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Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR

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Artemis Croupton



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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Caractéristique du sorcier
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MessageSujet: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyMer 31 Oct 2018 - 22:08

31 octobre 1957

Le froid polaire semblait avoir envahi insidieusement l’Écosse depuis quelques jours, si bien que la moitié du château déjà, était malade. La brume tombait de plus en plus tôt, se levait de plus en plus tard, et un vent joueur mais glacial soufflait dans les branches des arbres, et entrait par toutes les ouvertures dans le château. De ce fait, les couloirs avaient perdu de leur chaleur naturelle. Même les lanternes étaient parfois soufflées par le vicieux vent du nord qui touchait Poudlard. Pourtant, la simple perspective de fêter dignement Halloween avait réchauffé les cœurs de la plupart des élèves qui s’étaient empressés de finir leurs devoirs pour être les premiers à arriver dans la Grande Salle. Une étrange rumeur avait animé les plus jeunes, certains disaient qu’il n’y aurait pas citrouilles cette année à cause d'une maladie étrange qui avait sévi dans les plants d’Hagrid. Pour autant, ce n’était pas le premier soucis d’Artemis. La jolie rouquine en effet, n’était pas parvenue à mettre la main sur la professeur de botanique, et revenait des serres avec les pieds crottés de terre, et les mains congelées. Le bout de ses doigts étaient si rouges qu’ils contrastaient avec la pâleur de sa peau, et bien qu’elle essayait de souffler dessus pour les réchauffer, rien n’y faisait. Il lui semblait que rien, et encore moins personne, ne pouvait réchauffer ses mains ainsi que son cœur. Car la jeune femme, depuis le début de l’année scolaire, se sentait embêtée sans pouvoir poser de mots sur ses démons, qui venaient l’accaparer tous les soirs jusque tard dans la soirée. Elle avait un temps pensé qu’elle était préoccupée par ses cours, qui se faisaient de plus en plus lourds, ou éventuellement par son avenir, mais elle avait fini, à force de raison, par comprendre que ce n’était pas là le problème. Et c’était d’ailleurs cette étrange préoccupation du nom de Bartemius Croupton qui occupait toutes ses pensées depuis bien trop longtemps. Les couloirs semblaient n’être plus habités que par les spectres qui se faisaient désirer au dîner d’Halloween, car il devait être bien douloureux pour eux – tout était relatif bien entendu ! – de voir autant de plats sans pouvoir en toucher un seul.

Un coup d’œil à sa montre lui fit comprendre que son retard n’était pas dramatique, que les portes n’étaient pas encore closes, et qu’elle pouvait se permettre de s’arrêter un instant à la lueur d’une torche pour essayer de venir à bout du froid glacial qui avait pénétré ses os. Le vent battait les vitres non loin d’elle, lorsqu’une rafale plus violente que les autres, ouvrit en grand la fenêtre au bout du couloir dans lequel elle se trouvait. La jeune femme observait ses mains se réchauffer peu à peu jusqu’à ce qu’un courant d’air vicieux ne souffle la dernière torche du couloir, c’est-à-dire celle contre laquelle elle se réchauffait les doigts. Ainsi démunie de toute lumière et de toute chaleur, Artemis n’eut comme seule réaction que celle de se maudire pour avoir oublié sa baguette dans le dortoir des Serpentards. La nuit sombre qui annonçait que la frontière entre le monde des morts et celui des vivants était plus fine que jamais, donnait des frissons pénibles à la rouquine qui ne se sentait pas à proprement parler, en sécurité dans ce couloir reculé de l’aile est.


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Bartemius Croupton Sr



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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyVen 9 Nov 2018 - 11:19

Le banquet d’Halloween réchauffait autant les estomacs que les cœurs et les éclats de rire que provoquait le Moine Gras en dansant sa gigue résonnaient jusqu’au plafond orageux. Ce n’était pas l’exécution de sa danse, somme toute fort sérieuse, qui provoquait un vent d’hilarité ; mais bien son insouciance des parts de pains de viande et de tourtes aux panais en train de le traverser. Le petit jeu qui avait été lancé par ses camarades de maison paraissait glisser sur Bartemius comme de la pluie sur les plumes d’un hippogriffe. « On se réveille monsieur le préfet ? » lui lança son ami Baldr en passant une main devant ses yeux pour attirer son attention. Mais avant qu’il n’ait eu le temps de dire quidditch, leur amie Raven était déjà intervenue pour mettre fin à la salissante activité de son autorité naturelle (celle-ci ayant bien manqué de se trouver amoindrie par une boule de sorbet lui frôlant les cheveux). Les deux adolescents se trouvèrent ainsi ensemble attablés à la table jaune et noir sans leur hôtesse. « Pssst ! Tu ne l’as pas vue ? » le griffon désigna-t-il d’un coup de tête la table la plus lointaine. Le coeur du Croupton se resserra tandis que ses traîtres yeux l’informaient qu’une jolie rousse manquait à l’appel. Ces détails futiles n’encombraient habituellement pas son palais mental élevé vers de plus hautes et ambitieuses considérations. « Qui ça ? » baissa-t-il instinctivement les yeux vers un ramequin de crumble à la rhubarbe dont il ne s’empara pour cacher son embarras. « La Dame Grise ! - plaisanta son camarade en l’imitant avec un fondant au chocolat sans pour autant perdre son inébranlable sourire - Tu sais bien qui … Artemis Potter ». Il était très désagréable pour le sixième année qui s’efforçait d’ignorer la jeune fille depuis la rentrée d’entendre sans cesse son nom lui être rappelé, cette évocation si frontale provoqua même chez lui une pointe d’agacement. « Je ne comprends pas pourquoi je devrais l’avoir vue » était-il bien surprenant de l’entendre commencer la moindre phrase de cette façon. « Barty ! Tu m’avais dit que tu lui parlerais ! - et l’intéressé s’étouffa avec la pâte trop sèche de son gâteau devant un mensonge aussi éhonté - Je te parie tous mes gallions que tous les autres n’attendent que la fin du banquet pour l’inviter au bal de noël ! ». Le serpentard fut contraint de boire une grande rasade de jus de citrouille pour glisser la dernière cuillère de la pâteuse pâtisserie dans son estomac déjà plein. « Personne ne s’intéresse au bal de noël ! » affirma-t-il et il aurait aimé pouvoir en dire autant de la flamboyante joueuse de quidditch. Le regard que lui lança son ami amouraché en retour se trouva fort sceptique. Il n’y avait pas une seule langue dans laquelle l’intelligence de Bartemius Croupton aurait pu entendre qu’une soirée dansante sous pétibulle entouré de filles aux tenues affriolantes se trouvait plus intéressante qu’une soirée d’études de la langue aquatique en la sévère compagnie de la bibliothécaire.

Bartemius n’attendit pas la fin du joyeux banquet pour se retirer. Les rouages paresseux de la grande horloge lui arrachèrent son premier sourire de la soirée. La bibliothèque qu’il devinait vide de toute âme ne fermerait ses portes que dans quinze minutes. Alors enfonçant ses mains dans les poches de son pantalon en même temps que son menton dans le col de sa cape d’hiver, l’élève passa de érudit à hardi en grimpant les marches à la volée trois par trois. Les personnages des tableaux décorant le couloir célébraient la fin de saison autrement qu’au jus de citrouille car, tous occupés qu’ils étaient à trinquer, aucun ne parut remarquer son passage. Tandis que l’élève approchait de son but, les derniers éclats de rire s’effaçaient sous le sifflement d’un vent glacial qui s’insinuait entre les pierres du château aussi pernicieusement que entre les pans de sa cape. Il lui parut distinguer, déboulant au détour d’un couloir, le furtif mouvement d’une gargouille sur sa corniche. Il aurait juré l’avoir surpris en train de l’observer. Les battements de son coeur avaient accéléré sous la vivacité de son pas et il s’obligea à adopter une démarche plus mesurée. Le précautionneux élève tourna à l’angle d’un autre couloir plus sombre encore. Le son d’un carreau battant vivement la pierre lui confirma que les torches s’étaient trouvés soufflées. Il dirigea sa baguette vers la première avant d’avancer plus loin et informula un incendio pour l’allumer. La jolie figure de Artemis Potter lui apparut sous sa forme la plus spectrale à quelques centimètres de son visage et le surprit si bien qu’il en fit tomber son arme sorcière dans un cri étouffé. Si sa chevelure ne s’était pas trouvée si reconnaissable, il aurait bien pu penser avoir finalement rencontré la Dame Grise. Sa camarade lui avait flanqué une sacrée trouille et il se trouvait un peu honteux de l’avoir laissé entrevoir sur son visage l’expression d’un sentiment humain. « Je ne m’attendais pas à … - commença-t-il à expliciter l’évidence avant de se reprendre dans un raclement de gorge. Son regard vert le réchauffait davantage que la faible lueur de la torche et une partie de lui se maudissait d’être ravi de la croiser. Leurs discussions - au cours desquels ils étaient chaque fois incapables de tomber d’accord - lui manquaient. Il se pencha pour ramasser son morceau de bois.

