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La maison gagne toujours | MORAN

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Evan Rosier



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MessageSujet: La maison gagne toujours | MORAN Ven 7 Déc 2018 - 13:40

L’alcool pur, autant que l’argent sale, coulait à flot au Royal Flint Casino. Et parmi la lie de l’humanité, Evan Rosier évoluait tel un prince. L’adolescent qu’il était à l’école avait longtemps rêvé d’un tout autre avenir. Il s’était figuré poursuivre une brillante carrière chez les Faucons de Falmouth - loin des mangemorts, loin de son épouse également - car il ne s’était jamais senti libre que sur son fidèle balai. Mais la roue de la vie tournait aussi rapidement que celle ensorcelée du casino et rares étaient les circonstances qui ne favorisaient pas la maison. Le soleil finissait toujours par se lever après la nuit de débauche et les badauds, invités à regagner leur foyer, réalisaient avec effroi que leurs poches se trouvaient vides. L’héritier avait donc troqué son juvénile sentiment de liberté - et plus durement la légèreté de ses mœurs - contre une allégeance au camp gagnant. Le Royal Flint Casino dont il était devenu l’associé était devenu le lieu parfait pour ses nouvelles affaires lesquelles n’avaient rien à voir avec de la saine villégiature. En contrepartie d’une belle part sur les bénéfices, lui n’offrait pas uniquement à ce haut lieu de la luxure la protection des mangemorts mais une commission sur tous les deals illégaux qui se scellaient par une poignée de mains dans le boudoir privé.

Le sorcier, au nom reconnaissable par le joyau représentant une rose rouge qu’il portait à la boutonnière, sortait justement de la salle farouchement gardée par un troll de sécurité. Les murs du casino étaient dénués de toute horloge - tout était fait pour que la clientèle perde ici la notion du temps comme de l’argent - mais les épaules de Rosier étaient lasses. Un coup d’oeil à sa montre lui confirma qu’il était déjà tard alors il se dirigea vers le bar pour se requinquer d’un verre de son alcool préféré. « Un rusty sickle » commanda-t-il. Les éclats de rires et le tintement des gallions et jetons résonnaient partout autour de lui aussi ensorcelants que le chant de sirènes. Le jeune homme ne semblait pourtant guère s'intéresser à autre chose que la croupe de la jolie serveuse occupée à verser la bonne mesure de drambuie dans le pur feu. Le tremblement de ses mains indiquait qu'elle était nouvelle et, dans son empressement, elle oublia les glaçons. Il se montra avec elle bien plus tolérant qu'il ne l'aurait été avec un elfe et porta le bout de sa baguette vers son verre pour en refroidir lui-même le contenu ambré.

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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Mer 12 Déc 2018 - 21:03

« DU PUR FEU MON GARÇON ». Moran avait du se résoudre à chercher du travail pour pouvoir vivre correctement. « Un whisky !». Il lui était intolérable de demander de l'argent à ses parents alors qu'il pouvait vivre de ses propres deniers. « Un malt pour moi et pour la demoiselle ce sera ...? ». C'est donc dans l'atmosphère étouffante de luxure et de transpiration des plus dépravés, que le jeune Écossais servait des alcools forts au bar du Casino Flint. Une large rasade versée dans un verre destiné à un alcoolique, qu'il observa avaler le contenu cul sec avec envie, lui rappela douloureusement combien il aimait l'alcool. Son abstinence était encore récente, et il se demandait si travailler dans un bar était une bonne idée. Il ferait mieux, à dire vrai, de plier bagage tout de suite pour ne pas mettre à mal tous ses bons sentiments. Gardenia, par ailleurs, ne savait pas qu'il avait une nouvelle vie après les cours qui le faisait rentrer plus tard. Sans doute pensait-elle qu'il profitait de leur vie de couple libre, et il aurait préféré que ce soit le cas. A la place, il devait abreuver de sombres alcooliques dans un casino sorcier de Londres. Il devait avoir l'air d'un parfait barman de la banlieue londonienne avec son chiffon mouillé balancé négligemment sur son épaule pour essuyer les verres qui ne se séchaient pas par magie. Son sortilège avait été lancé sans qu'il ne soit pleinement focalisé dessus, il fallait bien dire que la serveuse tout aussi nouvelle que lui avait des atouts que ses yeux de mâle ne pouvaient pas négliger. Malheureusement, elle semblait un peu nerveuse, ou gauche, il n'était pas encore certains, et elle faisait gaffe sur gaffe. Deux minutes avant qu'elle ne revienne, elle avait renversé la moitié du verre sur les chaussures en cuir de dragon d'un client et Moran avait dû s'excuser pour elle comme elle était devenue muette.

