthodoxe, ce qu'il avait subi dans la salle d'interrogatoire lui donnait des bouffées de chaleur. C'était donc en continue qu'il y avait sur son front de grosses gouttes de transpirations qui perlaient pour tomber sur le sol inconfortable de la cellule dans laquelle il était emprisonné. Il n'y avait pas là beaucoup de luminosité, et l'ancien langue-de-plomb - il avait été suspendu selon les dires de son geôlier - restait résolument prostré dans un coin de la pièce minuscule sans bouger. Il devait être, à n'en point douter, une masse informe sur un sol jonché de cailloux. Sa tête était mollement collée contre le mur, et ses yeux clairs généralement vifs étaient absolument vides tandis qu'il fixait celui opposé à lui. L'on ouvrait assez peu sa porte, et il en était fort ravi. Depuis qu'il avait avoué, et depuis qu'il était enfermé, il ne vivait qu'avec l'angoisse des représailles qu'il pourrait endurer, et, il n'y avait pas à dire, il s'en voulait. L'Irlandais s'en voulait d'avoir parlé. Lui qui avait collaboré pour mettre sa soeur en sécurité, craignait maintenant qu'il ne lui arrive quelque chose, en signe d'une vengeance. Bien qu'il la sache débrouillarde, il savait qu'elle ne pouvait rien, elle, une cracmolle contre plusieurs sorciers armés jusqu'aux dents. Et c'était malheureusement principalement à cela qu'il pensait.

Kierán pensait aussi à cette manière dont on lui avait menti. Il avait consenti à donner ses informations en pensant être libéré par la suite, mais c'était mal connaître le doxy qu'était Croupton. Cet infâme personnage lui avait menti, avait profité de sa faiblesse pour lui extorquer des informations et l'avait fais torturer. N'était-ce pas un tableau pathétique ? Sans doute qu'il ne valait pas mieux que lui, se dit-il ironiquement, de telle sorte qu'un rire défait franchi ses lèvres avant de disparaître comme s'il n'avait rien dis. Finalement, il finit par s'assoupir. Le jeune homme venait de comprendre combien il était fatiguant de faire face à ses démons en permanence. C'est le bruit déplaisant de la porte qui s'ouvre qui le réveilla, et une désagréable lumière le força à fermer les yeux. Il se les cacha avec ses mains, griffées à plusieurs endroits par le murs rugueux qu'il discernait bien mal dans l'obscurité de sa prison. La voix qui accompagna la désagréable lumière le fit frissonner de malaise. Kierán avait toujours su dire si son meilleur ami était en colère, agacé ou simplement neutre. Pourtant, le ton de l'Auror lui paraissait si froid qu'il n'en reconnu presque pas le timbre si particulier. "La limite entre gentils et méchants ne s'est jamais trouvée être si fine" répondit-il en repensant à l'intense douleur à laquelle il avait été soumise quelques jours plus tôt. Qui donc pouvait se réclamer être le garant de la liberté et des droits, et soumettre en aparté les suspects à un sortilège impardonnable ? Personne. C'était hypocrite, et si l'Irlandais n'aurait pas compris cela au prix fort, il aurait été fort satisfait de lui-même.


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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Jeu 6 Sep - 23:06

À la réponse de son ami, John resta de glace. Un poids énorme lui tomba au creux de l’estomac : ainsi Kieràn n’était pas innocent. Un innocent se serait empressé d’hurler sa non culpabilité à son meilleur ami, se serait effondré en larmes, l’aurait supplié de le croire. Non seulement l’accusé n’avait-il pas démenti quel crime que ce soit, mais il avait osé pousser l’arrogance jusqu’à philosopher sur ce qu’était le bien et le mal. L’espoir naïf qu’entretenait l’aurore de découvrir un homme effrayé et victime d’un système arbitraire était morte en l’instant d’une seconde et faisait maintenant place à une rage violente. John n’avait que trois ou quatre personnes importantes dans sa vie et Kieràn était l’une d’entre elles. Il était submergé par une vague de puissantes émotions contradictoires : la colère, la tristesse et une pointe de panique à l’idée de perdre cette personne qu’il gardait si près de son cœur. L’aurore ne savait comment réagir : agripper le premier objet qui lui tombait sous la main et le balancer au bout de ses bras; supplier Kieràn de lui dire que tout ça était une blague de mauvais goût; le rouer de coups; quitter sans un mot. Submergé par les émotions il en voulait autant à son ami qu’à lui-même pour avoir été si naïf, alors il fit le premier truc qui lui vint à l’esprit : il balança violemment son poing contre le mur de brique en émettant un grognement. La douleur aigue qui s’en suivit lui humidifia les yeux, mais il sembla reprendre légèrement le contrôle de lui-même. Il avait probablement deux ou trois jointures de cassées.

