GRYFFONDOR : 677 pts | POUFSOUFFLE : 304 pts | SERDAIGLE : 666 pts | SERPENTARD : 278 pts
C'est l'été sur ATDM ! Pour l'occasion, le cirque Arcanus a planté sa tente à Londres, pour tout l'été (plus d'explications ici). La partie Poudlard sera de retour dès le 1e septembre. D'ici là, bonnes vacances à tous !
Félicitations aux Gryffondor pour la coupe des quatre maisons !
Les anciens élèves, nouveaux adultes, n'oubliez pas de demander votre changement de statut juste ici !

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Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ

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Kierán A. Graves



COTÉ DU MAL
La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyJeu 28 Mar 2019 - 22:29


Le reflet de la lune sur mon verre brisé
La liberté avait ce goût étrange que ceux qui ne l'avaient jamais perdu ne pouvaient pas sentir, et ne pouvaient pas comprendre. Kierán, lui-même, ne connaissait pas sa saveur jusqu'à ce qu'il mette un pied à la prison d'Azkaban, escorté par des détraqueurs dont les mains osseuses lui agrippaient les bras. Le contact de sa peau avec leurs os le faisait encore trembler la nuit, si bien qu'il ne parvenait plus à dormir. Ses nuits, il les passait à regarder dehors, à attendre de pouvoir partir et d'aller mieux. Jamais il ne s'était senti autant enfermé que depuis qu'il était rentré. L'ancien langue-de-plomb, à qui il ne restait guère rien de plus qu'une petite-amie incapable de le comprendre, se sentait plus seul que jamais et moins libre encore que lorsqu'il était en prison. Là-bas, le râle des détraqueurs encadrait son désespoir, les barreaux l'empêchaient de sortir, mais son esprit pouvait encore divaguer malgré la dépression qui s'emparait de lui. Pourtant, maintenant qu'il était dehors, le souvenir de son coeur qui s'étreignait à chaque passage de détraqueurs dans sa cellule, lui paraissait plus vivace encore que lorsqu'il le vivait. Kierán sursautait dès qu'il entendait quelqu'un entrer dans une pièce, il devenait paranoïaque au moindre bruit suspect et force était de constater qu'il devenait invivable. Ses crises de colère n'avaient aucun sens. Ses lamentations n'en avaient pas plus. Sa vie ne valait rien de plus que quelques livres maintenant. Son nom, connu de tous, avait été souillé par ses propres bêtises. S'il ne gardait aucun souvenir, l'ancien Serdaigle était cependant persuadé d'être bel et bien coupable et il se sentait comme un imposteur d'avoir pu sortir. Rien n'y faisait pour retirer de son visage cet air figé, austère et qui le rendait d'autant plus désagréable encore.

Kierán se sentait encore plus en cage que jamais dans cet appartement où son chien ronflait. Alors, à deux heures et douze minutes, il attrapa son manteau et transplana sans regret. Pour aller où ? Melody ne le saura sans doute jamais. Il arriva à Galway devant la maison dans laquelle il avait grandi et dont les portes closes aujourd'hui ne renfermaient aucune vie. Le jeune homme s'avança dans l'allée et y entra. C'était Oona qui en avait hérité et à cette pensée, il ressentit une rage qu'il n'avait pas éprouvé lorsqu'on leur avait communiqué le testament de leur père. Il n'avait pas un tempérament jaloux. Pourtant, cette maison, si ce n'était pas l'endroit où il se sentait le mieux, était au moins l'endroit où il se sentait le moins mal. L'odeur de renfermée était cependant désagréable et il s'aventura dans les couloirs où les tableaux de ses aïeuls le saluaient d'un air joyeux. Guère plus vivant qu'eux, il s'arrêta devant le portrait de Finnén Reid, une de ses ancêtres qui avait vécu aux alentours du XVIIème ou XVIIIème siècle. Joyeuse comme sans doute de son vivant, elle croisa ses mains sous son visage duquel on pouvait percevoir d'étrange ressemblances avec celui de sa petite sœur. Comme la forme de sa bouche, par exemple : « Oh, mais Kierán, cela fait si longtemps ! Comme je suis heureuse de te revoir, tu as tellement changé ». Il soupira. En effet, il n'était pas passé depuis quelques années maintenant : « Oui, le temps passe... Comment tu vas ? » s'aventura-t-il à lui demander. Finnén ne pouvait qu'aller bien, elle était un tableau, non ? « Je m'ennuie pour être honnête mon garçon, je m'ennuie beaucoup. Aloysius ne me veut plus dans son tableau depuis que j'ai fait tomber son plateau de fruits, c'est absolument stupide ! Ne veux-tu point lui parler, mon fils ? Pour moi ? ». Le regard qu'elle lui jeta lui arracha ce qui se rapprochait le plus d'un sourire et il acquiesça. En réalité, il s'agissait d'un mensonge éhonté et il s'éloigna. Kierán ne fit pas attention aux appels du portrait de ses parents et pire encore, d'un coup de baguette, il les recouvrit d'un voile. Torturé par une situation psychologique qui le dépassait, il s'endormit véritablement cette fois-ci.

