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The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves

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John Dawlish



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MessageSujet: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Lun 6 Aoû 2018 - 0:57

La nouvelle de l’arrestation de Kieràn Graves avait fait le tour de la communauté sorcière aussi vite qu’un cognard fou. Tous et chacun murmuraient et extrapolaient à souhait sur l’évènement, sur le pourquoi du comment, sur les circonstances de l’arrestation – selon certains un duel aurait éclaté et Graves se serait transformer en goule, soit la forme originel qu’il avait avant que Vous-savez-qui ne pratique l’art de la métamorphose sur la goule et l’utilise comme un pion – bref, un tas d’âneries. Selon John Dawlish, 90% de la communauté sorcière était complètement imbécile et, à son plus grand damne,  celle-ci était sa source d’information première en ce moment. En effet, un malaise avait envahie le département des aurores suite à l’arrestation dont les plans n’avaient pas été divulgués à l’entièreté de l’équipe. Seul Fawkes et Croupton – même pas aurore celui-là d’ailleurs –avaient procédé à l’arrestation et connaissaient les réels motifs derrières elle.

Lorsque la nouvelle avait fait son chemin aux oreilles de John, celui-ci avait eu l’impression de s’être fait percuter par un énorme troll volant. Tomber de son balai à 1000 pieds d’altitude aurait été plus doux que d’apprendre que son meilleur pote était un traitre de la pire espèce et qu’il fricotait allègrement avec mangemorts et mangemortes. L’aurore s’était jurer de se montrer impliable face aux criminels et aux être à l’allégeance sombre. Il passait sa vie à les pourchasser sans relâche et à les mettre en prison, parfois avec un orteil en moins. L’homme se sentait blessé. Il avait l’impression qu’on avait abusé de sa confiance et de son amour tel ses vils géniteurs l’avaient fait avec sa jeunesse. Pour en rajouté encore, il se sentait imbécile. Faible d’esprit de n’avoir jamais vu clair dans le jeu de cet homme qu’il appelait son meilleur ami, cet homme à qui il avait accordé ouvertement sa confiance. John avait passé la semaine à arpenter l’aile des aurores en passant du blanc au noir, en se demandant s’il avait pu y avoir une erreur et en rageant contre le côté vicieux des humains. Finalement, il avait décidé d’éclaircir lui-même ce mystère. Bien qu’il craigne de se faire entourlouper par ce soupçonné criminel, l’attente était intenable. L’aurore avait donc interrogé subtilement Raven Fawkes au sujet des motifs justifiants l’arrestation en manipulant habilement leur conversation de sorte qu’elle lui donne suffisamment d’indices sur la location du lieu où Kieràn était détenu. Il avait ensuite assemblé les pièces du puzzle : il connaissait bien les techniques de Fawkes avec qui il travaillait depuis le début de sa carrière. John avait ensuite attendue que l’aurore quitte son bureau pour s’introduire dans celui-ci et y prendre toutes les clés qu’elle y conservait. Il s’était ensuite dirigé vers l’étage juste au-dessous du Mangenmagot et avait essayé clefs après clefs, portes après portes jusqu’à ce que l’une d’entre d’elle s’ouvre finalement sous ses yeux. John Dawlish était un excellent aurore et son instinct d’enquête faisait partie de son succès.

Armé de sa baguette, il passa la porte qui donnait sur une salle où l’obscurité régnait en maitre. D'un geste de sa baguette, le sorcier alluma toutes les chandelles qui ornaient les coins des murs de la pièce et aperçût finalement son ami – ou celui qu’il croyait être son ami – recroquevillé dans un coin. Une pointe de triste lui piqua le cœur à la vue de l’homme qui était dans un piètre état, mais celle-ci fut bien rapidement rattrapée par un éclair de colère face au traite. « C’est amusant fraterniser avec l’ennemi à ce que je vois » articula John d’une voix à faire geler le plus chaud des volcans.
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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Mar 7 Aoû 2018 - 20:14

Kierán avait l'impression que tout allait de mal en pis. Si son arrestation ne lui aurait fait ni chaud ni froid si elle était restée classique et orthodoxe, ce qu'il avait subi dans la salle d'interrogatoire lui donnait des bouffées de chaleur. C'était donc en continue qu'il y avait sur son front de grosses gouttes de transpirations qui perlaient pour tomber sur le sol inconfortable de la cellule dans laquelle il était emprisonné. Il n'y avait pas là beaucoup de luminosité, et l'ancien langue-de-plomb - il avait été suspendu selon les dires de son geôlier - restait résolument prostré dans un coin de la pièce minuscule sans bouger. Il devait être, à n'en point douter, une masse informe sur un sol jonché de cailloux. Sa tête était mollement collée contre le mur, et ses yeux clairs généralement vifs étaient absolument vides tandis qu'il fixait celui opposé à lui. L'on ouvrait assez peu sa porte, et il en était fort ravi. Depuis qu'il avait avoué, et depuis qu'il était enfermé, il ne vivait qu'avec l'angoisse des représailles qu'il pourrait endurer, et, il n'y avait pas à dire, il s'en voulait. L'Irlandais s'en voulait d'avoir parlé. Lui qui avait collaboré pour mettre sa soeur en sécurité, craignait maintenant qu'il ne lui arrive quelque chose, en signe d'une vengeance. Bien qu'il la sache débrouillarde, il savait qu'elle ne pouvait rien, elle, une cracmolle contre plusieurs sorciers armés jusqu'aux dents. Et c'était malheureusement principalement à cela qu'il pensait.

