GRYFFONDOR : 195 pts | POUFSOUFFLE : 247 pts | SERDAIGLE : 386 pts | SERPENTARD : 245 pts
La Gazette de l'été est parue ! Venez la commenter ici !
Les inscriptions pour les deux prochains matches sont d'ores et déjà ouvertes, retrouvez Serpentard VS Gryffondor et Poufsouffle VS Serdaigle !

Partagez

tell me what's wrong, son — ABRAHAM

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Abe I. Minchum



PRÉFET SERDAIGLE
C'est dans la différence que se cultive l'intelligence.

PRÉFET SERDAIGLEC'est dans la différence que se cultive l'intelligence.
| HIBOUX POSTÉS : 400
| AVATARS / CRÉDITS : ϟ Florian Macek
| SANG : ϟ Mêlé • Ce qui devrait n'avoir aucune importance


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Une armée de rats
| PATRONUS : Un lièvre
| POINTS DE COMPÉTENCE :

tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 EmptyDim 14 Avr 2019 - 12:06


Abraham ne blâmait pas son père. Ni même sa mère ou l’éducation qu’ils avaient plus lui donner.
Il ne blâmait pas même le niveau d’excellence auquel ils étaient parvenus au fil des années avec acharnement et abnégation.
Le seul et unique fautif dans cette histoire qui lui déchirait le cœur était lui. Lui et uniquement lui. Lui, le fils du Ministre qui peinait à arriver à sa cheville. Lui le fils du Ministre qui, malgré une lucidité et une maturité rare pour son âge, plongeait dans les affres de l’école buissonnière. Lui qui s’enfermait dans un cercle vicieux bien qu’il en eût su les dangers. Jamais jusqu’à lors, il n’avait eu le courage de demander de l’aide. Et maintenant que sa fragile barque sombrait dans des eaux plus troubles encore, il lançait un appel de détresse aussi brut que déchirant. Comme le chant du cygne ou la lamentation d’une grande baleine que le harpon rapprochait toujours plus de sa fin inexorable.

Alors que son fils explosait d’une détresse trop longtemps refoulée, Harold l’écouta patiemment. Sans ciller, sans s’offusquer du ton pourtant révoltant qu’il avait choisi. Il avait toujours été un bon père, aimant et conciliant. Il n’avait rien à se reprocher et l’idée-même que ce soit le cas était la principale raison pour laquelle Abraham n’avait jamais osé lui exposer son mal-être et ses déboires. Il n’avait jamais voulu décevoir ce père qu’il aimait et admirait tant et aujourd’hui, il craignait que leur relation ne change à jamais. Pourtant, du haut de ses dix-sept ans, il ne se rendait pas compte que l’amour d’un père à son enfant était un lien plus puissant qu’un serment inviolable, plus fort que la mort elle-même.
Toujours aussi conciliant et faisant preuve de toutes les qualités qui l’avaient amené au poste de Ministre de la Magie, Harold tenta de rassurer son fils avec diligence et bienveillance.
« Si arrêter l’école permet de te sentir un peu mieux, je ne vois pas pourquoi on s’y opposerait, Abraham. Je suis sûr que ta mère comprendra. Tu la connais. »
Ces mots, pourtant, sonnaient creux pour le garçon. Ne venait-il pas justement de lui dire qu’il n’envisageait rien à part quitter l’école et que cela n’était pas une solution en soi ? Oh bien sûr ses parents avaient des ressources, bien plus que la plupart des sorciers, mais il n’entendait pas vivre tel un cancer sur le patrimoine de ses parents.
Abe ouvrit la bouche pour contester mais son père reprit la parole à ce moment, lui coupant de fait l’herbe sous le pied. Le garçon l’écouta alors évoquer le regard des autres et la façon dont il devait apprendre à vivre avec. Ces mots l’accablèrent plus que de raison car, chose terrible, il était déjà conscient de ce que son père tentait de lui faire comprendre. Il en était conscient mais n’arrivait toutefois pas à se libérer de cette pression infernale qu’il s’imposait seul, sans la moindre raison. Il n’arrivait pas à se délier du regard des autres, à cette idée insupportable qu’on attendait de lui plus de choses que ce dont il était capable et qu’on le blâmerait pour cela.
La gorge nouée mais se refusant à verser des larmes une nouvelle fois, Abe recula jusqu’à sentir le contact du mur derrière son dos et s’y laisser glisser. La tête baissée, les bras reposant sur ses genoux dans une drôle de position accroupie, il poussa un long soupir dans l’espoir de retrouver un semblant de lucidité et de contrôle sur soi.
« Mais si je quitte l’école, il se passera quoi ? » glissa-t-il d’une petite voix. « Je ferai quoi de ma vie après ? J’ai l’impression d’être piégé, Papa. » Il passa une main lasse sur son visage tout en reniflant. « Je sais pas quoi faire. »