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Dernière édition par Bartemius Croupton Sr le Jeu 22 Nov 2018 - 15:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptySam 10 Nov 2018 - 14:02

Artemis se retrouvait dans le noir complet, congelée, avec un vent insupportable qui faisait claquer la vitre du couloir. Elle fut bien tentée pendant un instant d’essayer de se diriger vers elle pour la fermer, mais le résultat serait le même. Elle n’obtiendrait que peu de lumière de la part du ciel sans lune. La jolie rouquine avait été tellement pressée qu’elle avait oublié la seule chose qui lui donnait une réelle identité propre. La Serpentard était certes bien reconnaissable avec ses cheveux flamboyants, elle n’en demeurait pas moins une sorcière, qui de ce fait, devait avoir une baguette. Finalement, elle en vînt à la conclusion que tout le monde étant occupé joyeusement à festoyer – et cette simple pensée fit se rebeller son ventre dont la faim le faisait rugir – et que personne ne pourrait la faire sortir du couloir. Elle était prête à encaisser une humiliation pareille. Cependant, des pas qui se rapprochaient la firent se reculer, comme instinctivement, vers une torche pourtant soufflée. Et brusquement, un incendio vînt l’allumer.
Sans doute sursauta-t-elle autant que Bartemius Croupton en découvrant son visage, tant et si bien que la surprise lui fit lâcher sa baguette. Les joues aussi enflammées que ses propres cheveux, la jeune femme essaya de faire passer son malaise de la même manière que lui. De toute évidence, se racler la gorge n’était pas là quelque chose qui les aiderait à retrouver contenance : “Tu as bien faillis m’enflammer la tête” souligna-t-elle en étirant un petit sourire malin au coin de ses lèvres, “à quelque chose près, je finissais sur le bûcher comme les sorcières rousses du Moyen-Âge !”. Remarquant enfin que la baguette gisait au sol, elle se baissa en même temps que lui et s’en saisit la première. Il y avait quelque chose de très particulier à tenir en main la baguette d’un autre individu. C’était l’arme et l’identité de tout sorcier et c’était, à n’en point douter l’objet duquel ils étaient le plus proche. Alors qu’elle, elle oubliait la sienne sur sa table de chevet, quelle idiote ! Elle la lui tendit sans plus de cérémonie en lui demandant : “De quelle bois est-elle faite ?”, car elle n’avait que très rarement vu de baguette de cette teinte et de cette matière. La sienne était en tilleul, claire et vivace. Artemis ne ressentait pas la même passion que les ouvriers des baguettes pour celles-ci, mais elle leur reconnaissait bien volontiers un mysticisme qui leur donnait du charme. “La baguette choisit son sorcier” lui avait soufflé Monsieur Ollivander lorsqu’elle était venu lui acheter la sienne à onze ans. Elle lui avait confié craindre de ne pas en trouver une, mais l’homme avait eu des paroles rassurantes pour une petite fille soucieuse de bien faire. Finalement et à sa grande surprise, la première qu’il lui donna se trouva être la bonne.
La jeune femme consentit enfin à se réchauffer les mains contre la chaleur dégagée par la torche fraîchement allumée par le préfet. Elle se sentait à deux doigts de devoir expliquer sa présence sans lumière, sans torches, dans un couloir aussi reculé pendant le fameux banquet d’Halloween. Pour qui était un peu suspicieux, l’on viendrait tôt à se dire qu’elle préparait un mauvais coup. Mais qui donc pouvait dire cela d’Artemis Potter ? Artemis en effet, suivait les règles comme si elle les avait elle-même édicté, et jamais il ne lui serait venu à l’idée d’humilier quelqu’un du château. Elle se tenait bien au dessus de cela, et sans doute que c’était une qualité que l’on pouvait lui reconnaître bien facilement. La rouquine était une femme juste, et cela, même Croupton ne pourrait le remettre en cause.

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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyJeu 22 Nov 2018 - 14:56

Sans doute Bartemius Croupton aurait-il gagné à apprendre le second degré plutôt que le gobelbabil car la réponse sérieuse qu’il offrit à Artemis Potter et à son sourire amusé se trouva légèrement hors de propos. « Je ne doute pas que tu aurais su te protéger d’un sortilège de gèle-flammes » n’avait-il pas encore remarqué sa cruelle absence de baguette tandis que, plus rapide, elle ramassait déjà la sienne. Le compliment de l’adolescent - car il avait voulu vanter les talents de la sorcière  ! - se trouva de plus prononcé avec son ton de premier de la classe. L’asociale serpentard n’avait jamais fourni le moindre effort pour s’intégrer à ses camarades. Les quelques amitiés qu’il avait liées au cours de sa scolarité ne semblaient l’avoir été que par accident. Et son interlocutrice se trouvait être la première personne vers laquelle il ressentait l’envie - sinon le besoin - de faire un pas mais il manquait certes d’entraînement. « Artemis la Fantasque … » s’essaya-t-il à un trait d’humour de nerd de l’histoire de la magie en tordant ses lèvres en un difficile sourire. Il se sentait incroyablement stupide sous le regard clair de sa camarade et il se rappela pourquoi il avait pris la décision de l’ignorer depuis la rentrée. Le fait qu’il se trouve toujours planté droit comme un balai devant elle - plutôt que de lui avoir déjà tourné la cape - ne pouvait s’expliquer, d’après une hâtive conclusion mentale de l'adolescent, que par le fait que cette phase de développement ait révélé chez lui une nature profondément masochiste.

Le polyglotte sorcier fut prompt à ranger son bien le plus précieux dans la poche intérieure de sa robe. « Elle est en bois de sureau et extrêmement difficile à manier » ne put-il s’empêcher de retrouver son côté plus sauvage pour la mettre en garde. La dernière fois que sa baguette s’était retrouvée par inadvertance dans une autre main que celle de son propriétaire, elle avait montré à sa manière son plus franc désaccord. Artemis avait sans doute eu de la chance que l’accident ne se soit pas répété une seconde fois. Lui-même avait peiné à manier sa baguette lors de ses premières années d’études. Ce n’était que depuis sa cinquième année que son bois de sureau était enclin à lui prêter allégeance. « La tienne est en bois de tilleul - se rappelait-il avoir noté un jour où il l’avait vu opéré avec délicatesse un sortilège de lévitation - J’ai trouvé cela étrange. Je pensais qu’une baguette en bois de sorbier t’aurait plutôt choisie … » l’informa-t-il de réflexions mentales qui perdaient généralement la plupart de ses camarades. « Mais je ne parle pas le langage des baguettes après tout » corrigea-t-il pour l’une des premières fois de sa vie, et sans doute uniquement pour les beaux yeux de la sorcière, son caractère autrement pompeux. Elle n’avait besoin d’aucune baguette - en bois de tilleul ou de sorbier - pour l'ensorceler lui. Et l’adolescent hardi ressortit sa fidèle alliée de sa poche et un bocal de confiture vide de sa sacoche. « Si tu veux rejoindre tes amies sans mourir de froid, je peux … hum … attend ». Et il se concentra pour faire glisser du bout de sa baguette une jolie flamme bleue dans le bocal dont il revissa fermement le couvercle. La flamme de la torche paraissait en comparaison à la fois moins douce et moins vive. Il s’agissait d’un joli tour de magie dont il venait de faire la démonstration et son coeur battit un peu plus vite quand il le lui tendit comme un présent. Elle n’aurait plus du tout froid aux mains et pourrait arpenter le château aussi longuement que durerait la vivace petite flamme. « C’est moins instable qu’une bulle de chaleur et la flamme résiste à l’humidité des cachots » regarda-t-il son œuvre pour en expliquer les vertus de son ton le plus didactique. Une petite partie de lui - bien humaine - espérait néanmoins avoir impressionné la jolie sorcière.