L'Irlandais passa plusieurs jours à Galway sans être dérangé. Il passait ses journées à errer dans le jardin de la famille que les ronces avaient mangé. Le jardin n'avait plus cette beauté mystique qui avait fait la renommé de la famille Reid, puis Graves. Il n'y avait plus rien des beaux cyprès si bien taillés qui avaient longtemps servit pour le bois de leurs baguettes. Il n'y avait plus rien d'autre qu'une eau vaseuse dans le petit étang derrière la maison. La pelouse même était jaune alors que le mois d'avril n'était pas encore véritablement là. Cette demeure était la métaphore parfaite des ruines de cette famille. Le soir du cinquième jour, Kierán était assit sur le parterre devant l'entrée de la maison, les yeux rivés sur le sentier dont les graviers n'avaient que peu été remués depuis la mort de Callaghan. Une bouteille presque vide à la main, qui n'était pas sa première de la journée, une cigarette entre les lèvres, il faisait pitié et d'aucun n'aurait pu reconnaître le brillant étudiant qu'il avait été. Kierán Aloysius Graves n'était rien de plus qu'une vilaine épave, le genre d'individu sur lequel personne ne s'arrête et que tout le monde dédaigne. Il n'avait rien à faire à Galway, en fait. La maison ne lui appartenait pas. Oona ne savait pas qu'il y était. Melody ne savait pas non plus où il était. Personne ne savait ce qu'il faisait et en réalité, il s'en fichait. Qu'est-ce qu'il s'en fichait ! Il porta la bouteille à ses lèvres pour en boire une gorgée, les yeux arrêtés sur une fleur fanée dans un pot cassé. Peut-être que l'ancien langue-de-plomb serait resté là toute la nuit, et il aurait pu. Mais vers vingt deux heures dix, il entendit le son d'un transplanage, et il craignit qu'il s'agisse là d'une descente du Ministère pour le renvoyer en prison. Rien n'était plus paisible que la maison abandonnée des Graves pensait-il, et il ne voulait pas ressentir à nouveau la présence des détraqueurs. Sans lâcher sa bouteille, il fit tomber sa cigarette par terre tout en pointant avec sa baguette l'ombre qui se rapprochait irrémédiablement de lui.
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Dernière édition par Kierán A. Graves le Lun 20 Mai 2019 - 23:47, édité 2 fois
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Octavius Martens



ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque.

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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyDim 31 Mar 2019 - 23:31

Le reflet de la lune sur mon verre brisé

C'était un endroit fort inhospitalier. Dans la nuit, la bâtisse ressemblait à ces vieilles maisons hantées des livres illustrés de son enfance. Du lierre avait lentement commencé à grignoter la pierre des murs. Le jardin semblait dépouillé de toute trace de vie végétale avec son herbe jaune et qui craquait sous les semelles. Cette maison devait avoir été laissée à l'abandon depuis un certain nombre d'années. Aux alentours, on ne pouvait entendre que les bruits de la mer et le souffle du vent glacial. Cet endroit lui faisait froid dans le dos.
Quelques jours auparavant, il avait appris que Kieran était sorti d'Azkaban. La nouvelle avait fait beaucoup de bruit dans le monde sorcier. Octavius n'en revenait toujours pas que son ami se soit fait envoyer en prison. Il ne parvenait pas à le concevoir. Il voulait en avoir le cœur net. Il l'avait cherché. Il n'avait su le trouver nul par à Londres. Il avait demandé à de nombreuses personnes de l'entourage de l'ancien prisonnier où il aurait pu se trouver. Oona, Broderick Moroz, Wil, son avocate... Personne n'avait pu le renseigner. Ainsi absolument personne ne savait où il se trouvait ? C'était complètement insensé ! Si les autres ne pouvaient l'aider, alors il allait se débrouiller tout seul. Kieran n'allait pas s'en sortir comme ça. Ses investigations l'avaient mené à consulter le registre des propriétés sorcières. Pour être tout à fait honnête, il y avait eu accès d'une manière pas tout à fait légale. Mais peu importe. Au nom de Graves, il avait trouvé la localisation d'une vieille bâtisse. Et s'il était là-bas ? Il n'avait pas perdu de temps avant de transplaner.
L'espace de quelques secondes, Octavius se disait que Kieran ne pouvait pas se trouver là. Il n'y avait qu'à voir l'état de cette habitation ! Qui pourrait vouloir y passer des journées entières ? Un ancien prisonnier d'Azkaban qui voulait se couper du monde. Tout était mieux qu'Azkaban.
Peu à peu en s'avançant vers la demeure, il devinait une silhouette dont il s'approchait. Soudain, celle-ci pointa sa baguette vers lui, lançant un lumos qui fit sursauter et aveugla momentanément Octavius jusqu'à ce que ses yeux ne s'habituent à la lumière. Il put alors reconnaître les traits de Kieran.
« Kieran ! »
Il était tellement rassuré. Il l'avait enfin retrouvé. Cela faisait tellement d'années qu'il ne l'avait pas vu en personne. Il aurait dû se sentir heureux. Mais au lieu de ça, cela l'attrista. Le langue-de-plomb avait changé. Et pas dans le bon sens du terme. Son regard était fatigué, sa mine renfermée. Les traits de son visage semblaient avoir vieilli prématurément. Il était amaigri, aussi. Il avait l'air d'être encore plus en piteux état qu'il ne l'avait vu dans les photographies de la Gazette. Non, ce n'était pas dans cet état qu'Octavius avait espéré retrouver son ami.
« Tu vas bien ? Je t'ai cherché pendant des jours. Tout le monde s'inquiète pour toi. »
A un moment au cours de ses recherches, il avait sincèrement pensé qu'il était mort. Bien sûr, la question « Tu vas bien ? », c'était d'avantage pour la forme. Cela voulait d'avantage dire : « J'espère que tu ne vas pas trop mal ». Il aurait voulu le prendre dans ses bras. Mais quelque chose le retenait de le faire. Il sentait que s'il avait fait cela, il aurait essuyé un rejet. En fait, même pas l'ombre d'un sourire n'était visible sur le visage du jeune homme. Il était sérieux, concerné et un peu... Réprimandant ?

