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The Lone Wolf [LIBRE]

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Farkas Hitchens

Farkas Hitchens


COTÉ DU MAL
La méchanceté s'apprend sans maître.

COTÉ DU MALLa méchanceté s'apprend sans maître.
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MessageSujet: The Lone Wolf [LIBRE] The Lone Wolf [LIBRE] EmptyLun 4 Nov 2019 - 11:11

Ambiance:
 

Cape élimée et rapiécée de toute part balayant les pavés du Chemin de Traverse, la silhouette encapuchonnée avançait d’un pas lent, les épaules voutées. Le crépuscule automnal enveloppait Londres, l’obscurité tombait à vue d’œil. La ruelle était animée, tout semblait scintiller sous les lanternes que les commerçants allumaient à coups de baguette magique distraits. L’ombre huma l’air humide, les sens légèrement étourdis par l’atmosphère urbaine surchargée à laquelle il n’était plus habitué. Plus d’un an qu’il n’avait pas remis les pieds ici. Il gardait la tête baissée, étudiant chaque mouvement pour éviter tout contact physique avec les passants qui se pressaient pour faire de dernières emplettes avant de rentrer se réchauffer dans leurs douillets foyers. Un concept qui lui échappait, et que cette dernière année avait rendu encore plus lointain.

Il avait disparu pendant si longtemps, qu’il aurait aussi bien pu être mort. Qui s’en serait soucié ? L’idée lui avait traversé l’esprit. Plus d’une fois. Au bord du précipice, pourquoi n’avait-il pas faire le pas de plus ? C’était absurde, il n’avait pas peur de la mort, il l’accueillait tous les mois. Elle était son alliée, sa meilleure alliée, la dernière, la seule sur laquelle il pouvait compter. Peut-être qu’il était déjà mort après tout… Peut-être était-ce ce doute qui l’avait fait revenir. Savoir si, oui ou nous, il n’était plus qu’une ombre, anonyme et transparente, au milieu de cette foule trop vivante.

Mais il ressentait tout. Presque trop. Un fantôme n’aurait pas pu ressentir la brume grise perler sur sa joue, ni l’odeur piquante de l’Apothicaire lui chatouiller les narines, ni celle écœurante des animaux en cage de la Ménagerie lui rappelant la révolte qui ne s’était pas éteinte dans ses tripes. Est-ce que c’était ça être vivant ? Qu’est-ce qu’il en savait ? Pendant ces derniers mois, peut-être était-il devenu une sorte de Dieu, une énergie pure qui se laissait traverser par tout ce qui l’entourait. L’idée le fit sourire. Est-ce que la solitude extrême provoquait ça chez tous les hommes ? Etaient-ils tous condamné à finir par se croire divin ?...

Il sortit sa main droite de sa cape, et laissa ses doigts frôler l’étoffe de laine qui enveloppait la jeune sorcière passant à côté de lui sans lui prêter la moindre attention, absorbée par la discussion avec son compagnon, un jeune homme à l’air prétentieux. Il les suivit un instant du regard, un léger frisson lui remontant l’échine. Pas un Dieu, non. Il était un chasseur, il l’avait toujours été. Et aujourd’hui, il était venu pour se souvenir de qui était ses proies.

Il poussa la porte du Chaudron Baveur, qu’il savait assez bondé à cette heure pour qu’il n’ai pas de mal à rester anonyme. Il abaissa son capuchon mais remonta son col, de sorte à garder une bonne partie de son visage dissimulé. Tom, le barman, lui servit sa bière des gobelins sans lui accorder un seul regard, en plein débat avec un autre client sur la dernière piètre performance des Canons de Chudley. Déposant les pièces sur le comptoir, il alla s’installer dans le coin le plus sombre du pub. Il faisait une chaleur étouffante, il se débarrassa enfin de sa cape, et but avidement une première gorgée de la bière tiède. En s’essuyant la bouche d’un revers de main, ses doigts s’attardèrent machinalement sur la large balafre qui barrait la moitié de son visage d’un relief rosâtre. Une marque infâme, souvenir du bannissement de la meute de Greyback, qui avait manqué de peu de le rendre borgne. Mais c’est bien de ses deux yeux bleu perçants intactes que Farkas Hitchens, balaya le pub en reprenant une nouvelle longue gorgée de sa chope.
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The Lone Wolf [LIBRE] Empty
MessageSujet: Re: The Lone Wolf [LIBRE] The Lone Wolf [LIBRE] EmptyMar 5 Nov 2019 - 22:39

