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La chute du faucon noir | RANDOLF

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Anselmus Spudmore

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MessageSujet: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyLun 30 Mar - 22:00

Ellerby et Spudmore était un étrange endroit, entendez même pour les sorciers. Cette curiosité tenait pour beaucoup au fait que, avec Gringotts, la Compagnie se trouvait l’un des rares endroits de la communauté où les gobelins travaillaient régulièrement. Mais pas uniquement. L’étrange ambiance familiale qui y régnait était plus insolite encore et ne s’était pas standardisée depuis que Anselmus, le deuxième et dernier fils de Able Spudmore, l’avait rejointe. L’atypisme garanti par les balais qui sortaient des ateliers provenait peut-être bien de là également.

Cette étrange transition entre ‘branleur du ministère’ et ‘ensorceleur dans l’usine de papa’ ne se trouvait pas plus étrange que le détour de carrière qu’il avait déjà opéré après celle de ‘trafiquant de balais’. Et en vérité, Anselmus ne se trouvait pas mécontent de quitter chaque jour à seize heures son bureau de la taille d’une boîte d’allumettes au service de régulation des balais pour rejoindre celui, à peine plus grand, qui l’attendait chez Ellerby et Spudmore. Ce bureau offrait notamment le luxe de se trouver à l’opposé de la ferronnerie gobeline. La mauvaise humeur des créatures, autant que la présence enivrante de sa belle-soeur qui les supervisait bien souvent, était heureusement évitable d’ordinaire. Les quelques fois où ils se croisaient, l’amoureux discret retournait bien vite dans son bureau pour se tasser un peu de péteuforik au fond d’une feuille à rouler.

Il n’y avait donc rien qui contrecarrait le projet sur lequel Spud avançait, sinon les pépins inévitables de tout bon inventeur de sortilèges. Ces pépins provoquaient généralement l’irritation de Randolf, sans que son cadet ne comprenne toutefois bien pourquoi. Le prototype sur lequel ils avançaient était un projet secret qui ne ferait jamais l’objet d’une sortie officielle, pourquoi donc s’emmerder avec des délais ? Le ministère n’aurait en effet jamais été suffisamment fou, en temps de guerre comme en temps de paix, pour que soient vendus des balais qui promettaient de mettre en échec tous leurs radars magiques. Leur entreprise ne poursuivait d’autre but que celui de pouvoir accéder en toute discrétion et en petit nombre au réacteur d’un avion de ligne moldu afin d’étudier les phénomènes de poussées et de contrepoussées … belle industrie qui battait aujourd’hui n’importe quel balai de leur marché !

La lunette de modélisme vissée sur l’oeil droit du sorcier lui donnait l’allure d’une chouette borgne tandis que, penché au-dessus de différentes essences de bois, il se trouvait tenu en échec. Il devina l’arrivée de son frère, il était le seul à entrer dans son bureau sans jamais y frapper. « Je vois pas de bois qui présente un grain suffisamment homogène pour les sortilèges que j’ai en tête… va falloir qu’on se penche sur un enduit magique solide si on veut rendre nos balais décartables ».
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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMar 31 Mar - 15:04

Randolf était un homme magnanime en règle général, il acceptait les fautes et les erreurs si elles ne se reproduisaient pas. Pourtant, il avait su difficilement pardonner à son petit frère Anselmus d'avoir coupé tout lien avec l'entreprise avant de revenir comme si rien n'était. L'attitude étonnement conciliante de ses parents l'avait surprise, dans le mauvais sens du terme. Son frère avait fait une entracte dans l'entreprise familiale comme si ce n'était rien, pendant que d'autres travaillaient d'arrache pied pour continuer de faire prospérer le business dans lequel ils étaient tous enfoncés. Et l'atelier marchait bien, le carnet de commandes était plein. Mais en tout bon entrepreneur qu'il était, l'Allemand était un homme agité par le stress et les toc. Encore plus maintenant qu'il y avait des commandes qu'il ne pouvait pas se permettre de noter dans le carnet officiel de l'entreprise. C'était vers ces clients précis que l'esprit droit de Randolf était tout tourné. Lui qui se targuait souvent, en pensant à son frère, de valoir mieux que lui car étant moralement plus accompli, il se trouvait maintenant à devoir créer des balais indétectables par le Ministère pour le compte de leurs sordides activités. Et avec l'aide d'Anselmus en plus, qui naïvement, pensait avoir l'aval de son aîné pour voler un réacteur d'avion moldu... Lorsqu'il avait menti à son jeune frère, l'Allemand s'était fait du même coup la promesse de ne surtout pas le laisser voler un pareil engin pour le ramener dans son atelier. Un petit mensonge après tout, valait mieux que de faire du mal à la conscience de son frère et cela valait mieux que de ne pas recevoir d'aide. Il se voyait assez mal, en effet, devoir faire pression sur lui de la même manière que ces gens faisaient déjà pression sur sa personne. Randolf était dur en affaire, mais il n'était pas inhumain.

