Poudlard est officiellement de retour ! Bonne rentrée à tous !
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In the Moonlight [Abe]

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PRÉFET SERDAIGLE
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MessageSujet: In the Moonlight [Abe] Mar 11 Sep - 20:27

In the moonlight
No Matter where you are in the Wolrd the moon is never bigger than your thumb


L'insigne de préfet était fièrement épinglée sur son uniforme, au niveau du cœur. Cette promotion était apparue au bon moment, alors que son père avait resserré l'étau autour d'elle suite à ses trop nombreuses "mauvaise" fréquentations. Elle avait dû abandonner Swann, laisser de côté ses sentiments pour lui afin de préserver l'honneur de sa famille. Tellement ridicule. Elle s'en était rapidement rendue compte à Poudlard. Nombre de ses camarades avaient des qualités qu'elle ne possédait pas, et ils n'étaient pas purs. Certains excellait même dans certains domaines alors que leurs parents étaient moldus.

Heureusement, elle avait pu préserver certaines grâce à d'habiles mensonges. La manipulation, tout un art, selon l'enseignement de sa famille. Aujourd'hui, l'élève avait retourné le leçon contre son maître. Et elle n'en était pas peu fière... Depuis cet événement, depuis ses fiançailles, Lana avait cherché des solutions afin de pouvoir retomber sur ses griffes si elle venait à tourner le dos à sa famille. Elle avait trouvé une solution, éphémère, dans la maison close du chemin de Travers. Rien d'avilissant, juste une poignée de gallions pour avoir joué du violon...

Bref, pour en revenir à cette insigne de préfet, Lana s'était sentie fière et d'autant plus heureuse en voyant le nom de son binôme sur le parchemin officiel. Abe. Elle avait appris à découvrir ce personnage atypique, toujours souriant mais dont le regard semblait absent par moment, comme sur une autre planète. Sans parler de forte amitié, les deux sorciers avaient tissé petit à petit un lien de confiance. Elle aimait le voir, sa présence, lui parler au coin du feu de la salle commune. Oui, c'était une personne qu'elle appréciait beaucoup bien qu'elle ne sache pas le cerner complètement.

C'est pour cela qu'elle a menti à son frère, Vladimir en juin dernier lorsqu'il lui a demandé de cessé tout contact avec lui. "Pas assez pur", "fils d'un politicien souillés par la tryasina", la bourbe. Elle ne pouvait s'y résoudre. Elle ne pouvait pas perdre une autre personne. Alors elle avait menti. Ces mots lui avaient écorchés les lèvres, mais c'était pour la bonne cause. "Vladimir, c'est le fils du ministre. Ne crois-tu pas que c'est dans l’intérêt de notre famille de se rapprocher de lui ?". Il avait acquiescé.

Et pourtant, depuis, elle ne l'avait pas recroisé. Avant les vacances, troublée par sa rupture avec Swann, elle n'avait pas non plus cherché à lui parler. Mais pendant les vacances, elle lui avait envoyé un hibou lui exprimant combien elle était heureuse d'être préfète avec lui. Aucune réponse. C'est à peine s'ils s'étaient adressés un mot dans le Poudlard Express. Quelques nouveaux étudiants s'étaient rapprochés d'elle pour lui demander des informations. Pas un regard lors du banquet, et il avait séché quelques cours...

Ses pensées tournaient sans cesse à la recherche d'une réponse. Pourquoi l'ignorer de la sorte ? Les couloirs étaient vides, elle n'avait pas croisé âme qui vive. "Lumos" en main, elle faisait sa tournée, dans son coin, perdue dans ses pensées. tant bien qu'à un moment elle se sentie perdue, incapable de retrouver le chemin jusqu'à la salle commune. Et c'est alors qu'elle découvrit le spectacle, un couloir digne d'une galerie des glaces Versaillaises, où les miroirs faisaient face à une volée de fenêtres immenses. Lana put alors contempler le parc baigné de lumière lunaire. "Nox". On y voyait comme en plein jour. Elle devait paraître encore plus pâle avec cet éclat blafard. Elle vit alors une porte donnant sur un petit balcon et à travers la vitre Svetlana vit une ombre allongée sur un petit banc en bois. Derechef, elle ouvrit cette porte et... "Abe ?". L'occasion était trop belle. Enfin, elle le tenait face à elle. Le seule échappatoire pour lui était soit de sauter, soit la pousser afin qu'il puisse franchir la porte vitrée. "Tu m'évites depuis la rentrée." dit-elle avec son éternel accent russe. Le ton était ferme, froid. C'était une affirmation. La russe soupira longuement et laissa tomber le masque. Elle était épuisée à force de le porter. "J'ai fait quelque chose de mal..." Une fois encore c'était une affirmation mais elle avait beau réfléchir, se retourner la tête, elle ne voyait pas.