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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptySam 24 Nov 2018 - 21:43

Ah, l’humour décalé – ou l’absence d’humour dira-t-on – de Bartemius Croupton. Artemis avait oublié cette facette tout à fait étrange de sa personnalité comme il lui avait semblé qu’il l’avait largement évité pendant les deux premiers mois de cette nouvelle année scolaire. Sans qu’elle ne sache pourtant pourquoi il agissait ainsi, la jolie rouquine avait dû être inventive pour essayer de lui adresser, ne serait-ce que deux mots. Néanmoins, loin d’elle l’idée de se rebuter pour ce manque d’humour et cette réponse sérieuse, elle rougit avant d’avouer son inattention : “Pour tout te dire, j’aurais bien eu du mal, j’ai laissé ma baguette sur ma table de chevet. Quelle idiote !” ajouta-t-elle d’un air théâtral. En effet, elle avait été bien bête de se déposséder ainsi de sa carte d’identité magique. Son camarade, par la justesse de son sortilège, montrait cependant qu’il ne faisait pas ce type d’erreurs. La jeune femme aurait pu se gausser en lui disant qu’elle avait été pressée de voir la professeure de botanique pour lui rendre un devoir supplémentaire approfondi sur l’utilisation de l’aubépine dans les cures magiques de Sainte-Mangouste, mais elle préféra taire cette information capitale – ou presque. Elle préféra éluder sa gêne d'ailleurs, par un franc éclat de rire devant la plaisanterie de son camarade : “La pauvre Gwendoline a de la concurrence avec moi” répondit-elle à son humour de féru d’histoire de la magie, “je compte bien être capturée cinquante fois et non quarante-sept”. Artemis ne se sentait pas particulièrement intimidée par son aîné, alors même qu’il lui paraissait être intouchable voire même inapprochable. Le solitaire Bartemius était bien différent de la Potter qui savait être entourée en permanence et qui, pensait-elle, était une élève bien simple en comparaison d’autres. Le sourire forcé du Serpentard lui donna davantage l’impression qu’il se forçait à lui faire la conversation pour être poli, et elle préféra de ce fait ne pas insister. Elle avait appris à composer avec le caractère changeant de son camarade et elle s’apprêtait à prendre congé de lui lorsqu’il se remit, à sa grande surprise, à parler.

Les baguettes en bois de sureau n’étaient pas fréquentes se fit-elle la réflexion en regardant l’objet qu’elle venait de lui rendre être rangé au fond de la poche du jeune homme. “Baguette de sureau, toujours un fléau… L’ont dit que les qu’elles portent malheur, mais c’est sans doute à cause du conte” préféra-t-elle une logique signification plutôt que d’accorder du crédit aux dires de certains alcooliques. Artemis cependant, ne s’y connaissait pas vraiment en baguettes. Ce n’était pas que cela ne l’intéressait pas, car tous les sujets l’intéressaient généralement, mais elle n’avait jamais vraiment eu le temps de se pencher sur la question. Elle était une Potter, non pas une Ollivander ou une Gregorovitch. “Je me plaît parfois à me demander quel type de baguette j’aurais eu en me rendant chez un autre fabricant” se fit-elle la remarque à voix haute, “plusieurs baguettes peuvent nous choisir au cours d’une vie pourtant, il faut souvent plusieurs essais avant d’en trouver une qui nous veuille… Je trouve cela fascinant”. Et elle le pensait. Combien de baguettes dormaient pendant des décennies avant de choisir enfin leur sorcier ? Combien restaient dans des boîtes pour toujours sans que l’on ne s’intéresse à elles ? La remarque de son camarade lui fit lever un sourcil impressionné. Ainsi donc il avait analysé sa propre baguette… “Du sorbier ?” s’étonna-t-elle franchement en fronçant cette fois-ci les sourcils, “pourquoi donc ?”. Elle marqua une pause avant d’ajouter : “Ma baguette m’est loyale…Je suppose qu’elle me ressemble”. Artemis en effet, était une jeune femme qui était loyale à son nom, à sa famille ainsi qu’à ses amis, sans aucun doute. Et sa baguette était très revêche avec ceux qui osaient s’en prendre à sa propriétaire… Un élève de Serdaigle de deux ans son aîné, en troisième année, avait eu le malheur de lui jeter un sortilège de  jambencoton et il s’était retrouvé avec des pustules sur le visage, sans comprendre comment. Elle l'observa un long moment, en détaillant ses traits, et la lueur emprunté dans ses yeux sombres. Mais son attention fut détournée, et la jeune femme fut captivé par le sortilège que lança Bartemius dans le petit pot à confiture. Elle s'en saisie, les joues toutes rougies. Elle fixa la petite flamme qui s'agitait dans le pot sans qu'elle ne lui brûle les doigts. Bien au contraire, celle-ci réchauffait ses mains, autant que son cœur. "Merci, vraiment" lui dit-elle sincèrement, "c'est un sortilège compliqué, tu es définitivement très doué". Elle eut un rire léger et commença à marcher dans la direction où son camarade se rendait avant qu'il ne tombe sur elle, cachée dans le noir. "Je peux peut-être t'accompagner ?" proposa-t-elle pleine d'espoir. Dans les yeux de la jolie Serpentard dansait une lumière joyeuse et déterminée, deux qualités qu'elle se plaisait à afficher devant l'austère préfet.


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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyVen 14 Déc 2018 - 14:22

Bartemius Croupton apprenait rapidement et plutôt que de présenter impérieusement à sa camarade le fond de sa pensée - à savoir que son comportement se trouvait en effet fort idiot - il resta droit et silencieux. Artemis avait un sourire radieux qui rayonnait dans bien des coeurs et ne se trouvait pas sans lien avec sa fulgurante popularité. Mais certains sorciers, particulièrement au sein de leur maison, la haïssaient avec la même intensité. La famille Potter, supputait le bout de certaines lèvres, dénotait dans leur société de sang pur. Le jeune homme lui aurait bien conseillé de ne plus réitérer l’aventure tout comme il l’avait déjà avisé, un autre jour, de ravaler sa témérité plutôt que de pousser les portes de la bibliothèque. Sans doute lui aurait-elle encore répondu ne pas avoir peur des goules. Le polyglotte, qui n’éprouvait que trop rarement le sentiment d’être compris, se trouva désarçonné par la réponse de férue d’histoire de la magie que lui offrit sa camarade et baissa un sourire pudique vers le bout de ses chaussures. Il n’aurait su plus longtemps plaisanter avec la rousse sans avoir le fâcheux sentiment d’encourager son comportement aventureux et préféra rester mutique. Il savait néanmoins, depuis la première conversation qui les avait réunis, que même un mage tibétain qui aurait fait voeu de silence se serait parjuré face à la sorcière.