« Évidement » acquiesça-t-il froidement, « des mecs encagoulés qui tuent et torturent né-moldus, moldus et cracmols – il appuya sur ce mot pour souligner son dégoût de le voir militer pour un partie qui s’en prendrait allègrement à sa propre sœur – pour leur amusement font ça pour le bien commun » fini-t-il d’un ton sarcastique. Comment était-ce possible que Kieràn, qui était, soit-dit-en-passant, un homme doté d’une intelligence supérieure, pouvait trouver que les Mangemorts se situaient quelque part entre le bien et le mal? C’était inconcevable. Il était paumé. N’arrivant pas a refreiner cette envie de creuser et d’en savoir plus sur les motivations et les infractions de l’homme recroquevillé au sol, John se tira violement une chaise et s’y laissa tombé, après avoir passé quelques secondes à faire les cents pas. Il ne pouvait quitter sans savoir. Sa curiosité n’était pas motivée par un espoir naïf de découvrir qu’en faits, son ami était un saint et que tout ce numéro n’était qu’un simple malentendu, mais bien par une volonté ferme d’identifier ses failles qui avaient permis à ce vil individu de flouer son esprit et d’abuser de sa confiance. Plus jamais John ne devait se tromper ainsi sur l’allégeance d’une personne. Bon, entre vous et moi, il y avait bien une petite partie de son cœur qui entretenait un espoir naïf, autrement Kieràn n’aurait plus cette jolie dentition. Après tout, il ne savait même pas ce qu’on reprochait au détenu. « J’ai envie de te casser la gueule » déclara-t-il, d’un ton dénué d’émotion. « Non sérieusement, parle moi ou je te casse la gueule. » ajoute-t-il d’un ton qui ne se voulait pas menaçant, mais qui communiquait un simple fait : Si Kieràn était un fasciste, John allait lui casser la gueule à la vieille méthode moldue.


Dernière édition par John Dawlish le Dim 21 Oct - 5:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Lun 10 Sep - 19:35