Kierán pensait aussi à cette manière dont on lui avait menti. Il avait consenti à donner ses informations en pensant être libéré par la suite, mais c'était mal connaître le doxy qu'était Croupton. Cet infâme personnage lui avait menti, avait profité de sa faiblesse pour lui extorquer des informations et l'avait fais torturer. N'était-ce pas un tableau pathétique ? Sans doute qu'il ne valait pas mieux que lui, se dit-il ironiquement, de telle sorte qu'un rire défait franchi ses lèvres avant de disparaître comme s'il n'avait rien dis. Finalement, il finit par s'assoupir. Le jeune homme venait de comprendre combien il était fatiguant de faire face à ses démons en permanence. C'est le bruit déplaisant de la porte qui s'ouvre qui le réveilla, et une désagréable lumière le força à fermer les yeux. Il se les cacha avec ses mains, griffées à plusieurs endroits par le murs rugueux qu'il discernait bien mal dans l'obscurité de sa prison. La voix qui accompagna la désagréable lumière le fit frissonner de malaise. Kierán avait toujours su dire si son meilleur ami était en colère, agacé ou simplement neutre. Pourtant, le ton de l'Auror lui paraissait si froid qu'il n'en reconnu presque pas le timbre si particulier. "La limite entre gentils et méchants ne s'est jamais trouvée être si fine" répondit-il en repensant à l'intense douleur à laquelle il avait été soumise quelques jours plus tôt. Qui donc pouvait se réclamer être le garant de la liberté et des droits, et soumettre en aparté les suspects à un sortilège impardonnable ? Personne. C'était hypocrite, et si l'Irlandais n'aurait pas compris cela au prix fort, il aurait été fort satisfait de lui-même.


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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Jeu 6 Sep 2018 - 23:06

À la réponse de son ami, John resta de glace. Un poids énorme lui tomba au creux de l’estomac : ainsi Kieràn n’était pas innocent. Un innocent se serait empressé d’hurler sa non culpabilité à son meilleur ami, se serait effondré en larmes, l’aurait supplié de le croire. Non seulement l’accusé n’avait-il pas démenti quel crime que ce soit, mais il avait osé pousser l’arrogance jusqu’à philosopher sur ce qu’était le bien et le mal. L’espoir naïf qu’entretenait l’aurore de découvrir un homme effrayé et victime d’un système arbitraire était morte en l’instant d’une seconde et faisait maintenant place à une rage violente. John n’avait que trois ou quatre personnes importantes dans sa vie et Kieràn était l’une d’entre elles. Il était submergé par une vague de puissantes émotions contradictoires : la colère, la tristesse et une pointe de panique à l’idée de perdre cette personne qu’il gardait si près de son cœur. L’aurore ne savait comment réagir : agripper le premier objet qui lui tombait sous la main et le balancer au bout de ses bras; supplier Kieràn de lui dire que tout ça était une blague de mauvais goût; le rouer de coups; quitter sans un mot. Submergé par les émotions il en voulait autant à son ami qu’à lui-même pour avoir été si naïf, alors il fit le premier truc qui lui vint à l’esprit : il balança violemment son poing contre le mur de brique en émettant un grognement. La douleur aigue qui s’en suivit lui humidifia les yeux, mais il sembla reprendre légèrement le contrôle de lui-même. Il avait probablement deux ou trois jointures de cassées.

« Évidement » acquiesça-t-il froidement, « des mecs encagoulés qui tuent et torturent né-moldus, moldus et cracmols – il appuya sur ce mot pour souligner son dégoût de le voir militer pour un partie qui s’en prendrait allègrement à sa propre sœur – pour leur amusement font ça pour le bien commun » fini-t-il d’un ton sarcastique. Comment était-ce possible que Kieràn, qui était, soit-dit-en-passant, un homme doté d’une intelligence supérieure, pouvait trouver que les Mangemorts se situaient quelque part entre le bien et le mal? C’était inconcevable. Il était paumé. N’arrivant pas a refreiner cette envie de creuser et d’en savoir plus sur les motivations et les infractions de l’homme recroquevillé au sol, John se tira violement une chaise et s’y laissa tombé, après avoir passé quelques secondes à faire les cents pas. Il ne pouvait quitter sans savoir. Sa curiosité n’était pas motivée par un espoir naïf de découvrir qu’en faits, son ami était un saint et que tout ce numéro n’était qu’un simple malentendu, mais bien par une volonté ferme d’identifier ses failles qui avaient permis à ce vil individu de flouer son esprit et d’abuser de sa confiance. Plus jamais John ne devait se tromper ainsi sur l’allégeance d’une personne. Bon, entre vous et moi, il y avait bien une petite partie de son cœur qui entretenait un espoir naïf, autrement Kieràn n’aurait plus cette jolie dentition. Après tout, il ne savait même pas ce qu’on reprochait au détenu. « J’ai envie de te casser la gueule » déclara-t-il, d’un ton dénué d’émotion. « Non sérieusement, parle moi ou je te casse la gueule. » ajoute-t-il d’un ton qui ne se voulait pas menaçant, mais qui communiquait un simple fait : Si Kieràn était un fasciste, John allait lui casser la gueule à la vieille méthode moldue.