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Kierán A. Graves



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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyMar 2 Avr 2019 - 16:44

Kierán n'attendait pas vraiment quelqu'un. En fait, il espérait bien que personne ne viendrait jamais et qu'il pourrait reprendre solitairement sa vie en Irlande. Ancien forçat, peut-être, mais ici, il n'était que le descendant d'une famille qui avait connu la déchéance, et dont personne ne savait rien. Son nom pouvait bien hanter les plus anciennes archives de la ville, qu'est-ce que cela changeait-il ? Azkaban n'était ni un mythe, ni une crainte pour personne ici. Oh, il y avait bien quelques sorciers par delà les vallons verts, c'était vrai. Mais personne ne faisait vraiment attention à lui et il fallait dire que l'Irlandais vivait comme un parfait moldu. S'il gardait certes sa baguette sur lui, il ne l'utilisait jamais, et ne se rendait même plus dans un pub sorcier qu'il avait l'habitude de fréquenter, plus jeune sur An Fhaiche Mhor. Non, il gardait purement et simplement l'anonymat le plus complet. Il se retirait tard le soir dans la demeure abandonnée des Graves, relique magnifique pendant plusieurs siècles et aujourd'hui dégradée. Elle n'avait plus rien de la belle maison fastueuse qui rappelait les lointaines origines royales des Graves. Rien ne rappelait toute la gloire de la famille dans les révoltes irlandaise. Rien, absolument rien, ne pourrait trahir son histoire riche. Avec une héritière qui laissait la maison à l'abandon et un héritier qui avait été en prison, leurs ancêtres, s'ils étaient encore vivants, se feraient des cheveux blancs. Mais il ne comptait pas trahir ce genre de secrets-ci.

Les froides nuits irlandaises ne remettaient pas ce soir les pendules à l'heure du jeune homme. Pouvait-on toujours le qualifier ainsi ? Sans doute pas. Ses traits tirés le vieillissaient autant que ses cheveux et que sa barbe qu'il n'avait pas pris la peine de tailler. Ses yeux bleus habituellement vifs d'intelligence semblaient endormis par l'alcool et la clope. Assis devant sa maison, les pieds fermement enfoncés dans le sol, Kierán attendait le moment où il allait s'endormir dans cette position, sa bouteille en main, sa cigarette consumée entre ses doigts. Enfin, c'était le plan, parce qu'il n'attendait personne. Mais cela ne voulait pas dire que personne ne viendrait. En entendant les bruits de gravier, il releva sa tête pour voir une ombre arriver. A quelques pas, il éclaira sa baguette tout en écrasant sa cigarette lorsqu'il se releva pour se mettre debout. L'angoisse qui étreignait son coeur à l'idée de repartir en prison était sans doute la pire sensation qu'il puisse éprouver. En éclairant l'individu, il ne s'imaginait pas quelqu'un en particulier. Son subconscient craignait que ce soit l'austère visage de Bartemius Croupton qui se manifeste devant lui. Mais ce sont au contraire les traits doux d'Octavius Martens qui se matérialisèrent au contact de la lumière agressive que projetait la baguette de l'ancien traître. Avait-il cessé d'en être un ? Il ne donnait plus d'information en tout cas, si tant est qu'il en ai donné un jour. Kierán baissa légèrement son arme sorcière pour ne pas l'aveugler mais continua de la pointer sur lui. Se pouvait-il que l'homme terrible à la tête du Département de la Justice Magique ait poussé le vice jusqu'à prendre l'apparence de son ami de collège pour le visiter et le torturer encore ? L'enthousiasme dont fit preuve Octavius ne convenait ni aux circonstances, ni à la maison familiale qui s'élevait derrière celui qui n'en avait pas hérité. « Que fais-tu ici ? » asséna-t-il brusquement, sans détour, sans galéjades. Aucun sourire se s'afficha sur le visage émacié du pauvre homme qui ne pouvait empêcher un affreux sentiment paranoïaque de lui conseiller  de fuir sur le champ. Prudent, il était prêt à réagir au moindre geste brusque et à prendre la poudre d'escampette pour Cork, cette fois-ci.


