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C'est l'été sur ATDM ! Pour l'occasion, le cirque Arcanus a planté sa tente à Londres, pour tout l'été (plus d'explications ici). La partie Poudlard sera de retour dès le 1e septembre. D'ici là, bonnes vacances à tous !
Félicitations aux Gryffondor pour la coupe des quatre maisons !
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tell me what's wrong, son — ABRAHAM

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Ministre Harold Minchum



COTÉ DU BIEN
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MessageSujet: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyDim 9 Déc 2018 - 15:55

Alors que les vacances venaient de débuter et que la maîtresse de maison préparait le repas, le père de la famille Minchum affichait une mine soucieuse. Ses lèvres étaient pincées en un rictus irrité et il y avait entre ses deux sourcils un petit pli comme lorsqu’il était penché sur un dossier urgent. Cette fois-ci, le dossier urgent n’était nul autre que son propre fils. Il ne comprenait tout bonnement pas le contenu de la lettre que Filius Flitwick lui avait envoyé. Il devait y avoir une erreur, l’élève qui était décrit ne ressemblait aucunement à son garçon…
Harold posa la lettre face à lui, dénoua un peu sa cravate et s’enfonça dans son fauteuil noir qu’il fit pivoter de droite à gauche. Il se remettait en question, il remettait en question l’éducation qu’il avait inculquée à Abraham et se disait que si son fils séchait les cours, c’était qu’il y avait une raison. On ne faisait rien sans raison, n’est-ce pas ? Et pourtant, lui qui était si proche du jeune Serdaigle, il ne parvenait pas à voir ce qui clochait. Était-ce un problème venant des cours ? Est-ce que des camarades l’embêtaient ? Être le fils du Ministre de la Magie ne devait pas être facile, Minchum en était bien conscient. Mais que faire ? Il ne voyait pas la source du problème, et pourtant il y en avait un. Depuis quand ? Aucune idée. Le dirigeant ne comprenait tout bonnement pas ce qu’il se passait et le seul moyen de le savoir était de s’entretenir avec son enfant. Son seul enfant.
— Abraham ? Tu peux descendre un instant s’il te plaît ? Je suis dans mon bureau ! l’appela-t-il.
Harold entendit les pas de son fils fouler l’escaler principal et attendit que la porte s’ouvre. Comme d’habitude, lorsqu’il vit ce visage qui était un si beau mélange de ceux de ses parents, le cœur d’Harold s’adoucit. Comment aborder le problème avec lui ? Ce n’était pas quelque chose d’évident. Le mieux était de lui montrer ce qu’il venait de recevoir. Il attendit que l’élève s’approche de la table avant de prendre la lettre et de la positionner face à lui.
— Tu peux m’expliquer ça ?
Il n’y avait aucune agressivité dans sa voix, seulement de l’incompréhension.


Dernière édition par Ministre Harold Minchum le Mar 5 Mar 2019 - 22:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyDim 9 Déc 2018 - 16:35


Plus les années d’étude à Poudlard passaient, plus le travail extra-scolaire que les professeurs demandaient à leurs élèves s’intensifiait. Et même si la plupart d’entre eux étaient rentrés chez eux pour les fêtes de fin d’année, ces vacances n’allaient pas rimer avec oisiveté. McGonagall ne l’entendait pas de cette oreille ! Aussi, quelques jours après Noël, au lieu de lire un bon livre blotti près du feu et du sapin décoré, Abraham était affairé à rédiger un devoir de métamorphose avec une assiduité qui ne lui ressemblait guère. Souhaitant en finir le plus vite possible avec cette corvée, il s’y était attelé dès la fin du repas et n’avait pas levé le nez de son parchemin depuis bientôt deux heures. Il en était rendu à la conclusion de sa dissertation lorsqu’on vint le troubler, le hélant à travers la maison. Son ministre de père le réclamait dans son bureau.
« J’arrive, Papa. Deux secondes ! » répondit-il avant de finir sa phrase et de reposer avec soin sa plume aux côtés de son encrier.
Ne se doutant pas un seul instant du piège dans lequel il allait se jeter, il descendit quatre à quatre l’escalier et se présenta à la porte du bureau. Il trouva le ministre assis dans son imposant fauteuil noir, un parchemin à la main. Abe s’avança dans la pièce et s’aperçut alors de l’expression préoccupée de son père qu’il reprit aussitôt, comprenant qu’il y avait un problème.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda-t-il presque candidement.
« Tu peux m’expliquer ça ? »
Son père lui tendit le dit-parchemin. Bien évidemment, la première chose que le jeune Minchum remarqua fut le blason écartelé de Poudlard. Non, ça ne présageait rien de bon … Il parcourut la lettre que le Professeur Flitwick, directeur de Serdaigle, avait adressée bien cordialement au Ministre de Magie en sa qualité de père et tuteur légal au sujet du comportement fâcheux de son fils.
« Je ne comprends pas, » murmura Abe, incrédule.
A vrai dire, il comprenait parfaitement les raisons qui avaient poussées son directeur de Maison à prendre sa plume. Notes passables, manque d’attention en cours quand, du moins, Abraham ne les séchait tout simplement pas et plus encore. L’accusé était parfaitement au fait des allégations qu’on pouvait lui porter. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était la situation à laquelle il se trouvait présentement confronté, face à son père, impassible. Il sentit son rythme cardiaque s’accélérer. Comment pouvait-il se sortir de là ? Devait-il faire le deuil des illusions des quelles il avait bercé ses parents depuis si longtemps ? Non, il le refusait.
« Il doit y avoir une erreur, » prétexta-t-il en tendant à nouveau le bout de parchemin à son père, sachant très bien qu’il n’y avait pas mille Minchum à Poudlard et encore moins à être le fils du Ministre de la Magie.
La première étape du deuil.
Le déni.