Il traversa son atelier à grandes enjambées. Ses manches étaient relevées jusqu'à ses coudes, son teint, toujours aussi blanchâtre depuis qu'Anselmus et lui avaient décidé de s'attaquer, à proprement parler, au Faucon Noir. Un bijou de magie en devenir, s'ils arrivaient à trouver les combinaisons correctes. Si son frère était un génie des sortilèges, Randolf quand à lui était un excellent menuisier et il amenait de ce fait avec lui le manche d'un balai qu'il avait fini de retailler. A deux, ils pouvaient faire des merveilles mais leur relation... Etant ce qu'elle est... Et le caractère de l'aîné étant épouvantable lorsqu'il était question de balais... Les deux frères avaient tendance à se crêper la baguette assez souvent. Encore plus lorsqu'Anselmus échouait dans ses sortilèges. C'est l'esprit tourmenté de leurs échecs successifs que Randolf entra dans le bureau attribué à son frère sans prendre la peine de toquer. Il s'approcha du bureau, silencieux : « Tu as pensé au bois de sycomore ? » demanda-t-il d'une voix sans ton en posant le manche sur le bureau sans délicatesse aucune, « cela fait quelques temps que j'ai envie de tenter des choses avec ce bois, il est assez peu utilisé mais il possède de merveilleuses propriétés... Notamment parce qu'il est aventureux et dynamique lorsqu'il est transformé en baguette par exemple ». Randolf n'était pas à la traîne en matière de sortilèges mais il avait admis depuis longtemps que son petit frère était plus doué que lui en la matière. Il se frotta les mains l'une dans l'autre pour faire tomber par terre les copeaux de bois qu'il avait sur les jointures de ses mains. « Dans tous les cas il nous faut un enduit solide. Prendre des risques pour un balai pareil serait totalement stupide ».


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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMer 15 Avr - 17:59

Anselmus ne savait pas grand chose du bois de sycomore, à part qu’il était généralement boudé par les fabricants de balais. Il s’agissait d’un bois trop léger pour résister à la première rafale de vent. « Non ». C’était une essence qu’il n’avait pas une seule fois envisagée. L’ensorceleur releva quand même la loupe monoculaire de sa lunette pour se tourner vers son aîné. Il devait cacher une idée intéressante derrière son front sur lequel une ride du lion avait fait sa récente apparition. Le caractère magique de l’essence fit bientôt son effet sur sa curiosité et il souleva entre ses mains la pièce habilement travaillée par le plus menuisier de la famille. Randolf avait poncé le manche avec beaucoup de minutie et de finesse, comme toujours. Et son frère soupira en reposant l’œuvre sur son atelier. « Tu ne me demandes pas mon avis ». Lui-même ne posait aucune question mais constatait la situation avec discernement. Un manche dont le travail était aussi accompli, c’était déjà un prototype. Pas besoin de contrôler l’oeil dans la lunette l’harmonie du bois. Elle avait presque vibré dans ses paumes, et il n’était pas celui de la fratrie qui surveillait le travail de l’autre. « C'est gonflé ... mais ça pourrait marcher ».

Un fin sourire fendit finalement ses lèvres. Le bois de sycomore, qu’il devinait également capricieux, lui donnait au moins envie de se dépasser. « On ne parle pas d’un contrat pour la coupe du monde mais d’un simple aller retour après tout. En décollant avec une météo clémente, si on vole suffisamment bas et en parvenant à étendre le sortilège d’invisibilité au-delà du manche … ». Le sorcier courba l’échine, sans décoller les fesses de son tabouret, pour extirper la ‘’cale’’ invisible glissé sous un pied de son bureau beaucoup plus court que les trois autres. Le grand bazar qui caractérisait son atelier dégringola par terre dans un raffut de banshee. Le plateau de son bureau bancal était au moins redevenu visible dans la désastreuse opération. Tout au contraire du livre invisible de l’invisibilité qu’il brandissait fièrement dans les mains. « Il ne manque pas à Madame Pince, en fait, je crois même qu’elle ne s’est jamais rendue compte de sa disparition de la réserve ! ». Et pour cause, le livre révéla son existence en même temps que ses secrets, c'est-à-dire qu'une fois sa couverture ouverte. Son contenu était couché noir sur blanc en écriture manuscrite sur chaque page, comme pour un banal ouvrage.
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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptySam 18 Avr - 23:32