De loin, le jeune homme voyait des gobelins empocher mise sur mise, et il sourit devant la mise en scène des créatures qui étaient visiblement ravies de récupérer leur or. Leurs doigts ratatinés et gras étaient semblables à ceux qui s'enroulaient autour des verres qu'il servait à tous les clients qui s'asseyaient sur le tabouret. Alors qu'il écoutait un homme de cinquante ans lui raconter qu'il était chirurgien dentaire chez les trolls, il vit arriver au bar Evan Rosier. Le cynisme nouvellement développé du garçon, se trouva déçu de ne pas voir de séquelle des quelques coups de poings qu'il lui avait donné à la fin de l'année passée. Et Tabitha, la serveuse, gaffa encore en oubliant les glaçons dans le verre de l'ancien Serpentard. Moran commençait à se dire qu'il allait finir par avoir des problèmes à cause de l'incompétence d'une autre. Hélas, elle était déjà repartie et alors qu'un client mesurant six fois sa taille et deux fois sa largeur s'assit à deux sièges d'Evan, il dû se résoudre à s'approcher de lui. La commande laissa le jeune homme tout à fait circonspect mais il se contenta de servir le liquide ambré dans un verre sans rien dire, avant de s'approcher de Rosier. Il était au courant, et heureusement d'ailleurs, qu'Evan avait une part non négligeable dans le business qui s'était développé ici. Il doutait cependant qu'il en soit l'investigateur comme il lui avait paru que son cerveau était résolument vide. « Je suppose que pour toi, c'est la maison qui paie ? » grinça-t-il des dents en se saisissant d'un verre pour ne pas fulminer ouvertement devant l'héritier Rosier qui semblait adorer son verre de rusty sickle.


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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Ven 28 Déc 2018 - 14:57

Lorsque la voix trop familière du barmaid chatouilla les oreilles de l’homme d’affaires, celui-ci grimaça en reposant son verre comme si le contenu ambré s’en était instantanément mis à tourner. « Moran Powell - identifia-t-il en pivotant légèrement sur son tabouret le sorcier en noeud papillon comme celui qui avait ce don de lui gâter décidément tous les plaisirs les plus voluptueux de la vie - Toujours du côté perdant de la frontière » conclut-il son introduction avec un sourire sardonique. Le pur face au traître, l’anglais face à l’écossais, le patron face à l’employé.  « Je lève mon verre à ça ! » exécuta-t-il le geste comme un doigt d’honneur sans prendre la peine de répondre à sa question rhétorique. Rosier, dont le positionnement politique se rapprochait chaque jour de l’absolu, trouvait pathétique son interlocuteur. Et il était intolérable de s’être fait rouler par quelqu’un que l’on dépréciait de manière si véhémente. Le muscle de sa mâchoire se contracta tandis qu’il portait ailleurs son regard clair. Il ne prévoyait pas pour autant de sortir la baguette pour répéter l’esclandre qui avait clôturé leur scolarité. Le mangemort avait trouvé d’autres hippogriffes à fouetter depuis et cela n'aurait pas été malin pour ses nouvelles affaires. Virer son ennemi ? Son sort ne lui aurait de toute façon guère paru, pour l’héritier élevé dans l’opulence, plus enviable que celui qu’il embrassait actuellement. Il servait après tout des verres avec à peine plus d’élégance qu’un elfe de maison.

Il était néanmoins difficile de résister à l’envie de tourmenter l’impatience de l’impulsif sorcier qui lui faisait face. L’adolescent devenu homme n’avait pas foncièrement changer. Il restait un prédateur qui s’amusait avec ses proies … le plus souvent du bout de sa baguette et caché sous un masque ces derniers jours. Il était devenu plus sombre qu’il ne l’était écolier. Le teint plus blême que diaphane et les cernes sillonnant son regard attestaient d’un rythme de vie qui lui était devenu détestable. Rosier n’était peut-être pas du mauvais côté du bar mais appréciait-il pour autant sa vie adulte ? Il porta de nouveau son verre de rusty sickle à ses lèvres, il ne percevait plus aujourd’hui sur le bout de sa langue que le goût cendré du contenu ambré. C’était son oncle - aujourd’hui torturé au fond d’une cave par son autre oncle - qui avait éduqué son palais aux meilleures cuvées fut un temps à la fois proche et lointain. « Tes compétences en métamorphoses doivent t’être foutrement utiles pour - et il fit tourner sept fois son verre dans sa main pour réellement réfléchir au moindre talent de sorcier que nécessitait le travail de barmaid - transformer l’eau en vin en fin de service peut-être ? » finit-il par suggérer sans desserrer les dents de la jugulaire de celui qu’il accusait, et accuserait toujours, de sa présente déchéance.