Citation :
Je crois qu'Abe va se mettre dans une sacrée merde Mdr
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyLun 10 Déc 2018 - 10:08

Ce que le Ministre ne comprenait pas, c’était que le Directeur de Serdaigle remettait en question l’exemplarité de son fils à l’école de magie. Après tout, son garçon était exemplaire, n’est-ce pas ? Lui et sa femme n’en avaient jamais douté et lui avaient toujours fait confiance. Avaient-ils eu raison ? Harold ne voulait pas changer cette confiance qu’il plaçait en son fils depuis le début de sa scolarité. Mais après ce qu’il venait de recevoir, n’y avait-il pas quelque chose à revoir ? Si le corps de cette lettre disait vrai, depuis combien de temps Abraham leur mentait-il ? Tant de questions qui, auparavant, n’avaient jamais perturbé le bien-être de cette famille. Alors que diable s’était-il passé avec son fils pour qu’il ait un retour de la sorte ?
Le visage d’Abraham ne montrait aucune expression. Mais le Ministre n’était pas dupe. Pourquoi donc Flitwick lui aurait signalé le comportement laxiste de l’élève ? Il n’y avait là que la vérité, rien que la vérité. Et cela désolait profondément Harold.
— Tu sais aussi bien que moi qu’il n’y a pas d’erreur, répliqua-t-il en reprenant la lettre. Écoute, Abe… soupira le Ministre en le nommant par son surnom, si tu as un quelconque problème à Poudlard, tu sais que tu peux en parler à ta mère et moi, n’est-ce pas ?
Minchum voulait s’assurer de cela. Être certains que leur fils avait confiance en eux autant qu’eux avaient confiance en lui. Abraham arrivait à un âge compliqué, son père en était bien conscient, et il voulait que cette transition de l’adolescence à l’âge adulte se passe en toute tranquillité. Visiblement c’était plutôt mal parti, mais Harold ne lâchait jamais l’affaire. Il n’était pas Ministre de la Magie pour rien.

Citation :
Je suis désolée pour cette toute petite réponse Cry
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyLun 10 Déc 2018 - 16:24


Bien sûr, face à son père, Abraham ne pouvait guère faire illusion et feindre l’incompréhension était une option risquée. Il prétexta ne pas savoir pourquoi son directeur de Maison avait adressé une telle missive à son père, que cela devait être une erreur mais son paternel balaya cette option d’une rhétorique qui le fit pâlir. Abraham ouvrit la bouche pour protester ou se justifier mais son ministre de père ne lui en laissa pas le temps. Pour dire quoi d’ailleurs ? Comment pouvait-il se défendre ?
« Écoute, Abe… » L’adolescent referma aussitôt la bouche. Il pouvait déjà sentir le couperet sur sa gorge qu’il avait d’ailleurs aussi serrée que ses dents. La sentence allait être sévère et même si Harold n’était jamais homme à élever la voix, son fils redoutait ce qui allait bien pouvoir franchir. « si tu as un quelconque problème à Poudlard, tu sais que tu peux en parler à ta mère et moi, n’est-ce pas ? »  
Le coupable préfet de Serdaigle resta un instant pantois, peinant à croire que son père n’était pas en train de l’accabler de tous les maux par tous les mots, préférant engager une conversation sur un ton paternel. Ce genre de conversations, Abe et son père n’en avaient que rarement eu et toujours l’adolescent avait agi de la même manière : prétexter que tout allait bien, feindre un sourire insouciant et passer à autre chose. Il n’arrivait jamais à être franc avec son père lorsqu’il s’agissait du délicat sujet des études et de l’avenir. Ainsi, en entendant son ton presque compréhensif de son paternel, Abe eut espoir de se sortir dignement de cette affaire, comme il le faisait tout le temps.
« Heu … non. Enfin si ! Si, je sais que je peux vous en parler mais non, j’ai pas de problème à l’école. Tout va bien, je t’assure ! » répondit-il avec empressement.
Il se força délibérément à produire un petit sourire qui devait avoir pour but d’adoucir son père qui, il ne semblait pas s’en être rendu compte, était le doux du monde. Il ne revint pas non plus sur l’objet de la délicate lettre en espérant que son père l’oubliât, ce qui ne risquait pas d’arriver ! Se tenant droit comme un i, un sourire forcé sur le visage, Abe se faisait violence pour soutenir le regard de son ministre de père. Sa gorgée était nouée. Ce n’était pas tant l’idée de mentir à son paternel plutôt les réminiscences de ses problèmes scolaires qu’il tentait vainement d’étouffer qui lui faisaient mal. Il aurait aimé se confier à son père mais il ne le pouvait pas. Il ne pouvait pas écorner l’image parfaite que le ministre se faisait de lui ni même avouer à quel point il détestait l’école et avait peur, terriblement peur de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui.
Ça ne concernait en rien son père.
Il n’avait pas le droit de le décevoir.
Il devait être fort.