Randolf reçu la remarque de son frère comme une presque trahison. Car Randolf avait passé des mois, sans doute des années, à apprendre les spécificités de tous les bois possibles et imaginables qu'il pourrait utiliser un jour en atelier. Hélas, l'art de construire des balais était plus délicat, peut-être que pour les baguettes, puisque les fantaisies concernant le bois se faisaient plus rares sur le marché. Rares étaient les joueurs assez aventureux pour tenter une escapade à bord d'un balai dont le bois était original. « Ton avis changerait-il quelque chose ? » asséna directement l'aîné pour toute réponse. Sans un poil d'agressivité, le ton neutre de l'Allemand rendait pourtant la question plus violente que jamais. Randolf était un menuisier, sa spécialité, c'étaient les bois. Il avait toutefois tendance à oublier, souvent, que le génie des sortilèges, c'était bien son petit frère, et non lui. Pour autant, ainsi qu'il le lui expliqua, il tenait à une tentative avec le bois de sycomore. « Le balai ne sera pas perdu de toute manière... » argua-t-il encore pour adoucir l'opinion de son cadet. Ce dernier, finalement, laissa une ouverture à son idée et un sourire sardonique éclaira brièvement les traits du menuisier. L'Allemand se plaisait à jouer au savant fou dans son atelier, à tenter des nouveautés, encore et surtout, lorsque les maisons d'en face ne tentaient que des choses classiques. Il se sentait amené à révolutionner le marché des balais, sans réellement savoir comment pour l'instant. Son tour allait venir, peut-être plus vite que prévu, mais sans doute pas avec le bijou de technologie qu'ils construiraient entre Spudmore.
Les paroles suivantes lui firent de la peine tant elles étaient empreintes de naïveté. Randolf n'avait rien dit du véritable dessein de ce balai, et Anselmus s'imaginait réellement que son frère se donnait tout ce mal pour aller chercher son réacteur à avion... L'envie de lui dire la vérité passa sur le bord de ses lèvres avant de disparaître dans la foulée. Lui dire la vérité serait l'exposer et l'aîné ressentit plus que jamais le poids du chantage qu'il portait sur les épaules. Il construisait un engin merveilleux à des fins meurtrières, pour protéger Alizea. Et Anselmus, pensait naïvement qu'ils s'envoleraient pour un vulgaire objet moldu. Un rire ironique franchit pourtant les lèvres de Randolf et il dit pour cacher son trouble face à la terrifiante vérité : « Si nous manoeuvrons correctement ce bois-là » - il le pointa fermement de l'index - « ne crois-tu pas que nous pourrions en faire un excellent balai de Quidditch ? ». Un nouveau challenge pour le petit génie des sortilèges ? Il n'y avait bien que comme cela que l'on pouvait tirer le meilleur du cadet Spudmore. Un challenge, une opportunité de se surpasser, et Anselmus faisait des miracles qui vaudraient à leur nom d'être plus renommé encore qu'il ne l'était. Il suivit du regard son frère se courber pour sortir un livre invisible ayant pour sujet... l'invisibilité. « Tu devrais le saupoudrer de sel ou  ich weiß es nicht* ... » fit-il d'un ton perplexe. C'était aussi vaguement un trait d'humour, très limite limite. Un livre pareil, c'était rare et de toute évidence, ça se perdait rapidement ! Si même Madame Pince l'avait perdu de vue...

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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMer 29 Avr - 15:08

Donner un nouveau jouet à Spud, c’était la meilleure façon de l’inciter à ne pas se poser de questions. Et quel meilleur jouet que l’invitation à se challenger en sortilèges sur un nouveau balai ? Randolf n’avait pas besoin de lui jeter beaucoup de poudre aux yeux pour que Ansel court derrière lui. « Si carrément ! ». Sa réponse était enthousiaste, il n’était pas sûr que de nombreux sorciers avant eux aient essayé de canaliser la fougue du sycomore dans un manche. Le discours de son frère comportait néanmoins des trous. Ca n’était pas habituel. Randolf empruntait toutes ses qualités à celle de la liste de courses d'une ménagère de cinquante ans : précision et exhaustivité. Anselmus avait déjà cherché mais ne lui en avait pas trouvé beaucoup d’autres. Il ne répondit pas à la solution proposée par le cadet mais détourna plutôt leur conversation vers le quidditch. « Tu l’as dit toi-même, c’est un bois aventureux et dynamique … et qui s’enflamme vite aussi, littéralement. C’est un dragon que tu poses sur mon bureau, Randy ! ». Il émit un petit rire un peu dingue. Le visage de son frère était neutre mais il semblait au cadet que cet indice de démence, il l’avait aussi au fond de l’oeil. Randolf savait très bien ce qu’il lui demandait de faire, non ? « C’est déjà un sacré enjeu de cacher un dragon sous une cape d’invisibilité mais le dompter, je veux dire, sans le rendre ennuyeux ? ».