« Le dernier sorcier célèbre qui en possédait une a tristement confirmé cet aphorisme - acquiesça-t-il dans un premier temps aux mots professés par la jeune fille qui revenaient de droit à sa baguette - alors heureusement que je ne suis pas superstitieux ». Une bourrasque de vent particulièrement glaciale rouvrit brusquement la fenêtre et  fit trembler la flamme de la torche mais pas l’échine de notre sorcier. L’obscurantisme - dont la superstition n’était que l’une des nombreuses expressions - lui déplaisait farouchement. L’idée germait doucement dans la tête du futur politique de devenir l’antithèse de toutes les croyances auxquelles les familles dites sacrées s’attachaient désespérément. Mais il n’était encore qu’un jeune homme de seize ans et se trouva légèrement rougissant devant la franche interrogation de la jeune fille pour laquelle il en pinçait secrètement. Les baguettes en sureau ont toujours de profondes affinités avec les maîtres d'une baguette en sorbier, se souvenait-il avec clarté des propos du fabricant Garrick Ollivander lorsqu’il lui avait remis la précieuse petite boîte. « Les baguettes de sorbier sont attirés par des sorciers à l'esprit clair et au coeur pur - préféra-t-il se dédire à peine plus habilement - mais notre époque me pousse à admirer la loyauté davantage que la pureté » conclut-il le coeur battant car il s’était laissé séduire par la jolie façon que la sorcière avait de parler de son précieux bien. Et cette curieuse exaltation le poussa bientôt à opérer un brillant tour de magie pour ses beaux yeux verts. Leur couleur redoublait d’intensité à la lumière de la flammèche bleue et il resta quelques secondes stupéfait lorsqu’elle s’éloigna. La question qu’elle lui posa - dont la réponse se serait trouvé facile et anodine pour tout un chacun - le plongea lui dans un rare embarras. « Je me rendais à la bibliothèque mais les portes sont sur le point de se refermer - avisa-t-il le cadran de sa montre qu’il savait pourtant casser avant de maugréer dans sa moustache encore inexistante - Je doute que tu souhaites te retrouver claquemurer entre deux étagères avec moi une seconde fois ». Il ne pouvait s’empêcher de se répéter comme un éternel refrain que jamais une fille comme elle ne s’intéresserait à un garçon comme lui. « Et tu dois être affamée » tenta-t-il encore de la rejeter … avec sympathie … sans y parvenir. « C’est donc moi qui t’accompagnerai - décréta-t-il brusquement de son ton de préfet - Tu ne devrais vraiment pas arpenter les couloirs seule et sans baguette ». Bartemius lui tourna finalement la cape pour partir dans l’autre direction de son pas dirigiste. Les pensées contradictoires qui se heurtaient dans son esprit habituellement si dichotomique lui insufflait la saugrenue idée de se taper la tête contre un mur. Mais l'exécuter aurait plus durement encore heurté son intelligence. 

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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyMar 18 Déc 2018 - 19:44

Artemis, en lui avouant avoir oublié sa baguette dans le dortoir des filles de Serpentard, pensait recevoir de la part de son préfet un regard sévère et au moins une remarque. Pourtant il n'en fit rien, et la rouquine se garda bien de lui faire remarquer qu'il avait su faire évoluer son étonnante franchise. Elle devait renvoyer, pensait-elle, l'image d'une fille hagarde et inconsciente, car elle n'était pas sans connaître la haine qu'elle parvenait à susciter chez ses pairs. En effet, si elle était populaire à Poudlard, elle ne l'était certainement pas chez les Serpentards, tout comme Bartemius qui se complaisait tout au plus dans un groupe d'amis minuscule. Il valait mieux être seul que mal accompagné lui avait-on un jour dit, et elle ne saurait dire aujourd'hui si elle était d'accord, ou non avec cet adage. Artemis, si elle n'avait que peu d'amis proches, avait l'habitude pourtant d'avoir une certaine cour, et elle connaissait tout le monde. Du petit première année de Serdaigle qui a avalé une veracrasse par inadvertance au septième année populaire jouant au Quidditch, la rouquine avait ses relations et ses connaissances. Et la serpentard avait vite remarqué, à force de l'observer, que son préfet n'était pas tout à fait pareil. Il était, à dire vrai, son exact opposé. Ses cheveux étaient aussi noirs qu'elle était rousse et sa personnalité aussi austère que la sienne était lumineuse. Et de manière tout à fait surprenante, sans qu'elle n'accepte de se l'avouer cependant, le regard vif d'Artemis Potter se trouvait souvent attiré par son camarade à la table des Serpentards, sans qu'elle ne vienne, cependant lui parler. « Tu ne t'en porteras que mieux » appuya-t-elle judicieusement son point de vue, en l'accompagnant d'un gentil sourire. Elle ne croyait pas vraiment que le sureau en lui-même porte malheur, mais elle se disait que si la baguette du conte existait - ce qui aurait été surprenant considérant son origine - elle porterait logiquement malheur à son triste propriétaire. La jeune femme ne pensait pas particulièrement, d'ailleurs qu'elles correspondent "caractériellement" parlant à leur propriétaire, bien qu'elle doive admettre que la sienne lui était plutôt similaire. Si elle avait pu parler, que lui aurait-elle dit ?
Artemis, au lieu de se concentrer sur cette question, fut désintéressée de sa pensée par les paroles suivantes de son camarade, qui la firent rougir. Mais, Artemis ne serait pas Artemis si elle ne savait pas se montrer malicieuse au bon moment et à la moindre occasion. Aussi accrocha-t-elle un sourire malin sur ses lèvres, pour lui répondre le regard brillant : « Cela signifie-t-il que tu m'admires, Bartemius Croupton ? ». Elle accompagna sa réflexion d'un rire pour lui signifier qu'elle plaisantait, avant de commencer à marcher dans la direction où il se rendait, sans néanmoins être suivie par le préfet. Elle n'attendait pas particulièrement de réponse à ce qu'elle venait de lui dire, pour être honnête. La rouquine nota plutôt qu'il semblait embarrassé mais préféra ne rien dire de plus pour ne pas le faire fuir. Il restait un animal tout à fait mystérieux pour elle, et elle ne parvenait pas réellement à le cerner... Autant dire que tenir une longue conversation avec lui se trouvait être une tâche absurde pour la sorcière, comme il devait être le seul capable de se comprendre lui-même. De même, elle en était venue à la conclusion qu'il était tout aussi circonspect face à elle. La sorcière éclata de rire tout naturellement à sa référence à leur petite soirée passée derrière les portes closes de la bibliothèque : « Détrompe toi, j'en garde, malgré la punition, un bon souvenir » avant d'ajouter gentiment « tu n'es pas vraiment le genre de garçon que je chercherais à fuir sans raison ». Cela dit, le ton avec lequel il s'exprima ensuite, lui fit plisser les yeux sans qu'elle ne dévisse ses pieds du sol. Elle ne comptait pas du tout le suivre. « Pourquoi donc ? Le prix pour ma tête a augmenté, ce mois-ci ? » demanda-t-elle en l'observant partir, « qu'est-ce que cela peut te faire, de toute manière ? » ajouta-t-elle encore, légèrement provocatrice. La petite flamme entre ses mains brillait toujours et lui réchauffait agréablement les doigts. Bartemius, décidément, s'enfonçait dans l'ombre lorsqu'elle préférait rester dans la lumière.


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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyMer 9 Jan 2019 - 11:51

Les affres de l’amour constituaient une étrange curiosité pour le talentueux élève qui ne parlait pas plus son langage qu’il ne comprenait sa sorcellerie. Et toute les questions que soulevaient l'impitoyable sorcière - en jouant si explicitement de provocations - ne lui rappelaient que trop bien son ignorance de la cruelle mélodie qui se jouait pourtant dans sa propre tête. Est-ce qu’il l’admirait ? Est-ce qu’il aurait été peiné qu’elle se fasse attaquer ? Il ne percevait aucune raison sensible pour expliquer pourquoi il aurait dû l’être mais se doutait que cette réponse fondée sur la pure logique se trouvait incomplète. Bartemius ne pouvait se résoudre à admettre qu’il ne haïssait point Artemis. Elle conservait un bon souvenir de leur rencontre dans la bibliothèque, lui s’en trouvait hanté chaque jour. Il n’avait jamais rendu à la bibliothécaire son ouvrage pour apprendre la langue des gobelins, il ne contenait pourtant pas un seul mot que sa mémoire eidétique n’ait consciencieusement enregistré. Le livre renfermait toujours, coincé entre sa dernière page et la quatrième de couverture, le dessin du lac de l’école que la rousse lui avait offert. L’adolescent n’osait pas le contempler alors il l’avait conservé dans son écrin et glissé sous son matelas pour que personne ne le soupçonne de ne pas vraiment avoir perdu l’ouvrage. Il s’agissait d’un secret qu’il ne partageait avec personne pour en ressentir la honte la plus vive. Bartemius méprisait en effet autant l’idolâtrie que la superstition pour être nées de la même mère : l’obscurantisme.