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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptySam 15 Déc 2018 - 21:20

Harold se rendait compte à présent, mais ses affaires urgentes au Ministère l’avait tenu éloigné de son fils de trop nombreuses fois. Plus le temps passait, plus son fils grandissait, et moins ils se voyaient. Sa mère et lui étaient trop pris par le travail, lui en tant que chef de la communauté, elle en tant qu’une des responsables de Ste Mangouste. Mais le sorcier ne voulait pas croire qu’il était trop tard. Son fils était la prunelle de ses yeux et il ne voulait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Pourquoi Abraham prétendait qu’il ne se passait rien alors que le contenu de cette lettre prouvait exactement le parfait contraire ? Cela n’avait aucun sens. Le professeur Flitwick ne lui aurait pas envoyé cet avertissement sans une bonne raison, Harold le connaissait un minimum pour être persuadé de cela. Quelque chose clochait avec son fils, et son père était bien déterminé à savoir quoi. Il se tournait des questions en boucle dans sa tête sans parvenir à une hypothèse plausible.
Le Ministre Minchum soupira.
— Si tout va bien, comment expliques-tu ceci ? contredit-il en secouant la lettre. Je ne pense pas que le professeur Flitwick m’a adressé cette lettre pour me souhaiter de joyeuses fêtes, Abe.
Le père laissa un petit silence planer. Pourtant, son fils et lui s’étaient toujours tout dit. Ils avaient toujours été très complices, tout le temps à rigoler, à se charrier, à s’épauler. Harold avait du mal à voir comment cette situation avait pu changer du tout au tout. Mais surtout, il s’en voulait de n’avoir rien détecté plus tôt. Devenir Ministre avait engagé de nombreux sacrifices…
— Il y a quelque chose que tu ne me dis pas.
Cette phrase n’était ni un reproche, ni une question. C’était simplement un constat, et Harold savait que son fils le comprenait, intelligent qu’il était.
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyLun 17 Déc 2018 - 15:00


« Si tout va bien, comment expliques-tu ceci ? » contra aussitôt le ministre qui remit ainsi en place, tout à fait calmement, son fils.
Abe serra les dents, comprenant finalement que son père n’allait pas lâcher cette histoire de lettre. Muet, la gorge nouée, il encaissa les mots de son père qui, même s’ils n’en étaient rien, sonnaient pour lui comme la plus incroyable des remontrances. Le Ministre n’avait pas haussé le ton et c’était certainement là ce qui déroutait tant son fils. L’impassibilité de Harold commençait à faire naître en lui un immense sentiment de culpabilité car elle était la preuve de la confiance sans borne qu’il plaçait en lui. Le ministre aurait très bien pu hurler sur son fils sans chercher à comprendre les véritables raisons de ce qui sautait aux yeux et que pourtant Abe refusait de lui avouer mais non, il avait décidé d’engager une discussion calme et réfléchie. Un dialogue d’adulte à adulte. Cependant, une fois encore, Abe refusait de s’ouvrir et se montrait indigne de la confiance que son père plaçait en lui. Il avait beau être devenu majeur un mois auparavant, il n’agissait pas autrement que comme un enfant qui avait simplement peur de la punition véritablement justifiée à laquelle il s’était exposé.
« Il y a quelque chose que tu ne me dis pas. »
Le garçon déglutit et son regard dévia jusqu’aux franges du tapis car il ne pouvait plus soutenir celui de son père. Il se tenait face à lui, la tête baissée, la bouche scellée, comme s’il attendait la terrible sentence. Harold n’attendait pourtant qu’une chose de lui : qu’il parle. Qu’il lui parle. Mais comment aurait-il pu lui dire tout ce qu’il ressentait si intensément ? Comment aurait-il pu mettre des mots sur ce malaise qui le faisait tant souffrir ? Pouvait-il seulement comprendre, lui dont le parcours si brillant l’avait amené jusqu’aux sommets ? Un milliard de questions se bousculaient dans la tête d’Abraham alors que tout ce qu’il avait à faire, c’était d’ouvrir la bouche et de parler. Son père comprendrait car n’est-ce pas le rôle d’un père ?
« Je … » finit-il par murmurer après un long silence. Il lui fallut encore de longs instants pour continuer sur sa lancée. « Non, ça va pas. Mais je t’assure, c’est rien de grave. »
Si, ça l’était mais il refusait toujours de voir la vérité en face, tout comme il refusait encore d’appeler à l’aide. Pourtant, rien, dans son comportement présent, ne pouvait tromper le Ministre. Les poings aussi serrés que sa mâchoire, le regard rivé au sol, il avait tout l’air d’un enfant ayant fait une grosse bêtise inavouable. La bêtise, pourtant, avait été révélée au grand jour par le professeur Flitwick. Rien ne servait donc de nier mais c’était plus fort que lui. Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas. S’il avait pu, il aurait oublietté son père et brulé la lettre mais puisqu’il ne le voulait pas, tout ce qui lui restait à faire, c’était de prendre la fuite, ce qu’il tenta de faire piteusement.
« J-je suis désolé, ça ne se reproduira plus. Je peux y aller ? J’ai vraiment beaucoup de devoirs … »
Abe, trop perdu dans ses propres problèmes, ne voyait pas qu’il abusait de la gracieuse patience de son père. A n’en point douter, cette remarque risquait fort de faire réagir le Ministre.

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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyMar 18 Déc 2018 - 21:59