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Octavius Martens



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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyDim 7 Avr 2019 - 14:18

Le reflet de la lune sur mon verre brisé

Le temps changeait beaucoup de choses. Lors de sa dernière rencontre avec Kieran, il voyait un étudiant langue-de-plomb des plus prometteurs. Aujourd'hui, il avait en face de lui un déchet qui puait la clope et l'alcool. Cela lui faisait mal au cœur de constater ce changement. Son ami n'avait plus rien du jeune adulte qu'il avait été. Il semblait avoir vieilli prématurément. Il maudissait intérieurement Bartemius Croupton pour l'avoir envoyé à Azkaban et rendu comme cela. Il était intimement convaincu et persuadé que Kieran était innocent de tout ce qu'on lui reprochait. Il savait qu'il n'était pas comme ça. C'était une machination ! Un plan des mangemorts pour sauver leurs propres peaux. Il ne voyait pas d'autres explications.
Octavius fut presque choqué de l'accueil que lui fit Kieran. Que faisait-il là ? Que faisait-il là ! Il ne savait pas vraiment ce à quoi il s'attendait. Certes, pas à un accueil en fanfare. Mais là...  S'il y avait l'ombre d'un sourire sur son visage, elle avait complètement disparu. Le revoir était douloureux dans ces circonstances.
« Kieran... Personne ne savait où tu étais... Je t'ai cherché pendant des jours... Dès que j'ai su que tu étais sorti.  »
Ces recherches avaient été très longues. Il avait dû enfreindre quelques lois au passage. Mais quand Octavius voulait quelque chose, il se montrait toujours plus audacieux...
Il voulait aider son ami à remonter la pente. Il avait été victime d'une injustice honteuse. Cela ne faisait pas si longtemps qu'il entendait parler de Bartemius Croupton mais il pouvait d'ors et déjà dire qu'il n'approuvait pas ses pratiques. Selon lui, sa justice n'en méritait pas le nom. Si vraiment il envoyait les mages noirs à Azkaban d'une façon si efficace, le monde sorcier ne se serait porté aussi mal. Octavius était certain que quand bien même il lui aurait balancé tous les noms des potentiels mages noirs qu'il connaissait — et il pouvait les compter à la pelle —, Croupton n'aurait su rien en faire de bon. Voire même, cela aurait été lui-même qu'il aurait envoyé en prison. Voyez-vous, c'est suspect de connaître certains noms de ses ennemis, quand même ! S'il ressentait une aversion envers le directeur du département de la justice magique, elle s'était transformée en haine personnelle.
« Tout ça, c'est fini, c'est du passé. Tu verras, d'ici quelques temps tout ira mieux. »
Kieran devait aller de l'avant. Octavius savait que ce n'était pas facile de se mettre dans un tel état d'esprit quand quelque chose de bouleversant arrivait dans notre vie. Au final, il en avait retiré que ces épreuves nous rendaient plus forts et parfois meilleurs. S'il aurait pu refaire quelque chose, il aurait laissé tout tel que c'était car cela avait forgé l'homme accompli qu'il était. Il n'osait pas s'approcher de l'ancien prisonnier de peur de le brusquer. Cela lui faisait un peu étrange de ne pas pouvoir le faire, de ne pas pouvoir le prendre dans ses bras... Cela lui laissait une impression de vide qui instaurait en lui un malaise.

