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Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI

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Razvan Vacaresco

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MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyLun 15 Juil 2019 - 0:21

Razvan était affairé à l'hôpital lorsqu'il avait senti la marque des Ténèbres lui brûler le bras. Occupé à s'occuper d'un vieillard - touché par un sortilège de duel ! - qui prétendait vouloir vivre dans sa jeunesse, il ne pu partir de suite. Et la brûlure allait crescendo, elle semblait envahir sa peau alors que, déterminé à se concentrer, le roumain faisait abstraction. Jusqu'à ce que la douleur atteigne un point insupportable. Stressé, il alla pointer à son supérieur hiérarchique pour lui demander s'il pouvait partir plus tôt. Les horaires de Razvan n'en portaient que le nom. Le roumain était un des seuls membres de l'équipe à être disponible en théorie vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'était lui qui assurait la permanence pendant les fêtes de fin d'année, comme des jours fériés, et c'était lui qu'on appelait la nuit. Car il était connu de tous que le médicomage vivait seul. Pas d'épouse, pas d'enfant. En tout cas, c'était ce que toute l'équipe pensait et ce qu'elle devait continuer de penser. Il n'avait pas le temps pour les commérages de couloir. Mais ce jour-là, il devait rentrer plus tôt. Faire cesser la douleur en se rendant disponible, non pas pour Sainte-Mangouste, mais pour les Mangemorts. Tel semblait être son destin, alors qu'il enlevait brusquement sa blouse de travail pour attraper sa cape et se volatiliser brutalement du bureau à son nom.
Le roumain détestait être appelé en pleine journée et plus particulièrement, alors qu'il s'occupait d'un patient. Il avait l'impression de manquer à son travail, d'être indigne de sa fonction. Si sa vie dans son pays était plus rude, et plus rudimentaire, il la préférait largement au cauchemar qu'il vivait ici. Mais la vie semblait toujours apprécier le prendre à revers. C'était sa fille, qui n'avait pas encore montré de talents magiques, qui était hébergée chez ses grands-parents maternels. C'était elle qui était à la maison. Lui n'en avait pas vraiment. Son appartement londonien était certes le sien, parce qu'il y vivait seul, mais il ne se sentait pas chez lui. Sa maison, c'était celle qu'il avait abandonné en même temps que sa vie et ses souvenirs à Tureni. Mais qu'y pouvait-il, après tout ? C'était toujours ce qu'il se disait lorsqu'il devait transplaner pour rejoindre cette secte barbare. Cette fois-ci ne dérogea pas à la règle. Razvan transplana avec cette phrase en tête.

Il était convenu qu'il disposait d'une pièce attitré pour s'occuper des souffrants. C'est là qu'il transplana, mais il n'y vit personne. La pièce, claire, bien ordonnée tel qu'il l'avait laissé lorsqu'il était partit, n'abritait personne. Peut-être l'attendait-on ailleurs ? Peut-être avait-on besoin de lui pour une mission et non une guérison ? La perspective de tuer des gens et non d'en sauver lui vrilla le crâne d'une vision violente et il dû se tenir à la table de consultation. Son léger malaise dura une seconde, lorsqu'il entendit des pas précipités dans le couloir. On l'invectiva de cette charmante phrase : « Bouge toi, le Roumain, t'as du travail », et il suivit le mouvement, perplexe, sceptique. Pressentant qu'il n'allait pas aimer la suite, il suivit l'homme en retroussant les manches de sa chemise jusqu'aux coudes. Arrivé dans une autre pièce sombre, lugubre et sale, Razvan qui pourtant pratiquait depuis plus de dix ans, fut horrifié de la quantité de sang qu'il aperçu. Stupéfait, mais non pas figé, il s'approcha prudemment d'Elise Lerouge en remarquant la plaie. Comment ne pas la voir ? Elle suintait de sang de tous les côtés et la sorcière était effondrée sur un matelas qui en plus, n'était certainement pas propre. Il était scandalisé. « Mobilicorpus » incanta-t-il en pointant la sorcière de sa baguette en bois de noyer noir. La faire léviter jusqu'à la pièce où il travaillait ne fut pas facile, mais il réussi à le faire rapidement. Il ne pouvait pas décemment travailler dans une pièce si sombre, sans matériel et surtout, sur un matelas de fortune. Le Roumain avait certes exercé dans des conditions peu recommandables, l'hygiène, c'était sacré.
Allongée sur la table, il regarda les pupilles de la sorcière, sans arriver à savoir si elle était consciente, ou non : « Élise, vous m'entendez ? » avait-il beau lui répéter, en vain, « Élise ? ». Le vide. La blessure était horrible et un voile de sueur recouvrait déjà le front de Razvan qui cherchait frénétiquement dans ses placards ce dont il avait besoin pour travailler. Et quel travail !

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Dernière édition par Razvan Vacaresco le Sam 12 Oct 2019 - 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyLun 15 Juil 2019 - 1:04

Cette douleur toujours, celle qu’il lui était impossible d’oublier même alors que son esprit s’était perdu dans des rêveries plus ou moins douces. Ses doigts étaient gelés et elle devait sans doute frissonner. Et en même temps il y avait cette chaleur qui montait doucement. Dans un endroit pareil il ne serait pas surprenant que la fièvre commence à la prendre. Mais impossible de réagir pourtant, perdue dans l’inconscience. Une partie de sa blessure avait dû s’ouvrir de nouveau lorsqu’elle avait tenté de se lever. Un gémissement pourtant lui échappa lorsqu’elle fut transportée dans une autre pièce.

Elise était replongée dans cette soirée, les cris, les sortilèges qui fusaient. Evan n’était plus là, elle devait se débrouiller seule. Ces silhouettes floues autour d’elle semblaient presque bouger de place d’une seconde sur l’autre. Ou peut-être que d’autres arrivaient sans cesse? Elle ne pouvait pas le dire, tout semblait aller de plus en plus vite. Ils s’approchaient, c’était certain. Sa respiration à elle accélérait aussi à mesure que les attaques s’approchaient. Elle sentait touts ces coupures qui naissaient sur son épaule, son bras, sous sa clavicule… et finalement le coup final. Cette douleur intense à la jambe qui lui fit pousser un hurlement et reprendre connaissance.

Son attention revint vite vers sa jambe qui s’était effectivement remise à saigner. Bien moins qu’au départ mais ça restait loin d’être brillant. Elise y porta machinalement une main glacée en serrant les dents. Un bruit attira cependant son attention un peu plus loin. Razvan cherchait quelque chose. D’ailleurs elle nota ne plus être dans cette pièce sombre où elle avait atterri plus tôt. Tremblotant de ne plus être si couverte qu’à son départ de chez elle et épuisée, elle n’en oublia pas de râler intérieurement. Elle n’avait jamais été en accord avec l’arrivée dans leurs rangs de ce roumain. Elle ne l’était pas plus maintenant qu’elle avait visiblement été placée d’office entre ses mains.