Rien de grave. Il n’y avait rien de grave, et pourtant Flitwick lui avait envoyé cette missive. Peut-être le Ministre attachait beaucoup de d’importance à son contenu, mais n’était-ce pas tout ce que bon père ferait pour son fils ? Il tenait à Abraham plus que n’importe qui sans compter sa femme, alors comment pouvait-il lui dire que ça n’allait pas mais que ce n’était pas grave ? En tant que parent, la première chose à faire était de s’inquiéter. Son enfant lui disait que ça n’allait pas, tout en lui faisant gentiment comprendre de ne pas se mêler à ses problèmes. Harold n’était au courant de rien et ne pouvait pas croire que son garçon l’envoie bouler au loin. Ce n’était pas représentatif de ce qu’ils étaient, tous les deux. Le sorcier soupira un peu, ne sachant que dire, avant de s’ébouriffer l’arrière du crâne. Cette situation était juste impensable. Comment aurait-il pu imaginer vivre ce genre de choses avec son fils ? Il se faisait un sang d’encre pour lui. Est-ce qu’il était harcelé ? Est-ce que c’était la faute de sa mère et lui ? Peut-être ne faisaient-ils pas assez attention à lui ? Il est vrai que depuis son élection, Harold n’avait été que peu présent à leur domicile, ce qui pouvait expliquer le soudain écart entre lui et son fils. Mais de là à recevoir un hibou du Directeur de Serdaigle… Cela n’avait aucun sens. Aucun.
— Les devoirs peuvent attendre, tu es en vacances je te rappelle, répliqua le père avant d’immédiatement regretter ses paroles.
Il ne s’était jamais énervé contre Abe et ne comptait pas commencer maintenant. Minchum ne voulait pas perdre ce lien sacré qu’il avait son fils, il ne voulait pas perdre cette complicité qu’ils partageaient depuis qu’il était enfant. Il attrapa sa baguette et fit pivoter un siège vers Abraham pour qu’il s’assied.
— Tu le sais que je ne te veux aucun mal, n’est-ce pas Abe ? Enfin, je veux dire… Ça paraît bête de le préciser, je suis ton père… murmura-t-il cette dernière phrase avant de reprendre un peu plus fort, je m’inquiète, tu sais. Tu me dis que ça ne va pas avant de me dire de ne pas m’inquiéter… Mais très justement, je suis ton père et je m’inquiète pour toi.
Il n’était décidément pas doué pour exprimer pleinement ses sentiments, mais il tenait à savoir ce qui tracassait autant son fils pour qu’il vienne à sécher les cours…
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyJeu 20 Déc 2018 - 22:10


« Les devoirs peuvent attendre, tu es en vacances je te rappelle, » trancha le Ministre avec vivacité sans pour autant hausser la voix et menacer son fils. Toutefois, l’intonation de sa voix ne laissait pas place aux protestations.
Face à ce refus catégorique de son père, Abraham serra les dents et ravala difficilement sa salive ainsi que sa fierté. Il avait toujours été un enfant compréhensif et obéissant. Pourtant, ce soir-là, il aurait bien voulu tenir tête à son père et quitter la pièce sans demander son reste car jamais il ne s’était retrouvé dans plus délicate situation que celle-ci et le fait-même que son père lui refuse la fuite exacerbait le profond sentiment de mal-être et d’effarouchement qui avait naquit en lui depuis l’instant où il avait découvert la lettre compromettante de son directeur de Maison.
Le père de famille mit la main sur sa baguette avec laquelle il mit un siège à la disposition de son fils, l’invitant implicitement à y prendre place pour mettre au clair la situation. Mais Abe ne voulait pas s’asseoir. Il voulait simplement quitter l’oppressant bureau de son père et oublier toute cette histoire. Alors il ne bougea pas, tout tremblant et fébrile qu’il était, n’osant ni regarder son père ni même quoique ce soit d’autre que les poils de l’opulent tapis qui couvrait le sol.
Loin d’en prendre ombrage, son ministre de père continua son monologue -car cela n’avait malheureusement rien d’une discussion- dans l’espoir de l’apaiser et de l’inciter à parler.
« Je m’inquiète, tu sais. Tu me dis que ça ne va pas avant de me dire de ne pas m’inquiéter … Mais très justement, je suis ton père et je m’inquiète. »  
Les mots de son père eurent l’effet d’un coup de poing pour Abe qui en eut le souffle coupé. Bien évidemment, il savait que son père s’inquiétait pour lui. Il le savait et c’était bien là le problème. Tout le problème à vrai dire. Il ne souhaitait que rendre ses parents fiers de lui et ne voulait en aucun cas qu’ils s’inquiètent pour lui. Toutefois, il en était certain, il avait échoué dans l’accomplissement de l’un comme de l’autre. Le garçon, totalement désarçonné par ces paroles, fut incapable de retenir les sentiments ambivalents qui étaient les siens que ses larmes.
« Mais je ne veux pas que tu t’inquiètes pour moi ! » lâcha-t-il alors dans un sanglot puissant.
Ce n’était pas de la colère mais simplement du désespoir et une tentative maladroite de demander de l’aide. Abe n’avait pas pour autant relevé le nez. Pourtant, son père pouvait aisément discerner l’état de détresse dans lequel se trouvait son fils car déjà quelques larmes brillantes avaient dévalé le visage d’Abe pour venir s’écraser sur le tapis.
« Je ne veux pas que vous vous inquiétiez, » répéta-t-il alors qu’il était secoué de spasmes et de sanglots. « Je veux juste que vous vous rendre heureux et que vous soyez fiers de moi … »
Jamais il n’avait dit une telle chose à son père. Jamais il n’avait trouvé la force de lui formuler son malaise. Cependant, la lettre du Professeur Flitwick avait tout bousculé. Pour le meilleur ou pour le pire ?

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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptySam 22 Déc 2018 - 23:59