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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Lun 31 Déc 2018 - 22:33

L'atmosphère qui régnait au Royal Flint Casino était toute particulière. Assurément différente du genre de pub qu'il fréquentait, lui, un Écossais pur souche. Ceux dans lesquels il allait s'échouer ▬ au moins avant qu'il ne s'arrête de boire ▬ étaient peuplés d'une population plus pauvre, plus simple et plus, il fallait bien l'admettre, alcoolique. Ce qu'il voyait défiler, en posture de barman ici, lui commandait certes le même type d'alcool que ce qu'il buvait lui-même pendant ses propres périodes sombres, mais ils savaient se réfreiner. En tout cas le pensait-il sincèrement, jusqu'au moment où un individu douteux tituba jusqu'à lui pour lui demander du scotch. Moran lui aurait bien dit non, pour épargner sa conscience, mais pour du scotch, il ne savait jamais dire non. Comment pouvait-il le refuser à un homme, lui-même qui se le refusait et qui le vivait tout particulièrement mal ? Malheureusement, il aurait mieux fait de le lui refuser, se disputer, et le jeter du Casino à coup de poings ▬ pour finir viré deux heures plus tard ! ▬ car maintenant, il devait se farcir le visage mauvais d'Evan Rosier. Il haïssait ce garçon du plus profond de son âme. Son sourire nasillard lui donnait de furieuses envies de meurtres, qu'il canalisa dans un essuyage consciencieux de son verre. Ses yeux verts s'accrochèrent à ceux gris de son ancien camarade de dortoir, à qui il répondit tout d'abord par un sourire narquois : « Enfin, ça dépend du point de vue, froggy ». Le jeune homme n'en revînt pas lui-même de son audace. Après tout, il pouvait être viré d'un claquement de doigts... Mais depuis qu'il avait appris sa future paternité, et depuis qu'il était marié, l'Écossais n'en avait plus rien à faire. Il pouvait être viré, battu, il s'en foutait royalement. L'ordre de ses priorités avait été revu, depuis sa sortie de Poudlard. Toutefois, outre cela, une révolte sourde bouillonnait à l'intérieur de ses veines et elle désirait exploser à la figure du jeune homme qui sirotait son rutsy sickle. Il s'était tut pendant sept avant de lui rendre l'appareil d'une manière dont il n'était pas peu fier. Mais Evan n'avait certainement pas oublié l'affront. Quelle serait donc sa revanche ? Moran déglutit tout en l'observant du coin de l'oeil pendant qu'il versait du cognac à une dame d'un âge tout à fait respectable. Il pensa, en la voyant, à sa grande tante Ann. Même carrure, mêmes cheveux... Fort heureusement, sa tante tenait mieux l'alcool et avait un accent plus dramatiquement incompréhensible !
Les paroles de Rosier l'arrachèrent cependant à sa contemplation étrange, et il attrapa un verre pour le laver. Il s'esclaffa sans discontinuer : « Ah, tu penses que je ne fais que servir des alcooliques, hein ? ». Il s'amusa pendant quelques instants de cette naïve idée qu'avait émit Evan. « Je me sers en effet de la métamorphose pour régler les soucis en fin de service... Tout autant que je m'en sers au début pour permettre quelques économies. Cela dit, je ne sers des verres que pour me changer les idées » admit-il en posant un verre sur le bar. Il dû farouchement résister contre ses envies d'alcooliques. Le jeune homme en face de lui, de toute manière, se fichait bien de savoir ce qu'il faisait de sa vie, tout comme lui se fichait de la sienne. Cependant... « Félicitation pour ton mariage »ne put-il s'empêcher de le railler en y prenant du plaisir, alors même qu'il était sans doute dans le même état de détresse que lui. Il n'était pas étranger, en effet, aux affections toutes particulières de l'héritier pour les charmantes jeunes femmes. Néanmoins, il doutait sincèrement qu'une bague au doigt l'empêche de faire quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Ven 11 Jan 2019 - 11:43

