GRYFFONDOR : 159 pt | POUFSOUFFLE : 129 pt | SERDAIGLE : 76 pt | SERPENTARD : 112 pt
Retrouvez l'édition de mai de la Gazette des sorciers !
Le Deal du moment : -15%
Cahier de jeux pour les 3 – 5 ans : éveil ...
Voir le deal
5.95 €

Partagez

VACARESCO > Dear old Romania

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Razvan Vacaresco

Razvan Vacaresco


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 508
| AVATARS / CRÉDITS : Pedro Pascal | cosmic light
| SANG : Inconnu | Sans doute mêlé.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Sa petite fille torturée.
| PATRONUS : Un chacal doré.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: VACARESCO > Dear old Romania VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 EmptySam 21 Déc 2019 - 12:07

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 W3qbZ

1977
extrait choisi


« Maman... ». Son doigt pointé sur sa silhouette ne fit pas vaciller son arme sorcière alors qu'il incantait : « Incarcerem ». Des cordes s'agrippèrent aux deux victimes de Razvan de manière violente pour les enserrer profondément  et laisser leur marque. Ses sortilèges étaient toujours diablement bien réussis. Ses yeux sombres se portèrent naturellement, non pas sur la victime qu'il devait tuer et qui était sa mission, mais sur l'enfant, à peine plus jeune que sa propre fille sans doute. La vie qu'il allait lui enlever ne connaissait-elle pas ce destin pour sauver celle de son propre enfant ? Tuer ne plaisait pas au roumain, mais tuer des enfants, c'était pire que tout. Sa conscience se trouvait paralysée devant le geste qu'il devait faire, tant et si bien qu'il n'entendait même pas les cris de détresse de la sorcière. Ses pupilles avaient accroché celles étonnamment calmes du petit garçon comme si, figés ainsi, ils se parlaient silencieusement.
Razvan vit dans les yeux de l'enfant un amour de la vie qui ne désirait pas s'arrêter si brusquement. Pas comme cela, pas avec tant de violence. Qui était-il, lui, un homme de trente-deux ans, pour retirer la vie d'un petit garçon de même pas cinq ans ? Si sa baguette ne tremblait pas en visant son visage pour lui ôter brusquement la vie, sans souffrance, tout le corps du mangemort semblait le retenir de faire une chose pareille. Sa conscience pleurait dans son esprit qu'il lui suffisait d'effacer sa mémoire pour le garder en vie. Mais qu'arriverait-il si ses collègues l'apprenaient ? Qu'est-ce qu'ils lui feraient ? Bien pire. Le roumain lui faisait une faveur essayait-il de se convaincre vainement, alors pourquoi se bloquait-il ? Des pas précipités derrière lui l'arrachèrent pourtant de sa contemplation morbide pour se poser fugacement sur un visage qu'il connaissait assez pour l'avoir assez côtoyé. Médusé, Razvan faisait face à un Octavius Martens vraisemblablement fou de rage. Ou peut-être était-ce de la peur dans ses prunelles claires ? Sans doute était-ce un étrange mélange des deux

______________________________

staring at the dawn
I was twenty, and I won't let anyone say those are the best years of your life | Paul-Yves Nizan | hedgekey
Revenir en haut Aller en bas
Razvan Vacaresco

Razvan Vacaresco


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 508
| AVATARS / CRÉDITS : Pedro Pascal | cosmic light
| SANG : Inconnu | Sans doute mêlé.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Sa petite fille torturée.
| PATRONUS : Un chacal doré.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: VACARESCO > Dear old Romania VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 EmptySam 8 Fév 2020 - 20:32

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 4YaXX


1er janvier 1976


Haletant comme un asthmatique cherchant désespérément de l'air, Razvan transplana de suite après son meurtre chez lui, dans son appartement à Londres. Il n'avait pas prévu de réagir ainsi. Pourtant, c'était bien prévisible. Il venait d'assassiner un homme, que diable, un être humain en ce premier jour de l'année, qui seulement commencée l'avait déjà fini. La culpabilité ravageait ses membres tremblants alors qu'il laissait tomber sa baguette au sol pour se précipiter jusque dans la salle de bain. L'appartement, silencieux si l'ont excluait ses souffles enragés, semblait être habité du fantôme de cet homme vivant encore dix minutes auparavant. Les oreilles bourdonnantes du roumain se remplirent de ces cries qu'il imaginait venir de la maison qu'il venait d'endeuiller. Les gerbes d'eau qu'il se jetait sur la figure, le visage penché au dessus de son évier, ne pouvaient pas calmer les tremblements énervés de ses mains. Il s'agrippa à son mobilier pour relever la tête et faire face à ses traits. Tout ce qu'il voyait ce soir-là, c'étaient les traits d'un meurtrier. Un meurtrier en regardait un autre dans la glace, yeux noirs contre yeux noirs. Le verre ne pouvait qu'être un pont entre ces deux êtres, l'un plus vivant que l'autre, l'autre plus vivant que le mort laissé par le premier. Razvan avait été d'un calme olympien pendant toute sa mission, probablement que cela expliquait son bon travail. L'adrénaline qu'il avait ressenti en incantant le mortel sortilège redescendait maintenant pour le laisser errer sur les ruines de sa profonde culpabilité. Tout cela en valait-il la peine ? Oh il savait bien que oui, que pour Mihaela, il tuerait n'importe qui, qu'il irait jusque dans les nimbes des enfers pour y trouver Merlin lui-même et réduire à l'état de néant le résidu d'existence qui lui reste. Oui, il ferait tout cela pour sa fille, pour qu'elle, contrairement à lui, ait une vie sans soucis, une vie heureuse de petite sorcière qui n'a pas à payer pour les erreurs idiotes de son père. Mais cela n'enlevait pas le fait qu'il ait tué un homme, dont le visage choqué pesait sur la conscience de son meurtrier. Le roumain ne savait pas combien d'individus il allait être amené à assassiner pour le compte de ce groupuscule de fanatiques. Il préférait même ne pas savoir, mais restait convaincu, d'une manière ou d'une autre, que le regret puissant qu'il ressentirait à chaque instant, il le mériterait d'autant plus.