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Kierán A. Graves



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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyJeu 11 Avr 2019 - 11:42


Le reflet de la lune sur mon verre brisé
Jamais le tempérament de Kierán Aloysius Graves n'avait été aussi en accord qu'avec le temps que l'on décriait souvent à l'Irlande. Jamais n'avait-on vu un pareil orage sur son visage émacié par les terribles jours qu'il avait passé en prison. Qui aurait un jour pu croire qu'un élève si studieux, si agréable, mais désespérément bizarre, pouvait finir dans une des geôles d'Azkaban pour collaboration avec des criminels terroristes ? Aucun professeur, ni aucune personne qui l'avait déjà côtoyé, ne pouvait y croire. Et depuis qu'il était sorti, l'Irlandais savait par un étrange pressentiment, qu'il était coupable de ce dont on l'avait accusé. Il avait eut le temps d'y penser en prison. Il s'était remit à sa place, quelques mois auparavant, et il se rappelait de cette conversation avec Andromeda, son amie - qui ne l'avait pas soutenu un seul instant par ailleurs - et cette conversation tournait dans la tête du forçat à tel point qu'il s'était convaincu seul de sa culpabilité. Il ne doutait pas qu'on lui ai effacé la mémoire par sécurité. Ils avaient eu raison de le faire, c'était mieux ainsi. Mais toute cette histoire hantait maintenant le langue-de-plomb qui ne voyait plus aucun avenir possible. Kierán n'avait plus d'emploi. Il était livré à lui-même, connu parmi les sorciers, libre mais pas vraiment innocenté. L'imaginaire commun tendait à le condamner, et pouvait-il leur en vouloir ? Non, il ne pouvait pas. La seule haine que ressentait l'ancien Serdaigle était dirigée irrémédiablement vers Croupton et Fawkes, non pas pour l'avoir arrêté mais pour l'avoir torturé. Le Graves était un homme juste. Qu'on l'arrête pour ses méfaits, il acceptait. Qu'on lui arrache des aveux par la torture, cela l'avait traumatisé. La douleur physique maintenant n'était qu'un souvenir lointain qui s'était muée en intense douleur psychologique, que lui-seul pouvait comprendre et désirait analyser. Personne n'avait le droit de savoir ce qu'il ressentait, et c'était ainsi qu'il s'était enfoncé dans un silence désolant depuis qu'il était sorti. Pas un mot, pas un remerciement à Melody pour l'avoir fait sortir. Le néant. Kierán vivait simplement, le regard perdu dans l'horizon que la fenêtre de son appartement lui permettait de voir. Jusqu'au moment où prit d'une pulsion, il avait transplané pour l'Irlande, son pays.

Il s'y sentait déraisonnablement mieux qu'en Angleterre, certes, mais c'était sans doute également dû au fait qu'il était, pour la première fois depuis qu'il était sorti de prison, réellement seul. Jusqu'à l'arrivée d'Octavius Martens. Octave avait toujours été l'un de ses amis les plus particuliers. Kierán avait toujours expliqué son comportement décalé par le fait qu'il ne réalisait pas l'importance des choses. Il était parti à l'aventure sans en dire un mot à personne et si l'Irlandais ne se faisait pas de soucis pour lui, ce n'était pas le cas d'Alice, qui avait pensé au pire. Si lui-même n'avait jamais blâmé Octavius pour cela et s'était contenté de le juger en silence, force était de constater qu'il venait de faire la même chose. En pleine nuit, Kierán Graves avait transplané sans un mot pour un autre pays. Il ne répondit pas à l'explication de son ami de collège. Avait-il besoin d'une réponse de toute manière ? Le jeune trentenaire n'était pas particulièrement touché qu'il l'ai cherché dès qu'il était sorti. A dire vrai, il s'en fichait bien. Sa nouvelle baguette toujours pointée sur lui - parce que le Ministère avait prit soin de casser celle en bois de lierre qu'il avait avant d'aller en prison - tout ce que désirait l'homme torturé qui avait passé ces derniers mois à Azkaban, c'était la paix. Il aurait voulu lui dire d'aller se faire voir et de dégager. Mais en comparaison à Oona et Melody, Octavius lui paraissait être la visite la plus inoffensive. Sans doute se trompait-il. Le vent sifflait autour d'eux et faisait tristement bouger la cime des arbres qui n'étaient pas morts dans l'ancien jardin fastueux de la famille Graves. Le délabrement ambiant était sans aucun doute le reflet du délabrement de l'héritier qui n'avait pas hérité de la maison. Peut-être était-ce pour cela qu'il s'y sentait bien. Les souvenirs qui jaillissaient sous ses pupilles le calmaient plus que n'importe quel mot. Un rire défait et lamentable franchit la barrière de ses lèvres. « Va dire ça à d'autres » répliqua-t-il sans aucun humour toutefois, « si c'est pour dire ça que tu es venu, tu peux repartir, merci ». L'hostilité évidente dont il faisait preuve ne trahissait pas la lassitude qu'il ressentait pourtant profondément. Tout le lassait. Les gens, la société sorcière. Kierán désirait simplement s'implanter dans une nouvelle société tel un inconnu notoire et reprendre simplement sa vie. Si toutefois c'était possible.
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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyJeu 18 Avr 2019 - 13:17