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Dernière édition par Svetlana Vassiliev le Sam 15 Sep - 12:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Jeu 13 Sep - 15:44


Les cours avaient eu beau reprendre depuis quelques jours seulement, les grandes vacances semblaient déjà affreusement lointaines pour Abe. Le temps béni des soirées entre amis et de l’insouciance avait été remplacé par une montagne d’anxiété et surtout de nouvelles responsabilités. De départ, lorsqu’il avait reçu la lettre de l’école contenant l’insigne de préfet, il n’avait pas cru à la chose. Malgré le toucher froid du pins et les mots du Directeur de l’école, Abe avait préféré pensé que c’était là une erreur car jamais Dumbledore aurait pu faire une chose pareille selon lui. Néanmoins, lorsqu’il avait aperçu son nom sur la liste des préfets de la nouvelle année, feindre l’ignorance ne put être plus possible et il dut prendre la charge de ses nouvelles responsabilités bien malgré lui.
Voilà pourquoi, ce soir-là, alors que le soleil était couché depuis quelques minutes, il errait dans les couloirs du château, baguette en main, à la recherche d’un élève retardataire à sermonner au cours de sa ronde dès lors habituelle. Il détestait cela. Déjà parce qu’avec l’acception au poste de capitaine de Wilda, les entraînements de Quidditch devenaient de plus en plus intenses alors qu’il ne pouvait pas y participer tout le temps mais aussi parce que ce n’était pas son rôle de pincer les élèves contrevenants et ne voulait pas le faire. D’ailleurs, il ne comprenait comment Dumbledore avait pu croire que le nommer Préfet allait avoir un impact bénéfique que ce soit sur lui-même ou sur tout le reste. Pourquoi Lui ? Voilà ce que le jeune Minchum se demandait. Il y avait un tas d’autres élèves beaucoup plus compétents que lui pour remplir cette délicate fonction et cela aurait fait bien moins de vagues. Les murmures criant au favoritisme parce que le père d’Abe était le Ministre de la Magie n’avaient pas tardé à se répandre comme une trainée de poudre de lune dans le château et cela mettait plus à mal encore le jeune garçon qui ne s’estimait déjà pas compétent pour ses nouvelles fonctions. Était-ce une ruse de la part du directeur pour tenter de le responsabiliser ? Le nouveau préfet n’osait y penser. Ce n’était pas ainsi, en lui imposant d’autres contraintes que celles qui le malmenaient déjà, qu’Abe allait retrouver goût à l’apprentissage et à l’assiduité en cours. Preuve en est : il avait déjà séché un cours la semaine dernière.

Alors qu’il passait dans un sombre couloir éclairé uniquement à l’aide de sa baguette, la lune, pleine, apparut derrière les nuages automnaux et les épaisses vitres qui bordaient le passage. La radieuse lueur astrale éclaira alors le corridor qui, à la stupéfaction d’Abe, rayonna d’argent. Tiré de ses sombres pensées, le garçon se stoppa net pour admirer le spectacle : le mur opposé aux fenêtres était bordé de hauts miroirs sur lesquels l’image spectrale de la lune se reflétait, baignant le lieu dans une atmosphère mystique.
Le serdaigle éteignit sa baguette dans un murmure et s’avança dans la lumière argentée. Son reflet dans les miroirs, auréolé de platine, avait une allure éthérée, comme si c’eut été un fantôme et non un élève qui traversait le couloir. C’est alors qu’un bruit sec retentit, un claquement sourd qui fit sursauter Abe. Aux alertes, il balaya le corridor du regard. Peut-être n’était-ce que Peeves ? Ou bien était-ce cette fenêtre mal-fermée qui avait claqué sous un coup de vent. S’en approchant, Abe découvrit un petit balcon dominé par la lune et sur lequel avait été installé un banc. Pendant de longs instants, le préfet resta dans l’embrasure de la porte-fenêtre à contempler le lieu qui, à la lueur de la lune, paraissait aussi secret que fugace, comme si ce n’était qu’un rêve. Finalement, il s’accorda une pause bien méritée dans sa ronde inutile. C’était bien là le seul avantage de porter l’insigne : on ne pouvait lui reprocher de trainer dans les couloirs à une heure si tardive. Et au moins ici, à l’abri des regards, loin de la salle commune, il pouvait réfléchir posément, comme apaisé par la lueur certes blafarde mais salvatrice de l’astre lunaire. Au bout de quelques minutes, il finit même par se coucher sur le banc pour mieux contempler la lune et appréciait le doux ballet auquel elle s’adonnait avec les nuages écossais. Pendant cet instant hors du temps, il lui sembla que tous ses problèmes, tout le poids immense qui pesait sur ses épaules n’étaient plus et qu’il pouvait souffler, reprendre goût à ces moments simples de la vie qui, pourtant, il trouvait bien étrangers depuis quelques temps. Il se sentit apaisé dans cette solitude.