______________________________

staring at the dawn
I was twenty, and I won't let anyone say those are the best years of your life | Paul-Yves Nizan | hedgekey


Dernière édition par Razvan Vacaresco le Sam 2 Mai 2020 - 0:32, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Razvan Vacaresco

Razvan Vacaresco


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 508
| AVATARS / CRÉDITS : Pedro Pascal | cosmic light
| SANG : Inconnu | Sans doute mêlé.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Sa petite fille torturée.
| PATRONUS : Un chacal doré.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: VACARESCO > Dear old Romania VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 EmptyDim 19 Avr 2020 - 0:42

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 X0p1p


17 mars 1976
partie 1


Alors que la nuit était avancée au dehors, une lumière était éclairée dans la chambre du roumain qui se précipitait d'un bout à l'autre pour attraper ses affaires. Il aurait pu préparer son sac d'un coup de baguette mais préférait ne prendre que le minimum. En Roumanie, il avait ce dont il avait besoin pour s'habiller, chez ses beau-parents. Il avait reçu, plus tôt dans la soirée, une lettre paniqué d'Aniela, la grand-mère de Mihaela. Sa fille avait contracté la dragoncelle, et tout bon médicomage qu'il était, il savait combien la maladie pouvait être mortelle. Un poids sur son cœur semblait l'avoir brisé en deux, comme si le coup d'enclume qu'il venait de recevoir lui faisait réaliser, enfin, à quel point il était passé à côté d'elle. Razvan s'était toujours inquiété pour la sécurité de Mihaela. Mais elle avait un système fort, et l'imaginer tomber malade n'avait pas traversé, curieusement, son esprit tourmenté d'homme qui ne cherche qu'à protéger sa fille de quelques hommes dangereux qui pourraient la tuer. Il ouvrit en grand son armoire pour prendre un pantalon malgré tout, et une chemise pour les balancer sur son lit. Sous celui-ci, il ouvrit sa mallette médicale. Il n'avait pas besoin de grand chose à priori, sinon des plantes qu'il pourrait trouver facilement en Roumanie. Pour l'heure, il avait surtout de quoi palier aux situations d'urgences, mais n'en était-ce pas une ? Il n'avait pas le temps de réfléchir, il n'avait le temps de rien ! Il attrapa toutes les fioles qu'il avait qui pourraient lui servir pour les faire glisser dans son sac de voyage. Il prit une pomme, croqua simplement dedans avant de l'abandonner sur la table, et il transplana avec son sac, laissant la lumière de sa chambre totalement allumée. Tant pis.

Il arriva à deux-heure quarantes en Roumanie, épuisé du transplanage, mais bien éveillé. Dans la petite maison d'Aniela et Jacek, le roumain pouvait voir la lumière du salon toujours allumée. Le coeur de Razvan se serra tellement fort qu'il cru un instant faire un arrêt cardiaque. Il ne prit pas la peine de toquer et ouvrit directement la porte. Assise en train de tricoter, avec un air pensif sur les traits, Aniela leva ses yeux bruns vers lui pour afficher une mou soulagée. « Razvan ! » s'écria la bonne femme en posant son tricot pour serrer son beau-fils dans ses bras, « viens, viens, Jacek est resté avec elle... » ; « vous ne devriez pas l'approcher. Si vous contractez la maladie vous risquez de... » ; « Tais-toi va ! Ne dis pas de sottises ! Jacek est immunisé, il l'a déjà attrapé ! ». La porte de la chambre de la petite fille était entr'ouverte et il vit le dos courbé de son beau-père assit à côté du lit de Mihaela. Le teint de Razvan était livide là où celui de Mihaela commençait à devenir vert. « Jacek ? » l'interpella le médicomage, alors que le vieil homme aux cheveux pourtant encore nombreux sur le crâne, mais blancs comme neige, se retournait pour afficher le même air soulagé que sa femme lorsqu'il aperçut son beau-fils. Après une discussion rapide sur l'état de la petite fille, ses deux grand-parents le laissèrent seul avec elle. Il se sentit impuissant devant l'état de l'enfant. Son sac de voyage sur l'épaule, il s'approcha doucement d'elle sans faire de bruit pour s'asseoir à la place que Jacek lui avait laissé. Il ouvrit doucement le sac pour en tirer un termomètre magique qu'il posa doucement sur la peau de son poignet pour évaluer sa température. Dans un petit bol d'eau, un gant, qu'on avait visiblement posé sur son front pour faire baisser la température. Il posa lui-même la main sur celui de la petite fille, d'un air pensif. Quelques secondes passèrent, puis elle ouvrit difficilement les yeux : « Pa-papaaaaa ? ».