Il referma une seconde son livre invisible de l’invisibilité et se pencha sur son fauteuil en se grattant l’arrière du crâne. Ce n'était plus à des sortilèges qu'il pensait, son esprit était dans cette seule matière une profusion de folles idées. Il réfléchissait à la manière d’annoncer à son frère qu’il ne pourrait pas tenir son délai, un délai qu’il avait déjà repoussé à plus d’une reprise. Il espérait d’ailleurs, plus qu’il ne réfléchissait, que son frère fasse lui-même le calcul. Le cartésien qu’il était n’avait pas pu passer à côté de la mathématique élémentaire. Randolf semblait pourtant vouloir l’entendre dire à son petit-frère. Et comme toujours, dans ce genre de situations, ce dernier était mal à l’aise. Il craignait, bien plus que sa mince fierté ne le montrait, de contrarier son aîné. Il avait appris à le craindre plus que leur père avec le temps. Il prit le problème autrement et tapota avec ses doigts sur l’ouvrage qui avait de nouveau disparu quand il l’avait refermé. « Si tu choisis de me faire bosser l’invisibilité, je peux tenir ton délai ». Il mentait à vrai dire complétement, il n’en savait rien. En plein crunch peut-être ? En renonçant à ses prochaines nuits de sommeil ? La seule chose dont il était certain était que s’attaquer au coeur du problème, et non plus à sa surface, ferait exploser tous leurs délais. Et ça encore, c’était seulement s’il y arrivait. Mais expliquer à Randolf qu’il pourrait échouer ?
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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyJeu 30 Avr - 23:58

Randolf prenait facilement la mouche avec Anselmus mais l'inverse n'était pas nécessairement vrai. Son cadet ne répondait pas à ses piques lorsqu'il en lançait et il affichait toujours cet air enthousiaste du mec sous coke ravi d'avoir sa came. Il ne comprenait pas vraiment comment deux caractères si différents pouvaient faire parti d'une même fratrie, c'était un mystère qu'il ne s'expliquait pas et qui le hantait pourtant depuis longtemps. Randolf avait  le calme olympien d'un homme paisible là où son frère était une pile. Son grand sourire à la simple idée de faire du balai un futur joyaux du Quidditch, ne venait pas détourner cette pensée par ailleurs. Il se trouvait même, visiblement, encore plus enthousiaste à l'idée de travailler sur le Faucon Noir. Un balai pareil, cela valait des gallions, et l'aîné ne l'avouera sans doute pas, mais il trouvait ça dommage de gâcher autant de travail pour une entreprise aussi hasardeuse que celle dans laquelle ils s'enfonçaient tous les deux. Anselmus pensait voler un réacteur d'avion, Randolf lui, savait que ce balai portait bien son nom. 'Faucon' pour le rapace et prédateur, 'Noir' pour la mort qu'il entraînerait dans son sillage. Son frère, néanmoins, lui opposa deux problèmes qu'il fallait bien prendre en compte : celui de l'invisibilité et celui du dragon à dompter. Car un balai en bois de sycomore, ce n'était pas n'importe quel balai. « Un balai en bois de sycomore ne peut venir que de la maison Spudmore » le manipula-t-il encore un peu. En soit, il avait raison. Un pareil objet était destiné à être façonné entre leurs  mains, pour des mangemorts comme pour des joueurs de Quidditch. Se dire qu'ils essayaient de dompter l'impétuosité de ce bois égyptien pour les bienfaits du Quidditch lui remontait le moral plutôt que de savoir les mains sales dans lesquelles le bois allait glisser. Ruiner son travail pour une entreprise si sombre le dégoûtait. Anselmus était quand même perplexe. Aussi Randolf décida-t-il de sortir un as de sa manche en lui disant : « Tu es bien le seul sorcier à même de me trouver une solution pour dompter ce balai sans qu'il ne soit ennuyeux ». Randolf faisait peu de compliments, mais il pensait celui-ci. Car en effet, il connaissait ses points faibles, il savait qu'il était un moins bon sorcier que son frère et si cela avait été difficile à avaler, maintenant que c'était fait, il l'acceptait. Anselmus était un génie en sortilèges. Il pouvait bien lui trouver une solution.

Il regretta presque, pourtant, son compliment lorsqu'Anselmus posa une condition pour tenir leur délais. L'esprit froid de l'Allemand se retrouva acculé dans une position qu'il n'appréciait pas. Celle de concéder quelque chose pour tenir quelque chose qui lui déplaisait dès le départ. Le délais, ce n'était pas lui qui l'imposait, c'étaient les gens pour lesquels était destiné le modèle. Mais Anselmus ne le savait pas. Et il ne le saurait jamais de toute manière. « Je n'ai pas trente-six mois à te donner, Anselmus » répondit Randolf d'un ton brusquement plus froid, « tu travailles ici pour gérer tout ce qui touche aux sortilèges pendant que je m'occupe de la menuiserie. C'est à mon sens, un départage équitable ». Pourtant, s'il devait mettre la main à la pâte avec lui, il n'aurait guère le choix. Le trentenaire savait cependant ce qu'il ne désirait pas : c'était se faire reprendre par son frère pour une erreur quelconque, ou pire, que son frère finisse avant lui la montagne immense qu'il lui fallait gravir. Malgré tout, il n'avait pas vraiment le choix : « Le délais est indéboulonnable. Tu travailles sur l'invisibilité, et je me débrouille pour le reste des sortilèges ».