Malheureusement, celle-ci fut rapidement troublée. Il n’entendit pas les pas provenant de l’allée aux miroirs et ne se retourna avec autant de peur que de stupéfaction que lorsqu’il entendit le bruit feutré de la porte-fenêtre que l’on entrouvrait. Et quelle fut sa surprise -mais aussi son dégoût- de voir apparaître sous la lueur argentée la gracieuse silhouette de son homologue : Svetlana Vassiliev. « Abe ? » demanda-t-elle avec tout autant de stupeur. Il se redressa mais ne répondit rien car il n’avait pas envie de lui parler. A ses yeux, la jeune russe n’était plus une personne digne de confiance depuis qu’elle avait ourdi de vouloir les utiliser, lui et la position de son père, avec son grand frère. Il avait surpris la conversation qu’elle avait eue avec Vladimir mais ne le lui avait pas dit. Pourtant depuis, il s’efforçait de rester le plus loin d’elle et de ses paroles venimeuses. « Tu m'évites depuis la rentrée. J'ai fait quelque chose de mal... » continua-t-elle d’un ton catégorique. C’était vrai. Mais Abe n’avait ni l’envie de lui expliquer ni celle de rester un instant de plus à ses côtés. Laconique, il rétorqua d’un air faussement choqué d’une telle nouvelle : « Non ! Pas du tout ! Qu’est-ce qui te fait croire ça ? » Et comme il avait entendu il ne savait plus où que tout bon mensonge mêlait une part de vérité, il ajouta : « Désolé, j’étais beaucoup occupé ces temps-ci. » Occupé, oui, il le fut. Autant qu’elle à dire vrai. Cependant la belle russe savait qu’il avait déjà séché un cours de Binns et l’avait certainement vu passer beaucoup de temps avec ses amis, que ce soit dans les couloirs ou dans la salle commune. Du temps, il avait su en trouver pour les choses qui lui importaient. Mais pour adresser la parole à la tsarevna, non. Et cette dernière était assez perspicace pour le savoir, même si Abe ne semblait pas prêt à lui expliquer quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Sam 15 Sep - 12:56

Le corps d’Abe semblait tendu comme un arc, prêt à décocher une flèche. Cette flèche lui semblait, depuis la rentrée, destinée pour une raison qu’elle ignorait encore. Mais était-ce déjà depuis la rentrée ? Non, déjà pendant les vacances il avait ignoré ses lettres. Cela remonterait-il avant ? Que c’était-il donc passé pour qu’il l’évite de la sorte. Leur dernière discussion était pourtant cordiale, animée, apaisante. Ils s’étaient rapprochés petit à petit, grâce à Gabin notamment mais aussi à cause du fait qu’ils étaient les plus vieux de leur promotion. Etait-ce pour cette raison que Dumbledore les avait élus préfet de leur maison ? Le poids de leur famille revenait beaucoup dans leurs discussions. « Non ! Pas du tout ! Qu’est-ce qui te fait croire ça ? » Svetlana se braqua aussitôt. Elle n’appréciait pas ce ton, inhabituel de leurs conversations. Ses sourcils se froncèrent. Qu’est-ce qui lui faisait croire ça ? Mais tellement de choses… son ignorance, son silence, son attitude, son timbre de voix…

Et son regard se glaça davantage lorsqu’il s’excusa d’être occupé. Une hure grandissait en elle. Pour qui se prenait-il ? « Alors ça y est ! Ça t’est monté à la tête… » Le venin de ses mots se déversait lentement. Le fils de Ministre avait pris la grosse tête. Quelle déception. Svetlana se sentit aussitôt trahie, déçue… Surtout déçue à dire vrai. La tsarevna sentit ses poings se serrer tandis que son menton se redressait.

Lana se mettait très rarement en colère, la dissimulant derrière son éternel masque de glace et d’ignorance. Mais là… Abraham était une personne à laquelle elle s’était réellement accrochée, tant elle avait l’impression qu’ils se ressemblaient. Elle avait tout fait pour garder ce lien, cette amitié. Elle voulait continuer à lui parler, être à ses côtés. Et voilà qu’il retournait sa veste. « A quoi devais-je m’attendre après tout ? Très bien, continue à traîner, à sécher en pensant que ta position de fils de ministre te protège, à tourner le dos aux personnes qui tiennent à toi. ». Parce que oui, elle tenait à lui. Elle voulait le retrouver. Mais il semblait déjà bien loin à ses yeux. Le mépris et la colère se mêlait dans son regard d’un bleu clair, si clair qu’il semblait transparent sous cette lueur blafarde et lunaire. Depuis quelques temps, elle laissait ses émotions s’exprimer, par période, souvent en présence de ses amis. Mais lui, faisait-il encore parti de ce cercle restreint ? Alors pourquoi lui montrer ses sentiments ce soir ? Il n’en valait pas la peine, après tout.

Puis, sa colère s’éteignit comme une flamme soufflée et son masque se repositionna, froideur éternelle. « J’ai culpabilisé tout l’été, jusqu’à aujourd’hui. Mais apparemment je n’ai rien à me reprocher. » C’était de la provocation pure et dure mais à cet instant elle pensait ses mots. Parce qu’elle ne comprenait pas son comportement. Parce qu’elle pensait réellement qu’il avait changé non pas à cause d’elle mais par rapport à cette célébrité. Si seulement elle savait…



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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Sam 22 Sep - 14:44