Le reflet de la lune sur mon verre brisé

Octavius se souvenait encore de comment ils étaient devenus amis avec Kieran. A Poudlard, il avait rapidement remarqué ce garçon dans la même maison que lui, presque toujours seul. Il le sentait en décalage avec le reste des élèves. Il était différent des autres. Quelques part, cela faisait que sans le connaître, le blond s'était senti proche de lui. Il le voyait souvent à la bibliothèque, parfois dans la salle commune de Serdaigle... Un jour, il avait mis sa timidité de côté pour lui proposer de passer du temps avec Wilhelm et lui. C'était une proposition très maladroite. Mais Kieran l'avait accepté. Et à partir de ce moment là, ils avaient développé une amitié singulière. L'ancien joueur de quidditch avait été l'une des rares personnes avec qui il avait gardé contact en quittant le Royaume Uni, entretenant une correspondance régulière avec lui. Alors que même sa petite-amie de l'époque n'avait eu le droit à ce traitement. Il y avait une sorte d'attachement avec Kieran mais qui pourtant semblait distant. Au contraire d'Alice ou l'attachement avait largement dépassé le stade de l'amitié. Il y avait beaucoup trop de proximité entre eux pour que le voyageur ne parvienne à garder contact avec elle.
Octavius avait ce sentiment déchirant que l'amitié qu'ils avaient bâti au fil de toutes ces années était en train de s'étioler là, sous ses yeux, à ce moment même. Son ami n'était plus le même et cela n'avait rien de positif. Tout le monde finissait par changer. Mais il y avait des bons changements comme des mauvais. L'anthropomage n'en revenait pas que Kieran soit parti comme cela sans rien dire, sans prévenir personne. Bien sûr, il savait qu'il était bien la dernière personne à pouvoir l'en blâmer. Surtout qu'au moins, l'ancien langue-de-plomb n'était pas parti très loin. Même s'il lui aurait fallu aller jusqu'aux Caraïbes pour le chercher, il l'aurait fait. Voyager très loin ne lui faisait pas peur. Mais les circonstances n'étaient pas les mêmes ! Il venait de sortir d'Azkaban et son état psychologique ne semblait pas très stable. Les intentions n'avaient rien de similaire. Kieran ne voulait certainement pas juste prendre un nouveau départ. Il était dans une perspective d'auto-destruction et d'isolement. Il ne cherchait pas à aller mieux. Tout ce qu'il voulait, c'était de s'oublier en ruminant à propos de ce qu'il avait vécu sans aller de l'avant.
L'ancien prisonnier était à l'image du paysage qui l'entourait. Délabré, dépouillé de son âme, fatigué. Octavius était intimement persuadé que l'habitat reflétait quelque chose de la personne qui l'habitait. Un domaine dans lequel on pouvait difficilement s'auto-analyser. Mais en l'occurrence, cela paraissait évident dans le cas de Kieran. Assez évident pour qu'il puisse lui-même s'en rendre compte.

Kieran ne voulait vraisemblablement pas de sa présence ici. Il le rejeta froidement ! L'anthropomage n'en revenait pas. Tellement d'hostilité !
« Repartir ? Après tout ce que j'ai fait pour te retrouver ? Certainement pas. » refusa-t-il fermement.
L'ancien langue-de-plomb n'allait pas se débarrasser de lui aussi facilement. C'était son ami. Il ne pouvait pas le laisser dans cette situation. Il se sentait obligé de l'aider. Kieran ne voulait pas de son aide mais il s'en fichait.
« Je ne te laisserais jamais dans cette situation. Je comprends très bien que tu ne veux pas me voir et encore moins de mon aide. Mais regarde-toi ! Tu crois vraiment que je pourrais te laisser comme ça ? Tu es mon ami ! »
Il osa s'approcher un tout petit peu mais pas trop. Il restait tout de même consciencieux, toujours dans l'optique de ne pas le brusquer. C'était comme marcher des œufs.

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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyDim 21 Avr 2019 - 0:31

Octavius ne comprenait pas.

Octavius ne voulait pas comprendre.