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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMar 5 Mai - 14:51

Randolf parla comme Able et l’excitation de l’aventure retomba un peu chez Anselmus. Un balai en bois de sycomore ne peut venir que de la maison Spudmore. Puis complètement lorsque son frère l’obligea à détourner de lui son regard en lui lâchant un gras compliment. Comme si la chose avait été banale entre eux ou plus largement répandue au sein de leur famille. L’aîné avait certainement plus confiance dans les capacités magiques de son cadet que lui-même. Anselmus était une personne qui ne s’aimait pas beaucoup. Les mésaventures qu’il avait dernièrement vécues avaient tôt fait de ronger le semblant de confiance qu’il avait pu rassembler pendant sa première jeunesse. Et c’était là-dessus, sur ses erreurs, que sa famille avait l’habitude d’appuyer généreusement, jamais sur ses capacités magiques. Il ressentit donc un curieux mélange de colère et de de contentement face à cet acte de gratitude inattendue de la part de son aîné. Et sur ce point au moins, il ne se laissa d’abord pas avoir. Lorsqu’il hurlait contre le business model auquel toutes les sociétés de balais répondaient en produisant, l’une après l’autre, des balais toujours plus rapides (un business model que la société Nimbus maîtrisait, à son avis, mieux que eux malgré la récente sortie du Stardust), il ne recevait de son père que du dédain. Lorsqu’il essayait de le convaincre que l’avenir résidait non pas dans la vitesse mais dans les sortilèges de contre-poussées, son frère restait plus stratégiquement silencieux. C’est pourquoi Anselmus avait été surpris, très agréablement, quand Randolf était venu le voir en catimini pour lui dire que lui y croyait, que ensemble et sans leur père, ils construiraient un balai leur permettant de voler ni plus ni moins que le réacteur d’un avion moldu. Peut-être croyait-il réellement en son compliment ?

Cette question sans réponse insuffla au moins un nouvel aplomb à Spud dans la poursuite de leur sérieuse conversation. Il avait arrêté de se balancer sur les pieds de son fauteuil et fixait maintenant son frère sans que son regard ne cille plus. « Je travaille seul sur l’invisibilité - reprit-il d’abord les propos de son grand-frère avant de mieux les contrarier - et avec toi sur tous les autres sortilèges ». Cette collaboration poussée ne le réjouissait pas vraiment, il devinait qu’elle réjouissait encore moins Randolf. Il ne faisait pourtant pas cela pour l’embêter. Le Faucon Noir était un projet secret qu’ils avaient commencé à développer ensemble. Et aujourd’hui, ce projet devait passer avant tout le reste. « Je ne sais pas si ça fonctionnera comme ça, mais je sais que ça ne pourra pas fonctionner autrement ». Anselmus se gratta l’arcade sourcilière, Randolf ne lui avait pas encore donné son accord et il n’était pas sûr qu’il faille pousser plus loin sa chance, et pourtant. « Cela signifie également quitter mon poste au ministère … et retrouver mes parts dans la société ». La bombabouse avait été lâchée et il guettait, l’estomac noué, la réaction du seul, premier et digne héritier de leur société. Il lui semblait honnête, par peur autant que par respect pour son aîné, de formuler cette demande d’abord auprès de lui que de leur père. Il n’était d’ailleurs pas certain que son père aurait considéré cette demande autrement qu’à travers du mépris si elle n’émanait pas de Randolf. Cela faisait plus d’une année que Anselmus avait raccroché sa cape de trafiquant, qu’il payait amende honorable en travaillant au ministère, faisait pour leur compagnie du bénévolat le soir. Si Randolf et Able souhaitaient qu’ils s’investissent réellement pour eux, peut-être était-il temps de commencer à le payer.
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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptySam 9 Mai - 0:03

Randolf tirait sans doute plus d'Able Spudmore qu'Anselmus, et c'était quelque chose qu'il avait préféré accepter plutôt que refouler. C'était davantage son père qui l'avait élevé, de cette éducation dure pour faire un bon héritier capable de reprendre les rennes d'une entreprise de fabrication de balais. L'aîné avait tôt eu la tête dans les livres, dans les ateliers, dans les bois. Il savait déjà poncer avant de recevoir sa baguette en bois d'épicéa. Pour ainsi dire, la perspective de diriger un jour l'entreprise était évidente, et inébranlable. Qu'Anselmus travaille sur le sortilège d'invisibilité était, à son sens, sa part du contrat et non celle de Randolf. De ce fait, savoir qu'il devrait non seulement travailler sur la menuiserie, mais également sur les sorts ne l'enchantait pas. Car il n'était pas assez doué pour diviser ainsi son travail. Le bois, il pouvait sans aucun doute s'y adonner moins et en tirer un résultat honorable, ce n'était pas un problème. Mais les sorts ? Tenir ses délais était néanmoins plus important que son petit confort, et il avait consentit à Anselmus l'exclusivité sur l'invisibilité... Avant que son petit frère ne lui balance un seau d'eau congelée à la figure.

Randolf déglutit à la proposition.

