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L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS

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Razvan Vacaresco



MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyJeu 4 Avr 2019 - 13:18

Été 1972

La nuit que Razvan avait passé fut courte. Bien trop courte. A peine eut-il enfin fermé ses yeux sombres que sa fille avait commencé à s'éveiller pour quémander à manger. Se souvenant, dans sa phase de semi-réveil qu'il hébergeait quelqu'un ce soir-là - et il avait le pressentiment que ce ne serait pas le seul soir - il avait calmé Mihaela en lui donnant ce pourquoi elle hurlait : le biberon. Assit sur le bord de son lit, le regard fatigué, la gamine avalait avec appétit le lait que lui donnait son père. Mais à cet âge, les enfants mangeaient à peine et elle eut tôt fait de finir son repas. Ca l'aurait bien arrangé de manger si peu également. Une fois tous les deux recouchés, il ne lui restait que deux heures et demi avant de se lever.
A son grand étonnement pour lui qui ouvrait la porte de son salon dès sept heure trente du matin pour accueillir ses patients, il y avait foule ce matin-là. Les premiers n'arrivaient que vers huit heures en général, tant et si bien qu'il avait le temps de rester au calme sur les petits escaliers fracassés qui menaient à sa maison. Mais de toute évidence, ce n'était pas le cas ce matin-là. Après une matinée à soigner les plus stupides blessures, Razvan Vacaresco en était arrivé à la conclusion que sa chère et tendre voisine, Madame Lupescu, avait propagé le fait qu'il hébergeait un étranger chez lui ce jour-là. Et bien sûr, avec le peu d'attractions de Tureni, les gens n'avaient pas résisté. Il avait assez tôt comprit qu'il était face à une machination démoniaque de sa voisine lorsqu'un gamin avait franchi le pas de sa porte avec sa mère en prétendant avoir de la fièvre... Alors qu'il s'était surtout collé pendant une bonne heure sur le poêle à bois pour faire monter sa température corporelle. Le petit monstre avait tôt fait de cafter la ruse qu'avait employé sa mère. Pour être honnête, il ne comprenait pas très bien en quoi l'apparition soudaine d'Octavius faisait tellement de remous. Mais il n'avait jamais réellement prêté attention à tout ce qu'il entendait non plus. Sa journée, éprouvante, n'était donc ponctuée que des hurlements de sa fille toutes les trois heures environs, soit pour manger, soit pour être changée. Après avoir fermé la porte de sa maison au dernier curieux qui avait prétendu s'être empoisonné avec des champignons trouvés dans la forêt, Razvan s'était résolu à faire à manger pour le déjeuné. Un plat sans grande originalité malheureusement, bien qu'il fut très doué avec ses mains. Son régime alimentaire se constituait presque exclusivement d'oeufs, de betteraves et de patates, sans doute bien loin des standards auxquels avait été habitué son invité. Assit en face de lui, Mihaela dans un landau à côté, le roumain servit généreusement le garçon en lui disant : « Tu as rendu curieux les gens du village ». Il s'installa en face de lui après s'être lui-même servit, et essaya d'expliciter son aventure avec le peu de mots qu'il connaissait de la langue de Shakespeare : « Je n'ai presque jamais eu de clients si tôt et pour raisons aussi stupides ».

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Octavius Martens



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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyVen 5 Avr 2019 - 0:03

Quand Octavius se réveilla le matin dans un lit confortable, vers 10h, il entendit du bruit venant du salon. Si l'espace d'une seconde, il s'était demandé où il se trouvait, cela lui rappela les événements de la veille. Il venait d'arriver en Roumanie. Il avait fait la connaissance après une mésaventure d'un certain Razvan, qui était médicomage, qui lui avait proposé de l'héberger pour quelques jours. Donc, il se trouvait chez lui et dans son lit. Un petit briefing matinal, ça ne fait jamais de mal. Le jeune homme fut un peu choqué de lui en voyant l'heure sur le réveil. Il ne se levait que très rarement aussi tard !
Après s'être étiré, il se leva et enfila un jogging. On était toujours en train de parler dans le salon et il était incapable de comprendre n'aurait-ce été qu'un quart des mots. Toutefois, quand il reconnut un « au revoir », il sortit rapidement de la chambre avec des vêtements pour transiter vers la salle de bain, saluant son hôte au passage. A peine quelques secondes plus tard, il entendait un nouveau patient entrer. Il se fit un brin de toilette au lavabo avant de s'habiller. En se regardant dans le miroir, il se dit qu'il avait l'air d'avoir bien la tête dans le cul, pour parler vulgairement. Il attendit de nouveau pour retourner dans la chambre.
Le jeune homme avait trop peur de déranger les gens pendant leur consultation en passant comme cela d'une pièce à une autre, ce pour quoi il attendait systématiquement la fin. Il n'aurait pas voulu, lui, que quelqu'un entrât dans la pièce comme cela lors de sa consultation chez le médicomage. Razvan avait l'air d'avoir beaucoup de patients. Alors, il restait cloîtré dans la chambre. Ce qui fit qu'il ne prit pas de petit-déjeuner.

