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Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise)

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Evan Talbott

Evan Talbott


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MessageSujet: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyLun 6 Avr 2020 - 18:21

Evan s'était réveillé un matin, un mal de crâne incroyable et une bouteille de scotch vide pour seule compagne. C'était à ce moment précis qu'il réalisa quelque chose : depuis combien de temps était-il comme ça, triste, déprimé ? La réponse venait d'elle même : depuis sa séparation avec Wilda. Depuis quand étaient-ils séparés ? Un an et demi, voire même deux ans. Depuis, il n'était plus que l'ombre de lui-même : en colère pour tout, triste pour un rien, se noyant dans l'alcool et la lecture de poème plus tristes les uns que les autres - surtout du Baudelaire en faire - et tout le monde l'avait remarqué. Il ne pouvait nier l'évidence : il était fou amoureux de cette fille. Elle avait beau lui avoir menti, il ne pouvait cesser de penser à elle, à son regard rieur, à son sourire doux... Elle était ce qu'il lui manquait dans sa vie, et peu lui importait l'origine de son sang, ou même son âge, tant qu'elle était majeure. Sans elle, il dépérissait. Ses amis lui avaient fait des réflexions, tous espéraient qu'un jour il irait mieux, qu'il se reprendrait en main. Et ce jour, c'était aujourd'hui. Il se leva de son lit et commença un grand ménage : les cadavres de bouteilles étaient mises à la poubelle, le linge sale dans sa panière, les assiettes et couverts qui étaient en bazar sur la table dans l'évier, à tremper ! Il aéra son appartement, pris une bonne douche et rasa la barbe qu'il avait laissé s'installer. Il était temps qu'il se décide à faire quelque chose.
Une fois habillé de la chemise que sa mère lui avait offerte et qu'il adorait, il mis ses chaussures, pris une veste et sorti de son appartement. Il se dirigea chez le fleuriste, acheta un gros bouquet de myosotis, puis passa chez un chocolatier français et lui pris une grosse boîte.
Voilà, il y était. Evan était devant le portail de la maison de sa mère, cell de son enfance. C'était maintenant, c'était le moment. Il avait toujours été un bon garçon, suivant ce que sa famille lui disait, même quand il n'était pas d'accord. Il avait toujours essayé de rendre fière sa mère, même s'il était loin d'être comme son frère : fort, sociable, drôle et surtout mangemort. Mais elle l'aimait tout aussi fort que son aîné, il le savait. Evan aimait sa famille, et jamais il ne lui tournerait le dos. C'était sa force, ses origines, ils représentaient tant pour lui... Mais ce serait peut-être eux qui le forceraient à partir, finalement.
Il entra, passa dans le grand jardin sans vraiment y faire attention. Arrivé devant la porte, il pris une grande respiration et frappa quelques coups à la porte.
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Elise Lerouge

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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyLun 6 Avr 2020 - 21:12

La mâtinée avait été douce, si douce. Elise s’était vite détournée des quelques rares papiers qu’elle faisait encore pour se plonger dans une activité qu’elle préférait.‌ Si la belle s’était faite à l’idée de boitiller, elle refusait cependant de renoncer à une de ses passions.‌ La belle française avait donc changé de tenue et s’était dirigé vers les écuries, sourire aux lèvres.‌ Si elle montait très peu, elle pouvait toujours les dresser, et c’était donc à cela qu’elle avait occupé cette douce matinée de printemps.‌

Si la journée était déjà très agréable après avoir pris une douche, un déjeuner et alors qu’elle prenait un bon thé sur la terrasse en regardant avec plaisir les chevaux qui s’étaient mis à courir dans l’enclos.‌ Une belle vue, juste une petite veste sur les épaules par-dessus une robe légère, un thé à la fleur de cerisier, c’était un moment très agréable.‌ Un elfe de maison lui glissa quelques mots qui rendirent le moment plus doux encore et son sourire plus radieux.‌ Son fils, Evan, avait décidé de lui rendre visite. Une surprise qui la fit se relever immédiatement pour embrasser son garçon alors qu’il arrivait sur cette terrasse.

-Evan mon chéri, je ne pensais pas te voir aujourd’hui.‌ Et ces fleurs, elles sont magnifiques, merci.

Elise l’invita à s’asseoir à ses côtés et lui proposa un thé après avoir pris le temps de sentir les fleurs. S’asseyant tout de même avec précautions à cause de sa jambe faible, elle leva sur son fils un regard à la fois amusé et un peu intrigué.‌

-Tu es bien élégant dis-moi, nous n’avons pourtant pas de repas de famille ce soir, je n’ai pas prévu de te demander de m’accompagner quelque part… C’est vraiment de venir voir ta mère qui t’as donné envie de te préparer avec autant de soin? Je suis très flattée.‌

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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyMer 8 Avr 2020 - 15:52

L’elfe de maison vint lui ouvrir avec un regard circonspect. D’accord, il n’était pas invité et aucun repas de famille n’avait été prévu, mais il n’avait pas besoin de prévenir avant d’aller chez lui, parce que oui ça resterait toujours un peu chez lui. L’elfe n’avait pas besoin de la dévisager comme ça. « Bonjour. Je rends visite à ma mère, est-elle là ? » demanda le jeune homme avant de voir le petit être devant lui se retourner en lui faisant signe de le suivre. Il passant dans plusieurs pièces de la maison, qu’il connaissait évidemment par cœur tant il les avait arpentées enfant avec son frère et sa sœur. Enfin arrivés sur la terrasse, Evan reconnu sa mère, d’abord de dos. Elle était assise, regardant les cheveux galoper dans leur parc. L’elfe se baissa et annonça à sa maîtresse l’arrivée de son fils, ce qui provoqua un grand sourire sur le visage d’Elise. Elle semblait réellement ravie de le voir, ce qui réchauffa quelque peu le cœur de son fils. « J’avais envie de passer » dit-il en déposant un baiser sur sa joue et en s’asseyant à côté de sa mère.
Elle lui proposa un thé, et il accepta avec plaisir. Une boisson chaude lui ferait le plus grand bien avant d’entamer une discussion qu’il savait d’avance mouvementée. Sa mère le regardait amusée et intriguée à la fois. Il le savait, elle était intelligente, c’était aussi pour ça qu’elle s’en sortait si bien depuis la mort de son mari. Elle lui fit remarquer qu’il était élégant sans raison, puisque la famille n’avait pas prévu de se réunir autour d’un bon repas ce jour-ci et qu’elle ne lui avait pas demandé de l’accompagner quelque part. Elise lui demanda alors si c’était vraiment juste pour venir la voir qu’il s’était préparé avec autant de soin, elle en était d’ailleurs flattée. Evan lui sourit et demanda avec un sourire « Je n’ai pas le droit de me faire beau pour toi ? », avant de boire une gorgée de thé. « J’avais envie, ou plutôt besoin, de te parler, je crois qu’il est temps maintenant » murmura-t-il, plus bas qu’il ne l’avait prévu dans sa tête.
C’était à ce moment précis que les choses allaient se gâter, normalement. Mais peut-être pouvait-il encore reculer l’instant. « J’aimerai aussi savoir comment tu vas. Ta jambe semble te faire encore souffrir, ce n’est pas normal, si ? » demanda-t-il. Evan avait toujours était un bon fils : il n’avait jamais montré d’opposition franche à sa famille, n’avait jamais fait de crise d’ado horrible, n’avait jamais levé la voix contre sa mère… C’était un bon fils, mais aujourd’hui il avait décidé d’assumer ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait. Sa famille lui tournerait-elle le dos pour cela ? Peut-être bien. Sa mère le renierait-elle ? C’était aussi une possibilité.
« Je… J’aimerais te parler de quelque chose… » dit-il d’un coup. « Quelque chose d’important pour moi, que je garde secret depuis trop de temps maintenant ».
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyMer 8 Avr 2020 - 17:51

Si son visage n’exprimait d’ordinaire pas mieux qu’un mépris affirmé ou disons au mieux une simple volonté de distance froide, il y avait un moyen infaillible de lui rendre ce sourire radieux qui illuminait parfois ses traits.‌ C’était presque incontrôlable, une obligation, un réflexe.‌ Voir ses enfants la rendait immanquablement heureuse. Surtout depuis qu’ils avaient quitté la maison.‌ Il lui semblait que c’était il y a si peu de temps qu’ils courraient tous à travers la maison pour jouer dans le jardin ou simplement se chamailler comme ils savaient si bien le faire.‌ D’ailleurs, Evan avait toujours été le plus calme des trois, si on y réfléchissait.‌ Si Elise avait une tendresse toute particulière pour chacun de ses enfants, Evan c’était sans doute pour ce côté sensible et son calme qu’elle l’adorait.‌ Il n’était pas spécialement plus proche que le reste de la fratrie de sa chère mère, simplement, peut-être, plus tendre.‌

-J’avais envie de passer

Peu importait la raison, Elise était ravie de le voir. Le fait qu’il passe à l’improviste n’était qu’un bonus non négligeable. Leur conversations commençaient généralement de façon légère, et fort heureusement il était fréquent qu’elles se terminent sur le même ton.‌ C’est donc d’une très bonne humeur qu’elle pris place à ses côtés.

-Je n’ai pas le droit de me faire beau pour toi ?

Même si elle ne croyait pas forcément qu’il avait réellement mis cette chemise et apporté ces cadeaux simplement par envie soudaine, il n’était pas forcément utile qu’elle insiste trop lourdement.

-Oh si bien sûr, c’est même plutôt une preuve que je t’ai bien élevé.‌.. et cette chemise te va décidément très bien.

Outre le fait que c’était un cadeau de sa part à elle, il était effectivement très élégant dans cette tenue.

-J’avais envie, ou plutôt besoin, de te parler, je crois qu’il est temps maintenant

Là en revanche c’était un peu plus rare de sa part.‌ Il avait soudainement l’air nerveux, il marmonnait presque.‌ Les sourcils de sa mère se froncèrent avant de reprendre en appuyant son regard sur Evan.

-Et bien… tu sais que tu peux me parler quand tu veux… n’est-ce pas?

Il ne semblait pas sûr de lui, il hésitait. Ce qui fit grimper l’inquiétude d’Elise assez rapidement.‌ Après tout, Evan se confiait assez facilement à elle en général. Dans ce domaine, son aîné était bien plus difficile.‌

-J’aimerai aussi savoir comment tu vas. Ta jambe semble te faire encore souffrir, ce n’est pas normal, si ?

