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Carry on, mate • ft. Marcus (flashback)

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Abe I. Minchum



PRÉFET SERDAIGLE
C'est dans la différence que se cultive l'intelligence.

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MessageSujet: Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) EmptyVen 31 Mai 2019 - 11:34

Carry on, mate



Vacances d’Avril 1977.

Cela faisait quelques semaines déjà que la nouvelle avait annoncé par les journaux sorciers. Les partisans du Seigneur des Ténèbres agissaient de plus en plus impunément et visiblement depuis ces derniers mois. La tentative avortée d’attentat lors de la Coupe du Monde de Quidditch. L’assassinat de Lucresia Londubat pendant la réception de la nouvelle année et tant d’autres encore, moldus pour la plupart. Jusqu’à peu, ils n’étaient que des noms pour Abraham. Des noms sur des corps sans visage. Ceux que son père n’avait su protéger. Cependant, en ce début avril, lorsqu’il avait lu les dernières nouvelles de la Gazette, le nom qu’il lut dans la rubrique fait-divers n’avait rien d’inconnu. Janet Barksdale. Il comprit aussitôt pourquoi Marcus ne partageait plus ni son petit-déjeuner, ni les ennuyeux cours d’histoire de la magie. Il n’avait pas quitté Poudlard sans aucune raison. Il avait perdu sa mère de la pire des façons. Et dire qu’il avait maudit Marcus pour avoir disparu sans prévenir ! Il ne rêvait que de claquer la grande porte du château, s’en aller sans même se retourner et pendant quelques jours, il avait cru que l’un de ses meilleurs amis avait choisi cette voie que lui-même n’avait pas le courage d’emprunter. Il l’avait détesté et après avoir appris la nouvelle, il s’était détesté d’avoir pensé une telle chose.
Jusqu’aux délivrantes vacances, Abe n’avait cessé de penser à son ami. Il avait voulu lui envoyer un hibou mais s’était trouvé démuni face à son parchemin et son encrier. Secrètement, il espérait que Marcus allait revenir mais les vacances étaient arrivées et il n’avait pas pointé le bout de sa baguette. Alors Abe avait continué de ressasser ce qu’il n’avait pas fait et réfléchir à ce qu’il devait faire. Jusqu’à finalement en parler à sa mère qui, comme toujours, avait été une oreille attentive et une excellente conseillère. Avec les mots justes, elle réussit à le convaincre d’aller le voir, lui parler en personne.
La seule chose qui lui restait à faire était d’en parler à John "Baby-Sitter" Dawlish pour qu’il accepte de le laisser se rendre chez Marcus seul. Abe n’avait pas spécialement envie d’avoir l’auror dans les pattes et savait que Marcus non plus. Bien heureusement, Dawlish semblait ne pas toujours être une tête de mule arrogante et se montra relativement compréhensif en acceptant qu’il se rendre seul à Liverpool à l’unique condition qu’à dix-huit heures pétantes, il devait être rentré au domicile ministériel, auquel cas il n’aurait même plus espoir de pouvoir sortir seul un jour. Considérant le deal comme équitable, Abe avait acquiescé brièvement avant de transplaner.

Et voilà qu’il se retrouvait à la porte des Barksdale, à ne pas savoir s’il devait toquer. Marcus était-il chez lui ? Voudrait-il seulement lui parler ? Il balaya toutes ces questions futiles en se disant qu’il aurait l’air bien idiot s’il revenait aussitôt chez lui. John ne manquerait pas de se moquer de lui de sa grosse voix et cela risquait de mal finir.
Alors il toqua. Pendant un instant, il n’y eut aucune réponse et il s’imagina que la maison était vide mais des bruits de pas s’amplifièrent et la porte s’ouvrit enfin, révélant la carrure imposante de Thomas Barksdale qui le toisait d’un air circonspect.
« Bonjour Monsieur, » commença bien timidement Abe. « Marcus est-il là ? » Pourquoi diable avait-il la gorge aussi sèche ?


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MessageSujet: Re: Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) EmptyDim 2 Juin 2019 - 12:02

Allongé dans son lit, les bras croisés derrière sa tête, Marcus fixait une tache au plafond. Son regard ne pouvait s’y défaire alors que son attention, elle, était toute ailleurs. Perdu dans son esprit, il laissait ses pensées errer, uniquement guidées par le frottement du diamant contre les sillons d’un vinyle. La voix limpide et quelque peu rocailleuse de Nina Simone perça le silence et le jeune homme ne put contenir un long et las soupire ; c’était la chanteuse préférée de sa mère. « But I’m just a soul whose intentions are good. Oh lord, phease don’t let me be misunderstood ».

