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La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran)

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Wilhelm Rosenberg

Wilhelm Rosenberg


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque.

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MessageSujet: La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) EmptySam 4 Mai 2019 - 17:59

Où pouvait-il bien être ? C’était pourtant la bonne adresse. Wilhelm vérifia pour la énième fois le nom de la rue et le numéro de la maison sur la lettre que lui avait envoyé Octavius. Le jeune homme arrivait au mauvais moment, à croire que ce coté looser ne l’avait pas quitté malgré les années passées et son expérience acquise. L’auteur poussa un soupir tout en rangeant le parchemin dans sa poche de manteau. Il avait surement plié bagage après la visite d’Octavius, ne souhaitant plus qu’une autre personne vienne le retrouver.

La lettre de son ami était d’ailleurs très brève. Il avait écrit avec retrouvé la trace de leur ami mais n’avait pas réussi à le ramener. Et quand il avait voulu en savoir plus, Octavius, fidèle à lui-même, avait détourné le sujet de conversation. Il se rappelait encore de cet après-midi passé en sa compagnie. Ils avaient parlé de Kieran… ou plutôt Wilhelm avait d’aborder le sujet, il voulait espérer, espérer que tout cela n’était qu’une erreur. Il ne pouvait pas avoir fait ça. Pas lui. Wilhelm était né moldu, d’origine juive. Il avait très mal vécu les ségrégations entre sang purs et nés moldus à Poudlard, voyant là le reflet du miroir de cette guerre, cette hécatombe à laquelle avait survécu sa mère. NON ! Kieran ne pouvait pas… Octavius avait l’espace d’une seconde réussi à le faire douter, mais à chaque fois Wilhelm n’y croyait pas.

D’ailleurs, il était sorti de prison, non ? Cela voulait dire qu’il était innocent. Wilhelm en était persuadé, au plus profond de son coeur.

Alors qu’il arpentait les rues de Galway, les souvenirs lui revenaient en mémoire, comme un vieux film au couleurs délavées et dont les images sautaient de temps à autres à cause de ce manque d’attention. Il manquait quelques bribes, assurément mais… Wilhelm avait fait tout ses vaccins ce jour là, il était en train de plier bagage lorsque Kieran avait sonné chez lui. Le jeune diplômé lui avait donné rendez-vous pour fêter son départ, cette nouvelle vie qui commençait. Ils avaient bu de nombreuses bières, ils avaient rire à s’en tordre le ventre en ressortant de vieilles photos, puis, le lendemain, il l’avait accompagné jusqu’à son avion moldu. C’était la dernière fois qu’il l’avait vu. Par la suite ils s’étaient échangés des lettres, évidemment. Ils s’étaient revu aussi à chaque fois qu’il revenait d’Egypte. C’était même Kieran qui lui avait soufflé l’idée d’écrire un livre.

Et puis, alors qu’il était en Egypte, son ami avait cessé de répondre à ses lettres. Ce n’est que des mois plus tard que Wilhelm apprit pour son procès, son arrestation et sa libération, en revenant en Angleterre. Trop tard… Il était revenu trop tard. L’auteur avait développé un fort sentiment de culpabilité. Du coin de l’oeil, le jeune homme vit un pub qui paraissait calme. Il avait besoin d’une bière. Ou deux. Qu’importe le nombre, pourvu qu’il est l’ivresse.

Il n’y avait personne dans ce bar moldu hormis un homme accoudé ayant eu la même idée que lui. Et alors qu’il allait s’installer « Une bière s’il vous plait. » son regard accrocha le profil de son voisin et, malgré les années, malgré son changement, son amaigrissement, ses cernes, il le reconnut. Son séant manqua de peu le tabouret il manqua de se retrouve ventre à terre. Ca y est. Il l’avait retrouvé. Mais que dire maintenant ? Les mots restaient bloqués. Alors son regard quitta la silhouette de son ami pour se fixer sur la bière que venait de lui servir le barman. Ce n’était plus le même homme, il fallait être aveugle pour ne pas l’avoir remarqué.