Les origines françaises et classieuses de l’héritier se trouvaient suffisamment lointaines pour que le surnom dont le serveur l'affubla ne l’affecte autrement que par sa familiarité déplacée. Ce jeu ne se trouvait pourtant pas nouveau entre les deux jeunes hommes qui avaient toujours partagé, en plus d’une maison et d’un dortoir, une dangereuse animosité. Lorsque Moran se défendit de ne pas servir que des alcooliques, Evan resta encore railleur. Servir des verres pour se changer les idées ? Salazar Serpentard se serait retourné dans son tombeau. « Tu travailles aussi chez les moldus pour ton épanouissement personnel ? Ils offrent toute une gamme de hobbies de ce type faute de pouvoir compter sur les elfes ! » s’amusa-t-il en coinçant une olive entre ses dents carnassières. Il ne doutait pas que le serveur ait poursuivi d’autres ambitions, il aurait sinon été bien fou de s’en vanter devant lui. Le plaisir de l’insulter se trouvait simplement irrésistible.

Moran n’était néanmoins pas le seul à jour d’une destinée sans surprise, Evan lui-même avait logiquement embrassé celui d’époux après son diplôme. C’était mornille courante parmi les grandes familles, les mariages avaient été nombreux pendant l’été dans leur société, aucun n’avait par ailleurs défrayé la chronique. Il se trouvait évidemment dans l’ignorance de celui de son interlocuteur avec une traîtresse de longue date. « Le mariage est plus plaisant qu’il n’y paraît - constata-t-il tout simplement en retenant surtout le charme tout particulier que revêtait son épouse au lit - ce n’est ni plus ni moins qu’une sorte de prostitution consacrée ». La conception de l’héritier n’était certes pas des plus romantiques et, maintenant qu’il accédait librement au corps de celle qui avait si longtemps réfréné ses passions, il se donnait à coeur joie d'assouvir autant que d'asservir. Il ne put s’empêcher de rire doucement dans son col comme le monstre qu’il était assurément devenu. Il ignorait tout de l’amitié secrète que le serveur portait à son épouse, il se serait sinon évidemment plu à détailler toutes leurs frasques pour le remplir de malaise. « Mrs Rookwood doit en faire une sacrée ! » s’amusa-t-il plutôt à traiter leur ancienne camarade de prostituée pour mieux guetter la réaction de celui qui semblait toujours avoir eu une faiblesse pour elle.
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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Mar 15 Jan 2019 - 20:48