En bas, au rez-de-chaussée, Thomas Barksdale vivait son deuil le nez dans la paperasse administrative. Janet était partie, et depuis quelques semaines, ses journées se résumaient à travers le prisme de formulaires, de hiboux adressés au Ministère de la Magie, de visites des proches. En actant le décès de sa femme au travers d’interminables démarches administratives, Thomas avait l’impression de la tuer une seconde fois. Tiré de sa monotonie par le dring agressif de sa sonnette, l’homme se leva en faisant frotter les pieds de sa chaise contre la plancher, produisant un vombrissement sourd, semblable au râle d’un animal aux aboies. A l’étage, Marcus arqua simplement un sourcil en entendant l’agitation en bas.

Thomas ouvrit la porte et fixa Abe. Le père et le fils ne parlaient pas tant que ça ; il ignorait tout des amis de Marcus et donc des liens de parenté entre Abraham et le Ministre de la Magie. « Marcus » dit-il simplement pour appeler son fils, laissant alors Abe seul sur le pas de la porte le temps que Marcus ne descende la vingtaine de marches qui séparaient les deux étages. Le jeune homme se présenta devant la porte de sa propre demeure, et, en voyant Abe face à lui, il resta un moment absent, presque interdit. Il repensa à son départ précipité de Poudlard. Marcus jeta un coup d’œil à son père qui avait reprit place sur la table du salon, avant d’ajouter « Allons marcher ».

Les rues de Liverpool étaient relativement calmes ce jour-là. La ville des Reds baignait sous un soleil généreux et un dôme d’un bleu clair mais uniforme - et dépourvu de nuages - semblait recouvrir la ville. Par moments, une légère brise caressait l’épiderme des passants et des promeneurs, apportant avec elle une fraîcheur malheureusement suffisante pour que la température ne soit pas estivale. Marcus n’osa pas porter son regard des quelques moldus qu’ils seraient amenés à croiser. A un certain moment de son deuil, le garçon s’était mis à penser que les non sorciers devaient lui être redevables, que le dernier combat mené par sa mère ne se limitait pas à un simple village de la campagne anglaise, mais à toute la population moldu. La gorge de Barksdale se serra, il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devrait dire. Il sentait qu’il devait quelques explications à Abe, notamment sur son départ précipité et son absence de nouvelles, mais les mots ne venaient pas. Il jeta un rapide coup d’oeil par dessus son épaule, « Ton baby-sitter n’est pas là ? » sans pour autant teinter son discours d’un ton péjoratif qui ne lui correspondrait pas.
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MessageSujet: Re: Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) EmptyJeu 6 Juin 2019 - 19:29


Pas un sourire. Pas de bonjour ni même un hochement de tête. Abe n’eut pour seule réponse que la stature stoïque et le regard vide d’expression de Thomas Barksdale et il en fût grandement décontenancé. Avant de toquer à la porte, l’idée que Marcus ait expliqué à son père son lien de parenté avec le Ministre de la Magie lui avait traversé l’esprit avant qu’il ne s’efforce de la chasser. Toutefois, face au silence funeste de l’homme, il aurait grandement préféré un haussement de sourcil surpris, si ce n’était pas une remarque, de voir le rejeton du Ministre Minchum sur le pas de sa porte.

Abe ne savait ni quoi dire ni quoi faire. Bien maladroitement, il entrecroisait et déliait ses doigts tout en dansant d’un pied à l’autre jusqu’à ce que Thomas Barksdale ne s’en retourne à ses occupations, le laissant seul à attendre l’arrivée de Marcus. Et là encore, même lorsqu’il vit son ami, Abe ne sut pas non plus que faire. Se mettant à réfléchir bien trop, il ne lui offrit qu’un sourire forcé, maladroit et résolument bien trop empli d’une empathie qu’il ne voulait pas tant faire paraître de peur de froisser Marcus. Si toutefois ce fût le cas, ce dernier eut l’intelligence de ne rien lui en faire savoir et se contenta de déclarer d’un ton péremptoire :
« Allons marcher. »  
Abe hocha la tête pour signifier son approbation, toujours incapable de trouver les mots, et emboita le pas de son ami qui l’emmena déambuler -ou plutôt errer- le long des rues de Liverpool. Et là encore le fils du Ministre n’osait pas parler. Plusieurs fois, il avait ouvert la bouche pour tenter une approche et l’avait refermée aussitôt, se trouvant idiot ou parce qu’un moldu passer par là. Cela faisait déjà quelques minutes qu’ils avaient quitté le domicile des Barksdale sans qu’Abe ne trouve le courage de faire ce pourquoi il était venu. Les mains dans les poches et un air défait sur le visage, il commençait même à se convaincre que c’était peut-être mieux ainsi : ne pas parler, juste marcher et lui faire savoir qu’il était pour lui. Il n’avait de toute façon jamais été un grand orateur comme son père.