Wilhelm prit une longue gorgée de bière, tant bien qu’il but quasiment la moitié de sa pinte. « J’ai appris ce qu’il s’était passé en rentrant d’Egypte. Les hiboux étaient bloqués à la frontière par le gouvernement. » Sa voix était blanche, faible. Il aurait tellement voulu être là. Se comporter comme un ami. « Tu avais déjà été libéré et… - il déglutit et repris une gorgée de bière - quand j’ai voulu te voir, tu avais déjà disparu. » Pourquoi le destin s’était-il tant acharné contre lui ce jour là ? Il aurait voulu dire qu'il était désolé de n’avoir pas été là, de ne pas avoir su, d’avoir été indigne de leur amitié. Mais ce mot... avait-elle réellement envie d'entendre ça après avoir séjourné las bas, à Azkaban ? Au fond, Wilhelm ne savait pas. Il n'était pas dans sa tête. Alors, il attendit une réaction de sa part.

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MessageSujet: Re: La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) EmptyDim 5 Mai 2019 - 12:00

Kierán ressassait la visite d'Octavius comme un disque rayé sur un tourne-disque. La mélodie ne semblait jamais s'arrêter, tout comme la pensée de l'expression du visage du garçon restait résolument ancrée dans son crâne. Il ne culpabilisait pas vraiment. Octavius n'avait pas été là pour lui, et il donnait signe de vie une fois que lui était sorti de prison, en lui disant qu'il était son ami ? Rien ne paraissait aller avec cette définition-ci. Les amis de l'Irlandais se comptaient sur les doigts d'une main, et en fait, pour être honnête, on pouvait sans doute dire qu'il n'en avait qu'un. John au moins, était venu le voir, avait essayé d'avoir des informations, de l'aider. Les autres avaient éclaboussés la scène de leur absence, et même le degré d'alcool dans sa pinte de Guinness ne pourrait pas les excuser. Les mains croisées sous son menton mal rasé, son regard bleu ne possédait ni plus la lueur d'intelligence qu'on lui retrouvait toujours ni celle de l'espièglerie. Il suivait les gestes du barman d'un air blasé, portant de temps en temps sa pinte à sa bouche pour en boire une gorgée. Le pub sorcier d'An Fhaiche Mor était celui qu'il avait fréquenté durant toute sa jeunesse et qu'il avait pourtant boudé depuis son retour au pays. Mais aujourd'hui, Kierán avait plus que jamais besoin de penser à autre chose, et peut-être, de se rappeler de l'époque joyeuse où il le fréquentait avec ses amis irlandais. Il n'avait jamais emmené aucun de ses meilleurs amis ici, et maintenant qu'il se voulait être seul, il s'en félicitait. Ses fréquentations poudlardiennes, de toute évidence, ne méritaient pas de connaître cet endroit. La cire sur le comptoir du bar, en vieux chêne, la cheminée dans un coin qui brûlait ou diffusait une agréable fraîcheur en été, le tintamare de quelques joueurs de cornemuse irlandaise, tout ça, ils ne méritaient pas d'y assister. Pourtant, le destin du jeune homme semblait décidé à le prendre à contre-pied, et il tourna un regard défait de surprise sur Wilhelm Rosenberg qui venait de s'asseoir à côté de lui.
Kierán, renifla avec dédain : « T'as rien à fiche ici ». Il le pensait. Le jeune homme se décala vers la gauche pour s'éloigner de lui, en tirant sa propre pinte comme si elle avait été un objet sacré qu'il fallait protéger. « T'étais pas là. Et maintenant tu viens ? Pourquoi ? Tu en as marre de culpabiliser, hein ? » asséna-t-il avec violence. Son regard paraissait farouche et sauvage. Car ce qu'il avait vécu dans la prison sorcière ne l'avait pas libéré sans marques. Ses blessures psychologiques, auparavant bien présentes, semblaient être devenues des canyons profonds et sombres que personne d'autre ne pourrait jamais refermer. « Retourne en Égypte, et emmène Octavius avec toi ». Kierán porta sa pinte à ses lèvres pour en siffler une longue gorgée. S'il pensait qu'il suffisait de venir le voir en rampant pour qu'il accepte de lui parler, Wilhelm se mettait bien profondément la baguette dans l’œil. Car l'ancien langue-de-plomb ne voulait plus voir personne. Les gens l'ennuyaient plus que jamais, et il ne trouvait d'intérêt que désormais, dans ses sombres pensées.


