GRYFFONDOR : 195 pts | POUFSOUFFLE : 247 pts | SERDAIGLE : 386 pts | SERPENTARD : 245 pts
La Gazette de l'été est parue ! Venez la commenter ici !
Les inscriptions pour les deux prochains matches sont d'ores et déjà ouvertes, retrouvez Serpentard VS Gryffondor et Poufsouffle VS Serdaigle !

Partagez|

Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Anselmus Spudmore



NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
| HIBOUX POSTÉS : 50
| AVATARS / CRÉDITS : © Arté
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Randolf, son aîné
| PATRONUS : Un sanglier
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Mar 5 Mar 2019 - 16:16

Le nouveau quartier dans lequel Anselmus avait posé ses bagages lui plaisait bien. Plus loin du chemin de traverse, moins bourgeois également, il avait cet étrange sentiment d’y redécouvrir - ou plutôt d’y découvrir comme les cours prodigués lors de sa scolarité ne comptaient guère - le monde moldu. Au loin, la Tour de Londres et la Cathédrale Saint-Paul donnaient l’impression de se rétrécir jour après jour à côté des imposants bâtiments du centre des affaires. La nouvelle skyline se dessinait sous un ciel bleu turquoise en cette fraîche après-midi. Comme il n’y avait pas un seul nuage, notre sorcier se plaisait à contempler les traces blanches formées par les avions dans le ciel. L’aéronautique était un champ d’études qui le fascinait et, calme et pensif, il se questionnait sur la manière la plus discrète de dérober et de dissimuler dans son appartement le réacteur d’un avion. Les coudes appuyés contre la rambarde de béton, son oreille se plaisait à écouter, plutôt que le doux clapotis de la Tamise, le chahut des skateurs de Southbank en contrebas. Les murs du lieu étaient encore gris et la naissance du sport nouvelle en Californie, il commençait à peine à se démocratiser en Angleterre. Les neurones de Spud fonctionnaient aussi rapidement que les roulettes pour imaginer un sortilège qui permettrait de remplacer cette poussée du pied qui manquait aux joueurs de quidditch. Avec quelle contre-poussée y remédier ? Mais sa pensée et la planche de se heurter toujours à un nouvel obstacle. « Il faut vraiment que je me procure un de ces délires » avisa-t-il en marmonnant dans son écharpe jaune et noire un nouvel avion qui venait de décoller. Son embauche au service de régulation des balais n’était vieille que de quelques semaines et, s’il avait fermé la porte de sa boutique frauduleuse allée des embrumes, ce n’était pas pour autant dès demain qu’il gagnerait le prix du citoyen le plus honnête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alizea Spudmore



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 33
| AVATARS / CRÉDITS : Lindsey Morgan © kane
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : L'abandon.
| PATRONUS : Un Quetzal.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Mar 12 Mar 2019 - 21:53