Il semblait vouloir détourner la conversation.‌ Perdant un peu de l’éclat de son sourire, Elise accepta de le suivre pour le moment.‌ Elle insisterai un peu plus tard, il ne semblait vraiment pas à l’aise pour le moment…

-Ma jambe c’est… Disons que c’est plutôt une faiblesse qu’une réellement douleur.‌ Elle se dérobe, mais je n’ai pas vraiment mal. Mais c’est sans doute de ma faute, je n’ai pas été… particulièrement raisonnable.‌ Les choses devraient s’arranger avec un peu plus de temps.‌ C’est déjà beaucoup plus vivable.‌ La canne est surtout une aide plus qu’une nécessité maintenant, c’est qui est déjà bon à prendre.‌

La blessure assez moche dès le départ soignée en panique avec des potions sans doute frelatées avant de finalement faire appel à quelqu’un de compétent n’avait pas été très aidée.‌ Et c’était sans compter sur le caractère bien trempé de la française.‌ Elle ne mentait cependant pas en disant apprécier l’évolution déjà assez grande de la situation.‌

-Je… J’aimerais te parler de quelque chose…  Quelque chose d’important pour moi, que je garde secret depuis trop de temps maintenant

Là c’était réellement préoccupant. Tous les enfants avaient des secrets pour leurs parents, même les siens.‌ Cependant Elise pensait avoir de bonnes raisons de s’inquiéter de le voir si préoccupé et presque honteux face à ce secret. Cela ne lui ressemblait pas, il devait se passer quelque chose de grave. La belle se redressa, cette fois réellement inquiète, avant de se pencher vers son fils et de poser la main sur celle de son fils.‌

-Chéri qu’est-ce que tu as? Tu as des ennuis? Tu as fait quelque chose?
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyMer 8 Avr 2020 - 19:02

Élise lui fit remarquer que, s’il se faisait beau pour venir la voir, c’est qu’elle l’avait bien élevé. Elle souligna également que la chemise lui allait très bien, ce qui arracha un sourire à son fils. Évidemment qu’elle l’avait bien élevé, il était même très fier de ce qu’Élise lui avait apporté : c’était une femme et une mère incroyable. « Je suis un homme bien grâce à toi, et bien habillé en plus ! » dit-il avec un petit rire.
Lorsqu’il murmura qu’il avait besoin de lui parler, il vit les sourcils de sa mère se froncer. Elle lui dit alors qu’il pouvait lui parler quand il le voulait, lui demandant s’il le savait. Evan avait conscience que sa mère était toujours à l’écoute lorsqu’il s’agissait de ses très chers enfants. Par contre, serait-elle compréhensive quelque soit le sujet ? Il doutait de ça, malheureusement.
Malgré son inquiétude apparente, elle n’insista pas et accepta de changer de sujet lorsqu’Evan préféra lui parler de sa jambe. Premièrement, l’état de santé de sa mère le préoccupait. Depuis que Rosier l’avait blessée, elle semblait amoindrie, et cela ne ressemblait pas à Élise, qui avait toujours été une femme forte. En plus de cela, le jeune homme avait besoin d’un peu plus de temps pour préparer ce qu’il allait dire, parler d’autre chose lui permettrait donc de mettre de l’ordre dans son esprit. Sa mère lui expliqua alors qu’elle ressentait plus une faiblesse qu’une véritable douleur, ce qui ne le rassura pas vraiment. Le fait qu’elle parle d’une amélioration et du fait que la canne n’était plus qu’un aide le tranquillisa quelque peu.
Lorsqu’il décida enfin d’introduire la conversation qu’il voulait avoir avec sa mère, celle-ci se redressa, inquiète, et se pencha vers lui. Elle posa sa main sur celle d’Evan avant de lui demander ce qu’il avait, s’il avait des ennuis ou s’il avait fait quelque chose. Il lâcha un petit rire nerveux malgré lui et secoua la tête.  « Je n’ai rien fait de mal maman, du moins à mes yeux ». Il prit la main de sa mère dans la sienne et la regarda dans les yeux. « Je n’ai pas d’ennuis, rassure toi là-dessus ». Il lui offrit un mince sourire, essayant de la rassurer, connaissant le caractère protecteur de sa mère lorsqu’il s’agissait de sa progéniture. Il se racla doucement la gorge et prit une grande inspiration avant de déclarer : « Je suis tombé amoureux maman, d’une jeune femme exceptionnelle ».
Voilà, c’était dit. Il avait lâché la première information importante : son cœur était pris. Aucune mère au monde ne réagirait mal à ce genre d’annonce, au contraire, c’était plutôt ce qui venait après qui allait peut-être faire criser Elise Lerouge. « Elle a quelques années de moins que moi » dit-il ensuite.
C’était à ce moment précis qu’il allait lâcher l’information que sa mère aurait du mal à avaler. Il ferma les yeux quelques secondes avant de murmure « Elle s’appelle Wilda Griffiths ». Sa mère connaissait toutes les familles de sang-pur, elle comprendrait donc surement très rapidement que celle de Wilda n’en faisait pas partie… Evan guettait sa réaction en silence.
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyMer 8 Avr 2020 - 21:24

Elise aimait plaisanter avec son fils.‌ Ils se taquinaient gentiment, mais toujours avec beaucoup d’affection.‌ Alors quand en plus il semblait avoir fait volontairement cet effort vestimentaire ou avec les fleurs et les chocolats, c’était encore plus tentant de lui faire remarquer.‌

-Je suis un homme bien grâce à toi, et bien habillé en plus !


Elle répondit à son rire, amusée de ses flatteries si peu fines pour à moitié cacher la sincère reconnaissance qu’il avait envers elle. Elise savait ce que son fils en pensait, il ne s’en était jamais caché. Surtout après le décès de son père.‌ Il était reconnaissant des efforts qu’elle avait fournis pour lui.‌ Et de son côté elle avait toujours essayé de lui montrer à quel point elle était heureuse de les faire pour lui.‌ Alors elle en riait avec lui, répondant à ses plaisanteries par les siennes.

-Non seulement un homme bien, mais aussi un bel homme, je t’ai bien fait mon ange. Je crois que je n’ai pas démérité tes chocolats…

Elise se permit donc d’ouvrir la boîte et d’en prendre un avant de tendre les douceurs à son fils.‌ Cependant, si le ton léger de la conversation lui plaisait beaucoup, il changea pour quelque chose d’un peu plus sérieux lorsqu’il lui dit devoir lui parler.‌ Ce qui présageait déjà de quelque chose de peu habituel.‌

Il avait commencé par orienter la conversation sur sa santé à elle.‌ La française ne doutait pas une seconde de l’intérêt réelle que son fils pouvait porter à ce sujet, cependant il n’était pas difficile de savoir que ce n’était pas le fameux sujet qui le mettait si mal à l’aise.‌ Si elle lui avait répondu  de bonne grâce, elle brûlait d’envie de savoir ce qui pouvait bien tracasser son fils.‌ On lui avait souvent fait remarquer qu’elle était sans doute trop protectrice envers ses enfants. Mais c’était plus fort qu’elle, elle ne supportait pas de les voir en difficulté. La simple idée de ne pas pouvoir rester près d’eux à les protéger toute leur vie l’angoissait régulièrement.‌

-Je n’ai rien fait de mal maman, du moins à mes yeux

Voilà qui ne la rassurait pas particulièrement.‌ Et moins encore lorsqu’il pris la main qu’elle avait posé dans la sienne.‌ Il essayait de la rassurer, mais de quoi? Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir fait pour craindre à ce point sa réaction?

-Je n’ai pas d’ennuis, rassure toi là-dessus

Elise serra légèrement la mains de son fils, décidément assez peu rassurée.‌

-Evan dis-moi, tu m’inquiète…

La grande inspiration qu’il pris fut assez proportionnelle à l’apnée qu’elle avait démarré alors qu’il s’était raclé la gorge.‌ Qu’est-ce qui pouvait être si terrible? Qu’est-ce qu’il avait autant de mal à avouer à sa mère?

-Je suis tombé amoureux maman, d’une jeune femme exceptionnelle

Il y eut un blanc, puis Elise éclata d’un court rire alors que sa nervosité redescendait aussi vite qu’elle était montée.‌ Au final elle s’était attendue à tout sauf à cette nouvelle. La belle n’avait elle-même jamais connu ce sentiment, mais elle avait toujours espéré que ses enfants auraient cette chance. Il semblerait qu’Evan ouvrait la voie, elle n’en était d’ailleurs pas si surprise. Ses espoirs pour lui se voyaient comblés les uns après les autres et forcément cela la mettait en joie.‌ Elise passa son autre main sur la joue de son fils le regard attendri.‌

-Mais ça mon ange mais c’est une bonne nouvelle, j’en suis très heureuse pour toi.

Elle était à vrai dire assez amusée de le voir si nerveux à l’idée d’annoncer cette relation à sa mère. C’était bien entendu sans savoir ce qui devait encore l’attendre.

-  Elle a quelques années de moins que moi

Bon, les précisions venaient mais rien de bien méchant, au contraire, plutôt du commun. Elle-même avait eu une certaine différence d’âge avec son époux.‌ Et encore, il restait léger par rapport aux standards des grandes familles. Là encore il ne semblait pas vouloir exprimer une différence énorme.

-Cela n’a rien de bien exceptionnel, c’est presque toujours le cas.‌ Elle a plutôt de la chance à tes côtés.‌

Une chance qu’elle n’avait pas eu, mais elle ne doutait en rien du comportement de son fils envers celle qui serait sa future épouse.‌ Evan était à ses yeux un garçon si charmant, et il avait eu un tel exemple avec son père qu’elle ne pensait pas une seconde qu’il pourrait prendre les mêmes habitudes.‌ Mais son fils semblait déjà vouloir ajouter une précision. Il en fermait les yeux, c’était adorable.

-Elle s’appelle Wilda Griffiths

Là ça commençait à coincer. Il ne fallut que quelques secondes à Elise pour refaire les liens.‌ Connaître par cœur les grandes familles, c’était plus ou moins une base d’éducation. En connaître les évolutions était un minimum lors des conversations mondaines. Il n’était donc pas compliqué pour elle de relier Wilda Griffiths à la branche pourrie des Nott. Une famille si prestigieuse, mais qui comme d’autres avait connu des dérives. Et si elle ne connaissait pas son visage, on lui avait parlé de Wilda.