-Je fais si peine à voir pour nécessiter ton intervention?

Si elle s’était voulue piquante par principe de provocation, ses mots étaient sortis à travers des dents serrées qui répondaient à sa question.
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyLun 15 Juil 2019 - 16:40

Razvan n'avait jamais été un homme animé de mauvais sentiments. En réalité, c'était même un homme profondément bon. Être médicomage avait été pour lui une vocation, et si certaines journées étaient plus difficiles que d'autres, si certains faits lui pesaient sur la conscience, il aimait ce qu'il faisait. Voir le sourire sur le visage de ses patients et de leurs familles était son plus beau paiement. C'était d'ailleurs par vocation qu'il travaillait gratuitement dans son pays d'origine. Il voyait dans le paiement quelque chose de malsain, comme si la bourse déterminait la valeur d'une vie. Et comme c'était contraire à ses valeurs, il ne se faisait jamais payer. Quoi de plus terrible que de voir quelqu'un bafouiller parce qu'il n'avait pas l'argent de dire "merci" ? Ce métier qu'il exerçait par passion, pourtant, semblait lui être revenu en pleine figure comme un boomerang lorsqu'Antonin Dolohov l'avait contacté. Et pour la première fois de sa vie, le roumain avait expérimenté un sentiment bien curieux qu'il n'avait jamais réussi à respecter : la haine.

Car Razvan avait tout perdu en quittant son pays. Après avoir perdu sa femme lorsqu'elle avait accouché, il avait été contraint de perdre sa maison en raison de ce qu'il était : un homme doté de pouvoirs magiques, dans un village de moldu perdu dans un pays largement influencé par le grand frère russe. Il était venu dans un pays qu'il ne connaissait pas et dont il n'entendait ni les moeurs, ni la langue. Il avait mis de côté ses valeurs pour s'intégrer dans une société qui n'avait pas les mêmes. Il ne s'y sentait pas bien, mais il était venu pour protéger sa fille, sachant qu'un jour ou l'autre, elle manifesterait des talents magiques. Le roumain avait fuit pour la protéger, et non pas l'exposer à un danger plus terrible encore. La pression qu'exerçait le russe sur le roumain était suffisamment incisive et préventive pour que Razvan la prenne au sérieux. Jamais il n'aurait joué avec la vie de sa fille. Il ne l'avait jamais fait et ne comptait pas le faire, et c'était le coeur lourd qu'il l'avait envoyé chez ses grands-parents maternels. Loin de lui. Et seul, il se laissait aller à ce sentiment qui lui pourrissait l'esprit à chaque fois qu'il apercevait la silhouette élancée du mangemort qui le surveillait. Dolohov n'avait pas été le seul, à son grand dam, à s'intéresser à son cas. Élise Lerouge avait veillé à être claire avec lui, comme si son compère mangemort ne l'était pas. La pique qu'elle lui lança restait dans la logique du personnage. Même si elle était aux portes de la mort, la dangereuse femme qu'il se devait pourtant de soigner, non seulement par pression mais également par engagement professionnel, continuerait de le provoquer. Le roumain néanmoins, avait fort heureusement hérité d'un tempérament paisible qui lui permettait d'encaisser : « Je pense que je m'en serais passé autant que vous ». Là où le roumain avait toujours vouvoyé quiconque au Royaume-Uni, à part quelques personnes qu'il connaissait bien, Élise ne s'embarrassait pas d'autant de politesse. Les mots dans sa bouche claquaient comme un fouet sans que Razvan ne réagisse plus que cela. Il trouva finalement le flacon qu'il cherchait et s'occupa de le mélanger avec un autre. Vieille recette roumaine qui marchait fichtrement bien sur les plaies hideuses comme celle qu'avait la mangemorte dans la jambe. Il se rapprocha d'elle après s'être correctement lavé les mains et lâcha : « Et oui, ce n'est pas très joli à voir » fit-il en enduisant la plaie de sa préparation aqueuse, « ça va piquer dans quelques minutes ». Bien entendu, il l'en informa après avoir fini d'enduire l'ouverture. Car il avait trop souvent eut à faire à des patients récalcitrants pour ne plus se faire avoir. Ses yeux sombres passèrent sur les bras de la sorcière qui semblait n'avoir pas été la cible d'un seul diffindo mais de plusieurs. Celui sur la cuisse, néanmoins, était le plus terrible et le seul très probablement qu'on ne pouvait pas guérir simplement avec de l'essence de dictame. Il se saisit justement d'une fiole contenant cette substance pour l'appliquer sur une gaze et tapoter doucement les autres plaies mineures qu'elle avait.
Le roumain ne s'était jamais dit que tel ou tel individu ne méritait pas d'être soigné, pour la simple et bonne raison que ce genre d'idées ne s'inscrivaient pas dans ses valeurs. A ses yeux, la souffrance physique de quelqu'un devait pour être au moins atténuée, car personne ne méritait foncièrement de souffrir. Il serait faux, pourtant, de dire qu'il prenait plaisir à soigner Élise, ou Dolohov. « Vous pouvez remercier Evan de m'avoir appelé. D'ici une heure, vous n'auriez sans doute plus eu une goutte de sang dans l'organisme » fit-il pensivement en jetant la gaze. Les plaies mineures se refermaient doucement alors que Razvan regardait la plaie à la cuisse réagir enfin à son onguent.


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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyLun 15 Juil 2019 - 19:07

Préserver les apparences était la seule qui était restée constante tout au long de sa vie. C’était un devoir, une nécessité. De cela dépendait sa vie. Elise n’était donc pas prête à se montrer pour ouverte malgré sa position plus de précaire face à Razvan. Tendue pour lutter contre la douleur, n’osant plus vraiment regarder sa blessure, elle avait donc lancé une énième provocation à celui qui n’était pourtant présent que pour l’aider.

-Je pense que je m'en serais passé autant que vous


Difficile de savoir ce qui était le plus frustrant. Le fait qu’elle ne pouvait rien faire ou le fait qu’il ne réagissait pas le moins du monde à ce qu’elle pouvait lui envoyer pour le provoquer. A défaut d’aller réellement mieux cela aurait sans doute permis de détendre un peu ses nerfs. Tant pis, elle resterait avec sa frustration. Les yeux fermés, la main toujours fermement crispée vers sa blessure, elle serra donc les lèvres pour mieux retenir l’expression de sa douleur.