Dans les rues londoniennes, Silvanus était une proie errant sur le territoire de son prédateur. Peu à l’aise alors que ses pieds foulaient les pavés, le vieil homme avait cette constante impression d’étouffer. Il était comme l’une de ces victimes de White Chapel, une âme en peine saisie à la gorge et aux tripes par la main froide et gantée d’un homme corrompu par la ville. A mesure qu’il progressait dans les allées labyrinthiques du quartier magique, l’homme referma sur lui les pans de son manteau, couvrant son corps âgé des attaques acérées du froid. Celles-ci, portées par un vent piquant dont l’étroitesse des rues ne faisait que renforcer la puissance, agissaient comme un fouet. Au sol, d’immenses plaques d’égouts métallisées semblaient à des bouches qui laissaient s’échapper l’haleine nauséabonde de la ville. Silvanus hâta le pas comme pour abréger ses souffrances.

Un passionné ne recule devant rien. Si le professeur Brûlopot s’infligeait tel supplice ce soir-là, c’était parce que le vieil homme était motivé par des raisons qui lui tenaient à cœur. Selon les dernières rumeurs, des faits non vérifiés mais suffisament étranges pour que Brûlopot se déplace jusqu’ici pour vérifier, un homme, de retour de voyage en Europe Centrale, vendrait des œufs de chimères. Il n’y croyait pas pas vraiment à vrai dire. Les œufs de chimères étaient des objets d’une immense valeur et faisaient généralement l’objet d’un intense contrôle par le Ministère de la Magie. Même lui qui était dans les bonnes grâces du Ministère en raison de son poste à Poudlard et d’une certaine reconnaissance liée à son expertise quant aux créatures magiques ne parvenait à se procurer autant d’œufs qu’il le souhaitait. Une occasion comme celle-ci ne se refusait pas. Et s’il s’avérait que les œufs en question étaient au final des faux, Silvanus n’aurait qu’à dénoncer son revendeur, tout simplement.

Lorsqu’il poussa la porte du Chaudron Baveur avec sa prothèse, Silvanus Brûlopot fut tout de suite happé par un brouhaha insoupçonné. Voilà des années qu’il ne fréquentait plus les tavernes populaires, si bien qu’il avait complètement oublié qu’à cette heure-là, l’endroit était noir de monde. D’un bref coup d’œil, le vieil homme parcouru l’assemblée du regard. Mais il fut interrompu dans ses observations lorsqu’une énorme masse voulu rentrer dans la taverne. Elle percuta Brûlopot qui manqua de trébucher. Le professeur, parfaitement conscient qu’il n’était pas dans son élément et qu’il commençait à attirer les regards sur lui, s’approcha du bar. Le serveur s’approcha et Silvanus sentit en croisant son regard que l’homme le reconnaissait. Brûlopot était, à sa manière, une sorte de célébrité, un vieux dinosaure présent depuis suffisamment longtemps à Poudlard pour avoir vu défiler plusieurs générations d’élèves. « Une choppe de bière au beurre, et évitez la mousse par pitié » lança le professeur en alignant la monnaie sur le comptoir.

Quand sa bière au beurre arriva à lui, Brûlopot la porta à ses lèvres en tentant un regard vers les autres clients du bar. Maintenant, il s’agirait de trouver son revendeur.

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