______________________________

staring at the dawn
I was twenty, and I won't let anyone say those are the best years of your life | Paul-Yves Nizan | hedgekey
Revenir en haut Aller en bas
Razvan Vacaresco

Razvan Vacaresco


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 508
| AVATARS / CRÉDITS : Pedro Pascal | cosmic light
| SANG : Inconnu | Sans doute mêlé.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Sa petite fille torturée.
| PATRONUS : Un chacal doré.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: VACARESCO > Dear old Romania VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 EmptySam 2 Mai 2020 - 0:31

VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Z7KGr

10 avril 1978


Razvan transplana dans son appartement en urgence en explosant dans sa chute un petit meuble non loin de son fauteuil. A genoux par terre, le torse en sang, sa main gauche tenait fébrilement l'éclat de tuile qu'il avait reçu dans cette partie de son corps. Il avait eu de la chance. Aucune difficulté respiratoire, il avait évité le poumon. Ce n'était pas pour autant que la douleur était davantage supportable, bien au contraire. Il pissait le sang sur son carrelage et il se leva péniblement en se tenant à son fauteuil qu'il salit de la même manière. Le roumain tituba péniblement jusqu'à sa salle de bain où il dû se raccrocher au lavabo pour ne pas tomber de nouveau au sol. Le miroir lui renvoyait une blessure épouvantable et un juron slave franchit la barrière des lèvres de Razvan qui retira son haut pour avoir une vue d'ensemble. La douleur lui parcourait tous les membres mais il devait garder son calme de médicomage. Sa survie le demandait. Il extirpa le morceau de tuile de sa blessure à l'aide de sa baguette tremblante sans se blesser davantage - ce qui relevait honnêtement du miracle le plus profond. La tuile tomba par terre juste à côté de ses bottes et il s'affaissa sur le rebord de sa baignoire en se tenant l'abdomen qui l'inondait toujours plus de sang. Sa respiration se faisait de moins en moins soutenue, sa panique accélérait les battements de son coeur, et s'il ne se reprenait pas très vite, il allait mourir dans sa baignoire. Devant ce terrible constat, il se balança d'avant en arrière pour se donner de l'élan afin de se mettre sur pied. Il avait besoin d'alcool.

Il commençait vraiment avoir la tête qui tournait et il semblait au roumain qu'il lui avait fallu une demi-heure pour retourner dans sa cuisine, attraper un sucre, l'imbiber d'alcool et l'avaler directement. L'effet fut direct. Razvan eut une violence poussée d'adrénaline qui le remit sur pied suffisamment longtemps pour qu'il ouvre sa mallette contenant ses fournitures médicales. Bien heureuse avait été l'idée de l'oublier sur la table de sa cuisine. Il chercha frénétiquement ses herbes qu'il pilla grossièrement pour faire un onguent et se l'appliquer sur l'entaille. La brûlure qu'il ressentit en la mettant avait le mérite de prouver que l'onguent était utile, et bien fait, mais lui faisait également comprendre à quel point l'entaille était profonde. Appuyé de tout son poids sur la table de la cuisine, Razvan attrapa sa baguette pour jeter un sortilège à sa blessure et empêcher, de ce fait, que l'onguent ne s'enlève. Maugrey ne l'avait pas raté. Il avait de la chance de ne pas avoir été touché au poumon. Sinon, soit, il s'effondrait sur le toit, et était emmené par les Aurors, soit il mourrait chez lui, car incapable d'aller à l'hôpital. Un violent frisson lui traversa le dos, pour réaliser qu'il était en sueur, en sang également. Avec son bandage, il revînt à la salle d'eau pour se nettoyer, autant que possible le torse. Ce n'était pas très glorieux, il souffrait le martyr en plus de cela. Mais au moins, la douleur physique l'empêchait de se souvenir des hurlements qu'il avait déclenché dans la ruelle avec ses bombes. Il enroula son bandage du mieux qu'il pu autour de son abdomen, mais le travail était bâclé. Il n'y pouvait pas grand chose à ce niveau là. Le lendemain serait sans doute un jour meilleur, ou tout du moins, il l'espérait.

______________________________

staring at the dawn
I was twenty, and I won't let anyone say those are the best years of your life | Paul-Yves Nizan | hedgekey
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: VACARESCO > Dear old Romania VACARESCO > Dear old Romania - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas

VACARESCO > Dear old Romania

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Hors-jeu :: Ecrivez votre histoire :: 
Vos biographies
-