Kierán ne voyait que cela pour expliquer ses réactions en décalées avec ce qu'il ressentait au plus profond de son cœur meurtri par la prison. Azkaban avait rendu son chemin de vie tortueux et violent. Sans espoir et sombre. L'Irlandais se trouvait méfiant, il n'avait plus confiance en personne d'autre que lui-même. Agressif, il l'était devenu. Paranoïaque, il l'était devenu aussi. Il était étonnant de voir combien l'enfermement pouvait changer un homme, lui faire voir le monde sous un jour dangereux. Kierán se sentait proie sous les yeux bleus d'Octave, alors même qu'il était censé être son ami. Un de ses amis les plus proches, un de ceux en qui il devait avoir confiance, réellement et profondément confiance. Le trentenaire se sentait détraqué comme une horloge déréglée, il avait l'impression que tout ce sur quoi il avait travaillé pendant des années n'avait eu aucune finalité. Son impuissance à comprendre le monde, il avait travaillé dessus, les trente années de sa vie. Il avait réussi à y voir une évolution, à constater une amélioration. Tout ça pour que cette dernière soit balayée comme le souffle du vent au sommet des falaises et qui attire les pêcheurs par le fond. Se sentir seul et l'être pour se reconcentrer  sur lui-même, c'était tout ce dont il avait besoin. Et c'était pour cela qu'il était parti à la manière de son ami, sans prévenir personne, du jour au lendemain, en pleine nuit même dans le dos de ceux qui n'avaient pu constater son absence étrange que le lendemain. « Comment tu m'as trouvé ? » asséna-t-il sans prévenir sa question lorsque le jeune homme fit valoir qu'il avait eu du mal à le retrouver. Ça, l'ancien langue-de-plomb s'en fichait bien. Il ne lui avait pas demandé de le retrouver, puisqu'il ne voulait voir personne. La suspicion commençait à lui ronger les veines à la manière de la haine qu'il ressentait pour l'homme qui l'avait enfermé. Puisqu'il l'avait si vite retrouvé, qu'est-ce qui lui disait que ce n'était pas un piège ? « Qui me dit que ce n'est pas Croupton qui t'envoie, hein ? » demanda-t-il d'une voix dont on percevait un étrange bourdonnement. Comme s'il cachait quelque nature féroce et dangereuse. Le patronus de Kierán avait toujours été un oiseau, comme pour chacun des Graves. Il ne s'était jamais penché sur sa signification. Pourtant, aujourd'hui alors qu'il se tenait sous le perron de la maison délabrée de sa famille, il était persuadé que son patronus n'était plus le même, et qu'il correspondait au contraire à cette haine sourde qui voulait exploser à la face du monde. Ce ravalement difficile de ses sentiments, il le faisait pour ne pas laisser sa magie exploser ce qui restait de la baraque de ses aïeuls.

Kierán le fixa avec dédain lorsque l'Anglais lui dit qu'il était son ami. Un sourire torve sembla se former doucement aux coins des lèvres de l'ancien forçat, qui lui donnait un air sinistre qu'on ne lui connaissait pas. Son ami, hein ? C'était si facile de lui dire ça maintenant qu'il était sortit de prison. Au final, seules deux personnes étaient venues le voir en prison. Et ce n'étaient pas ses "amis". Ni Andromeda, ni Wilhelm, et encore moins Octave étaient venus. Ils avaient ignorés son enfermement avec un flegme qui lui donnait envie de transplaner sur le champ. Le visage de son ami lui paru alors bien horrible. Le trentenaire fit comme un bon en arrière lorsqu'il essaya de s'approcher de lui, baguette toujours bien levée, avertissement tacite contre toute tentative d'approche de l'animal sauvage qu'il était devenu. Kierán ne supportait plus ni proximité ni contact, de la part de personne. Il ne voulait pas être touché, ni toucher quelqu'un. Même caresser son chien lui avait paru être la chose la plus désagréable sur Terre, alors même que lui et Spartacus avaient toujours eu une relation assez fusionnelle. « Retourne à Londres, c'est mieux pour tout le monde » ordonna-t-il brusquement, « si tu veux faire quelque chose d'utile, sois sûr que ma frangine ne se suicide pas ». Comme un sixième sens le prévint qu'Octavius allait forcément essayer une autre approche, le sorcier se recula de lui pour rentrer dans la maison, comme persuadé qu'il n'oserait jamais violer ce lieux sacré : « Va t'en ». Il lui claqua alors sans plus de cérémonies la porte au nez.

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Octavius Martens



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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyDim 19 Mai 2019 - 17:08