Dernière édition par John Dawlish le Dim 21 Oct 2018 - 5:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Lun 10 Sep 2018 - 19:35

Kierán n'était pas en assez bon état pour s'amuser à prédire la réaction de son ami, qui pouvait tout aussi bien être violente que glaciale. John avait cela d'être un homme imprévisible, même pour l'individu calculateur que l'Irlandais pouvait être. Il ne lui servait à rien, pensait-il, de clamer une fabuleuse innocence qui n'était pas la sienne. Le jeune homme avait en effet donné des informations à des gens peu recommandables, et peu étaient au courant de cela. C'était notamment ce qui lui avait permis de garder le secret si longtemps. Secret qui avait sauté comme les gonds de la porte que Croupton et Fawkes avaient détruis dans son esprit. La porte mystérieuse qui gardait ces informations avait longtemps tenue bon face à l'entretient avec l'Auror, mais elle n'avait pas su résister face aux assauts violents et mauvais de ceux qui l'avaient appréhendés et interrogés. Cette porte était devenue une plaie que Kierán n'arrivait pas à laver, car il avait souffert pour l'ouvrir et pour tout dire. Il ne s'était pas préparé à subir un Doloris, il n'avait pas eut le temps de supplier – si tant est que cela l'eut sauvé . La torture était quelque chose de bien nébuleux, et s'il avait donné des informations – mineures que Croupton diabolisait sans doute désormais que son prisonnier était dénué de parole publique – il pouvait au moins se complaire de n'avoir jamais torturé un homme. L'on perdait autant son âme en tuant qu'en torturant, les deux marquant un passage violent vers quelque chose de nouveau ou vers la fin. John réalisait-il cela, ou soutenait-il cette institution qui ne méritait désormais, aux yeux de l'Irlandais, que de s'effondrer ? S'il était auparavant de ceux qui craignaient les révolutions pour le chaos qu'elles engendraient, il voyait maintenant son avis diverger devant les murs sales de la sombre cellule dans laquelle il était présentement enfermé. Il lui semblait que son sang Irlandais reprenait le dessus sur ses croyances profondes, qu'il s'imaginait si profondément ancrées qu'elles auraient dû demeurer intouchables. Mais la torture, comme la mort, a le don de faire chavirer même le plus puissant navire se disait-il cyniquement. Son regard s'accrocha à l'Auror qui encastra son poing dans un mur sans pourtant tirer aucune réaction de Kierán Aloysius Graves. Il ne se sentait pas suffisamment bien pour avoir les idées claires, et les inquiétudes logiques. La réponse de son meilleur ami lança un frisson glacé dans son dos parcouru de soubresauts désagréables. « Penses-tu qu'ils sont les seuls à faire cela ? » demanda-t-il d'une voix éraillée alors qu'il n'attendait pas de réponse. Les questions rhétoriques avaient cela de beau qu'elles étaient provocatrices mais porteuses de vérité sans avoir besoin de s'épancher dessus cependant. Malgré tout, les derniers mots de son visiteur résonnèrent en lui. Sans doute qu'il était temps de s'expliquer.

Mais en avait-il seulement envie ? Kierán avait l'étrange impression que plus rien ne pouvait être pire. La peur d'être envoyé en prison était aussi grande que celle de voir Monsieur Malefoy franchir le pas de la porte pour le torturer, ou le tuer. Car après tout, ne serait-ce pas une bonne idée pour s'assurer du silence de son informateur ? Le jeune homme n'était rien, sinon un pion qu'il s'était proposé d'être. Tout cette situation lui faisait réaliser que s'il était définit comme intelligent, cela ne l'empêchait pas de faire preuve de lacunes. Il pensait avoir tout calculé, et son ego pleurait de voir que ce n'était pas le cas du tout. Les paroles plus brusques de John lui tirèrent un soupir désabusé. Se faire casser la figure par son meilleur ami n'était pas pire que de subir un autre doloris. Ainsi par terre, les épaules affaissées, l'Irlandais se rendit compte qu'il retenait depuis trop longtemps maintenant des larmes qu'il avait envie de lâcher. Quiconque le connaissait un peu était capable de voir une sensibilité sous une incapacité à comprendre le monde. Il n'était pas fait pour la violence, et la mort. Il n'était pas fait pour la torture. « C'est justement parce que j'ai conscience de la violence de ces gens que j'ai fais ce que j'ai fais » commenta-t-il sommairement, lorsque l'Auror lui signifia à nouveau de s'expliquer devant lui. « Tu crois qu'il arriverait quoi à ma sœur s'ils gagnent ? » demanda-t-il encore. Cette phrase pourtant, loin de le disculper, le faisait sans doute passer pour un fou aux yeux de John, et Kierán se sentait déjà las de devoir ainsi s'expliquer. « Je me suis dis en toute logique, que les aider pourrait nous protéger s'ils venaient à gagner ». Cette phrase, prononcée tout bas à cause de ce qu'elle impliquait, dénotait aussi une marque de sincérité candide, car qui d'autre qu'un être innocent pouvait penser cela ? La mauvaise foi ici semblait être ignorée, et la méchanceté, oubliée. Kierán Graves n'était pas un homme mauvais, n'en déplaisait à certains qui le diabolisaient. Ses explications témoignaient d'ailleurs ici de sa sincère mais profonde rédemption.