Un quartier moldu, c'était du Spud tout craché. Secouant la tête avec un fin sourire amusé au coin des lèvres, Alizea rangea le petit bout de parchemin sur lequel elle avait griffonné à la volée la nouvelle adresse de son beau-frère, dans la poche de son blouson en cuir noir. Cintrée dedans, elle savait qu'elle ferait plus couleur locale que dans une robe de sorcier.
Tournant à l'angle de Waterloo Road, elle emprunta Exton Street, perdue dans ses pensées. Spud ne leur rendait pas la tâche facile. À vrai dire, elle avait beau tourner, et retourner la question dans tous les sens dans sa tête, elle ne parvenait toujours pas à comprendre comment avaient-ils fini par s'éloigner autant. Son mari et son frère avaient toujours été plutôt rivaux, depuis l’enfance, mais elle et lui... Elle et lui, c'était autre chose. Ce genre d'amitié, que l'on croit indéfectible, qui apporte autant de bonheur qu'un lien fraternel, et autant de chagrin qu'une rupture amoureuse lorsque l'on se perd de vue...
Elle chassa l'idée d'un mouvement de la tête, fouettant l'air de ses cheveux noués haut sur son crâne en queue de cheval, comme elle aimait toujours les porter. La toute jeune Mrs Spudmore était une femme positive et déterminée, et entendait bien apprendre à son filou de beau-frère le sens de la loyauté et le goût doux-amer de la reddition. Ces longs mois de silence avaient bien trop suffit, pour elle, comme pour lui, elle le savait au fond d'elle. Mieux ; elle savait qu'il le savait. Et qu'importe ce qu'en pensait Randolf, pour qui retrouver son cadet était une cause perdue, puisque « visiblement, il ne veut plus rien à voir avec la famille, ni avec moi, ni avec toi d'ailleurs ». Alizea était persuadé qu'il en était tout autre.
Le nez au vent, les yeux plissés à cause de la réverbération de ce ciel si anormalement bleu, elle scrutait le nom des rues. Tentée de sortir sa baguette afin qu'elle la mène droit sur l'objet ses recherches, elle se souvint in extremis arpenter les pavés d'un quartier non sorcier, et se résolue à aborder un vieux monsieur à l'allure engageante. « Excusez-moi, je cherche la rue Wittl... » Mais tandis que le vieil homme se penchait sur le bout de parchemin qu'elle avait ressorti de sa poche, elle avisa, au loin, une silhouette nonchalante qu'elle ne connaissait que trop bien...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anselmus Spudmore



NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
| HIBOUX POSTÉS : 50
| AVATARS / CRÉDITS : © Arté
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Randolf, son aîné
| PATRONUS : Un sanglier
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Mer 13 Mar 2019 - 0:07

Le temps ne paraissait pas voir d’emprise sur ce quartier, ses riverains évoluaient en suivant le rythme paisible du fleuve. Les badauds qui se pressaient sur la rive sud étaient des skateurs, des photographes venus immortaliser leur ollie, des étudiants curieux, des musiciens la clope aux lèvres, des touristes égarés … Le pas farouchement déterminé d’Alizea - légèrement à contretemps de cette valse peinarde - attira facilement le regard de Spud. « Scheisse » souffla-t-il entre ses dents en sentant s’installer au creux de son estomac un poids qui ne s’était pas allégé - mais qu’il avait su oublier - depuis le mariage de la sorcière avec son frère. Sa belle soeur n’avait pas besoin de le fixer en retour pour qu’il devine qu’elle l’avait parfaitement identifié, c’était dans sa direction qu’elle se dirigeait. Elle montait déjà prestement les escaliers pour le rejoindre sur son perchoir et il se massa les paupières à la recherche d’une solution qui n’existait pas. L’ensorceleur était assez immature pour l’éviter comme si elle était porteuse de la dragoncelle mais pas assez offensant pour transplaner sous ses yeux. La tentation était pourtant grande de fuir ce dilemme shakespearien, comprendre le turboréacteur d’un avion moldu lui paraissait une tâche autrement plus facile. Alizea portait toujours cette même coiffure emprunte aux joueuses de quidditch qui révélait son visage - en même temps que toutes les émotions qui s’y rencontraient - tandis que lui réalisait que les semaines qui les séparaient depuis leur dernière rencontre étaient devenus des mois. « Si je m’attendais à te trouver ici … » s’était-il déjà à moitié tourné vers elle lorsqu’elle le rejoint. Le sorcier n’esquissa pas la moindre accolade mais au moins ne finit-il pas non plus sa phrase si stupidement débutée. Il baissa plutôt des yeux gênés vers la rambarde cimentée avant de s’y hisser pour retrouver un peu de sa nouvelle hauteur. Le caractère de la jeune femme se révélait généralement aussi impétueux que celui du germain pouvait être calme aussi comptait-il plutôt sur sa vivacité à elle pour briser la glace entre eux. « Tu fais le tour du quartier ? ». Ce trait d’humour lui parut mal indiqué à l’instant où il franchit ses lèvres. Et sous son meilleur air le plus faussement tranquille, il s’employa à fixer son regard ailleurs que sur elle. Impossible d’ignorer qu’elle lui avait manqué.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alizea Spudmore