La jeune tsarevna toisait Minchum d’un air glacial, rempli d’une profonde déception. Lui qui tentait de paraître détendu, ne l’était pas du tout. Et Svetlana dut le percevoir puisque son masque de froideur se fendit comme elle fronça les sourcils d’un air courroucé. Elle debout et lui assis, elle le toisait à la manière d’une mère véritablement attristé par le comportement de son enfant. « Alors ça y est ! Ça t’est monté à la tête… »  Ce fut cette fois au préfet de froncer les sourcils. Il ne comprenait pas. Que voulait-elle dire par là ? Il ouvrit la bouche pour la refermer quelques instants plus tard. « A quoi devais-je m’attendre après tout ? Très bien, continue à traîner, à sécher en pensant que ta position de fils de ministre te protège, à tourner le dos aux personnes qui tiennent à toi, » clama la russe dans un élan de colère qui ne lui ressemblait guère. Ses mots étaient durs, moralisateurs mais surtout sonnaient faux aux oreilles du garçon. Comment osait-elle parler de la sorte ? Elle voulait lui faire croire qu’elle tenait à lui ? Il savait parfaitement que c’était faux ! Tel un loup acculé, prêt à bondir, il la gratifia d’un regard furieux et agressif avant de répliquer sans mesure, tant et si bien qu’il n’entendit pas la dernière phrase de sa collègue. « Ah ! parce que tu tiens à moi ?! Grande nouvelle ! » lâcha-t-il sur un ton sarcastique en se levant d’un bond avant de reprendre pour ne pas laisser le temps à la petite princesse de répliquer. « Tu te prends pour qui à me faire la morale comme ça, hein ?! Me fais pas croire que tu t’inquiètes pour moi. T’es comme tous les autres ! Tu viens de le dire : pour toi je suis que le fils du Ministre et rien d’autre. C’est tout ce que tu vois et c’est tout ce que tu as toujours vu. » C’était à présent lui qui la toisait d’un regard mauvais. Ses poings étaient serrés, ses traits durs. Il tremblait légèrement tant il était en colère. Il avait cru que Svetlana était quelqu’un en qui il pouvait avoir confiance, qu’il pouvait l’appeler son amie mais il savait, depuis la fin de l’année dernière, qu’il ne comptait pour elle que grâce à la position de son père et maintenant, avec les mots qu’elle venait d’avoir, il en était persuadé. Elle essayait encore de lui faire croire en sa bonne foi mais il savait à présent que ce n’était qu’une femme des glaces dotée d’un cœur de pierre. Elle le révulsait, elle et ses airs détachés de bonne princesse, sa bienséance et ses bons sentiments ! « Tu me prends pour un troll ou quoi ? Tu crois que je sais pas que tu veux te rapprocher de moi uniquement à cause de l’influence de mon père ? Tu pensais que le petit plan que tu as échafauder avec ton frère allait rester secret ? Par Paracelse, tu me donnes l’éclabouille ! » cracha-t-il avec dégoût sans cligner des yeux. Il la regardait fixement, le visage mu en un masque de colère. « Ouais, j’ai pas répondu à tes lettres. Ouais, je t’évite. Mais si tu penses que t’as rien à ne reprocher, alors tu dois vraiment être la pire des psychopathes ! »

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Désolé, je trouve pas ça fou No

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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Lun 1 Oct - 20:09

Enfin !!! Abe avait enfin réagi mais Svetlana s'attendait à tout sauf à cette rage débordante. « Ah ! parce que tu tiens à moi ?! Grande nouvelle ! » Le sarcasme glissait avec une telle fluidité et une si vive intensité que la belle ne put retenir un mouvement de recul, d'autant plus qu'il venait de se redresser d'un bond, tel un lion prêt à bondir. Et alors qu'elle ouvrait les lèvres pour lui demander ce qui lui prenait, il enchaîna. "Faire la morale", "comme les autres". Les mots la flagellaient sans répit. « C’est tout ce que tu vois et c’est tout ce que tu as toujours vu. » finit-il en la toisant avec mépris. Tant de rage, tant de colère. Avait-elle provoquée cela ? Svetlana n'y comprenait rien.

La russe avait beau fouiller dans son esprit, elle ne parvenait pas à se souvenir. « Abraham, je ne comprends pas. » Elle avait utilisé son nom complet. Elle voulait qu'il comprenne, qu'elle était sincère, qu'elle ne comprenait rien à rien. « Tu me prends pour un troll ou quoi ? ». Un troll ? « Bien sûr que non je... » tenta-t-elle de dire mais il continua. « Tu crois que je sais pas que tu veux te rapprocher de moi uniquement à cause de l’influence de mon père ? Tu pensais que le petit plan que tu as échafaudé avec ton frère allait rester secret ? Par Paracelse, tu me donnes l’éclabouille ! »

Cette fois-ci Svetlana ne put retenir une expression de stupeur. Qu'est-ce que son père et son frère avaient à voir dans cette histoire. Perdue dans ses pensées, ses souvenirs, elle n'entendit que vaguement sa dernière phrase. Soucieuse, ses doigts vinrent caresser ses lèvres, son menton, signent qu'elle était en pleine réflexion. Son regard pâle se balançait de gauche à droite, comme si elle lisait un livre invisible, un grimoire retraçant ses souvenirs. « L'influence de mon père ? Un plan avec mon frère ? » murmura-t-elle plus pour elle-même qu'autre chose.

Puis, son regard se fixa dans les iris coléreuses d'Abe. Et enfin, elle comprit. « Oh Abe... qu'as-tu entendu exactement ? » Ce n'était pas réellement une question. A la vue de sa colère et sa rancœur, il n'avait dû percevoir que la fin de la dispute avec son frère. Ce souvenir remuait cette plaie en elle, encore ouverte. Encore une fois, tout cela arrivait à cause de sa famille. Svetlana en venait de plus en plus à maudire ce nom qu'elle portait. Au final, Vladimir et son père avait réussi leur coup : l'éloigner de Swann et de ses amis "nuisibles" et la fiancer avec un homme parfait, selon eux. Mulciber. Rien que d'y penser elle en avait la nausée. Cette année allait de travers.