« Rien du tout » le sorcier se retourna-t-il d’un seul coup pour confronter sa camarade récalcitrante à le suivre jusqu’à la grande salle. Il aurait fallu, pour que son attitude soit cohérente avec ses propos, qu’il se retire sans n’ajouter mot.  Ses pieds restèrent pourtant vissés au sol et son coeur s’emballa plus férocement en la contemplant si farouche. Il l’admirait d’être si naturellement différente. Elle semblait être née indomptée quand lui ne savait s’éloigner de sa famille qu’en reproduisant le schéma dont il était le produit. Artemis provoquait chez lui à la fois de la joie et de la douleur, de l’excitation et de l’effroi. Les émotions qu’il réfrénait depuis qu’il était enfant resurgissaient du fond de son ventre quand il la regardait. « Mais il est de mon devoir, en tant que préfet, de faire régner l’ordre ». La raison, qui avait toujours été sa plus belle alliée, paraissait le trahir quand il s’adressait à elle. Et il avait honte de s’entendre professer ce qui sonnait à ses oreilles comme une terrible escroquerie intellectuelle. Et peut-être sa camarade l’entendait-elle aussi car elle ne lui semblait pas plus clémente à le suivre. Elle obligea le garçon bien plus intimidé qu’il n’y paraissait - il avait l’impression de rapetisser à chaque pas et de disparaître dans le costume, beaucoup trop grand pour lui, de son autorité - à se rapprocher d’elle. Elle lui paraissait tout au contraire faite de marbre comme si elle avait incarné au sommet du mont olympe la divinité qui lui avait volé son prénom. « Je ne considère, pas plus que je n’admire, les abrutis » asséna-t-il encore durement, mais quel autre matériel que le burin pour graver le marbre ? L'insulte était violente dans la bouche du garçon. « Tu arrêtes de jouer avec moi ! » lui ordonna-t-il enfin en lui saisissant abruptement le poignet. Ce contact ne dura qu’une brève seconde et il relâcha immédiatement la pression comme si le péché lui était apparu au moment de sa commission.

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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyJeu 10 Jan 2019 - 19:14

Bartemius était un individu naturellement flou pour Artemis, qui parvenait cependant, petit à petit, à voir plus clair en lui. Elle ne se serait pas risquée à livrer une analyse professionnelle - qu'elle n'était pas encore capable de mener - tout comme elle ne se serait pas amusée à dresser un inventaire des penchants caractériels de son camarade. S'en ressentait d'ailleurs, sa façon de se comporter face à lui. La rouquine était une jeune femme qui se sentait suffisamment à l'aise et suffisamment enthousiaste pour se permettre d'être un peu provocatrice lorsqu'elle était gênée, ou ne savait pas comment tourner ses pensées. Et face à son camarade Serpentard, elle devait, malheureusement pour elle, l'utiliser souvent. Le sarcasme était tout autant une arme d'attaque que de défense pour elle, qui en usait et en abusait face à l'austère Bartemius Croupton. Elle avait toujours pensé, depuis qu'elle le connaissait, ne pas devoir en arriver à de telles extrémités. Mais le fait est que, depuis quelques temps, Artemis ne reconnaissait même plus ses propres attitudes face au préfet. Elle était certes toujours aussi joyeuse, certes toujours aussi souriante, elle se trouvait incroyablement confuse sous le regard de son camarade. Fort heureusement pour elle et pour ses joues qui avaient tendance à s'empourprer rapidement, elle parvenait bien à camoufler ses poussées d'émotion. Alors, elle qui était présentement dans une perspective d'amusement, se fit prendre au vol comme un oiseau victime d'un rapace, par le revirement de ton de son camarade. Si le sourire de la Serpentard se fana quelque peu, elle veilla à conserver un léger sourire malin. « Bah voyons » se mit-elle à rire devant sa déclamation de bon petit soldat. Il méritait son écusson de préfet à n'en point douter, se mit-elle à penser tout en le détaillant franchement, et il tenait à son rôle. Mais Artemis, elle, n'était pas préfète. Sa nature provocatrice se mit à se demander s'il oserait lui mettre une retenue.

Pourtant, ce qu'il se permit après défia largement la théorie de la retenue que la jeune femme commençait à envisager. L'insulte si promptement lâchée, obscurcit les traits délicats de la jolie Potter, qui ne s'était pas attendu à une réaction si ferme, et si dénuée d'humour. Ciel, comme les hommes peuvent être ennuyants ! pensa-t-elle avant d'être rattrapée par son ego, vexée d'avoir été si justement insultée. Elle n'allait pas relever sa phrase, et comptait simplement tourner les talons en balançant ses cheveux de droite à gauche, lorsqu'il se permit de s'approcher d'elle pour se saisir de son poignet. Il n'en fallu pas plus à la jeune femme pour qu'elle lui colle une baffe. « Crétin ! » dit-elle en le contournant, « je ne joue pas avec toi ! » s'écria-t-elle brusquement. La claque qu'elle lui avait donné ne valait rien parce qu'Artemis n'était pas une jeune femme violente. A dire vrai, c'était simplement pour la forme, et son geste avait à peine résonné autour d'eux. Son préfet avait peut-être à peine senti ses doigts. Vexée comme un hyppogriffe, la rouquine se mit à marcher justement en direction des serres dont elle venait pourtant, la flamme toujours entre ses doigts. Arrivée au milieux du couloir, toujours fulminante, elle se retourna pour être certaine qu'il n'avait pas bougé : « Tu ne comprends vraiment rien ! » lui fit-elle remarquer avant de continuer d'avancer. D'un geste rageur, elle posa le pot que le jeune homme lui avait offert - elle avait vraiment hésité à le fracasser par terre, mais elle s'était rappelée au moment de le faire que c'était tout de même un très joli sortilège qu'elle ne pouvait pas briser ainsi - et s'en alla les mains vides, s'enfonçant cette fois-ci, dans l'obscurité rampante du château.


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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyVen 22 Fév 2019 - 13:44

Artemis répondit à la capture de son poignet par une gifle presque aussi vaporeuse mais complètement offensante. Bartemius, mutique sous l’effet de la surprise, colla sa main sur sa joue rouge de vexation comme si c’était on cognard qu’elle lui avait envoyé à la place de ses doigts fins. Les deux élèves étaient à la fois incapables de s’aimer et de se blesser et n’arrivaient plus, quand ils étaient forcés de ne plus s’ignorer, qu’à se vexer l’un et l’autre aussi farouchement que des hippogriffes. Il ne comprenait vraiment rien ? Lui - avait-il une haute opinion de son discernement - ne comprenait vraiment rien ? « Eh bien non - ne put-il pourtant que admettre le souffle défait - apparemment pas ! ». La rage - qu’il s’était attendue à entendre percer le timbre de sa voix - lui faisait faux bond. Il ne se rappelait pas s’être jamais senti aussi idiot de sa vie et observa la mise en scène du départ de sa camarade rousse comme le rite d’une tribu qui lui était inconnue. La seule chose que le préfet parvenait à discerner - il n’aurait certes pas mérité de s’appeler sherlock - était que la rousse se trouvait fâchée contre lui. Leur conversation avait pour une fois commencé sous les meilleures augures et il était dur de déterminer l’instant où elle leur avait échappé (sans doute peu avant ou peu après le moment où il l’avait traité d’abrutie). Elle venait de lui avouer qu’il n’était pas le genre de garçon qu’elle cherchait à fuir sans raison, alors pourquoi avait-il souhaité lui en fournir une si justifiée ? « Poudlard Express ! - s’écria-t-il tandis que sa camarade tournait déjà à l’angle d’un couloir - ARTEMIS ! ». Nostradamus eut à peine le temps de se réveiller entre sa sphère armillaire et sa plume dans son cadre que le préfet filait à vive allure, sa flamme bleue sous le bras, en direction de sa camarade.