Kierán n'était pas en assez bon état pour s'amuser à prédire la réaction de son ami, qui pouvait tout aussi bien être violente que glaciale. John avait cela d'être un homme imprévisible, même pour l'individu calculateur que l'Irlandais pouvait être. Il ne lui servait à rien, pensait-il, de clamer une fabuleuse innocence qui n'était pas la sienne. Le jeune homme avait en effet donné des informations à des gens peu recommandables, et peu étaient au courant de cela. C'était notamment ce qui lui avait permis de garder le secret si longtemps. Secret qui avait sauté comme les gonds de la porte que Croupton et Fawkes avaient détruis dans son esprit. La porte mystérieuse qui gardait ces informations avait longtemps tenue bon face à l'entretient avec l'Auror, mais elle n'avait pas su résister face aux assauts violents et mauvais de ceux qui l'avaient appréhendés et interrogés. Cette porte était devenue une plaie que Kierán n'arrivait pas à laver, car il avait souffert pour l'ouvrir et pour tout dire. Il ne s'était pas préparé à subir un Doloris, il n'avait pas eut le temps de supplier – si tant est que cela l'eut sauvé . La torture était quelque chose de bien nébuleux, et s'il avait donné des informations – mineures que Croupton diabolisait sans doute désormais que son prisonnier était dénué de parole publique – il pouvait au moins se complaire de n'avoir jamais torturé un homme. L'on perdait autant son âme en tuant qu'en torturant, les deux marquant un passage violent vers quelque chose de nouveau ou vers la fin. John réalisait-il cela, ou soutenait-il cette institution qui ne méritait désormais, aux yeux de l'Irlandais, que de s'effondrer ? S'il était auparavant de ceux qui craignaient les révolutions pour le chaos qu'elles engendraient, il voyait maintenant son avis diverger devant les murs sales de la sombre cellule dans laquelle il était présentement enfermé. Il lui semblait que son sang Irlandais reprenait le dessus sur ses croyances profondes, qu'il s'imaginait si profondément ancrées qu'elles auraient dû demeurer intouchables. Mais la torture, comme la mort, a le don de faire chavirer même le plus puissant navire se disait-il cyniquement. Son regard s'accrocha à l'Auror qui encastra son poing dans un mur sans pourtant tirer aucune réaction de Kierán Aloysius Graves. Il ne se sentait pas suffisamment bien pour avoir les idées claires, et les inquiétudes logiques. La réponse de son meilleur ami lança un frisson glacé dans son dos parcouru de soubresauts désagréables. « Penses-tu qu'ils sont les seuls à faire cela ? » demanda-t-il d'une voix éraillée alors qu'il n'attendait pas de réponse. Les questions rhétoriques avaient cela de beau qu'elles étaient provocatrices mais porteuses de vérité sans avoir besoin de s'épancher dessus cependant. Malgré tout, les derniers mots de son visiteur résonnèrent en lui. Sans doute qu'il était temps de s'expliquer.

Mais en avait-il seulement envie ? Kierán avait l'étrange impression que plus rien ne pouvait être pire. La peur d'être envoyé en prison était aussi grande que celle de voir Monsieur Malefoy franchir le pas de la porte pour le torturer, ou le tuer. Car après tout, ne serait-ce pas une bonne idée pour s'assurer du silence de son informateur ? Le jeune homme n'était rien, sinon un pion qu'il s'était proposé d'être. Tout cette situation lui faisait réaliser que s'il était définit comme intelligent, cela ne l'empêchait pas de faire preuve de lacunes. Il pensait avoir tout calculé, et son ego pleurait de voir que ce n'était pas le cas du tout. Les paroles plus brusques de John lui tirèrent un soupir désabusé. Se faire casser la figure par son meilleur ami n'était pas pire que de subir un autre doloris. Ainsi par terre, les épaules affaissées, l'Irlandais se rendit compte qu'il retenait depuis trop longtemps maintenant des larmes qu'il avait envie de lâcher. Quiconque le connaissait un peu était capable de voir une sensibilité sous une incapacité à comprendre le monde. Il n'était pas fait pour la violence, et la mort. Il n'était pas fait pour la torture. « C'est justement parce que j'ai conscience de la violence de ces gens que j'ai fais ce que j'ai fais » commenta-t-il sommairement, lorsque l'Auror lui signifia à nouveau de s'expliquer devant lui. « Tu crois qu'il arriverait quoi à ma sœur s'ils gagnent ? » demanda-t-il encore. Cette phrase pourtant, loin de le disculper, le faisait sans doute passer pour un fou aux yeux de John, et Kierán se sentait déjà las de devoir ainsi s'expliquer. « Je me suis dis en toute logique, que les aider pourrait nous protéger s'ils venaient à gagner ». Cette phrase, prononcée tout bas à cause de ce qu'elle impliquait, dénotait aussi une marque de sincérité candide, car qui d'autre qu'un être innocent pouvait penser cela ? La mauvaise foi ici semblait être ignorée, et la méchanceté, oubliée. Kierán Graves n'était pas un homme mauvais, n'en déplaisait à certains qui le diabolisaient. Ses explications témoignaient d'ailleurs ici de sa sincère mais profonde rédemption.