Svetlana se laissa tomber, les bras ballant sur le banc en pierre. Que faire maintenant que le mal était fait. « Écoute, je sais que tout contre moi est. Je voulais convaincre mon frère que te garder comme ami était essentiel. Et j'y suis parvenue. C'était tellement facile de parler de la position de ton père. Je ne voulais pas que l'on me prive d'une autre personne. D'abord Swann, puis toi. » Son dos était droit, les mains jointes sur ses genoux. Elle paraissait altière et noble. En vérité, elle était tendue et perturbée. « Je jure par les Romanov que j'ai dit tout cela pour... Je ne voulais pas...  »Les mots lui manquaient. Jamais elle n'avait eu à se justifier de la sorte, à implorer le pardon d'un ami, d'une personne qu'elle appréciait... beaucoup. « Pardon si je t'ai blessé Abe, mais si pour que tu me crois je dois boire un serum de verité ou faire un serment inviolable... je le ferai. »

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Don't worry, j'ai trouvé ça bien Smile

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Dernière édition par Svetlana Vassiliev le Dim 14 Oct - 18:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Dim 7 Oct - 16:43


Abraham était une personne émotive. Il ressentait tout avec une force et parfois une violence qu’il était difficile d’expliquer. S’il se laissait souvent submerger par ses émotions qu’il peinait à réfréner, il réussissait néanmoins la plupart du temps à n’exploser qu’en privé, lorsqu’il était seul. Ainsi, son coup de colère et les mots durs qu’il employait vis-à-vis de Svetlana avaient de quoi surprendre voire même déstabiliser, ce que la jeune russe ne put guère cacher. Abe donnait l’impression d’être un adolescent heureux, toujours de bonne humeur. Il n’était pas de ses habitudes d’invectiver de la sorte quelqu’un, encore moins une amie. Mais il avait été dupé en entendant les bribes d’une conversation qu’il n’aurait jamais dû écouter. Et maintenant il était persuadé que Lana lui mentait, se jouait de lui, le manipulait. Ça le rendait malade car cela avait, comme toujours, encore un rapport avec son Ministre de père. Et plus encore lorsqu’il vit le mouvement de recul et l’expression incrédule de la slave. Elle ne s’imaginait certainement pas qu’il était au courant de tout, n’est-ce pas.

La tsarevna balbutiait des mots qu’Abe n’écoutait pas. Les poings serrés, la mine fermée, il la toisait avec dégoût. Il la pensait son amie et à vrai dire, il l’avait énormément appréciée. Mais tout était fini maintenant. Elle ne valait guère mieux que tous ceux qui, après la nomination de Minchum Père à la tête du Ministère, avaient fui la compagnie du fils pour des raisons obscures et une peur irrationnelle.
Haineux, Abe restait face à la Svetlana dans une position stoïque. L’envie d’en découdre était plus forte que celle de la bousculer avant de claquer la porte et s’en aller loin de cette scène surréaliste. « Oh Abe... qu'as-tu entendu exactement ? » soupira plaintivement la jeune fille. Un rictus à la fois moqueur et sarcastique s’étala alors sur le visage du préfet. Ça y était ! Elle avait enfin compris qu’il avait découvert la mascarade qu’elle échafaudait avec son frère ! Il allait répliquer avec verve lorsqu’elle se laissa tomber sur le banc de pierre dans un mouvement si inattendu qu’il en fut stupéfait. Toutefois, son mépris pour la perfidie de la russe n’en faiblissait pas. Elle s’avouait vaincue ? Tant mieux mais il n’allait pas pour autant l’épargner.

« Écoute, je sais que tout contre moi est. Je voulais convaincre mon frère que te garder comme ami était essentiel. Et j'y suis parvenue. C'était tellement facile de parler de la position de ton père. Je ne voulais pas que l'on me prive d'une autre personne. D'abord Swann, puis toi, » tenta-t-elle d’expliquer. Ce fut cette fois au tour d’Abraham d’être perdu. Il ne la croyait pas. Il ne voulait pas la croire. Elle l’avait trompé déjà une fois au moins. Il ne se laisserait plus faire. « Qu’est-ce que tu me chantes ? » siffla-t-il avec suspicion. Après tout, ce n’était guère difficile pour une aristocrate de jouer les petites mijaurées. « Je jure par les Romanov que j'ai dit tout cela pour... Je ne voulais pas... »
« Que tu ne voulais pas quoi ? » répliqua-t-il d’une voix dure. Abe refusait de voir la vérité en face, que Svetlana ne lui mentait plus à présent, qu’elle était sincère et véritablement touchée par ce qu’elle lui avait fait subir. « Pardon si je t'ai blessé Abe, mais si pour que tu me crois je dois boire un sérum de vérité ou faire un serment inviolable... je le ferai. »
« Si tu m’as blessé ? Et tu crois que tu fais quoi là encore à me faire de fausses promesses ?! » renchérit-il sans lui laisser la moindre chance pour s’excuser réellement et lui expliquer les choses comme cela devrait l’être. « J’te faisais confiance et tout ce que t’as trouvé à faire c’est de me manipuler et de me manipuler encore maintenant ! Tu penses franchement que je vais te croire ? » Il ponctua sa tirade d’un simili de rire sarcastique. « Tu me dégoûtes. »