Inutile de dire que l’idée ne l’enchantait pas.‌ Finalement, elle compris ce qui inquiétait tant Evan. Et il n’avait pas vraiment tord.‌ Elise commença par perdre son sourire, puis blêmir à vue d’œil. Non elle ne s’était pas attendu à ça.‌ Cela n’entrait pas dans les valeurs qu’elle avait transmis à ses enfants.‌ Elle pris une grande inspiration en reculant légèrement.‌ Cela titillait ses convictions. Elle savait parfaitement qu’elle aurait été la réaction de ses propres parents. Outre le fait qu’il aurait déjà été marié depuis plusieurs années, l’idée qu’il ait sincèrement pensé introduire dans leur famille une femme pareille aurait provoqué une rage folle de ses parents.‌ Elise avait toujours essayé de rester calme face à ses enfants.‌ A cet instant il était pourtant assez délicat pour elle de respecter ses propres règles. La belle serra donc les dents dans un premier temps, détournant le regard quelques instants.‌ Puis d’un ton qui ne laissait aucun doute sur les réprimandes qu’elle retenait, elle repris sans lui offrir un sourire d’encouragement.‌

-A qui en as-tu parlé à part moi?

Première chose, il fallait limiter les dégâts. Ensuite il serait temps de se demander quoi faire.‌ Si on apprenait que son fils entretenait une telle relation, elle risquait d’avoir quelques ennuis. Sans parler d’Amaury qui n’aurait pas su tenir son petit frère.‌ D’ailleurs il risquait de ne pas apprécier ce choix lui non plus.‌ Elise était déjà bien descendue dans l’estime de certains Mangemorts avec sa blessure, cela risquait de ne pas l’aider.‌ Elle eut l’espace d’un instant une pensé qui lui déchira le cœur: Si le Lord lui-même venait à l’apprendre il n’était pas impossible qu’il demande à ce que son fils soit rayé des cartes.‌ Potentiellement il serait capable de demander à sa mère ou son frère (si ce n’est les deux) de s’occuper de cette tâche. Elise fit de son mieux pour éviter d’y penser pour le moment. Le ton déjà un peu plus haut, il était temps de penser au reste.

-Mais à quoi tu penses? Qu’est-ce qui t’as pris?


Passé la première vague de question évidentes elle se repris et se coupa d’elle-même.‌ Ce n’était pas le plus urgent, il y avait mieux à savoir actuellement.‌ Redescendant un peu elle repris un peu plus calme.

-Evan, les sentiments sont parfois complexes, ou même trompeurs.‌ Est-ce que tu es sûre d’avoir pris le temps de réfléchir à la situation? Et si tu te trompais? Et si ce n’était pas ce que tu pense?

Oui elle nourrissait sans doute trop d’espoirs. Sans doute à cause du fait qu’elle-même avait passé de longues années à chercher ce que cela pouvait réellement être.‌ Avant de conclure qu’elle ne l’avait jamais rencontré. Elle imaginait donc qu’un pareil flou pouvait avoir pris son fils. A vrai dire, elle l’espérait très fortement. Son fils ne pouvait pas tomber si bas, c’était impensable…  
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Evan Talbott

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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyJeu 9 Avr 2020 - 16:08

Evan fut heureux d’entendre sa mère rire à sa plaisanterie. Elise était toujours si chaleureuse avec ses enfants, c’était vraiment appréciable. Elle surenchérit en affirmant que, en plus d’être un homme bien, il était bel homme, disant qu’elle l’avait bien fait et qu’elle méritait clairement ces délicieux chocolats. Son fils ne put qu’approuver en disant « Sinon pourquoi les aurais-je amenés ? ». Leurs rires s’entremêlaient et cette douce mélodie revêtait une importance toute particulière aux oreilles et au cœur du jeune homme.
Alors que le sujet important de la journée était enclenché et qu’Evan essayait de rassurer sa mère sur d’éventuels soucis, celle-ci serra sa main dans la sienne, ce qui lui démontra qu’il n’était peut-être pas aussi doué que ça pour la rassurer… Elle lui demanda de lui dire, ajoutant même qu’il l’inquiétait. Alors il le fit, une information à la fois. Après la première, qui consistait à lui dire qu’il était tombé amoureux, sa mère éclata d’un rire franc, mais court. Elle se dérida rapidement et passa sa main sur la joue de son fils, qui lui ne riait pas du tout. Il savait que ce n’était pas tout… La mangemort déclara que c’était une bonne nouvelle, et qu’elle était heureuse pour lui. Evan se mordit légèrement la lèvre avant de passer à l’information suivante, qui concernait la différence d’âge. Là encore, aucune réaction négative de sa mère, puisque ce n’était ni grave ni étonnant, au contraire même.  Un très léger et fugace sourire se glissa sur les lèvres du jeune homme quand Elise lui dit qu’elle avait de la chance à tes côtés.
Bien, c’était à partir de ce point que les choses allaient se corser. La langue de plomb desserra légèrement la mâchoire avant de donner la dernière – mais non des moindres – information à sa mère : le nom de l’élue de son cœur, Wilda Griffiths. Evan observa sa mère, dont le sourire disparu d’un coup et dont le visage devint blême. Elle prit une grande inspiration et se recula, restant silencieuse quelques secondes – qui paraissaient être interminables – avant de desserrer les dents pour lui demander, d’un ton à lui faire froid dans le dos, à qui il en avais parlé à part elle. Aïe, mauvaise question. Evan haussa les épaules, avant d’énumérer « Eh bien, certains de mes amis étaient au courant quand nous étions ensemble… », il ajouta, plus bas « Oh, est Evan Rosier nous a découvert… Il a d’ailleurs causé notre séparation… ». Cette information-là, il le savait, mettrait surement à mal l’amour que sa mère lui portait. Rosier était un homme de la pire espèce, qui attendait probablement le moment le plus propice pour ressortir à Elise et à la communauté mangemort que son fiston traînait avec une impure.
Evan comprenait que l’esprit de sa mère carburait pour tenter de chercher une solution : elle devait surement se demander ce qu’il adviendrait d’elle si sa communauté l’apprenait. Son rang dans cette secte serait-il menacé ? Il ne pouvait pas lui en vouloir, c’était légitime de se le demander, mais Evan attendait autre chose de sa mère : du soutien ? sa bénédiction ? Non, ça il savait qu’il ne l’obtiendrait pas. Alors quoi ?
« Mais à quoi tu penses ? Qu’est ce qui t’as pris ? ». Ces questions-là, il ne s’y attendait pas, par contre. Il dévisagea quelques instants sa mère, en silence, avant de rétorquer « Ce qui m’a pris ? Mais enfin maman je te dis que je suis amoureux, pas que j’ai commis un crime ! ». L’idée que la deuxième option serait surement mieux acceptée par sa mère traversa l’esprit du jeune homme, et il n’avait peut-être pas tort.
Sa mère se calma un peu, ou en tout cas essaya fortement de le faire. Les questions les plus importantes à ses yeux étaient surement posées, et elle s’apprêtait à dire autre chose. Evan l’écouta avec attention lui expliquer que l’amour était complexe et que les sentiments se révélaient parfois trompeur, qu’il pouvait se tromper, qu’il devait prendre le temps de réfléchir… Le jeune Talbott secoua doucement la tête en inspirant profondément. Y réfléchir ? Il le faisait depuis plus d’un an et demi, depuis qu’il l’avait quittée. « Je ne me trompe pas. Je suis amoureux d’elle, vraiment, sinon je l’aurais oubliée après notre séparation. » Il ferma les yeux un instant avant de reprendre « Maman, ça fait un an et demi qu’on s’est séparés, et ça fait un an et demi que je suis malheureux. Je n’arrête pas de penser à elle, encore et encore. Crois-moi, si je me trompais je ne serais aussi malheureux sans elle… ».
Evan releva un regard triste vers sa mère. Allait-elle le rejeter ? Peut-être. Mais il espérait sincèrement que ça ne serait pas le cas. Elise Lerouge pouvait être cruelle et sanguinaire, mais elle aimait ses enfants plus que tout, et ils le lui rendaient bien d’ailleurs. Evan espérait que ce sentiment pèserait dans la balance, il pensait sincèrement mériter l’amour et le soutien de sa mère.


Dernière édition par Evan Talbott le Mar 14 Avr 2020 - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyJeu 9 Avr 2020 - 19:14

Une chose était sûre, peu importait la façon dont la conversation se terminerait, elle serait sans doute riche en émotions et en changements émotionnels… Si bien commencée dans la joie et les rires, il semblerait que cela ne serait pas le ton de toute la conversation.‌ Le premier moment difficile s’était finalement assez vite détendu. Elise était sincèrement heureuse pour son enfant qui semblait passer par un évènement parfaitement agréable. Elle avait espéré en ne donnant pas d’obligations maritale à ses enfants qu’ils finiraient pas trouver seuls. C’était donc plutôt une bonne chose.

Mais là encore cela n’avait pas perduré.‌ Il avait fini par donner l’information principale, celle qui dérangeait, celle qui changea radicalement l’attitude de sa mère.‌ Cela devait faire un sacré bout de temps qu’il ne l’avait pas vu ainsi.‌ Il était généralement assez rare qu’elle s’énerve après ses enfants. Mais là, difficile de faire autrement. Difficile aussi de ne pas faire pire. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas été dans une situation telle qu’elle regrettait la liberté qu’elle avait laissé à l’un de ses enfants.‌ Première chose à savoir, qui était au courant. C’était ce qui inquiétait la belle en premier lieu.

-Eh bien, certains de mes amis étaient au courant quand nous étions ensemble…

Ce qui pouvait déjà être assez délicat à gérer. Mais pas impossible. Il suffisait d’être un peu fin.‌ Mais malheureusement ce n’était pas tout.

-Oh, est Evan Rosier nous a découvert… Il a d’ailleurs causé notre séparation…

Là par contre c’était infiniment plus compliqué.‌ Elise ferma la yeux comme si elle avait elle-même fait une erreur énorme.‌ Evan Rosier était l’une des personnes qu’elle souhaitait à tout prix éviter d’entendre actuellement. Outre le fait qu’il signalait au passage une rupture dont elle s’occuperait plus tard passait au second plan. Non, pour le moment c’était cette petite teigne de Rosier qui semblait s’acharner sur elle et sa famille depuis quelques temps, lui qu’elle ne pouvait déjà pas encadrer, voilà qu’il possédait visiblement de quoi largement lui faire du tord.

-Rosier… vraiment?.. Et pourquoi tu ne me l’as pas dit avant alors?! Tu te rend compte de ce que ça veut dire pour moi? Pour ton frère? Je risque ma vie dans une histoire pareille! Et toi aussi!

L’inquiétude qui la submergeait avait pris le pas et elle s’en prenait à lui comme à un enfant qui venait de faire une grosse bêtise… ce qu’il était plus ou moins à ses yeux. Une fois de plus elle pris une grande inspiration et s’efforça de descendre le ton avant de reprendre.