Travailler dans le même atelier rendait le lieu encore plus petit qu'il ne l'était. Alors travailler ensemble, main dans la main avec lui, ça filait des sueurs froides à l'aîné qui s'était rentré dans le crâne l'idée selon laquelle ils étaient complémentaires, certes, mais de loin. Randolf donnant les balais à ensorceler à son petit frère sans avoir trop besoin de lui parler. La conversation qu'ils avaient, d'ailleurs, était sans doute la plus longue qu'ils aient eu depuis longtemps. Un temps orageux se dressait dehors mais aussi sur les traits du plus vieux Spudmore qui ne répondit rien à cette pirouette de son frère. C'était pour son imprévisibilité qu'il ne voulait pas vraiment de lui dans l'entreprise - ni près de sa femme d'ailleurs. Pour cette deuxième raison, elle était présente mais totalement inconsciente. C'était sans doute une étrange chance pour Anselmus par ailleurs, qui n'avait pas à subir le mauvaise tempérament de son aîné concernant Alizea. Toutefois, toutefois, le jeune homme semblait d'humeur à le contrarier.

Randolf manqua d'avoir une attaque cardiaque lorsqu'il lui avoua, de son air tranquille, qu'il voulait récupérer ses parts dans la société. Lui qui avait toujours eu en tête, sans doute un peu égoïstement, qu'il serait celui qui succéderait à Able Spudmore, se voyait couper l'herbe sous le pied. Anselmus ne parlait même pas de rémunération mais bien de parts. Il revenait donc comme une fleur après quelques années et à peine installé, il voulait les reprendre ? Le menuisier ne répondit rien et se détourna du bureau en croisant ses mains dans son dos : « Et pourquoi me dis-tu cela de cet air que tu as lorsque tu veux quelque chose ? » demanda-t-il plus froidement que prévu, « c'est à père que tu dois demander ça, pas à moi ». Car Randolf ne dirigeait pas encore tout à fait la société, et il le comprenait bien. Pourtant, se lancer dans une nouvelle relation compétitive avec Anselmus lui déplaisait, même s'il comprenait son besoin de se raccrocher à quelque chose. La terrible dualité de l'esprit du menuisier le dérangeait. Il avait envie de quitter cette conversation au plus vite tout en sachant qu'il devait rester. « Tu n'as pas à me demander l'autorisation. Mais si tu la veux, vas-y, demande lui tes parts, je te la donne » continua-t-il. Le ton de Randolf était interdit, mais il ne pouvait faire autrement. Il était en colère, mais surtout contre lui-même de ne pas avoir vu venir le coup de maître de son frère cadet.


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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMar 12 Mai - 12:11

C’était rare de voir Randolf ainsi, comme le cerf acculé au fond de son fourré par le sanglier. Il ne perdait pas de sa superbe mais une chaude dangerosité craquelait sa carapace de glace, lui qui ne perdait pourtant jamais son sang froid. Anselmus l’observa se détourner de son bureau d’un oeil interdit. Il ne regrettait pas sa demande hardie, mais redoutait d’en regretter les conséquences … Le plus jeune était connu du reste de la famille pour être imprévisible, tout au contraire de Randolf. Mais n’était-ce pas des personnes les plus prétendument prévisibles qu’il était avisé de se méfier ? Spud avait la loyauté d’un Poufsouffle. Il n’avait jamais juré allégeance à sa famille laquelle avait supposé, à tort, qu’elle découlait de sa simple naissance. Il y était prêt seulement aujourd’hui. L’interrogation de son grand-frère, qui était davantage une tentative de temporiser, il y répondit du tac au tac. « Parce que je le veux Randolf, vraiment cette fois-ci ». C’était d’abord par souci de se protéger qu’il était rentré au bercail, après que les mangemorts aient fait explosé son appartement en guise d’avertissement. Mais ce n’était plus le cas aujourd’hui. Ansel pouvait, voulait, adonner sa passion aux affaires familiales. Même s’il ne parlait plus vraiment à Alizea, même si sa relation avec Randolf restait froide, il était heureux d’avoir abandonné sa solitude. Les moments où il bossait à l’atelier étaient devenus les meilleurs de ses journées. Il avait enfin le sentiment d’être à sa place, au sein de leur famille.

Spud soupira en se laissant retomber dans l’assise de sa chaise, son aîné ne semblait pas vouloir éprouver la sincérité de son regard, ni de sa démarche. En retour, il ne voulut pas lui avouer que c’était autant par crainte que par respect qu’il s’adressait à lui avant leur père. « Tu sais comme moi qu’il te consultera même si … bref ! ». Il laissa tomber, balaya la suite d'un revers de main, se disant que ce n’était pas le meilleur moment de rappeler la perversité du pater. Cela aurait risqué de le faire aussitôt changer d’avis … Able était à ses yeux un marionnettiste qui tirait toutes les ficelles de la famille, y compris celle de son aîné. Il n’était pas sûr que le fait qu’il soit voué à reprendre un jour les rennes de la société change grand chose à l’affaire. Le vieil homme connaissait le jeu des autres membres de sa famille, mais qui pouvait réellement se vanter de connaître le sien en retour ?