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 33
| AVATARS / CRÉDITS : Lindsey Morgan © kane
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : L'abandon.
| PATRONUS : Un Quetzal.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Mer 13 Mar 2019 - 12:53

A la manière d’un aigle qui fonçait sur sa cible, Alizea enclencha le turbo droit dans la direction d’Anselmus. Les mains calées au fond des poches de son blouson, elle monta les marches du promontoire d’une allure sportive, et en quelques enjambées, avait rejoint son beau-frère.  Elle ne vit rien du trouble qui l’agitait, si ce n’est qu’il passait les mains sur ses yeux – mais cela, c’était à cause de ce temps radieux, n’est-ce pas ?
Il n’avait pas l’air particulièrement pressé de venir à sa rencontre, mais encore une fois, c’était du Spud tout craché ; l’homme, placide, était d’un calme olympien, à l’épreuve de tout. Aussi ne s’en formalisa-t-elle pas, mais réfréna l’envie de le prendre dans ses bras au moment où elle s’aperçu qu’il n’esquissait toujours pas le moindre geste affectueux de retrouvailles. Par l’épée de Godric, se pouvait-il qu’elle se soit trompée sur toute la ligne ? Qu’il ne désirait en effet, comme l’affirmait son époux, ne plus du tout les voir ? Elle ne pouvait pas y croire.
Qu’il soit étonné de la trouver ici n’était pas une surprise, car le but de sa visite était précisément d’en être une… Aussi s’autorisa-t-elle à ne répondre que par un mince sourire énigmatique et malicieux, avant de l’observer grimper sur la rambarde, comme pour mettre de la distance entre eux. Encore. Cela blessa Alizea, mais elle n’en montra rien. Ce n’était pas demain la veille qu’elle baisserait les bras, le concernant. « J’avais envie de changement… Il parait que ça aide, parfois, de sortir de sa zone de confort ». Elle coula un regard en biais vers lui, désemparée face à son visage indéchiffrable. Dire qu’avant, ils n’avaient pas besoin de mots pour se comprendre, et savaient lire leurs émotions rien qu’en regardant l’autre… Elle s’accouda à la rambarde comme lui précédemment, les mains toujours au fond de ses poches. « En tout cas, je comprends pourquoi tu aimes ce coin. Il y a de l’animation, ça bouge, ça grouille, ça vit. Ça doit te changer de… » De quoi, au juste ? La fin de sa phrase se perdit en même temps que sa voix, quelque part, avec le vent frais qui caressait leurs visages et soufflait dans leurs cheveux. Elle se sentait bête, et pour la première fois de sa vie, ne savait pas quoi dire à Spud. Quelle ironie. Elle regarda autour d’elle, s’imprégnant du lieu, observant les gens, s’imaginant le genre de vie que menait là son ami. « On est où ici, exactement ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anselmus Spudmore



NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
| HIBOUX POSTÉS : 50
| AVATARS / CRÉDITS : © Arté
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Randolf, son aîné
| PATRONUS : Un sanglier
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Mer 13 Mar 2019 - 18:09