La silhouette élancée de la poursuiveuse filait aussi vite que sur un balais dans cette enfilade de couloirs et le préfet, engoncé dans ses vêtements d’hiver, peinait à la rattraper. Chaque fois qu’il avait l’impression d’y parvenir - et criait son nom - elle disparaissait totalement de son champ de vision. Ce fut dans les escaliers qu’il la retrouva enfin et, alors qu’il s’apprêtait à franchir la dernière volée de marches qui les séparait, la pierre crissa et ce fut cette fois-ci le facétieux château qui décida de les séparer. « Je comprends ce que tu voulais dire à propos de ne pas prendre un seul paramètre en compte, je me souviens aussi de notre rencontre à la bibliothèque ! » s’exprima-t-il à toute vitesse. Les escaliers ensorcelés le conduisaient irrémédiablement dans la direction opposée et il avait conscience de devoir s’exprimer maintenant ou de se taire à jamais. Il comprenait mieux que personne la solitaire frustration de ne pas être compris et il ne voulait pas que la jeune fille la ressente en sa présence. « Si c’était toi qui étais sur la voie du Poudlard Express, je choisirais l’autre voie. Ce n’est pas toi que je ne comprends pas, c’est ce paramètre qui s’oppose à toute logique mais - et il avait beau froncer les sourcils en s’exprimant, son bon sens ne parvenait pas à s’en trouver heurté - je choisirais l’autre ! ». Le très sérieux adolescent tout pris à sa fulgurance mentale et sentimentale se réjouissait bien trop de s’exprimer si honnêtement pour appréhender l'horrible morbidité de sa comparaison. Les marches continuèrent à tourner et manquèrent de le faire basculer en arrière. L’adolescent se raccrocha de justesse à la rambarde. Et nonobstant ce que cet incident révélait de son triste sens de l’équilibre, lorsque leurs escaliers se croisèrent de nouveau, il en profita pour bondir sur celui de sa camarade. Il lui faisait maintenant face le souffle court et se sentait très gêné de cet aveu qu’il venait de lui faire. Le roulement des escaliers s'était arrêté et ne couvrait plus le son de sa voix. Il redoutait le rejet pour la première fois mais cela l'aida au moins à exprimer une autre pensée pour la toute première fois également. « Ce n’est pas toi l’abrutie, c’est moi ».

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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyMer 27 Fév 2019 - 14:10

Artemis était une sorcière qui savait assumer ses idées les plus arrêtées bien qu'elle essayât souvent de  les nuancer. Les idées des autres, elle les supportait tout aussi bien, puisqu'après tout, chaque être humain était différent, avec un vécu différent et une sensibilité donc différente. La jolie rouquine préférait largement écouter les autres, et discuter avec eux, que de les juger avec virulence pour des idées qui ne lui correspondraient pas. Elle en avait fait l'expérience assez heureuse avec le préfet qui lui faisait face ce soir, mais qui, lors de leur rencontre avait été suffisamment avisé pour ne pas s'amuser à l'insulter. Elle avait certes l'habitude des crachats sifflants dont la dispensaient ses camarades de maison, la jeune femme n'avait cependant pas besoin d'en entendre un autre de la part de quelqu'un qu'elle pensait au dessus de cela. De ce fait, elle se figea lorsque les paroles mauvaises - sincères ou non, elle ne saurait le dire - de Bartemius Croupton frappèrent ses oreilles. Sans doute serait-elle restée plantée dans le couloir, semblable à une statue, s'il n'avait pas trouvé judicieux de la toucher. Comme une décharge électrique elle répondit à ses mots par une gifle, largement plus humiliante que douloureuse. Ses yeux verts semblaient lancer des éclairs alors qu'elle le gratifiait elle-même de mots qu'elle viendra sans doute à regretter plus tard. La réaction froide du jeune homme à la sienne plus spontanée ne la marqua pas au point qu'elle l'écoute se justifier. Artemis le dépassa simplement pour s'effacer dans l'obscurité rampante des couloirs du château. Elle ignora avec fougue les interjections du garçon qui pensait sans doute qu'elle répondrait simplement à l'utilisation de son prénom. C'était à peu près aussi faux que toute leur relation, finalement.

Bartemius et Artemis se parlaient de temps en temps, mais on ne pouvait pas vraiment les qualifier d'amis. La rouquine elle-même passait du temps avec des amies de sa maison tandis que son préfet ne semblait se satisfaire que de la présence de Gryffondor, comme pour faire un pied de nez à tous ceux qui crachaient sur lui. Ils arrivaient bien à s'entendre sur certains sujets, mais ils demeuraient franchement opposés sur à peu près tout. Leur propre réaction de cette situation dans laquelle ils venaient de s'empêtrer, était diaboliquement représentative de tout ce qui semblait les opposer. Et c'était elle qui partait, vexée comme un botruc, le menton haut, tandis que c'était lui qui semblait la poursuivre désespérément. Elle grimpa avec l'habileté d'un chat sur les escaliers qui ne l'emmenaient pas où elle désirait aller. Dos tourné, la Serpentard entendit toutefois son camarade arriver, mais vraisemblablement trop tard pour l'attraper. Et c'était tant mieux. Les bras croisés, Artemis avait tout le loisir de regarder n'importe quoi sauf son camarade. La lumière tamisée qui éclairait les escaliers était suffisante pour qu'elle fasse mine de ne pas le voir, ni même l'entendre. Elle changea d'escalier à une intersection pour descendre d'un étage. Mais il fallait bien reconnaître à Croupton la fantastique qualité d'être borné. Têtu, le garçon essayait de s'expliquer sur quelque chose qu'elle avait du mal à identifier. Elle comprit, non sans mal comme il s'éloignait et que sa voix portait moins, qu'il évoquait la première discussion qu'ils avaient eu l'année d'avant. Les deux adolescents s'étaient trouvés face à un franc désaccord bien qu'elle eut admit, difficilement, que son objectivité à lui valait peut-être mieux que sa sensibilité à elle. Toutefois, la jeune femme ne s'attendit pas à ce qu'il lui donne cette fois-ci raison, en retournant la situation à son avantage. La prendre pour exemple était habile, et sans doute aurait-elle dû être plus méfiante car c'était une manœuvre audacieuse mais non dénuée de sens, pour recevoir son pardon. Une fine action du politicien qu'il se destinait à être. Mais elle, si elle avait une petite idée des idéaux que défendait le garçon, elle était totalement étrangère à ce qui ferait son ambition. Mais cela eut au moins le mérite de faire mouche et troublée, elle perdit ses yeux sur la marche cassée juste en dessous d'elle. Elle se perdit pendant de longue secondes dans cette contemplation bizarre, ce qui était assez malheureux pour elle qui ne comptait pas, à la base, attendre que le vil préfet la rattrape. Sans doute que son intelligence émotive se réjouissait d'avoir su faire plier la logique implacable du préfet, mais Artemis ne saurait elle - même s'en satisfaire puisqu'elle savait qu'elle ne l'avait pas provoqué. Pour elle qui passait toujours son temps à taquiner le garçon, pour obtenir certaines réactions de sa part bien qu'elle ne l'admettra jamais,  voir qu'enfin, il avait une réaction la laissait pantoise. La jeune femme le regarda se réceptionner sur son escalier, mi-figue mi-raisin, quand à la manière dont elle était supposée agir. A dire vrai, elle ne savait même pas quoi penser de ce qu'il lui avait avoué, et loin s'en faut, elle allait ouvrir la bouche pour parler avant qu'il ne lui arrache une interjection stupéfaite : « Pardon ? ». Elle pensa un instant avoir mal entendu, et la rouquine le regarda comme s'il allait éclater de rire avant de quitter son escalier. Mais Bartemius semblait, de manière tout à fait étonnante, sincère de ses mots. S'installa ce qu'elle essayait toujours d'éviter avec lui, c'est-à-dire un silence gêné. Ses joues pâles rosirent de manière discrète, et la jeune femme le regarda quelques secondes, comme pour peser le sens de ses mots : « Bien ». C'était absolument pathétique, mais Artemis ne savait pas vraiment quoi dire. Elle sentait bien plus qu'elle ne l'admettra jamais, palpiter son coeur troublé dans sa poitrine, et elle remarquait bien plus qu'elle le voulait combien ses mains devenaient moites. Le regard perdu sur le visage du jeune homme, la rouquine y trouva surtout une marque de sincérité qui la bouleversa plus que de raison. Sans doute que cette dernière avait totalement déserté son cerveau lorsqu'elle se rapprocha de lui pour poser ses lèvres sur les siennes.


