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This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS

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Bartemius Croupton Sr



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MessageSujet: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Jeu 22 Nov 2018 - 12:46

Le procès de Kierán Aloysius Graves s’était achevé et la communauté magique de Grande-Bretagne ne s’était jamais trouvée si partagée. De plus, la Gazette si bien incarnée par la plume à papote de Skeeter faisait courir la rumeur - certes avérée mais le public avait-il besoin de tout savoir ? - dans tout le pays que l’inculpé avait été soumis à un sortilège impardonnable au cours de son interrogatoire. Dans son courrier, Croupton Senior recevait autant de louanges que de bombabouses. Le seul discours qui paraissait inchangé était celui de l’illustre Albus Dumbledore. Les deux sorciers s’empêtraient plus que jamais dans un dialogue de sourds. L’un demandait à ne plus user de détraqueurs. L’autre demandait à autoriser l’usage des impardonnables. Si, sous le mandat de Jenkins, le pays avait été une autruche qui enfonçait la tête dans le sable ; il était devenu, sous le mandat de Minchum, un chien à deux têtes trop occupées à aboyer entre elles pour mordre leur véritable ennemi. Il était temps de décapiter l'une d'elles.

Bartemius avait toujours été un homme politique avant d’être un justicier et, comme tous les hommes faits de sa trempe, il préférait la lumière à l’ombre. Ce matin là, ce ne fut pas de gaieté de coeur qu’il traversa le deuxième niveau du Ministère de la Magie, plus grand que les autres en taille autant qu’en faste, pour se rendre au Bureau des Aurors. Il glissa son chapeau de forme fédora sous son bras et ignora le regard particulièrement revêche que lui lança Audrey Worthington derrière son bureau qui ployait sous le poids des dossiers qui l’encombraient. Eh bien quoi, pensait-elle qu’elle était la seule dans cette position ? Le Département de la Justice Magique dans son ensemble souffrait de la guerre que leur Ministère essuyait. Croupton lui-même ne comptait plus ses heures de travail et les poches qu’il avait sous les yeux attestaient de son cruel manque de sommeil. C’était bien pour cette raison que son souhait était d'offrir plus de moyens d'intervention au Bureau. Il attendit que son collègue et ami Aaron Lucas ait réuni tout ses subordonnés et s’éclaircit alors la gorge pour prendre la parole. Il attaqua son discours sans saluer ni remercier aucun membre présent. Sa présentation aigre et froide avait toujours largement participé à son impopularité auprès de ses collègues. « L’arrestation et le procès de Kierán Graves sont terminés et, malgré ce que la presse se plait à relayer, nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une victoire. L’ensemble de notre communauté a compris, il est bien regrettable avant notre Ministère, que nous étions en guerre ». Son regard rencontra celui de chacun des Aurors, ce n’était certainement pas à eux qu’il se devait d’expliquer ce qu’était une guerre. Encore que les naïves idées pacifistes que certains entretenaient le faisaient parfois douter. L’intégrité de John Dawlish qui avait été aperçu dans la cellule de Graves avant sa soudaine perte de mémoire l'interrogeait particulièrement. Si les effectifs ne s’étaient pas trouvés si faibles, nul doute que quelques têtes auraient été coupées. « Il faut maintenant que nous gagnions cette guerre et nous ne la gagnerons que si nous la menons et pas en nous faisant menés par nos ennemis … ». Le bilan qu’il tirait de la dernière coupe du monde - bien qu’il n’y ait eu aucun mort - se trouvait encore négatif. Les Aurors protégeaient plus qu’ils n’attaquaient et aucun mangemort ne s’était vu interpellé. « J’ai ce matin porté une demande devant le Magenmagot et la Coopération Magique Internationale pour que vous ayez le droit d’user de sortilèges impardonnables dans l’appréhension des mangemorts. Je ne m’attends pas à ce que cette mesure soit immédiatement adoptée, certains sorciers se trouvent être de farouches détracteurs à cette idée - nul besoin de citer Albus Dumbledore et ses amis du Magenmagot - mais je pense, plus que jamais, qu’elle se trouve nécessaire ». Il regarda Aaron Lucas avec qui il en avait déjà longuement discuté avant de se tourner vers le reste de son équipe. « Je vous demande donc, si nous voulons gagner cette guerre, d’y apporter votre soutien dans les discussions qui concerneront ce sujet au cours des prochaines semaines. Au sein de notre ministère mais également devant la presse. Nous ne pouvons pas demander à notre communauté d’être unie si nous ne lui montrons pas l’exemple à suivre » conclut-il d’une voix aussi tranchante que lorsqu’il prononçait des condamnations.