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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Dim 21 Oct 2018 - 6:04

Assis sur sa chaise, John fermait et ouvrait doucement son poing droit sans quitter Kieràn du regard. Son nez tressaillait légèrement sous la douleur que lui causait sa main, alors qu’il sentait son cœur se battre sur le dos de ses jointures. Il aurait pu réparer ses os en un coup de baguette, mais la vérité était que cette douleur physique arrivait à détourner son attention de la douleur que son ami lui causait par sa trahison. Cependant, l’aurore savait qu’il n’arriverait pas à se flouer ainsi, il s’était bien trop souvent casser les jointures en frappant sur des gens ou des objets. De telles relations de proximité par contre, il n’en avait pas souvent cassé – outre celle avec ses géniteurs – et aussi grognon qu’il puisse l’être John était en quelque sorte un homme émotif, au cœur bien plus grand qu’il ne l’aurait souhaité. À son grand soulagement, l’homme recroquevillé au sol se décida enfin à parler. Heureusement pour tout le monde, les pseudos explications de Graves s’inscrivaient directement dans le plus grand point faible de l’aurore : sa sœur. Évidemment, ce n’était pas Flora qui était visée ici, mais bien Oona, et Dawlish considérait la relation fraternelle de son ami analogue à la sienne. Il se calma donc, alors que la situation prenait la tournure qu’il souhaitait, le scénario naïf dans lequel son meilleur pote n’était pas une mauvaise personne, celui où il n’aurait pas à se casser le poing gauche également. Malgré tout, les dires de Kieràn étaient diffus et confus et l’aurore n’était pas certain de comprendre la logique qu’il alléguait, bien qu’il tiqua sur le fait que son ami parlait des mangemorts en les qualifiant de «eux» et non de «nous». De plus, l’expression et le ton du prisonnier dénotaient tant de sincérité, que même lui ne pu empêcher sa rage de s’apaiser, sans pour autant baisser sa garde. « Si ils gagnent je ne crois pas que ta sœur aie bien des chances de survie… ils n’en sont pas après l’argent, ou l’honneur, ils veulent la ‘purité’ du sang et la domination. Quoiqu’il puisse te raconter, ils ne protègeront jamais Oona, ni même toi. Une fois au pouvoir, ils n'en auront rien à battre des promesses faites à un vulgaire langue-de-plomb. S’ils gagnent, c’est que plus rien ne les arrêtera dans leurs power trip co-sanguins. » déclara-t-il d’un ton las. John croyait chacune de ses paroles, il avait ressassé cette réflexion plusieurs fois dans son esprit. Protéger sa vie, il n’en avait rien à faire, mais ce serait mentir s’il n’avait pas réfléchie à chaque avenue pour protéger celle de sa têtue de sœur. Il en était finalement venu à la conclusion que si les fascistes accédaient au pouvoir, personne ne serait à l’abri de leur irrationalité et de leur absence complète de loyauté, sauf peut-être les Sang pur. « Ta logique était mauvaise » lui dit-il d’un ton autoritaire. Bien qu’il soit plus calme, John n’était pas complètement désamorcé et il ne pouvait s’empêcher de gronder le pauvre homme qui gisait au sol. Réprimander les gens était probablement une des manières tordu que l’aurore avait de montrer qu’il portait attention à une personne. Les autres, le sorcier s’en battait les chaudrons, qu’ils se fassent tuer ou perdent quatre de leurs doigts, il n’avait pas une seconde à perdre à souligner leur imbécilité. « J’attends toujours des explications Graves » dit-il sèchement en claquant la langue d’agacement. Il avait fait quoi pour les aider, pardi. Aussitôt semblait-il s’être décidé à s’expliqué qu’il avait cessé de jacasser. Impatient, mais non insensible, le regard de l’aurore s’attarda sur le piètre état dans lequel était son ami : il faisait pitié à voir. On avait clairement abusé de lui et il était presqu’incroyable qu’il soit encore éveillé. John poussa un soupir et sorti sa baguette pour changer une pierre en verre avant de le remplir d’eau et de le déposé magiquement aux pieds du captif. « Je me ramolli, merde » marmonna-t-il dans sa barbe. Les sœurs étaient définitivement un sujet qui l’attendrissait.
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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Sam 27 Oct 2018 - 12:08

Que John soit ainsi assit sur une chaise, le surplombant très largement alors que lui était à terre, soulignait bien symboliquement l’impasse devant laquelle tous les deux étaient. Il était maintenant question de rattraper les derniers résidus de leur amitié dans laquelle l’Irlandais avait donné un violent coup de pied. Car son meilleur ami en effet, n’était pas aussi volage que lui, sans doute n’avait-il tout simplement pas ce même caractère fluctuant,  qui avait fait faire des choses condamnables à Kierán et pour lesquelles, malheureusement, il allait sûrement aller en prison. Il ne se faisait pas d’espoir quand à l’issue du procès : ce qu’il avait dis à Croupton et Fawkes sous la torture, il allait le répéter à l’audience. Il mériterait amplement son châtiment, et tout le monde, chez les sorciers, sauraient de facto qu’il était un traître. C’était particulièrement ironique de voir comme les enfants de l’ancien Chef des Aurors pouvaient dériver vers ce qu’il y avait de pire dans la société. C’était ironique, sans doute que c’était aussi triste. Mais le spectre de son père depuis huit ans décédé, hantait plus particulièrement son fils depuis qu’il avait tout avoué. Callaghan Graves aurait eu honte, à n’en point douter. Sans doute se serait-il mit en colère également, mais est-ce qu’il aurait laissé tomber son fils pour autant ? Pas forcément. Callaghan avait été le modèle de Kierán jusqu’à sa mort, date à laquelle son fils avait fini par être en colère envers lui. Il était mort pour une collègue, il était mort pour le Ministère. Les antécédents familiaux du langue-de-plomb avaient forcément entraîné sa chute. John ne s’en rendait peut-être pas compte, mais il y avait dans l’histoire de son meilleur ami - ou ancien meilleur ami - des précédents, des choses qui expliquaient bien tous ses agissements. Est-ce qu’il avait honte de lui-même pour autant ? Non. Est-ce qu’il avait honte de voir le regard noir de John ? Non. Kierán avait toujours assumé ses décisions ainsi que ses erreurs lorsque celles-ci étaient découvertes. Et peut-importe l’ampleur qu’allait prendre cette histoire, il allait assumer tout autant. Comme il venait de le faire en lui racontant par phrases éparses, sa terrible histoire. La réponse lasse de John lui arracha un rire sans joie, comme dépossédé de ce qu’il ne possédait pas. Disons qu’il était plus las que d’habitude.