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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyMer 6 Mar 2019 - 12:20

Bartemius se referma aussi rapidement qu’il s’était ouvert devant la stupéfaction de la belle Artemis. L’éducation que lui avait richement prodigué sa famille, puis l’école de sorcellerie, comportait une terrible lacune. Aucun professeur ne lui avait certes appris à s’excuser ni à se traiter d’abruti. Charis Black aurait sans doute contracté une dragoncelle de voir son fils se rabaisser ainsi devant la fille d’une « famille de traîtres » qualifiait-elle communément les Potter. Il scella ses lèvres plutôt que de répéter son assertion et ne contraria pas le silence qui s’installa entre eux. Tout au contraire de la jeune fille, le silence était son compagnon de bonne fortune. Et il espérait religieusement qu’elle ne lui adresserait plus un seul mot. C’est qu’il n’attendait aucune réponse positive à sa faiblesse de caractère et ne voyait que deux réactions logiques se profiler : se faire railler ou piétiner. Et la réalité, ayant cet habile pouvoir sur l’imagination, se trouva bien pire. « Bien ? » répéta-t-il légèrement vexé en fronçant les sourcils. Heureusement privé du temps d’ajouter un autre mot, les lèvres de Artemis se posèrent - avec une délicatesse qui lui était tout à fait étrangère - sur les siennes. L’adolescent qui était à la fois incapable de répondre ou de reculer resta ainsi figé jusqu’à ce qu’elle rompe la première ce geste d’affection. Il passa le bout de ses doigts sur ses lèvres mais trouva la sensation beaucoup moins agréable. L’envie le prenait à l’estomac de se pencher à son tour vers ses lèvres pour lui rendre ce baiser volé mais il continua plutôt à rougir en restant planté sur ses deux pieds.

« Bien - répondit-il à son tour sur le même ton - Je veux dire … c’était bien ». Mamihlapinatapai aurait-il plutôt voulu lui glisser à l’oreille pour le seul plaisir de respirer une nouvelle bouffée de son shampoing. Le mot tiré du yagan exprimait mieux qu’aucun autre de la langue anglaise ce qu’ils ressentaient. Un regard partagé entre deux personnes dont chacune espère que l’autre va prendre l’initiative de quelque chose que les deux désirent mais qu’aucun ne veut commencer. La jolie rousse semblait encore suspendue à ses lèvres dans l'attente de quelque réaction plus équivoque. « Yo … hum … Je » s’emmêlait-il lui franchement les pinceaux sans pourtant réprimer le sourire qui insistait pour se dessiner un passage sur son visage plus grave. Il ne pouvait néanmoins s'adonner à un sentiment aussi simple que la joie qui naissait dans un contexte extrêmement plus compliqué. Il lui était interdit par sa famille de s'unir à une traîtresse à son sang. Le mot se trouvait peut-être vide de sens pour eux mais pas pour les autres. Pour la première fois de son existence, il avait atrocement honte de son nom de naissance. « Baldr - fut le seul mot, certes étranger mais bien mal choisi, qu’il finit par extirper de son cerveau - Tu devrais aller au bal de noël avec lui » s’enfonça-t-il encore en baissant finalement des yeux honteux vers ses souliers vernis. Il ne trouva aucune confirmation au sentiment qu’il ressentait, celui d’avoir l’estomac au fond des talons. Ce simple baiser avait transformé l’intransigeant préfet en timide adolescent. Et c’était derrière son sens moral qu’il se cachait en cet instant pour s’empêcher d’accéder à la félicité avec la jeune femme pour qui, il ne pouvait plus l’ignorait, il développait un fort sentiment amoureux.

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Dernière édition par Bartemius Croupton Sr le Mar 19 Mar 2019 - 9:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptySam 9 Mar 2019 - 22:22

Bartemius arrivait à arracher à Artemis Potter des réactions qu'elle ne pensait pas autrement réalisables qu'en rêve. Son audace, elle ne la dévoilait pas en général, bien qu'elle ne fut pas en reste d'une certaine témérité qu'elle osait afficher, notamment sur un terrain de Quidditch. Mais avec le garçon, c'était encore différent. Ses réactions, autrement plus imprévisibles, la laissaient perplexe, voire pantoise dans les pires des cas. Pourquoi donc était-elle si vexée qu'il la traite ainsi d'abrutie ? La jolie rouquine avait entendu bien des noms d'oiseaux lui être donnés tout au long de sa scolarité, du plus vulgaire au plus étrange, sans que cela ne la touche outre mesure. Pourquoi la pensée de Croupton l'atteignait-elle de plein fouet comme le cognard dans le dos d'un poursuiveur ? Elle n'osait pas se l'avouer, tandis qu'elle l'entendait lui expliquer avec toute une étrange maladresse qu'il la choisirait elle plutôt que les autres sur le dilemme du Poudlard Express, mais sans doute était-elle si touchée parce qu'elle ressentait pour son préfet des sentiments autrement plus contradictoires et compliqués. Pour une élève aussi farouchement passionnée par la psychomagie, elle se trouvait clairement incapable d'analyser son propre comportement - et ce n'était pourtant pas faute d'y avoir passé de longues heures, tard en soirée - et cela l'agaçait. Profondément. Et comme tout ce qui se rapportait à ce jeune homme la laissait profondément stupéfaite, elle se surprit elle-même lorsqu'elle se pencha pour l'embrasser. Cela aurait été sans nul doute une expérience autrement plus satisfaisante si le garçon lui avait rendu son baiser au lieu de se raidir comme un manche à balai sous la pluie. Artemis finit par rompre cet étrange geste d'affection, les joues rouges, alors que le garçon en face d'elle peinait à cacher son malaise. Devant son silence, elle se dit qu'il serait mieux de fuir avant de les mettre dans une situation plus difficile. Mais c'était mal-connaître le Serpentard qui se contenta de lui dire... Que c'était bien ? Déconcertée, elle ne sut pas si elle devait rire ou pleurer. Rire devant sa propre bêtise, ou pleurer devant la réaction du garçon, qu'elle avait mit mal-à-l'aise sans le vouloir.

La jolie poursuiveuse de l'équipe des verts se sentie stupide, et idiote. Et elle le regardait, sans qu'aucune autre parole ne vienne qu'un terrible silence embarrassé. Blasée, elle soupira pour se détourner et quitter les escaliers. Il y avait, pensait-elle, des situations à ne pas provoquer. Ce qu'elle venait de faire était le genre de chose qu'elle classait volontairement dans une liste noire, celle des actes à ne pas commettre sous l'impulsion de quelques sentiments douteux. Son audace semblait les avoir perdu tous les deux, et elle craignait que cela n'érafle l'amitié invraisemblable qu'ils avaient réussi à lier tous les deux. Le nom qu'elle entendit prononcé dans la bouche de ce garçon pour qui elle ressentait d'improbables sentiments amoureux, l'empêcha tout de même de fuir. Était-ce par curiosité qu'elle resta pour écouter la suite ? Peut-être. Elle ne comprenait pas par quel enchantement il invoquait le nom de leur ami commun, jusqu'au moment où il clarifia les choses, les yeux rivés sur ses chaussures. Artemis prit brusquement conscience que si elle était gênée, ce n'était sans doute rien en comparaison de Bartemius Croupton. Lui conseillait-il cela par malaise, ou par simple soucis de l'éloigner de lui ? Elle ne saurait le dire. La rouquine aurait voulu fuir, pour ignorer le garçon et ses manières incompréhensibles. Mais il lui semblait impossible, à ce moment précis, de faire un pas en arrière pour regagner leur salle commune en le laissant planté au milieux des escaliers. Le silence entre eux semblait être une chape de plomb. Et elle ne savait pas comment la retirer. Comment exprimer par des mots ce que l'on pouvait dire par des gestes ? La jeune Potter, qui avait jusqu'à présent les bras ballants, avança doucement sa main pour prendre celle du garçon et entremêler ses doigts aux siens : « Je n'ai pas envie d'y aller avec Baldr » soupira la jeune femme d'une petite voix timide qui ne lui ressemblait pas, « je veux y aller avec toi, ou ne pas y aller du tout ». Elle connaissait suffisamment le garçon pour savoir que ce type de soirées n'était pas ce qu'il préférait, et à dire vrai, cela ne la dérangeait étrangement pas de passer la soirée avec lui, dans un endroit calme plutôt que dans l'ambiance bruyante et étouffante de la Grande Salle. Mais elle doutait, malheureusement pour elle, qu'il accepte comme tout individu normal, une invitation aussi simplement formulée. Comme pour prouver la force de ses convictions et la véracité de ses propos, elle serra un peu ses doigts entre les siens, comme une parole tacite pour l'enjoindre à accepter sa demande.