Arrivé aux alentours de midi, il n'y eut plus de patient. Octavius en profita alors pour aller aux toilettes et venir dans le salon après s'être lavé les mains. Il avait faim. Il aida Razvan à mettre la table, fouillant dans tous les placards pour trouver les assiettes et les verres, avant de s'installer à table.
« Tu as beaucoup personnes qui vient. C'est tout le temps comme ça ? » demanda-t-il curieusement en mettant sa serviette sur ses genoux d'un geste léger tandis que le roumain lui servait une portion assez conséquente.
Octavius haussa les sourcils en apprenant qu'il était la raison de cette quantité de monde.
« Vraiment ? Je suis désolé... » s'excusa-t-il, écarquillant les yeux.
Il ne voulait pas rajouter à son hôte du travail ! En soi, qu'il attirât l'attention des habitants du village ne l'étonnait absolument pas. Il avait l'habitude. Par contre, il se demandait comment la nouvelle avait pu se répandre aussi vite. Quelle était cette sorcellerie ? Ah ! Les commérage de village. On retrouvait ce même phénomène dans les écoles, aussi.
« J'aimerai t'aider. J'ai voulu t'aider pour ta fille mais j'ai pas osé. Tout le matin, j'ai peur de... te déranger. Je veux pas empiéter sur la vie privée de tes patients. »
Il savait qu'en se "cachant", bien qu'il ne s'agissait pas de sa volonté, cela n'allait pas s'arranger pour Razvan car il attisait la curiosité des gens. Dans le village, il n'y avait pour l'instant que la voisine du médicomage qui l'avait vu. C'était d'ailleurs sûrement elle qui avait vendu la mèche.
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Razvan Vacaresco



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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyDim 7 Avr 2019 - 19:34

Avoir du travail ne dérangeait pas un homme comme Razvan qui ne vivait que pour cela. Travailler dix heures dans la journée ne le dérangeait pas, et s'il fallait qu'il sacrifie sa nuit, il le ferait de bon coeur aussi. Cela surprenait peut-être et sans doute Octavius qui ne devait pas être habitué à ce genre de rythme. Ici, il n'y avait que peu de médecins. Sur cinquante ou soixante kilomètres, voire plus, il était le seul. Il avait dû s'adapter. Là où il n'aurait dû soigner que des sorciers, il avait apprit à soigner des moldus, sur le très bon conseil de sa femme qui lui avait recommandé de prendre médecine moldue en option à l'université. Maintenant, il ne vivait presque que de ça. Un de ses patients du jour lui avait ramené un kilo de patates, et cela lui avait très clairement servit à manger ce midi, en compagnie d'Octavius qui lui avait paru être un lève-tard. Non pas que cela le dérange. Il faisait bien ce qu'il voulait. En servant une large part à son invité, celui-ci lui demanda s'il était normal qu'il ait autant de travail. La curiosité candide du jeune homme arracha un rire au roumain qui secoua négativement la tête : « Non, les gens étaient curieux » répondit-il maladroitement, sans être capable d'ajouter que c'était à cause de lui. Il s'excusa ce qui amusa grandement notre homme. Ce n'était pas un problème pour lui, et il le lui signifia dans sa langue : « Ca ne me dérange pas vraiment. Je suis ouvert à moins de huit heures du matin ».

Razvan ouvrait tôt, fermait tard, et demeurait disponible à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Il était là pour ça. Son métier, cela n'avait jamais été une question d'argent. Jamais. Se faire de l'argent sur la santé des autres, il trouvait cela odieux, et ridicule. Ce n'étaient pas des choses qu'il était : il n'étais ni odieux, ni ridicule. Alors bon. Octavius continua en alternant entre l'anglais et le roumain de manière tout à fait louable mais très maladroite. Il était assez dur de se concentrer sur l'anglais avant de se déconcentrer lorsqu'il parlait roumain... Pour se reconcentrer à nouveau. Il avala une bouchée de patate tout rond, avant de réfléchir. N'ayant pas l'habitude - n'ayant plus l'habitude, plutôt - de gérer les choses à deux, le roumain se demandait bien comment il pouvait occuper le jeune homme, sans qu'il ne soit une attraction pour ses patients dont la vie privée, de toute manière, ne serait pas comprise par l'Anglais qui ne parlait presque pas roumain. Il sortit de sa poche un papier, prit un stylo qui était sur un meuble derrière lui, et lui rédigea en roumain une liste de course : « Tu pourras aller acheter ça ? Tu sais ce que c'est ou non ? » demanda-t-il en faisant glisser la liste devant le jeune homme. Il ajouta, après une pause : « T'inquiète pas pour Mihaela, je l'habitude ».
Il continua de manger en se demandant comment lui dire ce qu'il voulait lui dire. Razvan n'avait vraiment pas l'habitude de parler anglais, il utilisait beaucoup plus le russe. Or là, c'était mission impossible avec Octavius. Les slaves avaient la chance de pouvoir se comprendre entre eux sans trop de problèmes. Les Anglais, à l'inverse, commençaient à avoir l'habitude que le monde parle leur langue. Fort heureusement, ce n'était pas vraiment le cas pour le britannique en face de lui, qui faisait réellement un intense effort pour parler la langue de son hôte. Celui-ci lui dit donc en roumain : « Les gens n'ont vraiment pas l'habitude de voir des étrangers ici... surtout pas des britanniques ». C'était que la Guerre Froide laissait des marques indélébiles au sein de la population européenne et quiconque voyageait un peu s'en rendait compte. Les gens étaient suspicieux selon le pays duquel quelqu'un venait. Ici les russes étaient acceptés parce que la population n'avait pas d'autre choix que de baisser la tête en silence. Mais Razvan était prêt à parier que de si intenses ressentiments continueraient à se propager lentement au sein des populations du bloc de l'est pour exploser, à un moment.