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John Dawlish



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MessageSujet: Re: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Jeu 22 Nov 2018 - 17:48

Lorsque l’auror Dawlish reçu la convocation de son supérieur par missive magique, il s’exécuta tel un militaire surentrainé, rangea le rapport sur lequel il travaillait et se dirige vers la salle de conférence mentionnée. Son sourcil gauche s’arqua légèrement lorsqu’il y découvrit Bartemius Croupton, le Directeur de la justice magique, droit comme une barre au centre de la pièce, avec à ses côtés le Chef des aurors. Pour que Monsieur Croupton ait requis une réunion avec l’entièreté du département, la situation devait être grave. Y avait-il eu une attaque? Vu son expression stoïque, il était peu probable que la sécurité d’une masse de gens importante soit en danger, mais avec un homme tel que lui on pouvait s’attendre à tout. John salua Aaron d’un hochement de tête, puis vint prendre place en silence. Il écouta son broncher le petit discours du fonctionnaire et serra la mâchoire lorsqu’il qualifia l’arrestation de son meilleur ami comme une victoire.

L’ancien gryffondor n’était pas fermé à l’idée de pouvoir faire usage des sorts impardonnables, pour être tout à fait honnête, il ne dirait pas à griller un ou deux mangemorts avec leur propre médicomagie. Cependant, il savait pertinemment qu’il n’était pas le seul à  entretenir ce désir, à commencer par Bartemius ici présent, et que l’aveuglement, la peur, la soif de pouvoir et de domination et l’envie d’en finir avec cette stupide guerre pouvaient rapidement créer des de criantes injustices telle celle qu’avait subie Kieràn Graves. Un silence mal à l’aise, probablement motivé par les courant de pensés opposées et l’état des tensions du monde magique, régna dans la salle suite à ses déclarations. John, qui ne se sentait pas du tout intimidé par le triste conjoint de la belle Artémis, se leva pour lui adresser la parole, d’un ton qui se voulait neutre, malgré la pointe de colère qu’il entretenait pour son supérieur hiérarchique. « Monsieur Croupton, je concède qu’il est crucial que nous gagnions cette guerre – tout autre dénouement serait terrible pour tous ceux qui ne mariaient pas leurs cousins – mais notre devoir premier est d’assurer la protection des innocents. Quelles seraient les balises d’une telle utilisation des impardonnables afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus ni d’arbitraire. Je crois que tous ici s’accordent pour dire que notre ennemi est rusé et que le placement de ses pions fait en sorte que nous ne rencontrons pas que des situations blanches ou noirs sur le terrain, mais majoritairement grises. » La levée de l’interdiction sur l’utilisation des sortilèges impardonnables serait une liberté avantageuse pour les aurors, mais John ne pouvait effacer de sa mémoire le souvenir de Graves, recroquevillé sur lui-même, le regard gorgé de souffrance. Bartemius Croupton n'était pas un auror, mais un employé de bureau obsédé à établir sa supériorité face à l'ennemi et il n'était certainement pas qualifié  pour distinguer les nuances dans le feu de l'action, ainsi que John se plu à le lui rappeler, en toute politesse, bien évidemment.


Dernière édition par John Dawlish le Sam 24 Nov 2018 - 15:31, édité 2 fois
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Raven Fawkes



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La meilleure défense, c'est l'attaque.