-Et oui, ce n'est pas très joli à voir


Il avait fait une mixture dont il avait le secret avant de revenir vers elle. Elise se doutait que sa blessure n’était pas très engageante. après tout elle prenait soin elle-même de ne pas trop poser les yeux dessus. Il lui fallut un temps pour rouvrir les yeux et les poser sur lui sans quitter ce regard entre la douleur et l’agacement de devoir s’en remettre à lui.

-J’avais réellement besoin de toi pour le savoir…

Une façon de distraire son esprit de son geste médical assez désagréable alors qu’il enduisait sa plaie de sa mixture. Elise n’était pas aimable ni même vaguement engageante. Elle s’était opposée à la présence de Razvan auprès d’eux et voilà qu’elle devait le laisser faire. C’était sans doute aussi humiliant que frustrant.

-ça va piquer dans quelques minutes


Là encore c’était assez prévisible. Elle ne dit pourtant rien, se contentant de fermer les yeux à nouveau en attendant que la mixture ne réveille cette sensation. La belle eut un sursaut lorsqu’elle senti la potion sur son bras. Elle en avait oublié ces blessure mineures qu’il refermait une à une. Et il semblait même s’appliquer, malgré ce qu’elle lui disait à chaque fois qu’ils avaient eu à se croiser. Loin de la toucher elle en était en fait assez surprise.

-Vous pouvez remercier Evan de m'avoir appelé. D'ici une heure, vous n'auriez sans doute plus eu une goutte de sang dans l'organisme.

Remercier Evan? Il allait falloir lui écrire celle-là. Ce n’était pas franchement dans ses projets à l’heure actuelle. La belle serra les poings à cette idée, la mâchoire déjà contractée.

-J’y penserai lorsqu’il se sera expliqué sur le fait que sans sa présence ma jambe serait encore entière.

Elle eut un léger et court rire à l’idée de ce qui pourrait arriver à Evan. Inutile de se faire des idées. Si le Lord avait demandé cette mission c’était sans doute parce qu’il avait déjà une idée très précise de ce qu’il attendait du jeune homme. Un grimace tordit son visage alors que sa blessure semblait réagir à la mixture du roumain.

-Après tout, peu importe ce que je dirais n’est-ce pas? Tu es bien là toi…
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyLun 15 Juil 2019 - 21:51

Razvan avait toujours eu un visage particulièrement expressif, c'était ainsi. Ça se voyait à des kilomètres lorsqu'il allait mal, ça se voyait à des kilomètres lorsqu'il allait bien. Il n'y pouvait rien, et à dire vrai, il n'avait jamais essayé de réduire ce problème. S'il arborait toujours des traits concentrés lorsqu'il s'occupait de quelqu'un, son visage était plus expressif lorsqu'il conversait. Sous la capuche de mangemort et derrière le masque qu'il arborait, néanmoins, il grimaçait souvent, soufflait imperceptiblement. Il avait grimacé devant la boucherie qu'Evan et lui avaient laissé dans un petit village perdu en Écosse, au mois de mars dernier. Rien de ce qu'il faisait dans cet organisation ne lui plaisait. Pas même soigner les blessés. C'était sa vocation, et il pensait que le travail devait être fait. Mais il ne parvenait pas à s'enlever du crâne ce que ces gens avaient fait pour en arriver-là. Parfois, c'était juste un revers du karma. Mais comme tout patient et comme toute personne souffrante, ils méritaient de l'attention et avaient droit à de l'aide. Quelles que soient leur moralité et quelles que soient leurs mœurs.
Il mélangeait avec vivacité sa mixture en y ajoutant certains ingrédients. Elle n'avait aucune odeur, et une simple couleur pâle. Ça ne faisait pas bien peur alors même qu'elle était très désagréable à toucher, à appliquer, et à ressentir. Purifiante, elle faisait assez mal à celui qui en recevait. Mais c'était utile, et miraculeux. Alors... Alors Razvan ne demanda pas franchement l'avis de la mangemorte pour lui en appliquer sur sa plaie. Il n'était pas sadique, aussi prenait-il soin de faire très attention à ne pas lui faire davantage mal. Elle lui répondit d'une phrase piquante et il ne sut pas vraiment si c'était de la provocation gratuite ou un moyen pour elle de ne pas penser à la douleur. Le roumain lâcha un soupir blasé : « Apparemment oui. Je ne crois pas me tromper en disant que vous ne m'avez pas appelé de suite, n'est-ce pas ? » répondit-il, d'un air mi-lassé mi-concentré. Vu l'état de la plaie, on avait d'abord essayé de la soigner seul. Ce n'était jamais une bonne idée, mais il se passa de commentaire. Avec des gens comme eux, de toute façon, il n'y avait plus rien à changer. Lorsque la mixture aqueuse fut correctement enduite, il s'occupa des plaies plus superficielles avec un soin tout aussi particulier. Le roumain était un médicomage doux qui n'appréciait pas la souffrance gratuite. C'était aussi pour cela que le travail officieux dans lequel il était engagé le dérangeait tant. Tuer n'était pas dans sa nature, et encore moins gratuitement. Et surtout pas des gens qui parfois, lui ressemblaient. Certaines de ses victimes n'étaient que des sorciers présents au mauvais endroit, au mauvais moment. D'autres n'étaient que des sang-mêlés. D'autres, des nés-moldus et parfois même des gens sans pouvoir magique. A quoi bon ? Pourquoi ravager des familles sinon pour laisser libre court à des pulsions sadiques ?

Sa patiente fermait les yeux, peut-être de douleur. Sans doute de douleur. Sa mixture pâle faisait vraisemblablement effet alors qu'il s'appliquait avec son dictame sur ses plaies superficielles. Il l'informa de la chance qu'elle avait eut et elle eut un répondant amer. Razvan releva brièvement ses yeux noirs vers elle, sans guère afficher une quelconque surprise. « Je vais m'occuper de votre jambe. Elle devrait être entière après » répondit-il quand même, comme si elle avait mit en doute ses qualités de médicomage. A dire vrai, il était plutôt certain qu'elle allait marcher, mais boiter pendant quelques temps. Quand à l'attaque elle-même, eh bien... Il ne savait pas comment cela s'était passé, mais il connaissait Evan. C'était un jeune homme impulsif qui attaquait plus qu'autre chose. Ça ne l'étonnait pas franchement qu'une de ses actions ait conduit à la blessure d'Élise, et il ne se permit pas de lui dire qu'elle serait peut-être morte sans l'intervention du jeune homme en mission. Il ne savait pas ce qui s'était passé. Et ce n'était pas vraiment son problème. Les guerres entre les membres de l'armée noire de Voldemort ne le regardaient pas vraiment comme il était un membre paria. Son sang douteux faisait grincer des dents plusieurs individus, dont sa patiente actuelle qui le taxa d'une nouvelle attaque. Le médicomage venait de finir avec son bras, et il se leva pour aller de l'autre côté de la table et s'occuper de l'autre : « Ça m'aurait arrangé que vous réussissiez » lui souffla-il sincèrement, toujours appliqué. Ça crevait les yeux qu'il n'avait rien à faire là, bien qu'il fut un excellent élément. Razvan était un homme d'honneur. Il se disait que s'il avait dû aller en mission avec elle, elle serait sûrement revenue en un seul morceau.