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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Dim 14 Oct - 18:45

Il ne lui laissait aucune chance. « Si tu m’as blessé ? Et tu crois que tu fais quoi là encore à me faire de fausses promesses ?! » Non non, il n'y était pas. Il ne comprenait pas. Il ne voulait surement pas comprendre. Svetlana se sentit en colère devant une telle verve et incompréhension mais elle sentit une vague de tristesse l'emporter. Elle n'arriva pas à masquer ses émotions. Pourtant, elle n'avait pas bu d'alcool, pas comme avec Swann. Non, à cet instant elle était juste incapable de remettre ce masque de froideur, imperturbable et insensible. « J’te faisais confiance et tout ce que t’as trouvé à faire c’est de me manipuler et de me manipuler encore maintenant ! Tu penses franchement que je vais te croire ? » Ses épaule s'abaissèrent plus encore. Elle tressauta quand il se mit à rire. Et enfin... « Tu me dégoûtes. »

Pourquoi ? Pourquoi ressentait-elle autant de douleur ? Même avec Swann elle n'avait pas eu aussi mal. C'était comme un poignard planté en plein cœur. "Tu me dégoûtes" La tristesse et la colère explosèrent d'un coup d'un seul. Svetlana sauta de sa place et se planta face à lui, frôlant sa poitrine contre la sienne. Il la dépassait mais elle planta facilement son regard dans le sien. Un regard clair, d'un bleu azuréen mais surtout un bleu humide. Les larmes douces et salées menaçaient de couler d'une seconde à l'autre. « Et je me suis dégoûtée quand j'ai dit ces mots que je ne pensais pas. » dit-elle en élevant la voix.

Quand c'était-elle énervée pour la dernière fois ? Jamais... Svetlana avait toujours le contrôle sur ses émotions. Mais pas ce soir. « Tu ne veux pas comprendre. A croire que ça t'arrange. Que tu n'attendais que ça pour te débarrasser de moi. » Les mots fusaient sans qu'elle ne puisse les retenir. « Tu ne veux pas comprendre que ce n'est pas toi qui a été manipulé dans cette histoire mais mon frère. As-tu seulement entendu la première partie de cette discussion. » La première larme coula lorsqu'elle se remémora cet instant. Et pourtant, la colère ne faiblissait pas. Au contraire. « Bien sûr que non, sinon tu aurais été assez intelligent pour comprendre que j'ai menti pour continuer à te parler. Te fréquenter.  » dit-elle en martelant la poitrine d'Abe avec son doigt. « Mais vas-y, je t'en prie, utilise le legilimens pour vérifier. Fouille dans mes souvenirs. »

C'était comme un exécutoire, une façon pour elle de se libérer. Elle en était même essoufflée. « Je tiens à toi... C'est la vérité. » Elle haussa plus encore le ton, cette phrase était partie crescendo, mettant l'accent sur ce simple mot. Ce mot qu'il ne voulait pas comprendre. Ce sentiment qu'elle avait pour lui qu'il refusait de voir.

Et enfin, elle réalisa l'état dans lequel elle était. La bombe avait enfin explosée. Il s'était passé tellement de choses depuis, des choses qu'elle avait gardé pour elle depuis trop longtemps. Deux sillons s'étaient creusés sur son joue. Svetlana baissa rapidement la tête en reculant d'un pas et essuyant, autant qu'elle le put, ses larmes dans la manche de son uniforme. Elle n'avait jamais pleuré devant personne.

Quelle honte !

Mais elle ne voulait pas le perdre. Pas encore... Pas lui. Mais que pouvait-elle faire à présent ? Toutes les cartes étaient entre ses mains. Tête basse, cheveux devant pour qu'elle puisse dissimuler son état, elle attendait la sentence. Qu'on lui coupe la tête !!!


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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Dim 21 Oct - 12:09


Il ne voulait pas comprendre. Trop aveuglé par la colère et le sentiment d’avoir été trompé, Abraham s’obstinait à accabler son amie avec des mots forts, violents et tranchants. Ce n’était guère de son habitude d’agir de la sorte, d’autant plus qu’il n’affichait que rarement les émotions qu’il ressentait, leur préférant un masque permanent de fausse bonne humeur et d’insouciance. Ce devait être un choc pour la jeune Vassiliev mais il n’en avait cure. Comme une proie blessée, acculée par un quelconque prédateur et à l’article de la mort, il se débattait avec l’énergie du désespoir. Trop longtemps on l’avait blessé, par des mots qui se voulaient innocents ou futiles. Trop longtemps il avait encaissé comme il avait pu. Trop longtemps il avait tenté de faire bonne figure pour ne pas perdre la face en public. Ce soir-là, Svetlana avait, d’un mot, invoqué la tempête et ne trouvait pas les paroles capables de la réfréner. La colère qui habitait Abraham était vraie, bien trop puissante.  Peut-être parce que, finalement, il tenait à son amie plus qu’il ne voulait l’admettre. Après tout, il était certain d’avoir été manipulé et que la sincérité de Svetlana était tout aussi fausse que la façade que lui-même se dotait en public.
Jusqu’à, néanmoins, qu’elle lui fasse comprendre qu’il se méprenait.