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MessageSujet: Re: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Sam 24 Nov 2018 - 13:13

Raven avait la gorge nouée et la boule au ventre. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas été dans cet état de stress et d’anxiété permanente. En réalité, depuis la fin de ses examens. Dès qu’elle avait obtenu son poste, c’était plus une pression pour que ses collègues masculins la reconnaissent comme compétente. Pas forcément de l’anxiété. Mais là, l’enjeu était énorme. Tellement énorme qu’elle risquait de perdre son travail. Qu’elle risquait de perdre sa renommée. Qu’elle risquait de perdre de sa prestance et de son aura.
L’auror risquait de tout perdre.
C’est pourtant le visage impassible et les mains le long du corps que la sorcière se dirigea vers la salle où se trouvaient les subordonnées du Bureau des Aurors. La missive qu’elle avait reçu d’Aaron ne présageait rien de bon. Pour que tout le Département soit convoqué, l’heure devait être grave. Et elle sut qu’elle l’était lorsqu’elle vit Croupton Sr aux côtés de son supérieur et ami. Si Bartemius était là, ça ne pouvait être que pour une seule raison. Et pourtant, Fawkes espérait se tromper. Depuis l’interrogatoire de Kieran, l’ancienne Poufsouffle avait découvert le vrai visage du Directeur de la Justice, un côté qu’elle n’aurait préféré jamais découvrir. Mais surtout, Raven revoyait avec horreur le sort qu’elle avait prononcé. Un sort qu’elle n’aurait jamais pensé prononcer. Un sort qui lui procurait des sueurs froides le long du dos et qui lui avait fait revivre ce qu’elle avait vécu trente ans plus tôt.
Tout le monde était là. Elle croisa le regard d’Audrey et garda une expression neutre. Tout devait rester secret. Dawlish était là également. Raven ferma les yeux quelques instants. L’article de Skeeter ne l’aidait pas. Bien sûr, tout le monde connaissait la renommée lamentable de cette journaliste qui ne faisait que pourrir la vie des autres, mais pour le coup Raven n’y pouvait. Elle se demandait simplement comment cette femme excentrique avait accès à de telles informations. Une autre combine de Bartemius… ?
Ce dernier commença son discours et à mesure que ses paroles défilaient, la boule dans le ventre de l’auror grossissait. Il n’avait pas pu faire une telle chose… ce n’était pas humain. Ils étaient censé rétablir la paix, pas entretenir la violence… Et elle qui avait pensé que mettre Bartemius à la tête de ce Département avait été une bonne idée. Elle aurait dû se méfier depuis le début, mais son amitié pour lui l’avait complètement aveuglée. Fawkes se demanda ce qu’en pensait le Ministre. Était-il au courant ? Était-il d’accord ? Dans ce cas, ils étaient tous foutus.
Alors qu’elle gardait la bouche close, John Dawlish, un homme charmant avec qui Raven avait déjà travaillé, se leva pour faire entendre ses paroles. Il avait raison bien sûr, mais la sous-chef ne pouvait rien dire. Il ne fallait pas qu’elle dise le moindre mot suite à son discours car elle se retrouvait le derrière coincé entre deux balais. Évidemment que oui, elle était contre l’utilisation des Sortilèges Impardonnables. Mais si elle faisait entendre sa voix, nul doute que Bartemius n’allait pas hésiter à lui faire rappeler son acte d’il y avait quelques mois…
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Bartemius Croupton Sr



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MessageSujet: Re: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Jeu 13 Déc 2018 - 12:39

La réputation des aurors faisait d’eux des êtres moins disciplinés que leurs collègues de la brigade de la police magique ou des tireurs d’élite de baguette magique ; le silence qui suivit son allocution ne se trouva ainsi pas perçu comme un heureux présage par son locuteur. Il ne fut pas surpris de voir John Dawlish se lever pour prendre la parole le premier. « Aucune limite à l’usage de ces nouvelles prérogatives - répondit-il à la relativité du jeune homme par un absolutisme qui lui deviendrait un autre jour légendaire - Si vous faites face à un mangemort, armé ou désarmé, l’usage des impardonnables est autorisé sans risque de poursuite de la part de notre Ministère. Vous pourrez au moins ôter cette préoccupation de votre esprit si cela permet de clarifier votre zone grise, Monsieur Dawlish ». Le regard de Bartemius Croupton s’attarda quelques secondes sur le visage de Raven Fawkes qu’il n’avait jamais vu si déconfit. Le bois de chêne rouge serait-il devenu roseau en ployant sous le poids de la culpabilité ? Il était celui qui lui avait donné l’ordre de torturer Kierán Aloysius Graves. Lui dormait mieux depuis que le criminel se trouvait derrière les barreaux de la prison sorcière en seule compagnie des lugubres détraqueurs. « Il n’existe pas de zone grise pour eux et j’entends bien qu’il n’en existe plus pour nous » rappela-t-il de manière générale en regardant tout particulièrement la sous-chef.