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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptySam 13 Avr 2019 - 17:42

Octavius avait toujours eu une vision très spécifique des médicomages et médecins moldus. Il ne les portait guère dans son cœur à vrai dire. Et ce pour des raisons multiples. Aller en consultation était toujours un moment pénible. Savoir qu'on allait avoir le droit à une piqûre, à une prescription pour des médicaments dégoûtants ou des remontrances n'encourageaient pas les choses. Encore s'estimait-il heureux de ne pas avoir eu à subir les visites médicales scolaires. Depuis qu'il était parti, il n'avait plus du tout remis les pieds chez un médicomage. Jusqu'à ce jour où le hasard voulait que ce fut un médicomage qui l'hébergeât. Ce n'était, en soi, pas très dérangeant puisqu'il n'était pas un de ses patients. Et il n'avait presque aucun grief personnel contre l'individu derrière la robe de sorcier blanche.
Il ne voulait pas déranger Razvan dans son travail, ce qui semblait assez compliqué puisque son salon servait de lieu de consultation. Il se trouvait que si les médicomages au Royaume-Uni avaient des revenus confortables et parvenaient à avoir des heures de travail raisonnables parfois, cela n'avait pas l'air d'être le cas en Roumanie. Octavius n'aurait su dire si son hôte était plus fortuné qu'un autre dans le village mais il en doutait. Huit heure du matin lui paraissait très tôt pour des consultations en « cabinet » et il y avait apparemment eu beaucoup de patients dans la matinée. Le médicomage devait déjà avoir beaucoup de travail et le britannique avait vraiment l'impression de ne pas l'aider du tout par sa simple présence. Cela le mettait très mal à l'aise. Et il avait presque honte de s'être réveillé aussi tardivement ! Razvan devait vraiment le prendre pour un paresseux !
« Tu es sûr ? » demanda-t-il, l'air désolé. « Je suis pas bien que ça peut t'ennuyer. »

Naturellement, il proposa son aide. Même s'il était en « vacance », il ne souhaitait pas rester à rien faire. Il n'était plus habitué à rester inactif comme au temps de Poudlard durant lequel, comme tous les élèves, il profitait des vacances pour être oisif, ne rien faire. Il commença à manger alors que Razvan se saisissait d'un morceau de papier et d'un crayon. Ce dernier griffonna quelque chose avant de lui montrer. Cela ressemblait à une liste de course. Il lui demanda s'il savait de quelles choses il s'agissait.
« Euhm... Je pense que ça va aller... » répondit le britannique en lisant les mots.
Il n'en comprenait même pas un quart. Mais il se débrouillera ! Il était content de pouvoir aider Razvan, peu importait le temps que cela allait prendre.
Il écouta avec la plus grande attention du monde Razvan parler roumain en mangeant son plat avec un l'appétit d'un jeune homme en pleine santé dans la force de l'âge. Sans faire, exprès, il fit tomber un bout de patates qui atterrit sur la serviette qu'il avait mis sur ses jambes avant de glisser par terre. Oups. Ni vu ni connu, il ramassa le bout de pomme de terre qui posa à côté de son assiette.
Octavius avait appris, un peu à ses dépens, que le monde n'allait pas très bien d'un point de vue politique. Il avait pu voir cela dans de nombreux pays comme la Chine, le Vietnam ou l'URSS. Il commençait à s'habituer au fait de ne pas passer inaperçu dans la plupart des pays qu'il visitait donc il avait parfois du mal à remarquer quand il y avait quelques nuances dans les raisons pour lesquelles on le remarquait. En Ouganda, on le remarquait pour son ethnie. En Russie, c'était pour autre chose. Cependant, il sentait, d'une façon très palpable, quand il pouvait y avoir des tensions.
« Oui, je comprends. Les choses sont pas faciles pour vous je crois. Hmmm.... Je vais essayer de me faire tout petit mais je crois que ce sera un peu inutile. Peut-être que quand je vais sortir, la curiosité des gens sera calmée. »
Au moins peut-être que les habitants du village allaient arrêter de venir chez Razvan en masse ? Cela aurait aussi été très cool de se faire quelques connaissances, même s'il ne savait pas combien de temps il allait rester.
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Razvan Vacaresco



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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyDim 14 Avr 2019 - 2:06

Il était assez étonnant qu'un homme tel que Razvan, qui avait grandi dans la brutalité même de l'existence, englouti sinon noyé au milieu de plusieurs autres enfants, se soit tourné vers la médecine, tant moldue que sorcière. Car en effet, dans un petit pays tel que la Roumanie, il fallait bien admettre qu'il avait bien peu vu de médecins. Ses tuteurs n'avaient pas l'argent pour l'emmener se faire soigner, et il lui fallait guérir seul. Sans doute que cette leçon tirée de son passé le forçait à considérer son métier sous un oeil profondément altruiste et dénué de tout intérêt. Comment pourrait-il faire payer ses consultations et se regarder par la suite dans la glace ? La réponse était assez simple, et évidente : il ne le pourrait pas. Maintenant qu'il était établit à Tureni, il avait sa propre clientèle, qui venait à l'heure qu'elle le souhaitait puisqu'elle ne trouvera jamais porte fermée. Il tenait à être disponible en toute circonstance, et il était prêt à parier que même aux portes de la mort, s'il pouvait aider quelqu'un, il le ferait. De ce fait, forcément, avoir plus de patients ne le dérangeait pas, et cela ne l'ennuyait pas plus. Le roumain faisait son travail, bien que la curiosité malsaine de ses nombreux patients du jour était mieux que de devoir réellement les soigner de troubles graves. Alors assit en face d'Octavius, le médicomage ne pouvait que sourire. Sa prévenance lui faisait plaisir, c'était le moins que l'on puisse dire. Mais elle était bien peu utile face à quelqu'un qui aimait si farouchement son métier. Razvan n'en changerait pour rien au monde et il ne regrettait pas le parcours qu'il avait choisi, bien que ce ne fut pas le plus simple, ni le plus évident pour un garçon pauvre perdu au fin fond de la Transylvanie, ayant grandi au milieux de moldus comme de sorciers. « Je fais ma métier par passion » expliqua-t-il, « si ma porte est ouverte ils peuvent venir, peut-importe la raison ». Il avala un carré de patate presque tout rond avant de faire passer cela avec un verre d'eau. Et pour pouvoir accueillir les gens, il devait être disponible. D'où l'intérêt de la présence du britannique chez lui.