Quoi que, une chose dont il était dans l’ignorance, se trouvait être le projet secret de ses deux fils. C'était aussi pour cela que cette collaboration l'avait si vite emballée ... Anselmus fronça les sourcils en comprenant enfin pourquoi sa demande spontanée tombait à pic pour lui. Pas pour son grand-frère qui se trouvait en porte à faux. Pas de repartage des parts sociales, pas de Faucon Noir. Le plus jeune arrêta un instant de combattre les arguments de son grand frère. Après un court silence, il lui répondit finalement sans pouvoir s'empêcher de sourire d'un air provocateur. « D’accord, alors je le ferai. Il s’agit de ma seule condition pour continuer à travailler ici ». La réaction de Randolf, sans qu'il ne sache se l'expliquer, l'avait un peu offensé.


Dernière édition par Anselmus Spudmore le Mer 13 Mai - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMer 13 Mai - 1:55

Randolf redoutait cette confiance regagnée par son frère. C'était en effet lui accorder trop d'importance que de le faire travailler sur un projet comme celui du Faucon Noir, mais encore une fois, il n'avait pas eu le choix. On ne lui avait pas demandé son avis concernant la réintégration du jeune homme dans l'entreprise, tout comme on ne lui demanderait pas d'avis pour ce qu'il demandait. C'était quelque chose qui ne se réglerait qu'entre le paternel et le fils, pas avec l'aîné. Able Spudmore avait les mains posées sur le pouvoir qu'il aimait tant et le menuisier peinait souvent à grapiller réellement ce qu'il méritait. Que son frère obtienne ses parts dans la société le mettrait sur un pied d'égalité avec lui-même, qui avait tout donné pour l'entreprise depuis la fin de ses études, là où Anselmus s'était contenté de fuir. Et il retrouverait une place pareille... Quelques petits mois après être revenu. Randolf trouvait la situation profondément injuste pour sa personne et son frère en profitait outrageusement pour se pavaner comme un paon. Il avait toutefois la rudesse d'un sanglier, comme quoi, les patronus étaient assez représentatifs de leurs personnalités. Là où le cadet fonçait dans le tas, son aîné avait la fierté dédaigneuse d'un cerf comme on en trouve en Forêt Noire. « Tu es lunatique » l'asséna-t-il de son point de vue en utilisant sa voix glaciale, « tu changeras d'avis. Comme toujours ». L'Allemand se sentait poignardé en plein coeur alors qu'il redonnait sa chance à son frère. Il eut le sentiment qu'il n'aurait jamais dû accepter de laisser le loup entrer dans la bergerie, avant de se dire, tristement, qu'il n'avait rien eu à opposer à la décision d'Able Spudmore. Si Randolf lui disait, dans un ultimatum débile, qu'il faudrait choisir entre lui et son frère, il mettrait sa baguette au feu que le patriarche choisirait Anselmus, par pure stratégie. Des bons menuisiers, on en trouvait partout au Royaume-Uni, il n'était pas vraiment spécial. Quelqu'un d'aussi doué en sortilège, en revanche... Able avait certes éduqué surtout Randolf, il l'avait certes taillé comme lui, il était une pièce remplaçable. Sur un échiquier, manger la Reine est souvent la meilleure des stratégies, à condition de ne pas se faire avoir par le fou. L'Allemand avait l'impression, à ce moment, d'être le cavalier que tout le monde ignorait toujours.
« Non justement » répondit-il au "bref" de son frère, « il ne me consultera pas, tout comme il ne m'a pas consulté pour te réinvestir. Si j'avais eu mon mot à dire, tu ne serais pas là ». Randolf pensait fermement ses paroles, le regard posé sur son impertinent petit frère. Le sourire provocateur qu'il affichait lui donnait envie de quitter la pièce. Mais c'eut été un aveu de faiblesse qu'il ne pouvait se permettre. Les pieds bien ancrés dans le sol, il continuait de le regarder en attendant la suite. Sa seule condition pour travailler ici, il l'avait bien saisie, oui. Et Randolf avait besoin de lui pour le Faucon. Ils pouvaient bien se prendre la tête que cela ne changerait rien au challenge qu'il lui avait greffé dans le cerveau, il le savait bien. La seule alliée du plus jeune était Alizea qui avait tendance, un peu trop souvent au goût de son mari, à prendre le parti du pauvre Anselmus qui revenait à peine. Il réalisa, à cet instant, qu'il ressentait étrangement pour son frère une vague de jalousie qu'il n'aurait pu soupçonner avant.   « Tu sembles avoir oublié, pendant tes années à te promener, comment la maison fonctionne. Compte sur Père pour te le rappeler à la dure » lui dit-il finalement. Son ton avait prit une étrange teinte de sentence mortifère mais elle représentait la terrible vérité que son petit frère refusait peut-être de remarquer.