Kierán n’avait jamais été un homme à éclater sincèrement de rire au point d’en avoir les larmes aux yeux, sa naturelle retenue ainsi que sa timidité certaine, le faisait parfois se recroqueviller sur ses sentiments profonds. L’on voyait finalement assez rarement s’il était heureux, et l’on ne voyait jamais s’il était triste. Ici dans cette cellule, l’on voyait surtout un homme fatigué, éreinté… Voyait-on pourtant un homme trahi ? Ou un homme triste ? Certainement pas. Un flegme tout particulier avait toujours caractérisé le petit Graves lorsqu’il était enfant, et caractérisait tout aussi bien l’adulte qu’il était maintenant. “La société d’aujourd’hui ne protège pas plus ma soeur” contrebalança-t-il d’un ton morne, “il me semble que peut-importe ce qui arrive, l’issue sera la même, ou sensiblement la même. L’on se targue d’être différent d’eux, on nous apprend à l’être. Pourtant, la seule chose qui nous sépare réellement, ce n’est pas la violence, puisque nous avons la même” s’arrêta-t-il quelque secondes pour lever sa main en montrant son visage émacié des stigmates de cette douleur qu’il ressentait encore, “c’est juste le racisme... Et encore”. Les sorciers de tous les jours étaient bien très racistes envers les cracmols sans que cela ne choque personne.Ce racisme dont ces gens étaient si fiers n’avait pas choqué Kierán outre mesure. Il était Irlandais, sa famille savait ce que c’était, pour ainsi dire, tous ses aïeuls ou presque en avaient fais les frais. Que ce soit son arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère Aghna qui avait fini dans un hôpital psychiatrique à Liverpool en étant particulièrement saine d’esprit, ou ses aïeuls plus lointains encore qui avaient vu leurs amis mourir de faim, les Graves connaissaient le racisme. “Je ne suis pas absolutiste, un homme m’a donné sa parole, et j’aime à croire que celle-ci a encore une valeur” mit-il un point final à son argumentation. Pourtant, l’Auror lui asséna ce que Kierán prit pour un violent coup de pied dans l’estomac : “ Ta logique était mauvaise”. Le jeune homme releva ses yeux bleus ternes vers celui qui était assit sur la chaise. L’était-elle réellement ? Avait-il fais une erreur ? L’erreur n’était-elle pas humaine ? Kierán savait que ses choix étaient discutables. Pour autant, avait-il réellement eu tort ? Oui, il avait eu tort, mais il était tellement têtu qu’il avait du mal à l’admettre. C’était un mangemort qui l’avait livré, pas monsieur tout le monde avec son bagel au bacon. Mais le Ministère méritait tout de même de s’effondrer, et du haut de sa cellule, il serait sans doute le premier à ne pas avoir de marque sur le bras, à applaudir la scène devant les décombres fumantes. Pourtant, celui qui soutenait fermement et peut-être passionnément cette institution, lui demanda encore des explications plus fournies. La suite. Quelque chose de plus. Était-ce pour se rassurer ? Pour ne pas complètement lui en vouloir. Le soupir misérable que poussa l’Irlandais fut pourtant accompagné d’un geste de réconfort de la part de John qui lui fit apparaître un verre d’eau. “Merci” marmonna-t-il en levant une main tremblante et abîmée pour s’en saisir. Pour autant, il n’y toucha pas de suite : “Rien de grave” préféra-t-il commencer ainsi pour lui faire comprendre qu’il n’était pas un mangemort, “je donnais des noms, principalement. Tout dépendait ce qu’on me demandait… Mais je n’ai jamais torturé, tué, ou livré directement quelqu’un. J’étais juste un informateur”. C’était “juste” ça.


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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Ven 23 Nov 2018 - 21:58