Razvan gribouilla de son élégante écriture une liste de course courte mais qui allait lui sauver la vie dans les prochains jours. Il n'y avait rien de bien extraordinaire : des tomates, du lait - grand dieu, il lui en fallait VRAIMENT - , des carottes et des haricots. Le reste, il lui en restait et il pouvait gérer. Le fait est que faire les courses était un calvaire épouvantable. A l'époque où il n'était pas encore veuf, Mara et lui se relayaient à la tâche, mais l'un restait toujours à la maison à s'occuper des gens qui venaient en consultation. Maintenant qu'il était seul, faire les courses voulait dire fermer son cabinet. Et avec un nourrisson, c'était encore pire. Non seulement le petit magasin où il se fournissait n'était pas l'endroit le plus sain du monde - et pour un homme qui vouait sa vie à la médecine, il savait qu'il fallait absolument un environnement propre pour un enfant si jeune - mais en plus, la queue était telle qu'il fallait bien compter une heure et demi pour acheter quatre articles, alors même que la boutique se trouvait à sept minutes de chez lui. Une horreur. C'était donc presque un cadeau empoisonné que le roumain délivrait à l'anglais, tandis qu'il lui faisait glisser devant lui son bout de papier. Il jeta un coup d'oeil à sa fille qui gesticulait en essayant de trouver une position confortable pour dormir. Il réajusta sur elle sa couverture verte avant de reprendre son plat. « Tu peux donner ça à l'employé, il comprendra » lui conseilla-t-il sagement une solution de sortie s'il comprenait mal ce qui était écrit, avant d'ajouter honnêtement : « mais tu vas y perdre beaucoup de temps ». Il aurait voulu lui expliquer pourquoi et lui établir ce qu'il pensait être un excellent parallèle avec l'Angleterre, mais son faible vocabulaire dans la langue de Shakespeare l'en empêchait. Tout ce qu'il pouvait donc faire, c'était de se taire. Octavius lui fit part de son envie d'aller au magasin acheter ses victuailles, et argua le fait que les clients de Razvan allaient peut-être le laisser tranquille... S'il savait ! Notre homme se mit à rire devant tant de naïveté. « Oh non ! » s'exclama-t-il, la curiosité des gens ne risquait pas de se calmer de sitôt ! Et il en savait quelque chose pour avoir déjà vu des étrangers dans les parages, « les Occidentaux sont pas bien vus » expliqua-t-il maladroitement, « l'URSS tout ça... ». Qu'il était difficile de tenir une conversation sans être capable de tout expliquer correctement ! Razvan finit sa betterave en silence, avant d'ajouter : « Madame Lupescu a dû tout dire à tout le monde ». Et dire qu'après le repas, il devait la voir pour ses soins quotidiens... Quelle horreur ! « Tu n'es pas obligé de rentrer de suite après tes courses » lui fit-il en roumain parce que cela le fatiguait de chercher vainement des mots qu'il n'avait jamais étudié, « tu devrais profiter de ta journée pour te promener ! ».


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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyVen 19 Avr 2019 - 21:34

« C'est bien de aimer son métier. » commenta Octavius avec un sourire sincère.
Aimer ce qu'on faisait de sa vie, c'était la plus belle chose qui pouvait arriver. Il fallait faire ce qui nous permettait de nous épanouir. C'était une des clefs pour être heureux et bien dans sa peau. L'anglais ne le savait que trop bien.
Octavius lui proposa aimablement son aide alors Razvan lui écrivit une liste de course. Il était naïvement content de pouvoir l'aider et aussi de pouvoir sortir ! Etant arrivé dans la nuit, il n'avait pas eu le loisir de voir vraiment le village. En écoutant son hôte, il regardait le bébé de celui-ci s'agiter dans son berceau. « Ne t'en fais pas. » le rassura-t-il en souriant aimablement. Passer beaucoup de temps dans un magasin, c'était presque une partie de plaisir à côté de certaines choses qu'il avait dû faire au cours de sa vie pour obtenir des victuailles.
Certes, en Angleterre, tout était beaucoup plus simple. Mais pour être honnête, Octavius s'était habitué à ne plus tout obtenir aussi facilement. Aller au magasin lui semblait même trop simple à ce jour. C'était un luxe ! Et même étant petit, ses grand-parents l'emmenaient peu au magasin. Ils menaient une vie bien rurale. Avec un potager, des poules pondeuses et la sortie hebdomadaire au marché du village. Quelque part, ce n'était pas plus mal.
Octavius comptait bien profiter de sa sortie au magasin — que de folie ! — pour se faire de nouvelles connaissances. Il espérait moins intriguer s'il se montrait être en contact avec la population locale. Mais Razvan le détrompa très rapidement ! Il laissa alors entendre de façon bancale la situation politique dans laquelle se trouvait le pays. Il était vrai que le jeune anglais pouvait vite apparaître comme étant le riche capitaliste de service dans ce petit village roumain. Pour autant, cela aurait été très éloigné de la réalité. Cela faisait déjà quelques années qu'il n'avait pas mis les pieds en Angleterre. Pour l'instant, il avait élu domicile en Ouganda qui était assez neutre dans tout cela. Et personnellement, il préférait rester en dehors des considérations de ce conflit.
« Madame Lupescu ? La madame de à côté ? »
Mme Lupescu avait fait une drôle d'impression à Octavius la première fois qu'il l'avait vu la veille. Elle lui avait semblé très ronchonne ! Elle faisait peur. Il n'avait pas cru Razvan quand il lui avait dit qu'elle l'adorait. Il aurait même plutôt dit le contraire bien qu'il n'eut absolument rien compris à ce qu'elle braillait.
Son hôte l'invita aimablement à traîner les rues si l'envie lui prenait.  Le blond acquiesça en souriant tout en finissant son assiette.