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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyMer 13 Mai - 15:05

Anselmus n’avait pas oublié comment la maison fonctionnait, pas plus qu’il n’avait oublié appartenir à une verdammte familie pendant ces dernières années. Randolf s’échauffait, et se faisant, l’échauffait également. L’entendre lui délivrer sa lecture des évènements passés menaçait de plus en plus sa nonchalance. Le plus grand ne revint à aucun moment sur celui qui avait pourtant marqué son départ. Il ne dit pas que c’était en réaction à une entourloupe de sa famille, portée par lui, que son cadet s’était définitivement éloigné. La dernière dispute entre Anselmus et Randolf avait été décisive suite à la tentative de ce dernier d’acheter le silence de la famille Da Valle. Anselmus ne voulait néanmoins pas inviter ce jour dans leur conversation, elle était suffisamment houleuse. Son frère en disait juste assez pour l’enfermer dans un mutisme coupable, sans qu’il n’ose lui répondre. Il accusait le coup quoi que difficilement. Mais non, il ne changerait pas d’avis. Malgré l’envie qui le tenaillait de lui coller son poing dans la gueule avant de se barrer sans demander son reste. L’emprise psychologique du plus grand sur le plus jeune était aussi redoutable qu’un imperium et lui tirait, dans le meilleur des cas, des soupirs désabusés.

Quant à savoir d’où provenait la haine que Randolf lui crachait dessus, qui aurait pu dire si elle provenait véritablement de lui, leur père, ou tout simplement de lui-même. Si j'avais eu mon mot à dire, tu ne serais pas là. « Great ». Anselmus se sentait con, lui qui appréciait somme toute de travailler pour son frère, lui qui avait encore ouvert cette conversation pour son frère. Il s’énerva à son tour en restant campé sur sa position défensive. « Sheisse bro, je veux pas la majorité des parts, je pense même pas demander autant de parts que toi, au moins de quoi payer mon loyer ! C’est plus anomal que de me faire bosser à un salaire d’elfe ? ». Les heures effectuées à la manufacture depuis le début de l’année ne lui rapportaient pas une noise. Leur projet du Faucon Noir le poussait à quitter son principal job pour un temps plein ici. La règle de la boîte familiale avait toujours été que la participation de l’épouse et des fils soit remerciée en parts sociales. Il n’entendait pas accepter de traitement différent. Il avait respecté sa part du marché, leur tour … « Il te faut toujours tout, arschloch ! ».

Il se leva finalement de sa chaise et attrapa sa veste à la volée avant d’avoir des regrettables mots. Il ne parlait pas que de la société. Il parlait bien de son mariage. C’était ce jour que l’envie de lui coller son poing dans la gueule était apparue. Il vérifia en tâtonnant sa poche que son paquet de cigarettes s’y trouve bien. « J’monte juste m’en griller une, t’as pas encore besoin de faire mes cartons ! ».
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MessageSujet: Re: La chute du faucon noir | RANDOLF La chute du faucon noir | RANDOLF EmptyDim 17 Mai - 0:13

Randolf ne savait pas très bien comment il était humainement possible que toutes ses conversations avec son frère dérapent de la sorte, mais il était prêt à prendre ses responsabilités sur la question. Il était intraitable lorsqu'il était question de l'entreprise, et il se braquait si l'on avait le malheur d'y associer le prénom de son frangin. Cela en devenait de la pulsion incontrôlable. Il ne détestait pas foncièrement travailler en sa compagnie, "Spud' " était un bon sorcier. L'Allemand était tout sauf injuste lorsqu'il s'agissait de reconnaître objectivement les compétences de quelqu'un. Travailler avec lui relevait pourtant de la torture puisque leurs caractères si proches, étaient néanmoins murés de nuances si différentes. Il apparaissait que le cadet était une énigme profonde pour son aîné et il voulait bien croire que l'inverse était vrai. La personnalité écrasante de Randolf était néanmoins intolérable pour quiconque ressentait un minimum des sentiments. Et si Anselmus avait bien des défauts, il n'avait pas celui de ne pas être sensible. Au grand malheur de son frère, très probablement. Randolf l'écouta avec un calme interdit, sans plus de réaction lorsqu'il daigna prononcer un juron qui ne venait certainement pas de l'éducation de leurs parents. Il représentait à ses yeux tout ce que lui repoussait avec le plus de vigueur et une nouvelle fois, l'inverse était très probablement vrai. Qu'il se compare à un elfe fit avoir à son aîné une pensée mauvaise - une comparaison affreuse en réalité - qu'il préféra ne pas prononcer à voix haute pour rester emprisonné dans un silence pesant. Son frère vidait son sac, grand bien lui fasse, mais il ne comptait pas agir de la même manière. Le menuisier préférait contrôler le feu de sa rage plutôt que de la laisser exploser à la figure de son frangin, qui se montrait décidément bien plus désinvolte que lui ne le sera jamais. « Fume le paquet, tant qu'à faire » lui répondit simplement Randolf alors qu'Anselmus sortait de son bureau. Il s'approcha des notes que le jeune homme avait laissé sur sa table, en lu quelques formules... Avant de ressentir un vague sentiment de culpabilité vis-à-vis de sa lecture de travaux préliminaires. Il prit son balai, et sans autre forme de procès, quitta le bureau pour redescendre à son atelier de menuisier.
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