-Donc tu dis qu’il y a eu rupture.‌ Vous êtes ensemble ou non finalement?…

Après tout c’était aussi une information importante. Si ils n’étaient plus ensemble, c’était pour une raison. Et si finalement la jeune fille n’avait pas envie de reprendre une histoire mal terminée? Il fallait compter dessus à défaut de mieux… Et puis finalement la colère était remontée avec son inquiétude et cela semblait avoir légèrement déstabilisé Evan qui ne s’était visiblement pas attendu à ce genre de questions.‌

-Ce qui m’a pris ? Mais enfin maman je te dis que je suis amoureux, pas que j’ai commis un crime !

Très mauvais choix à la fois de réponse et plus simplement de mots.‌ Ouvrant de grands yeux, assez surprise qu’il ne semble pas se rendre compte de la porté d’un choix pareil, Elise ne mis longtemps à reprendre un ton cinglant en se levant d’un bond.‌

-Avec une fille pareille crois-moi on entre dans la catégorie des crimes. Un crime de sang, une trahison! Et tu entraînes toute ta famille avec toi Evan! Si Rosier ouvre la bouche ton jugement sera rapide et la sentence tombera tout aussi vite…

La dernière phrase s’était presque échappée d’elle-même, plus basse que les autres, le regard de la belle changé le temps qu’elle passait d’une colère non dissimulée à une profonde inquiétude.‌ Elle avait elle-même exécuté assez de sorciers dans la même situation que son garçon pour savoir qu’il y aurait peu d’hésitation parmi ses acolytes.‌ Cette idée lui tordait l’estomac et coinçait sa gorge.‌ La belle se rassit pour tenter de creuser un peu plus ce sentiment qui semblait prendre son enfant. Visiblement sans succès puisqu’il secoua la tête.

-Je ne me trompe pas. Je suis amoureux d’elle, vraiment, sinon je l’aurais oubliée après notre séparation. Maman, ça fait un an et demi qu’on s’est séparés, et ça fait un an et demi que je suis malheureux. Je n’arrête pas de penser à elle, encore et encore. Crois-moi, si je me trompais je ne serais aussi malheureux sans elle…

Ce sentiment si fort Elise qui l’avait tant cherché le haïssait au plus haut point à ce moment précis.‌ Son coeur se serrait, prise dans des décisions qu’elle avait pensé si juste à l’époque mais qui semblaient vouloir se retourner contre eux à présent. Est-ce que son défunt mari avait finalement pris les bonnes décisions? Est-ce qu’elle avait effectivement fait preuve de faiblesse avec ses enfants? Elle n’avait voulu que leur bonheur. Et avec Evan, lui laisser le choix avait non seulement entrainé une situation dangereuse, mais elle ressentait également un grand échec de le voir finalement si malheureux.‌ Finalement, c’était peut-être cet échec qui lui faisait le plus mal.‌ Car pour le moment, elle n’avait pas la moindre idée de la façon dont elle pourrait arranger les choses sans briser définitivement le cœur de son garçon. Mais si elle l’écoutait, alors c’était toute sa famille qui tomberait.‌ Il n’y avait aucune bonne solution.‌ Cette idée combinée à ce regard que lui jetait son fils la fit éclater en sanglots.‌ Elise attira son fils contre elle et le serra autant qu’elle le pouvait, tenant fermement sa tête contre sa poitrine.‌

-Je suis tellement désolée, c’est de ma faute.‌ Je n’ai pas voulu faire les choses correctement, j’ai pensé que vous seriez plus heureux, ou que vous auriez au moins une chance de l’être.‌ Tu n’aurais pas dû te retrouver dans cette situation…‌
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptySam 11 Avr 2020 - 12:35

La grande Elise Lerouge ferma les yeux, comme si elle avait fait une erreur, lorsque son fils lui expliqua qu’Evan Rosier était au courant. Le jeune homme se mordit la lèvre. Il devait admettre que cette information-là pouvait être grave, puisqu’il savait que le collègue mangemort de sa mère était particulièrement vicieux et semblait s’appliquer à mettre Elise dans de mauvaises positions. Soudain, la mère d’Evan le gronda comme on grondait un enfant qui avait cassé quelque chose de valeur. Elle lui demande pourquoi il ne lui avait pas dit avant, et s’il se rendait compte de ce que ça voulait dire pour elle et pour son frère, ils risquaient tous leur vie. Evan la regarda prendre une grande inspiration sans rien dire, avant qu’elle demande s’ils étaient ensemble ou non. Il la regarda encore, cherchant à quelle question répondre en premier. « Pourquoi je ne te l’ai pas dit avant… » se demanda-t-il à lui-même à voix basse. Pourquoi ? C’était logique, non ? « J’avais peur que tu me rejettes » lâcha-t-il finalement en la regardant droit dans les yeux. « Ensuite, non je ne me rends pas compte de ce que ça implique pour toi, parce que je ne comprends pas la manière de penser et d’agir de ton groupe de collègues. Et si nous risquons tous notre vie juste à cause de l’amour, c’est que décidemment c’est incompréhensible », déclara-t-il d’une voix froide. Leur doctrine ne trouvait pas d’explication aux yeux d’Evan. « Nous ne sommes en effet plus ensemble, mais je compte tenter de la reconquérir, j’en ai marre de m’apitoyer sur mon sort ».
Lorsqu’il tenta d’expliquer qu’il n’avait pas commis un crime, Elise ouvrit de grands yeux avant de se lever d’un bon et de rétorquer que si, avec une fille comme ça c’en était un. Evan serra la mâchoire lorsqu’il entendit les mots une fille comme ça. Une trahison ? Qui Evan avait-il trahit pour mériter ce genre de regard, de ton et de remontrance ? Sa famille ? Alors quoi, il devait à sa famille d’aimer une personne en fonction de son sang ? C’était ça, le devoir familiale ? Qu’est-ce qui ne tournait pas rond ? Il n’eut pas le temps de se poser plus la question puisque sa mère énonça une phrase qui le perturba. Elle lui parla de son jugement et de sa sentence… Il la regarda avec des yeux ronds, n’osant pas croire ce qu’il venait d’entendre. « Ma sentence ? » répéta-t-il. « Tu veux dire que tes amis – mot qu’il prononça avec un certain dédain haineux – exigeraient mon meurtre parce que j’ai trouvé l’amour ? » demanda-t-il d’une voix sans sentiment, plus étonné et horrifié que touché.
Quand Evan exprima sa détresse et sa douleur à être séparé de Wilda, le visage d’Elise changea, passant de la colère à… De la tristesse ? La mère attira son fils contre elle et le serra fort contre sa poitrine. Était-ce du soutien ? Était-ce ce qu’il attendait d’elle, ce dont il avait besoin ? Il la serra dans ses bras, pensant être enfin compris, entendu, accepté ! Mais il déchanta rapidement… Elle s’excusa, disant que c’était de sa faute, qu’elle n’avait pas voulu faire les choses correctement en pensant que ses enfants seraient plus heureux, et pour finir qu’il n’aurait pas dû se retrouver dans cette situation. Evan releva un regard dur vers elle, comme si ce que sa mère venait de dire lui faisait plus mal que tout le reste. « Tu veux dire que tu aurais préféré nous obliger à épouser quelqu’un sans te préoccuper des sentiments que nous pourrions ressentir ? Tout ça pour quoi ? Pour l’honneur, pour la famille, pour le sang ? Pour finir comme toi et notre père ? Pour souffrir dans un mariage et une vie familiale que nous n’aurions pas souhaité ? C’est ça que tu aurais préféré pour nous ?! ». La voix fort d’Evan se brisait au fur et à mesure que la colère et la tristesse s’emparait de lui. Il se releva à son tour et recula d’un pas. « Tu préférais que je sois malheureux avec une femme que tu aurais choisie, comme toi avec père, plutôt qu’heureux avec Wilda ? » lui demanda alors Evan avec une certaine douleur dans la voix.
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptySam 11 Avr 2020 - 18:37

Durant de nombreuses et belles années, l’entente avait été excellente entre Elise et ses enfants.‌ Amaury avait pleine embrassé ses idées et n’avait pas hésité à la rejoindre chez les mangemorts. Lindsay était encore jeune et la question ne se posait pas encore vraiment. Pour Evan c’était un peu différent. Il soutenait sa mère mais n’avait jamais montré la moindre envie de faire comme son aîné.‌ Ce qui n’avait encore jamais posé problème. Cependant, cette fois, il semblerait que les choses soient bien moins simples. Un décalage important, presque un fossé qui s’était créé en quelques secondes entre eux, des idées presque incompatibles.‌ Et puis cela se voyait, plus le coeur d’Elise se serrait.‌ Elle qui se trouvait plutôt évidente la communication avec ses enfants, elle se trouvait devant une situation inédite et assez violente.

-Pourquoi je ne te l’ai pas dit avant… J’avais peur que tu me rejettes

Ces quelques mots étaient pour elle d’une violence incroyable.‌ Entendre de son fils qu’il avait peur d’elle, c’était terrible à ses oreilles. Elle resta en silence presque un peu sonnée. Elise avait réellement eu cette impression de se faire poignarder par ces mots.

-Ensuite, non je ne me rends pas compte de ce que ça implique pour toi, parce que je ne comprends pas la manière de penser et d’agir de ton groupe de collègues. Et si nous risquons tous notre vie juste à cause de l’amour, c’est que décidemment c’est incompréhensible

C’était sans doute là tout le problème qu’Elise n’aurait pas pensé rencontrer. Ou en tout cas pas à ce point. Evan n’avait aucune idée des pratiques qui étaient devenues si courantes dans leur entourage.‌ Elle avait évité de lui donner trop de détails, c’est vrai. Simplement pour lui éviter d’avoir des ennuis. Mais par ce choix elle n’avait sans doute pas réussi à lui faire comprendre le danger de choses qui lui semblaient si normales. Alors si elle avait soupiré de ne pas arriver à lui faire entendre raison, la conversation était loin d’être terminée.‌

-Nous ne sommes en effet plus ensemble, mais je compte tenter de la reconquérir, j’en ai marre de m’apitoyer sur mon sort

Evan avait caché finalement beaucoup de choses.‌ Il n’était pas difficile pour Elise de savoir pourquoi. Mais elle avait beaucoup de mal à le digérer.‌ Il avait ainsi eu peur d’elle pendant si longtemps, peur de sa réaction, peur ce qu’elle en ferait… Difficile de dire en ce moment ce qui prenait le dessus pour Elise.‌ Elle était bien entendue en colère contre lui de l’avoir gardé pour lui et ainsi coupé toute possibilité d’arranger les choses plus tôt.‌ Assez triste de savoir qu’elle avait inspiré ce genre de méfiance de la part de son propre fils. Et en même temps attendrie par la détresse qu’elle voyait dans son regard.‌ Car il était de plus en plus compliqué de lui dire qu’il se trompait. Et c’était un sujet tellement sensible pour elle aussi qu’elle ne se voyait pas spécialement l’attaquer sur ce terrain.