‘Juste un informateur’. Les coudes appuyés sur ses cuisses, l’auror laissa tomber son front dans ses paumes et soupira, son meilleur ami était un imbécile. C’était plus ou moins une bonne chose : il pouvait vivre avec l’imbécilité – même s’il aurait préféré l’innocence – mais il n’aurait su tolérer l’allégeance ennemie. Kieràn s’était mis la baguette dans les chaudrons et pas qu’un peu. John brûlait d’envie de lui hurler dessus, de lui faire la morale tel un paternel enragé contre son gosse, mais à la mine qu’affichait le captif, le sorcier compris qu’on lui avait déjà fait regretter bien amèrement d’avoir glissé quelques informations par-ci et par-là. Si son meilleur pote avait été blanc comme neige, John se serait fendu en quatre pour le sortir de cette cellule et faire reconnaître sa non-culpabilité avant de se lever bien haut contre Croupton et Fawkes et leur usage inacceptable de la torture sur un pauvre homme. Malheureusement, la situation était légèrement plus complexe que cela, et l’auror ne pouvait se permettre de faire quoique ce soit en ce sens. Il comprenait, sans pour autant l’accepté, le raisonnement de son ami, motivé par une intention pure et quasi-désintéressée. Cependant, il ne pouvait mentir pour le protéger, s’il perdait son poste d’auror, il n’aurait plus aucun pouvoir légitime pour stopper cette guerre et il finirait probablement aux côtés de Graves à croupir derrière des barreaux. « T’es con mec. » dit-il en relevant la tête vers le pauvre homme, « tu sais si les renseignements que t’as transmis ont mené à des attaques ou à des meurtres? » demanda-t-il vainement. Dans tous les cas, il ne pouvait pas faire grand-chose pour lui, qu’importait la réponse de l’informateur. « Tu sais que tu risques de te mériter un séjour tout inclus à Azkaban? À moins que tu me dises que ta coopération était sous la contrainte, la menace ou la peur? » ajouta-t-il platement. Le cerveau de John roulait à cent miles à l’heure, cherchant une solution à cette situation impossible. Il pourrait plaider que ses droits avaient été bafoués, que le Directeur de la justice magique avait enfreint la loi la plus importante de leur système. Dans d’autres circonstances, il aurait tenu cette violation contre Croupton pour le faire chanter, mais la culpabilité évidente de Graves ne justifierait pas un tel écart de sa part. D’ailleurs, rien de bon ne pourrait ressortir d’une telle conduite : le responsable de l’arrestation était possédé par un farouche désir de mettre fin à cette guerre et de balancer tous ceux qui y sont impliqués de près ou de loin dans les cachots. C’était à se demander s’il avait encore la tête froide, ou s’il était prêt à tout pour…prêt à tout pour! « Un informateur, pas vrai? Tu crois que tu pourrais balancer des informations suffisamment importantes sur l’ennemie pour que le Ministère soit enclin à négocier un arrangement au sujet de ta culpabilité et de ta peine? » suggéra-t-il, soudainement remonté par l’espoir d’arriver à un compromis.
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Kierán A. Graves



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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Mar 4 Déc 2018 - 11:04

Kierán comprenait bien qu'il était dans une situation de laquelle il allait avoir du mal à se sortir. Il l'avait compris dès que Fawkes et Croupton étaient venus le chercher au département des mystères. Leurs airs austères gravés sur leurs visages inexpressifs, la baguette pointée sur lui, le langue-de-plomb avait immédiatement compris. S'il avait pu jouer au chat et à la souris pendant l'entretient ▬ et de manière tout à fait admirable par ailleurs ! ▬ le Doloris avait eu raison de lui et de sa langue, habituellement scellée. Scellée, pour le Ministère, en tout cas. L'Irlandais se définissait lui-même comme un informateur, c'était ce qu'il avait dis aux enquêteurs après quelques coups de sortilèges impardonnables. Il n'était rien de plus, rien de moins, mais sans doute était-ce déjà trop aux yeux de l'intègre John Dawlish. L'air qu'il affichait donnait envie au jeune homme de se planquer dans un sceau. Bien entendu, que lui, Auror, au service de la paix et de la justice, ne serait jamais devenu informateur. Il aurait trouvé une solution pour protéger sa charmante soeur par d'autres moyens. Mais pour Kierán qui était davantage un scientifique qu'un homme de terrain, lâcher quelques informations avait été plus simple et plus évident pour lui. Son père était mort en étant Auror et le Ministère avait là, sans le vouloir commis une faute. La présence de Raven Fawkes pendant l'accident avait en effet influencé la décision du langue-de-plomb de donner quelques informations, en apparence importantes, mais en réalité, tout à fait mineures. Il ne voulait pas particulièrement qu'un camp gagne par rapport à l'autre, puisqu'après tout, il ne sentait pas prêt à choisir entre la peste, et le choléra. Mais outre le terrible de décès de Callaghan Graves neuf ans auparavant, c'était aussi l'abandon d'Oona par le monde des sorciers qui le mettait en rogne. Elle était peut-être plus moldue que lui, mais elle était fichtrement douée pour tout ce qui touchait aux potions sorcières. Plus que lui, même. Pourtant, elle n'avait, selon leur Institution, sa place que parmi les moldus. La jeune femme n'était donc ni moldue, ni sorcière, elle était une espèce d'hybride, avec des ancêtres sorciers et du sang dénué de toute trace de magie. Le Ministère, d'une certaine manière, méritait ce qui lui arrivait. C'était une corrélation de faits qui avaient fais flancher le langue-de-plomb, pas simplement une idéologie au dessus de laquelle il se tenait. "Bien sûr que non" haussa-t-il les épaules d'un air désabusé, "je ne donnais pas n'importe quelle information. Je ne suis pas fou". Il croyait bon de le préciser, et préféra ajouter dans l'hypothèse où ce qu'il disait n'était clair que pour lui : "Je choisissais les informations que je donnais : suffisamment importantes pour qu'ils nous laissent tranquille, et trop mineures pour conduire à des meurtres, ou des attaques". Kierán Graves, restait Kierán Graves.