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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Aujourd'hui à 6:04

Assis sur sa chaise, John fermait et ouvrait doucement son poing droit sans quitter Kieràn du regard. Son nez tressaillait légèrement sous la douleur que lui causait sa main, alors qu’il sentait son cœur se battre sur le dos de ses jointures. Il aurait pu réparer ses os en un coup de baguette, mais la vérité était que cette douleur physique arrivait à détourner son attention de la douleur que son ami lui causait par sa trahison. Cependant, l’aurore savait qu’il n’arriverait pas à se flouer ainsi, il s’était bien trop souvent casser les jointures en frappant sur des gens ou des objets. De telles relations de proximité par contre, il n’en avait pas souvent cassé – outre celle avec ses géniteurs – et aussi grognon qu’il puisse l’être John était en quelque sorte un homme émotif, au cœur bien plus grand qu’il ne l’aurait souhaité. À son grand soulagement, l’homme recroquevillé au sol se décida enfin à parler. Heureusement pour tout le monde, les pseudos explications de Graves s’inscrivaient directement dans le plus grand point faible de l’aurore : sa sœur. Évidemment, ce n’était pas Flora qui était visée ici, mais bien Oona, et Dawlish considérait la relation fraternelle de son ami analogue à la sienne. Il se calma donc, alors que la situation prenait la tournure qu’il souhaitait, le scénario naïf dans lequel son meilleur pote n’était pas une mauvaise personne, celui où il n’aurait pas à se casser le poing gauche également. Malgré tout, les dires de Kieràn étaient diffus et confus et l’aurore n’était pas certain de comprendre la logique qu’il alléguait, bien qu’il tiqua sur le fait que son ami parlait des mangemorts en les qualifiant de «eux» et non de «nous». De plus, l’expression et le ton du prisonnier dénotaient tant de sincérité, que même lui ne pu empêcher sa rage de s’apaiser, sans pour autant baisser sa garde. « Si ils gagnent je ne crois pas que ta sœur aie bien des chances de survie… ils n’en sont pas après l’argent, ou l’honneur, ils veulent la ‘purité’ du sang et la domination. Quoiqu’il puisse te raconter, ils ne protègeront jamais Oona, ni même toi. Une fois au pouvoir, ils n'en auront rien à battre des promesses faites à un vulgaire langue-de-plomb. S’ils gagnent, c’est que plus rien ne les arrêtera dans leurs power trip co-sanguins. » déclara-t-il d’un ton las. John croyait chacune de ses paroles, il avait ressassé cette réflexion plusieurs fois dans son esprit. Protéger sa vie, il n’en avait rien à faire, mais ce serait mentir s’il n’avait pas réfléchie à chaque avenue pour protéger celle de sa têtue de sœur. Il en était finalement venu à la conclusion que si les fascistes accédaient au pouvoir, personne ne serait à l’abri de leur irrationalité et de leur absence complète de loyauté, sauf peut-être les Sang pur. « Ta logique était mauvaise » lui dit-il d’un ton autoritaire. Bien qu’il soit plus calme, John n’était pas complètement désamorcé et il ne pouvait s’empêcher de gronder le pauvre homme qui gisait au sol. Réprimander les gens était probablement une des manières tordu que l’aurore avait de montrer qu’il portait attention à une personne. Les autres, le sorcier s’en battait les chaudrons, qu’ils se fassent tuer ou perdent quatre de leurs doigts, il n’avait pas une seconde à perdre à souligner leur imbécilité. « J’attends toujours des explications Graves » dit-il sèchement en claquant la langue d’agacement. Il avait fait quoi pour les aider, pardi. Aussitôt semblait-il s’être décidé à s’expliqué qu’il avait cessé de jacasser. Impatient, mais non insensible, le regard de l’aurore s’attarda sur le piètre état dans lequel était son ami : il faisait pitié à voir. On avait clairement abusé de lui et il était presqu’incroyable qu’il soit encore éveillé. John poussa un soupir et sorti sa baguette pour changer une pierre en verre avant de le remplir d’eau et de le déposé magiquement aux pieds du captif. « Je me ramolli, merde » marmonna-t-il dans sa barbe. Les sœurs étaient définitivement un sujet qui l’attendrissait.
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