« Et je me suis dégoûtée quand j'ai dit ces mots que je ne pensais pas. » Abe se figea et la toisait avec surprise. Peut-être était-ce plus le ton employé que les mots que lui fit oublier un instant son ire. Réellement ? Il ne voulait le croire. Elle le manipulait encore !  Mais la colère de la préfète supplanta celle de son collègue comme elle laissa un flot ininterrompu de paroles s’abattre sur lui, le laissant pantois. « Tu ne veux pas comprendre. A croire que ça t'arrange. Que tu n'attendais que ça pour te débarrasser de moi. Tu ne veux pas comprendre que ce n'est pas toi qui as été manipulé dans cette histoire mais mon frère. As-tu seulement entendu la première partie de cette discussion. Bien sûr que non, sinon tu aurais été assez intelligent pour comprendre que j'ai menti pour continuer à te parler. Te fréquenter. » Ce qu’elle disait était dur et pourtant vrai, terriblement vrai. Les bras ballants, le regard empli d’incompréhension, Abe se laissait marteler la poitrine du doigt vengeur de sa camarade. Elle pleurait, avait-il remarqué. Il sut alors qu’il était allé trop loin, qu’il s’était fourvoyé et que jamais Svetlana n’avait eu l’intention ni de s’éloigner de lui ni de le manipuler. « Je tiens à toi... C'est la vérité, » lui asséna-t-elle finalement comme si elle abattait la hache du bourreau sur sa tête.
Alors que la russe s’essuyait rageusement les quelques larmes qui avaient dévalé ses joues, le jeune Minchum tentait de mettre de l’ordre dans ses pensées confuses. Que venait-il de faire ? Comment avait-il pu l’accuser de la sorte ? Un intense sentiment de culpabilité s’empara de lui comme il se rendait compte de ce qu’il avait fait et dit. Il enfouit alors une main dans ses cheveux sur lesquels il referma un poing rageur. « Merde … » murmura-t-il. Il ne savait pas quoi faire, pas quoi dire pour réparer son erreur. Maladroitement, il s’avança d’un pas vers son amie. « Je … putain … » bredouilla-t-il alors avant de tendre une main tremblante vers elle, dans l’espoir vain de pouvoir se faire pardonner. « J-je suis désolé … J-je voulais pas mais … pourquoi ? » Il ne comprenait toujours pas pourquoi ni même comment elle ait pu avoir une idée si saugrenue et alambiquée pour pouvoir continuer à le fréquenter lui. Qu’est-ce qui pouvait bien l’avoir poussé à mentir de la sorte à sa propre famille ?
Véritablement bouleversé, Abe tremblait de tout son être et, serrant la gorge, il tentait de réfréner des larmes de honte, de culpabilité et de tristesse qu’il n’allait bientôt plus pouvoir contrôler. Ses yeux déjà lui piquaient.
Comment avait-il pu être aussi égoïste ?

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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Jeu 1 Nov - 22:59


Ce silence... Entre eux... Que quelqu'un le rompe, et elle avait assez parlé pour le moment. "Abe, dit quelque chose", se répétait-elle dans son esprit. "N'importe quoi." Son stress grandissait et puis, elle remarqua une chose. Autour d'eux, l'air semblait s'être allégé d'un poids. Moins de tension. Moins de rage. Un murmure parvint à ses oreilles, un mot mais elle ne l'entendit pas tant le timbre de sa voix était faible. Qu'avait-il dit ? Svetlana restait tendue comme un arc, la tête encore baissée. Les chaussures de son ami entrèrent alors de son champ de vision. Il s'était rapproché.

La Vassiliev osa alors relever la tête et ce qu'elle vit la bouleversa plus encore. Ce n'était plus la rage, ni la colère et encore moins l'amertume qui se dessinaient sur son visage. Il tremblait. « J-je suis désolé … J-je voulais pas mais … pourquoi ? » dit-il en levant la main dans sa direction. Svetlana souffla l'air qui s'était bloqué dans ses poumons. Sans s'en rendre compte, la slave avait retenu son souffle, comme si cette dispute lui avait coupé l'envie de respirer. Et là, c'était la libération. Comme une bouffée d'air frais. Un soulagement. Il avait compris !

Sans même réfléchir, elle fit un pas, à son tour. Plus de vide entre eux. Et elle posa son front contre sa poitrine. Son corps entier était à présent détendu, au point qu'elle avait l'impression que ses jambes allaient la lâcher d'un instant à l'autre. « Ne te reproche rien, Abe. » Oui il avait été dur... blessant... mais elle l'avait bien cherchée. Et il savait à présent. Elle posa une main sur son torse, comme pour l'apaiser.  

« Ne soit pas désolé... J'ai tout fait pour qu'il y croit. Si tu y as cru, c'est que je devais être convaincante. » Cette idée avait un côté très rassurant. Pourquoi avait-elle fait cela ? Toujours contre lui, tête baissée, front contre son torse, bras ballants, elle réfléchit à ses mots.