Abraham ne s’asseyait pas. À ce moment précis, Harold s’épongeait le front intérieurement. Jamais tous deux n’avaient été face à une telle situation. Comment ce lien si fort qu’ils avaient avait pu changer du tout au tout ? Le Ministre était confronté à une problématique de la plus haute importance. Comment espérer quelque paix que ce soit à l’extérieur si un conflit naissait au sein-même de sa propre maison ? Tous les conflits, les réunions désastreuses qu’il avait pu avoir ces derniers temps, les critiques les plus virulentes à son égard qu’il avait pu lire, tout s’effaçait en cet instant pour se consacrer entièrement à son fils. Abraham lui cachait quelque chose, son père le savait à présent. Mais loin de vouloir lui donner la leçon, Minchum était au contraire inquiet de voir l’état de sa progéniture. Plus leur discussion avançait, plus la couverture du jeune Serdaigle semblait s’effriter, dévoilant alors son réel visage. Ce qui se déroulait sous ses yeux était totalement désarmant pour le père de famille qui ne voulait que le bien de son garçon.
Le sanglot qu’Abraham lâcha malgré ses efforts déchira le cœur du Ministre qui serra la mâchoire, ne sachant comment réagir. Tout ceci semblait irréel. Lui, derrière son bureau, assis sur sa chaise noire, son fils en face, debout, tête baissée, les larmes glissant le long de ses joues. Harold ne se sentait pas bien. D’un côté, il se disait qu’il avait bien fait d’en parler à son fils. Jamais il n’aurait su que ce dernier allait aussi mal, autrement. Mais d’un autre côté… N’étaient-ils pas en train de se perdre lentement ? Il avait peur d’en connaître la réponse.
Plus son fils parlait, plus le Ministre se rendait compte de sa souffrance. Il se remettait en question, se demandait si, sans s’en rendre compte, il lui avait mis la pression concernant ses études, si lui et Tempearance avaient été trop durs, si… Il ne savait plus quelle hypothèse émettre. Alors, sans un bruit, le Ministre fit reculer sa chaise roulante et se leva pour contourner son bureau et faire face à son fils – qui avait d’ailleurs bien grandi.
— Abe… murmura-t-il.
Aucun signe. Harold soupira et défit un peu le nœud de sa cravate.
— Abe, regarde-moi quand je te parle, réessaya le Ministre doucement.
Il attendit que son fils lève les yeux pour continuer à prendre la parole. Ils étaient baignés de larmes et Harold ne savait pas où se mettre. Voir Abraham dans un tel état de tristesse et de souffrance lui faisait remettre en question leurs dernières années passées ensemble. Depuis combien de temps leur cachait-il cela ?
— Tu nous rends déjà heureux Abe, et ta mère et moi sommes fiers de toi. Regarde, tu es un garçon bien élevé, attentionné, qui a la tête sur les épaules, tu es réfléchi, sensible, intelligent… Nous t’aimons comme tu es, Abraham.
Le Ministre laissa un instant ses paroles flotter en l’air avant de reprendre.
— Est-ce à cause de quelqu’un à Poudlard que tu ne te rends plus à tes cours ?
Etre le fils du Ministre ne devait pas être évident, Harold en était bien conscient. Il avait plusieurs fois hésité à embaucher des professeurs à domicile pour instruire son fils, avant de laisser tomber. Il était mieux pour la croissance d’Abe qu’il côtoie des jeunes de son âge et qu’il ait une vie parfaitement normale. Mais la vie était-elle vraiment normale lorsque ses parents étaient le Ministre de la Magie et l’une des Guérisseuses en Chef de Sainte Mangouste ?
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Abe I. Minchum



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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyMer 2 Jan 2019 - 11:42


Abe n’était pas fort. Il ne cessait de se cacher derrière des illusions et des mensonges qu’il se répétait si souvent et depuis si longtemps qu’il en finissait même par se berner lui-même. Il ne possédait pas la persévérance de son père, ni même sa résistance. Ce n’était qu’un enfant qui s’était volontairement enfermé dans une bulle. Or, cette bulle venait d’éclater soudainement, le laissant bien démuni face à une situation qu’il avait longtemps redoutée mais qu’il n’avait su empêcher.

Il sentit son père approcher, contourner son imposant bureau pour venir se poster face à lui. Pourtant, il ne releva pas la tête. Il ne le pouvait pas. L’idée d’exposer à son père son visage trempé de larmes lui était insupportable.
« Abe… »  l’implora doucement son père. Aucune réponse. L’adolescent restait résolument prostré, secoué par quelques sanglots soudains. C’était comme s’il ne l’avait pas entendu. Ou qu’il ne voulait pas l’entendre. Mais le Ministre persista, fort d’une volonté qui lui était propre. « Abe, regarde-moi quand je te parle. »  
Abe hésita un instant. Si le ton de son père n’était pas menaçant, il savait pourtant qu’il ne pouvait se permettre de lui désobéir. Alors, séchant du mieux qu’il le put ses larmes et dans un reniflement bruyant, il releva le nez. Il fixa son père dans les yeux une poignée de secondes mais son regard fuit aussitôt, se perdant dans le vide, à un endroit imprécis entre lui et le visage de son père.
Celui-ci, d’ailleurs, lui parlait. Mais Abe n’écoutait pas. Ou peu. Perdu dans ses sombres pensées, son cerveau ne saisissait que des brides de paroles. "Déjà heureux". "Fiers de toi". "Bien élevé". "Sensible, intelligent". Il sembla se réveiller à la dernière phrase de son père alors que celui-ci lui affirmait que sa mère et lui l’aimait comme il était. Et cela lui serra atrocement le cœur. C’était bien là le problème ? Il n’était pas ce qu’il voulait être. Il voulait être à la hauteur de ses parents et de leurs brillantes carrières. Il aurait voulu être comme eux mais savait pertinemment qu’il ne le serait jamais. Il sentit monter un sanglot et dut mettre toute sa volonté pour ne pas le laisser éclater. Il ne pleurait plus mais ses yeux étaient luisants de larmes.
« Est-ce à cause de quelqu’un à Poudlard que tu ne te rends plus à tes cours ? »  demanda alors le Ministre avec toute l’inquiétude du monde.
Abe voyait où il voulait en venir. Oh ! Bien sûr qu’il y en avait, des idiots qui prenaient un malin plaisir à lui pourrir la vie parce qu’il était le fils de son père. Bien sûr. Il ne fallait pas s’appeler Merlin pour s’en douter. Mais non, ils n’étaient pas la raison. Abe faisait face, tentait de faire bonne figure face à eux. Ou si, peut-être faisaient-ils partie de ce tout qui avait mené l’adolescent jusqu’à ce point de non-retour ? Toutefois, Abe secoua la tête avec fatalisme. Les élèves de Poudlard n’étaient pas les plus grands responsables de son malheur. Le plus important, et il n’y en avait qu’un, c’était lui. Lui et uniquement lui. Lui et sa fichue incapacité à s’intéresser aux cours qu’on lui dispensait. Lui et ses notes de plus en plus mauvaises. Lui et sa peur d’étudier.
La gorge nouée, Abe reprit enfin la parole, mais par pour éclairer son père à ce propos. Non. Il voulait revenir sur ses dernières paroles, celles qui lui avaient serré le cœur.
« E-et si … Et si je n’étais pas comment je voulais être ? Que même si j’ai beau essayer, je n’y arrive pas ? »
Cette pensée l’obsédait car finalement, il se cachait derrière le prétexte de vouloir rendre ses parents heureux et fiers de lui -ce qui restait vrai- mais la véritable raison de son mal-être était son perfectionnisme délétère et cette conviction de devoir être comme ses parents. Abraham était peut-être encore trop jeune pour se rendre compte d’une chose, peut-être la plus importante dans cette situation : personne ne fait des enfants pour qu’ils leur ressemblent et personne ne souhaite que leurs enfants leur ressemblent traits pour traits.
Peut-être un jour le comprendrait-il.