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MessageSujet: Re: La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) EmptyVen 31 Mai 2019 - 22:04

Oui, il n’avait rien à faire ici apparemment, pensa-t-il lorsqu’il entendit le tabouret racler loin de lui. Ses épaules s’affaissèrent plus encore. C’était peine perdue. Et puis, les mots, violents, le touchèrent. « Culpabiliser ? Mais… » Kieràn ne lui laissa pas le temps d’en placer une, l’invectivant de retourner en Egypte. Son regard se perdit dans le breuvage malté. « Je viens parce que j’ai appris ce qui est arrivé il y a quelques jours à peine. Alors oui, je culpabilise de n’avoir pas su, d’avoir été en Egypte à ce moment là, que les hiboux aient été bloqués. » Sa voix était sombre, éteinte, d’une neutralité qui ne lui ressemblait guère. Lui qui était si souvent enjoué, la voix parfois chevrotante devant le stress, bégayante autrefois.

Wilhelm prit une gorgée. Puis une autre. Culpabiliser… Même en le voyant, même s’il lui avait accordé son pardon, il ne pourra jamais se le pardonner. Il n’était pas venu pour ça, il était venu pour voir son ami. Mais n’était-ce pas égoïste de sa part ? En plus Octavius l’avait convaincu de partir à sa recherche, avouant son propre échec. Wilhelm avait longuement hésité. Si Kieran avait rejeté son ami, pourquoi l’accepterait-il ? Lui ?

Il lui fallait une autre bière et surtout de l’air. Wilhelm commença son breuvage et tandis qu’il fouillait ses poches à la recherche de sa monnaie, il tomba sur un petit sachet en tissu. « Qu’est-ce que… » Une légère odeur herbeuse s’en dégageait et un parchemin l’accompagnait. Cette vieille canaille… « Excusez moi, vous auriez du tabac ? » Le barman hocha la tête et lui fournit quelques feuilles et du tabac. Wilhelm paya ses deux verres et un peu plus pour le tabac. Il fallait absolument qu’il teste ça. Le vieux de la montagne lui avait déjà fait fumer le bon tabac de son pays mais surtout, il lui avait fait découvrir cette plante médicinale et psychotique. Et par Yavé il en avait besoin ce soir. La première fois, il s’était senti sur un petit nuage. Le vieux écrivait qu’il lui avait donné les plus belles feuilles de sa culture personnelle.

Et tandis qu’il plaçait le tabac, Wilhelm émietta le contenu du petit sac par dessus le concentré de nicotine. Puis il roula habilement le tout. « Lors de mes voyages, j’ai eu l’occasion d’aller à Jerusalem. » Kieran ne pouvait que comprendre pourquoi il avait fait ce voyage. Wilhelm avait peu être sorcier, il restait très attaché à sa religion. « J’ai rencontré là bas un homme, vieux, sage, qui fumait une pipe étrange diffusant une odeur étrange. »  Wilhelm posa la cigarette sur le comptoir et effectua les mêmes gestes, une deuxième fois tout en continuant son histoire. « Il m’a parlé de cette herbe qu’il fumait, le hashich. Une plante assez étrange, aux multiples effets. » Il se souvenait encore de cette sensation qui l’avait envahi lorsqu’il avait tiré sur la pipe. « Une secte médiévale sévissant au Liban et en Syrie l’utilisait comme un moyen d'approcher leur future existence paradisiaque et pour conforter leur sentiment que la mort était la chose la plus désirable… et après il se suicidait au cours d’un attentat politique. » Mais assez d’histoire. Il était temps de se poser un peu.

Wilhelm n’était pas un fumeur, loin de là, et encore moins accro aux substances psychotropes. Mais ces interludes locales lui avaient tant appris sur l’histoire et la culture du pays. Le jeune homme cala la cigarette améliorée entre deux doigts, prit la bière, puis il sortit du bar. Il s’assit sur le trottoir, les pieds dans le caniveau. Il alluma le mégot et aussitôt, il sentit ce sentiment d’apaisement l’envahir. Il était bien. Il aurait bien voulu que Kieran saisisse le petit cadeau qu’il lui avait laissé sur le comptoir, qu’il vienne avec lui… mais cela n’arrivera pas. Il le savait. De sa basoche, Wilhelm sortit les lettres qu’il lui avait envoyées depuis l’Egypte et qui, au bout de plusieurs semaines, avaient fini par revenir l’envoyeur. Elles étaient toujours cachetées. Il avisa une poubelle au loin. Sans rage, sans émotion, en planant, le jeune homme fit une boulette avec la première lettre et visa… lorsque la boulette tomba bien loin de la boulette, Wilhelm soupira en lâchant un panache de fumée. Il n’avait pas fait de Quidditch, et ce, pour une bonne raison.
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MessageSujet: Re: La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) EmptySam 1 Juin 2019 - 16:05