Des années avaient beau s'être écoulées depuis qu'il avait rencontré l'héritier Rosier, Moran ne pouvait pas franchement dire que son avis sur son ancien camarade de dortoir avait changé. Il l'avait toujours trouvé imbuvable et cela ne changeait pas. Il fallait dire qu'Evan ne faisait aucun effort pour apparaître sympathique. Son regard provocateur et son sourire goguenard n'atteignait fort heureusement plus le jeune homme depuis qu'il avait eu l'occasion de mettre les points sur "i" avec lui l'année dernière. Il n'aurait jamais pu penser que régler ses comptes avec lui, par la voie des poings, pouvait lui procurer un si incroyable sentiment de satisfaction. En bon raciste comme il se plaisait à l'être, Evan lui servit le type de phrase typique qui amusait grandement Moran. Il sourit, en continuant d'essuyer ses verres, sans rien dire de prime abord. En réalité, il ne travaillait pas dans les pubs moldus. La magie lui était bien trop utile au quotidien - même pour servir des pintes ! - et il n'avait pas envie de passer une soirée sans pouvoir se sauver la mise. Ce n'était pas qu'il avait deux mains gauches, pas du tout même, mais casser un verre n'était pas rare non plus. Dans un pub sorcier il pouvait réparer son méfait d'un coup de baguette, chez les moldus... Ça partirait dans une "holà" dans le pub. « Jamais de la vie » répondit-il sur le même ton sarcastique que son ancien camarade, sans s'épancher cependant davantage sur le pourquoi du comment : « Cela t'irait bien, cela dit ». C'était sans parler du fait qu'il avait réellement la flemme d'aller faire le change de ses pièces et billets à Gringotts. Il regretta de ne pas pouvoir se servir un verre et devant l'absence de monde au bar, l'Écossais s'affala sur sa chaise, tout en sortant sa baguette pour organiser son espace de travail.
La réflexion qu'il n'avait pu s'empêcher concernant le mariage de son ancien camarade lui revînt en pleine figure devant le terme de prostitution consacrée. On ne pouvait pas dire qu'il partageait son avis alors qu'il avait lui-même une bague à son annulaire. Considérant sa propre relation avec sa femme, dans laquelle il n'y avait aucune pseudo-fidélité, il n'était pas forcément d'accord. Ou peut-être que si. L'expression d'Evan le laissait circonspect et il était trop tard pour qu'il s'épanche dessus. Mais Evan ne serait pas Evan s'il n'était pas capable de distribuer les coups bas, et la réflexion qu'il fit sur Daisy le saisit avec une telle virulence que c'était comme s'il était entré dans un lac gelé à moins trente degrés. Si ses joues blanchirent de rage, il veilla à rester calme pour se contenter d'un regard assassin. « T'as un problème avec elle » remarqua-t-il comme s'il était détaché de la jeune femme - ce qu'il était en fin de compte depuis qu'il avait mit fin à leur relation dans l'obscurité de leur salle commune - et qu'Evan ne l'était pas. A dire vrai, ces dernières années, sinon, pendant leur dernière année, il avait été particulièrement virulent avec lui concernant l'héritière Blackstone. Sans doute avait-il senti, avec son museau de prédateur sauvage, qu'il y avait quelque chose d'étrange entre eux qui avaient tendance à manger toujours à côté sans pourtant s'adresser un mot. Il fallait bien dire que d'explosions de disputes intempestives, les deux adolescents étaient passés à la vue de tous, à une relation franchement indifférente et platonique. Moran cependant, pendant tout ce temps où ils avaient été ensemble et même après qu'ils aient rompu, n'avait jamais pu s'empêcher de faire glisser un peu trop souvent ses yeux sur la future mariée. Ce que Rosier n'avait sans doute pas manqué de noter. « T'as fini ? » lui demanda-t-il en voyant son verre vide, priant pour qu'il ne quitte le bar et le laisse travailler tranquille, « ou tu veux peut-être que j'appelle Tabitha pour reluquer encore son derrière ? ».


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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Mer 27 Fév 2019 - 10:50

Cela t’irait bien, cela dit. La chance voulut que la provocation du serveur fuse un peu en dessous - ou plus certainement loin au-dessus - du discernement de son interlocuteur. Evan se trouvait si farouchement empêtré dans les théories qui traitaient les moldus en race inférieure que la simple idée d’évoluer parmi eux ne pouvait l’atteindre. L’invitation était aussi absconse que l’aurait été celle de rejoindre un troupeau puant de veaudelunes pour braire sous la lune. Ce fut d’un air tranquille que l’héritier poursuivit la dégustation de son rusty sickle. Il était curieux de constater que la vue de son ancien camarade se trouvait moins intolérable depuis que chacun s’était employé à refaire le portrait de l’autre à coup de poings et de battes. L’héritier ne le considérait certes pas au rang d’égal - ni même n’entretenait pour lui le moindre résidu de respect - mais leur conversation lui plaisait pourtant en le plongeant dans un étrange sentiment de nostalgie. L’échange se trouvait d’autant plus délectable pour lui qu’il paraissait faire grincer les dents de son interlocuteur. Ils s’entendaient, encore et continuellement, comme chien et chat.