Mais il ne réalisait pas, il ne semblait pas même comprendre ce qu’elle lui disait.‌ Et ça c’était réellement frustrant et inquiétant.

-Ma sentence ? Tu veux dire que tes amis exigeraient mon meurtre parce que j’ai trouvé l’amour ?

Il avait de grands yeux ronds, comme si elle lui apprenait des choses impensables. Mais c’était pourtant bien le cas.‌ Pour eux, un mariage comme celui-ci avait plusieurs façons d’être annulés. Tuer la femme, tuer le mari, éliminer plus largement toutes les traces. Dans tous les cas cela ferait des dégâts.

Elise s’était recentré vers le coeur du conflit, à savoir les sentiments de son fils.‌ Qui sait, il s’était peut-être un peu emporté? Le connaissant, la belle avait assez peu d’espoirs pour dire vrai. Evan était le rêveur, le sentimental des trois, il était celui qui réfléchissait, celui qui prenait son temps pour faire les choses bien. Et pour le coup, cela n’arrangeait pas sa mère…Alors qu’il confirmait ses pensée, Elise savait que c’était déjà une cause perdue.‌ Elle savait qu’il était décidé et qu’il ne saurait pas faire autrement. La belle l’avait pris dans ses bras, s’excusant de ne pas avoir réussi à le protéger de cette situation si délicate.‌

-Tu veux dire que tu aurais préféré nous obliger à épouser quelqu’un sans te préoccuper des sentiments que nous pourrions ressentir ? Tout ça pour quoi ? Pour l’honneur, pour la famille, pour le sang ? Pour finir comme toi et notre père ? Pour souffrir dans un mariage et une vie familiale que nous n’aurions pas souhaité ? C’est ça que tu aurais préféré pour nous ?! Tu préférais que je sois malheureux avec une femme que tu aurais choisie, comme toi avec père, plutôt qu’heureux avec Wilda ?

Il s’était reculé, s’était éloigné, et lui brisait un peu plus le coeur.‌ Il n’y avait finalement pas de bon choix, dans les deux cas il aurait été malheureux d’une manière ou d’une autre. L’inquiétude était ce qui faisait hésiter Elise dans ce choix qui avait de toute façon été fait il y a trop longtemps. Elle sentait qu’elle avait perdu et essaya une dernière fois de lui faire entendre ce qu’elle pensait.

- J’aurais préféré que tu sois en vie.‌ J’aurais préféré qu’on ne puisse pas te menacer ou menacer tes frères et soeurs à cause d’une de mes décisions. J’aurais préféré que tu me déteste plutôt que de risquer de te perdre définitivement…


Elise ferma les yeux quelques instants, renvoyant ses cheveux en arrière de ses deux mains avant d’enlever quelques larmes de ses joues.‌ Elle ne le changerait pas, plus maintenant.‌ Il n’était plus temps d’espérer autre chose qu’atténuer un peu les choses… Sur un ton bien plus calme et presque plus habituelle elle essaya même de lui adresser un regard plus doux.

-Je te connais maintenant, je sais que tu ne changeras pas d’avis…‌ Et franchement je n’ai aucune envie d’aller plus loin dans la division… Mais il y a tout de même une chose que je veux que tu puisse entendre, que tu dois comprendre.


La française se releva, presque tremblante tant les sentiments s’alternaient avec une violence peu courante. Ses enfants étaient définitivement la seule chose qui pouvait la mettre dans un état pareil.‌ Elle fit le pas qui les séparaient, les larmes de nouveau au bord des yeux.

-Je n’ai pas forcément fait les bons choix, j’accepte de le reconnaître. Malgré l’avis de ton père j’ai décidé de m’occuper de mes enfants, je vous ai élevé moi-même, j’ai veillé sur vous, je n’ai jamais délégué cette tâche, je vous ai donné tout l’amour que je pouvais.‌ Je peux vous en vouloir, je peux être en colère contre vous, et même très déçue. Mais je ne peux pas vous rejeter, j’en suis simplement incapable.‌

Espérant qu’il l’entendrait malgré le torrent qui avait repris sur ses joues alors qu’elle lui souriait finalement, Elise osa reposer ses mains sur ses joues dans une douceur qui devait déjà lui être plus familière.

-Je ne peux pas t’abandonner mon ange, je n’y arriverai pas.

Ses enfants étaient sans doute sa plus grande faiblesse, seule chose qui la ferait plier à coup sûr. Et beaucoup le savaient déjà, c’était justement ce qui l’inquiétait. Mais la détresse et la peur de son fils lui avaient tellement tordu le ventre qu’elle s’était sentie obligée de lui redire, même si ce n’était en aucun cas une solution au problème actuel.‌ Et si elle ne soutenait définitivement pas sa décision, elle ne pourrait pas se contenter de lui tourner le dos. Ses enfants étaient indispensables à ses yeux, même si ils n’étaient pas en accord.‌

-Je ne veux pas que tu ais peur de moi. Tu seras toujours mon fils et même si nous aurons encore sans doute beaucoup de désaccords, je suis parfaitement incapable de te rejeter, je t’aime Evan.‌


Sa voix qu’elle avait essayé d’appuyer s’était finalement brisée dans l’émotion des derniers mots.‌ Si elle avait toujours eu l’impression d’être claire à se sujet, il semblerait qu’elle ne l’avait pas été suffisamment.‌ Une fois encore cela ne résolvait absolument rien de leur problème, mais il serait temps de s’en occuper une fois ce point éclairci.
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyMar 14 Avr 2020 - 19:29

Elise semblait de plus en plus dévastée à mesure que la conversation passait, que les points étaient abordés, que les incompréhensions étaient soulevées. Le regard qu’elle posait sur son fils vacillait entre tristesse, colère, incompréhension, et bien d’autres émotions… Evan ne l’avait certes jamais vu aussi en colère, mais jamais aussi triste non plus. Certaines qu’il disait, qu’il lui avouait, semblait être des lames touchant directement le cœur de sa mère, sa chère mère. Il était loin de lui vouloir du mal – c’était même tout l’inverse et ce même s’il savait pertinemment qu’elle faisait de mauvaises choses – mais il était venu pour jouer franc jeux avec elle, il mettait cartes sur table et c’était nécessaire à l’évolution de leur relation familiale mais aussi de sa relation avec Wilda.  Il lui avait déjà dit, promis même, que son sang lui importait peu, et il désirait revenir vers elle en lui prouvant.
Evan sentait, en lui aussi, de nombreux sentiments et émotions passer en lui : la colère, la tristesse, l’appréhension, le choc… Tout ça tournait dans sa tête et dans son coeur. Face à cette mère qu’il aimait tant, qu’il admirait tant, comme réagir ? Evidemment, il était triste de voir que sa mère ne comprenait pas, au départ, parlant même de crime… Mais la conversation avait évolué, de petit garçon que l’on gronde Evan était passé à un fils pour lequel on avait peur. Il savait que sa mère l’aimait plus que tout, comme Amaury et Lindsay d’ailleurs, et il n’en avait jamais douté, mais oui, il avait vraiment eut peur qu’elle le rejette. Il devait l’admettre, cette frayeur lui avait serré le coeur plus d’une fois lorsqu’il avait pensé à son avenir avec Wilda. Après tout, il était fou amoureux d’elle et n’imaginait pas pouvoir être avec une autre femme, alors il avait pensé maintes et maintes fois au moment où il annoncerait sa décision à sa mère… Et ça ne s’était jamais fini particulièrement bien pour lui, dans les scénarios qu’il imaginait.
Lorsqu’il se recula pour lui demander si elle aurait préféré qu’il soit malheureux dans un mariage forcé, il la vit blêmir quelque peu, comme si ce dernier geste de lui avait brisé de nouveau le cœur… Elle lui expliqua alors qu’elle aurait préféré qu’il soit en vie, que personne ne menace sa vie ou celle de sa famille. Elle aurait préféré qu’il la déteste plutôt que de risquer de le perdre définitivement… C’était douloureux d’entendre cela, l’hypothèse que sa vie soit en danger ne l’avait jamais vraiment effleuré, celle de ses proches encore moins. Néanmoins, il comprenait ce qu’elle disait, ce qu’elle ressentait. Sa mère ferma les yeux quelques secondes, comme si elle avait besoin de rassembler ses esprits, de faire le point, de calmer ses émotions. Son fils remarqua les quelques perles qui coulaient sur ses joues, ce qui lui arracha un rictus triste. Il ne voulait pas ça, pas du tout même. Il voulait juste que sa mère sache qu’il était amoureux. Elise Lerouge releva ensuite un regard plus doux vers son fils, avec un sourire plus chaleureux, avant de dire qu’elle le connaissait et qu’elle savait qu’il ne changerait pas de vie, ce à quoi il répondit en hochant la tête. Elle n’avait pas envie de continuer cette conversation douloureuse pour eux deux, mais elle avait néanmoins besoin de repréciser une chose. Elle se releva, presque difficilement, avant de s’approcher de lui. Evan voyait dans les yeux de sa mère des larmes, ce qui lui tordait le ventre. « Je n’ai pas forcément fait les bons choix, j’accepte de le reconnaître. Malgré l’avis de ton père j’ai décidé de m’occuper de mes enfants, je vous ai élevé moi-même, j’ai veillé sur vous, je n’ai jamais délégué cette tâche, je vous ai donné tout l’amour que je pouvais. Je peux vous en vouloir, je peux être en colère contre vous, et même très déçue. Mais je ne peux pas vous rejeter, j’en suis simplement incapable ». Les larmes de sa mère coulaient maintenant sans retenue et, malgré cela, elle lui sourit avec douceur avant de poser ses mains sur les joues de son fils. Elle lui dit alors les mots qu’il attendait tant, ceux dont il avait besoin. Il ferma les yeux quelques instants, profitant de ce sentiment si positif. Ses joues aussi étaient humides, mais il ne savait pas s’il pleurait ou si c’était les mains de sa mère qui lui donnait cette sensation. Il rouvrit les yeux en entendant qu’il serait toujours son fils, même s’il était fort probable qu’ils aient encore beaucoup de désaccords. Elise déclara alors qu’elle était incapable de le rejeter, et qu’elle l’aimait.
Son fils cadet la regarda quelques secondes sans rien dire, avec des yeux remplis d’amour et de reconnaissance. Il passa alors les bras autour de la taille de sa mère et la souleva très légèrement du sol pour la serrer dans ses bras. « Je t’aime maman » murmura-t-il dans ses cheveux, avant finalement de la reposer et de s’essuyer rapidement les joues, comme si de rien n’était. Il déposa un rapide baiser sur le front de sa mère.
Il désigna la chaise et lui dit avec beaucoup de douceur « Assis-toi maman, ta jambe… ». Il l’imita ensuite et prit une de ses mains. « Je ne peux pas te promettre que je vous protégerais, je ne sais pas de quoi tes… amis, sont capables. Mais je te promets que je ferai tout pour qu’ils ne vous arrivent rien, ni à moi et ma famille, ni à Wilda et la sienne » dit-il d’une voix claire et déterminée.
Evan reposa ensuite son dos contre le dossier, bu une gorgée de thé avant de prendre une grande respiration. Sans la regarder, il expliqua à sa mère « Il faut que tu me renies, aux yeux de tous. Amaury et Lindsay doivent faire pareil ». Il secoua la tête, triste à l’évocation de sa propre idée. « C’est le seul moyen de vous désolidariser de moi afin que vous ne soyez pas montré du doigt ou accusé d’être responsables ».