Alizea était une galerie d’émotions, elles illuminaient ou assombrissaient ses traits, vibraient dans le timbre de sa voix. C’était à la fois génial quand elle était heureuse et terrible quand elle ne l’était pas. Non surprenant que les deux frères qui partageaient au moins une certaine réserve - héritage brandi par l’un et subi par l’autre - soient tombés en même temps sous son charme. Le cadet distinguait que quelque chose clochait dans le discours de sa belle soeur. Et il devinait sans mal - pour s’en être émancipé le plus tôt possible - l’étouffement de leur famille derrière. Elle avait besoin de s’évader et quel meilleur fuyard que lui pour l’accompagner par la main ? Cela n’avait-il toujours pas été une dynamique de leur amitié ? Le sorcier taciturne courbait déjà l’échine, en posant les coudes sur les genoux, tandis qu’elle luttait à leur communiquer l’exaltation du quartier qui les réunissait. Spud lui vint enfin en aide pour compléter sa phrase. « Du bacon que Tooky prépare tous les matins ? » évoqua-t-il l’elfe de maison qui avait rejoint la nouvelle zone de confort de la sorcière, bon moyen d’aborder et de détourner le problème à la fois. Il haussa les épaules pour lui offrir, en tant que seul membre de la famille né sur l’île, une véritable réponse à l’anglaise. « Je l’ai toujours trouvé desséché et les tartines sont trop beurrées ! ». Le blond adressa enfin son sourire le moins sérieux à l’amie qui était venue trouver son épaule dans les tréfonds fourmillants de la capitale. La meilleure façon qu’il avait trouvé d’affronter l’angoissante compagnie familiale, quand la fuite n’était pas possible, était encore de la dédramatiser. Il préférait transmettre cet exemple à la jolie brune plutôt que l’animosité qu’il entretenait à leur égard, cela ne l’aurait pas aidée maintenant qu’elle partageait également leur nom. L’égoïsme existait pourtant de lui proposer de renoncer à son récent engagement pour vivre plus près de lui parmi les moldus. Il ne pouvait s’empêcher de penser, au fond de son moi le plus profond, qu’elle y aurait été plus heureuse. Miss Spinnet la première s’était pourtant empressée d’y renoncer malgré - ou grâce à - l’amour ?  Alizea n’était pas complètement déchiffrable. « Southbank » fixa-t-il son regard sur un mur de béton aussi impassible que la carapace qu’il n’avait abandonnée que pour mieux retrouver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alizea Spudmore



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 33
| AVATARS / CRÉDITS : Lindsey Morgan © kane
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : L'abandon.
| PATRONUS : Un Quetzal.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Jeu 14 Mar 2019 - 15:22

« Du bacon que prépare Tooky tous les matins oui, c’est tout à fait ça », répéta-t-elle en faisant une grimace comique, hochant la tête en signe d’approbation. Il était vrai en plus, que ce genre de cochonnailles ne faisait pas bon ménage avec les récentes tendances vegan d’Alizea mais qu’importe, par amour pour Randolf, elle se forçait à en avaler chaque matin les mêmes bouchées, en silence, perturbée par les cris des pauvres animaux qu’elle pouvait presque entendre sous son crâne.
Il y eu de nouveau un moment de flottement entre eux deux, où seuls les bruits citadins brisaient la quiétude qui les entourait. C’était agréable, à la fois, comme au bon vieux temps lorsqu’ils pouvaient rester des heures sans parler, juste en compagnie de l’autre, profitant de sa présence sans sentir le besoin de combler les vides. Mais c’était aussi terriblement navrant à la fois, de constater qu’ils n’arrivaient plus à communiquer librement, à s’ouvrir avec franchise et sincérité, comme ils en avaient l’habitude auparavant, parlant parfois pour ne rien dire, mais qu’est-ce que c’était drôle et bien de ne « rien dire » ensemble. Une vague de nostalgie balaya la sorcière et la laissa avec un sentiment fort désagréable d’impuissance totale.
« Rien n’a changé, tu sais, répondit-elle en haussant à son tour les épaules, et le ton amer de sa propre voix la surprit, comme s’il avait jaillit de se bouche sans qu’elle ne le contrôle. J’ai bien essayé de faire passer quelques messages — tu me connais —, mais rien à faire… Les tartines tombent toujours du mauvais côté, car beaucoup trop chargées en beurre !... » Elle rit un instant, puis, timidement, cessa. Sans savoir trop pourquoi, parler de son intimité ainsi, devant Spud, qui avait coupé les ponts avec eux depuis des mois maintenant, la gênait. Comme si elle était l’intruse qui l’avait chassé, pour prendre sa place.
Comme s’il avait ressenti son malaise — preuve en était, aux yeux de la jeune femme, que le lien indéfectible qui les reliait n’était pas tout à fait brisé pour toujours —, Spud sembla retomber dans son mutisme et lui répondit brièvement, le regard braqué droit devant. Alizea pencha la tête en arrière, offrant un instant son visage au soleil londonien pâlichon, avant de revenir à leur environnement et de regarder autour d’elle, toujours curieusement. Puis, doucement, elle glissa sur le côté et se positionna pile face à lui, tant est si bien que malgré sa petite taille, il ne pouvait faire autrement que de la regarder. « J’aime bien. Tu me fais visiter ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anselmus Spudmore



NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
| HIBOUX POSTÉS : 50
| AVATARS / CRÉDITS : © Arté
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Randolf, son aîné
| PATRONUS : Un sanglier
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Ven 22 Mar 2019 - 11:07

Anselmus retenait son rire derrière la barrière de ses lèvres mais ne parvenait pas à les empêcher de sourire quand celui de sa belle-soeur éclatait ainsi dans le vent. « Tu es la personne la plus têtue que je connaisse, tu serais littéralement capable de renverser la vapeur du Poudlard Express. Laisse toi un peu de temps. Essaie d'accentuer ton accent british en présence de l’elfe ... » tenta-t-il dans un haussement d'épaules. La maison de ville qui avait été cédée aux Spudmore en même temps que Tooky avait autrefois appartenue à une famille à la fois plus pure et plus anglaise que la leur. Des années plus tard, il n’était pas rare d’entendre l’elfe les traiter de sales boches quand il croyait insonorisé un placard dans lequel il fourrait sa tête à la recherche de quelque ustensile. Son conseil avait donc peut-être une chance d’aboutir. Il n'en avait aucun de plus avisé concernant le reste de la famille.

La contradiction entre sa raison, qui l’aidait à s’intégrer dans sa nouvelle famille, et son désir profond, qui voulait qu’elle le choisisse lui quand elle jouait ainsi avec les timides rayons du soleil, le renferma bientôt dans son meilleur mutisme. La sorcière se positionna devant lui avec une proposition qu’il aurait aimé décliné et il prit quelques secondes pour l’étudier avant de lui répondre. « C’était sans doute une erreur de vanter ton entêtement ». Dur de lui dire non après son petit speech, et puis qu’avait-il lui même prévu ce samedi sinon traîner dans le quartier ? « A vrai dire je pensais commencer par une virée au skatepark en bas mais je ne suis pas certain que - En discuter plus longtemps vaille le coup ? Alizea était la locomotive ! - allons-y ! ». Il quitta enfin son muret en ressentant l'impatience de son amie et descendit derrière les rebonds de sa couette la volée des escaliers pour trouver les quais réhabilités en skatepark. Les roues sur le bitume résonnaient si bien sous l’alcôve citadine que les bruits de la circulation ne paraissaient plus qu'un lointain écho. Il avisa un adolescent qui venait juste de quitter sa planche pour rejoindre son groupe de copains et s’ouvrir une canette. « Je peux t’emprunter ça ? ». Un haussement d’épaules et un sourire amusé lui répondirent en devinant sans doute le spectacle superbe d’une gamelle. « Tu sais faire un ollie, dude ? » Et le sorcier d’étudier les quatre roues brièvement en traduisant mentalement leurs forces en sortilèges éminemment moins compliqués que ceux auxquels il était habitué. « C’est le principe d’accio reaccio de Wenton, c’est pas plus compliqué qu’un balai … » répondit-il en s’éloignant un peu plus loin avec la planche sous le bras. « Il a fumé quoi ? » entendit-il le petit groupe se marrer dans son dos. Plutôt content de son nouveau jouet, il laissa tomber la planche entre ses pieds et ceux de la sorcière. « Et moins dangereux qu’un gobelin ? » lui tendit-il la main pour mieux inspecter la sienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alizea Spudmore



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 33
| AVATARS / CRÉDITS : Lindsey Morgan © kane
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : L'abandon.
| PATRONUS : Un Quetzal.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA Hier à 11:12