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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyMar 16 Juil 2019 - 16:09

Si la belle française savait se montrer tout à fait courtoise et même charmante, il était tout aussi évident que cela ne s’appliquait que dans des cas précis. Le cas présent n’en faisant pas partie elle lâchait son venin sur le pauvre Razvan qui continuait son travail sans rien ajouter pour raviver cette flamme qu’elle tentait de lui envoyer. Elle savait pourtant sa réticence à provoquer la souffrance. C’était peut-être ce qu’elle pouvait lui reprocher en fait. Il n’avait à son sens rien à faire parmi eux. Il était incapable de les aider efficacement sur le terrain. Et même si avoir une aide de camp médicalisé pouvait s’avérer utile, pour Elise cela ne justifiait pas complètement cette décision. D’ailleurs elle veillerait à ne pas le reconnaître devant lui.

-Apparemment oui. Je ne crois pas me tromper en disant que vous ne m'avez pas appelé de suite, n'est-ce pas ?

A vrai dire elle n’y aurait pas même songé. Elle s’était pensé capable de trouver un début de soin de fortune ici et terminer chez elle comme elle l’avait souvent fait jusqu’ici. Seulement là tout ne s’était pas passé comme elle l’avait prévu. A vrai dire elle avait sous-estimé la gravité de sa blessure, tablant plus sur le fait que la douleur n’était pas toujours un bon indicateur avec ces choses. Refusant toujours très fièrement de reconnaitre quoi que ce soit et ne disant après tout que la plus simple vérité, elle avait fini par lui répondre.

-Si cela n’avait été que de mon fait tu ne serais toujours pas là.

Après tout elle s’était toujours débrouillé seule pour panser ses plaies. Le caractère unique de cette petite dernière devrait lui faire revoir ses méthodes mais sa fierté mal placée lui refuserait cette considération.

-Je vais m'occuper de votre jambe. Elle devrait être entière après

Il devenait presque agaçant à rester aussi courtois. Elise préféra ne rien répondre à tant de calme. Il la piquait dans son ego et c’était assez désagréable. Elle le sentit simplement se déplacer pour changer de côté. Ouvrant momentanément les yeux elle le voyait concentré sur sa tâche. Elle-même ne voyait en fait pas grand chose de ce qu’il faisait. Ou disons plutôt qu’elle peinait à distinguer les blessures à travers la robe noire elle-même pleine de sang qu’elle portait encore (en partie). Se servant donc de son bras récemment soigné elle vint empoigner l’autre manche pour tirer d’un coup sec sur l’épaule pour la faire céder. Quelques efforts de plus et le tissu sombre n’était plus là pour troubler la vue.

-Quitte à faire ton travail autant bien le faire…

Pour une fois cela ne visait pas directement ses compétences. Mais il fallait avouer que soigner des coupures sur une peau claire parfaitement découverte devait être bien plus confortable. Cette robe était de toute façon fichue se disait-elle pour se convaincre que c’était une décision logique et non pas quelque chose pour l’aider lui. Le laissant reprendre elle jeta donc ce qui restait de tissu à terre, reposant sa main valide sur son corsage qui avait autrefois été blanc avant d’éponger à son tour une certaine quantité de sang.

-Ça m'aurait arrangé que vous réussissiez

Pour une fois ils étaient d’accord sur quelque chose. Ce qui ne fit rien pour l’arranger. Cela pointait au contraire ce qu’Elise reprochait à ses coéquipiers depuis le début. Pourquoi ce roumain était parmi eux? Qui l’avait ramené ici? Il n’était pas en accord avec leur cause, alors pourquoi le mêler de si près à leurs affaires?

-Sans rire qu’est-ce que tu viens faire là? Je ne comprends pas. Tu n’es en accord avec rien de ce que nous défendons, qu’est-ce qui t’as pris? Qu’est-ce qui leur à pris?..

Cette dernière phrase ne lui était pas réellement adressé. Elle avait parfois l’impression désagréable d’être encore à part. Elise Lerouge avait fait ses preuves depuis longtemps, et pourtant ce monde masculin continuait à la faire sentir mise de côté. Si elle avait continué à se battre pour gagner sa place, quelque chose lui disait que les choses allaient sans doute se compliquer maintenant…
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyMer 17 Juil 2019 - 22:56

Razvan était un individu logique. C'était bien pour cela que la médecine était sa vocation. Il avait besoin, souvent, de voir un schéma pour comprendre les choses car c'était ainsi qu'il voyait le problème. La médecine répondait à la même logique qu'une addition, ou une soustraction. Un symptôme en entraînait un autre et cet autre permettait de trouver une maladie. Il connaissait la logique mieux que personne, et si cela ne l'avait pas empêché d'être croyant, il savait que parfois, en réaction à un fait, s'appliquait une règle. La chantage faisait appliquer la soumission, c'était ainsi et c'était ce qui en faisait une modeste définition. Antonin Dolohov avait eu une idée brillante que de le faire chanter lui. Car le roumain, en effet, savait plus que tout que s'il n'y avait aucune soumission de sa part, il allait le regretter. Mihaela était tout ce qui lui restait qui lui permettait de ne pas se noyer. Sa fille était son rayon de soleil le plus certain, et Razvan se suiciderait s'il provoquait sa mort. Il était prêt à tout pour sa fille, et appliquait, angoissé, sa logique. S'il était médecin, cela ne faisait pas de lui un moins que rien. Il aidait certes sur le plan médical, mais également sur le terrain. Lord Voldemort y veillait. Il avait veillé à le soumettre totalement en le faisant tuer et torturer des gens. Si maintenant qu'il avait prouvé sa valeur, il était un peu plus libre, il n'en demeurait pas moins pieds et poings liés. S'il fallait tuer, il le faisait. A contre-coeur, certes, mais qu'est-ce que cela changeait de toute manière ? Razvan était un sorcier accomplit, ancien étudiant de Durmstrang, très bon duelliste. C'était suffisant. Maintenant, il évitait autant que faire se peut la violence inutile. Il tuait, rapidement, simplement. Et il soignait tous ceux qui avaient besoin de l'être. Elise en avait présentement besoin. Au grand désespoir du roumain qui ne parvenait pas à apprécier la française. Elle ne faisait rien pour qu'il l'apprécie de toute manière. Cette femme était désagréable, en plus d'être sanguinaire. Toutefois, cela n'empêchait pas Razvan de faire correctement son travail, et même, de s'appliquer à la tâche. Il ne répondit rien à ce que lui lâcha Elise. Le roumain en effet, lui avait déjà dit que sans son intervention immédiate elle serait morte. Si cela ne lui suffisait pas à admettre que son entêtement serait sa mort, il ne pouvait hélas rien pour elle.