HJ:
 
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyMer 15 Avr 2020 - 19:26

 
Elise ne s’était clairement pas préparée à ce que cette journée pourrait lui réserver.‌ Elle était si belle cette journée, si douce.‌ Il régnait dans cette matinée un calme si appréciable sur le domaine, un vrai plaisir.‌ Seulement les choses avaient connu une évolution qui ne plaisait déjà pas beaucoup à la française avec l’annonce de son fils. Et les choses avaient encore décidé de s’aggraver par la suite.‌ L’incompréhension qui ne semblait pas pouvoir se résoudre, cette folie dans les sentiments qui s’enchaînaient sans perdre de leur violence.‌ Elise sentait son ventre se tordre et son coeur se serrer de plus en plus alors que la conversation se poursuivait.‌ Elle commençait à douter de la possibilité que cette journée puisse se terminer paisiblement.‌ Et si elle ne savait pas comment faire comprendre à Evan ce qu’elle défendait, elle-même avait beaucoup de mal à saisir que son seul argument au final soit qu’il se sentait amoureux. Et puis à force d’insister elle avait eu le sentiment qu’il finissait par voir que ce qui leur posait problème actuellement ne concernait pas qu’eux.‌ Tout comme elle avait peut-être fini par saisir que ce qu’il défendait lui, ce qui lui tenait à coeur, c’était peut-être plus qu’une simple impression, peut-être plus qu’une pensé qui le prenait et le rendait momentanément fermé à toute autre préoccupation.‌ Finalement, ce qu’il défendait, c’était peut-être justement ce qu’elle avait espéré leur offrir, ce qu’elle n’avait pas vécu.‌

Elise avait commencé par reprendre les réflexe d’éducation, puis son sentiment était passé devant, et enfin elle avait fini par voir que ce qu’elle disait ne changerait sans doute pas sa décision.‌ C’était donc là le moment qu’elle avait choisi pour revenir un peu en arrière.‌ Outre cette inquiétude qu’il puisse arriver quelque chose à son enfant, elle avait maintenant peur qu’il ne lui échappe.‌ Si chacun était visiblement incapable de comprendre l’autre, cette conversation risquait de déraper et entrainer un fossé cette fois impossible à combler entre eux. Et ça, c’était véritablement effrayant pour elle.‌ Elise était quelqu’un qui possédait une certaine capacité de contrôle.‌ Mais le seul point qui lui faisait perdre toute raison, c’était sa famille. Alors dans le cas actuel justement, elle ne savait pas trop quelle chose affreuse elle risquait de faire ressortir de ses lèvres.‌ Il était hors de question d’infliger cela à son fils.‌ Elle avait donc pris l’initiative de se calmer un peu avant de préciser ce qui lui semblait finalement essentiel à rappeler. Ce qui provoqua une nouvelle réaction assez surprenante de la part d’Evan. A vrai dire, elle s’était presque un peu attendu à ce qu’il soit trop tard, ou qu’il se contente de calmer le ton lui aussi et de discuter plus sagement. Mais il lui offrit tout au contraire un grand sourire et un regard qui lui réchauffa le coeur autant qu’il le serra. Elle avait ce sentiment qu’il attendait ces mots, qu’il doutait même qu’elle soit encore capable de lui dire à quel point elle tenait à lui.‌ Et c’était cette partie qui lui donna un dernier coup. Il avait douté d’elle à ce point?‌ Douté de son affection au point d’être aussi soulagé de l’entendre? Beaucoup d’autres grandes familles auraient effectivement décidé qu’il devrait sortir de leurs vies, d’une manière ou d’une autre. Mais elle avait tout au long de la vie de son enfant fait les plus grands efforts pour qu’il se sente aimé et entouré par ses proches. Finalement il avait fait ce qu’elle pouvait espérer ce mieux pour lui balayer une nouvelle fois ce sentiment si négatif.

Evan la pris dans ses bras, la soulevant même du sol en enfouissant son visage dans ses cheveux.‌ Il faut dire qu’il était bien plus grand qu’elle (ce qui n’était pas si difficile, certes…) et il n’avait sans doute aucun mal à la soulever. Le sourire aux lèvres et les joues encore humides, la belle avait passé les bras dans son cou pour l’éteindre en retour.

-Je t’aime maman

Ces mots qu’ils n’échangeaient pas si souvent, préférant pour sa part les démonstrations physiques. Ils avaient pourtant cette capacité impressionnante à lui redonner ce sourire plein de chaleur qu’il devait bien mieux connaître.‌ Elle était folle de lui, comme elle pouvait l’être de son frère et sa soeur.‌ Et si quelques instants avant elle était réellement en colère contre cette décision qu’elle n’approuvait pas, l’avoir contre elle lui faisait passer cette idée comme secondaire actuellement. Il avait fini par la déposer délicatement au sol alors qu’elle eut tout de même un pas de côté à cause de l’instabilité causée par sa jambe.‌

-Assis-toi maman, ta jambe…

Il l’avait sans doute vu. Mais avec lui ce n’était pas grave, elle n’avait pas peur de son jugement à lui, ni de ce qu’il pouvait penser de ses capacités.‌ Tant qu’elle restait sa mère, tout irait bien.‌ Il lui semblait que le temps où elle pouvait le prendre dans ses bras à elle comme il venait de le faire n’était pas si éloigné. Cette impression que la semaine précédente elle lui apprenait à monter à cheval ou venait encore vers lui lorsqu’il se blessait pour le consoler.‌ Maintenant il posait sur elle un regard qui venait de plus haut, embrassait son front avec tendresse, et c’était lui qui lui demandait de faire attention à ses blessures.‌ Reflet du temps qui passait bien trop vite à son goût, elle trouvait finalement la situation assez confortable, comme si les choses s’inversaient naturellement et qu’il serait à ses côtés malgré tout. Alors cette main qui avait pris la sienne, elle la serra à son tour en y posant un regard attendri.‌

-Je ne peux pas te promettre que je vous protégerais, je ne sais pas de quoi tes… amis, sont capables. Mais je te promets que je ferai tout pour qu’ils ne vous arrivent rien, ni à moi et ma famille, ni à Wilda et la sienne


Outre le fait qu’elle ne se préoccupait pas franchement de la dernière partie de sa phrase, Elise pinça les lèvres un peu gênée.‌ En effet, elle doutait du fait qu’il puisse faire grand chose, mais en revanche elle savait qu’il y mettrait toute sa bonne volonté.‌ La belle caressa une nouvelle fois sa main avant de reprendre un peu hésitante.

-Non mon chéri, tu ne peux effectivement pas nous protéger seul.‌ C’est un peu trop… délicat. Mais je sais que tu feras de ton mieux…

Il avait ensuite détourné son regard d’elle, visiblement désireux d’aborder une partie un peu plus sérieuse.

-Il faut que tu me renies, aux yeux de tous. Amaury et Lindsay doivent faire pareil. C’est le seul moyen de vous désolidariser de moi afin que vous ne soyez pas montré du doigt ou accusé d’être responsables

Elise était d’accord avec cette idée.‌ A vrai dire elle pensait la même chose depuis plusieurs minutes sans pour autant oser l’exposer aussi rapidement à Evan qu’elle trouvait déjà si chamboulé.‌ Mais il avait visiblement pensé à la même chose ce qui facilitait un peu la conversation. Il semblait pourtant triste à cette idée. C’était parfaitement logique mais Elise s’approcha donc de lui, se penchant devant lui en relevant un peu son menton du bout des doigts pour le regarder dans les yeux.‌ Elle avait ce regard qu’elle lui adressait quand il était contrarié et qu’elle voulait le remonter.‌

-Je sais que c’est difficile mais c’est le mieux, il faut qu’on puisse maîtriser au mieux la situation…

La belle avait ensuite un peu hésité avant de rapprocher un peu sa chaise et d’y reprendre place, à la fois pour soulager un peu sa jambe et rester près de lui.‌ Il fallait tout de même lui rappeler un détail un peu plus délicat…

-Mais tu sais mon chéri… je ne peux pas t’assurer de la réaction de ton frère et ta soeur… Surtout d’Amaury en fait. Il est aussi possible qu’il prenne assez mal la chose.


Tout bien réfléchi, c’était même assez probable. Amaury était un jeune Mangemort qui fonçait tête baissée dans toute mission qu’il se voyait confié. Et il avait épousé avec beaucoup de motivation cette cause et ses idées. Avec cette idée, il était donc plus qu’envisageable qu’il soit réellement contre le choix de son frère.‌ Mais Elise saurait trouver les mots pour au moins tempérer la situation.‌ En revanche il faudrait aussi se préoccuper d’un autre détail qui la travaillait.