« Accentuer mon accent british, c’est ça oui… Et pourquoi pas beurrer des tartines à Tooky aussi, tant qu’on y est… », maugréa-t-elle dans sa barbe, de mauvaise foi, enfonçant de plus belle ses mains au fond des poches de son blouson de cuir. Pour autant, Anselmus avait sans doute raison. Alizea devait faire le dos rond, comme elle ne cessait de le faire depuis qu’elle avait intégré sa nouvelle belle-famille. Dur, dur de concilier ce concept avec son caractère impétueux, mais que ne ferait-on pas, par amour ?
Elle regarda son ami, sourire aux lèvres. Spud et ses bons conseils. S’il y en avait bien un sur lequel elle avait toujours pu compter et qui lui avait toujours sauvé la mise, c’était bien lui. Lui et ses précieuses recommandations, dont il n’était jamais avare à son égard, et qui l’avaient si souvent dépatouillée de drôles de situations. Elle haussa les sourcils  de façon suggestive avec un sourire triomphant lorsqu’il reconnut que son entêtement l’emportait et accepta de l’accompagner. Il proposa de commencer — et ce « commencer » ne lui inspirait que du positif et lui laissait présager que le sorcier était disposé à passer plus d’une heure en sa compagnie ce qui, en soit, était une très bonne nouvelle puisqu’ils n’avaient plus passé de moments ensembles depuis des mois — par le skatepark, et alors qu’il s’interrogeait à voix haute, le doute qu’il veuille se rétracter la poussa à poser ses mains sur les genoux du jeune homme pour le faire taire, et de lui lancer un regard en biais, ce genre de regard qui signifiait très clairement « hey Spud, tu parles beaucoup trop, on bouge ! ». Visiblement, l’alchimie entre eux opérait toujours, et le blond reçu le message cinq sur cinq.
Ravie de cette virée « comme au bon vieux temps », elle se précipita dans les escaliers, talonnée par son fidèle acolyte. Sur les quais, elle se cala sur son pas et le suivi jusqu’à un groupe de jeunes adolescents, restant en retrait tandis qu’il marchait droit sur l’un d’eux et entamait la discussion. De là où elle était, elle n’entendait pas tout, mais devinait l’objet de cette négociation. Et lorsqu’il revint vers elle, l’air visiblement très fier de lui, Alizea se mordilla la lèvre pour se retenir de sourire et coula plutôt un regard vers la planche qu’il venait de poser par terre, entre eux. Elle ne put cependant retenir son sourire plus longtemps et nicha sa petite main dans la paume ouverte de Spud, qu’il lui tendait, à l’évocation de son récent passage à Ste-Mangouste. « T’aurais dû voir la tête du Gobelin, il était pas raté ! » blagua-t-elle alors qu’Anselmus examinait sa main avec attention. Point de bagarre cependant, la blessure n’était due qu’à un banal accident lié à sa propre maladresse. Le contact de la main d’Anselmus réveilla d’anciens souvenirs enfouis trop longtemps, et troubla imperceptiblement la jeune femme. « On ne voit plus rien, Docteur Spud, inutile de t’inquiéter, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir », fit-elle pour chasser son trouble, ne retirant pourtant pas sa main. Elle pointa plutôt l’index de l’autre main vers le skate moldu et demanda, d’un air malicieux ; « Bon alors ? Tu te décides à me faire une démonstration de ton talent, ou t’attends que je monte moi-même dessus et ne m’envole ? » Car un ollie, pour sûr, Alizea ne savait pas du tout en faire !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA

Revenir en haut Aller en bas

Comme sherlock sans sa loupe, comme helga sans sa coupe | ALIZEA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Le café doit être noir comme l'enfer, fort comme la mort et doux comme l'amour. [Tous]
» Satheene - Me dis pas de la fermer ! Y a des femmes qui ont brulé leurs soutient-gorge c’est pas pour que trente ans après y ait des petits machos comme toi qui nous traitent comme de la merde !
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]
» ALEX ◄ La vie c'est comme un Kinder, quand tu l'ouvres tu as toujours des surprises.
» Land des Gabions, un modèle de site pour les sans-abri

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Londres
 :: Balade à Londres
-