« Parce que... » Comment expliquer cela ? Svetlana était fatiguée de cette discussion. Elle n'avait guère envie de s'attarder sur sa situation. Un long soupir franchit ses lèvres. « Notre famille est exigeante. Ambitieuse. Et surtout très regardante sur nos relations. » Svetlana était hautaine en arrivant à Poudlard, ne fréquentant que le cercle restreint de son frère et des sangs purs qu'elle connaissait. Mais le château est grand, tout comme sa populace. Dès sa deuxième année, elle a fait connaissance avec des personnes moins noble. Son frère lui avait fait maintes remarques mais il la laissait relativement tranquille. Et puis il y a eu Swann. « J'ai dû rompre avec Swann et mon frère estimait que te fréquenter n'apporterait rien de bon. Je ne voulais pas perdre une autre personne qui compte pour moi.  » Jamais encore Svetlana ne s'était confié avec autant de pudeur. La fatigue... elle se sentait vulnérable. Mais en confiance pourtant. « Est-ce qu'on peut oublier cette histoire ? Repartir de zéro ? » Dis oui, Abe. Elle avait besoin de lui, à un point qu'elle n'aurait pu imaginer. Pour oublier sa tristesse. Oublier sa famille. Oublier Mulciber. Elle avait besoin de lui, ses sourires, leurs discussions. Besoin de lui, tout simplement.

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Désolée, j'ai un peu de mal en ce moment à faire des RP :/ J'espère que ça ira.

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MessageSujet: Re: In the Moonlight [Abe] Lun 26 Nov - 12:45


Entre le silence et le vide persistant entre lui et Svetlana, Abe était totalement perdu. Il avait été si prompt à imaginer et à croire des idioties et tout aussi rapide pour débiter un flot particulièrement acide de reproches et de dégoût. Et sur quoi tout cela se basait-il ? Sur rien. Du vent, du vide. De mauvaises déductions et d’un prétexte bien trouvé pour accentuer un mal-être dont la jeune slave n’était pas responsable.
Oui, Abe se sentait terriblement idiot. Terriblement idiot et désolé.

Il s’attendait à tout instant que Svetlana quitte la petite terrasse en trombe pour cacher des larmes qu’elle n’avait su réprimer jusqu’à lors.
Pourtant, ce ne fut pas le cas. Face aux excuses bien faibles d’Abraham, elle ne fuit pas. Bien au contraire. A la grande surprise du fils du ministre, celle-ci s’approcha de lui pour venir poser son front contre son torse, le faisant un peu reculer tant ce geste était soudain. Sans un mot, les yeux écarquillés, il la regarda ainsi, les bras ballants et l’esprit ailleurs.
« Ne te reproche rien, Abe. » Ne rien se reprocher ? Comment le pouvait-il ? Il avait si odieux, si mesquin. Chaque mot qu’il avait prononcé avait été pensé bien qu’emporté par la colère. Il s’était comporté comme un véritable troll avec elle qui pourtant était son amie. Et à présent elle lui demandait de ne rien se reprocher ? Heureusement qu’il avait la gorge si nouée. Autrement, un long soupir plaintif s’en serait échappé en même temps que des larmes de honte et de regret. « Ne sois pas désolé... J'ai tout fait pour qu'il y croit. Si tu y as cru, c'est que je devais être convaincante. »
Svetlana soulevait là une remarque importante. Toutefois, elle ne répondait pas à l’unique question de son collègue préfet : Pourquoi ? Cela n’avait aucun sens d’ailleurs qu’il pose une telle question car cela ne pouvait en aucun cas donner une quelconque légitimité à ses actes et ses mots. Pourtant, il devait savoir. Et elle finit par lui en donner la raison.
« J'ai dû rompre avec Swann et mon frère estimait que te fréquenter n'apporterait rien de bon. Je ne voulais pas perdre une autre personne qui compte pour moi. »
Abe resta silencieux un instant pour digérer cette information. Finalement, il avala avec difficulté sa salive avant de lâcher dans un murmure presque inaudible :
« Désolé. Je … je ne savais pas. »
En effet, il n’avait jamais eu connaissance des circonstances de la rupture de la belle slave avec Swann. A vrai dire, à l’époque, il avait déjà choisi de l’éviter un maximum. S’il avait su … Oh s’il avait su ! Il aurait pu épauler son amie, être là pour elle. Sauf qu’il avait choisi de s’éloigner d’elle. Quel idiot !
« Est-ce qu'on peut oublier cette histoire ? Repartir de zéro ? » proposa alors Svetlana.
Abe hocha tout d’abord la tête avant de poser une main à présent plus apaisée sur le bras de son amie de sorte à la mener sur le banc de pierre qui jouxtait la rambarde de la terrasse. Il s’assit alors à ses côtés et, rejetant la tête, observa la lune, belle et lumineuse, lui irradiant d’une douce lueur argentée.
« Qu’est-ce que tu comptes faire avec Swann maintenant que ton frère n’est plus à Poudlard ? »
La question était aussi brusque qu’indélicate. Pourtant, Abe souhaitait réellement savoir quelle était la situation de Lana avec son ex-petit-ami et si possible, peut-être l’aider.  

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