Rosier s’amusa à comparer Daisy Rookwood à une prostituée. Il lui semblait que c’était après tout en effet sous ce jour qu’elle devait apparaître à son époux dans son plus simple appareil. Le trentenaire n’avait à son sens pas trente six solutions - mais uniquement deux - pour glisser une femme aussi jeune dans ses draps. La prostitution et le mariage. Moran Powell, s’il ne lui fit pas le plaisir de s’étrangler de sa remarque, ne rigola pas pour autant non plus. Et il aurait été mentir de dire que son imperturbable faciès ne chiffonna pas un peu l’humeur joueuse de l’ancien poursuiveur de son équipe. « Détrompe toi - se défendit-il du problème pour mieux se confesser - Daisy est l’une des rares sorcières que je considère comme mon amie ». Dans un temps lointain au cours duquel il avait été lié à Azelma, Daisy avait été la meilleure amie de cette dernière. Il avait bien envisagé de la peloter lorsque ses fiançailles avaient été rompues mais elle avait presque aussitôt revêtue la robe maritale. « Je regrette simplement que notre amitié ne se soit jamais assortie de bénéfices du court temps où cela était encore possible ». Le serveur le pressa pourtant de finir plus vite d’épancher ses ridicules états d’âme. Les verres qu’il lui servaient étaient certes gratuits, c'était de bonne guerre. Un sourire séduit traversa le visage de Rosier lorsque Powell évoqua le postérieur de sa collègue maladroite. « Tu n’es malheureusement pas ce genre d’ami ou ton sens de la camaraderie m’aurait plus manqué » répondit-il simplement de son bon verbe en poussant vers lui son verre vide pour un refill. Ce fut alors qu’il remarqua l’alliance discrète qui brillait au doigt du serveur occupé à sa tâche. Cette simple observation lui insuffla une pensée plus cruelle et dangereuse. Le sang pur qui lui faisait face avait-il souillé son nom ? « Je peux te demander ce que tu fais quand tu ne nous amuses pas avec ton excellente imitation de l’elfe de maison ? ». Le ton du sorcier était encore léger mais quelque chose se trouvait pourtant sensiblement différent dans le timbre de sa voix.


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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Sam 2 Mar 2019 - 15:57

Les provocations entre les deux sang-purs allaient sans dire, et ils prenaient tous les deux un malin plaisir à provoquer l'autre pour avoir une quelconque réaction, qui les ferait rire. Evan, malheureusement, semblait plus doué pour faire sortir Moran de ses gonds que l'inverse. Il fallait dire que son bouillonnant sang des Highlands était sans nul doute beaucoup plus survolté que le pragmatisme qui coulait naturellement dans les veines du vil anglais. Depuis qu'ils s'étaient battus - presque à mort, notons-le - les deux semblaient vivre dans une espèce d'armistice. S'il était agacé de le voir ici et de savoir qu'il était son patron, l'ancien Capitaine ne ressentait pas particulièrement la même haine que celle qu'il avait à Poudlard. Sa nouvelle vie d'adulte, son futur statut de père et son occupation étudiante, le tenaient éloigné de ses envies de meurtre. Sans doute que voir moins souvent celui qui avait partagé son dortoir, y jouait pour beaucoup. Car en effet, depuis qu'ils avaient quitté Poudlard, les deux anciens élèves ne s'étaient pas vus. Ils n'auraient eu aucune raison de le faire par ailleurs, et c'était bienheureux comme cela. De plus, ne plus le voir s'approcher de Daisy l'aidait à se sentir moins jaloux. Moran n'avait pas ce genre de tempérament en règle générale, mais la nouvelle Madame Rookwood avait toujours su tirer de lui des réactions insoupçonnées, de telle manière qu'il vivait très mal son amitié avec l'héritier Rosier. Evan, qui était une mauvaise herbe qui repoussait partout, avait bien entendu remarqué la tendance agacée qu'avait son compagnon de dortoir de le regarder lorsqu'il les surprenait à discuter. Il lui avait tellement pourri la vie que le savoir ami avec cette fille qu'il avait tant aimé, le retournait de rage. « Tu as dans ce cas une façon bien particulière de qualifier tes amis » répondit-il d'un ton glacial. Il ne put empêcher un regard mauvais de s'attarder sur les traits du garçon. Sa médisance mériterait de lui revenir en pleine tête. Mais l'Écossais, hélas, n'avait plus vraiment de raison de s'énerver. Daisy et lui, c'était fini depuis début février. Il l'avait quitté alors qu'elle lui avait offert un délicat cadeau d'anniversaire qu'il portait à sa hanche puisqu'il s'agissait d'un porte-baguette. La phrase qu'ajouta son client ou son patron - tout dépendait comment on regardait le schéma - marqua un coup d'arrêt aux gestes du jeune homme. « Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda-t-il en plissant les yeux. Moran n'était pas stupide, mais sa fierté de garçon encore amoureux le rendait irritable lorsque l'on mettait sur la table toute question qui touchait à son ex. C'est qu'il avait été au mariage sous un autre habit que celui d'un costume, et perché dans un arbre, il avait pu être aux premières loges pour constater la désastreuse conséquence de sa décision. Ce souvenir semblait le hanter comme le corps d'un mort que l'on veillait sur un lit, et il rangea ses verres, tout en pressant Evan de partir. Il ravivait avec plus de virulence que jamais des sentiments que le jeune homme désirait enterrer profondément. Ces sentiments l'avaient poussé vers l'alcool de manière déraisonnable, et si sa vie était maintenant un champ de ruine, c'était à cause de cela. Ainsi étaient les conséquences malheureuses de la rupture d'un couple non conventionnel. « Détrompe toi » s'esclaffa Moran en regardant justement Tabitha revenir pour lui commander deux Bloody Mary, « mais tu n'as jamais pu le constater, puisque nous ne sommes heureusement pas amis ».
Le jeune homme s'affaira à se saisir de sa bouteille de vodka et de son jus de citron, alors qu'Evan vicieusement, posait une question en apparence toute innocente. C'était sans compter l'anneau qui brillait à l'annulaire du garçon. Toutefois, il fit mine d'être stupide et répondit : « J'étudie à l'école supérieure. Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ? » répondit-il rhétoriquement en ajoutant son jus de tomate. Affairé à sa tâche, il releva ses yeux sur Tabitha qui s'en allait en bougeant de manière admirable la zone de son corps que Moran observait.