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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptyMer 20 Mar 2019 - 9:42

Le baiser, comme un geste inopiné, avait enraciné les pieds de l’adolescent au plancher en même temps qu’il l’avait déraciné à son jardin de confort. Bartemius avait cette drôle d’impression que le monde avait basculé en même temps que son estomac et que sa tête se trouvait quelque part à l’envers. Il était entouré de brume dorée, le ciel était devenu le sol, conclusion logique pour expliquer les poils qui s’étaient dressés dans sa nuque. La confiance en lui dont il s’entourait depuis seize années avait ainsi volée en éclats quand elle l’avait embrassée. Et en attendant que son coeur retrouve des battements d’une régularité mathématique, il ressentait toute la couardise de sa maison en osant pas affronter le regard de sa camarade plus audacieuse. Sa main étonnamment chaude en comparaison des froids couloirs - tout comme ses lèvres, se surprit-il à penser - l’apaisa en se réfugiant contre la sienne. Cwtch définissait-il maintenant en gallois les bras blancs de la jeune femme comme un lieu de refuge sûr. Et il ne put s’empêcher de la serrer doucement dans la sienne en retour lorsqu’elle déclina son invitation à se rendre au bal avec leur cavalier ami pour l’inviter lui à la place. Les mots simples qu’elle employait irradiaient d’une chaleur et d’une douceur qu’il n’avait jamais soupçonné et l’enveloppaient de soulagement. Mais il ne pouvait que redoubler d’inquiétude, comme Ulysse faisant couler de la cire dans ses oreilles pour ne pas succomber au chant des Sirènes, qu’une proposition si redoutable revête une forme si séduisante. Il se rappelait comme d’un lointain écho leur rencontre. Que seraient les plus beaux mythes sans les émotions ? Que seraient les légendes d'Ulysse sans Pénélope ? Je trouve simplement l’intelligence rusée du héros plus inspirante que son idylle. « Je ne suis pas habile dans ce domaine là … la danse » expia-t-il enfin d’une voix d’outre-tombe.

La nuque de Bartemius se releva enfin, préférant faire comprendre à Artemis que la danse n’était que l’un des nombreux éléments du domaine qu’il visait par le regard plutôt que par les mots. Tous semblaient s’être échappés de son esprit, fruits tombés dans l’infini quand le luxuriant jardin s’était trouvé à l’envers. Le préfet n’avait jamais rien expérimenté de l’amour ni de l’art de la séduction pas plus qu’il ne s’était jamais laissé traverser par la saugrenue idée de les étudier. Le bal de noël avait été annoncé et il se sentait le dernier d’une classe à laquelle il ne se trouvait pas avide de participer. Le sentiment se teintait pourtant de contradiction quand il faisait face à la sorcière comme le sentiment le berçait qu'il n’y avait aucun endroit qu’il ne se serait plu à découvrir contre son éblouissante compagnie. Il résistait pourtant. « Ce n’est pas contre toi - et son pouce lui caressa doucement le dos de sa main comme il devinait que sa réponse n’était sans doute pas celle qu’elle attendait alors que les garçons étaient nombreux à se pâmer à ses pieds - mais j’ai besoin de réfléchir ». Considérant l’être purement cérébral et non sentimental qu’il avait toujours été, sa réponse ne pouvait pourtant pas être qualifiée de surprenante. Lui qui clamait que seule la raison humaine et non les sentiments permettaient d’accéder à la vérité, il ne voulait pas gâcher la relation la plus précieuse qui ne s’était jamais présentée à lui. Jamais il n’aurait entendu que disséquer ce lien pour le passer sous sa loupe et le confronter à la rigueur de sa famille, à la noirceur de leur monde, risquait de lui faire perdre son principal attrait. La raison - aurait-il répondu aux sceptiques - se trouvait toujours victorieuse. Et il est vrai qu’il l’avait toujours trouvé plus belle que la superficielle mysticité. « Je sais que mes mots n’ont plus beaucoup de sens mais tu me fais tourner la tête, Artemis Potter » lui adressa-t-il finalement un fin sourire sincèrement désolé.

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MessageSujet: Re: Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR Sombre soirée d'Halloween | ANNÉE 1957 | CROUPTON SR EmptySam 23 Mar 2019 - 12:03

Les sentiments qu'elle développait pour ce garçon singulier laissaient étrangement la rouquine pantoise, circonspecte devant les choix de son propre coeur qu'elle ne comprenait pas. Pourquoi attarder son regard sur un garçon qui ne faisait que travailler, et dont les conversations lumineuses étaient pourtant souvent portées davantage sur des sujets de société que sur des sujets que des jeunes de leur âge devraient aborder ? Pourquoi attarder son regard, non pas sur le garçon le plus charmant de l'école, mais celui qui se démarquait au contraire par un franc manque de charisme et par un caractère acariâtre qui déboussolait jusqu'aux professeurs même ? Artemis, en cette soirée de Halloween, ne comprenait pas son coeur. Et elle était prête à parier que le jeune homme devant elle ne comprenait pas le sien non plus. De la surprise dans ses yeux à la timidité dans ses mots, la jeune femme sentait bien qu'elle l'avait prit de court, sans qu'il ne puisse réaliser combien elle s'était surprise elle-même. La main du garçon lui paraissait être un refuge réconfortant en comparaison de la fraîcheur qui planait dans les escaliers qui avaient fini de tourner autour d'eux, bien qu'elle soit beaucoup plus fraîche que la sienne qui irradiait sans doute autant que la couleur de ses cheveux ne le laissait présager. Il lui confia doucement qu'il n'était pas doué pour la danse, et ce n'était sans doute pas une indication qu'elle avait besoin d'entendre. La rouquine, en effet, aurait volontiers parié tout son coffre à Gringotts sans crainte de le perdre si un pari avait été lancé sur cette question, et elle se contenta de sourire, toute amusée qu'elle était pas la situation. Cela ne semblait pas pourtant amuser autant Bartemius qui semblait peut-être craindre qu'elle le rejeta pour cette simple raison-là. Cependant, la poursuiveuse venait de trop loin pour laisser passer sa chance, et elle ne comptait certainement pas abandonner si vite. Elle ne s'imaginait certes pas danser comme une princesse dans un conte avec lui. A dire vrai, elle peinait à imaginer le garçon en soirée, là où elle, en comparaison, s'y amusait toujours énormément. Il se justifia encore, et la caresse sur le dos de sa main suffit à la sortir définitivement de son songe. Artemis lui offrit un gentil sourire qui marqua des rides d'expression aux coins de ses yeux, et elle lui serra un peu plus la main : « Ce n'est pas grave » tempêra-t-elle d'un souffle, « on n'est pas obligé d'aller au bal. On peut juste passer la soirée ensemble ». Elle ne faisait pas franchement d'effort pour lui proposer cela, le bal lui paraissant réellement dérisoire en comparaison de l'idée simple de passer un peu de temps en la compagnie du jeune homme, sans tout le monde pour faire du bruit autour d'eux. Elle se plaisait certes dans les discussions ainsi que dans les débats endiablés, la rouquine aimait aussi le confort agréable du silence au coin de la cheminée. Si cela satisfaisait davantage le garçon et le rassurait comme il fallait, elle était prête à accepter. La Salle Commune des Serpentards serait d'autant plus vide qu'ils avaient souvent l'habitude de faire de mauvaises farces pendant les soirées comme celle-là.
Toutefois, elle ne s'attendit pas à l'aveu qu'il lui fit. Elle avait bien entendu sentit qu'elle l'avait surprit. Mais de là à le bouleverser ainsi ? Sans doute pas. Elle peinait bien en effet, avant ce soir, à s'imaginer le jeune homme lui faire ce type d'aveu. Pourtant celui-ci lui fit plaisir plus qu'aucun autre, et incapable de répondre, elle se contenta de le prendre dans ses bras, comme pour consacrer la nouvelle proximité qu'ils avaient difficilement su installer entre eux.


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