Citation :

  • faire un post de plus de 500 mots - 2 dragées


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ministre Harold Minchum



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 334
| AVATARS / CRÉDITS : › Michael Fassbender
| SANG : › Né-moldu


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le chaos
| PATRONUS : Un Berger allemand
| POINTS DE COMPÉTENCE :

tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 EmptyMar 16 Avr 2019 - 19:08

Le père indulgent, patient et compréhensif qu’était le Ministre de la Magie ne savait plus quoi dire. Il se retrouvait comme bloqué dans une impasse à regarder, impuissant, son fils se décomposer devant lui. Il en venait à culpabiliser d’avoir fait passer son travail avant sa famille depuis son entrée dans le monde politique. Sans s’en rendre compte, il avait négligé les siens et priorisé la crise politique plutôt que celle qui se déroulait sous son propre toit. Invisible. Inconsciente. Harold se demandait à présent comment Tempearance avait pu supporter de rester avec lui. Par amour probablement. Pour lui et pour leur fils. Mais cela faisait longtemps qu’ils n’avaient plus eu le rôle de couple et de parents. Ils se voyaient peu, chacun pris dans les rouages de leurs propres responsabilités. Avec le recul, le sorcier se rendait compte qu’il avait sacrifié beaucoup de choses sur le plan personnel afin d’accéder à ce poste tant convoité. En fait, il avait certainement sacrifié la chose qui avait le plus de valeur.
Son fils recula lentement jusqu’à percuter le mur, sous les yeux désarmés de son père. Il aurait tant voulu l’aider, mais à part les mots, Harold ne savait pas quoi faire pour qu’Abraham se sente mieux dans sa peau. A l’adolescence, il était normal de se remettre en question, de trouver sa place dans cet univers vaste, d’essayer de se prouver quelque chose ou de prouver quelque chose aux autres. En revanche, il était peut-être un peu moins normal d’être le fils unique du Ministre de la Magie et de l’une des responsables de Ste Mangouste. Non, il n’y avait rien de normal. Être dans l’ombre de ses parents devait être vraiment difficile, cela se confirmait à l’instant. Harold n’avait jamais vraiment eu conscience que ses proches puissent en pâtir. Et il le regrettait.
Abe se laissa glisser le long du mur et le Ministre s’approcha de lui dans une tentative de le réconforter. De lui montrer son soutien, de lui montrer qu’il n’était pas seul et que son père était là. Avec lui. Que ses parents l’étaient, qu’ils n’allaient pas l’abandonner. Il se mit à sa hauteur et observa le fruit de son amour. Qu’il l’entende ou non, Harold était fier de son fils. Fier de ce qu’il était, et Abraham ne mesurait même pas tout l’amour que son père pouvait avoir pour lui.
– Tu pourras faire des stages chez des commerçants, proposa-t-il très sérieusement, travailler à droite à gauche… Comme tu es majeur, les employeurs embauchent plus facilement. Laissant un long silence planer, le père Minchum s’installa finalement à côté de lui et repris la parole. Rien n’est perdu, tu sais. Parfois il vaut mieux accepter le fait que l’on est pas bon quelque part et partir à la recherche d’un domaine qui nous donne vraiment une raison de vivre. Je dirais même que persévérer dans quelque chose qui n’est pas fait pour nous peut finir par être vraiment mauvais.
Harold tourna la tête vers lui.
– Avec ta mère, nous avons réussi parce que nous avions un objectif en tête et que nous nous sommes donnés les moyens pour réussir. Il peut en être de même pour toi, mais pas forcément dans le même domaine, ni forcément avec la même formation. Regarde, imaginons que ton rêve le plus fou serait de devenir patron d’un restaurant. Tu te bats pour avoir ce poste, tu fais les stages nécessaires, tu t’acharnes pour apprendre de nouveaux plats tous les jours, et résultat des courses : tu deviens vraiment patron de ton propre restaurant. Ça mon garçon, c’est ce que j’appelle la réussite. Parce que tu as transformé ton rêve en réalité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abe I. Minchum



PRÉFET SERDAIGLE
C'est dans la différence que se cultive l'intelligence.