-Evan je… si je dois te renier, cela implique aussi que tu ne pourras ni revenir ici, ni accéder aux coffres de famille à la banque… Mais je … On devra trouver d’autres solutions.‌ Je…


Elise eut un petit rire à cette idée qui pouvait paraître assez idiote mais c’était plus fort qu’elle.‌

-Je crois que j’ai besoin de te voir, je n’y peux rien.‌ Tout comme tu sais que je serai toujours prête à t’aider si tu as besoin.‌

La belle le fixa quelques instants, attendrie par cette situation qui, bien que déplaisante dans le fond, lui renvoyait l’image de son garçon qui grandissait.‌ Et cette partie-là, elle la poussait à repenser à tant de choses.‌ Et puis elle voulut reprendre, un peu plus retenue cette fois, détournant à son tour légèrement le regard, désireuse de partager avec lui quelque chose de bien particulier dans une telle situation.‌

-Evan j’aimerais te raconter quelque chose… Mais tu dois aussi promettre de ne pas en parler, à personne, pas même Amaury ou Lindsay…

Et pour le coup c’était du sérieux. Quelque chose qu’elle avait gardé pour elle, mais qui aujourd’hui lui faisait écho dans la situation de son fils. Quelque chose qui en soi pouvait lui faire comprendre certains des choix de sa génitrice. Une fois bien sûr qu’il saurait se tenir, elle pris une grande inspiration et repris la main de son fils dans la sienne.‌

-Quand j’étais encore à l’école en France, il y avait ce garçon plus âgé que moi, tout à fait sérieux, d’une bonne famille, et disons assez agréable à regarder. C’était à l’époque où ton oncle Daniel et moi avions obtenu qu’il puisse épouser ta tante. Il est donc possible que j’ai un peu rêvé à cette période… Il y a eu un moment où nous avons un peu sympathisé, mais sans plus, pris tous les deux dans nos études et… Peu importe.‌

C’était trop long, il fallait recentrer un peu le propos. Après tout, maintenant, il pourrait toujours revenir dessus après…

-Ce que je veux te dire, c’est que quand ton père est venu faire sa demande à mes parents, les choses se sont donc planifiées toutes seules, sans même que je sois présente parfois.‌ J’ai quitté ma famille, mes amis, mon pays, je n’ai pas même eu l’occasion de lui dire au-revoir.‌ Je n’ai pas même eu l’occasion de me demander si il était possible de faire autrement, de ressentir autre chose…

Une regret qu’elle gardait, sans pour autant le laisser la ronger. Après tout, elle avait trouvé sa manière de contrer cette pseudo-solitude. Pas bien louable mais efficace.‌ Au fond, l’idée était bien d’arrêter de courrir après une chimère, non?

-J’ai fait le choix quand ton père est parti, de vous laisser cette possibilité, de vous offrir ce choix de faire autrement et d’agir seuls.‌ Je ne suis peut-être pas en accord avec ton choix, inutile de revenir dessus pour le moment… Mais j’ai fait ce choix, j’espère au moins que tu pourras avoir ce que tu veux et que tu auras réellement ta chance.

Car oui, quitte à céder malgré les dangers, elle espérait au moins qu’il vivrait une histoire de rêve… Il faudrait au moins ça pour qu’elle puisse digérer…

Petit mot:
 
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Evan Talbott

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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyJeu 23 Avr 2020 - 16:56

Alors qu’il venait d’exposer son idée à sa mère, Evan se sentait triste. L’idée que sa famille doive le renier aux yeux du monde le mettait mal à l’aise, mais il savait que c’était la meilleure des solutions pour les tenir à l’écart de ses décisions. Elise s’approcha de lui et lui releva le menton du bout des doigts pour que leur regard se croisent. Elle lui lançait un regard plein de compréhension, d’amour même. Elle affirma que c’était difficile, mais que c’était le mieux dans ces conditions. Elle continua ensuite en expliquant qu’elle ne pouvait pas garantir la réaction qu’auraient Amaury et Lindsay à l’annonce de la nouvelle. L’aîné de la fratrie étant sanguin et particulièrement convaincu par les idées prônées par les mangemorts, Evan se doutait bien qu’Amaury prenne très mal les choses, peut-être même au point où ils devraient se confronter… Evan serait idiot s’il n’avait pas peur de ça, et il était assez malin pour se méfier de la future réaction de son frère, mais il espérait sincèrement que tout se passerait du mieux possible. « Je sais… J’espère simplement qu’il ne voudra pas me briser les os » dit Evan avec un petit rire nerveux. Son frère en serait-il capable ? Peut-être bien…
Une expression pensive et inquiète sur le visage, Elise aborda un autre sujet qui, visiblement, la travaillait : si elle devait renier son fils, il ne pourrait ni revenir dans leur maison familiale, ni accéder aux comptes familiaux à la banque. Evan secoua la tête avant d’expliquer « Maman, pour l’argent je m’arrangerai. Je ferai en sorte de m’ouvrir un compte à mon nom, et de transférer un peu de celui que vous avez ouvert pour moi avant que vous ayez besoin de me renier, afin d’avoir de quoi me retourner si besoin. Quant à revenir ici… ». Le jeune homme ne continua pas sa phrase, mais sa mère exprima le fait qu’elle avait besoin de le voir, qu’elle n’y pouvait rien, et qu’elle serait toujours prête à l’aider s’il était dans le besoin.  Il hocha la tête. « Moi aussi j’ai besoin de te voir, de vous voir… On trouvera une solution, d’accord ? Je pourrais utiliser du Polynectar, ou venir discrètement… » énuméra-t-il en réfléchissant aux possibilités qui s’offraient à eux. « On va y réfléchir avant que tout ne soit acté, tu n’as pas encore besoin de me renier pour le moment ».
Elise déclara alors qu’elle voulait raconter quelque chose à son fils, et surtout qu’il devait le promettre de n’en parler à personne, à sa sœur et à son frère non plus. Il fronça quelque peu les sourcils, ne savant pas vraiment à quoi s’attendre, avant de dire « Oui, je te le promets ». La mangemort pris alors une grande inspiration avant de saisir la main de son fils. Elle raconta alors son histoire, celle d’une jeune fille attirée par un garçon plus âgé, mais promis à un autre, loin de son pays et de sa famille. Le jeune homme posa alors la question qui lui venait à l’esprit – après tout ils avaient décidé d’être totalement honnêtes l’un avec l’autre, non ? – « Tu étais amoureuse de lui ? ». Sa mère avait-elle sacrifier son bonheur pour sa famille ?
La brune déclara ensuite qu’elle avait décidé de laisser à ses enfants le choix de la personne qu’ils épouseraient, et que même si elle n’était pas d’accord avec le choix d’Evan, elle espérait sincèrement qu’il pourrait avoir ce qu’il veut.  Le jeune homme lui sourit, et hocha la tête. « Les mois où nous avons été ensemble, Wilda me comblait de bonheur… » affirma-t-il, essayant de rassurer sa mère au moins sur ce point.
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Elise Lerouge

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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyVen 24 Avr 2020 - 17:24

Si le ton était largement redescendu depuis le début de la conversation, mais le sujet restait délicat.‌ Particulièrement délicat. Elise avait renoncé à remettre en question le choix de son fils. Déjà parce qu’il avait hérité de son propre caractère bien trempé et le faire changer d’avis serait beaucoup trop délicat. Pour ne pas dire improbable. Pour ne pas dire impossible. Et comme il serait à peu près aussi difficile de la faire changer d’avis aussi, inutile de trop relancer ce débat épineux. Ils étaient donc dans l’idée de trouver un compromis, un arrangement, de quoi à peu près concilier les deux points de vue. Ou en tout cas trouver une solution pour que personne ne se fasse tuer immédiatement.‌ Ce qui serait en soi déjà pas si mal.

Outre le premier message difficile du fait qu’Elise devrait faire face au monde comme si elle n’avait plus qu’un fils, il y avait le problème de ce fameux fils restant et de leur soeur. La potion risquait d’être difficile à avaler, si elle arrivait à passer. Si Elise en était un peu inquiète, Evan lui était bien pire encore.

-Je sais… J’espère simplement qu’il ne voudra pas me briser les os

Il avait laissé échapper un rire qui n’avait rien de joyeux. La belle se doutait que les choses ne seraient sans doute pas très simples.‌ Dans le doute, ne sachant pas trop ce qu’Evan pouvait s’imaginer, elle décida d’y mettre son grain de sel.‌

-J’irais avec toi si tu veux, moi il m’écoutera.‌ Inutile d’en arriver aussi loin…‌

Si Amaury risquait effectivement de mal réagir, Elise n’envisageait pas que ses enfants puissent réellement se faire du mal entre eux. Enfin, dans l’absolut c’était possible. Mais elle ne le permettrait pas, tout simplement. Ils étaient tous les deux grands maintenant, dans plusieurs sens du terme (ça ça venait clairement de leur père plutôt que d’elle m’enfin bon…).‌ Mais leur mère se ferait toujours un plaisir de leur botter le derrière en cas de dérapage!

Et puis était venu un autre sujet tout aussi délicat qu’Elise était obligée de prendre en compte.‌ Le côté financier dans un premier temps. Obligation… Puis le fait qu’elle se sentirait terriblement seule si elle ne le voyait plus. Il était loin d’être la seule personne qu’elle fréquentait, mais ne plus voir l’un de ses enfants la plongerait dans un sentiment de solitude et d’isolement très profond.‌

-Maman, pour l’argent je m’arrangerai. Je ferai en sorte de m’ouvrir un compte à mon nom, et de transférer un peu de celui que vous avez ouvert pour moi avant que vous ayez besoin de me renier, afin d’avoir de quoi me retourner si besoin. Quant à revenir ici…

Oui c’était sans doute le plus simple. Et puis elle était prête à remettre un peu de marge elle-même pour être sûre.‌ Ce n’était pas comme si elle ne pouvait pas le faire de toute façon. Evan méritait de garder un certain confort dans son idée à elle. Après tout, il avait même supporté son père plusieurs années, il était logique qu’il récupère une partie de l’argent de son géniteur.‌ Quand à une visite de sa part, il serait tout à fait impossible à son idée d’y renoncer. Mais elle ne doutait pas une seconde qu’ils en trouveraient le moyen.

- Moi aussi j’ai besoin de te voir, de vous voir… On trouvera une solution, d’accord ? Je pourrais utiliser du Polynectar, ou venir discrètement…

Oui, ça ou tant d’autres façons qu’elle pourrait avoir à le garder près d’elle.‌ Ou en tout cas accessible. Sans avoir un besoin frénétique de le voir tous les jours, il lui faudrait des visites régulières, autrement elle se sentirait bien mal.

-Oui, toi ou moi. Je ne doute pas qu’on trouvera un moyen. Ou plusieurs… Est-ce que tu accepterais ta mère chez toi?