Le reflet de la lune sur mon verre brisé

Octavius voulait réellement aider Kieran. Il culpabilisait un peu de ne pas avoir pu être là lors de son jugement. Quand il avait su, c'était déjà trop tard. Il avait l'impression d'avoir tout raté depuis son retour, d'être la pire des personnes. Il n'avait pas pu accompagner sa grand-mère dans ses derniers instants. Il n'avait pas pu aider Kieran. Il n'avait pas pu assister au mariage de sa sœur. Il n'avait pas vu son neveu naître et grandir. Quel piètre ami il faisait.
Il n'aurait pas blâmé Kieran de lui en vouloir. Il comprenait. Mais il tenait à ce qu'il accepte son aide, qu'il ne le repousse pas. Pourtant, c'était ce qui était en train de se produire. Son ami semblait sceptique.
« Peu importe. L'important est que je t'ai trouvé. »
Qu'est-ce qu'on en avait à faire de comment il l'avait retrouvé ? Ce n'était pas important. Mais Octavius ne se doutait pas que cette réponse allait accentuer les suspicions de Kieran à son sujet. Celui-ci l'accusa d'avoir été envoyé par Bartemius Croupton ! L'anthropomage, réellement choqué qu'il puisse penser ça, fit les yeux ronds.
« N-non ! Absolument pas ! C'est faux ! Tu te trompes. Jamais je n'aurais fait ça. Cet homme me débecte, tu ne peux pas savoir à quel point. Pourquoi je ferais quoique ce soit pour lui ? Ça n'aurait pas de sens ! » se défendit-il.
Il était là pour lui, pas contre lui. Ce qu'il prit soin de lui rappeler. Le langue-de-plomb lui lança alors un regard rempli de dédain. Il lui demanda brusquement de partir.
« Je ne le ferai pas, Kieran. Oona a besoin de toi, pas de moi. »
Il se rapprocha de nouveau mais son ancien ami fuit dans la demeure dans laquelle il s'enferma en claquant la porte ! « Kieran ! » l'appela-t-il alors en tapant à la porte, presque désespéré. Il ne reçut bien évidemment aucune réponse. Après plusieurs secondes, il lâcha un profond soupir en s'appuyant contre la porte. Que devait-il faire ?
Est-ce qu'il devait entrer quitte à mettre en colère Kieran ? Ou le laisser tranquille ? Il resta plusieurs minutes ainsi, essayant d'écouter à la porte. Désemparé, il abandonna toute idée d'insister d'avantage. Lentement, il se détacha de la porte avant de s'en éloigner avec tristesse.
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Kierán A. Graves



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MessageSujet: Re: Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ Le reflet de la lune sur mon verre brisé | CLÔTURÉ EmptyLun 20 Mai 2019 - 23:46

Comment il l'avait retrouvé n'importait peut-être pas Octavius mais cela était important pour Kierán. Par sa simple phrase, l'anglais démontrait combien il ne comprenait plus son ami irlandais. Eux qui avaient su se comprendre très tôt en se reconnaissant d'une certaine manière dans l'autre, voyaient maintenant ce pont invisible disparaître brutalement. La prison avait détruit, semblait-il, toute la vie de l'ancien langue-de-plomb. Rien n'était plus pareil, et ses amitiés non plus. Il désirait vivre en homme solitaire pour ressasser ce qu'il avait vécu comme un drame personnel. Sans doute que cela en était un. Sa vie avait éclaté comme un verre maintenu trop fort entre les doigts d'un homme alcoolisé. Les piètres défenses qu'Octavius essayait de bâtir n'impressionnaient guère son ancien ami qui le considérait désormais avec dédain. Ses yeux bleus demeuraient méfiants, scrutateurs, voire presque mauvais. Toujours silencieux face à ses vaines paroles, il lui demanda néanmoins de surveiller sa soeur. Tout ça pour quoi ? Tout ça pour qu'il se défende encore, et essaie de le convaincre de rentrer dans le rang. Cela ne risquait pas d'arriver. Kierán avait dévié de sa voie en allant en prison et suivait désormais un chemin que lui seul dessinait. Ce n'était pas à son ancien ami de décider de sa vie, aussi lui claqua-t-il la porte au nez.
Le jeune homme ne resta pas derrière la porte pour l'entendre brailler. Bien au contraire, il prit le même chemin que celui qu'il avait prit le premier jour, monta les escaliers du même pas lourd qu'un géant, sous le regard intéressé de ses aïeuls qui n'étaient pas recouverts d'un voile. Il n'adressa pas un regard au tableau de son père dans un coin, qu'il n'avait pas eu le courage de dévoiler. Le parallèle entre le fantôme qu'il était et celui que n'étaient pas ses ancêtres aurait pu le faire sourire si l'Irlandais avait eut toute sa tête. Ce n'était hélas plus le cas. La prison avait dévoré comme un rat toute son intelligence, et avait mise à mort toute sa bonne volonté. Une coquille vide, animée par la seule flamme du remord et du souvenir, voilà ce qu'il était désormais. Arrivé en haut des escaliers, il prit à gauche, ouvrit une porte et s'effondra sur un lit. L'on aurait pu le revoir facilement avec vingt cinq ans de moins, le nez enfouit dans un coussin sur lequel il pleurait toujours. C'est ce qu'il fit. Comme l'enfant de quatre ans et demi qu'il avait été en apprenant le décès de Madame Graves, Kierán se mit à pleurer, mais non pas pour faire le deuil de sa mère, Pollyanna Graves, mais bien le sien.
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