Bien que John était réaliste, l'Irlandais nota une envie de le rassurer. Un rire jaune s'échappa de ses lèvres et il laissa tomber sa tête contre le mur. Il bu quelques gorgées de l'eau que son meilleur ami lui avait donné, et avala tout rond en réfléchissant. Il avait, d'une certaine manière, agit sous la peur. La peur de les voir gagner, et de les voir s'en prendre à ce qu'ils considéraient comme une sous race. Mais il serait malhonnête de ne pas préciser qu'il était aussi un opportuniste. Finalement et il l'acceptait bien, il méritait l'enclume qui allait lui tomber sur la tête : "Non. Je vais aller en prison, je le sais" répondit-il avec une incroyable clairvoyance. Kierán ne se sentait pas particulièrement fataliste à cette idée. "J'ai joué, et j'ai perdu" confirma-t-il son avis. Il ne poussa pas le vice à hausser de nouveau les épaules. Si son père lui avait appris quelque chose pendant ses vingt premières années de vie, c'était bien à assumer ses responsabilités, et ses idioties. Bien qu'il eu un fils calme et studieux, il arrivait au jeune Irlandais de s'enfuir dans les plaines de son pays sans en piper mot à Callaghan. Les paroles suivantes de John le tirèrent de sa rêverie, dans laquelle il apprenait à s'enfoncer plus souvent encore, comme pour s'entraîner à ce qui l'attendait lorsqu'il sera entouré de détraqueurs dans la prison des sorciers. "Non, hors de question" répondit-il, et il était intraitable là-dessus. "Je suis déjà en prison, et déjà suspecté de donner des informations au Ministère... Tu veux vraiment qu'ils s'en prennent à ma soeur, ou à moi ?" continua-t-il en haussant légèrement le ton. Il n'était pas agacé, seulement terriblement fatigué. Ce procès se faisait attendre et il trouvait cela malsain de la part du Directeur de la Justice magique de le faire attendre autant dans une cellule sombre, puante et infestée de rats. "De toute manière, je leur ai dis tout ce que je savais, c'est-à-dire pas grand chose. Les mangemorts veillaient à ce que je ne grappille pas grand chose sur eux, je suppose que c'était prudent".

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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Mar 15 Jan 2019 - 2:40

John était perdu quelque part entre découragement, colère et tristesse, trois fortes émotions qui lui tourbillonnaient en tête, chose qu’il n’appréciait pas particulièrement. L’auror préférait le silence, le calme, voir l’apathie. Meilleure chance la prochaine fois. Il écouta attentivement son imbécile de meilleur pote répondre à ses questions, tenté d’acquiescer à sa logique qu’il savait être de bonne foi, mais il ne le pouvait pas tellement elle était viciée. Aussi brillant qu’il l’était, Kieràn n’était pas en mesure de connaître le teneur des informations que détenaient leurs ennemies. Ainsi, ce qui pour lui paraissait anodin, pouvait s’avérer être une mine d’or, la pièce qui manquait au casse-tête. Il aurait sincèrement aimé que son ami disait vrai, et que personne n’avait été préjudicié par sa grande langue, mais le sorcier avait cessé de se faire des films depuis près de trente ans. Comme toute réaction, John poussa un long soupir et secoua la tête de gauche à droite, ponctuant le tout d’un « Ouais » dénué de conviction. En temps normal, il lui aurait probablement expliqué la réalité du terrain, mais était-il nécessaire d’assaillir une fois de plus le pauvre homme de remontrances…autant responsable de son destin soit-il.

Une pointe de rage et d’indignation remonta en lui alors que son ami soulignait qu’il avait déjà tout dit à ses collègues. Cette affirmation comportait tellement de sous-entendus qu’elle lui donnait envie de vomir. Un tel comportement de la part de Croupton ne le surprenait guerre, l’homme était tellement fier et aveuglé par ses ambitions de carrière – être le meilleur emmerdeur probablement – qu’il ne distinguait plus grand-chose, mais de la part de Fawkes, c’était pour le moins questionnant. Merlin! Il ne serait pas surpris de s’être lui, retrouvé dans une froide salle, la baguette levée à briser un ou deux doigts pour tirer les verracrasses du nez d’un suspect. Encore là, pour se laisser aller à ses démangeaisons, il lui aurait fallu un solide cas et un être exécrable. Pas un mec comme Kieràn Graves, au dossier vierge, n’ayant pas été sujet à une quelconque enquête, récolte de renseignements ou toute autre procédure en ce sens. Mais bon, peut-être était-il tout simplement biaisé. « À ce que j’en comprends tu ne leur as pas confié tes minces connaissances autour d’un jus de citrouille? » siffla-t-il à l’intention du captif, ses paumes se refermant en poings. John se leva une fois de plus et se mit à faire les cent pas avec énergie. Tout se bousculait dans sa tête et les issues ne semblaient pas lui apparaître. Ainsi, son meilleur ami était bel et bien un criminel; il avait visiblement été torturé; il pâtirait à Azkaban; Fawkes et Croupton avait pété un plomb; aucune défense viable ne s’offrait à lui. Il était énervé. « Alors éviter Azkaban c’est mort…sujet clos. Exemple que tu voudrais te venger contre les mangemorts, ou les embusquer, tu commencerais où? » demanda-t-il au châtain. Il lui était impossible de retenir sa langue : il était auror et sa mission était de mettre fin une bonne fois pour toute au règne des ténèbres. S’il ne pouvait empêcher son meilleur ami de partager ses prochains mois en la jolie compagnie des détraqueurs, il pouvait au moins essayer prendre les mangemorts à leur propre jeu. « Je sais qu’ils t’ont déjà cuisiné, et crois-moi j’ai pas l’intention d’en faire autant. Mais, détrompes-moi si je suis dans l’erreur, ils cherchaient un aveu, Croupton et Fawkes, pas des renseignements pour mettre fin à leurs activités. S’il te vient quoique ce soit en tête, aussi minime soit-il, ça peut m’être utile. Un lieu de rendez-vous, une description physique, une manière de parler…tout pour identifier ton point de contact et sa routine. Je serai discret, n’agirai pas tout de suite et travaillerai seul…de toute manière tu auras ta gardes rapprochée à Azkaban…» déblatéra-t-il alors que sa colère se transformait peu à peu en détermination. Ils avaient peut-être une piste, l’opportunité de collaboré avec un individu qui avait interagie directement avec les mangemorts et qui ne leur prêtait pas d’allégeance. Ses réflèxes d’auror étaient maintenant alertes, prêts à transformer cette arrestation en stratégie de guerre. « Ce serait une belle façon de remettre un pied dans le bon camp…» ajouta-t-il. Son regard tomba une fois de plus sur la misérable boule que formait le corps de son ami au sol et il se sentit brièvement mal à l’aise de lui poser de telles questions. Néanmoins, nous étions en temps de guerre et ce n’était pas le temps de se flatter les cheveux en se berçant.
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MessageSujet: Re: The Fear of Doing Right is the Grand Treason in Time of Danger | Kieràn Graves Mar 29 Jan 2019 - 21:26