Ce fut finalement Marcus qui brisa le silence inqualifiable de leur promenade. Abe, quant à lui, était tant perdu dans ses pensées troublées qu’il mit plusieurs longues secondes avant de produire une réponse convenable.
« Ton baby-sitter n’est pas là ? » demanda Marcus d’un ton acide que son ami ne remarqua pas.
« Ehr … Ou-non ! Non, il n’est pas là ! » bafouilla pathétiquement Abe avant de reprendre un peu de contenance. « Tu sais, depuis qu’il a piqué sa petite crise d’autorité et qu’on a, ehr, discuté, il me laisse un peu plus de liberté. Et puis … » ajouta-t-il en levant le nez pour admirer le ciel bleu comme un écho à la couleur de leur Maison. « Il a beau être têtu, il n’est pas idiot. Enfin moins qu’il n’en a l’air ! Et il a compris pourquoi je venais. »
Par cette explication, Abraham espérait que son ami aborde de lui-même le sujet sensible. Cela lui semblait plus simple s’il s’ouvrait à lui plutôt que s’il tentait désespérément de forcer une porte scellée avec des bons sentiments et une empathie certainement malvenus.  


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MessageSujet: Re: Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) Carry on, mate • ft. Marcus (flashback) EmptyVen 7 Juin 2019 - 23:32

Entre les deux jeunes hommes, une tension relative aux non-dits, à ce qui reste en suspens loin des mots persistait. Ils erraient dans Liverpool sans avoir de but à atteindre, d’endroit où aller.

« Tant mieux. Entre nous … il fait peur ton garde du corps » ajouta le garçon en forçant un sourire pour tenter de briser l’image de statue figée sur une seule et même expression qu’il traînait depuis plusieurs semaines. Il gaussa ensuite les épaules en repensant à ce qu’il venait de dire. En soit, c’était peut-être qu’un garde du corps fasse peur. En général, c’est le genre d’impression qui colle bien à des métiers comme celui-là. Un nouveau silence s’installa dans la conversion alors qu’ils continuaient leur déambulation. A côté d’eux, derrière des grilles en métal dont les extrémités étaient ornées de pointes ouvragées, se trouvait le Sefton Park de Liverpool, un immense parc au centre de la ville prisé par les liverpuldiens et les touristes. Marcus laissa son regard filer entre les barreaux des grilles, puis soupira doucement.

« Je reviendrais à Poudlard à la rentrée » lança-t-il sans que l’on le lui demande. Le jeune homme sentait que son ami se posait la question, et peut-être que cela le rassurerait. « J’avais besoin d’un peu de temps » continua alors Marcus sur un ton d’excuse, comme s’il se justifiait à propos de son absence.

Machinalement, tels des automates, ils passèrent les grilles d’entrées du parc, offrant à la vue des deux jeunes sorciers une immense étendue verte qui rentrait en opposition avec le paysage urbain de la ville des Reds. Ils entrèrent dans un nouveau monde à part, pourtant bien caché aux yeux de tous. Le parc était en plein soleil et semblait baigner dans une lumière presque estivale qui inondait chaque arbre, chaque passant et chaque structure. Marcus aimait se promener dans ce parc. L’endroit avait beau être normal, il dégageait quelque chose de magique. Une impression d’apaisement et de calme, d’endroit figé dans le temps que rien ne semble altérer ou perturber. Dans ce lieu, le garçon n’était qu’une fine particule volage, se laissant porté au gré de ses propres envies. La plupart du temps, il se contentait de s’assoir au pied d’un arbre afin d’observer le défilé des nuages.

« Les autres vont bien ? » . Sa question n’était pas réellement intéressée, et elle n’avait vu le jour que parce que Marcus avait senti le besoin de parler, de briser le silence qui commençait à se faire trop pesant.
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