Un sourire entre amusement et un pointe de tristesse tirait ses lèvres. Il était relativement rare qu’elle aille chez lui. Par confort c’était l’inverse en général. Mais pour le coup il serait peut-être plus prudent de se mettre à faire l’inverse… Enfin, ils verraient bien quand la question se poserait.‌

-On va y réfléchir avant que tout ne soit acté, tu n’as pas encore besoin de me renier pour le moment

Elise lui sourit, posa une main sur la joue de son fils pour l’attirer vers elle et déposer un baiser sur sa joue.‌

-Oui nous avons encore un peu de temps, parce que je ne le ferai que le plus tard possible. J’aime trop te voir arriver à l’improviste comme ça.

C’était un peu le petit plaisir qui arrivait comme pour sublimer une petite journée tranquille.‌ Ou au contraire de quoi redonner des couleurs à une dure journée. Evan était toujours si content de venir, comment ne pas lui rendre par toutes ces petites attentions.‌

Finalement elle avait eu envie de lui confier plus.‌ Partant du principe qu’il s’était confié plus qu’ouvertement à elle, la française avaient eu envie de faire de même.‌ Pas sûr qu’elle le fasse avec ses autres enfants.‌ Evan était sans doute le plus réceptif à cette histoire. Et puis, c’était la situation qui pouvait inviter cette confidence. Sachant cela, elle lui fit promettre de ne pas en parler. Il avait l’air dubitatif, mais c’était normal. Pourtant ce n’était rien qui pourrait lui faire du tort, ou en tout cas elle ne le pensait pas.

-Tu étais amoureuse de lui ?

Elle était volontairement resté un peu floue dans son récit. Alors il n’était pas très étonnant qu’il lui pose la question.‌ Sans dire qu’elle ne voulait pas répondre, ce n’était pas spécialement confortable. Mais ils avaient commencé à être parfaitement honnêtes, peut-être même plus encore que d’habitude.‌ Elle ne se défilerait pas, pas comme la dernière fois qu’il lui avait posé la question. Il lui fallut cependant quelques instants pour y repenser.‌

Victor avait été un jeune homme très sympathique et assez attirant. Ils avaient tous les deux été de sérieux petits élèves et ne s’étaient donc pas vraiment accordé de bon temps. Des conversations, des regards, sans plus.‌ Elle avait été la première à partir, mais elle savait qu’il avait été promis très peu de temps après et il avait été fonder sa propre famille.‌ Est-ce que c’était de l’amour? Pour ça il faudrait déjà savoir ce que cela voulait dire, réellement.‌ Est-ce que ça aurait pu l’être? Peut-être, mais il aurait fallu leur en laisser l’occasion. Si l’amour était un concept qu’elle comprenait, le coup de foudre en revanche elle n’y croyait pas.‌ Elle n’avait donc pas écarté la possibilité de Victor. Elle s’était contenté de ne plus rien en faire.‌ De laisser le temps faire passer les choses. Après avoir posé les yeux dans le vide quelques instants et un petit sourire sur ses lèvres elle repris vers son fils.‌

-Je ne sais pas… peut-être? Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de me poser la question à l’époque. Et je crois que je préfère ne pas trop me la poser maintenant. La réponse ne changerait pas grand chose, ou alors pas en bien.‌

Elise avait fait ce qu’elle devait. Elle avait suivi la volonté de ses parents, épousé celui qu’ils avaient choisi, eu trois enfants, et mené sa vie de mère de famille de la meilleure façon qu’elle voulait. On passerait ainsi facilement sur ses nombreuses activités nocturnes, les plus couvertes comme les plus dénudées. D’ailleurs honnêteté ou pas, était-il nécessaire de préciser à son fils que ses nuits étaient bien plus actives que ses jours? Non, sans doute pas.‌ C’était sans doute faire preuve d’un peu trop d’honnêteté d’un coup. Et puis il était de toute façon peu probable qu’il se préoccupe de savoir si sa mère partageait son lit ou pas. Il était en fait plutôt probable qu’il pense qu’elle ne le partageait pas.‌ Et c’était sans doute le mieux.‌ Bref, tout ça, c’était du détail.‌ Dans l’ensemble, elle avait fait en sorte de faire les choses comme on le lui avait demandé.

-Les mois où nous avons été ensemble, Wilda me comblait de bonheur…

Elise avait eu beaucoup d’espoir pour ses enfants.‌ Et visiblement, malgré le lignage désastreux de cette femme, Evan avait trouvé une façon d’être heureux et surtout trouvé l’amour.‌ Il avait un sourire magnifique et des étoiles dans les yeux. Elise lui adressait maintenant un doux regard attendri, c’était finalement ce qu’elle lui avait souhaité si longtemps.‌ En fait, elle eut bientôt de nouveau les yeux humides. Elle ne pleurait pas (ou pas encore). C’était simplement monté. Après avoir hésité un peu, presque honteuse, elle lui avait posé la question d’une toute petite voix.‌

-Qu’est-ce que ça fait?..

Qu’est-ce que ça pouvait faire d’être amoureux? Qu’est-ce que ça faisait d’être en couple par choix? Qu’est-ce que ça faisait d’être heureux de cette situation? Elise n’avait jamais caché le fait qu’elle n’était liée à Ian que par obligation.‌ Pas même à ses enfants. En revanche, elle n’avait pas forcément pensé que l’occasion se présenterait de poser cette question à l’un d’eux.‌ Elle savait qu’elle n’avait pas été un exemple remarquable à ce niveau d’ailleurs.‌ La belle accorda une nouvelle caresse à la main de son fils qu’elle tenait fermement, baissant le regard dessus.‌

-Mon chéri, je suis désolée, je sais que le tableau de famille n’a jamais été parfait.‌ Et je sais aussi que ton père n’en a pas toujours été la seule cause…

Les disputes lorsqu’il y en avait n’étaient pas forcément comme celles qui se déroulaient souvent dans ce genre de familles. L’image générale représentait un père qui hurle et une femme qui accepte. Cela avait été le cas chez la jeune Lerouge lorsqu’elle-même était enfant.‌ Elle savait que c’était souvent le cas ailleurs.‌ Mais pas chez eux.‌ Elise avait crié en réponse et parfois même répondu physiquement aussi. C’était relativement rare mais les parents Talbott avaient su montrer chacun leur tour à quel point ils pouvaient à l’occasion faire preuve d’une certaine forme de violence.‌ Mais maintenant elle s'en voulait un peu...
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MessageSujet: Re: Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) Elle s'appelle Wilda... (Feat Elise) EmptyLun 4 Mai 2020 - 11:44

La conversation redevenait presque plaisante. Le ton était redescendu, les regards entre la mère et son fils se faisaient plus doux… Le moment était donc presque apaisé. Évidemment, il fallait encore parler de quelques petites choses assez délicates, mais l’orage semblait être passé, ce qui rassurerait grandement Evan, même s’il avait toujours peur de la réaction qu’aurait son frère à son annonce. Elise tenta alors de rassurer son fils cadet en lui disant qu’elle pourrait venir avec lui, qu’Amaury l’écouterait. Ce n’était probablement pas faux, mais Evan se demandait si son aîné percevrait négativement le fait qu’il doive venir avec leur mère pour lui annoncer une telle chose… Le brun se contenta alors de faire un léger sourire de remerciements à sa chère mère, qui lui prouvait encore une fois qu’il pouvait compter sur elle.
Elise Lerouge affirma qu’ils trouveraient un moyen, voire plusieurs de se voir, demanda ensuite à son fils s’il l’accepterait chez lui. Il rit doucement avant de dire « Bien sûr, il faudra juste que j’essaye de ranger un peu avant que tu ne viennes, sinon tu risques de ne pas apprécier ». Non pas qu’Evan était sale, sa mère lui avait toujours appris à faire le ménage. Disons que le sorcier était plutôt du genre bordélique. Il savait exactement où ses affaires se trouvaient : par terre, ou entassées sur la table du salon, ou sous le lit… Le principal était qu’il s’y retrouvait parfaitement, non ?
Lorsqu’Evan expliqua à sa mère qu’ils réfléchiraient à tout ça avant le moment fatidique, qui n’était d’ailleurs pas pour tout de suite, elle sourit, posa sa main sur la joue d’Evan et l’attira à lui pour déposer un doux baiser sur sa joue. Elle affirma qu’ils avaient encore un peu de temps, et qu’elle ne le renierait que le plus tard possible. Elle l’aimait trop le voir débarquer chez elle sans prévenir, ce qui fit grandement sourire son fils. « J’adore faire ça aussi » déclara-t-il en souriant.
Evan ne s’était pas du tout attendu à ce que sa mère se confie à lui à propos d’un potentiel, s’il comprenait bien, amour de jeunesse. C’était inattendu et très appréciable, parce qu’il sentait que c’était un moment spécial, un moment de partage entre une mère et son fils, un moment précieux. Il l’écouta donc avec beaucoup d’attention lorsqu’elle répondit à sa question. Elle lui expliqua qu’elle n’avait au final pas eu le temps de savoir si elle avait été amoureuse de ce jeune homme ou non, mais que la réponse à cette question ne changerait de toute façon rien à sa vie. Evan haussa les épaules. « Peut-êtr, mais tu mérites de connaître l’amour, maman, ou au moins de l'avoir connu».
Alors qu’il venait d’exprimer le fait que son ex petite-amie, Wilda, le comblait de bonheur lorsqu’ils étaient encore ensemble, Elise posa une question à laquelle son fils ne s’attendait pas du tout. « Qu’est-ce que ça fait ? ». Evan resta quelques longues secondes silencieux face à cette interrogation. Oui, qu’est-ce que ça faisait d’être amoureux, d’être heureux avec une personne ? Comment pouvait-il décrire ça ? « C’est… » commença-t-il avant de chercher ses mots. « C’est comme être hors du temps. Comme si, quand tu étais avec cette personne, vous étiez dans une bulle de bonheur qui vous isolerait du reste du monde, que personne ne pourrait éclater » tenta-t-il de décrire. « C’est comme découvrir à nouveau chaque jour la personne, comme si tout ce qui venait d’elle était parfait. Les défauts de l’autre, on les chérit comme ses qualités, parce qu’on les aime autant. C’est juste… C’est difficile de le décrire en fait… » déclara finalement Evan en haussa les épaules.
Elise Lerouge caressa la main de son fils avec douceur avant de prendre la parole pour exprimer le fait qu’elle était désolée pour le tableau de famille imparfait qu’ils avaient donné, elle et feu son ami, à leurs enfants. Evan secoua la tête. « Personne n’a une famille parfaite maman. Et même si c’était parfois compliqué, c’est cette famille qui a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui, et je ne changerais ses membres pour rien au monde ».
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