PRÉFET SERDAIGLEC'est dans la différence que se cultive l'intelligence.
| HIBOUX POSTÉS : 400
| AVATARS / CRÉDITS : ϟ Florian Macek
| SANG : ϟ Mêlé • Ce qui devrait n'avoir aucune importance


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Une armée de rats
| PATRONUS : Un lièvre
| POINTS DE COMPÉTENCE :

tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 EmptySam 20 Avr 2019 - 19:25


Las. Abraham était simplement las. Las de se morfondre. Las de nourrir constamment des regrets. Las de cette vie qu’il ne vivait qu’à demie. Tout ce qu’il souhaitait à présent, c’était que cela cesse. Tout cela. Qu’il soit enfin en paix, en accord avec lui-même. A présent, il comprenait que rien ne servait de pleurer mais que, pour autant, il ne devait pas se blâmer d’avoir ainsi exposé ses sentiments. Il fallait qu’ils sortent après tout. Et cela l’avait libéré d’un poids qu’il ne parvenait plus à supporter depuis bien trop longtemps déjà.
Ses larmes l’avaient exténué. Sa colère envers lui-même aussi. Et là, le visage à demi couvert par l’une de ses mains, il tentait de mettre de l’ordre dans son esprit. Chose pour laquelle son père l’aida avec bienveillance, s’approchant de lui comme pour mieux lui montrer son soutien. Comme toujours, le Ministre fit preuve d’une lucidité et d’un réalisme que, cette fois, Abraham accepta d’entendre.
« Comme tu es majeur, les employeurs embauchent plus facilement, » lui exposa très justement Harold avant de se placer à ses côtés, comme un père jouerait avec son bambin. Comme le père qu’il avait toujours été et qu’Abe avait lentement, tristement et injustement oublié. Il s’en voulait, oui. Mais il était surtout heureux. Heureux d’avoir pu s’exprimer et surtout, d’être là, juste là, à côté de son père.
A mesure que le Ministre parlait, son fils hochait la tête, prenant lentement conscience de l’incommensurable nombreux de possibilités qui s’offrait à lui et qu’il n’avait pas envisagé, trop accablé par son propre malheur. Il s’était lourdement mépris et il se rendait à présent compte que l’erreur qu’il avait commise en repoussant jusqu’à ce moment fatidique une discussion avec ses parents. Il aurait dû leur faire part de ses doutes, ses craintes, ses angoisses bien avant. Jamais il n’aurait pu trouver meilleur conseil qu’à leur côté et pourtant, il avait préféré les tenir éloignés de ses problèmes. Lourde erreur. Mais était-ce le moment de se morfondre ? Il devait plutôt se réjouir de l’instant présent et des opportunités que son père venait de lui présenter.
Se réjouir. Simplement.
« Ça mon garçon, c’est ce que j’appelle la réussite. Parce que tu as transformé ton rêve en réalité, » conclut le Ministre avec bienveillance.
Un sourire naquit alors sur le visage de son fils. Un premier sourire depuis le début de l’après-midi. Timide mais sincère.
« Tu as raison. Je vais y réfléchir, » acquiesça alors Abe avant de se pencher en direction de son père et de poser sa tête sur son épaule forte puissante. Il resta là un long instant muet, le regard perdu quelque part entre les dossiers qui trônaient sur le bureau paternel. Peut-être lui-même n’aurait-il jamais autant de dossiers et d’affaires urgentes à traiter, qui sait ? Et à quoi bon s’en inquiéter ? Il devait mener sa vie comme il l’entendait mais surtout devait apprendre à s’accepter. C’était là la seule voie du bonheur. Et cet après-midi-là, le bonheur était aussi simple que l’amour d’un père à son fils. « Je vous aime, » murmura Abe en brisant enfin le silence.

Citation :
Voilà ! J'espère que ça te convient comme conclusion ! Coeur

  • Clore un sujet - 2 dragées
  • faire un post de plus de 500 mots - 2 dragées


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: tell me what's wrong, son — ABRAHAM tell me what's wrong, son — ABRAHAM  - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas

tell me what's wrong, son — ABRAHAM

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Sujets similaires

-
» Abraham Wolfgang
» [1616] Right way to do Wrong.
» ABRAHAM MERRITT
» what's wrong with a little chaos ?
» 1. Si j’avais deux visages, est-ce que je porterais celui-ci ?A.L. | Perle, Zack, Masha & Madi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Londres
 :: Hors Londres :: 
Les lieux d'habitations
-