Alors qu'il s'échinait à s'occuper de son autre bras, un mouvement sec de la mangemorte suffit à faire céder la manche. Il ne dit rien et se contenta de continuer son travail en silence. En réalité, le fait est que malgré l'habit noir, les blessures étaient assez évidentes, et assez faciles à localiser, en plus d'être particulièrement mineures. Ce n'étaient que des coupures, voire des éraflures, rien de bien méchant. La cuisse de la française le tourmentait davantage. Alors qu'il finissait son bras, et qu'ils continuaient à se répondre comme deux chiens prêts à s'entre-tuer - bien que le roumain ait la courtoisie de ne pas le montrer - Elise Lerouge lâcha soudainement sa bonne façon de parler pour lui demander ce qu'il faisait-là. La question, que beaucoup se posaient, eut le mérite de faire suspendre le geste de Razvan au dessus de la cuisse de la mangemorte pour qu'il relève ses yeux vers elle. Elle semblait curieusement penser qu'il était là parce qu'il le désirait. Ce n'était pas franchement le cas. "Peut-être que je ne suis pas là de mon plein gré" répondit-il froidement, avant de regarder attentivement la jambe de sa patiente pour voir que sa mixture avait maintenant un air étrange de gelée. C'était parfait. Il entreprit soigneusement de la retirer de la plaie pour y découvrir une blessure parfaitement coagulée, et nettoyée. La sanglante gelée qu'il avait dans les mains finie dans la poubelle à côté de lui et il se détourna pour fouiller dans ses placards. Devant le silence pesant, le roumain en vînt à la conclusion qu'il devait le briser et il ajouta : "Certains parmi vous sont assez doués pour le chantage". Dans sa façon de le dire, il prit un soin tout particulier à faire comprendre à la française qu'il y avait un fossé entre eux, et lui, sans néanmoins qu'il se valorise. Razvan ne savait même pas s'il avait le droit de le dire, ou non. De toute façon, il n'était plus à ça près.


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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyJeu 18 Juil 2019 - 18:37

Les groupes tels que les Mangemorts avaient tendance tout à fait logiquement à rassembler des individus qui avaient un certain nombre de points communs. Entre autres choses qui partageaient des idées communes. Malgré le fait que ce groupe soit tout de même tout à fait sélectif, Elise se retrouvait face à cet homme qui n’avait absolument rien à faire auprès d’elle. Ils partageaient pourtant cette marque sur le bras, cette marque qui battait parfois le rappel, qui les réunissait. Elle en avait presque une certaine colère de le voir ainsi porter cette marque. A son sens, elle l’avait mérité au prix de nombreux sacrifice et d’un temps infini où elle avait fait ses preuves. Lui s’était d’un coup retrouvé au coeur même des missions les plus importantes, là où il lui avait fallu des années, cela ne lui avait pris que quelques mois. Même si il faisait ce qui lui était demandé, Elise ne pouvait s’empêcher de relever son manque profond de volonté. Elle ne comprenait simplement pas sa présence et la prenait un peu comme une insulte à sa propre importance.

Si Razvan s’était montré particulièrement calme face à ses piques régulières, il semblerait que finalement elle ait touché un point central. Il avait arrêté son geste en cours alors qu’elle l’avait questionné sur sa présence.

-Peut-être que je ne suis pas là de mon plein gré

Ah vraiment? C’était peut-être encore pire… Elise ne dit rien lorsqu’il retira sa mixture de sa jambe bien que l’opération n’était pas agréable. L’endroit était encore très sensible et lui arracha tout de même une grimace.

Si il n’était pas là de son plein gré, c’était donc que quelqu’un avait fait ce choix pour lui. De leur côté? Probable. Mais c’était particulièrement stupide. Par quel moyen? Aucune idée pour le moment. Et pourquoi? Sans doute pour ses qualités de médecin, mais était-ce suffisant? Pas à son goût.

-Certains parmi vous sont assez doués pour le chantage

Elise eut un sourire sadique quelques instants. Effectivement, certains étaient doués. C’était pour elle-même une arme assez redoutable et elle en était une utilisatrice régulière. Mais elle n’était pour autant pas au courant de cette affaire.

-Il est vrai que certains ont l’art de trouver les bonnes informations et d’autres de très bon moyens de s’en servir.

Si elle n’était pas forcément la plus douée parmi eux pour obtenir  les dites informations elle s’y prenait en revanche admirablement pour faire pression sur ceux qu’elles pouvaient concerner. Ne quittant pas un léger rictus et regardant finalement dans sa direction elle entrepris d’obtenir plus d’informations.

-Alors quoi? Qu’as-tu fais de si terrible pour te pousser à nous rejoindre?

Puis elle repris, presque plus pour elle que réellement pour lui, détournant les yeux.

-Cela doit être important pour assurer ces personnes qu’apposer cette marque sur ton bras est sans risque pour nous. Habituellement les gens la méritent...