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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyVen 4 Jan 2019 - 18:22

— E-et si … Et si je n’étais pas comment je voulais être ? Que même si j’ai beau essayer, je n’y arrive pas ?
Harold fronça les sourcils. Que voulait-il dire par là ? Qu’il n’était pas comme il aurait voulu être ? Le père de famille se rendit compte à ce moment-là que son fils n’allait vraiment pas bien. Il le voyait, dans ses yeux. Il voyait cette détresse au fond de ce regard baigné de larmes. Et cela lui faisait mal au cœur, mal car il n’avait pas su être là au bon moment pour éviter de faire plonger son fils. Le Ministre se sentait responsable oui, car il était persuadé avoir eu un rôle à jouer dans son mal-être. Quel sorte de père était-il si c’était faire tout le contraire que rendre son fils heureux ? Il avait toujours trouvé que l’éducation que ses parents adoptifs lui avaient donnée était exemplaire et avait voulu l’appliquer sur son propre garçon. Peut-être avait-ce été une erreur ? Il n’en savait trop rien, mais à ce moment-là, Minchum haïssait son travail plus que tout, le détestait pour l’éloigner ainsi de sa famille et de sacrifier ceux à qui il tenait le plus sur ce monde. Lui et cette foutue ambition. Il était passé à côté de tant de choses…
— Comme tu voudrais être ? Voyons Abe, la seule chose à faire, c’est d’être toi, rien que toi. Avec tes propres envies, tes propres passions, tes propres choix… Harold réfléchit un instant. C’était un sujet pointilleux. Parce qu’à force de vouloir devenir quelqu’un d’autre, tu finiras par te perdre, tu comprends ? Il le regarda tendrement, lui, son fils qui bientôt allait faire la même taille que lui. Son fils qu’il chérissait plus que tout au monde, son garçon qui grandissait tellement vite. Ne deviens pas quelqu’un pour faire plaisir aux autres, Abraham. Deviens quelqu’un parce que tu l’as choisi et parce cela n’est pas une contrainte mais une évidence. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ?
Harold avait l’impression de s’y prendre avec des pincettes. Jamais tous deux n’avaient eu une discussion de la sorte. Mais peut-être qu’il fallait passer par là après tout. Il se souvenait lui-même avoir eu quelques discussions houleuses avec ses parents… C’était un passage obligé dans toute famille.
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyDim 27 Jan 2019 - 12:36


Le regard des autres avait toujours été quelque chose d’important pour Abe, notamment celui de ses parents bien qu’il se refusât à l’admettre clairement. Peut-être était-ce parce qu’il manquait cruellement de confiance en lui ou bien parce que, trop gentil et conciliant, il ne souhaitait que les rendre heureux, toujours était-il que cette situation complexe et dépréciative avait prit une toute autre ampleur depuis la nomination de son père au poste de Ministre de la Magie, qui était pour Harold, la quintessence de sa carrière, le pinacle d’une ambition mesurée mais assurée mais qui, pour son fils, rimait avec excellence à égaler. Abe était perfectionniste. Il souhaitait bien faire et oubliait trop souvent qu’il n’existait pas de personne parfaite et que, par conséquent, rien ne servait de vouloir atteindre cet objectif ou même ne serait-ce que l’effleurer.