Le repas toucha à sa fin. Ils débarrassèrent tout deux la table. Suite à cela, Octavius partit directement faire les courses avant que de nouveaux patients arrivent chez Razvan. Suivant les indications de ce dernier, l'anglais se rendait au magasin du village. C'était un assez petit établissement à l'allure tout de même douteuse. Il y avait énormément de monde. En cherchant les éléments de la liste, il se sentait véritablement observé de toute part. Pour autant, il ne se laissait pas intimider. Quand il croisait le regard de quelqu'un, il lui adressait un grand sourire en le saluant en roumain. Il lui fallut beaucoup de temps pour trouver certaines choses. Mais heureusement, il avait réussi à avoir l'aide d'un jeune homme, d'à peu près la même tranche d'âge lui. D'une manière générale, il avait l'impression que les jeunes gens étaient beaucoup moins méfiants vis-à-vis de lui. Puisque quand il leur souriait, il avait le droit à un sourire en retour de leur part. Les personnes plus âgées détournaient le regard, le jugeant en silence. En tout cas, il fit très bien connaissance avec ce garçon malgré le peu de moyen qu'ils avaient pour communiquer.
Au bout de deux bonnes heures, Octavius et celui-ci furent enfin sorti du magasin. Ils allèrent ensemble jusqu'à la demeure de Razvan. Dans le doute, l'anglais toqua et attendit qu'on l'autorise à entrer pour le faire, tandis que son ami attendant à l'extérieur. Malheur ! Madame Lupescu venait de finir sa consultation ! Timidement, il s'avança dans la pièce.
« Bonjour madame. » salua-t-il la vieille femme en souriant avant de se tourner vers son hôte. « Razvan, j'ai tout trouvé. »
Il alla déposer les victuailles sur la table du salon en petit tas organisé. Il sentait Madame Lupescu le dévisager d'un air peu sympathique. Il voulait vite s'éclipser.
« Euhm... Je vais avec... hm... un ami. » informa-t-il le roumain, un peu bégayant en désignant la sortie. « Je viens juste donner ça. »
Il avait le sentiment de déranger. Ses joues étaient un peu en train de rosir.
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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyLun 22 Avr 2019 - 1:39

Razvan était un homme bien entendu indépendant et qui l'avait toujours été, même pendant sa plus tendre enfance. Son adolescence à Durmstrang n'avait pas été la quintessence de sa sociabilité, bien au contraire, il avait été relégué au rang de nuisible duquel il ne fallait pas s'approcher. Quelques élèves avaient cette étiquette et il portait assurément la sienne parce qu'il était, étonnamment, le seul roumain de sa promotion. Ça avait été bien trop facile de le réduire à sa nationalité et non pas à ce qu'il était. Le jeune homme avait apprit à se débrouiller tout seul, sans l'aide de personne d'autre que de sa propre intelligence. Il avait travaillé seul pour s'améliorer en duel et être enfin, un minimum respecté. Toutefois, il devait bien admettre qu'un peu d'aide aujourd'hui de la part d'Octavius ne pouvait guère lui faire de mal. La curiosité attisée des gens du village se faisait voir par leur présence étonnante à sa maison qui servait de cabinet tous les jours de la semaine. Les vacances, le roumain ne connaissait pas le concept. Pour autant, il avait rarement autant de monde duquel il devait s'occuper. Et encore moins des gens qui n'avaient pas de problèmes et qui venaient polluer sa pièce de leur présence dans l'espoir d'apercevoir la bête de foire. Leur comportement n'étonnait pas particulièrement le médicomage, cela l'agaçait davantage. Et le pauvre et innocent britannique qui s'étonnait de la langue de vipère de la vieille voisine, le fit au moins sourire. Il hocha positivement la tête en disant : « Cette bonne femme ». Le ton dépité qu'il employait suffisait amplement à lui-même. Madame Lupescu avait son petit caractère. Enfin "petit". Son époux était mort mystérieusement peu après le mariage et n'avait pas eu le temps de procréer avec elle. Une chance, dirait la plupart des habitants de Tureni sur lesquels elle criait tout le temps. En fait, elle ne l'aimait pas. Madame Lupescu n'aimait pas grand monde. Mais les hommes, c'était pire que tout ! Comme s'ils étaient responsables de la mort de son époux alors que le pauvre homme s'était brisé la nuque en essayant de voler des figues dans le jardin d'à côté. Véridique.