Mise à l’écart de cette affaire, elle entendait s’en rapprocher encore un peu.
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyJeu 18 Juil 2019 - 22:36

Razvan étant un individu surtout solitaire, se trouver malgré lui entraîné dans un groupe lui laissait un goût particulièrement amer. Et il l'était d'autant plus que ce n'était pas juste un groupe de tricot, mais bien un groupe de terroristes, prêts à tout pour leur cause. Des gens qui assassinaient impunément, qui torturaient et blessaient gravement d'autres individus, innocents. Pour un médicomage comme lui, il y avait une dualité certaine entre ce qu'il devait faire et ce en quoi il croyait. Le roumain n'était pas juste quelqu'un de bon. C'était un médecin, qui vouait sa vie depuis qu'il avait été diplômé à soigner des gens, à apaiser leurs souffrances. Tout ça pour quoi ? Pour être un meurtrier le soir où il ne travaillait pas, et tout ça pour soigner des gens qu'il voyait tuer. Un soupir le prit alors qu'il pansait la plaie d'Elise. Il y pensait souvent, en fait. Ça le hantait presque, ce tournant qu'avait prit sa vie. Entre ce à quoi il l'avait voué et ce qu'il devait faire désormais. C'était affreusement ironique. Il délaissa son bras lorsqu'il eu fini pour s'occuper de sa cuisse. Bien qu'il soit très délicat, le roumain savait que ce n'était pas très agréable. Il se souvenait encore douloureusement de la violente blessure que lui avait infligé Raven et à cette seule pensée, il déglutit. Car il avait réellement cru y passer. Et se soigner seul, à peine conscient, était très très compliqué. Elise avait de la chance de ne pas avoir à le faire par elle-même. Grâce à lui, elle n'aurait même pas de cicatrice. Il n'avait pas eu cette chance, devant faire face à la douleur et à l'urgence de devoir se soigner pour ne pas y passer. Razvan gardait une belle marque sur le flan qu'il détestait voir lorsqu'il se trouvait devant la glace.

Alors qu'il cherchait une potion à lui faire boire pour endormir sa jambe et pouvoir enlever les tissus détruits par le sortilège, il lui avoua, franchement, qu'il n'était là que grâce au chantage des autres. Le sourire d'Elise lui échappa puisqu'il lisait l'étiquette sur le flacon qu'il tenait entre ses doigts. Elle était délavée et il n'était pas certain de ce que c'était. Aussi retira-t-il le bouchon pour voir sortir de légères effluves violettes du flacon. C'était ça. Razvan s'approcha d'elle en lui tendant le récipient : "Cul sec". La française s'amusa à remuer le couteau dans la plaie en louant les talents de manipulation de ses collègues. Le roumain, en fait, ne savait pas comment Dolohov avait pu entendre parler de lui, et il ne savait pas davantage comment il savait qu'il avait une fille. Le médicomage supposait que sa nationalité l'avait interpellé et qu'il s'était contenté de faire des recherches sur lui. Facile. Évident. Alors elle reprit, en lui demandant franchement ce qu'il avait pu faire pour en arriver là. Si seulement il avait fait quelque chose ! Si tout n'était qu'à propos de lui, il ne serait même pas là ! Non, Razvan n'avait jamais rien fait de particulier.  C'était ça le pire. "Rien" soupira-t-il en se saisissant de ses instruments pour se rapprocher de la sorcière, "je n'ai rien fait du tout". Il ne savait pas très bien pourquoi il était honnête. Ça ne changerait rien, de toute manière. Son destin était déjà scellé par un sorcier russe que le roumain rêvait presque d'assassiner pour son chantage. Le médicomage regarda sa montre en attendant que la potion fasse effet, et il se trouvait finalement voûté dans sa chaise, comme abattu. Il souffla un lumos et le bout de sa baguette en bois de noyer noir s'éclaira d'une douce lumière afin qu'il puisse commencer à inspecter la plaie de manière correcte. Quiconque le verrait et l'entendrait parler, penserait que sans doute, l'on menaçait sa femme. Car à son annulaire se trouvait toujours son alliance qu'il n'avait jamais eu le courage de retirer depuis cinq années. Mais non, ce n'était pas pour sa femme qu'il s'inquiétait, puisqu'elle était morte. C'était pour sa fille. Et il entendait bien la protéger coûte que coûte de ces individus qui inquiétaient et qui asservissaient ainsi son père.


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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyVen 26 Juil 2019 - 19:44

Elise ne s’était jamais sentie obligée de faire ce grand choix dans sa vie. En fait, elle avait été contrainte à beaucoup de choses. Mais rejoindre les rangs du Mage Noir avait été un vrai choix.‌ Petite, on lui avait imposé une conduite irréprochable. Adolescente, il lui avait été exigé des résultats parfaits.‌ Jeune adulte, il lui avait été imposé un mari et ce qui allait avec.‌ Au final, elle estimait que c’était le premier choix qu’elle ait vraiment eu. Alors elle ne regrettait absolument rien. Sans compter que ces moments étaient un exutoire pour la française.

Si elle avait d’abord pensé à une brebis égarée, bientôt Razvan lui confirma ce qu’elle pensait depuis quelques temps.‌ Il n’était pas là de son fait. Le roumain semblait expliquer sa présence par un chantage.‌ Connaissant ses petits camarades de jeu, ce n’était pas spécialement surprenant.‌ Il cherchait visiblement autre chose pour elle, ce qui lui laissa le temps de lui renvoyer quelques idées au visage.‌ Il lui tendit finalement une fiole à la fumée violette peu engageante.

-Cul sec

Il serait stupide de sa part de ne pas le faire même si elle ne l’admettrait pas.‌ Alors elle s’exécuta non sans une grimace une fois cette horreur avalée. Sur sa lancé elle continua à chercher des noises à son interlocuteur qui semblait de moins en mins réceptif.‌ Ou au contraire plus, difficile à dire.‌

-Rien. je n'ai rien fait du tout.

Rien fait…‌dans ce cas pour un bon chantage et visiblement assez fort, il n’y avait plus beaucoup d’options.‌ Soit on le menaçait directement… ce qui était incompatible avec ce qu’il devait faire avec eux.‌ Soit on menaçait quelqu’un d’autre.‌ Et à voir cette bague à son doigt il y avait des chances que ce soit le cas.‌ Elise se redressa sur les coudes, profitant que les soins aient tout de même été efficaces. Sans une grande énergie cependant mais assez pour pouvoir le regarder plus directement, ne lâchant plus ce rictus qui lui ressemblait tant.‌

-Si tu n’as rien fait dans ce cas j’imagine que quelqu’un d’autre l’a fait pour toi…

Les yeux malicieux de la belle se posèrent sur son alliance. Sa femme s’était-elle mise dans une situation délicate?