Se construire était une épreuve de tous les jours, une épreuve particulièrement ardue à l’âge de l’adolescence et plus encore lorsque les seuls modèles que l’on avait formaient l’exemplarité-même et le succès. Abe avait peur. Il ne rêvait que de devenir comme ses parents mais s’en savait incapable. Il ne savait guère qui il était réellement. Il était le fils du Ministre de la Magie, ça oui. Mais comme trop souvent on le lui rappelait, c’était tout. Il lui semblait être plus Minchum qu’Abe, comme si son patronyme avait éclipsé pour de bon ce prénom qui formait son identité et le différenciait de ce père à la fois si aimant et si impressionnant. Et malgré tous ses efforts de réconfort, Harold ne cessait de miner le moral bien déjà bien entamé de son fils.
« Comme tu voudrais être ? Voyons Abe, la seule chose à faire, c’est d’être toi, rien que toi. Avec tes propres envies, tes propres passions, tes propres choix… » Le garçon leva des yeux perdus sur son père. Il comprenait parfaitement ce qu’il voulait lui transmettre. Pourtant, cela sonnait faux. Ou plutôt, cela ne trouva aucune résonance en lui. Il était vide. Une simple coquille : ce garçon qui n’était que le fils de et qui mentait constamment, qui jouait un rôle. « Parce qu’à force de vouloir devenir quelqu’un d’autre, tu finiras par te perdre, tu comprends ? » Oh ! malheureusement, il s’était déjà perdu dans ce rôle qu’il ne cessait d’endosser mais qu’il était incapable d’assumer. Ecrasé par la carrière de ses deux parents, le jeune Minchum en avait oublié qui il était. Il avait un prénom propre, certes, mais cela ne changeait rien. « Ne deviens pas quelqu’un pour faire plaisir aux autres, Abraham. Deviens quelqu’un parce que tu l’as choisi et parce cela n’est pas une contrainte mais une évidence. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ? »
« Mais, » bafouilla le fils, réagissant enfin aux sollicitations de son père. Voilà, Harold avait enfin soulevé le véritable problème qui rongeait son garçon, un problème qui s’érigeait en dilemme cornélien. « Mais si tout ce que je veux, c’est réussir comme vous et vous rendre fiers et que j’en suis incapable, qu’est-ce que je dois faire ? » se lamenta-t-il en se rendant compte que ses désirs étaient autant une évidence qu’une contrainte, une contrainte trop lourde à porter. « Je ne suis pas fait pour être votre fils. Jamais je n’y arriverai, Papa. Je veux pas vous décevoir mais … mais je n’en peux plus des cours. Je n’y arrive pas. J-je … »
Un énième sanglot remonta le long de sa gorge, le forçant à se taire s’il ne voulait pas éclater à nouveau en pleurs.

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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyDim 24 Fév 2019 - 20:13

Le Ministre se rendait compte à présent que ces mois passés à se focaliser sur les problèmes de leur communauté ne lui avait pas permis de se rendre compte de ceux de sa propre famille. C’était probablement son plus grand regret. Avant les élections, lui et Tempearance ne se voyaient déjà pas beaucoup. Cela avait été encore pire lorsqu’il avait été élu. Sans parler d’Abraham… C’était comme si Harold ne l’avait pas vraiment vu évoluer ces derniers temps, disons. Son fils se mettait une pression sans pareille pour tenter de leur ressembler, et il n’avait même pas été capable de déceler son mal-être. A quoi bon tenter de protéger toute une population si sa propre famille n’était pas ce qu’elle aurait dû être ? Il avait été élu par la communauté sorcière. Cela devait être le prix à payer. Mais le Ministre ne voulait pas s’y résigner. Il ne voulait pas que son fils se noie dans cet océan de désespoir comme cela avait certainement dû être le cas ces derniers mois, qui sait, ces dernières années. Il souhaitait être avec lui, pas comme depuis son élection. Abraham voulait rendre ses parents fiers de lui, mais Harold tout comme Tempearance l’étaient. Peu importe ce que leur fils unique pouvait faire, il aurait toujours la fierté de ses parents. Car ils tenaient à lui plus que n’importe qui d’autre, et tout ce qui leur importait était son bonheur.
– Tu n’as pas besoin de réussir comme nous pour que l’on soit fiers de toi, Abraham. Nous le sommes déjà.
Et son précieux garçon lui répondit de la manière la plus incompréhensible qui soit. Le Ministre fronça les sourcils. Il savait qu’Abe disait ça sous l’emprise de l’émotion, mais les mots avaient toujours un impact, surtout pour un père.
– Mais enfin Abe, qu’est-ce que tu racontes ? Harold l’enlaça tendrement en fermant les yeux. Même si le choix nous était donné, nous ne t’échangerions contre rien au monde. Tu es notre fils. Il se recula et posa ses mains sur les épaules du Serdaigle. Même si tu ne fais pas de longues études, même si tu ne finis pas à un poste important comme nous, cela n’enlève rien au fait que tu es notre garçon. Allez savoir pourquoi, Harold sentait que ces simples mots n’allaient pas suffire. Ecoute, des parents qui sont arrivés à ce stade-là dans leur vie ne signifie pas que leur enfant doit faire de même. Tu ne nous décevrais pas même si tu voulais arrêter les cours, parce que nous saurions que tu as choisi ta voie
Par Merlin qu’il aimait son fils.
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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptyDim 3 Mar 2019 - 15:37


Comment Abe pouvait-il comprendre ? Comment pouvait-il se figurer que peu importait la carrière remarquable de ses parents ? Qu’il n’avait pas besoin de se comparer à eux pour exister ? Il était un adolescent en plein construction et, malheureusement pour lui, le standard de ses parents était trop haut pour lui servir de modèle. Pourtant, lui qui souhaitait bien faire ne rêvait que d’égaler cette réussite car c’était là le seul modèle de réussite qu’il connaissait. Toutefois, à trop vouloir chasser cette utopie radieuse, il s’était brûlé les ailes. Et la rentrée dans l’océan furieux était des plus douloureuses.
PLAF !