Les explications de Wilhelm, d'Octavius, d'Andromeda et même de Dieu, Kierán n'en avait guère plus rien à faire. Dévoré par ses ressentiments et par une solitude que la prison avait exacerbé, il n'était plus capable de discerner le bon sens et la bêtise profonde. Bien entendu que Wilhelm n'avait pas pu être là. Mais l'irlandais ne se souciait pas du "pourquoi" il n'avait pas été là, mais plutôt de la finalité de la chose elle-même. Le jeune homme avait été seul, désespérément seul, uniquement entouré de sa petite-amie et de sa soeur. Les deux s'étant trouvées être de bien mauvaise compagnie comme elles débordaient d'un espoir ridicule qui le poussait presque à les haïr maintenant qu'il y repensait. C'était leur fol espoir qui l'avait fait sortir de prison, mais il regrettait d'avoir quitté les cellules impersonnelles et froides d'Azkaban. Il était certes libéré de la présence envahissante et angoissante des détraqueurs, mais cela ne changeait rien. Il était soulagé de ne plus les voir apparaître à tout moment, et de ne plus entendre leurs râles profonds et dévorants, c'était vrai. Il aurait dû être reconnaissant. Mais il ne parvenait pas à l'être, tout comme il ne parvenait plus à penser avec discernement. « Je m'en contre-fiche » grogna-t-il à l'attention du jeune homme, en saisissant brusquement sa bière pour en siffler une gorgée qui faisait presque une demi-pinte. Il faudrait être aussi fou que Kierán pour voir qu'il n'allait pas mal. Le jeune homme se trouvait au fond du trou.
Il n'avait pas été comme cela à la mort de son père, et pourtant, Merlin seul savait combien il avait été mal à sa mort, pendant des mois à essayer désespérément de faire son deuil sans jamais vraiment y arriver. L'irlandais ne calcula guère plus que cela ce garçon avec qui pourtant, il avait passé sa scolarité. Une partie de son esprit le rejetait et ne le reconnaissait plus. Il ne voulait plus en entendre parler, l'ancien langue-de-plomb recherchait la sérénité en Irlande et tout ce qu'il y avait trouvé, c'était le harcèlement incessant de ses souvenirs et de ses anciens amis. Sa pinte bien tenue entre ses doigts, il l'écouta d'une oreille distraite, les yeux posés sur la bouteille de poteen en face de lui, derrière le comptoir. Jerusalem... Cela ne l'étonnait pas plus que cela. Il connaissait assez bien Wilhelm pour savoir combien ses origines comptaient à ses yeux. Pour Kierán, qui, en bon irlandais qu'il était, était à la base un catholique convaincu, il s'était trouvé surprit de voir que tout ce en quoi il croyait avait été ébranlé par la prison des sorciers. Il ne croyait plus en rien. Telle une misérable coquille vide abandonnée sur la table à manger, le jeune homme n'avait plus rien. Plus de foi. Plus de famille. Plus d'amis. Sa solitude embarquait même son subconscient et ses croyances. Tant mieux pour Wil' s'il avait été en Israël. Au moins un des deux qui était content.  
Kierán se sentait immensément jaloux. Jaloux de voir que des gens se sentaient mieux que lui, qu'ils n'avaient pas vécu la même chose, ni fait les mêmes actions. Ce n'était pourtant pas dans son caractère de l'être. Il était au dessus de ça, et c'était vrai avant son séjour à la prison des sorciers. Tout ce qu'il avait été un jour se trouvait toujours enfermé là-bas. « Je devrais en fumer pour avoir enfin le courage de me suicider » lâcha le jeune homme d'un ton désinvolte en resserrant sa prise autour de sa pinte. Il accorda à son ancien ami de collège un regard austère. Kierán soupira de soulagement lorsqu'il le vit partir et regarda d'un air dégoûté le tabac qu'il avait laissé sur le comptoir. Le jeune homme ne se leva pas à sa suite, ça non. A dire vrai, il envisagea même de changer de place pour ne pas faire face à nouveau au visage de Wilhelm. Mais il ne le fit pas. Était-ce parce qu'une part de lui voulait pardonner au jeune homme ou bien était-ce une autre qui n'avait juste pas envie de bouger alors qu'il allait encore boire aujourd'hui ? Il n'en avait absolument aucune idée. Pensif, il porta à nouveau sa pinte à ses lèvres et la finit. Pour en commander une autre.