Octave s'échappa à la fin du repas et avant que les autres patients ne viennent. Ils étaient moins nombreux cette après-midi et Razvan finit vers quatorze heures. Il en profita pour s'occuper un peu de Mihaela qui s'ennuyait dans son landau. Il alternait amusement et biberon avec la jeune enfant qui le regardait avec un regard si innocent qu'il sentait tout l'agacement de la matinée s'envoler brusquement. Elle ne se rendait pas compte de ce que traversait son père et s'était pour le mieux. Pourtant, à l'intérieur de ses grands yeux noisettes, le roumain avait parfois l'impression d'y voir une forme abstraite de compréhension, comme si elle sentait ses sentiments. C'était étrange. Vers seize heures, Madame Lupescu arriva en grande pompe pour ses soins journaliers. « AH enfin disponible ? » rouspéta-t-elle naturellement en pénétrant dans son salon d'un pas conquérant, « Bonjour Madame Lupescu, comment allez-vous ? ». La bonne femme commença à bomber le torse de son air de matrone pour expier brutalement : « Ça irait mieux si j'avais davantage dormi, jeune homme ! ». Bien entendu. Reproche numéro 1. Mal-à-l'aise, Razvan sortit ses fioles et ses médicaments pour se mettre au travail en silence, un regard attentif néanmoins toujours irrémédiablement dirigé vers sa fille pour être sûr qu'elle dorme correctement : « Et cette pauvre enfant doit être dans le même état ! ». Reproche numéro 2. Comme à l'accoutumée, le roumain ne répondit pas à ses vindicatives paroles de vieille femme aigrie par la vie. Elle se rappela avec émotion de sa femme à lui qu'elle appréciait temps, pendant une dizaine, sinon une quinzaine de minutes. Comme pour lui rappeler un peu plus qu'un mois auparavant, la charmante silhouette de Madame Vacaresco se promenait encore dans sa maison. Il se contenta de soupirer doucement en silence, avant de s'occuper des vilaines cicatrices qu'elle avait dans le dos. Madame Lupescu tombait souvent dans son jardin à cause de ses chaussons inappropriés. Il avait beau lui répéter plusieurs fois que si elle avait besoin de quelque chose, elle pouvait lui demander, mais il n'y avait rien à faire. Elle avait sa fierté qu'elle souhaitait conserver. Alors qu'il appliquait doucement une onguent sur une longue marque, elle continua : « DOUCEMENT JEUNE HOMME ! Votre femme était beaucoup plus tendre allons bon ! ». Reproche numéro 3. Il ne savait pas où il conservait sa patience, et fatigué de devoir encore la supporter, son âme sembla déserter son corps lorsqu'Octave entra dans la pièce à vivre. Malheur. Razvan se releva, comme piqué par une mouche et suivi d'un air blasé les gestes du jeune homme qui ne désirait qu'aider... Sous le regard ravageur de sa voisine. Si elle avait pu avoir des révolvers dans les yeux, elle aurait déjà trucidé le britannique : « ENCORE ICI CELUI-LA ? » brailla-t-elle en sautillant sur son siège pour se tourner vers son médecin traitant. Visiblement, ça ne la dérangeait pas d'avoir son tee-shirt relevé devant deux jeunes hommes en pleine force de l'âge... « AH ! » commenta-t-elle de son air de mégère en se tournant vers le jeune homme du village qu'elle agressa immédiatement : « TU RESTES AVEC CE GENRE DE PERSONNES VLADIRMIR ? JE DOIS ABSOLUMENT DISCUTER AVEC TA ME... » ; « Boooon Madame Lupescu, nous avons fini je crois bien » l'interrompit Razvan en posant gentiment une main dans le dos de la vieille femme pour l'inviter à se relever et à quitter sa maison sans plus de cérémonie. Ses cries stupides venaient de réveiller sa fille qui ne lui avait donné donc, que quarante-cinq minutes de répit, « nous nous reverrons demain, n'est-ce pas ? ». Elle commença encore à rouspéter en réajustant son vieux châle des années 30 - héritage de sa mère, lui avait-elle dit avec émotion la veille - avant de quitter sa maison d'un air courroucé de vieille dame choquée par la jeunesse dépravée. Le visage fatigué du roumain rencontra celui de son invité à qui il sourit gentiment : « Merci pour la course, Octavius ».


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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptySam 27 Avr 2019 - 21:56

Madame Lupescu était une femme effrayante, selon Octavius. Et pour son plus grand malheur, elle semblait avoir une dent contre lui. Cette vieille mégère lui évoquait les méchantes sorcières qu'il voyait fréquemment dans ses livres de conte illustré de quand il était enfant. C'était sûr qu'il n'allait pas retrouver en elle une grand-mère de substitution temporaire ! Sa grand-mère à lui était tellement plus avenante, plus souriante, moins aigrie. Quand il rentra chez Razvan et qu'elle était en consultation, il sursauta en l'entendant crier en roumain. Aussitôt, il se fit tout petit en déposant les courses sur la table, sans bien évidemment oublier l'indispensable politesse. Surtout, il évitait de la regarder : elle n'était pas vraiment à son avantage. Son T-shirt était relevé, laissant apercevoir sa peau vieillie, son sous-vêtement couleur chair. Donc, il n'avait pas non plus envie de voir cela. A la place, il lança des regards un peu affolés à Razvan puis à Vladimir. Ce dernier recevait les foudres de la vieilles femmes jusqu'à ce que le médicomage l'interrompe. Mais Octavius était incapable de comprendre un traître mot de ce qu'elle disait, se retrouvant affreusement embarrassé. Madame Lupescu sortit enfin de la maison, sa consultation étant terminée.
Razvan le remercia pour la course, l'anglais lui adressa un sourire un peu désolé.
« Je suis vraiment désolé pour Madame Lupescu. C'est ma faute. » s'excusa-t-il, sincère.
Il sentait qu'il ne devait pas trop s'attarder. Peut-être que son hôte voulait rester seul avec sa fille pour tenter de la calmer — elle s'était mise à pleurer.
« Euhm... Je pars avec Vladimir.  Je reviens à... quelle heure ? »
« Disons 18h ? »
« 18h. »
Quelques minutes plus tard, Octavius et Vladimir repartirent de chez Razvan. L'anglais prit encore une fois le temps de s'assurer que cela ne dérangeait pas ce dernier avant.