Les regards de certains aurors laissaient encore deviner quelques pensées scrupuleuses qui lui firent froncer les sourcils. Les sorciers qu’il avait en face de lui, jugeait-il, ne voyaient pas plus loin que le bout de leur baguette. Derrière la zone grise et brumeuse - dont ils aimaient protéger leur conscience - il y avait un avenir pourvu qu’ils décident d’y croire. « Prolonger cette guerre pour la satisfaction de quelque scrupule personnel - pesa-t-il chacun de ses mots en les prenant tous à témoins - ce n’est pas protéger les innocents ». Il n’y avait pas besoin d’être un adorateur du sorcier Confucius et de sa littérature pour le comprendre, semblait-il au politique. Et à certains égards, ils trouvaient que certains aurors se comportaient en ‘enfants gâtés’ qui, sous couvert de prendre le temps de trier entre dragées ceux qui étaient bons de ceux qui n’étaient pas bons, prolongeaient inutilement une guerre qui avait déjà démarré en 1970. « Cette guerre existe depuis six années déjà au cours desquelles nous avons été trop faibles et vaniteux pour seulement oser prononcer ce mot » leur rappela-t-il les mandats si peu utiles de leurs prédécesseurs. Bartemius ne s’excuserait jamais de son point de vue cynique. Si le prix à payer pour écourter cette guerre était le prix de quelques erreurs de la part de sa justice, de quelques gouttes d’un sang innocent, il les sacrifierait pourvu qu’un plus grand nombre d’innocents ne périsse pas. L’histoire, voulait-il, qualifierait leur politique de victorieuse dans plusieurs années. « D’autres commentaires ? » s’adressa-t-il à la petite assemblée réunie.

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Benjy Fenwick



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MessageSujet: Re: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Sam 5 Jan 2019 - 21:12

— Moi je suis d'accord.
Au fond de la pièce, Benjy Fenwick fixait le directeur du département de la justice magique pour s'éviter de croiser les regards qu'il supposait assassins de certains de ses collègues et amis. Les bras croisés, le dos contre le mur du fond de la pièce, légèrement dans la pénombre, il ne cillait pas, se donnant presque des airs de défis. Mais pour défier qui ? Clairement pas Barty Croupton de qui, étonnamment, il partageait les idées. Alors ses collègues ? Peut-être. Il se savait l'un des seuls à trouver cohérent de se battre à armes égales et en avait même déjà fait part à Albus Dumbledore au cours d'une réunion de l'Ordre du Phénix. Mais comme il s'y était attendu, le vieux barbu était resté catégorique à ce sujet.
Voilà quelques temps déjà que le tireur d'élite se questionnait au sujet de ces sortilèges impardonnables. C'est à la suite de plusieurs missions, au cours desquelles il eut plus ou moins l'impression de pisser sur un feu de forêt en utilisant des Expelliarmus contre des Avada Kedavra, qu'il en vint à songer qu'il était insensé d'espérer vaincre une magie noire si puissante avec toutes les bonnes intentions du monde. Autant se flageller avec une baguette en mousse. Aussi accueillit-il la nouvelle réforme de Croupton avec une certaine excitation. Les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer.
— J'approuve cette nouvelle directive, ajouta-t-il en quittant son coin d'ombre pour faire un pas vers la lumière. Serons-nous formés en interne sur l'utilisation de ces sortilèges ?
Ils requéraient une magie si particulière et une part d'ombre si importante de la part du sorcier qui en faisait usage que, même avec tous les entraînements les plus poussés du monde, aucun des aurors présents dans cette salle n'aurait été capable d'exécuter ne serait-ce qu'un Imperium assez puissant pour manipuler plus de quelques minutes à peine le cerveau de l'un des mangemorts du camp adverse. Une formation était plus que nécessaire, au moins pour ne pas sombrer dans la folie que l'utilisation de ces sorts pourraient provoquer chez certains.
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John Dawlish