-Ton épouse a eu quelques ennuis avec l’un d’entre nous? Qui a été le petit malin qui s’en est servi?
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptySam 27 Juil 2019 - 18:34

Razvan s'étant toujours complaît dans une vie assez solitaire - avec peu d'amis, ou de fréquentations autres que ses patients qu'il voyait tous les jours -  cela ne l'avait pas empêché de construire sa vie de manière assez surprenante, autant que brillante. Il avait rencontré Mara Ionescu à Durmstrang. Elle, toujours joyeuse et bonne élève, appréciée autant qu'enviée s'était finalement intéressée au garçon solitaire qu'il avait toujours été. Mariés à leur sortie de Poudlard, ils avaient vécu tout le reste de leur vie ensemble jusqu'à ce que la mort les sépare, ainsi que le voulait leur serment de mariage. Pourtant, si la mort lui avait arraché sa femme cinq années auparavant, le roumain demeurait toujours un cœur en peine incapable de réellement s'en remettre. L'alliance qu'il gardait à son annulaire lui permettait de ne pas détruire le dernier lien qu'il avait avec elle. Et les yeux de rapace d'Elise Lerouge ne manquèrent pas de le remarquer. Comme à peu près tout le monde. Razvan était un homme peut expansif sur sa vie privée autant que dans la vie en général. Il était le genre d'individu à sourire discrètement plutôt qu'à éclater d'un rire franc. Il faisait son travail en silence, ou en papotant gentiment si la personne qu'il soignait devait penser à autre chose. Pourtant, pour être honnête, il aurait préféré être muet comme une tombe face à la vile Elise. Car, en bonne mangemorte qu'elle était, elle était capable d'utiliser ses faiblesses. A son grand dam, d'ailleurs. Mais ses faiblesses étaient déjà utilisées par quelqu'un d'autre qui les avait apprise avant elle. Et le roumain ne pouvait rien faire d'autre que de faire ce qu'il devait faire, sans rechigner, au pas comme un bon soldat de l'Armée Rouge.
Il crispa sa mâchoire à l'entente de l'énième provocation de la Française, et suspendit son geste pour inspecter sa plaie. Ne voulait-elle pas qu'il la soigne ? "Ma femme n'y est pour rien, puisqu'elle est morte" répondit-il d'une voix blanche, en continuant son inspection, sans qu'elle ne puisse rien sentir grâce à sa potion. Razvan fronça les sourcils en remarquant des tissus abîmés qu'il n'était pas certain de pouvoir réparer avec ce qu'il avait sous la main. Il se leva à nouveau pour mélanger deux potions qu'il laissa infuser quelques instants, avant de revenir vers la jambe d'Elise pour en prendre quelques gouttes à l'aide de sa baguette et les déposer sur les tissus abîmés : "Dolohov préfère utiliser quelqu'un d'innocent. Comme un enfant par exemple" répondit-il, blasé, avant de lever un regard sombre vers le visage de sa patiente, pendant quelques instants. Il fixa ses yeux, il la savait mère. "Ne feriez-vous pas vous-même tout pour votre progéniture ?" demanda-t-il en se détournant pour ajouter deux gouttes de potion, avant de revenir à sa table pour y laisser la décoction. Une fois revenu près de sa patiente, il incanta un sortilège simple visant à réparer les tissus dévastés par le Diffindo qu'elle avait reçu. Le vrai travail commençait.


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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyLun 29 Juil 2019 - 16:57

Elle en avait vu d’autres après tout, ce n’était peut-être pas si grave… Il était assez désagréable de devoir ainsi s’en remettre totalement à une personne en qui elle ne plaçait aucune confiance, c’était assez difficile.‌ Peut-être même plus en ce moment puisqu’elle avait déjà subit une première trahison ce soir, pourquoi pas deux?‌ Elle savait bien que Razvan n’avait pas plus d’affection pour elle qu’elle n’en avait pour lui.‌ Alors après tout, pourquoi pas?‌ Et bien pour la simple raison que quelqu’un s’était visiblement assuré qu’il ne ferait rien de regrettable.‌ En fait, quelqu’un semblait faire preuve d’une grande motivation pour le garder près d’eux, peu importe son état d’esprit.‌ Et c’était bien de cela qu’ils parlaient alors que le roumain bataillait avec ce qui restait de sa jambe.‌ Elise avait tenté une première option en se basant sur son alliance.

-Ma femme n'y est pour rien, puisqu'elle est morte

Bon… ce n’était donc pas ça.‌ Les options n’étaient pas épuisées.‌ D’ailleurs, elle ne s’était pas spécialement sentie compatissante. Après tout, elle-même n’avait pas spécialement mal vécu son veuvage.‌ Elle n’était donc pas spécialement touchée par cette information.‌ La belle allait miser sur une option plus proche de la soeur ou un cousin proche voire un parent quand il repris la parole.‌

-Dolohov préfère utiliser quelqu'un d'innocent. Comme un enfant par exemple

Ah, voilà qui ressemblait bien à ce cher Dolohov.‌ Même si elle n’était clairement pas toujours en accord avec lui, il était un élément important de leur groupe.‌ Même elle devait le reconnaitre. Alors faire pression sur cet homme avec son enfant, en étant parfaitement honnête, cela aurait très bien pû être une de ses idées.Bon, pas pour la même personne, mais tout de même. Elise l'avait déjà fait après tout, sur un très court instant. Il lui était déjà arrivé de se servir des enfants contre les parents en mission. Ce qui ne lui posait pas spécialement de problème.

-Ne feriez-vous pas vous-même tout pour votre progéniture ?

Là c'était une autre histoire. Perdant tout sourire pour un regard qui aurait sans doute tué s'il en avait le pouvoir, Elise se redressa d'un bond à bout de bras pour à défaut d'autre chose le dominer en hauteur. Ses yeux semblaient relâcher de grandes flammes prêtes à brûler vif le pauvre roumain.

-Comment dois-je prendre cette insinuation ?

Etait-ce une simple remarque ou une menace ? Dans le doute elle préférait être claire sur le sujet. Car en effet, ses enfants seraient une bonne raison pour toutes les folies. Le ton sec et un peu cassant, elle repris en s'approchant légèrement.

-En effet je ferai ce qu'il faut pour eux, y compris rayer une quelconque menace. J'imagine que tu comprends mes intention, n'est-ce pas ?