Octavius passa le reste de l'après-midi avec Vladimir. Celui-ci le présenta à ses amis du village avec qui il fit joyeusement connaissance. Il rencontra notamment une fille nommée Ionela. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais le feeling passait extrêmement bien avec elle. Même quand ils n'étaient pas en train de parler, elle lui lançait des regards, lui adressait des sourire. Il faisait de même. Elle était jolie. Le jeune anglais se vit pas le temps passer. Les heures défilaient à une allure ahurissante. Si bien que quand il se rendit compte de l'heure, aux alentours de dix-huit heure trente, il fut un peu pris de panique. Qu'est-ce qu'il détestait être en retard ! C'était affreusement impoli. Alors, il prit congé de ses anciens amis. Cependant, Ionela insista pour le raccompagner jusqu'à chez Razvan. Ils parlèrent pendant tout le chemin.
En arrivant à destination, la jeune roumaine lui proposa de revenir la voir, elle et les autres jeunes, après le repas. Octavius ne sut pas refuser et accepta avec un grand sourire. Il lui fit un dernier coucou avant de rentrer dans la maison. Il perdit un peu son sourire en rentrant.
« Bonsoir... Désolé pour le retard. Je n'ai pas vu l'heure... » le salua-t-il avant de s'excuser pour son retard. « La prochaine fois, je fais attention. »
Un peu gêné, il ferma la porte derrière lui. Il s'avança dans la pièce. Il ne savait pas s'il pouvait rester ici à loger chez Razvan. Toute la journée, il avait l'impression d'être une plaie en plus d'être inutile pour lui. Il allait bien trouver un autre endroit où crécher. Il avala sa salive.
« Je suis vraiment désolé de déranger comme ça ton quotidien. Si cela t'importune vraiment, je peux m'en aller. Je ne voudrais pas être un poids pour toi. »
Il leva son regard vers le roumain.
« Et ça me gêne un peu de ne pas t'être plus utile. »
C'était un peu soudain comme annonce, mais il voulait tout de suite mettre les choses à plat. Il ne voulait pas passer pour un profiteur. Razvan semblait avoir assez de difficultés comme cela.
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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyJeu 2 Mai 2019 - 0:26

La bonté naturelle de Razvan le poussait à ne pas juger les gens sur leurs attitudes, ni sur ce qu'ils étaient. Il n'avait pas le temps pour ces futilités de l'existence et préférait se concentrer sur la route tortueuse qui représentait la sienne. Le roumain avait assez de problèmes à gérer pour ne pas s'inquiéter de ce qui se disait ailleurs, et ce que l'on disait de lui. Il n'était donc pas particulièrement surprit par la réaction de sa vieille voisine qui lui servait accessoirement de nounou pour des activités qu'elle jugeait hautement répréhensibles. Aller frapper des gens pour se faire de l'argent, n'était pas très orthodoxe lui avait-elle dit un beau matin qu'elle avait décidé de venir la première chez lui pour ses soins. Comment diable avait-elle su ? Il n'en savait rien et préférait ne pas savoir. Car apprendre qui était le mouchard troublerait assurément la vie paisible qu'il essayait de reconstruire après la mort tragique de sa femme. Son existence lui paraissait bancale, ne se résumait plus qu'à s'occuper seul de son enfant, qu'à soigner des patients et à se faire frapper le soir pour quelques roubles soviétiques qui lui servaient surtout à acheter du lait pour sa fille. Mihaela avait chamboulé sa vie, c'était le cas de le dire. Partiellement en bien, partiellement en mal, finalement. Mais il prenait seul au final, la responsabilité de la mort de sa femme. Madame Lupescu avait semblé avoir un avis différent du sien pour le blâmer entièrement le lendemain même de la mort de Mara Vacaresco. Il n'avait rien dit et avait fait son travail en silence, comme d'habitude. Razvan l'avait même gratifié d'un sourire en lui souhaitant une bonne journée. Comme si rien n'était. Octavius pouvait donc s'obstiner à se confondre en excuse, cela ne changeait rien à ce que son hôte ressentait pour la situation. Il était profondément blasé par celle-ci et par sa vie qu'il ne maîtrisait plus du tout. Le roumain serra la main de l'accompagnateur du britannique. Combien de fois avait-il soigné son petit frère ? Il ne comptait plus, car il avait une santé fragile, et nul doute que Vladimir n'aimait pas venir pour rien à la maison de son médecin traitant. « Il n'y a pas de mal, Octavius » lui répondit-il doucement en roumain en prenant les affaires qu'il lui avait acheté, conformément à la liste, « reviens quand veux » ajouta-t-il à l'attention du jeune homme, qui repartit avec Vladimir après lui avoir proposé une heure.