Son père tentait de le réconforter et surtout de lui faire ouvrir les yeux. C’était à peine si le garçon écoutait. Alors de là à percevoir la sagesse dans les paroles du Ministre ! Ses sanglots puissants couvraient les mots de son père et ne se calmaient pas pour autant. Abe devait s’exprimer mais ses pensées, trop longtemps refoulées, s’abattaient inexorablement dans un déluge de pleurs.
Jusqu’à ce que son père le prenne dans ses bras, lui offrant une étreinte depuis bien trop longtemps nécessaire.
Le garçon en fut tout d’abord estomaqué ; le geste lui fit l’effet d’un coup de poing au ventre. Puis, lentement, timidement, les bras dans le dos de son père. Il ne le serra pas pour autant contre lui bien qu’il en eût l’envie car son père brisa bien trop vite leur étreinte.
Le visage encore ruisselant de larmes, il n’osait regarder son père qui le tenait tendrement par les épaules. Mais, cette fois, il l’écoutait.
« Ecoute, des parents qui sont arrivé à ce stade-là dans leur vie ne signifie pas que leur enfant doit faire de même. Tu ne nous décevrais pas même si tu voulais arrêter les cours, parce que nous saurions que tu as choisi ta voie, » tenta de lui expliquer patiemment son père.
Pourtant, Abe n’était pas certain de comprendre.
Non. Il était certain de ne pas comprendre.
Il était totalement perdu, ne savait pas ce qu’il voulait faire. Sa seule certitude était que l’école ne lui convenait pas et que s’il le pouvait, il arrêterait. Mais pour faire quoi ? Ce n’était en rien une voie ni une fin en soi. Son père avait beau clamer qu’il serait fier de lui en toutes circonstances, quelle tête afficherait-il si Abraham lui déclarait véritablement -et non plus à demi-mots comme il venait de le faire- qu’il voulait arrêter l’école sans pour autant savoir que faire ensuite ? C’était inconcevable pour le garçon qui peinait déjà à admettre de ne pas être fait de la même trempe que ses parents. C’est ce qu’il tenta de lui expliquer, encore secoué de sanglots.
« Mais je sais pas quoi faire, Papa ! » lança-t-il abruptement bien qu’il ne l’eût pas voulu. Il releva le nez, essuyant rageusement les quelques larmes qui lui mouillaient encore les joues et planta son regard dans les yeux de son père, un regard dur non pas envers le Ministre mais envers lui-même. Envers lui-même et son incapacité. « Tout ce que je sais, c’est que l’école me rend malade, que j’ai plus envie d’y mettre les pieds. Et c’est tout ! Je fais quoi ensuite ? Rien ! Parce que je sais pas pour quoi je suis fait ! Mais qu’est-ce que vont dire les gens, hein ? » Il avait craché ce dernier mot avec fougue et agressivité, le visage rougeot des larmes qu’il avait versées. Puis il rajouta plus doucement, plus piteusement aussi : « Qu’est-ce que vous allez dire ? »

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MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  EmptySam 9 Mar 2019 - 13:06

Décidément, la période de l’adolescence était tout un monde. Abraham était son seul et unique fils. Pas de grand-frère, pas de grande sœur. Harold et Tempearance, chaque jour qui passait, ne savaient pas à quoi s’attendre face à leur garçon. Ils improvisaient un peu, tentant bien que mal de le rassurer dans ce chemin sinueux et parfois incompréhensible qu’était celui de la jeunesse, lui fournissant les conseils qu’eux-mêmes avaient reçu. Mais le Ministre commençait à bien le discerner, Abraham se mettait une pression monstre pour se montrer à la hauteur de ses parents qui avaient, depuis un certain nombre d’années, atteint le niveau d’excellence. Tous deux étaient à la tête d’une communauté, celle d’Harold englobant celle de sa femme, tous deux avaient de grosses responsabilités, tous n’étaient pas forcément aimés de tout le monde. Leur tête faisait parfois la une des journaux et les commentaires désobligeants étaient plutôt récurrents ces derniers temps en ce qui concernait le Ministre. Que leur fils ne soit pas touché par tout aurait été un miracle. Mais Harold ne savait pas quoi faire pour qu’il se sente mieux.
Sa réponse lui déchira le cœur. Il n’avait jamais vu Abe dans cet état, son fils était en train de littéralement exploser de cette retenue qui l’avait pris en otage durant certainement quelques années. Harold se souvenait de certaines vacances où il n’avait pas pu être là à cause de son travail, et il regrettait cela. Il regrettait de ne pas avoir vu son fils grandir alors qu’il aurait pu s’il n’avait pas gagné les élections. Mais les heures n’étaient pas aux regrets, et les parents Minchum se devaient de régler le problème. Leur communauté se déchirait, il ne souhaitait pas que sa famille en fasse de même.
Il laissa son fils s’exprimer et monter le ton. Il les disait enfin, ces fameux mots. Le problème était bien l’école. Pas forcément le contenu ou les élèves – quoique, ça il ne pouvait en être totalement certain – mais l’école en soi. Harold comprenait à présent le dilemme auquel son fils faisait face chaque jour. Il semblait qu’il accordait beaucoup d’importance à ce que pouvait dire les autres, et son père pouvait le comprendre. A son âge, et surtout à cette première place du pouvoir, il était plus facile de prendre du recul et de la distance face à ce qui était dit. Mais à 17 ans, on prenait tout sans parfois réussir à faire le tri sur ses émotions. C’était un travail de longue haleine qui pouvait porter ses fruits qu’au fil des années et des expériences.
– Si arrêter l’école permet de te sentir un peu mieux, je ne vois pas pourquoi on s’y opposerait, Abraham, le rassura son père.
Harold avait déjà songé, avant qu’il rentre à Poudlard, de le confier aux soins de professeur particulier. Il avait déjà anticipé le fait que certains de ses camarades puissent le charrier quand à la place de ses parents. Mais c’était Tempearance qui avait voulu offrir à son fils la connaissance d’une vie en communauté. Abe s’était fait des amis, certes, et tant mieux, mais si l’école le rendait malade alors ce n’était pas la meilleure solution.
– Je suis sûr que ta mère comprendra. Tu la connais, appuya le Ministre d’un air confiant. Si c’était pour le bien être de son garçon, sa femme ne pouvait rien refuser. Quant aux autres… ajouta le père dans un soupir, ne prend pas en compte les avis de ceux qui ne comptent pas pour toi ou pour qui ne comptes pas. Ceux-ci sont soit des jaloux, soit des personnes qui ont la méchanceté gratuite. C’est un exercice difficile, admit-il, mais avec le temps, ça viendra.
De nature optimiste le père Minchum. Comme toujours.
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