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MessageSujet: Re: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Jeu 17 Jan 2019 - 21:24

Aucune limite à l’usage de ces nouvelles prérogatives. Voilà une décision qui était tout aussi réfléchie que celle d’avaler d’un trait une potion inconnue préparée par un élève de première année. Par soucis de ne pas créer de gros remous, l’auror écouta silencieusement le petit discours supérieur et narquois que Croupton en se contentant de serrer la mâchoire. Son éclaircissement de la zone grise était risible et dénotait une forte méconnaissance de la réalité pratique du terrain, fidèle au comportement des dirigeants et des politiciens qui croyaient fermement être les sujets d’illuminations divines mignonne en théorie, mais archaïque en pratique. Plus l’autre austère babillait plus John avait envie de se taper le front de sa paume. Évidemment qu’il n’y existait pas de zone grise pour les mangemorts, ils n’avaient aucun scrupule et surtout personne à protéger. Ils ne faisaient qu’attaquer tous et n’importe qui. Il pétait vraiment plus haut que le trou ce moustachu à cravate. John laissa Benjy s’exprimer avant de répondre aux propos passifs agressifs du Directeur de la justice magique.

« Avec égard, Monsieur Coupton, je doute qu'il s'agisse de scrupules que de demander de mettre en place des balises quant à l’emploi des sortilèges impardonnables. Au contraire, cela me semble bien plus raisonnable que de sortir Avakedevrer toutes les silhouettes encagoulées qui rencontreront nos baguettes… encore moins de torturer le premier suspect alors que nos réserves de véritaserum sont biens fournies. » Celle-là est pour toi mec, pensa brièvement l’auror à l’intention de son meilleur ami. « D’ailleurs, et vous l’avez dit vous-même, les Mangemorts, eux, n’ont pas de zones grises et ils sont intelligents. Il est extrêmement facile pour eux de soumettre quelqu’un à l’imperium, de l’encagouler, de l’envoyer à l’abattoir et de se rire de nous. Et que faire de ceux et celles qui poseront des actes sous la contrainte, la peur, la menace et la torture? En tant qu’aurors, de protecteurs du citoyen et d’employés du Ministère, nous devons à nos sujets de gérer cette transition avec prudence et intelligence. » dit-il, lui aussi, sur les limites du passif agressif. En temps normal, John aurait simplement demandé à Aaron d’organiser un groupe de travail ou une réunion pour mettre en place des limites à l’étourderie du directeur, mais son attitude condescendante lui avait vraiment hérissé le poil des jambes et il se fit plaisir de lui répondre en public. Ne vous méprenez pas, l’auror Dawlish avait la baguette qui lui démangeait d’envie à l’idée de d’utiliser ces maléfices contre les discipline du dit Seigneur des Ténèbres, mais il réalisait bien qu’il ne devait pas être le seul et que pouvoir dansait bien souvent collé collé avec abus.

« Je suis pour l’usage contrôlé des sortilèges impardonnable, puisqu’il est vrai que cette guerre à suffisamment durée, mais tentons de ne pas créer plus de violence contre les innocents qu’ils en subissent déjà.» termina-t-il d’un ton assuré. Le cerveau de John avait déjà commencé à roule à la recherche de solutions. Il savait que chaque jour était compté et qu’ils n’avaient pas le temps de lancer un mandat d’analyse approfondi sur la question qui serait sujet à l’abrutissante bureaucratie du Ministère, mais rien n’empêchait la Direction de former une équipe multidisciplinaire comprenant aurors, juristes et policiers, chargée, en urgence, de définir les balises pertinentes à ce soudain changement législatif. Arriver à ne serait-ce qu’un brouillon de normes seraient une meilleure garanties pour les ressortissants sorciers.
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Bartemius Croupton Sr



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MessageSujet: Re: This is the day we become respectable, but first we do the dirty work | AURORS Ven 18 Jan 2019 - 12:31