Razvan passa son temps à s'occuper du petit monstre qui s'agitait beaucoup trop pour que lui puisse trouver un quelconque repos. Mihaela n'avait que trois semaines, n'était-elle pas censée passer son temps à dormir et à manger ? Vu les grands yeux noisettes dirigés vers lui, il en avait conclu que non. Alors, le roumain l'avait prit sur lui pour lire un livre qu'un de ses voisins lui avait amené en paiement. Un paiement qu'il ne pouvait qu'accepter comme il n'était payé que par la sympathie des gens. Mais pas à dire, il préférait qu'on lui apporte des tomates, plutôt qu'une ode à la Mère Patrie. Au bout d'un moment, il en eut marre de se concentrer pour comprendre correctement les mots en alphabet cyrillique devant lui et il laissa tomber son livre à côté de lui, dans un soupir. Sa fille dormait à point fermé depuis maintenant deux heures et demi. Il n'avait absolument aucun moyen de faire autre chose que de lire un livre d'une main. Il pourrait la remettre dans son lit, mais il lui faudrait tout de même la surveiller. Depuis qu'il était seul, il lui était devenu impossible de travailler dehors et cela le rendait fou. Finalement, le soir arriva plus vite que prévu, et Octavius revînt - en retard, mais pas de quoi offusquer Razvan. Il revenait quand il voulait, lui avait-il dit. Le roumain ne désirait pas qu'il se sente obligé envers lui de quelques manière que ce soit. Aussi fut-il particulièrement surprit de ses paroles, alors que Mihaela dormait enfin dans son lit pour lui libérer les bras. « Tu pas en prison ici Octavius » répondit Razvan de son air incrédule. Il voulu lui dire qu'il n'avait pas à s'obliger un couvre-feu mais ne sachant pas comment le formuler dans la langue du britannique et se doutant qu'il ne le comprendrait pas dans sa langue à lui, il ne dit rien de plus. Le roumain se dirigea vers sa cuisine pour se laver les mains et attraper les tomates qui trônaient toujours sur le comptoir, en attendant d'être coupées convenablement pour être mangées. Il écouta son invité tout en étant affairé à sa tâche et finit de couper ses tomates pour les mettre dans un saladier avant de se retourner vers le jeune homme, appuyé contre son comptoir : « Tu ne me déranges pas » lui dit-il sincèrement, « vraiment. Ca me fait plaisir ». Razvan fit parcourir son regard sur le garçon, sans savoir quoi lui dire de plus pour le rassurer sur un malaise qu'il n'avait pas lieu d'avoir. « J'ai pas temps de m'occuper du potager avec Mihaela. Tu pourras la garder, demain après-midi ? » demanda-t-il en se grattant la tête. Le roumain se sentit un peu ingrat de demander cela à un illustre inconnu, aussi s'empressa-t-il d'ajouter, comme pour le rassurer s'il n'aimait pas les enfants : « Elle ne devrait pas t'ennuyer, elle sera fatiguée demain ». Autrement dit, elle allait sans doute passer toute sa journée à dormir et Octavius allait pouvoir... Eh bien, trouver une autre occupation.

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MessageSujet: Re: L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS L'attraction du jour | FLASHBACK | OCTAVIUS EmptyJeu 16 Mai 2019 - 1:25

Octavius, comme la plupart des gens de son âge, cherchait à s'amuser après avoir travaillé durant toute l'année scolaire. Quoi de plus naturel ? Pour lui, c'était les vacances avant de reprendre un tout autre rythme de vie. Voire une toute autre vie. Il savait d'emblée qu'il n'allait pas s'établir longtemps en Roumanie. Juste le temps de l'été. Quand les jours automnaux allaient commencer à revenir, il allait devoir retourner en Ouganda. C'était tellement étrange. D'être libéré de presque toute contrainte le temps d'un été. Pas de travaux pénibles à effectuer, pas de journée de travail, pas de combats à mener... Cela ne lui était pas arrivé depuis sa sortie de Poudlard, six années auparavant. Son hôte n'exerçait aucune pression sur lui. Il ne lui donnait pas d'heure pour rentrer et Octavius avait l'impression qu'il fallait presque qu'il le supplie pour qu'il lui donne la moindre petite tâche à faire. Mais ce n'était pas ce qu'il voulait ! Il désirait vraiment aider Razvan. Après tout, ce dernier avait la gentillesse de l'héberger gratuitement. C'était normal de l'aider et de respecter les règles de la maison. Il ne se trouvait pas dans un hôtel.
Alors, en rentrant en début de soirée, Octavius se sentit obliger d'éclaircir la situation avec le roumain. Ce dernier le rassura. Il est vrai qu'avoir un peu de compagnie, surtout étrangère, devait changer un peu son morne quotidien de père veuf et célibataire. L'anglais n'avait jamais été accueilli dans un foyer comme tel auparavant. Souvent des foyers de famille nombreuse. Ou, en Russie, chez un vieux couple n'ayant jamais eu d'enfants. Razvan, lui, il était tout seul avec sa fille qui n'avait même pas encore de dent. Cette situation lui donnait encore plus envie de s'investir dans la vie de ce foyer. Octavius fut très surpris en entendant la proposition du roumain. Il voulait qu'il s'occupe de son enfant ? Il hésita un peu mais rapidement le père le rassura en disant qu'elle allait être calme. Cela fit doucement sourire le blond puisqu'il n'était pas question de cela. Il trouvait ça juste surprenant qu'il confie Mihaela à un inconnu.
Il adorait les enfants. Il n'avait jamais eu de petit frère, de petite sœur ou quelconque cousin à s'occuper quand il était adolescent. En fait, il avait toujours été le seul enfant au milieu d'individus plus âgés. Mais il avait appris au fil de ses voyages à s'occuper d'enfants, à vivre avec eux. Cela n'avait pas été très difficile. Il avait très rapidement été attendri par leur nature. Ceci dit, il ne s'était jamais occupé d'un bébé en si bas âge. En général dans les endroits où il allait, c'était la tâche de la maman et des femmes. Il appréhendait un peu, par conséquent.
« Ne t'en fais pas. J'aime beaucoup les enfants. » le rassura-t-il en souriant.
Il entreprit de mettre la table.
« Mais il va falloir que tu m'expliques comment je dois m'en occuper, qu'est-ce que je fais si elle pleure... »
Eh bien, ils avaient trouvé leur sujet de conversation pour ce dîner !
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