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I leatsa m'anam gus an criochmaich ar saoghal. Is tu fuil o' mo chuislean, is tu cnaimh de mo chnaimh.
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Evan Rosier



MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: La maison gagne toujours | MORAN Mar 12 Mar 2019 - 10:08

Moran argua de leur inimité et Evan, portant théâtralement une main à son coeur, feint d’être blessé avant d’éteindre le début d’un rire dans le contenu d’une nouvelle liqueur. C’est qu’on avait jamais vu l’héritier - hormis pour tromper l’ennui en même temps que sa fiancée - fréquenter qui que ce soit dont la lignée et l’allégeance n’étaient pas réputées pures. Son ancien capitaine jouissait peut-être d’une heureuse naissance mais s’était au contraire appliqué à la ternir en s’entourant des mauvaises personnes. Il lui tendit bientôt la batte, quoi que non littéralement cette fois-ci, pour l’interroger sur ses attentes. « D’aucuns s’attendraient à ce que tu prennes des décisions stupides, tu expérimentais déjà à l’école -  offrit-il une réponse de bonne guerre avant de souligner un excellent exemple de la débilité de ses décisions - et vois à tenir quelle conversation te conduit aujourd’hui ton hobbie ». Il se pencha légèrement vers le serveur en vissant son regard le plus vicieux dans le sien pour continuer à le provoquer en parlant un peu plus bas. « Tu souhaites vraiment que j’explicite la manière dont j’aurais souhaité détourner mon amitié avec Mrs Rookwood ? - souffla-t-il entre ses canines - Ses courbes doivent vraiment te manquer pour que tu m’invites ainsi à les souiller avec mes palabres … on pourrait s’égarer après quelques verres et lancer le même pari pour elle que pour ton amie espagnole ! ». Et le garçon bien né - mal pensant - de reculer au fond de son tabouret dans un éclat de rire résolument amusé. Il évoquait cet acte cruel avec le serveur comme une joyeuse anecdote (et c’était bien après tout ce dont il s’agissait à ses yeux). La dernière fois que son camarade l’avait invité à partager ses pensées les moins honorables avec une femme, le jeu avait atteint une méchante limite. S’il parvenait à séduire la blairelle, il s’octroyait le droit de la faire souffrir. S’il échouait, elle échappait à sa cruauté de serpent. La conclusion qu’il n’avait certes pas vu venir était que sa fiancée s’érigerait en juge plus dangereuse encore. La seule insensibilité que lui s’était permise avec sa proie avait été, à la fin de l’histoire, de la traiter avec sa plus froide indifférence.

Ses propos provocants ne visaient pourtant qu’à agacer son interlocuteur pour lui faire commettre une basique erreur. Sa cible n’était certes pas plus son confrère mangemort que l’épouse de ce dernier. La question le taraudait de savoir à qui le liait l’alliance qu’il portait à son annuaire comme, sans doute, la réponse aurait été un excellent prétexte pour lui rendre une autre visite sous son masque de mangemort. La nostalgie qu’il entretenait de ces sept années à partager un même dortoir ne retiendrait pas sa baguette d’un funeste sortilège, bien au contraire. Le blason de leur ancienne maison n'en reluirait que davantage. « L’école supérieure n’est pas si chère, pourquoi travailles-tu ici ? » l’interrogea-t-il sans que la moindre trace d’amusement ne suinte plus dans sa voix.

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