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MessageSujet: Re: La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) EmptyVen 26 Juil 2019 - 16:55

Devait-il se retourner ? Wilhelm en avait furieusement envie. Cependant, il ne le fit pas. Kierán était son ami… était oui. L’était-il encore ? Il se posait la question. Il voudrait seulement être capable d’apaiser sa peine, sa douleur, mais aujourd’hui, il en était incapable. Demain peut être ? Il l’espérait. Le jeune homme porta la cigarette à ses lèvres et inspira une nouvelle fois, laissant l’herbe faire son effet et apaiser son âme. Il planait… légèrement. Il restait encore lucide, mais le coeur léger. En fumer pour se suicider… Avait-il dit cela pour lui faire mal ou le pensait-il vraiment ? Wilhelm se posait la question. Tout était possible à présent avec lui.

Son regard accrocha le reste des lettres qui lui étaient revenues. Devait-il tenter un autre jet dans la poubelle d’en face ? Wilhelm eut un petit rire idiot. Non, il n’y arriverait pas dans son état. Tout en buvant sa bière, le jeune homme finit de fumer en appréciant l’air frais de la ville, observant la rue et ses habitants, ses passants. Quelques minutes plus tard, l’auteur se leva en époussetant son pantalon, puis, lettres en main, il se dirigea vers la poubelle et posa les lettres dessus tant elle était remplie d’ordures. Peut être était-il une ordure lui aussi ? Qui abandonne son ami ainsi ? Il ne l’avait pas abandonné pourtant. Wilhelm ignorait tout. Il avait appris la situation que bien plus tard, lors de son retour d’Egypte. A peine avait-il su qu’il avait fait une demande de visite à Azkaban, rejetée car le prisonnier n’y était plus.

Le joint avait ses cotés bénéfiques, l’aidant à planer mais il pouvait aussi avoir d’étranges effets secondaires. Le bad. Un soupir franchit ses lèvres. Il était temps de rentrer… quoique… ne devrait-il pas en profiter pour visiter les lieux ? Assurément. Son coeur se regonfla et ses épaules se redressèrent. Oui, découvrir. C’était bien une chose qu’il savait faire et qui le rendait heureux. Alors il rentra à nouveau dans le bar pour déposer la pinte vide sur le comptoir. « Merci pour la bière, patron. » Et sans un regard de plus pour son ami - à quoi bon, il ne voulait pas le voir - Wilhelm quitta les lieux et prit un chemin au hasard. Il avait envie de se perdre.
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MessageSujet: Re: La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière. (Kieran) EmptySam 27 Juil 2019 - 18:01

Kieran, accoudé au comptoir, buvait sa bière comme si toute son existence dépendait d'elle. Accroché à elle, il s'y tenait comme si elle allait l'empêcher de sombrer alors qu'elle faisait exactement l'inverse. L'ancien prisonnier, dont le regard auparavant perçant n'était plus que terne, regardait les gestes du patron pour servir tout le monde. Il vivait là, sa plus active activité. Le jeune homme, presque trentenaire, se cherchait désespérément, il essayait de retrouver un équilibre qui lui échappait depuis qu'il avait purgé sa peine. Et il s'en voulait, terriblement, d'être tombé dans les filets d'un gouvernement corrompu, torturé pour ce qu'il avait fait. Kieran, pourtant, ne se rappelait de rien. Il se rappelait ce qu'il avait avoué sans savoir si c'était vrai, comme si un voile étrange était tombé sur sa mémoire pour qu'il ne se souvienne de rien. Hélas, ce voile n'avait pas arraché à sa mémoire la douleur d'être torturé, qui avait été un avant-goût à ce qu'il allait vivre à Azkaban. Le temps passait lentement maintenant pour cet homme que plus rien n'atteignait. Aussi afficha-t-il une mine surprise en voyant revenir Wilhelm, comme s'il le voyait pour la première fois, uniquement parce qu'il venait de sortir, en laissant sur le comptoir un tabac qu'il ne consumera jamais. Il écouta ses remerciements au tenancier sans rien dire, et continua de boire sa bière. Avant que Wilhelm ne sorte de l'échoppe, la voix caverneuse de son ancien camarade de collège s'éleva au milieux du brouhaha comme s'il était en pleine forme : "Évite Quay Street si tu cherches du repos. Fais plutôt faire une promenade sur Salthill beaches une fois la nuit tombée...".



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