Kierán savait, sans toutefois être capable de se l'admettre, qu'il avait déçu son meilleur ami. Et qu'une fois que cette histoire se serait répandue comme une traînée de poudre, il allait décevoir tous ceux qu'il connaissait. Il avait encore en mémoire le visage d'Andromeda qu'il appréciait tant, circonspecte et suspicieuse lorsqu'ils s'étaient fait alpagués par Lucius Malefoy qui avait évoqué leurs arrangements. L'ancienne Black l'avait prévenu, mais fier comme un paon, l'Irlandais ne l'avait pas écouté. Maintenant qu'il était étendu dans cette cellule dans l'attente d'un procès, il regrettait de ne pas avoir eu la même clairvoyance qu'elle. Il s'était enfoncé dans ce qu'il avait prévu avec le conseiller du Ministre, il l'avait aidé, lui avait confié des choses, en échange d'une parole qui, il l'espérait, valait quelque chose. Lucius n'était pas n'importe qui, et son habileté à parlementer allait de toute évidence l'emmener plus haut que ce que beaucoup pensaient. Un homme aux portes du pouvoir, tel que lui, pouvait-il ne pas avoir de parole ? Kierán en doutait. Hélas, maintenant qu'il avait livré son nom sur un plateau d'argent à ses bourreaux, il craignait que les autres ne viennent pour sa peau. Il avait cafté. Il avait mouchardé. Sous la torture, certes, mais le mal était fait. Le langue-de-plomb portait bien mal son nom de métier, et Lucius risquait sans doute sa place, s'il ne l'avait pas déjà perdu. Et la parole qu'il lui avait donné s'envolait en fumée. L'Irlandais réalisa brusquement tout ce qu'il avait perdu à parler à Bartemius Croupton et Raven Fawkes, et tout ce que cela impliquait. Comme si, jusqu'à présent, il avait été dans une bulle incroyable qui ne voulait pas dire grand chose, quelque chose qui lui avait fait oublier ce qu'il risquait à jouer avec le feu. Ils allaient tous se venger sur lui, peut-être en dernier, après s'en être prit à sa sœur. Sans qu'il ne puisse la prévoir, Kierán Aloysius Graves se mit à ressentir ce qu'il n'avait pas expérimenté depuis longtemps : une crise de panique. Sa respiration s'emballa, tandis qu'il essayait de fixer un point par terre, juste à côté des pieds de John, pour se concentrer sur sa voix. Les paroles, longues paroles de son ami, toutefois, passaient dans son oreille et filaient par l'autre. Il ne savait pas de quoi il parlait ni ce qu'il lui proposait. Le jeune homme se trouvait piégé dans un bourdonnement qui s'amplifiait dans ses oreilles et ses membres, sans qu'il ne s'y attende, se mirent à trembler. Il ramena ses jambes sur lui et enfouit sa tête dedans, mais cela n'enlevait pas les visions qui se bousculaient sous ses rétines, et qui inondaient son esprit. La peur qu'il ressentait lui broyait le coeur, troublait sa vision et assourdissait ses sens. Il avait donné Lucius Malefoy. La brusque réalisation de la mort qui attend son tour le toucha en plein fouet et il se mit à pleurer. Pour qui connaissait un peu Kierán, il n'était pas très compliqué de savoir que la vilaine faucheuse noire était ce qu'il craignait le plus, et qu'elle caractérisait son épouvantard. Pourtant, la perspective également d'entraîner sa frangine dans une chute dont il voulait la protéger au départ, lui semblait pire que ce qui pourrait lui arriver, à lui. Lui pouvait bien être torturé, assassiné que cela ne changerait pas grand chose, il l'aurait mérité. Mais Oona ? Oona était coupable de mille et un larcins mais certainement pas de complaisance avec des mangemorts, individus qui étaient par définition les ouvriers de la mort. Elle n'avait rien fait de tel et ne mériterait aucune punition. Pourtant, le punir lui, à travers elle, serait plus simple que toute autre chose, et la facilité avec laquelle John s'était faufilé dans sa cellule pour lui parler ne faisait que lui rappeler un peu plus combien il n'était pas en sécurité. Agrippé à ses propres jambes, l'Irlandais n'entendait pas ses gémissements, et ne sentait que sa propre peur. John pouvait avoir disparu qu'il ne s'en rendrait pas compte, et ce serait sans doute pour le mieux. Son ami ne méritait pas de voir un tel pathétisme. Il ne méritait pas d'assister à sa décadence. Il méritait, à n'en point douter, quelqu'un de plus intègre, quelqu'un qui avait de l'honneur, pas cet homme nommé Kierán Graves qui portait désormais un masque d'imposteur.

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