Bartemius se tenait prêt à répondre à d’autres questions - voir à essuyer quelques critiques d’aurors revêches qui ne s’étaient pas encore exprimés - lorsqu’un sorcier de la brigade leur fit part de son assentiment. Le directeur acquiesça sans pourtant cesser de froncer les sourcils. Cette mine soucieuse paraissait être celle de ses nouveaux jours. Il reconnut Fenwick, le frère de Vicky. Il ne connaissait pas autrement le sorcier comme il se trouvait davantage proche de Aaron Lucas, chef du bureau des aurors, plutôt que de Edgar Blackstone, son homologue de la brigade des baguettes d’élite. Il s’apprêtait à répondre à son questionnement légitime lorsque John Dawlish le surprit - cette fois-ci - en monopolisant son attention. Et, s’exprimant avec moins de patience, il éroda également celle du directeur du département. Son attaque verbale - uniquement dissimulée sous une mince formule de politesse - brusqua en effet son intelligence plutôt que sa sensibilité. Bartemius n’avait pas besoin d’avoir suivi des études d’auror pour considérer vaine l’utilisation de veritaserum pour tirer des aveux à un langue-de-plomb lui-même entraîné à savoir y résister. Et pourquoi pas la legilimancie contre un occlumens ? Ou bien rictusempra contre les mangemorts ? Plus le grand gaillard s’exprimait, plus il semblait à Bartemius Senior que sa zone se serait trouvée moins grise s’il avait entretenu d’autres amitiés que celles de Graves et Carrow au sein de leur Ministère. Il était plus que temps d’utiliser les grands moyens contre leurs ennemis et il s’agissait justement d’un point sur lequel il venait tout juste de s’exprimer. Le directeur souhaita avancer dans le débat plutôt que de se répéter indéfiniment. « Votre première intervention, quoi que plus succincte et correcte, se trouvait déjà éloquente. Vous pourrez discuter avec votre supérieur direct de ce devoir de prudence, pourvu que celui-ci repose sur des faits objectifs plutôt que sur vos amitiés personnelles, si cela vous satisfait » trancha-t-il dans ce qui ne se trouvait être ni plus ni moins qu’un rappel à l’ordre de la hiérarchie la plus basique. Croupton avait évoqué la satisfaction de quelque scrupule chez les aurors, mais ne voyait finalement rien d’autre dans la poursuite de cette conversation que celle de l’égo de l’un d’eux en particulier. Et ce dernier, en dépassant les limites de la hiérarchie, venait d’y mettre un terme naturel. Le directeur craignait, s’il était invité à continuer à s’exprimer, que la baguette armée n’en franchisse une plus dangereuse encore. La rebuffade dont il s’était targué pour défendre son ami emprisonné, l’oeil brillant de stupidité comme un croup, n’était pas si éloignée de l’idéologie de leurs ennemis soucieux de faire prévaloir leur lien (quoi que du sang plutôt que de l’amitié) sur la justice. L’auror désireux de faire des procès plutôt que des arrestations aurait peut-être dû commencer par organiser le sien …

Le regard sévère du directeur ne s’attarda pas plus longtemps sur lui et se porta de nouveau sur l’ensemble du groupe avec lequel il entendait discuter. « Nous souhaiterions pouvoir mettre rapidement cet apprentissage en place - répondit-il finalement à la question du tireur de baguette d’élite - Monsieur Lucas et Blackstone choisiront parmi leur service un auror et un tireur dont ils souhaitent s’entourer pour se rendre ensemble à Durmstrang ». Les directeurs étaient en effet plus à même de distinguer parmi leurs pairs les mieux indiqués pour démarrer cette formation. « Le directeur de Durmstrang, ainsi que nos homologues étrangers, ont déjà répondu positivement à la demande de les accueillir si le Magenmagot et la Coopération Magique Internationale tranchent en faveur de cette nouvelle loi. Vous serez ensuite formés en interne par vos collègues à la seule discrétion de vos chefs qui m’en rendront régulièrement compte. Vous bénéficierez également d’un suivi par le service psychomagie de Sainte-Mangouste ».
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