Ses enfants avaient beau avoir bien grandi, elle restait une véritable dragonne quand l'un d'eux était ajouté à la conversation. Sans compter que son aîné Amaury faisait lui aussi parti des Mangemort. Il était donc tout à fait possible pour Razvan d'un jour avoir son fils adoré entre les mains comme elle l'était actuellement. Il était donc primordial à son sens de bien faire comprendre au roumain ce qu'il risquait à faire une « erreur » à ce moment ou un autre.
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyMar 30 Juil 2019 - 22:01

Razvan était un homme aussi sensible qu'insensible. Il ne lui viendrait pas à l'idée de menacer quelqu'un pour quoi que ce soit. Le roumain préférait largement les accords bien respectés, que les actes forcés. C'était assez terrible de se dire que tout le monde - et encore moins les mangemorts - n'avait pas cette même moralité. A dire vrai, à ses yeux, on ne pouvait pas agir autrement. Comment pouvait-on pourrir la vie d'autres êtres humains alors que l'on était obligé de vivre ensemble ? L'homme pacifique qu'il était ne pouvait accepter les conflits ni les zones d'ombres. Il appréciait que tout soit clair et que tout soit respecté. Aussi afficha-t-il une mine circonspecte devant le bond d'Elise Lerouge. Sa potion toujours en main, il la fixait, dépassé.
Elle lui expliqua, d'une traite, qu'il avait intérêt à ne pas la menacer. Razvan se contenta de lever les yeux au ciel en continuant de travailler sa plaie. Et elle continuait, presque avec un air de sauvage, comme si elle l'allait l'éventrer sur place. Ce qu'elle ne devrait pas faire puisque sa plaie nécessitait une intervention d'urgence garantie par un véritable médicomage. "Ce que je crois c'est que vous ne comprenez pas que nous ne sommes pas comme vous" répondit-il, las, "je n'ai jamais menacé personne, ne le ferai jamais et encore moins en utilisant les enfants de leurs parents. Votre cause vous enjoint à la paranoïa constante". Il n'ajouta pas, bien qu'il le pensa bien fort, que c'était ridicule autant que fatiguant. Razvan jeta deux sortilèges à la plaie qui se referma légèrement. Au moins y avait-il de l'avancée. Comment pouvait-elle penser qu'il puisse être menaçant, alors même qu'il fustigeait que l'on s'en prenne au enfants ? Comment pouvait-elle oser l'associer avec eux ? Le roumain vivait véritablement cela comme une insulte puissante et dérangeante. Il refusait qu'on l'associa à eux. Ils n'étaient que des mauvaises herbes et des gens à problèmes. Lui, il espérait ne pas être pareil, ne pas pouvoir être pareil. Il utilisa une potion jaune qu'il associa à un sortilège pour cicatriser le plus gros de la plaie. Cela sembla fonctionner correctement. Encore quelques gouttes de dictames, et il pourrait sans doute refermer totalement la blessure. Enfin, s'ils ne s'entre-tuaient pas avant.
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Elise Lerouge

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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptyDim 6 Oct 2019 - 19:21

Il y avait comme une faille entre eux, comme si quelque chose faisait qu’il leur était simplement impossible de s’entendre d’une quelconque façon.‌ Le fait est que si ils devaient présentement se supporter et de très près, s’entendre ça relevait du fantasme.‌ Ou peut-être du cauchemar en fait, au fond. Quoi qu’il en soit, ça ne passait pas.‌ C’était même peut-être pire.‌ La situation n’aidait sans doute pas, il est vrai, mais il faudrait sans doute déjà s’arranger pour qu’ils évitent de se sauter à la gorge. Ou plutôt qu’Elise ne lui saute à la gorge, même si il était plus que probable que Razvan reprenne rapidement le dessus dans son état, malgré le fait qu’il ne soit pas trop branché violence.‌Oh pour le moment il faisait très bien son travail.‌ Mais elle n’était pas du tout à son aise.‌ Même si c’était logique ce n’était pas vraiment favorable à un comportement agréable de sa part.‌ Alors elle lui envoyait des piques depuis le départ et elle était de plus en plus sur les nerfs.‌ Heureusement qu’il avait une certaine capacité de concentration le roumain…‌

-Ce que je crois c'est que vous ne comprenez pas que nous ne sommes pas comme vous. je n'ai jamais menacé personne, ne le ferai jamais et encore moins en utilisant les enfants de leurs parents. Votre cause vous enjoint à la paranoïa constante.

Plusieurs choses à redire à tout ça. Et cette tirade eut le mérite de la faire taire quelques secondes.‌ Ce qui devrait déjà être une belle victoire…

Pour commencer, elle voyait bien qu’il n’était pas comme elle, c’était même là son problème.‌ Elle pinça légèrement les lèvres à la sensation désagréable que lui provoquait cette plaie en bonne voie.‌ Ensuite il lui était difficile de nier que cette organisation l’obligeait à une certaine dose de paranoïa. Mais malheureusement elle était bien souvent pas si superflue qu’on pourrait l’espérer.‌ Baissant d’un ton tout de même elle repris tout de même assurée.

-Notre cause ne s’arrête pas à nous. Ce qui nous amène forcément à une forme de… méfiance…‌Et si l’on peut menacer, pourquoi pas par les enfants. C’est même peut-être le plus facile, tu ne crois pas?‌ Les enfants, c’est tellement précieux…‌ Où est le tien? Le sais-tu seulement?

C’était reparti, elle le titillait une fois de plus, mais sur un ton tout à fait calme, posé, presque courtois.‌
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MessageSujet: Re: Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI Le karma nous gratifie toujours de son plus violent revers | FINI EmptySam 12 Oct 2019 - 13:54

Razvan ne comprenait pas franchement ce qu'Elise Lerouge espérait. Comment voulait-elle qu'il soit comme elle, alors qu'il n'avait rien d'un sang-pur ? Il aurait bien pu arguer que s'il avait été accepté à Durmstrang, c'était parce qu'il avait au moins un parent sorcier. Mais être sang-mêlé et être sang-pur, cela n'avait rien à voir, franchement. Comment, dès lors et dans ce doute poignant, pouvait-elle espérer qu'il soit comme elle ? Assoiffé de mener une guerre qui ne menait à rien d'autre qu'au délitement de leur société au profit d'une caste aux mœurs condamnables ? Il ne saisissait pas franchement la logique. Et comme elle lui en voulait de ne pas être comme lui - dans un fantasme qu'il ne saisissait pas - elle s'occupait d'essayer de le faire sortir de ses gonds. Malheureusement pour elle, il n'avait pas été à Poudlard. A Durmstrang, on apprenait à ne pas se laisser totalement aller à ses émotions. Cela lui aurait fait du bien à elle, à n'en point douter. La manière dont elle s'était braquée à sa remarque était ridicule mais il n'en fit pas de commentaire désobligeant. En fait, le roumain exposa simplement sa pensée telle quelle. Fort heureusement, il avait fini de s'occuper de sa jambe et s'était détourné d'elle pour se rincer les mains et s'en aller enfin. Malgré tout, la mangemorte continua sur sa lancée pour se justifier. Justifier l'injustifiable, c'était profondément risible. La question lancée comme un sortilège violent à propos de Mihaela, ne le fit pas répondre. Elle ne méritait même pas qu'il lui réponde, en fait. Razvan prit ses affaires et quitta la pièce sans aucune autre forme de procès.
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